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 I took a pill in Ibiza - Noa & Elyas

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MessageSujet: I took a pill in Ibiza - Noa & Elyas    Jeu 17 Nov - 21:53

Les flashs des appareils photos crépitent de partout et de nulle part à la fois, l’assaillent d’une lumière artificielle qui ne semble mue que par le désir, le besoin, de l’agresser ; cette nuée d’éclairs, aussi fugaces qu’hostiles, l’éblouissent, l’aveuglent, lui font tourner la tête jusqu’à lui en faire perdre le sens et la raison. Aedan, un sourire ! Aedan, par ici ! Aedan ! Aedan ! Aedan ! Les journalistes n’ont que son nom à la bouche, Aedan par-ci, Aedan par-là, si bien que sa seule présence finit par occulter celles des autres Vainqueurs, même les plus populaires d’entre eux. Il comprend leur fougue, Aedan, partage leur enthousiasme ; lui, qui réapparait aujourd’hui comme par magie après des mois de silence radio. Son absence injustifiée, inexplicable, a suscité toutes les interrogations, lancé les rumeurs les plus folles à son sujet, mais c’est sa chaise vide à la cérémonie de la Moisson du Neuf qui a attisé les pires indignations. Le jeune homme se plie aux exigences des photographes ; il a toujours aimé ça, Aedan, occuper la première place, briller sous les projecteurs, être au centre de toutes les attentions, et une part de lui y trouve encore un certain plaisir, et se laisse même prendre au jeu. Il n’a pas pris la peine de dissimuler le bleu qui orne sa mâchoire, il l’exhibe comme un trophée, alimente son image de mauvais garçon qui lui sied si bien depuis quelques années.

« Aedan !, l’harangue-t-on pour la millième fois de ce début de soirée, pourquoi ne pas avoir assisté à la Moisson de votre District ? » « J’ai loupé le réveil. », lance-t-il, un sourire énigmatique sur les lèvres, qui laisse sous-entendre une vérité bien plus intéressante. Après un dernier salut de la main à la foule qui se presse pour ne pas en rater une miette, il s’éclipse du tapis rouge pour rejoindre la soirée donnée en l’honneur des Jeux. Une édition inespérée, après l’annulation des derniers Hunger Games par le successeur de Snow, qui n’aura pas fait long feu. L’élection de Deverell et ses réformes avaient fait naître en lui une lueur d’espoir, bien vite consumée par l’attentat qui avait tué d’un coup un président et des changements trop radicaux. Aedan aurait dû le savoir, à Panem, espérer n’est pas permis.

Au diable la politique ! Ce n’est ni le lieu ni le moment d’y penser. D’ailleurs, Aedan s’en contrefout. Qu’importe qui dirige Panem, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre ; tous des ordures qui n’agissent que dans leurs propres intérêts. Mais ça, Aedan n’est pas assez fou, ou inconscient, pour le dire à haute voix, ses pensées, il les garde pour lui. Le Capitole l’a déjà suffisamment dans le collimateur sans qu’il n’en rajoute une couche. Alors qu’un serveur passe à proximité, il attrape un verre au-hasard sur son plateau, et inspecte d’un œil circonspect la couleur bleue criarde de l’alcool qu’il contient. Puis il hausse les épaules pour lui-même, et s’envoie une gorgée sans ménagement ; de l’alcool reste de l’alcool. Ce soir, il va se saouler dans les règles de l’art, car il n’a plus la foi de quémander le soutien de sponsors, ni de promouvoir le talent de ses tributs. D’ailleurs c’est simple, ils n’en ont pas, et vont probablement crever dans les jours à venir. Bye bye Josh, je bois à ton souvenir.



