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 cause you want more (gaëlle)

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MessageSujet: cause you want more (gaëlle)   Mer 3 Aoû - 20:04


GAËLLE & CLARKE
cause you want more

une journée de plus au district treize. une journée de plus à écouter les gens se lamenter sur leur vie qu'ils trouvent misérable. elle est pas si nulle, leur vie, comparée à d'autres. elles traversent juste un moment difficile. j'aime beaucoup leur parler, à ces gens, leur dire que tout va aller mieux, les vider de toutes les peines qu'ils ont accumulées. à force, je me demande si ces peines ne viendraient pas trouver refuge dans mon esprit. si elles ne trouvent pas que c'est mieux de venir s'ancrer dans ma tête. la journée a été pourrie. vraiment, au sens du terme. littéralement. elle avait été longue, plus longue que d'habitude, avec des maux de tête qui ne partaient pas en claquant des doigts. ça m'énervait. je repense à toutes ces journées que j'ai passées en ces lieux. à tous ces souvenirs que j'accumule, à toutes ces personnes que je rencontre, à toutes ces paroles que je débite en une journée. à ces rendez-vous, à l'infirmerie, aux exercices d'évacuation, aux repas, longs repas pour certains. et puis, juste après, je pense à mon ancien district. j'ai l'impression de n'avoir jamais été aussi nostalgique de ma vie. moi aussi, je dois passer un moment difficile, et apparemment, je ne suis pas la seule. tant mieux, comme ça on est ensemble dans le même bateau.

j'entre dans la salle de restauration. cette grande salle où tout le monde est contraint de se remplir la panse. ça me donne le coup de blues, quand je passe devant les restaurateurs. ça me déprime. j'ai le cœur lourd. j'avance machinalement, comme je l'ai toujours fait, vers les tables, loin de la nourriture qui ne me fait pas envie. je regarde ce que j'ai pris, et ce qu'on m'a donné. triste plateau. je regarde mon poignet. l'encre commence à s'estomper. je me dis que tant mieux, c'est la fin de la journée et je pourrais bientôt m'écrouler sur mon lit. m'écrouler et ruminer toutes les horreurs du monde contre tout les habitants de panem. je m'assois, bien loin de tout le monde, contrairement aux autres fois, et je plante énergiquement ma fourchette dans mon morceau de viande. l'entrée, je verrai plus tard. de la macédoine, ça me répugne autant qu'aller dans le capitole. je tranche avec résolution le steak saignant de mon repas lorsqu'un bruit de pas qui m'indique qu'on se rapproche de moi me stoppe dans mon élan. je me décale plus loin, vers le bord du banc, pour faire de la place. si ça se trouve, il n'y a plus d'endroit pour s'asseoir mis à part la table que j'ai choisi. c'est étrange, quand je suis arrivée il n'y avait pratiquement personne. journée pourrie. personne ne me laisse seule même à l'heure du repas. je ne tourne même pas la tête lorsque la personne s'assoit. je m'en fiche. j'affiche ma tête t'enterrement la plus morne que je peux en continuant de trafiquer mon bout de viande. je ne salue pas mon voisin de table. ou ma voisine. je n'en sais rien. je l'ignore. j'ai l'impression que rien ne pourra plus rendre ma journée meilleure.

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△ occupation : elle passe ses journées à s'entraîner avec les troupes rebelles pour vaincre le capitole.


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MessageSujet: Re: cause you want more (gaëlle)   Ven 5 Aoû - 20:14


