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 (G6) J3, 11h30 ≈ won't you exorcise my mind (siwan)

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MessageSujet: (G6) J3, 11h30 ≈ won't you exorcise my mind (siwan)   Ven 2 Sep - 23:59


Alors qu’il est allongé à terre, abandonné quelques instants par Eurydice, et que son corps se réveille pour se rappeler à lui, Ivory en vient à songer aux dernières heures écoulées dans cet enfer. Il devrait le savoir depuis le temps,  se dit-il, que les journées se suivent, mais ne se ressemblent pas. Depuis le temps… Il sourit presque devant sa propre naïveté. Il est conscient que toute notion du temps s’est arrêtée dans ce gouffre et que c’est exactement ce que le capitole recherche ; leur faire perdre toute notion de la réalité. Il l’a déjà constaté le second jour, mais il tombe inévitablement dans le piège. Il avait pourtant décidé de faire abstraction de ce détail qui lui semblait, il y a encore quelques heures, particulièrement futile. À quoi bon connaître la date du jour et l’heure exacte alors que sa priorité reste sa survie ? En quoi savoir qu’il est quinze heures l’aide à se battre ? Mais, en réalité, cela l’aide de se situer, même approximativement. Ça l’aide à tenir, à ne pas songer aux jours qui lui restent mais à ceux qui se sont déjà écoulés. Il en arrive à la conclusion qu’il s’agit du troisième jour, c’est encore relativement évident et qu’il est l’après-midi. Il ne peut pas faire plus précis. Trois jours. C’est presque la moitié des jeux qui viennent de s’écouler, ceux-ci durant généralement une semaine, à de rares exceptions une semaine et demie. La moitié. Il n’est pas encore au bout de ses peines, mais cela ne lui semble plus impossible d’arriver au bout du chemin. Il n’aurait probablement pas tenu le même discours douze heures plus tôt, lorsqu’il était à l’article de la mort et qu’il a songé – pour la première fois – à celle-ci. Preuve en est que les choses peuvent basculer en un claquement de doigts. Il est arrivé dans cette arène confiant et entraîné, prêt à en découdre avec les uns et les autres, tentant de se focaliser sur l’objectif qu’était le sien ici : gagner. Gagner par tous les moyens comme l’ont souvent répété ses parents. Il le savait avant même son arrivée ici qu’il n’agirait pas comme ses parents le lui ont dicté, et que s’il mettait tous les moyens à sa disposition pour s’en sortir, il ne serait pas capable de se transformer en le monstre que ses parents ont façonnés. Des parents qui doivent être particulièrement déçus de leur fils, même si cela lui importe assez peu en l’état actuel des choses. Ils n’envisageaient probablement que celui-ci passerait à deux doigts de la mort à peine quarante-huit heures après le lancement des Jeux, ni que ce ne serait pas à l’issue d’un combat incroyable et héroïque, mais à la suite d’une attaque de rongeurs. Et l’idée qu’il puisse s’en sortir grâce à une alliance doit probablement plus les agacer que véritablement les soulager. Surtout quand ces alliés sont les tributs du district sept, un district négligeable aux yeux de ses parents, mais pas aux siens. Encore moins aujourd’hui.

Il se redresse et son corps est encore douloureux, ce qui lui provoque un sourire sincère. La veille, il était prêt à hurler à chaque mouvement tant son corps lui semblait écorché, mais aujourd’hui cette douleur lui plaît et l’aide à se sentir vivant. Car vivant, il ne pensait pas l’être encore très longtemps la veille et il aurait été capable de lâcher prise auprès d’Eurydice et Andro, si le hasard et surtout la chance n’étaient pas intervenu. Il a reçu le cadeau d’un sponsor, une pommade presque miraculeuse qui, même si elle n’a pas guéri ses blessures, l'a tout du moins aidé à apaiser celles-ci. Cumulé aux plantes médicinales qu’Eurydice a appliquées sur ses jambes, il a l’impression de revivre alors même qu’il se bat quotidiennement contre la mort. Ivory est conscient que son état est encore sérieux au lendemain de l’attaque qu’il a subie, mais il sait aussi qu’il n’est plus mortel. Que l’infection a des chances d’être repoussée pendant encore quelques jours, les quelques jours qui lui sont nécessaires pour sortir de cette arène vivant. Car si l’objectif était de gagner jusqu’ici, il est désormais de sortir vivant. Dans un état qui sera probablement déplorable, avec du sang sur ses mains qui empêche de songer aux notions de jeux et de gagnant, avec des choix terribles sur la conscience ; mais vivant.