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MessageSujet: Re: I took a pill in Ibiza - Noa & Elyas    Sam 19 Nov - 16:20

I took a pill in ibiza

Wayne
&
Chesterfield
Beaucoup de choses se sont passé vite, trop vite même. T'as l'impression que tout tourbillonnes autour de toi. Les souvenirs, les rires...toutes tes certitudes qui s'effacent petit à petit. Tu crois plus en rien, puis en tout. Tu sais pas ce que tu fais là, dans cette soirée mondaine à boire, à consumer du poison encore et encore. Tu fais ça depuis presque deux semaines, chaque soir, accompagné de tes amis les fous. Tu en oublies presque ton identité, ton statut de père déchu, de vainqueur taré. T'en oublies tes meurtres, tes déceptions, ta chère Gaëlle... Tu tournes en rond dans cette soirée, attrapant chaque verre et les finit aussi vite que tu les as commencé. Rien et tout. Tu perds la boule et tu le cherches, comme si t'adorais ça. Ouais. Ne plus sentir tes doigts, tes mains, ta tête. Ne plus rien sentir que les éclairs blanc des photographes, ne plus rien entendre que les gribouillis sur les calepins lors de tes interviews. Tu te sens grand ce soir Noa. Tu te sens aimé, joyeux. Tu te sens aussi célèbre que tu l'as toujours voulu être. Unique.

Et vl'a autre chose.

On t'abandonne, les paparazzis courent vers lui. Ils le harcèlent, l'étouffent, l'entourent de leur bras énormes. Et tu meures d'envie d'être à sa place, à ton tour aimé comme ce fameux jour de victoire. Tu meures d'envie d'être numéro un, d'être à nouveau sur chaque affiche du capitole. Tu veux entendre ton nom à la radio, à la télévisions, sur chaque écran possible. Toi contre tous, encore une fois.

Ils le laissent respirer, il se balade, attrape un verre. Et tu le vois enfin, pleinement. Alors tu souris, tu peux pas t'en empêcher. Ah...c'est donc lui. Chesterfield, ton compatriote, ton reflet de miroir brisé. Tu l'as pas vu depuis...depuis tu sais plus combien de temps. Au fond ça n'a plus d'importance. Là tu souris, parce que tu le retrouves; T'es ivre, un peu, comme d'habitude. T'attrapes une pilule bleu dans ta poche droite et l'avale avec une gorgée de boisson forte. Il t'en reste huit. Quatre chacun. Le jeux commence.
Et t'avances vers lui, confiant, presque ravit. Tu ne sais même pas si c'est faux ou pas. Si tu joues un rôle. S'il est vraiment une personne que t'apprécie. T'imagines que oui. Ton sourire arrive seul, tu le contrôle pas, donc ça doit vouloir dire que tu l'aimes bien et que lui aussi, surement. Ou alors c'est la jolie pilule qui fait son effet...

T'es enfin suffisamment près de lui pour poser ta main sur son épaule. Quelle entrée ! Y'a que toi pour attirer autant de nana hystérique.   Tu lances un petit sourire amusé, taquin. Tu m'aurais presque manqué Chesterfield. Et à ton tour t'attrapes une coupelle d'argent, un liquide sombre, violet qui s'agite à l'intérieur. Tu tend le verre dans sa direction, soutenant son regard. Aux stars du capitole? T'attends le tintement de vos verre pour boire une gorgée et sentir enfin ton corps te quitter entièrement, et le laisser jouer avec ton esprit.

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“C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer : « Jusqu’ici tout va bien... Jusqu’ici tout va bien... Jusqu’ici tout va bien. » Mais l’important, c’est pas la chute. C’est l’atterrissage..”
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MessageSujet: Re: I took a pill in Ibiza - Noa & Elyas    Dim 25 Déc - 19:24

Hj : Désolée, je ne rajoute pas grand-chose à la fin, mais j'espère que ça ira tout de même... sinon, dis-moi et je rajouterai un petit quelque chose.

Les flashs crépitent, explosent, l’accablent, l’accusent ; ils lui rappellent sa condition de marionnette, son statut de vulgaire pantin qu’on exhibe pour contenter le peuple, dont on se sert à sa guise pour satisfaire des intérêts personnels, égoïstes, politiques. Une vie facile, faite de luxe et de paillettes quand tant des siens se meurent dans le silence le plus total. Des siens… Non. Non, pas des siens, jamais des siens. Aedan n’a plus personne et plus personne ne veut de lui. Renié au District Neuf, simplement toléré au Capitole, il évolue comme un funambule entre deux mondes si différents l’un de l’autre, tantôt d’un côté de la corde, tantôt de l’autre. Apatride, il en a perdu toute appartenance à une caste. Seule la solitude, sa plus vieille amie – sa plus fidèle aussi –  chemine à ses côtés. Une situation qu’il adore, qu’il abhorre. Il accepte son sort, impassiblement. Ça fait des années déjà qu’il ne dit plus rien, Aedan, qu’il n’a plus la force ni même l’envie de se rebeller, de retrouver un sens à sa vie. Cela ne sert à rien de se battre contre le courant, lutter ne fait que précipiter la noyade ; pour survivre, pour rester la tête hors de l’eau, il suffit de se laisser porter par la vague.