GAËLLE & CLARKE
cause you want more

Les entraînements des rebelles au district treize étaient toujours aussi éprouvants, peu importe qu'elle vienne d'arriver ou qu'elle soit là depuis onze mois et elle n'était pas la seule à le penser. La journée avait une nouvelle fois été épuisante et les prises de têtes incessantes étaient quelque chose qui énervait profondément la jeune femme. Leurs journées étaient suffisamment difficiles, séparés de leurs districts d'origine et de leurs familles, ils étaient en guerre contre le capitole, ce n'était pas le moment de se prendre la tête au sein même de la rébellion. La vie au district treize n'était facile pour personne ; beaucoup se plaignaient de leurs journées éprouvantes, du manque de leurs amis, leurs familles. Coupés du monde, une majorité n'avait plus de nouvelles de leurs familles depuis leur arrivée ; c'était le cas de la belle Gaëlle. Il lui arrivait souvent de rêver de son fils, il devenait être tellement grand maintenant, tellement beau, son bébé. Mylo et Noa lui manquaient énormément. Elle savait que les Jeux avaient commencés, même loin de son district natal, elle ne s'était pas sentie bien à l'approche de la moisson ; elle angoissait, pourtant ça faisait bien des années qu'elle n'était plus éligible aux jeux. Mais chaque fois, elle pensait à ces pauvres enfants, donnés en pâture au capitole. Et elle se rappelait l'état dans lequel était Noa lorsqu'il était rentré ; il était si malheureux loin des folies du capitole. Il était si différent, il était malade. Ca avait causé bien des disputes dans leur couple mais elle avait fait des efforts, lui aussi et ils y étaient arrivés, plus ou moins. Et il y a onze mois de cela, elle avait été obligée de tout quitter. Cyrillus l'avait prévenue ; si elle ne partait pas directement, elle serait assassinée sur la place pour avoir tué un pacificateur. Elle avait toujours su, au fond, que ça arriverait mais elle n'avait jamais voulu l'accepter. Même Noa n'avait jamais été au courant des sombres actes de la jeune femme, personne ne le savait et, dans son district, elle aurait été la dernière soupçonnée ; elle était toujours si gentille, si calme. Dur d'imaginer qu'elle avait apporté la mort par deux fois dans sa vie : sur son père et sur ce pacificateur, sans ressentir une once de pitié. Elle ne passait pas une si belle journée, l'entrainement l'avait épuisée, elle était fatiguée, n'avait parlé à quasiment personne aujourd'hui. Mais elle s’efforçait de rester de bonne humeur. Rien ne servait de s'énerver, elle alla chercher son repas, rien de bien ragoûtant. Ce n'était pas si différent du district où elle avait vécu auparavant ; peu de chances d'avoir quelque chose d'aussi appétissant qu'au capitole, elle le savait bien. Ils étaient tellement pauvres que se nourrir tous les jours correctement était déjà un luxe, qu'elle ne pouvait leur offrir que parce que noa était un vainqueur des jeux. Elle scrute le réfectoire des yeux, cherche une place pour s'asseoir et croit reconnaître une silhouette bien connue : Clarke, elle est l'infirmière du district treize et Gaëlle a souvent à faire avec elle. Elle s'entraîne si durement pour les missions qu'elle finit par en délaisser son état physique, la fatigue, les blessures... Elle s'en fiche, elle veut juste se battre pour obtenir un jour, un monde en paix. Elle s'approche de la jeune femme et s'assied à ses côtés, remarquant directement l'air morne de l'infirmière. Elle non plus ne doit pas passer une belle journée, Gaëlle hésite à changer de place, à la laisser tranquille. Mais finalement, pour faire quoi, aller où ? Elle ne parle à personne ici, elle ne veut pas se mêler aux soucis et aux disputes, elle vit sa petite vie tranquille, se lie avec très peu de personnes. « T'as l'air de passer une aussi belle journée que moi. » Elle essaye de faire la conversation comme elle peut, la belle gaëlle. La plupart du temps, quand elles parlent, c'est plus souvent pour écouter Gaëlle parler de ses problèmes, que sa famille lui manque et tout ça. Même si elles se sont rapprochées avec le temps, Gaëlle ne sait pas si elle peut considérer Clarke comme une amie, elle n'a eu que très peu d'amis dans sa vie. Très peu de gens sur qui compter et les conversations n'étaient pas si intéressantes au district douze ; la nourriture, les jeux, les moissons, la pauvreté... Et parfois, elle écoutait les histoires des plus âgés, lorsqu'elle les soignait. Elle aimait bien les écouter, leurs histoires étaient toujours intéressantes. Elle, elle n'avait pas ça. Elle n'avait jamais eu grand chose à raconter, elle avait beaucoup de secrets inavouables. . « La vie ici n'est pas facile. Ils me manquent énormément depuis le temps. J'imagine qu'ils ont changés en presqu'un an... » Elle soupire, jouant avec la nourriture présente dans son assiette, elle n'a pas vraiment faim. Elle ne regarde pas la jeune femme à ses côtés, elle a juste envie, ou besoin elle ne sait pas, de parler avec quelqu'un.




