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 Remember all the sadness and frustration. ♣ AVALON

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MessageSujet: Re: Remember all the sadness and frustration. ♣ AVALON   Lun 26 Déc - 15:37

    Mes rêves les plus fous venaient de prendre vies devant mes yeux, il n'y avait surement pas de moyen pour être plus heureux que je ne l'étais en ce moment même et rien ne pouvait briser cette confiance que je possédais désormais en moi, en nous. Sans doute était-ce une erreur que d'avoir voulu sortir vue l'état de mes blessures, et je savais qu'Avalon avait parfaitement raison quant à ma sottise, cependant ces baies avaient eut le don de revigorer mon estomac qui ne se faisait plus entendre. « J'aurais préféré ne pas dormir, ce n'était pas très... reposant. » Je fronçais les sourcils, soucieux du cauchemar qu'avait bien pût faire Avalon pendant son sommeil, mais elle avait l'expression de quelqu'un qui préférait ne pas avoir à s'en souvenir, ce pourquoi je ne lui posait pas de question quant au rêve qui avait agité son esprit. « Ça aurait pu être bien plus grave pour ta jambe. Même si je ne peux pas t'empêcher de faire comme tu le veux, fais attention un peu quand même. » Elle avait raison et résonnait beaucoup plus sagement que moi, mais j'étais un jeune homme d'action incapable de ressentir les effets du repos sans avoir à se rendre coupable de n'avoir rien fait pour changer les choses. « A vos ordres. » Je lui adressais une moue désolé avant que mes lèvres ne s'étirent pour un sourire enfantin et doux comme je n'en avais plus fait depuis un certain temps. L'ambiance qui reniait entre nous était des plus détendue jusqu'à ce que je fasse part de mon rêve à Avalon, ce rêve dans lequel je perdais tous les êtres qui m'étaient chers a commencer par elle, ce cauchemar qui restait encore gravé dans ma mémoire et dont les instants me revenaient par flash désagréable.

    C'est cet instant que choisi Avalon pour me faire de ses sentiments afin de ma rassurer sur le fait que je ne pouvais pas la perdre. Ses paroles me donnèrent du baume au cœur, tant bien que je ne put m'empêcher d'y croire et de rêver à des jours meilleurs. Nous fûmes irrévocablement attirés l'un par l'autre, et le baiser que je nous échangeâmes à cet instant me parut plus beau et plus vrai que n'importe quel autre. Cette passion, cet amour que nous partagions à cet instant me fit battre le cœur de plus en plus vite, si bien que j'avais beaucoup de mal à retenir tout ce désir que j'avais gardé en moi tant de temps, ce désir et cet amour que j'éprouvais pour elle depuis tant d'années déjà. Je ne pût m'empêcher de m'approprier le taille d'Avalon, positionnant mes mains sur ses hanches. Je ne voulais pas que ce geste soit mal vu par la jeune femme, ce pourquoi je ne fit rien de plus pour ne pas la mettre mal à l'aise dans un moment comme celui-ci. À peine notre étreinte finie que je sentis mes pommettes prendre feu, ce que je ne pouvais décemment lui cacher puisqu'elle se tenait à quelques centimètres de moi. Les mots qui sortirent alors de ma bouche avaient un goût différent de tous les autres, ils sonnaient à mon oreille comme quand on apprécie beaucoup une mélodie, ils avaient un son de vérité qui me fit frissonner. J'attendis, impatiemment la moindre réaction de la part de la jeune femme, ce à quoi elle répondit par un rire teinté de nervosité que je ne compris pas.« Moi aussi, je t'aime. » « Mais je pense que tu l'as déjà compris. » Je ris avec elle, éprouvant une sensation de bien être que je n'avais jamais rencontré avant, comme si tout allait pour le mieux dans le meilleure des mondes du moment qu'elle se tenait à mes côtés. « C'est parce que tu caches mal ton jeu Sweenage. » J'émis un rire discret qui trahissait bien cette sensation de bonheur que j'éprouvais, et j'étais alors convaincu que plus rien ne pourrait nous séparer.

    Avalon n'avait toujours pas brisé notre étreinte, ce qui me rassura un peu plus sur nos sentiments communs et elle avait un regard qui en disait long sur ce qu'elle ressentait. Je ne pouvais m'empêcher de fixer mon regard dans le sien, conscient que c'était sans doute la plus chose qui m'avait été donné de voir jusque là. « Depuis tellement longtemps ? » Elle avait ce son rieur dans la voix qui me faisait sourire de plus en plus, nous étions comme deux adolescent normaux qui se découvrent et apprenne à s'aimer de la manière la plus simple possible. « Depuis combien de temps de exactement ? Je suis bien curieuse de savoir... » Je riait avec elle de bon cœur face à cette situation qui prenait le dessus sur nous mais dont je ne me plaignait pas le moins du monde. « Tu vas me prendre pour un fou si je te le dis. » Il est vrai que j'avais toujours ressenti quelque chose pour elle, de l'affection à la compassion, de la haine à l'amour, il y avait toujours un sentiment qui s'emparait de moi à la vue d'Avalon. « Depuis une douzaine d'années, à peu près. » Je haussais les épaules avant de lui sourire, cette atmosphère me plaisait de plus en plus et je ne voulais pas le cacher à Avalon, il fallait qu'elle sache tout ce que je ressentais pour elle depuis toutes ces années.

