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✤ INTRIGUES panem ne cesse de changer avec de nombreux événements inouïs. découvrez le volume 6.
✤ MISES À JOUR une nouvelle règle a été instaurée. merci de prendre connaissance de celle-ci ainsi que les autres nouveautés !
✤ MISSIONS ET QUÊTES toutes les missions ont été lancées ! rendez-vous dans ce sujet pour toutes les découvrir.
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rebelles. liam hemsworth
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 VI,2. Voyage dans le train (08)

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MessageSujet: VI,2. Voyage dans le train (08)   Dim 26 Juin - 20:45


79th Hunger Games
“ Voyage ”


(c) mockingjaystaff

La Moisson et les adieux sont terminés, il est maintenant temps de rejoindre le train qui mènera les tributs et leur équipe au Capitole pour les festivités et entraînements. Que ce soit pour une heure ou une journée, c'est à ce moment que les liens se tissent, ou non. Veilliez à bien connaître vos mentors, vos tributs pour vous mettre dans les meilleurs conditions possibles afin de mettre toutes les chances de votre côté.

le voyage dans le train
En même temps que les sujets d'adieux, il vous est possible de créer des sujets dans le train avec votre co-tribut, mentor(s) ou hôtesse. Ce sujet est créé pour ceux qui n'ont pas la possibilité de rp avec d'autres personnes, afin qu'ils puissent donner leurs impressions et autres. Vous pouvez créer d'autres sujets si vous souhaitez développer à deux ou à plusieurs, à moins que vous soyez tous d'accord dans un district pour faire un sujet de groupe. Mais il me semble plus judicieux de conserver ce sujet pour poster des impressions générales, puis créer un autre sujet pour un événement plus ponctuel.

Vous vous doutez bien que tout le monde n'a pas le même temps de voyage puisque les districts sont plus ou moins éloignés du Capitole.
Voici alors les durées estimées : District Un (1h), District Deux (2h), District Trois (1j9h), District Quatre (19h), District Cinq (16h), District Six (9h), District Sept (1j8h), District Huit (1j3h), District Neuf (1j11h), District Dix (1j7h), District Onze (1j6h), District Douze (1j10h).
Vous pourrez aussi mettre en rp la découverte du Capitole à travers les vitres du train.



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MessageSujet: Re: VI,2. Voyage dans le train (08)   Mer 13 Juil - 10:43

    La dernière fois qu'il était monté dans ce train, tout était tellement différent : il y avait Silk et Jove, Brooke n'avait pas encore gagné les Jeux et n'était pas partie favorite, Yorell était encore vivant et lui... Lui, il était chef des pacificateurs du District 8. Il avait tout de même gardé le " privilège " d'accompagner les tributs jusqu'au Capitole. Pour lui, c'était un moyen d'être mieux surveillé par les autorités. C'était stupide. Il n'allait rien faire. Il n'y avait rien à faire, dans tous les cas.

    Il n'était plus à la tête du District, il n'avait plus rien à en faire et Erin était loin, trop loin. Il se souvenait comme il avait refusé de boire à la table des vainqueurs du D8, comme il s'était restreint car il avait une image à donner. Là, il s'en foutait. Il s'en foutait complètement. Il allait boire. Il allait boire en l'honneur de Silk, de Yorell, de Jove, d'Ydris, de Jeremy, de Swain et enfin d'Erin. Il allait sûrement boire pour Brooke, Daisy et Theo. Après tout : la route serait longue.

    Une fois le District 8 passé, les pacificateurs commencèrent à se détendre un peu. Dans le train, c'était différent. Il aurait aimé qu'O'Connor et Todd soient là mais ils n'en avaient pas le droit. Et il n'avait pas assez de pouvoir pour les faire venir avec lui. Chacun s'occupa à sa manière et, discrètement, Adonis se glissa dans le dernier wagon. Il se figea à l'entrée en voyant que Daisy y était déjà. Il soupira. Lui qui avait tout fait pour lui éviter des ennuis, quelques mois auparavant, voilà où ils se retrouvaient aujourd'hui. Il se passa une main sur le visage et s'avança vers le bar, attrapa une bouteille d'alcool et deux verres. Il les servit et les prit avant de marcher jusqu'à la petite. Il lui tendit le verre :

    " - Tiens. Ça ne te fera sûrement pas aller mieux, mais ça fait quand même du bien. Crois-moi. ".

    Tout en la regardant, il vida son verre d'une traite. Que pouvait-il faire d'autre ? S'excuser pour tout un système alors que tous les deux n'avaient rien demandé ? Non, ce n'était pas son genre. Il s'humecta les lèvres et sans la lâcher du regard, il lui dit la même chose qu'il avait dite à Yorell deux ans auparavant :

    " - Je parierai sur toi, gamine. ".
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MessageSujet: Re: VI,2. Voyage dans le train (08)   Mer 13 Juil - 15:00

Que ce soit le mobilier gravé, les tapisseries aux couleurs vives ou bien encore l'abondante nourriture, tout dans ce train respirait la richesse du Capitole. Tant de beauté et de plaisirs avant même d'être arriver à destination de la Capitale. Un avant-goût charmant ayant pour but de faire se sentir bien, chanceux même d'avoir été choisi mais il ne fallait pas oublier la dure réalité. Ces nouveaux privilèges avaient un coût : la mort de vingt-trois enfants. Tout ce qui se déroulait avant l'arène était beau, donnait du baume au cœur alors qu'en réalité, ce n'était que les prémices de l'horreur. Daisy n'osait toucher à rien, pas même aux fruits juteux recommandés par l'hôtesse pour la forme et son teint, comme si tout refuser allait lui permettre un retour en arrière. C'était l'idée la plus stupide qui existe et dans le fond, elle le savait bien. Qu'elle le veuille ou non, elle était déjà rentrée dans le système des Jeux. Au moment même où ses pieds avaient foulés l'estrade de la grande place. Parce que le hasard l'avait désigné et que personne ne s'était porté volontaire à sa place. Qui l'aurait pu ? Elle n'était pas assez proche d'une de ses aînés pour qu'un tel miracle arrive. Alors elle était la tribut fille du Huit pour cette année et rien ne pourrait plus changer ce fait. La jeune femme s'accrochait à un espoir auquel elle-même ne croyait pas. C'était surtout pour se donner une raison de pas craquer. L'intimité de l'hôtel de justice avait suffit. Elle ne voulait pas que son co-tribut, sa mentor ou qui que ce soit d'autre voient des larmes roulées le long de ses joues. Ce serait lire de la faiblesse en elle et comment pourraient-ils ensuite croire sa possibilité de victoire ? Ses mains chassèrent rapidement les larmes qui menaçaient de s'enfuir de ses yeux et elle reprit sa découverte du train, laissant la capitolienne et Théo parlait de la phase « séduction du Capitole » pour leur arrivée. Cette discussion reviendrait avec Daisy mais pas tout de suite. Elle avait besoin de se mettre dans l'état d'esprit des Jeux mais en douceur. Pas en attaquant directement sur les stratégies à adopter en différentes circonstances.