Chaque flash évoque un souvenir, et rapidement, il voit sa vie défiler devant ses yeux. C’en est trop. Il fuit les journalistes, Aedan, il fuit ses problèmes, ses démons du passé qui ne cessent de le hanter. L’alcool et la drogue ne sont pour lui que des moyens de s’évader, d’échapper à ses responsabilités, ses regrets et ses remords. Virani, Kathleen, Nohr, Prudence, Joshua, Billie, Jérémiah, et tous les autres. La vérité est là, cruelle, sans détour, sans atour : depuis sa Victoire, il n’a jamais cessé de fuir. La salle de réception est pleine de Capitoliens de toutes les couleurs, semblables à un millier de perroquets. Des couleurs si vives, si criardes qu’elles lui agressent les pupilles. Il en avait perdu l’habitude, Aedan, après six mois passés dans le noir. Il espère se dissimuler dans la foule, se fondre dans la masse. Tu rêves, Chesterfield. Tu es comme un phare dans la nuit, ici. Une musique entrainante semble l’accueillir en personne, et il se sent comme l’enfant chéri de retour chez lui. Oui, il le sait, il le sent, cette musique joue pour lui : pleine de vie, elle lui rappelle – si cela était nécessaire – à quel point il est mort à l’intérieur.

Les éclats de rire l’embaument comme un linceul, le bercent d’un amour presque maternel ; mais qu’en sait-il, après tout ? Il a tout oublié de l’amour, lui le monstre sans cœur incapable d’aimer. La soirée bat son plein, et Aedan compte bien en profiter jusqu’au bout, tant qu’il en a encore la possibilité. Il se sait condamné, traqué comme une bête sauvage que les chasseurs, sur sa piste, ne tarderont pas à abattre. Ce n’est qu’une question de temps. Jamais le Gouvernement n’acceptera l’affront qu’il leur a fait publiquement. Ce serait admettre leurs faiblesses. Mais il n’a plus peur, Aedan, il s’est résigné et attend la mort avec une certaine sérénité. Ce ne sera que le point final d’une histoire particulièrement chaotique, et sans réel intérêt. Sa vie n’est intéressante que pour ceux qui l’écrivent – ou qui l’inventent – dans leurs journaux à scandale.

Une main sur l’épaule l’extirpe de ses pensées morbides, le ramène à ce moment présent où il est encore en vie. Il se prépare à sourire aimablement à une admiratrice venue le complimenter, mais au lieu de faire face à une vieille rombière aux cheveux flamboyants et à la peau tirée à l’extrême (si bien qu’on est incapable de lui donner un âge), c’est sur Noa qu’il tombe, et le sourire soulagé qu’il affiche est bien sincère, celui-là. Noa, son vieil ami Noa, son seul ami, peut-être. Aussi fou, aussi perdu que lui. « Quelle entrée ! Y’a que toi pour attirer autant de nanas hystériques. » « Et tu t’inclus dans le lot, j’imagine ? », le taquine-t-il, en référence à sa façon de l’aborder. Poussé par un élan fraternel, Aedan le prend dans ses bras pour lui offrir une rapide accolade amicale. Putain, ce que ça faisait bien de le revoir. Il n’a pas changé, mais il sait que les apparences sont trompeuses, ici plus que n’importe où ailleurs. « Tu m’aurais presque manqué Chesterfield. » le complimente-t-il – presque – en lui tendant un verre d’alcool qu’il accepte sans se faire prier.  « Aux stars du Capitole ? » « A nous, dans ce cas. », réplique-t-il en entrechoquant son verre au sien, avant d’avaler une gorgée de cette boisson forte qui lui brûle la gorge. Mais seule la douleur le fait sentir véritablement en vie. Aedan inspecte d’un rapide coup d’œil son ami de la tête aux pieds. Ce bon vieux Casanoa. « Qu’est-ce que tu deviens, Noa ? On a un sacré paquet de temps à rattraper ! Que dirais-tu de commencer ce soir ? » , propose-t-il dans un sourire amusé. « Non, non. La fête peut attendre, on a toute la nuit pour ça. Commence déjà par me raconter tout ce que j'ai raté.  »


