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 J6 (12h) — finale (commun)

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MessageSujet: J6 (12h) — finale (commun)   Jeu 5 Jan - 2:58

79ème Hunger Games
" la finale "



Si les tributs n'ont pas eu le temps de se remettre de leurs émotions, ce n'est pas le cas du capitole qui, quelques heures après le festin qui fut fatal pour trois jeunes gens, réclame une nouvelle confrontation entre les adversaires qui, cette fois-ci, amènera au couronnement d'un des cinq tributs encore en lice. Ceux-ci se sont probablement éloignés de la Corne d'Abondance aussitôt le festin terminé, mais les concepteurs ont prévu de les y amener une nouvelle - et dernière pour quatre d'entre eux - fois. Il est presque midi quand la voix de Claudius Templesmith les invite à rejoindre les lieux qu'ils ont quittés la veille, et les mutations qui se mettent sur le chemin de nos tributs ne leur laissent pas le choix. Ils retrouvent des visages familiers, les miroirs de tous les tributs décédés ou encore des cavaliers, qui les suivent dans le silence. Ils n'attaquent pas, ils restent en retrait, en s'assurant toutefois que les tributs prennent le bon chemin.

Un flash aveuglant dix minutes avant midi éblouit nos tributs qui perdent leurs repères quelques instants et dont la vue se voile d'un champ gris. Quand leurs capacités les regagnent, les arbres et autres lieux abandonnés qu'ils côtoient depuis plusieurs jours ont disparu. Il n'y a plus qu'une large étendue d'herbe verte, à perte de vue. Plus d'eau, plus d'abri, plus de mutations animales, plus de vie. Pour mieux apprécier la mort.

Les autres mutations, elles sont restées. Toujours en retrait, elles forment finalement une longue bande derrière nos tribut, comme une haie d'honneur alors que le sol tremble quelques instants, et que surgit de terre une dizaine de nouvelles mutations qui entourent les concurrents. Elles affichent toutes la même apparence : grandes ; filiformes, elles représentent des femmes vêtues de leurs plus beaux vêtements et coiffées de couronnes. Si elles semblent inoffensives de prime abord, leurs regards noirs et leurs dents sorties dissuadent quiconque de tenter de s'échapper de ce cercle formé par ces nouvelles créatures, dont l'apparition à provoquer la mise à genoux de toutes les autres mutations présentes sur cette prairie. Elles restent dignes, la tête haute, menaçantes. Elles imposent le respect autant que la crainte, accentuée par les pas qu'elles font autour de nos tributs, leur tournant autour tout en maintenant le cercle qu'elles ont formé autour d'eux.

Les tributs s'observent, se jaugent, mais comprennent. Les mutations sont impressionnantes, mais leur seule finalité cette fois-ci (pour l'instant, du moins) consiste à les maintenir à leur place, et à s'assurer qu'aucun n'essaie d'échapper à cette situation.

Il n'y aura qu'un gagnant, et le combat final commence maintenant.
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MessageSujet: Re: J6 (12h) — finale (commun)   Ven 6 Jan - 13:05

    Je veux partir d'ici, le plus loin d'ici. Mais il n'y avait plus aucun endroit où aller. S'ils avaient pu s'éloigner de la corne quelques heures, cela tenait du miracle. Ils avaient été obligés de fuir, juste après la mort d'Ivory. C'était devenu trop risquer ; les mutations, les autres tributs en lice, Eurydice blessée... Ils avaient à peine eu le temps de récupérer leur précieux sac. Précieux... Non, il n'avait rien de précieux. Ils étaient foutus, avec ou sans ce sac. Andro avait compris ça lorsque, les bras tendus, Ivory s'était donné aux mutations sans une once d'hésitation. Ils étaient foutus, tous. Pourtant, il avait tenté de soigner, ou du moins d'apaiser, les blessures infligées à Eurydice quelques heures plus tôt. Ses mains tremblaient sur la peau à vif de la petite blonde :

    " - Quel con. ".