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MessageSujet: Re: cause you want more (gaëlle)   Sam 6 Aoû - 18:20


GAËLLE & CLARKE
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d'abord je reste de marbre. statique. je ne tique pas lorsqu'elle commence à me parler. elle, c'est gaëlle. gaëlle edreen. je me souviens qu'elle est venue du district douze, pour des raisons qu'elle n'aime pas évoquer. d'elle, je ne savais rien. d'elle, j'ai appris qu'elle avait un enfant. et un amant. un mari peut-être ? quelqu'un qui l'aime et qu'elle aime. je la trouve épatante. elle est belle, elle est forte, elle a du courage. elle se lève le matin de bonne humeur et se couche le soir avec autant de joie dans les yeux. j'ai l'impression que ça l'attriste d'avoir quitté l'homme de sa vie ainsi que son fils. je ne me rappelle plus quel âge à celui-ci. je crois que je n'ai jamais su. elle doit avoir peur qu'il ne soit tiré aux hunger games. je la comprends. je pense qu'elle doit avoir une réponse de ma part. je pense que ça ferait plus poli. « je suis crevée. j'en ai marre d'écouter les gens. » gaëlle est soldat. elle, elle doit en avoir marre de faire de l'exercice, se tuer à courir, lancer des choses et tirer sur des gens. on a toutes les deux une vie passionnante. je jette un rapide coup d'œil à son plateau. elle a eu presque comme moi. au lieu de la macédoine elle a eu des carottes rappées. tant mieux pour elle. je réfléchis. je ne fais que ça, je crois que si j'arrêtais, ça me tuerais. puis je suis interrompue dans mes rêveries par le son de sa voix. elle est jolie sa voix, aussi jolie que son visage. elle parle d'eux. des deux personnes qui comptent le plus dans sa vie et qu'elle a laissés derrière elle. la pauvre. moi, mes seuls amis, ils sont partis. ou ils vont partir. je n'ai pas beaucoup d'amis. si, j'ai gaëlle. et raven, mais encore, c'est une connaissance proche, pour l'instant. et puis il y a aiden. aiden. je l'aime beaucoup. mais lui il aime avalon. et avalon s'en va. c'est la seule personne dont le départ ne me fait plus grand chose à présent. au début, j'ai tout fait pour qu'on se rapproche. je me suis fait jetée comme un chien. elle me renie, parce que j'ai été aiden à remonter sa pente. elle est jalouse, mais moi je le suis d'elle parce que c'est elle que mon protégé, si on peut l'appeler comme cela, l'a choisie. elle plutôt que moi. la fille qui s'en va tandis que celle qui fait tout pour lui reste. brusquement, j'ai envie de tout déballer à gaëlle. tous mes problèmes. tout ce que je ressens quand je les croise dans les couloirs du district treize. et puis j'ai envie de lui parler de mon père. comment on l'a torturé. comme on m'a forcée à le regarder mourir, lentement, avec tellement de violence. la peur dans son regard, la seule qu'il ait jamais connue. il ne voulait pas que je regarde ça. mais si je baissais les yeux, juste une fois... on m'aurait tuée, on m'aurait fait souffrir. j'ai préféré le regarder mourir, en me murant dans le silence. en me renfermant. et puis après je me suis enfuie. j'ai abandonné les dernières choses qu'il me restait de lui, son corps, notre maison. j'ai tout perdu. j'ai tout reconstruit. j'ai peut-être conçu un autre moi. gaëlle aussi a tout quitté pour survivre. et puis après, elle pourra sans doute les retrouver, ses hommes. moi, je n'ai pas d'homme. je n'ai pas d'enfant. je suis seule, sans personne sur laquelle que je pourrais pleurer. pleurer toute la haine que j'ai contre les pacificateurs. que j'ai contre le capitole. je me reconcentre sur gaëlle. ma vie inintéressante n'empiètera pas sur elle. je ne sais pas trop quoi lui dire. pour la première fois dans ma journée, j'ai besoin d'écouter quelqu'un. me raccrocher à ses lèvres, me pendre à ses paroles enivrantes. et après, me perdre dans ses souvenirs. « parle moi d'eux encore. j'aime t'entendre parler de Noa et de Mylo. » je voudrais une fois de plus imaginer leurs visages, leurs manières de vivre. elle ne me les raconté que quelques fois, mais j'ai l'impression de les connaître déjà si bien. j'ai encore envie de faire connaissance avec eux. ils ont l'air si intéressants. gaëlle l'est déjà, mais à eux trois ils doivent crever les nuages sur les sommets. je me mets à couper ma viande avec plus d'entrain. je me sens déjà mieux en sa compagnie qu'avec n'importe qui, et je m'en fiche de ce que peuvent penser les autres. ils seront peut-être blessés ou jaloux, mais je n'en n'ai rien à faire. c'est ma vie, j'ai mes amis, eux ce sont juste des patients. juste des patients. gaëlle, c'est mon amie. vraiment. je la considère comme telle désormais. avant, c'était pas la bienvenue dans mon cœur. j'avais tendance à penser qu'elle allait empiéter sur mon territoire. devenir le point central de toutes les conversations. et j'aurais entendu des éloges fuser de tous les côtés. au final, elle était vraiment gentille et différente. elle est bien. elle l'est plus que tous. voilà. « j'aime quand tu décris Noa. on voit que tu l'aimes énormément. » contrairement à moi, gaëlle a une vie passionnante, débordante de choses palpitantes. je la regarde.