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MessageSujet: Re: I took a pill in Ibiza - Noa & Elyas    Ven 13 Jan - 9:27

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&
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Ils sont tous autour de toi, fabuleux. Ils brillent avec leurs dents blanchit, leurs bijoux étincelants, leurs coiffures incroyable. Ils brillent et te laisse solitaire. Sobre, en costume terne tout simple. Et puis ton teint livide, tout le monde soulève ta mauvaise mine, ton air de chien perdu. Tu n'as que vingt trois ans et on dirait que tu as déjà tout vu, tout vécu intensément. Tu évites de penser à ton malheur, à ce qui rendrait tes journées encore plus vide qu'elles ne le sont déjà. Il ne faut plus penser à elle. A cette diablesse qui t'a quittée avec un marmot sous les bras. A cette fichue graine dans ton cerveau qui te neutralise, te rend odieux, puis adorable. Oui, ta sale maladie, ta sale bipolarité qui t'interdit de boire ou te droguer. Et te voilà en train de flancher, à entendre les voix des docteurs, les supplications de Gaëlle, les cris de Mylo au creux de ton oreille, te berçant au rythme de la musique. Impossible de rester calme. Alors tu gigote, tu trembles. Tu reste tout le temps actif, rapide, une vraie pile électrique, par peur de t’éteindre, de te soumettre aux voix, à ce putain de malheur.

T'es agité ce soir, hyperactif, les yeux qui clignent, le sourire toujours effrayant, tes cheveux flamboyant en pagaille. Capable de bondir sur tout et rien, de sauter, rire et pleurer en même de temps. D'arracher les tenues de chaque invités avec les dents s'il le faut. Alors tu t’empêches de penser, de réfléchir car tu connais ta docilité à tes pensées sombres. Tu sais que tu finis toujours par leur céder, à finir par terre en hurlant qu'ils auront ta peau. Tu es complètement cinglé, et lorsque Elyas sourit et te prend dans ses bras, c'est ton seul et unique rappel à la réalité. Alors tu le serre contre toi, soufflant enfin.
Les verres tintent, tes tremblements cessent un peu. Calmes toi. Tout va bien. Il te maintiendra en sécurité. « Qu’est-ce que tu deviens, Noa ? On a un sacré paquet de temps à rattraper ! Que dirais-tu de commencer ce soir ? » Tu ris, affiche tes dents blanche parfaite, et boit ton verre cul sec. Tu sens les pilules se cogner dans ta poche. Qu'elle sont belle ces pilules. Qu'elles t'aiment. « C'est vrai que ça fait un petit bout de temps qu'on t'a pas vu mon vieux ! Faut rattraper tout ça ! » « Non, non. La fête peut attendre, on a toute la nuit pour ça. Commence déjà par me raconter tout ce que j'ai raté.  » Et tu ris à nouveau, un rire de détresse. T'aimerais lui dire « tout comme toi mon vieux, je craque, j'en peux plus ». Mais vous avez trop de fierté, trop d'amour propre mais surtout trop de pression des oreilles attentives pour admettre que cette situation n'est plus vivable. « Oh bah...tu sais problèmes de couples. Gaëlle m'a quitté, d'ailleurs je sais pas si tu es courant, je suis papa ! Un petit garçon, Mylo, il est formidable. 'fin bref elle me l'a laissé sur le dos et j'ai plus de nouvelles depuis. » Ton verre vide, tu cherches du regard un muet à ta disposition et lorsque tu en aperçois un tu lui fais signe de t'en apporter un autre. En quelques seconde, un autre liquide coloris ton verre en cristal. « Après tout c'est la vie, je me laisse porter et Mylo est un véritable bonheur. J'aurais juste aimé que ce petit garçon grandisse avec une mère ... » et sans les Hunger Games aussi. Mais tu n'oserais le dire à haute voix, Elyas comprend très bien ce que tu veux dire. Vos regards se croisent, vous vous comprenez toujours ainsi. Pas de besoin de mots, juste quelques insinuations. « Et toi mon vieux raconte un peu ! Plus de nouvelles, je m’inquiétaist ! Encore à te laisser désirer c'est ça? » Tu bois une gorgée et grimace lorsque le liquide brûle ta gorge. Décidément, le vert c'est pas ta couleur. Les regards se serrent, tu as l'impression d'être observé. Tu n'aimes pas ça, la pilule fait son effet, et tu tombes sur l’oppression.  Mauvaise pioche.  Et tu te rappelle lentement que le grand blondinet avait perdu sa sœur aux jeux. Tu avais complètement oublié le drame et tu te sens honteux sur l'instant, sans savoir s'il faudrait en parler ou pas. Tu n'as jamais été très bon avec la perte d'un membre. Tu ne sais pas comment le gérer. Alors tu choisis le silence et attend patiemment que l'ami t'en parle. Ou t'attend simplement que le monde s'écarte et que le sourire du grand blondinet se transforme en moue sincère et malheureuse. Comme toi, avec ta Gaëlle qui a disparu et ton rire qui cache la souffrance. Bon comédiens tous deux. Impossible de détecter le moindre secret.