En fait, Daisy ne savait pas du tout par où commencer. Est-ce qu'elle faisait réellement un effort pour y réfléchir ? Elle donnait l'impression de chercher la solitude à tout prix à défaut de ne pas savoir quoi faire d'autre mais ce n'était pas non plus le prochain – et dernier – wagon qui allait le lui offrir. A peine s'était-elle installée dans l'un des confortables fauteuil que la porte s'ouvrit de nouveau. La nouvelle lui fit un choc. La jeune femme connaissait cet homme mais pas en tant que membre de son équipe. Il devait être là simplement en tant qu'accompagnateur. C'était surprenant. Elle avait de nombreuses fois repenser à lui lors de l'intervention à l'usine mais n'avait absolument pas imaginé qu'il puisse faire parti de ceux qui les accompagneraient au Capitole. C'était risible, il l'avait sauvé quelques semaines auparavant et maintenant ils se retrouvaient en route pour la capitale. Et vers la mort aussi, dans son cas. Leur première rencontre semblait lointaine et tellement plus enviable, elle s'était faîte un sang d'encre ce jour là mais ce n'était rien comparer à la situation actuelle. Est-ce que l'homme aussi pensait à une étrange coïncidence de se retrouver dans ce même wagon, dans un train en partance pour le Capitole. Il lui semblait au moins tout autant surpris. Les Pacificateurs n'étaient peut-être pas tous cruels, il pouvait bien être une exception et désolé pour sa nouvelle condition mais en tout ça ne changerait rien. Elle détourna le regard au bout de quelques secondes, elle était surprise mais ça s'arrêtait là. Elle n'avait rien de spécial à lui dire, elle n'était même pas certaine de vouloir parler. Regarder le paysage semblait être encore la meilleure chose à faire. Des arbres, beaucoup d'arbres et l'homme qu'elle entendit marcher pas très loin.

" - Tiens. Ça ne te fera sûrement pas aller mieux, mais ça fait quand même du bien. Crois-moi. "
La bulle de silence dans laquelle Daisy s'était murée éclata soudainement en morceau et elle tourna lentement la tête en direction de l'homme. Définitivement, il n'avait pas une tête de méchant. Un sourire éclaira brièvement son visage tandis qu'elle attrapa le verre qu'il lui tendait. « Je n'ai jamais bu d'alcool. » Son père lui disait toujours qu'on en buvait seulement aux grandes occasions, celles qui rendent heureux, à moins d'être dépressif et dans ce cas, d'en boire tout le temps. Comme rien de tel n'était jamais arrivé, elle n'avait jamais goûté ne serait-ce qu'une seule fois. A présent les choses étaient différentes. Elle n'était ni heureuse de partir ni dépressive mais comme elle allait probablement bientôt mourir, ce serait idiot de partir sans connaître au moins ça. Le liquide lui brûla la gorge, elle avait été trop gourmande en voulant faire comme les grands et tout boire d'un seul coup. Finalement elle s'était arrêtée avant de finir complètement le verre, en tirant une horrible grimace. C'était fort, pas spécialement bon mais ça avait le don de secouer et c'était peut-être de dont elle avait besoin. « Merci. » ajouta t-elle. Toute seule, elle n'aurait pas eu l'initiative d'aller jusqu'au bar se servir un verre. Elle serait sans doute restée plantée là sans bouger pendant plusieurs heures jusqu'à que quelqu'un vienne la chercher ou que son ventre grondant trop fort la pousse à bouger enfin ses fesses. C'était moche la solitude, en fait. Et traître. On perd la notion du temps et après il ne reste plus assez de temps pour faire ce qu'on a envie. C'était pas comme si Daisy avait une tonne d'idée mais elle comptait au moins visionner les moissons des autres districts et parler un peu à l'hôtesse et à Brooke pour savoir comment se comporter à son arrivée. Il ne faudrait pas qu'elle se loupe pour rattraper ses premiers instants sous l'oeil des caméras.

" - Je parierai sur toi, gamine. ". Sa boisson manque de l'étouffer, qu'avait-il dit ? Daisy écarquilla les yeux, surprise et perplexe suite à cette soudaine déclaration qui n'avait aucun sens. Il devait simplement vouloir être gentil pour ne pas qu'elle passe les derniers jours de sa courte existence à broyer du noir. Certes, elle croyait en ses chances mais il n'y avait aucune raison que d'autres personnes en fassent autant. Pas avant de l'avoir vu un minimum à l'oeuvre. Puis les carrières avaient largement plus de chances de remporter la victoire, plus de capacités pour y arriver en tout cas. Est-ce que l'homme éprouvait de la pitié pour cette fragile jeune femme envoyée à l'abattoir sans avoir rien demander ? Après la gentillesse dont il avait déjà fait preuve lors de leur première rencontre, c'était fort possible mais comment le prendre ? La pitié n'avait jamais été un bon sentiment. « Pourquoi ? » Ses mots avaient franchis la barrière de ses lèvres sans qu'elle ne puisse rien faire pour les retenir davantage. La question lui brûlait les lèvres. Tant pis si elle n'y était pas aller en tournant autour du mot, tant mieux même, elle n'avait vraiment rien à perdre à être franche. « Enfin, ce que j'veux dire c'est que je suis touchée et reconnaissante de cette confiance mais j'ai dû mal à comprendre. J'ai dû mal à concevoir que vous puissiez réellement croire en moi mais je vais faire tout mon possible pour que ça devienne le cas. » Combien de possibilités existaient-elles pour qu'un district, surtout comme le Huit, gagne deux fois d'affilés ? Certainement pas beaucoup. Le Pacificateur devait bien le savoir. Daisy allait tout faire pour ne pas le décevoir, pour qu'il finisse par réellement penser les mots qu'il venait de lui dire. Elle lui devait bien ça depuis la dernière fois.