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MessageSujet: Re: cause you want more (gaëlle)   Mar 16 Aoû - 22:13


GAËLLE & CLARKE
cause you want more

Il arrivait qu'elle se perde dans ses pensées, c'était de plus en plus souvent le cas lorsqu'elle pensait des hommes qu'elle chérissait le plus au monde. Elle avait déjà rêvé d'une vie paisible entouré de Noa et de Mylo, à regarder leur fils faire ses premiers pas, grandir doucement. Elle l'aurait imaginé commencer à parler, à marcher, se faire des amis, vivre une histoire d'amour... Elle avait imaginé une vie parfaite et souvent, elle s'était réveillée en larmes ; elle savait que c'était une vie qu'elle ne pourrait peut-être pas offrir à son fils. Elle entend la voix de Clarke, elle aussi a passé une dure journée. Gaëlle l'avait su, à la seconde même où elle avait vu le visage de son amie ; Clarke n'était pas souvent de mauvaise humeur. Depuis son arrivée, elle appréciait la jeune infirmière, de différentes façons ; d'abord comme une connaissance puis comme une amie, une véritable amie. Elle n'en avait presque jamais eu tout au long de sa vie au district douze, elle avait souvent été seule. Jusqu'à ce qu'elle rencontre Noa, il était devenu son meilleur ami, son petit-ami, son amant. Le père de son enfant. Elle redescend doucement sur terre, ne veut pas pleurer en se souvenant qu'il doit maintenant être arrivé au capitole, les jeux ont certainement commencés. Elle l'entend parler de Noa et de Mylo, elle comprend qu'elle aimerait qu'elle lui en parle. Gaëlle ne savait pas que sa vie pouvait être aussi intéressante pour quelqu'un d'autre, elle a qui a toujours trouvé sa vie inintéressante par rapport aux autres personnes qu'elle avait l'habitude de côtoyer. Clarke était un peu comme elle ; elle ne parlait pas beaucoup de sa vie, elle non plus. Gaëlle ne savait même pas depuis combien de temps la jeune femme était au district treize, elle ne connaissait pas les raisons non plus mais elle ne posait pas de questions ; elle non plus n'avait pas dévoilé grand chose sur son passé dans son district. Elle eut un sourire en entendant la dernière phrase de son amie, oh oui elle l'aimait Noa. Elle l'avait toujours aimé, d'aussi loin qu'elle s'en souvienne. Elle quitte définitivement ses pensées et plonge son regard dans celui de la jeune infirmière à ses côtés, elle lui sourit. Ce sourire qu'elle arbore depuis toujours, celui qu'elle porte afin de montrer au capitole et aux autres qu'on peut être heureux, qu'elle ne vit pas dans la peur constante de mourir. Elle sourit pour donner de l'espoir et un peu de bonheur aux autres. Elle sourit parce que c'est tout ce qu'elle a. Dans son district natal, elle n'avait rien d'autre : la pauvreté, la famine, les jeux, les morts, elle n'avait que son sourire. Il est sa plus belle arme. « J'aimerais que tu les rencontres, un jour, quand cette guerre contre le capitole prendra fin. » Elle joue doucement avec la nourriture dans son assiette et repousse doucement son plat, elle n'a pas vraiment faim ; elle préfère de loin cette conversation à son repas, elle se laisse aller à ses souvenirs ; quand elle vivait encore dans la maison de Noa, leur cocon d'amour avec leur fils à peine né. « Noa, il dort pas beaucoup la nuit. Il se lève tôt, il aime regarder par la fenêtre, perdu dans ses pensées, il aime la café le matin, moi je déteste ça. » Elle sourit en la regardant, ce sont ces petits détails insignifiants qui font qu'elle l'aime tant. Elle le connaît par coeur, elle connait ses petits tics, ses manies, ses peurs. « Parfois, il plonge son regard, ses