Une silhouette fait bouger les branchages et il se relève péniblement. C’est encore douloureux, son corps le brûle encore, mais il tient debout et c’est une victoire. Encore une fois, il sourit alors que la douleur se propage dans ses muscles. On pourrait le penser fou ; sourire alors que son corps démontre qu’il est à l’agonie. Mais il n’y peut rien, les muscles de ses jambes encore exposés et les brûlures sur son visage ne l’empêcheront pas de savourer d’être en vie. Ni même cet adversaire qui semble s’approcher et qui l’oblige à se saisir de ses armes, bien qu’il soit bancal. Adversaire dont la vision ne lui permet pas de baisser sa garde ou de se montrer, au contraire, encore plus agressif. Adversaire face à laquelle il ne sait pas se positionner, et il a abandonné l’idée d’y parvenir un jour ou l’autre. Siwan. — Tu es ma nouvelle infirmière ? Il demande, avec son sourire satisfait sur les lèvres, sans toutefois desserrer sa prise autour de son arme. C’est à leur image ; derrière les sourires de sympathie se cachent des intentions bien moins agréables envers l’autre, sans pour autant qu’ils ne passent à l’acte alors qu’ils l’envisagent pourtant sérieusement. Il prend le temps de s’arrêter sur ses traits un instant, ces traits tantôt séducteurs tantôt enragés, mais toujours enfantins et imprévisibles. Des traits qui cette fois-ci, pourtant, lui semblent inconnus et qui l’inquiètent autant qu’ils le rendent véritablement curieux de les interpréter.



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MessageSujet: Re: (G6) J3, 11h30 ≈ won't you exorcise my mind (siwan)   Mar 6 Sep - 8:38

Won't you exorcise my mind, jour 3, 11h30, G6
Sivory
J'accepte le destin, si tu dois mourir je meurs aussi. ▬ SCYLLA + theme song

Les mèches ardentes violent l'horizon d'opale en cadence ; à mesure que tu balances ton cou de cygne et ta crinière fauve en décadence. De gauche à droite. De droite à gauche ; elle appâte la galerie ; elle amuse l'ennui. Elle réveille le soumis. Celui qui se prosterne là, tout autour de toi ; vermine abattue en manque de corrompu. Ici, ils savent. Ouais ils savent tous que t'es la gosse de service prête à tout pour foutre la moindre embrouille dans les plus confinés méandres de la planète Terre. T'en es devenue leur nymphe inespérée, leur muse enchaînée, pour les sortir d'une vie de rat mort. Une vie à en périr la dépouille naissante balancée au zénith du mordore. Le cœur ravalant ses faibles prières. Alors, tu leur livres l’élixir de leur souhait ; celui qui les mènera sans clémence au pays des merveilles ; là où tout est trop vénusté ; là où tout est trop doré ; là où lapalissade écorche les genoux et les paumes trop vétustes.
Les enfants de pute, que tu souffles à ton subconscient ; endolori le temps de la vision du simulacre imaginaire d'en face qui plonge, saut de l'ange dans un lac salé de mixture siamoise à l'overdose. Le lac t'encercle, et la peur t'enivre. Parce que l'eau ne t'a jamais effrayé. L'eau ne t'a jamais emportée. Alors. Pourquoi ?
Tu fais un pas devant toi. Mais la liqueur translucide rechigne à s'offrir à ton corps trop sali par ses crimes. Tu fais quelques pas ; toi tout entière flotte à la surface. Mais tu stoppes ton chemin quand au creux d'une tâche d'eau vermeille tu captes une barque. Les planches sont pourries érodées par le temps trop dévastateur et égorgeur. Les planches sont rongées par des centaines de vers luisants. Couleur rouge sang.
Dans la barque ; un corps échoué. Un corps esseulé. Un cadavre meurtri et meurtrier.
Celui de ton père.
Le temps a changé. Le temps se meut se meurt et ternit sans ne réveiller l'essence de personne ; pas même des plus investis. Mais le temps laisse des marques derrière lui ; une ancre qu'on mouille mais qui ne ressort plus jamais des fonds océaniques parce que le sevrage serait trop périlleux. Que l'acmé prend trop et donne peu. Le sang sur les mains est apparu ; deux coquettes mares incarnates pernicieuses logées en rallonge à tes paumes moites et lyncheuses. Elles s'étaient trouvées une nouvelle proie ces mains harassées d'une vie qui rechigne à persister. À jouter. À exister. Ton père. Ta mère. Ben. Evkjäa. Daisy. Alfie. Pearl. La mignonnette qui te rappelait sa prévoyance d'esprit jaspée d'une naïveté trop candide pour être vraie. Pearl à la peau d'ébène qui te rappelle parfois que le goût amer juste sous ta langue n'aurait peut-être jamais dû être. Pearl et tous les autres évadés dans le royaume de Satan ; étouffés par ses démons grivois. Bouffés, folie et sainteté d'esprit,  par le contre-dieu et ses angelots ténébreux.
L'odeur des fleurs est déjà moins urticantes à tes naseaux érodés ; le pollen invisible au bout de lèvres asséchées comme ton esprit dépouillé. La tête se tait ; le crâne et ses douleurs lancinantes se rendorment un à un ; et tu te réveilles princesse du mal ; une enfant chialant d'un bonheur faux et libidineux ; une môme sage devenue monstre sale, ouragan de passage. Un mirage vandale, une imprenable enchanteresse ; l’inaccessible forteresse.
Tu tressautes. Tu virevoltes, enjambes de travers le sol conquérant éteint de toute lumière. Et le lac disparaît. La barque prend le large et tu te retrouves seule et exténuée. Reposant âpre dans ton linceul d'hallucinations que les fleurs t'ont inculquée. Bang. Les paumières papillonnent. Moites de sensations fortes aperçues au coin d'un subconscient trompé par ce qu'il voit. Par ce qu'il entend.