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MessageSujet: Re: VI,2. Voyage dans le train (08)   Jeu 14 Juil - 14:59

    Une fois son verre terminé, il tourna le dos à la fillette et reprit son chemin vers le bar pour s'en servir un nouveau. Il avait largement le temps de bien boire et de bien décuver avant d'arriver au Capitole. Il avait le temps. Pas comme elle, pas comme le reste des tributs. A nouveau plein, il porta son verre à ses lèvres et le but à grandes gorgées. Elle avait demandé pourquoi. Pourquoi ? Eh bien, parce qu'il le pouvait et qu'il le voulait. C'était aussi simple que cela. Et puis, comment expliquer à une adolescente tout ce qu'il avait vu et vécu ? Comment lui dire que ce petit geste n'était rien d'autre qu'une expiation ? Adonis se servit encore un peu d'alcool et se tourna vers elle, tenant son verre du main, accoudé au bar :

    " - Pourquoi ? ".

    Comme un écho à ses propres mots, il avait répondu. Il secoua la tête en soupirant et entama bien son troisième verre en levant les yeux au ciel. Non, elle ne pouvait pas comprendre. Elle était trop jeune. Elle était devenue un tribut. Elle avait d'autres choses à penser. Elle avait autre chose à espérer. Il continua, après une petite pause :

    " - Ce n'est pas une histoire de confiance. Sinon, je ne t'aurais pas dit que je miserai sur toi : j'aurais attendu de voir les autres moissons et j'aurais parié sur un tribut carrière. ".

    Adonis haussa les épaules. C'est vrai ; après tout, son district d'origine était le 2, il pourrait très bien miser sur celui-ci ou un District comme le 1 ou le 4. Mais ce n'était pas le but. Ce n'était pas son but. Ses yeux cherchèrent ceux de la petite :

    " - Je mise sur toi parce que le 8 est le district que je dirige... Que je dirigeais. ".


    Il inspira profondément par le nez en fermant un instant les yeux, les dents serrées. Il retrouverait bientôt son poste, le poste qui lui revenait de droit. Et dire qu'il l'avait détesté au moment même où il avait été désigne chef pacificateur du District 8. Désormais, tout ce qu'il voulait, c'était reprendre les commandes. D'une traite, il finit son verre :

    " - Et je mise sur toi parce que ça doit bien faire plaisir à cet enfoiré de Turner de te voir aux Jeux. ".


    Adonis esquissa un sourire :

    " - Et toi comme moi, nous ne voudrions pas que Turner soit heureux de te voir morte, n'est-ce pas ? ".

    Tout ce qu'il fallait, c'était lui donner une raison de se battre et de rester en vie. Turner, l'un des pacificateurs à avoir injustement battu son frère et à s'être acharnée sur elle pour une simple histoire de ponctualité. Dis-moi, Daisy, tu voudrais vraiment voir un homme pareil se réjouir de ta petite mort ?
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MessageSujet: Re: VI,2. Voyage dans le train (08)   Ven 22 Juil - 23:17

Toutes les moissons étaient injustes mais celle de Daisy, encore plus. Le destin prenait un malin plaisir à s'acharner sur cette famille qui avait pourtant toujours fait tout dans les règles. Pas la moindre once de rébellion, pas la moindre parole néfaste à l'encontre du gouvernement en place, rien et voilà comment ils étaient remercier. A quoi bon s'être comportée en citoyen modèle durant toute sa vie si c'était pour finir ses jours dans une horrible arène, sous le regard de milliers de spectateurs qui se languiraient de sa souffrance ? La jeune femme avait eu tord de penser que sa neutralité allait peser dans la balance, qu'il y avait ne serait-ce qu'un tout petit peu de justice dans ce bas-monde pour épargner les pauvres gens qui se contentent de se laisser vivre sans broncher. Personne ne pouvait soudoyer le hasard, maintenant elle le savait. Jamais elle n'aurait dû souhaiter pouvoir un jour poser le pied au Capitole. Son souhait avait été entendu, il se réaliserait dès le lendemain mais à quel prix. D'accord, pour l'instant tout était beau mais il ne fallait pas bêtement se laisser éblouir, ce n'était l'affaire que de quelques jours. Ce luxe éphémère lui donnait le vertige. Elle voulait fuir à toutes jambes mais ne pouvait rien faire. Le train roulait à une vitesse vertigineuse, elle finirait probablement très mal au point si elle parvenait à sauter. De toute manière, des Pacificateurs devaient monter la garde, comme de bons petits soldats, devant les accès aux sorties. Il n'y avait pas d'échappatoire. Tant mieux, sûrement. Daisy n'était pas courageuse, elle aurait sinon tenter de se barrer et les conséquences auraient été terribles pour sa famille. Ils subissaient bien assez en ce moment pour mériter une nouvelle sentence. La tribut du Huit pensait très fort à ceux rester à la maison et priait qu'après sa mère et elle, il n'y aurait pas de prochain à subir un mauvais coup du destin. Pas tout de suite en tout cas. La mort les rattraperait un jour, impossible de fuir la faucheuse éternellement mais le plus tard serait le mieux. On ne vivait pas souvent vieux dans les districts mais son père était encore jeune, son corps tenait le coup et son travail n'était pas spécialement éprouvant. Pénible à la limite mais il n'allait pas mourir d'ennui.  Quant à son frère, il avait encore plus de temps devant lui. C'était un beau jeune homme, il méritait de vivre et de connaître autant de bonheur que la vie de district peut lui offrir.

Son district lui manquait déjà beaucoup et la seule chose qu'elle pouvait désormais faire pour espérer un jour rentrer, c'était de donner tout son possible durant les prochains jours, avant et pendant l'arène. Elle avait la promesse de ne pas abandonner, de se battre jusqu'au bout et elle le ferait. C'était une chose de le dire et encore une autre de ne pas changer d'avis en cours de route mais elle tiendrait bon. Parce qu'elle n'était pas seule. Il y avait son co-tribut qui était principalement dans la même galère mais Daisy songeait surtout à un des accompagnateurs surprise. Etonnement, la présence du Pacificateur qui lui avait sauvé la mise quelques semaines auparavant, la rassurait. Elle avait une plutôt bonne image de lui, malheureusement sa bêtise risquait de la lui faire perdre. Pourquoi cherchait-elle à savoir si ses paroles étaient honnêtes ou non ? Elle aurait dû accepter les mots de l'homme sans broncher et s'y accrocher de toutes ses forces. La gorge semblait lui brûler plus désormais, comme si l'attente la rendait plus vulnérable. L'alcool, ce n'était pas pour les enfants. Et elle n'en était plus tout à fait une, d'ici quelques jours l'arène achèvera son innocence et pourfendra son âme. Alors, elle but le reste de son verre d'une seule traite et le rejoignit au bar pour se resservir. Elle avait besoin d'un courage que pour l'instant, elle n'était pas capable de se fournir seule. " - Ce n'est pas une histoire de confiance. Sinon, je ne t'aurais pas dit que je miserai sur toi : j'aurais attendu de voir les autres moissons et j'aurais parié sur un tribut carrière. ". Les mots tombèrent lourdement dans le wagon silencieux, brisant l'infime espoir auquel elle avait eu la stupidité de croire. Bien sûr que ce n'était pas une histoire de confiance, il était bien placé pour savoir qu'il n'y avait rien de menaçant chez elle, sans compter que ce n'était pas non plus une machine de muscles.