yeux si bleus, dans le mien et je m'y perds. J'aime ces moments où nous ne sommes que deux, où nous ne vivons plus au douze, où il n'est pas au capitole. On est juste là, dans notre maison. » Elle divague la belle gaëlle, ses pensées fuient vers l'homme de sa vie. Son sourire s'agrandit et elle continue de parler de leurs petits habitudes ; comment ils vivent dans leur district, modestement malgré la richesse du vainqueur. Elle se souvient de l'odeur de chocolat chaud, quand il lui préparait le matin et qu'il la regardait boire, alors qu'ils venaient de se lever. Elle se souvient de la façon dont il prend Mylo dans ses bras, la tendresse qu'elle voit dans ses yeux, la façon dont leur bébé est parfois capable de calmer le jeune homme. Ils sont heureux, souvent. Leurs disputes moins fréquentes depuis qu'il a appris sa grossesse, comme si ça calmait la folie capitolienne de son ami, avoir un bébé. « Je me demande si les yeux de Mylo sont bleus, comme Noa, ou bruns comme les miens. Je me demande s'il marche maintenant. Il était si petit quand je suis partie. » Elle n'avait jamais parlé de son fils, plus que de raison, à qui que ce soit. Mais aujourd'hui, elle voulait lui en parler, juste à elle. Clarke pouvait savoir, elle lui faisait confiance. Elle n'avait jamais dit à personne que son fils était encore un bébé, qu'il avait seulement un mois lorsqu'elle est arrivée. « Il va avoir un an, j'aimerais le revoir, mon bébé. » Elle souffle doucement, lève les yeux vers le plafond. « Ils sont en sécurité, tous les deux. Parce que Noa est un vainqueur. » Son esprit divague vers ses missions, son passé, son district natal. Elle y a connu le bonheur pendant quelques années, aux côtés de sa famille. Elle n'était même pas sûre de pouvoir offrir ce bonheur à son enfant, parce qu'elle ne savait pas si, un jour, elle remettrait les pieds au district douze, si un jour, elle y serait en sécurité. Elle ne savait même pas si elle avait une minime chance de les revoir, tous les deux. Ils étaient les seuls qui comptaient pour elle, dans son district. Et chaque jour, elle risquait de mourir, en partant en mission. Cette pensée lui donnait envie de vomir, mais son estomac était encore vide. Elle reposa son regard sur Clarke, une demande lui brûlant les lèvres. Elle y avait pensé depuis longtemps déjà, quelques semaines, quelques mois peut-être. Elle ne savait plus depuis quand cette idée s'était incrustée dans son esprit ; peut-être la fois où elle n'avait échappé aux pacificateurs du capitole que grâce à l'aide d'une capitolienne, Jessamine avec qui elle avait gardé contact. Elle reprend la parole, d'une voix plus douce où de la tristesse commence à percer, doucement. Elle chuchote comme un secret que seule Clarke peut entendre. « Promets-moi une chose… Si un jour, je ne reviens pas de mission. » Elle déglutit, la belle enfant. Parler de sa mort n’est jamais chose facile, elle qui risque sa vie à chaque mission dont elle fait partie. « Je veux que tu ailles au district douze... Et que tu lui annonces, à Noa. Que tu le réconfortes, alors que je ne serai plus là pour le faire. » Des larmes manquent de prendre place dans ses jolis yeux, mais elle ne peut pas pleurer. Elle a toujours su qu’elle pourrait perdre la vie, dès lors qu’elle a atterri au district treize, qu’elle a commencé à partir en mission avec les autres soldats. D'un geste rapide, elle essuie le peu de larmes qui a réussi à passer la barrière de ses cils. Elle ne peut pas laisser la tristesse l'envahir et elle sourit, parce qu'elle doit rester forte. Elle n'a pas le choix, la belle enfant.