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MessageSujet: Re: I took a pill in Ibiza - Noa & Elyas    Mer 22 Mar - 17:21

« C’est vrai que ça fait un petit bout de temps qu’on t’a pas vu mon vieux ! Faut rattraper tout ça ! » surenchérit Noa, son allié de toujours quand il s’agit de faire la fête, de boire et de se droguer à en perdre la tête jusqu’aux premières lueurs de l’aube. Tant qu’ils se fréquenteront, aucun des deux Vainqueurs ne pourra surmonter ses démons, tant ils se tirent mutuellement vers le bas. Mais Aedan s’accommode parfaitement de cette situation, lui qui n’a jamais demandé à aller mieux. Il semble se complaire dans son malheur, et loin de lutter pour garder sa tête hors de l’eau, il s’abandonne au courant qui le submerge, et à ces vagues qui l’entrainent toujours un peu plus vers les abysses. Il ne lutte plus, Aedan, et se laisse lentement couler. Les psychiatres expliqueront probablement que sa tendance à l’autodestruction n’est motivée que par cette insupportable culpabilité qui le ronge jusqu’aux tripes, et que les tourments qu’il s’inflige ne sont qu’une punition pour la souffrance qu’il a causé. Aedan, lui, vous répondra simplement que c’est plus facile comme ça ; plus facile de se laisser aller que de prendre sa vie en main et de résister.

Finalement, il change brièvement d’avis, et juge que la fête peut attendre encore un peu. Cela fait si longtemps qu’il n’a pas vu Noa, qu’il préfère d’abord prendre de ses nouvelles. Noa est un ami précieux, ici au Capitole, sans doute le meilleur d’entre tous. Ce qui n’est pas difficile en soi, étant donné qu’Aedan n’a plus vraiment d’amis, au Capitole comme au District Neuf. En réalité, Noa est peut-être même le seul ami qu’il lui reste encore. Dans son regard éteint, probablement autant que l’était le sien, Aedan devine la détresse de Noa. Comme lui, il est au bout du rouleau mais par amour propre ou par peur, il n’ose pas le lui avouer. « Oh bah… tu sais, problèmes de couple. » Aedan hoche la tête dans un geste de compassion. Les problèmes de couple, il connait bien, d’autant plus qu’ils étaient multipliés par trois. Kathleen, Prudence, Nohr. L’incontrôlable Kathleen, qu’il aimait éperdument mais qui n’avait eu de cesse de le repousser et de briser son cœur. La très-réservée Prudence, aussi foutue que lui, mais qui continuait à faire semblant pour satisfaire les élites de ce monde. La douce Nohr, qui souffrait au District Neuf en attendant son retour. Trois femmes, et un choix à faire. Le blond secoue la tête pour lui-même, impressionné par sa formidable capacité à s’enfoncer toujours un peu plus dans la merde, les entraînant toutes avec lui. Aucune d’entre elles ne méritaient ça, et lui ne méritait aucune d’entre elles.