    Le jour commençait à percer par les trous de notre maigre cachette et je pouvais sentir l'air frais me chatouiller la peau, il fallait que l'on prenne la route avant que les pacificateurs décident de passer la forêt au peigne fin. Sans doute étaient-ils déjà postés devant les portes de ma maison, attendant bien sagement que je daigne rentrer afin de soigner mes blessures, ce à quoi je me ferais sûrement attrapé et puni sans ménagement. « On devrait peut-être rentrer tant que le jour est avec nous. » La voix d'Avalon me sorti de mes pensées et je lui accordais alors un regard d'approbation. « Tu lis dans mes pensées. » Je replaçai l'une des ses mèches de cheveux avant de l'embrasser tendrement. Je dégageai ma jambe blessée afin de ne pas avoir à la bouger où à prendre appuie dessus en me levant, la douleur se fit ressentir un instant et m'étira le muscle. Je pouvais déjà apercevoir le regard de la jeune femme posé sur moi et sur mon genou meurtri. « Je vais m'en sortir Ava. Tu n'aura pas à me traîner, promis. » Il était sans doute plus facile d'en rire que d'en pleurer et je savais déjà que la jeune femme voyait en cette phrase un moyen de faire passer la pilule plus facilement. Je lui cédais ma place afin qu'elle puisse passer devant moi avant de refermer mon blouson sur ma blessure et de me hisser à la force des bras hors de la cachette qui nous retenait depuis une journée tout au plus. J'essayais tant bien que mal de garder ma jambe le plus droite possible afin que mon muscle n'est pas à se contracter dans la douleur. Ma plaie au genou me fit tituber quelques instants avant que je n'arrive à retrouver un équilibre précaire, puis une idée me vient en tête et je m'avançais jusqu'à un petit tas de branches assez fortes et hautes pour que je puisse m'en servir de béquille à ma jambe blessée.

    Tous étaient à l'affut d'un quelconque signe de présence humaine, nous avancions le plus lentement possible afin de ne pas m'endommager moi et mes blessures, ce qui me donnait assez de temps pour repérer les bruits et de la forêt. Soudain un bruit différent des autres attira mon attention et je n'étais sur qu'Avalon l'eut entendu, d'un geste de la main j'arrêtai ses pas et l'attirait à moi sans pour autant dévier mon attention du bruit qui se faisait de plus en plus présence. Les feuilles craquèrent sous des pas d'homme, je pouvais entendre clairement le froissement des branchages que l'on pousse pour se frayer un chemin entre les arbres, et j'avais cette peur que cette présence soit un signe de notre arrestation imminente. « Cache-t... » Je n'eus pas le temps de finir ma phrase ni même de trouver un abris à Avalon que les buissons s'écartèrent devant vous afin de laisser place à une chevelure brune et un corps fin. « Aiden ….? » Je sursauta à l'entende de mon prénom et pris le temps de regarder avec attention la jeune femme qui se tenait devant moi. Le visage surpris de Juliet me faisait et je dus retenir un soupire de soulagement pour ne pas qu'elle ne se doute de quelque chose. Juliet faisait parti de mes compagnons, elle venait directement du sept et avait tout le chemin en compagnie de son frère afin de se joindre à nous. Cela faisait maintenant plus de quatre mois qu'ils s'étaient joints à nous et vu le regard qu'elle me lança elle ne s'attendait sûrement pas à me trouver dans la forêt en compagnie d'Avalon et surtout blessé.