    Sa mâchoire s'était crispée, ses sourcils s'étaient froncés. C'était tellement plus facile de détester Ivory pour ce choix. C'était tellement plus facile de haïr. Dans cette haine, il se disait que peut-être il trouverait la force d'assurer à Eurydice la victoire. Elle était toute pâle, plus que d'habitude. Il voulait lui hurler dessus ; quelle imbécile de s'être jetée à corps perdu dans la bataille pour sauver un pauvre con qui s'était tout simplement suicider ! Il était tellement en colère, tellement en colère...

    " - Mais quel con putain ! ".

    Il avait crié, plus fort qu'il ne l'aurait voulu. Ses poings s'étaient serrés, comme s'il allait finir par frapper. Il n'était pas comme ça, ce n'était pas lui, de s'énerver, de crier, d'en vouloir à ses amis. Oui, Ivory avait été un ami. Ils s'étaient sauvés l'un l'autre et Andro croyait sincèrement qu'en dehors de cette arène, bien sûr qu'ils auraient été amis. Et Eurydice... Il releva la tête et en regardant ses grands yeux clairs, il se rendit compte que par ces simples mots, il était allé trop loin. 'Faut que je les déteste, que je déteste tout le monde, sinon j'aurais pas assez de force pour te protéger. Ses deux mains se levèrent et il les posa sur les joues d'Eurydice, les larmes menaçant de couler :

    " - Je suis tellement... Tellement désolé Eurydice. Tellement désolé. J'ai pas été à la hauteur. Je voulais rester fort mais là... Là c'est dur. ".

    Andro se redressa et posa longuement ses lèvres sur le front de la petite blonde avant de s'écarter, feignant un faible rire :

    " - J'vais me ressaisir, tu verras. On va y arriver. On touche au but. Tu vas rentrer à la maison. ".


    Mais à quel prix ?

    Le répis ne fût que de courte durée et midi sonna. Combien avait-il entendu de coups de canon ? Trois ? Quatre ? Il n'était plus très sûr. Il ne les comptait plus, surtout. Sa main dans celle d'Eurydice, il se rendirent tout doucement où tout commença. Rien qu'à l'idée de retourner à la Corne d'abondance lui foutait la nausée. Y aurait-il encore le corps inanimé des tributs ? Comme de grandes faucheuses, des mutations étaient là pour les escorter et entourer. En cercle autour d'eux, les mutations ne semblaient plus bouger, comme des statues. Andro tourna la tête plusieurs fois pour les regarder, les unes après les autres. C'était étrange ; pourquoi n'attaquaient-elles pas ? Quand son regard se posa sur les autres tributs, cela devint plus clair. Evkjaä et Joshua étaient là. Vraiment ? L'alliance, certes brève, qu'ils avaient fait avec le D12 et D9 allait être leur adversaire ? Son nez se retroussa. C'était cruel, bien plus cruel que de se battre contre une mutation ou quelqu'un comme Quinn. Il secoua faiblement la tête en soupirant. Ce n'était pas sérieux. C'était une grosse blague. Toute cette putain de mise en scène n'était qu'une blague. Il ne pouvait se résoudre à attaquer, encore moins Evkjaä. Il y avait eu ce campement de fortune où ils s'étaient réunis autour d'un feu. Evkjaä avait raconté des histoires, Eurydicee s'était faite toute petite contre Andro écoutant attentivement ses yeux grands ouverts et Joshua ricanait parfois. La soirée avait presque été normale, comme un groupe de jeunes, d'amis, réunis, partageant un moment fort de leur vie. Il y avait eu cette soirée, presque belle dans cette arène et puis il se souvenait de Josh, de sa méfiance, de l'hésitation dans ses yeux. Il savait que cette fois, il n'hésiterait pas.