« Gaëlle m’a quitté. », développe Noa. Aedan n’est pas vraiment étonné ; sans réellement pouvoir l’expliquer, Aedan n’a jamais apprécié Gaëlle, sentiment ô combien partagé par la principale intéressée. Leurs rares rencontres n’ont jamais été une franche réussite, et l’un comme l’autre ne se donnaient même pas la peine de faire semblant de s’apprécier. Le blond s’attendait de pied ferme à ce que Gaëlle brise le cœur de son ami, elle qui ne lui a jamais inspiré la moindre confiance. Avant qu’Aedan ait eu le temps d’avoir une parole réconfortante, Noa enchaînait : « D’ailleurs, je ne sais pas si tu es au courant, je suis papa ! Un petit garçon, Mylo, il est formidable. ‘Fin bref, elle me l’a laissé sur le dos et j’ai plus de nouvelle depuis. » conclut-il. Il a besoin de quelques secondes pour enregistrer ces nouvelles informations. Papa, père d’un petit garçon ? Aedan ne savait pas s’il fallait féliciter son ami, ou pleurer à chaudes larmes avec lui. Faire naître un enfant dans ce monde de merde était de loin la pire idée que Noa aurait pu avoir. Les enfants de Vainqueur ne sont pas à l’abri des Jeux de la Faim. Au contraire, cela plaira certainement beaucoup aux Capitoliens de retrouver dans l’Arène le fils d’un ancien Champion ! « Je… Ouah. Je sais pas quoi te dire, vieux. Ça fait beaucoup de nouvelles d’un coup. Je ne pensais pas avoir raté autant de choses. » essaye-t-il d’en plaisanter. « Comment tu t’en sors, avec le petit ? » Les vainqueurs ne bénéficiaient pas de passe-droit, et recensé comme habitant du District Douze, le petit Mylo ne pourrait pas suivre son père au Capitole. Pourquoi cette conne de Gaëlle ne l’avait-elle pas emmené avec lui ? Mylo grandirait dans un luxe et un confort que peu des enfants de son âge connaîtraient, mais comment vivrait-il, avec un père à moitié fou ? Aedan n’était pas certain que Noa puisse parfaitement s’occuper d’un enfant, étant donné qu’il avait déjà le plus grand mal à s’occuper de lui-même. « Après tout c’est la vie, je me laisse porter et Mylo est un véritable bonheur. J’aurai juste aimé que ce petit garçon grandisse avec une mère… », se lamente-t-il. Et loin des Jeux de la Faim. Mais là tu rêves, mon vieux Noa. « Une mère qui abandonne son enfant ne mérite pas son amour, Noa. Je sais que tu aimeras Mylo pour deux. Et puis, j’espère que tu as pensé à moi comme parrain ! », plaisante-t-il – à moitié – pour tenter de dissiper ses idées maussades. « Et toi mon vieux, raconte un peu ! Plus de nouvelle, je m’inquiétais ! Encore à te laisser désirer, c’est ça ? » « Si seulement, soupire-t-il. Ces connards m’ont collé au trou. Après la mort de Virani…Non, il n’a plus envie d’en parler. Plus jamais. Et c’est pour ça qu’il boit ou qu’il se drogue à en perdre la raison, à en oublier jusqu’à son propre prénom : pour oublier le souvenir de Virani, oublier le bonheur de l’avoir un jour aimée, et la douleur de l’avoir perdue. … Ben, tu vois, quoi. Ça n’allait pas très fort. Doux euphémisme Je m’étais un peu réfugié dans la drogue, et… Ils se sont mis en tête de me désintoxiquer. Trois mois ça a duré, leurs conneries. Après je suis retourné me terrer au Neuf. Comme une bête blessée, à attendre de crever. Y’a que là qu’on me foutait la paix. », résume-t-il parfaitement la situation.

« Mais tu sais, reprend-il, on n’a besoin de personne, mon pauvre Noa. Toi et moi, on est de la race de ceux qui survivent. Quoi qu’il arrive. » Se ment-il à lui-même ? Peut-être. Sûrement. « On a juste besoin de ça… », ajoute-t-il dans un sourire, en secouant un petit sachet de poudre blanche qu’il a sorti de la poche intérieure de son costume, et qu’il s’empresse aussitôt de ranger.