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MessageSujet: Re: cause you want more (gaëlle)   Jeu 18 Aoû - 12:00


GAËLLE & CLARKE
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comment fait-elle pour avoir le courage de parler d'eux avec autant de liberté ? de ne pas ciller une seconde lorsqu'elle les évoque ? je n'avais jamais eu le courage de parler de mon père comme cela, pas assez de tripes pour déverser tout ce que je portais en moi lorsque je venais de croiser reed ou avalon. quand je venais d'entendre les plaintes d'une femme enceinte. je ne disais jamais rien sur personne, le travail m'en empêchant, et même, je crois que j'en aurais été incapable. déverser les secrets d'autrui, ne serait-ce pas meurtrir la personne concernée ? et lier celle mise au courant dans une affaire qui ne la regarde pas ? je suis un coffre, une caisse de chair qui renferme des choses qui ne regardent pas grand monde. je suis pleine à craquer, et je ne vais pas pouvoir me vider. je ne peux plus amasser d'autres choses, sinon, ça va déborder, et adieu le district treize. adieu tout. adieu ma vie. enfin, je ne peux écouter qu'une personne, la seule qui pourrait encore mériter un peu de place dans cette cage qui me conçoit. gaëlle, pour ce soir. quand elle débute son récit, elle déroule ses belles lèvre, dévoilant de belles dents blanche bien alignées. son magnifique sourire. que j'aime, en plus. oh, elle me dit qu'elle voudrait que je les voient, un jour. et elle ajoute, quand la guerre contre le capitole sera terminée. je me crispe un instant sur ma fourchette, serre un de mes poings. jamais elle ne se terminera. j'aurais aimé penser que si, un jour, c'est bien obligé, tout ça, ce tohubohu, cette machination diabolique qui ne cesse de tuer se termine, alors oui, pourquoi pas, j'irai voir avec elle son vainqueur et son enfant. j'aurais tellement voulu souhaiter la fin de cette barbarie, mais, pour l'instant, je me contente d'observer, et de songer que, à un moment, il n'y aura plus de corps à charcuter. je me force à être un brin optimiste. ce n'est pas de l'hypocrisie, ni de la gentillesse. c'est de la volonté. « je les verrais bien un jour. je dois les voir. » je souris, d'une balafre qui me scie le visage. oui, je les verrais. morts, ou, au mieux, vivants. si ça se trouve, ils viendront au district treize. et je pourrais écouter leurs petites histoires tragiques de gents hommes braves qui ont parcouru des bornes pour venir nous rejoindre. non, je ne dois pas dire cela à gaëlle. de toute manière, si ça se trouve, je ne le pense même pas. au fond de moi, je veux les rencontrer, les observer, et non plus les imaginer. je veux voir l'enfant de mon amie, s'il lui ressemble. elle parle ensuite de son amant. de ses manies. ce qu'il fait le matin en se levant. j'aimerai en dire autant des gens que j'aime. d'aiden, peut-être, mais je me fais violence pour ne pas penser à lui. il aime trop avalon. jamais je ne pourrais parler de lui à gaëlle comme elle le fait pour noa. jamais. je ne l'interromps pas, je la laisse continuer. elle dit des choses très jolies. des choses que je peux apprécier. elle dit qu'elle aime ces moments où elle est dans sa maison. elle a eu le privilège d'en avoir une, moi pas. ou alors, si, mais on l'a détruite. mais tout ça c'était il y a bien longtemps. elle rêve de son fils, de ses yeux. c'est beau, de voir une mère comme elle, partir chaque jour