    Ses yeux étaient plantés dans ceux de Joshua. Ils n'étaient pas des tueurs, ils n'étaient que des gosses apeurés, des gosses qui voulaient vivre. Sa main se détacha de celle d'Eurydice, empoignant à deux mains sa hache qui ne l'avait pas quittée depuis le début des Jeux. Il n'avait même pas dit au revoir à Pearl. Il n'avait même pas pu retenir Ivory. Il n'avait même pas pu dire à Evkjaä Ô combien elle contait bien les histoires. Il n'avait même pas pu dire à Joshua qu'il était désolé. Il n'avait même pas pu dire à Eurydice...

    " - C'est toi la plus forte, Eurydice. C'est toi qui m'a menée jusqu'ici. C'est toi la plus forte et c'est toi qui dois y arriver, d'accord ? ".

    Andro ne tremblait plus, ses yeux restèrent plantés dans ceux de Joshua, ses mains pratiquement ancrées dans le manche de sa hache. Il ne voulait pas attaquer. Quelque chose lui disait que Joshua non plus, dans le fond. Mais il le ferait. Il le ferait parce que lui aussi, il voulait rentrer à la maison. Papa, Boyle, je suis désolé.


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MessageSujet: Re: J6 (12h) — finale (commun)   Ven 6 Jan - 13:05

Le membre 'Andro P. Graham' a effectué l'action suivante : ~ lancer de dés


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MessageSujet: Re: J6 (12h) — finale (commun)   Mer 11 Jan - 11:55


Toutes les minutes des gens meurent. C’est indéniable. La vie est un cycle. Peut-être un cycle avec une petite coupure à la fin du cercle. Parce qu’elle ne recommencera sans doute jamais.
Cette femme qui traverse la rue le visage creusé par la faim et le travail, cet homme qui marche en rasant les murs, de la terre et de la sueur plein le front : ils mourront un jour ou l’autre. Cet enfant aussi qui pousse son premier cri, ses hurlements seront bientôt subrogés par des rires et il rendra heureux. Il est beau, tout rose, tout neuf. Mais il n’écopera pas à la peine. La mort est donc une peine. Mais qu’ont-ils tous fait pour mériter une sanction aussi injuste ? La première chose qu’il me vient en tête, moi, lorsque je vois Evkjaä et Joshua, c’est peut-être parce qu’ils ont vécu. Alors vivre c’est mourir.

Dans un autre monde, un monde où ni Joshua ni Evkjaä n’existerait, ni le Capitole ni Panem, ni aucun de ces districts, un monde où le front de cet homme ne sera pas effacé par la sueur et la poussière, un monde où cette femme serait un peu plus bedonnante, un monde où cet enfant pourra rire encore longtemps – un monde heureux – peut-être que vivre n’est pas mourir. Peut-être même que mourir c’est vivre. Imaginons. Oui, imaginons. Imaginons un monde parfait. Cet homme a rencontré cette femme. Cet homme et cette femme ont eu cet enfant. Ils sont heureux. Tout du long. Imaginons qu’ils ne mourront jamais. Peut-être qu’ils seront heureux pour toujours. Peut-être qu’ils ne seront pas attaqués par l’ennuie. Mais dans ce monde, j’ai envie d’imaginer que l’Homme reste Homme. J’ai envie d’imaginer qu’il sera épris d’ennui. Et comme il ne peut pas mourir, il prendra sans doute trop de temps pour essayer de connaître le bonheur. Et comme il ne peut pas mourir, sans doute qu’il perdra son bonheur par l’ennui maladif. Et comme il ne peut pas mourir, il ne sera jamais heureux, parce qu’il ne sait pas ce qu’est être heureux. Peut-être qu’être heureux c’est profiter d’un instant court dans le temps pour faire ce que l’on a envie. A-t-on l’envie lorsque l’on a tout le temps de le réaliser ? Voici un monde pseudo-parfait. Alors Evkjaä et Joshua sont dans un monde parfait. C’est indéniable. Être couvert de sueur et de terre, mourir de faim, pleurer, crier, voici un monde on-ne-peut-plus-parfait.