Quelques secondes de flottement, Daisy redoutait qu'il lui dise que c'était juste une histoire de parier sur le district dans lequel il travaillait. " - Je mise sur toi parce que le 8 est le district que je dirige... Que je dirigeais. ". Elle aurait aimé se boucher les oreilles pour faire semblant de ne pas savoir n'être qu'un simple enjeu pour lui aussi mais elle en fût incapable. Elle aurait voulût qu'il ne soit pas comme les autres, à faire des paris stupides entre collègues mais visiblement si. Et il dirait probablement la même chose à Léo la prochaine fois qu'ils se croiseraient. Son visage se ferma tandis qu'elle se détourna pour remplir son verre. Le Pacificateur s'inquiétait plus pour son post que pour sa victoire, comme si le fait d'avoir miser sur la bonne personne lui donnerait le droit d'être à nouveau le chef du Huit. Ce serait sans doute une bonne chose, jusqu'à présent il ne lui avait pas l'air trop mauvais. Moins que les autres. La jeune femme ne pouvait pas dire qu'elle était seulement déçu qu'il se prête également aux paris, finalement elle s'y était attendue mais avait refuser de trop y croire. Comme si ça pouvait changer quelque chose, dans le fond...  « Brooke a réussi, pourtant quand je l'ai vu pour la première fois, je ne la voyais pas du tout comme gagnante. A mes yeux, Yorell devait avoir plus de chances. » Pourvu que sa mentor ne surgisse pas dans le wagon sans crier gare, ça ne jouerait pas dans l'intérêt de la nouvelle tribut du Huit. « Tout ça pour dire que je peux réserver des surprise auxquelles moi-même je ne m'attends pas, qui sait. » Daisy, elle, croyait en ses chances. Très minimes, certes, mais il y en avait tout de même. Et lui aurait le bec clouait si elle gagnait vraiment cette édition. « J'imagine que vous allez également dire à Théo que vous misez sur lui. » Un seul gagnant mais deux représentants par districts, le Pacificateur aurait tord de se priver d'une double chance de remporter – indirectement – la victoire. En réalité, elle ne voulait pas entendre cette réponse non plus mais les mots étaient encore sortis tout seuls. De toute façon, elle n'était plus à ça près. C'était évident que son co-tribut aurait le droit au même blabla et ça l'énervait qu'on ne soit pas capable de faire son choix entre les deux. Ils formaient le duo du Huit de cette édition mais n'étaient pas la même personne, n'avait pas la même histoire. Non, ce n'était pas du pareil au même tant que l'un d'eux remportait les Jeux. C'était totalement différent, il n'y en aurait qu'un et il fallait faire un choix sur la personne à soutenir.

Daisy sentait la colère montait petit à petit en elle, ce n'était pas particulièrement contre le Pacificateur mais contre Panem entier. " - Et je mise sur toi parce que ça doit bien faire plaisir à cet enfoiré de Turner de te voir aux Jeux. ". Il ne fallait pas longtemps à la jeune femme pour comprendre de qui il parlait. Oui, l'autre bouffon qui avait voulût lui faire la misère lors de la visite à l'usine. Celui-là devait se délecter de la savoir en route pour la capitale. L'idée que sa moisson ait pu être la meilleure nouvelle possible pour lui agaça encore plus la jeune femme. C'est plutôt lui qu'elle devrait affronter dans l'arène. Sans son arme, il ferait moins le fier. " - Et toi comme moi, nous ne voudrions pas que Turner soit heureux de te voir morte, n'est-ce pas ? ". Cette fois par contre, l'homme et elle étaient sur la même longueur d'onde. Daisy n'avait pas eu l'occasion de se venger de l'affront que cet enfoiré, gagner serait l'occasion ultime. Encore fallait-il y arriver. Ce n'était pas impossible, on venait de lui donner une motivation supplémentaire qui en cas de coup de moue suffirait sans doute à la remettre sur les rails. « C'est vrai. Je n'avais pas vu les choses sous cet angle. Et si tous les deux nous souhaitons ma victoire, est-ce que vous accepteriez de me donner des conseils ? » Un Pacificateur, ça devait savoir se battre aussi sans leur joujou à feu et c'était ce qui pouvait potentiellement l'intéresser et l'aider.

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MessageSujet: Re: VI,2. Voyage dans le train (08)   Ven 29 Juil - 14:50

    Il y avait dans ce train un arrière goût de déjà vu. Un goût amer qui lui restait en bouche. Un vieux souvenir qu'il aurait préféré oublier, ne jamais avoir vécu. Sa main serra fortement le verre, menaçant de le briser alors que sa tête se tourna vers la porte qui menait à l'autre wagon. Il connaissait ce train par cœur. Il connaissait les coins et recoins. Il connaissait même chaque menu proposé, chaque alcool, chaque petit détail qui rendait ce moment encore plus cruel qu'il ne l'était déjà. Son regard se perdit sur la porte. Il ne pouvait pas changer le passé. Ce qui était fait, était fait et ne pouvait être défait, à son grand regret. Et dire que tout s'était joué dans ce train, il y a deux ans auparavant. Tout. La voix de la jeune fille le ramena dans le présent. Il cligna des yeux et tourna la tête vers elle. Elle aussi, s'était resservie. Doucement, il posa son verre sur le comptoir et le remplit à nouveau. Ses mots lui arrachèrent un sourire triste. Oui, Yorell Moon aurait dû gagner. Mais le sort ne lui avait pas été favorable. Le sort préféra une fille comme Brooke. Personne ne s'y attendait, elle encore moins. C'était une bonne surprise pour le District 8 mais une très mauvaise pour l'équipe. Tout le monde avait parié sur le garçon. Tout le monde espérait le retour du garçon. Mais c'était la fille qui avait remporté cette bataille. C'était la fille qui était revenue. Et c'était sûrement la raison pour laquelle elle n'avait pas été très populaire. Beaucoup de pacificateurs avaient râlé dans le 8. Il avait râlé aussi, il fallait l'avouer. Mais pour lui, c'était différent. Yorell était... Spécial. Tout comme Daisy l'était aujourd'hui. Il la regarda longuement en portant son verre à ses lèvres. Elle était spéciale car il y avait un lien entre eux. Quelque chose. Il la connaissait. Il connaissait Yorell mais pas Brooke. Il connait Daisy mais ne connait pas son co-tribut. Il but une longue gorgée et reposa son verre sans la lâcher des yeux :

    " - Yorell aurait dû gagner. Il était porté favori. ".