― Tu es ma nouvelle infirmière ? la voix qui fait battre le crève-cœur à nouveau ; décharge électrique qui remet ton indignité à niveau. Ivory. Le sourire crève la scène, les cheveux décolorés te réveillent.

― On reste ensemble ! Ivory... tu hurles, et puis la voix s'éteint. Et t'hésites un moment à t'approcher de lui. Non tu le crains plus, tu l'as jamais craint. Il n'était qu'un gibier enfantin. La carte manquante d'un esprit malsain. Mais le sol est encore inaccessible à ce cortex. Tu ne sais plus ce que tu vois. Tu ne crois plus ce qu'on te montre. Tu ne sais plus s'il s'agit d'un océan ou d'un bois. Alors tu  persistes dans ta confusion abrasive et dans ton atrophie maladive. Perchée là dans un vide factice, à quelques mètres de lui. Ils vont nous tuer sinon. que tu geignes presque dans la plus grande des faiblesses. La plus déraisonné des détresses. Parce que le rossignol est encore fragile ; que malgré ce qu'il a vécu traversé transpercé, il peut toujours s'autoriser à rater son envol, indocile. Et tu ne penses plus aux tributs comme menace. Tu n'as jamais pensé à la menace des tributs. Tu leur fais peur davantage qu'eux te le font. Le pire c'est que t'as jamais rien cherché à avoir de tout ça. Tu t'es façonnée cette réputation sur le dos de ton enfance crevée. Le père qui te battait, l'enfance disparue larguée esquintée, en offrande au précipice qui te hante encore de nausées. Dévastatrices. Quand tu penses trop, tu chiales à sa perte. Tu redeviens sourde et muette. T'es qu'une larve errante dans la cour des grands ; dans un jardin trop grand. T'enfournes les gens vers la chute libre, l'appel au gouffre. Tu détestes la foule à ses heurts. T'aimes personne, t'es juste une gosse de pêcheur qui se la joue seigneur. T'es pas si différente de cette foutue Barbie d'Eurydice qui glousse aux interviews en murmurant des ragots qui feraient à peine rougir un marmot de cinq ans. Qui ferait brunir le visage des sponsors d'impatience. T'es même pire qu'elle. Et t'as personne derrière toi pour te relever ; parce que tous, eux tous tu les as entraînés. Tu les as enterrés. C'est au tour du faible Ivory qui te fait face ; frêle par la plaie qui lui flagorne la chair. Titubant de confusions qui sèment dans les crânes résonnant de doutes les folies d'une philosophie d'Aristote. Tu te fies à lui malgré tout, tu t'identifies à ses aisances. Mais la démence mondaine t'as déjà fait perdre les sens. Le corps est infesté d'une plaie cancéreuse des enfers ; une plaie trop gourmande dans un corps trop étroit. Tu commences à en ressentir les effets ; mais les hallucinations atténuent. Les hallucinations continuent, quand tes pas t'amènent sans réfléchir au carrière acharné. Tu cours vers lui sans pouvoir cesser. Tes deux bras s'obstinent à l'encercler dans une coquette étreinte sans amour, une étreinte de haine. ― Les juges vont nous tuer. On est trop forts à deux. et tu t'autorises un sanglot. Un râle bousculé. La dernière fois que t'as chialé, c'est quand t'as quitté ton cousin Gray, l'homme qui te logeait. L'homme pour lequel t'avais jamais dénié lui lâcher un simple regard de remerciement. Jamais. Tu restes blottie contre Ivory à observer tes poings dépéris. Autour d'un, le bracelet que Gray a fait en filet de pêche. Tu l'avais conservé machinalement, presque esseulé. Le souvenir de ton cousin s'efface déjà dans tes méandres. Alors qu'il sera le seul sur Terre à crever de pleurs quand ton cœur crèvera de torpeur. On doit rester juste tous les deux. Je vais te soigner. Je vais te soigner. que tu murmures avant de te décoller.


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Que le pécheur pèche encore, et que l'homme souillé se souille encore. — apocalypse.

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