Joshua n’ose pas fermer les yeux. Il est adossé à l’écorce de cet arbre. Ses paupières se sont fermées pendant la nuit, un petit peu. Mais il a eu peur. Il a eu peur un instant que son amitié pour Ev ne soit que mensonge. Que pendant la nuit elle se lève et qu’elle lui plante la douce lame de la mort contre sa jugulaire. Et il se fait mal, se fait mal à lui-même, n’étant pas capable de connaître le sentiment de confiance. Parce qu’avoir confiance c’est mourir. Vivre, quelle chose merveilleuse. Aussi merveilleuse que ce pourquoi le Capitole est accroché à ses écrans de télévision.

Le soleil se lève. Sommes-nous le matin ? Sommes-nous l’après-midi ? Le soleil est-il réel ? Nos horloges biologiques n’auraient-elles pas été trafiquées ces derniers jours passés à l’intérieur de ces poutres d’acier ? D’ailleurs, quel jour sommes-nous ? Chacun, ici, là, ces deux individus, et moi-même, nous n’avons plus aucun sens du temps. Ils ont réussi à leur enlever, comme tout ce qu’ils avaient jusqu’ici ; c’est-à-dire pas grand-chose.

En tout cas, le Capitole est heureux. Tant mieux ! Quelqu’un d’heureux ! Heureux parce qu’entre ces poutres d’acier, il ne reste plus que cinq personnes : Andro, Eurydice, Evkjaä, Joshua et Quinn. Quel heureux hasard ! Quel heureux hasard que deux des alliances les plus sûres aient tenues jusqu’au bout. Que deux des alliances les plus sûres ne soient devenues qu’une pendant plusieurs heures, plusieurs jours – j’ai moi-même oublier la notion du temps. Je les vois, on les voit tous, ces affamés du Capitole, espérant un feu d’artifice, un meurtre inconditionnellement amoureux de l’aimé-Quinn. En temps normal, il aurait peu importé que ce soit lui en premier, ou un autre. Mais son lynchage rendra les invraisemblables idiots heureux. Parce qu’il ne restera plus que quatre individus qui n’oseront pas se regarder dans les yeux. Pourquoi ? Quelle honte, enfin ! Quelle honte de tuer ceux qui vont ont déjà sauvé la vie. Lequel des quatre osera sauter sur l’un des trois autres ? Terrible événement dramatique, je savoure moi-même déjà l’instant. Cette soixante-dix-neuvième édition des Hunger Games est magnifique.

****

Il ne dit rien. Il marche à côté de la jeune fille brune. Sa machette est accrochée à son épaule, sa lance, il la tient à la main. Tout le reste, il l’a laissé dans la forêt. Parce que tout sera inutile. Mais sa poche est arrondie. Quelque chose s’y cache. Mais quand il marche quelque chose le gratte – je pense qu’il s’agit du couteau qu’il a dans sa chaussette.
Joshua ne parle pas, ne dit rien, parce qu’il ne sait pas quoi dire. Que dire lorsque l’on sait que tout sera bientôt terminé ? Le silence est un si bel art pour exprimer la chose.