    Oui, il l'était. Il ferma un instant les yeux et expira par le nez. Et Erin ? Allait-elle parier ? Allait-elle était les tributs du 2 ? Peut-être qu'elle ne les regarderait pas, les Jeux. Peut-être allait-elle fermer les yeux et se boucher les oreilles. Lui, il n'en avait pas le droit. Son regard se posa à nouveau sur la fillette et la désigna du menton :

    " - Tu as donc toutes tes chances, gamine. C'est certain. Si une gamine comme Brooke a pu gagner, tu le peux aussi. ".

    Sa tête se pencha légèrement sur le côté et un sourire amusé se dessina au coin de ses lèvres alors qu'il but le peu d'alcool qui lui restait dans son verre :

    " - Quoi ? Jalouse que je puisse miser sur quelqu'un d'autre que toi ? ".

    Il ricana et se lécha les lèvres. Il avait toutes les raisons du monde de parier aussi sur le garçon mais il n'en avait pas la moindre envie. A quoi bon ? Le District 8 avait très peu de chance de gagner à nouveau et même s'il gagnait, il préférait largement que ce soit la fillette qui rentre à la maison. Il se gratta la tempe et se resservit un quatrième verre :

    " - Non, gamine. Je n'irais pas le voir. Je ne parierai pas sur lui. Je ne ferais pas le boulot de votre mentor, pas pour lui. J'aide déjà la petite Daisy, pas besoin de m'encombrer avec un autre gamin. ".

    Au fond de ses tripes, tout au fond, il se souvenait de ce que Silk lui disait, à chaque fois qu'elle rentrait sans gagnant. Il se souvenait de sa détresse, de ses cris, de ses larmes et de son cœur qui se brisait un petit peu, à chaque fois. Il se souvenait comme, il y a deux ans, il avait eu du mal avec la mort de Yorell, avec tout ce qui en avait découlé. Il se souvenait de tout ce qu'il avait ressenti. Il se souvenait qu'il avait eu mal, même s'il avait été plus ou moins content que Brooke revienne. Il ne voulait pas revivre ça. Il n'était pas mentor, il n'avait jamais participé aux Hunger Games mais tout ce qu'il avait vécu et vu avec Silk, c'était tout comme. Il avait partagé un peu de son fardeau et de sa douleur. Il avait essayé, du moins. Dans un élan, il but d'une traite son verre et déglutit, sourcils plissés :

    " - Ouais. Je peux t'en donner, des conseils. Mais je vais avoir besoin d'un autre verre. ".

    Avec maladresse, il attrapa la bouteille et but directement au goulot, se laissant tomber sur un tabouret en soupirant longuement avant de laisser un flot de paroles s'écouler de ses lèvres :

    " - Alors... Il te faut une alliance. Seule, tu as beaucoup moins de chance de t'en sortir. Évite de lourder ton co-tribut de suite, c'est assez mal vu. Évite la corne même si c'est tentant ou alors vas-y mais évite les carrières. Les carrières n'auront aucune pitié pour toi. Observe bien tout le monde : chacun de vous aura une spécialité. Trouve de l'eau, de quoi bouffer, évite de faire un feu, tout ça tout ça, tout le genre de blabla que ta mentor pourrait très bien te dire aussi. ".

    Adonis s'humecta les lèvres et la regarda droit dans les yeux :

    " - Il y aura des pièges de toutes sortes.Tu ne seras en sécurité nulle part et avec personne. N'oublie jamais, Daisy : à la fin, il n'y en a qu'un qui rentre. ".
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MessageSujet: Re: VI,2. Voyage dans le train (08)   Jeu 4 Aoû - 18:51

Beaucoup de jeunes étaient montés dans ce train avant elle mais relativement peu avaient pu faire le trajet dans les deux sens, confortablement installés sur une banquette en train de siroter n'importe quelle boisson. Normal, le district Huit ne comptait pas énormément de vainqueurs à son actif. En même temps, à moins d'être fils de bouchers, les bases de la survie là-bas ne correspondaient pas à une quelconque forme de combat. Travailler le textile étant leur principale activité, il était beaucoup plus important de savoir manier une aiguille correctement plutôt que faire n'importe quoi d'autre. Alors évidemment que les tributs du Huit ne constituaient pas souvent en des adversaires redoutables. C'était l'inégalité même ces Jeux. Malgré tout, même si ils n'étaient pas extraordinairement nombreux, il y avait eu des gagnants issus du Huit, ce qui permettait à Daisy de garder espoir. Même en n'étant pas follement aider par les conditions de son district de naissance, il y avait beaucoup d'autres paramètres une fois dans l'arène à prendre en compte. Et tant qu'elle ne connaissait pas l'environnement, les autres tributs ni les futurs objets en sa possession, elle ne pouvait pas s'avouer vaincu. Sans compter les pièges, il y en aurait peut-être plus que d'habitude, ce qui éliminerait un bon nombre d'adversaires. Même si c'était un peu horrible de penser comme ça pour ne pas avoir à sa salir les mains, la jeune femme devait admettre que l'idée était charmante. Du moins, tant qu'elle ne faisait pas partie des victimes d'un piège malencontreusement déclenché en mettant le pied au mauvais endroit. Même si jusqu'ici, elle n'avait pas été très chanceuse, elle ne se voyait pas bêtement succomber à un piège même si c'était peut-être mieux que de finir sous les coups d'un autre tribut. Il fallait un peu de chance mais aussi de la stratégie et être capable de bien rebondir face aux changements de situation, avec l'expérience de sa mentor, il y avait moyen pour qu'elle s'en sorte. Brooke ne s'était pas vraiment comportée comme une amazone mais on ne savait trop comment, avait quand même réussi à gagner. C'était la preuve que tout le monde pouvait gagner, suffisait aussi de croire et persévérer. Daisy espérait un environnement de la même trempe que celui de deux ans en arrière, pour pouvoir se baser sur du déjà vu mais ça lui semblait peu probable.