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MessageSujet: Re: I took a pill in Ibiza - Noa & Elyas    Dim 16 Avr - 17:00

I took a pill in ibiza

Wayne
&
Chesterfield
Comment tu t'en sors avec le petit? Cette question vient te chatouiller le cerveau. Tu hausses les épaules, lances un "pas trop mal" peu convaincant. Pas trop mal au point de l'abandonner chez les Bates une nouvelle fois. Pas trop mal au point d'hurler en cœur avec lui lorsqu'il souffre, lorsqu'il a faim. Pas trop mal au point de briser ta vaisselles, de la lancer sur tes fenêtres lorsque ses cris te rende fou. Pas trop mal au point de pleurer sur lui pour l'endormir. Pas trop mal, ouais.
Tu le voulais pas Mylo. Tu pensais le vouloir. Tu pensais que tu allais le rendre heureux, que ça serait plus simple après sa naissance. Que ta vie trouverait enfin un but, un sens. Mais te voilà au Capitole, à nouveau près de Elyas, avalant chaque pilules qui te passe devant. Te voilà, presque cinq ans en arrière, sans progrès, sans réussite.
Egoïste, tu l'aimes Mylo. Tu pourrais pas le laisser, tu pourrais pas le détester. Il est trop bon, trop jeune encore. C'est pas sa faute si t'es con. Si t'es pas prêt à être père. Mais il est là, et c'est parfois lui qui te berces. T'entend presque ses petite gargouillis, ses efforts minuscule pour dire "papa".

Elyas au trou. Tu fais des grand yeux et avales de travers. Merde je savais pas! Ils ont trouvé que ça pour te calmer...? Tu ris jaune, demandant indirectement pourquoi ils ne l'on pas tué. C'est plus simple de faire taire un vainqueur ainsi, de faire passer ça pour un "accident". Mais il parle de desintox. Un frisson glacé parcourt ton corps. Ca te parait encore pire que les cachots. Je suis désolé mon vieux...je savais pas. Comment ça c'est passé dans le neuf?

Mais plus rien n'a plus d'importance. Juste la poudre blanche qu'il agite sous tes yeux. Regard de chien, langue pendante. T'en oublies tout. Mylo et ces terribles histoires. C'est ainsi que vous fonctionnez, que vous vous comprenez. Pas de règles, pas de morales pour ces deux vainqueurs déchu, des districts pauvres. Pas de pitié. Il le range. Ton cœur bats. Il t'a ouvert l'appétit. Tu te rapproche, sourire malicieux aux lèvres. Tu sais ce qui m'manque Chesterfield? J'ai pas touché de femmes depuis plus d'un an. Rien. Je regretterais presque qu'on me demande mes services... Tu ricanes, te rappelant nerveusement les soirées de ta victoire où on se payait ton corps. On se l'arrachait même. Essayant d'oublier les nuits passés à pleurer sur ton sorts, à te sentir comme objets. Oubliant même les nuits à te gratter le corps pour laisser partir les souillures qu'ils t'ont fait. Tu murmure alors, brulant d'excitation. Gamin aux yeux de fou. Alors ce soir, on oublies tout ensemble ok? Je ne veux pas savoir ce qui c'est passé dans cette soirée, demain matin. On se retrouve vieux, autant honorer ça comme il se doit.
Tu tends ton verre pour trinquer. Comme pour signer le pacte du diable avec ton copilote. Descente aux enfers ce soir, pas meilleur personne que lui pour la partager, pas meilleur endroit non plus. Aux survivants? Et t'attend impatiemment le tintement de vos verres pour lancer le premier coup d'envoi.

camo©015


TWO HANDS LOOKING FOR EACH OTHER.
— TWO HANDS DIGGING IN EACH OTHER WOUNDS. —

“C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer : « Jusqu’ici tout va bien... Jusqu’ici tout va bien... Jusqu’ici tout va bien. » Mais l’important, c’est pas la chute. C’est l’atterrissage..”
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I took a pill in Ibiza - Noa & Elyas

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