La forêt n’est plus si dense. Les branchages laissent passer les deux gens, comme si le chemin est tout tracé. A leur gauche et à leur droite, les cavaliers les suivent dans le silence, transformés en plot de lumière pour les avions qu’ils sont, devant suivre une route bien distincte.
Bientôt ils arrivent sur le pont de l’île, de la Corne d’abondance. Des miroirs reflétant quelques traits lumineux. « C’est de l’eau ou du verre, tu penses ? » Joshua approche sa main alors que le corps de Diane apparaît, propre, vivante, et sans sourire. Un souffle coupé, un clos de respiration net et un pas vers l’arrière. La réponse, mon cher Garrett, est « aucun des deux : c’est la mort ». Mais tu ne pouvais pas le savoir. Non, tu ne pouvais pas le savoir parce que le jour de ta naissance c’était hier. C’est hier que tu as commencé à apprendre ce qu’est la vie dans ce monde apparemment-parfait. Tu as vu mourir des individus que tu as appris à respecter et à aimer. Peut-être les as-tu même respectés et aimés encore plus lorsqu’ils sont morts. Pas parce qu’ils t’ont donné plus de chance, à toi, de vivre, par leur extinction. Non, non, seulement par leurs actions, leurs pensées. Et là tu vises Ivory. Tu vises Siwan. Siwan…
« C’est maintenant » C’est maintenant et avec un jour de vie à ton actif que tu vas devoir dénoter toute l’expérience inexistante que tu as accumulé. Tes doigts serrent la lance.

Arrivés par les autres ponts, Andro, Eurydice et Quinn font leur entrée. Joshua déglutis.

****

Bientôt il n’y a plus rien autour de vous. Seulement un terre-plein aussi vaste que ce pays. Des femmes vous encerclent : la fuite est impossible, il s’agit de la finale des jeux. Evkjaä est à côté de toi, et la seule chose que tu arrives à dire, doucement, à susurrer, à te rappeler des mots d’hier, c’est : « jusqu’au bout ». Ce n’est pas pour le lui rappeler à elle : c’est pour te le rappeler à toi. Voici la vie, Joshua. Tu t’es porté volontaire pour un jeu funeste ; « jusqu’au bout » répètes-tu.




Dernière édition par Joshua G. Wheatfield le Mer 11 Jan - 11:59, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: J6 (12h) — finale (commun)   Mer 11 Jan - 11:55

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MessageSujet: Re: J6 (12h) — finale (commun)   Mer 18 Jan - 21:20

79th HUNGER GAMES, JOUR 06
FINALE (CORNE D'ABONDANCE)


La voix d'Andro lui avait arraché un sursaut bref, la sortant momentanément de la torpeur dans laquelle elle s'était plongée depuis le festin. Au fond elle n'était pas entièrement certaine d'être vivante, elle avait presque la sensation d'avoir contemplé son cadavre là-bas, dans cette prairie qui de verdoyante était devenue rougeoyante en l'espace d'un instant à peine ... Elle revoyait le teint papier mâché de sa peau, le rouge de son sang sur l'herbe humide, et ses cheveux blonds éparses, ne cachant que peu de choses du carnage que les cavaliers avaient laissé sur leur passage. Eurydice est morte. Ivory est mort. Quelle importance, quelle différence ... ils finiraient tous ainsi. Elle le savait, ils le savaient, tout le monde le savait. La respiration chargée de tout ce qui lui encombrait les bronches et les poumons, la blonde avait laissé échapper une quinte de toux, et essuyé dans la foulée le mince filet de sang qui s'était échappé d'entre ses lèvres. Lorsque les mains d'Andro s'étaient posées sur ses joues, ses doigts fins avaient glissé contre ceux plus larges du jeune homme tandis qu'il murmurait « Je suis tellement ... Tellement désolé Eurydice. Tellement désolé. J'ai pas été à la hauteur. Je voulais rester fort mais là ... Là c'est dur. » Et c'était sans doute le plus dur pour elle, de voir le vernis se craqueler autour de l'armure invincible d'Andro, de se dire que lui aussi baissait les bras ... Si Andro baissait les bras, comment qui que ce soit était-il supposé ressortir un jour de cet enfer ? « J'vais me ressaisir, tu verras. On va y arriver. On touche au but. Tu vas rentrer à la maison. » Elle n'avait rien répondu, frissonnant lorsque les lèvres du brun étaient venues se poser contre son front, et passant ses bras autour de son cou pour s'agripper à lui sans avoir à le regarder dans les yeux. Rentrer chez eux ? Elle en rêvait. Mais rentrer sans Andro ? Cela relevait bien plus du cauchemar que de l’utopie, désormais.