" - Yorell aurait dû gagner. Il était porté favori. ". Ce n'était pas étonnant, elle la première avait préféré placer tous ses espoirs en Yorell. Pas qu'il était une montagne de muscles mais elle avait cru déceler en lui quelque chose de plus que sa co-tribut. Comme quoi, la victoire de Brooke n'avait été évidente pour personne. Pas tout le monde en tout cas. C'était quand même une joie de voir revenir une personne de son district – mê me si on ne la connaît pas – revenir vivante des Jeux mais pour le coup, ça avait surtout été une surprise. " - Tu as donc toutes tes chances, gamine. C'est certain. Si une gamine comme Brooke a pu gagner, tu le peux aussi. ". La pauvre mentor n'était pas dans les parages mais elle prenait pas mal dans la figure. C'était un peu méchant mais pas important, impossible de revenir sur le passé de toute façon. Puis ce serait vraiment un coup de malchance si elle débarquait pile à ce moment-là dans le wagon. Si sa mentor avait voulût parler en quelqu'un, elle devait avoir trouver en premier Théo, donc inutile de s'inquiéter. A moins qu'elle ne souhaitait leur parler à tous les deux en même temps, dans le fond la jeune femme ne savait pas trop comment ça fonctionnait mais elle préférait penser que Brooke était loin. Parce que ça l'arranger au lieu de s'inquiéter de sa potentielle venue. « Je le pense aussi. » Au moins, ils étaient sur la même longueur d'onde. Elle ne voyait pas pourquoi elle ne pourrait pas non plus gagner alors que sa mentor avait réussi cette prouesse. Leurs profils, à ce moment là des Jeux, étaient sensiblement les même. « Mais je n'ai presque rien à mon avantage. » souffla t-elle. « Ma meilleure attaque serait de planter une aiguille dans un œil. » Si elle ne se faisait pas zigouiller avant de parvenir à une distance assez proche pour tenter. C'était pas une solution envisageable, elle le savait, c'était juste pour donner une idée approximative de ses actuelles – et minimes – compétences.

" - Quoi ? Jalouse que je puisse miser sur quelqu'un d'autre que toi ? ". Les joues de la jeune femme s'empourprèrent et elle baissa honteusement la tête pour le cacher. C'était normal de se poser la question, de ne pas vouloir recevoir le même baratin que son co-tribut mais pour le coup, c'était le ricanement du Pacificateur qui la mettait mal à l'aise. La trouvait-il stupide ? Jouait-il à un jeu avec elle. « En quelque sorte. » répondit-elle. Parce que n'était pas faux mais pas exactement vrai non plus. Il n'y aurait qu'un seul gagnant et ce serait suffisamment difficile de le faire gagner, elle ne voulait pas que l'homme divise ses efforts en deux, un coup pour Théo, un coup pour elle. " - Non, gamine. Je n'irais pas le voir. Je ne parierai pas sur lui. Je ne ferais pas le boulot de votre mentor, pas pour lui. J'aide déjà la petite Daisy, pas besoin de m'encombrer avec un autre gamin. ". Un sourire idiot illumina son visage alors qu'elle gagnait un peu plus en confiance. Elle avait déjà une personne de son côté. Bien sûr, l'homme pouvait toujours la faire marcher mais ce n'était pas dans son intérêt de donner de l'attention à cette possibilité. Il s'était déjà montré assez gentil une fois avec elle, pourquoi pas une deuxième ? Elle devait croire en lui, même si ce n'était pas la première personne en qui croire aux premiers abords. « Merci. » Ces mots lui arrachèrent les lèvres mais elle lui devait bien ça. D'accord, il n'avait rien fait mais l'aide d'un homme comme ça n'était jamais gagner d'avance, elle n'était pas à l'abri d'un retournement de veste alors au cas où, elle préférait se montrer respectueuse dès le départ. Puis sincèrement, elle était reconnaissante des paroles qu'il avait eu à son égard jusqu'à présent et de l'attention qu'il portait sur elle alors que sa moisson n'avait eu lieu que quelques heures avant. C'était vraiment le tout début des Jeux et il avait déjà fait son choix entre les deux tributs du Huit. Et c'était elle. La frêle Daisy possédait déjà une personne de son côté. Elle espérait apprendre beaucoup de lui. Parce que c'était un homme qui ne connaissait peut-être pas l'arène mais qui savait se battre, avec ses conseils puis ceux de Brooke elle ne se lancerait pas la partie totalement démunie.

" - Ouais. Je peux t'en donner, des conseils. Mais je vais avoir besoin d'un autre verre. ". C'était bas d'en profiter pour se payer des services, même aussi petits et insignifiants que celui-ci, pourtant Daisy était prête à s'écraser et à le lui servir son verre si il ne fallait que ça. Parce qu'elle avait cru que c'était ce que le Pacificateur lui avait demandé mais visiblement, non. " - Alors... Il te faut une alliance. Seule, tu as beaucoup moins de chance de t'en sortir. Évite de lourder ton co-tribut de suite, c'est assez mal vu. Évite la corne même si c'est tentant ou alors vas-y mais évite les carrières. Les carrières n'auront aucune pitié pour toi. Observe bien tout le monde : chacun de vous aura une spécialité. Trouve de l'eau, de quoi bouffer, évite de faire un feu, tout ça tout ça, tout le genre de blabla que ta mentor pourrait très bien te dire aussi. ". Comme elle avait dit précédemment, elle n'avait pas grand chose pour elle. Quelques connaissances de plantes mais est-ce que ça pouvait comme spécialité ? C'était un peu simple, trop peu utile. Il y avait possibilité que ça puisse l'être mais pas obligatoirement. Tandis qu'une arme serait plus utile et ce, dans plusieurs situations. Mais apprendre à maîtriser comme un as une arme en trois jours, c'était un peu chaud. Même en intensif puis elle comptait se renseigner sur d'autres trucs. Des petites choses qui à ses yeux auraient un sens. " - Il y aura des pièges de toutes sortes.Tu ne seras en sécurité nulle part et avec personne. N'oublie jamais, Daisy : à la fin, il n'y en a qu'un qui rentre. ". La jeune femme le savait déjà ça, mais dit de sa bouche à lui, l'information était plus dure à digérer, comme si c'était la première fois qu'on lui en faisait part. « Je sais bien tout ça, par contre je ne vois pas quelle pourrait être ma spécialité. Et je n'aurais pas le choix d'aller à la Corne. Je ne sais rien faire de mes dix doigts, sans le moindre petit truc je serais perdue. Puis je cours vite, je suis endurante, j'ai mes chances. » Un rapide petit passage, histoire de prendre le strict minimum histoire de ne pas repartir les mains vides. « Mais en fait, je voulais des conseils pour se battre. Vous avez dû suivre un entraînement et pas que avec votre arme, vous connaissez des points sensibles à toucher, non ? » Rien ne lui garantissait d'avoir une arme, donc il ne serait plus question de taper n'importe où. Il faudrait viser là où ça fait le plus mal, à première vue le ventre, peut-être ?