s'entraîner, dans le risque de se blesser, qui, le soir, pense à son enfant. la déchirure a dû être douloureuse. « Il va avoir un an, j'aimerais le revoir, mon bébé. » déjà si longtemps qu'elle est avec nous ? j'ai l'impression que c'était hier qu'on s'est rencontrées, et il y a une heure que l'on marchait déjà ensemble dans les couloirs. le temps passe si vite. combien de temps suis-je ici ? longtemps aussi, au fil du temps, je ne compte plus les années, elle passent, défilent, et usent ce qu'elles peuvent encore détériorer. « je suis sûre qu'il est déjà très grand et que c'est un sacré petit aventurier. » je souris, je vois bien un mini gaëlle, marchant dans les hautes herbes, traquant quelques bêtes. ce temps, hélas, révolu pour nombre de ceux qui habitent le treize. « Ils sont en sécurité, tous les deux. Parce que Noa est un vainqueur. » ça, ce n'est pas si sûr. même les vainqueurs peuvent êtres tués. il suffit de leur envoyer une balle dans la tête, leur trancher la gorge, ou bien de planter un épieu, un javelot que sais-je, dans quel conque organe vital, et le tour est joué. malgré les apparences, les plus riches ne sont pas plus vulnérables aux maladies et aux armes qu'un mendiant ou un pacificateur. ce n'est qu'une question de temps. sincèrement, j'espère qu'elle dit vrai. pour elle, elle mérite bien ça. puis la demoiselle chuchote. au début, je ne me concentre pas forcément sur ce qu'elle dit, parce je crois qu'elle parle à elle-même, comme le fait beaucoup de gens. non, vraiment, c'est à moi qu'elle s'adresse. mes yeux glissent sur ses lèvres. si un jour, elle ne revient pas de mission ? ce qui est très peu probable... mais pas impossible. « Je veux que tu ailles au district douze... Et que tu lui annonces, à Noa. Que tu le réconfortes, alors que je ne serai plus là pour le faire. » non, je ne peux pas t'offrir ça. ces mots manquent de franchir mes lèvres, alors que le fer du couvert tinte contre le plateau. tandis que sa phrase reste en suspend, dans l'air, et qu'autour tout n'est que murmure, ou brouhaha. autour, les gens s'asseyent et discutent, mangent en blaguant, complotent. même si tu es une de mes amies les plus chère, je ne peux pas t'offrir ça. jamais je ne remettrais les pieds dans un seul district. plus jamais je ne foulerais le sol d'un district de ma propre volonté. de plus, un district pauvre, proche du dix. le douze. malgré toutes les raisons qui me poussent à refuser une autre volonté laisse place à ces contradictions. la curiosité. on a pas tous les jours le loisir de se rendre dans un autre district. on a pas tous les jours l'occasion de rencontrer des gens dont on a toujours parlé. mais, et c'est peut être le plus terrible dans l'affaire, on n'a pas toujours les mots pour dire à ces personnes qu'un proche est décédé. gaëlle ne mourra pas au combat. c'est obligé. elle n'a pas le droit de mourir alors qu'elle a un fils, et un homme qui l'aime et qu'elle aime. non, elle n'a pas le droit. je ne peux pas. mais je dois la rassurer. c'est mon travail. l'esprit professionnel avant celui émotionnel. allons bon. c'est gaëlle. je peux le faire. je la vois essuyer une larme, et ça doit être ça qui me pousse à accepter sa demande. « je te promets. » mais rien ne prouve que je pourrais le faire. je laisse cette phrase cinglante de côté. la fatigue prime sur tout. je devrais être plus gentille.

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