Elle le sentait cette fois-ci, si les blessures subies lors du festin ne lui avaient pas ôté la vie avec autant de violence qu'à Ivory ou Siwan, elles faisaient doucement leur œuvre et les forces quittaient peu à peu le corps déjà frêle de la blonde. Elle mourrait à petit feu, et c'était de décevoir Andro qui rendait tout cela si difficile à accepter ... Les choses seraient tellement plus simples s'il acceptait l'inévitable, lui aussi. S'il cessait d'entretenir ce semblant d'espoir qui ne rimait à rien. Mais la naïveté aidant Eurydice se faisait avoir, encore et encore, et c'était sans doute ce qui lui avait donné la force de se mettre à nouveau debout lorsqu'il avait été inévitable de rejoindre à nouveau la Corne d'abondance. Marcher vers sa mort, cette expression n'avait jamais eu autant de sens qu'à cet instant.

Eurydice ne pleurait plus. C'était comme si toutes les larmes qu'elle emmagasinait encore étaient venues mouiller le corps inerte d'Ivory, s'étant mêlé à leurs sangs à tous les deux ... Et des larmes elle en aurait encore eu à verser pourtant, tandis que là-bas, dans l'herbe, Joshua et Evkjaä se dessinaient peu à peu face à eux. « C'est toi la plus forte, Eurydice. C'est toi qui m'a menée jusqu'ici. C'est toi la plus forte et c'est toi qui dois y arriver, d'accord ? » Jusque-là elle n'avait pas réalisé qu'elle tremblait comme une feuille, que ses jambes peinaient à la porter tandis que toutes les cellules de son être se refusaient à participer au massacre que l'on attendait d'eux. La terre tournait, le paysage, et son estomac se contractait pour tenter d'expulser ce qui pouvait l'être ... Mais il n'y avait plus rien, et ne demeurait alors que la douleur latente dans ses entrailles « Non ... Non. » Poussée par un réflexe incontrôlable, la blonde s'était accroupie dans l'herbe, plaquant ses mains contre ses oreilles et secouant frénétiquement la tête « Je veux pas, je veux pas, je veux pas ! » A défaut de larmes des sanglots étaient malgré tout venus serrer sa gorge et empêcher à l'air de s'engouffrer dans ses poumons déjà affaiblis. Dans sa poitrine son cœur cognait avec douleur, et ni Andro, ni Joshua, ni même l'arrivée menaçante de Quinn n'étaient des raisons suffisantes pour faire retrouver à la jeune femme sa lucidité.



    - The birds move on so they survive, when snow so deep the bears all sleep to keep themselves alive. But where do I go from here ? So many voices ringing in my ear, which is the voice that I was meant to hear ? How will I know where do I go from here ? -
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MessageSujet: Re: J6 (12h) — finale (commun)   Mer 18 Jan - 21:20

Le membre 'Eurydice Rowenark' a effectué l'action suivante : ~ lancer de dés


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MessageSujet: Re: J6 (12h) — finale (commun)   Mer 18 Jan - 23:38


☾ ☾ ☾


La seule chose à laquelle tu pouvais penser, c'était que tu n'avais plus peur de la mort.

Ça t'avait frappé de plein fouet, cette terreur à l'idée de pousser ton dernier souffle, d'être arrachée à ce que tu connaissais alors que tu prétendais n'aimer que l'inconnu. Toute ta vie, t'avais vécu dans cette optique précise, un jeu à pile ou face où pile signifiait vaincre et face être vaincue. T'avais sourit, beaucoup, parce que t'étais consciente que la Faucheuse était si proche que tu pouvais presque la décrire. Une vieille amie, une présence qui te poussait à sortir du district, à te foutre d'être dans l'oeil des Pacificateurs et d'être presque considérée comme une criminelle. Ça t'avais permis de regarder, vraiment regarder. Les détails des rouages d'une machine, le portrait post-apocalyptique d'une décharge où tu jetais tes mots à la mer, les ruines mais aussi leur jardin presque encore joli. Des bombes, tu en avais vu. C'était ce qui t'avais fait réalisé qu'avec une Révolution échouée, chaque enfant de Panem vivait sur du temps emprunté.