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MessageSujet: Re: VI,2. Voyage dans le train (08)   Mer 17 Aoû - 13:49

    Alors que ses yeux se plantèrent dans les siens, Adonis se demanda si Yorell aurait survécu avec ses conseils. Aurait-il pu avoir une chance de plus ? Est-ce que cela aurait changé quelque chose, finalement ? Est-ce que lui donner une raison suffisante de rentrer à la maison l'aurait sauvé ? Une étrange relation les avait liés, tous les deux. Ce garçon taciturne, téméraire, aux yeux froids et aux mots glacials. Il lui avait tenu tête, sans se laisser berner. Daisy ne lui tenait pas tête mais elle avait ce petit quelque chose qui lui faisait penser à Yorell. Elle était parfois sur la défensive, prête à bondir et attaquer, tout en remerciant ou s'excusant. Elle n'avait peut-être pas l'âme d'une guerrière mais elle semblait déterminée et son regard de petite fille se durcissait à chaque minute qui passait. Elle se doutait que, si elle revenait, plus rien ne serait comme avant. Sa vie changerait du tout au tout. Ce ne serait ni la richesse ni la gloire qu'elle craignait c'était certain. Il ne fallait pas oublier les cauchemars, comme ceux que faisaient Silk. Des cauchemars à vous extirper d'un sommeil profond. Des cauchemars à vous en faire suer et hurler de douleur. C'était ce qu'elle devrait craindre. Parfois, lorsque Silk se mettait à parler en dormant, elle pleurait et suppliait qu'on l'achève. Le regard d'Adonis était toujours planté dans celui de la fillette. Peut-être que dans le fond, les plus chanceux, c'était ceux qui mourraient rapidement dans l'arène. Rapidement et sans douleur. Il but un autre verre d'alcool en s'imaginant crever dans l'arène : du moment qu'il pouvait fixer le ciel, pour que sa rétine s'en imprègne une toute dernière fois... C'était comme ça qu'il voulait mourir de toute façon : en regardant le ciel.

    L'homme se mit à bailler alors qu'il avala d'une traite un autre verre. Autant se bourrer un maximum la gueule pour bien dormir le soir. Il aurait largement le temps de décuver avant d'arriver au Capitole et d'avoir l'air présentable. Ses lèvres se pincèrent et il retint un rot dans le fond de sa gorge avant de secouer la tête :

    " - Tu parlais d'une aiguille dans l’œil. Bah écoute : t'as qu'à prendre une plus grosse aiguille et l'enfoncer dans les yeux de tes adversaires. En parlant de grosse aiguille, je pense bien à un poignard, à une dague ou à un petit couteau. Peu importe. Un truc que tu puisses manier sans difficulté et qui peut te protéger. Tu peux le planter en plein dans la tempe aussi, ce sera plus efficace que les yeux. ".


    De nouveau, il pinça les lèvres pour ne pas laisser échapper un rot mais ce dernier se fit entendre, même si coincé entre ses dents. Il acquiesça, comme pour lui-même, et reprit un autre verre qu'il but plus doucement. L'alcool commençait sérieusement à l'échauffer et lui brûler le corps. Dommage que cela ne lui donnait pas encore le tournis. Il leva son index et fixa Daisy avec le regard vitreux d'un homme qui commence à être salement soûl :

    " - Courir, ça va te servir. Si t'es endurante, c'est le principal. Puis si tu veux aller à la Corne, va ma petite. Mais évite – putain évite – les carrières sinon ils vont te bouffer toute crue et tu supplieras le sort de t'être favorable dans la mort. ".

    Adonis se passa une main dans les cheveux en soupirant, remuant faiblement son verre en fixant la surface ambrée. Bien sûr qu'il avait suivi un entraînement, bien sur qu'il savait se battre. Il ne serait pas sorti dans les meilleurs de sa promo s'il avait été bidon au corps à corps, même s'il était largement plus doué avec une arme. Pensif, il se mordit la lèvre avant de regarder autour d'eux. Pas de caméras. Personne. Peut-être qu'il pouvait rapidement lui montrer quelques trucs. Il se leva difficilement du tabouret et tituba légèrement là où il y avait un peu de place. D'un geste de la main, il lui fit signe de le rejoindre :

    " - Viens. Pose tes mains là. ".

    Un peu ailleurs, il se tapota les épaules pour qu'elle les lui empoigne. Il joignit ses mains au niveau de son bassin et la regarda :

    " - Bon, vas-y pas trop fort sinon je vais me casser la gueule, je suis pas vraiment en état. ".

    Un instant, il ferma les yeux et déglutit pour reprendre un minimum ses esprits. Il fit craquer son cou et rouvrit les yeux :

    " - Alors. Tu t'appuies bien à mes épaules et tu envoies un grand coup de genoux dans le creux de mes mains, okay ? Sers-toi de mes épaules, vraiment, pour faire basculer mon poids et taper fort avec tes genoux. C'est important. ".

    Première leçon. Premier essai. Putain, ce qu'il puait l'alcool.
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MessageSujet: Re: VI,2. Voyage dans le train (08)   Ven 9 Sep - 21:22

Avait-elle perdu la tête pour oser demander des conseils de survie à un pacificateur ? Celui-ci n'était pas comme n'importe lequel d'entre eux, il était un peu différent, pas aussi profondément mauvais. Certes, Daisy ne le connaissait pas depuis longtemps et donc pas suffisamment pour le juger correctement mais elle avait confiance en son opinion. Il l'avait sauvé une fois et dans ce train bondés d'inconnus, s'imposait plus ou moins comme son unique point de repère. Peut-être parce qu'ils étaient tout deux en train de consommer les alcools du bar, elle se sentait étrangement plus proche de lui que de Théo par exemple, pourtant tribut en même temps qu'elle. Ou bien alors de Brooke qu'elle avait dû mal à estimer en tant que gagnante des jeux et mentor. Instinctivement, c'était à lui que l'adolescente voulait se fier. En faire son tout premier allié, en quelque sorte. Un soutient qu'aucun autre tribut ne disposerait. Plus de connaissances et d'expérience sur de nombreux points, c'était d'un homme de sa trempe dont elle avait besoin pour mieux se préparer à l'arène. Encore fallait-il qu'il soit en bon état pour assurer des conseils judicieux. Si dès le premier jour il commençait à se bourrer, elle n'irait pas très loin avec lui. Comme le pacificateur tenait le coup pour le moment, Daisy s'abstint de toute remarque et ouvrit bien grands ses oreilles. De son côté, elle abandonna l'idée de vider à elle-seule certaines bouteilles du bar, même pour noyer son chagrin. Elle n'avait pas le temps de se lamenter, de faire n'importe quoi et de décuver. Ce serait du temps gâché, à ne pas parler avec sa mentor, son hôtesse ou bien visionner les moissons des autres tributs. Ce genre de trucs, c'était pour les grands de toute façon. Elle n'était plus une enfant mais pas tout à fait une adulte non plus, elle entrait dans une catégorie spéciale répondant au nom de « tribut » et ses préoccupations étaient plus graves que jamais. Elle allait devoir se battre – littéralement – pour survivre. Depuis son plus jeune âge, Daisy était habituée à survivre plutôt que vivre mais jamais au prix le plus cher qui soit. Ces jeux la répugnaient. Elle passait par toutes les émotions possibles et inimaginables pour finalement se résoudre à sa nouvelle réalité et à apprendre les incontournables.

" - Tu parlais d'une aiguille dans l’œil. Bah écoute : t'as qu'à prendre une plus grosse aiguille et l'enfoncer dans les yeux de tes adversaires. En parlant de grosse aiguille, je pense bien à un poignard, à une dague ou à un petit couteau. Peu importe. Un truc que tu puisses manier sans difficulté et qui peut te protéger. Tu peux le planter en plein dans la tempe aussi, ce sera plus efficace que les yeux. ". Une petite arme pour de petites mains, la meilleure option, évidemment. Tous ces trucs là étaient ce qui s'éloignaient le moins d'une aiguille. Une maniabilité simple de base, un poids léger, de quoi apprendre à bien se défendre en quelques jours. Son choix se serait forcément baser sur ce type d'armes bien plus approprié à sa force et à sa corpulence qu'une hache par exemple. Pour le coup, le pacificateur ne l'aidait pas beaucoup. C'était bien beau de lui conseiller un endroit en particulier à attaquer mais encore fallait-il s'approcher de l'adversaire. Un des inconvénients à prendre une petite arme était la faible portée. En gros, pour s'approcher elle devrait miser sur l'effet de réussite et la réussite du premier coup sauf qu'aux dernières nouvelles, Daisy n'était pas une experte en assassinat. Il n'avait pas des astuces ou d'autres techniques autre que fonctionner à la chance en fonçant dans le tas ? C'était à coup à se faire éventrer ou décapiter, ça... « Et contre un tribut qui possède une arme avec une plus grande portée que la mienne, je fais comment ? Parce qu'avec une dague, un poignard ou n'importe quoi d'autre de petit, va falloir que je réussisse à me rapprocher. » En gros, si les tributs se retrouvaient balancer dans un désert, elle était dans la merde. Avec du sable à perte de vue pendant de long kilomètres, impossible de se cacher, de surprendre ou d'attaquer. Juste fuir. Sous un soleil artificiel chauffé à fond, même en étant endurante, elle ne se voyait pas réussir à fuir assez longtemps pour découvrir une zone plus propice à ses compétences. Pourvu qu'il y ait des cachettes, des feuilles, des arbres ou des rochers...

" - Courir, ça va te servir. Si t'es endurante, c'est le principal. Puis si tu veux aller à la Corne, va ma petite. Mais évite – putain évite – les carrières sinon ils vont te bouffer toute crue et tu supplieras le sort de t'être favorable dans la mort. ". Bonjour le scoop du siècle. Soit il la prenait pour une débile, soit il ne savait pas quoi dire, soit il avait trop bu. Daisy penchait pour la troisième possibilité à cause de ses yeux vitreux sans parvenir à décider si elle devait faire un commentaire sur la quantité d'alcool ingurgité ou non. Craignant de devoir dire adieu à de possibles précieux conseils, elle se mordit la langue inférieure pour s'empêcher de faire un commentaire désagréable. C'était vraiment pas le moment pour laisser bêtement passer sa chance. Peut-être que patience et politesse lui permettraient un autre jour de bénéficier de meilleurs conseils ? Elle ne voulait pas perdre son premier soutien, qu'il l'abandonne pour encourager son co-tribut. « Ils ne m'auront pas si facilement, je ne compte pas faire acte de présence à la corne et disparaître juste après. » Tant qu'à être obligé de participer, autant le faire jusqu'au bout et tenter la victoire. Sans cet objectif, elle s'écroulerait vaincue d'avance et sa fierté l'en empêchait. " - Viens. Pose tes mains là. ". Les choses sérieuses allaient enfin commencer. L'adolescente ne prêta pas attention à l'état du pacificateur qui semblait à peine tenir debout. " - Bon, vas-y pas trop fort sinon je vais me casser la gueule, je suis pas vraiment en état. ". C'était de sa faute, il 'n'avait qu'à faire attention. Réfléchir. Ce n'était pas lui qui allait risquer sa vie dans l'arène, il n'avait aucune excuse. « Faut arrêtez de boire alors. J'ai besoin de quelqu'un en pleine possession de ses moyens et de ses esprits. » Sa voix et son regards s'étaient fait plus durs, les mots étaient sortis tout seuls. Elle se mordit une nouvelle fois la lèvre, en attente de se faire congédier mais rien ne tomba. Elle se dépêcha d'obtempérer et de placer ses mains aux endroits indiqués. " - Alors. Tu t'appuies bien à mes épaules et tu envoies un grand coup de genoux dans le creux de mes mains, okay ? Sers-toi de mes épaules, vraiment, pour faire basculer mon poids et taper fort avec tes genoux. C'est important. ". Quoique intimidée par la situation, l'adolescente hocha la tête et appuya sur les épaules du pacificateur pour se donner force et élan. La force physique n'étant pas un de ses atouts, elle ne se modéra pas tant que ça. Ce qu'elle voulait, c'était répondre aux attentes du pacificateur pour qu'il n'ait pas envie de la laisser appréhender l'avenir toute seule. « Une fois que nous serons arrivés au Capitole, je suppose que ce ne sera plus possible de me montrer quelques trucs ? » Les coups d'oeils lancés à droite et à gauche ne lui avaient pas échappé, Nightsprings avait vérifié la présence de caméras. Autrement dit, ils n'avaient que jusqu'à demain, à condition qu'il veuille bien l'aider de nouveau avant l'arrêt du train.


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VI,2. Voyage dans le train (08)

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