Alors autant en profiter, non ?

Et pour en profiter, tu l'avais fait. T'avais quinze ans, mais l'expérience d'un sage de soixante-dix. Personne n'osait, à Panem. Tout le monde avait peur. Mais toi, t'avais transformé cette peur en force.

Jusqu'à ce que t'arrives dans l'Arène, où tout s'était passé si vite que t'avais même pas pu peser le pour, le contre. Le bien, le mal. Peut-être étais-tu une horrible personne d'avoir commandé le meurtre de Ben pour ne pas te salir les mains et prétendre que c'était pour le mieux. Mais en même temps, était-ce vraiment important de le savoir ?

C'était mieux qu'une lance, ce que tu avais reçu pour le Festin. Non pas des médicaments pour tes poumons (on devait se dire qu'il était stupide de t'en donner à la toute fin des Jeux), mais bien une arme. Une lance, double. Tu t'en servais comme appui et savait désormais que le Sept qui avait déclaré ton adresse pendant les entraînements serait enfin révélé pour vrai.

Adieu, les mensonges.

Adieu, faire semblant d'être si dans les nuages que tu ne remarquais rien.

T'avais abandonné l'innocence. L'enfance. T'avais dévoré le chagrin et la terreur de plein fouet, et désormais, tu n'avais jamais été aussi calme et silencieuse. Jusqu'au bout.

Tu devenais une jeune femme.

Jusqu'au bout.

L'alliance s'était brisée, mais tu n'abandonnerais pas Josh. Tu le défendrais du mieux que tu le pouvais, pour vous permettre au moins de choisir votre mort au cas où vous seriez les deux derniers combattants. De réfléchir à qui devait le plus rentrer. Peut-être que les plus belles choses se produisaient au milieu des mondes les plus noirs, à qui savait chercher. Et t'avais de la chance, t'avais toujours été douée pour trouver des trucs.

Face à face.

Les mutations vous encerclaient, toutes. Andro, parangon de loyauté et de force, s'il devait tomber, tu ne l'oublierais jamais. Eurydice, déesse à l'intelligence surprenante et à la beauté dévastatrice, si elle devait tomber, tu ne l'oublierais jamais.

Côte à côte.

Joshua, qui avait vécu dans ce que tu imaginais une grande plaine ponctuée de champs dorés, bercés par la brise. Le ciel serait bleu, bleu très clair. Josh qui était un vrai ami, une utopie dans une compétition cruelle. Josh qui était un leader né, qui t'avais aidée à te rendre jusqu'ici et dont le feu qui brûlait dans son coeur était trop fort pour, même si tu le voulais, même penser à l'oublier un jour.

Yeux fermés.

Arme dressée.

Ce nouveau paysage était sale, une ironie morbide aux constantes floues. Tu pris une profonde respiration (du mieux que tu le pouvais). Un calme mystique sembla prit forme dans ton âme, prête à toute éventualité. Et ce malgré tes jambes, tes traîtresses, secouées par les séismes de l'inquiétude et de la terreur par rapport à ce qui se passerait dans moins d'une heure. À quoi le monde ressemblerait, maintenant que les quatre amis contre toute attente seraient effacés jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un.

Jusqu'au bout.

Et la dernière bataille pouvait commencer.


code par .uninvited


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Dernière édition par Evkjaä Lovecraft le Mer 18 Jan - 23:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: J6 (12h) — finale (commun)   Mer 18 Jan - 23:38

Le membre 'Evkjaä Lovecraft' a effectué l'action suivante : ~ lancer de dés


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MessageSujet: Re: J6 (12h) — finale (commun)   

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J6 (12h) — finale (commun)

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