    « Qu'est-ce qu'il t'es arrivé ? Ça fait deux jours qu'on te cherche partout ? » Elle se jeta à mon coup sans que je ne susse quoi dire, inquiet de la réaction d'Avalon quant à ce geste totalement déplacé de la part d'une simple connaissance. Il me fallait trouver un mensonge très vite, sous peine que Juliet ne se mette à douter de moi si jamais elle me voyait hésitant dans mes paroles. « J'ai glissé. » Je séparait notre étreinte gênante avant de lui accorder un maigre sourire ainsi qu'un haussement d'épaules. « Je suis allé me baigner et en sortant j'ai glissé sur son rocher, c'est très bête de ma part. Je n'ai pas put bouger alors je suis resté dans la forêt et puis Avalon m'a trouvé. Nous étions sur le point de rentrer. » J'avais toujours eu cette facilité à inventer des choses, comme cette histoire avec Hunter qu'il me faisait maintenant payer, mais il était vrai que j'avais un certain don pour me sortir des mes trépas. J'aurai voulu rassurer Avalon en lui adressant un regard ou bien même en lui prenant la main mais il m'était impossible de faire quoi que soit sous peine que Juliet ne le découvre et le fasse part aux autres, je serais alors obligé de quitter les rebelles ou bien de quitter Avalon, et ce dernier choix n'était tout bonnement pas imaginable. « Tu veux que je te raccompagne jusqu'à chez toi ? » Juliet s'avança quelques peu vers moi, comme si elle attendait le moindre geste de ma part qui puisse affirmer ses paroles. « Non. Merci mais non. » J'avais répondu un peu sèchement, incapable de faire la part chose. Je ne voulais que Juliet ne s'initie là-dedans, tout ce que je voulais s'était rentrer avec Avalon et pour partager certains instants avec elle avant que je ne m'enferme chez moi. « Ça va aller, tu n'as qu'à rentré. Et au fait, je ne serais pas là pendant un certain temps, il faut que je parte avec mon père pour quelque chose d'important. Dis à Rumer de prendre les commandes en mon absence. » Je m'en voulais de prononcer son nom en présence d'Avalon, mais il fallait que je trouve un moyen d'expliquer mon absence aux autres sans qu'ils ne cherchent à me retrouver. « Très bien alors. À plus tard Bregstone.» Juliet m'adressa un clin d'œil avant de s'en aller dans le direction opposé. Je me retournais alors vers Avalon avant de lui adresser un regard d'excuses, ne sachant que faire d'autre dans un moment aussi embarrassant.




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MessageSujet: Re: Remember all the sadness and frustration. ♣ AVALON   Lun 26 Déc - 21:00


« A vos ordres. » J'étais désolée du ton que j'avais employé. Il avait sûrement été trop péremptoire, tout simplement parce que je ne savais pas comment exprimer mon inquiétude avec lui. Je ne voulais pas retomber dans le lyrisme qui m'avait coûté toutes mes forces la veille, et encore moins dans l'énervement pour ne pas le rendre encore plus étanche à mes véritables angoisses. Je lui avais rendu son sourire jusqu'à ce que son visage se renferme à l'évocation de son rêve. Je l'avais rassuré sur nous, ainsi que sur ma présence. Nous n'avions pu nous empêcher de nous rapprocher, j'avais besoin de le sentir près de moi pour être sûre de ne pas rêver cet instant, et de le perdre à tout moment. Alors qu'il m'avouait les mots que j'avais toujours espérer secrètement qu'il me dise, je lui avais répondu de même. « C'est parce que tu caches mal ton jeu Sweenage. » Il était vrai que, même si j'étais capable de garder des secrets en moi, il m'était difficile de ne pas trahir mes sentiments à cause de mon impulsivité qui me poussait à tout dévoiler, parfois violemment. Comme Aiden en avait fait l'expérience juste après ma chute qui m'avait brisé le poignet. Je ne pus cependant me contenir de lui faire une remarque sur son raisonnement quelque peu erroné. « Et pourtant tu viens juste de le découvrir... » Je ne retins pas mon expression de victoire, même si cela devait lui dévoiler qu'il y avait bien longtemps que j'avais développé un intérêt pour lui. Après tout, ça m'était égal. Il pouvait bien tout savoir sur mes vertus et mes vices, c'était le prix à payer pour qu'il me comprenne un jour.

Je restai toujours dans ses bras que je ne voulais quitter pour rien au monde. Une phrase qu'Aiden m'avait dite quelques secondes plus tôt m'était revenue en mémoire. Il m'avait avoué que cela faisait assez longtemps qu'il voulait vivre cet instant avec moi, qu'il voulait m'avouer toutes ces choses que nous n'avions jamais osé même imaginer. Je ne pouvais alors m'empêcher de lui demader depuis combien de temps exactement cela durait. Moi-même je n'en avais aucune idée puisque ce sentiment ne s'était jamais imposé à moi de façon brutale. Aiden avait toujours fait partie de ma vie ainsi que de celle de toute ma famille, il était quasiment inévitable que j'en finisse à ressentir tout cela pour lui. « Tu vas me prendre pour un fou si je te le dis. » Certes, tout comme se je lui disais que ces dernières années, j'étais plus effrayée de le voir partir aux jeux que moi-même. « Je suis sûre que non. Allez... dis! » J'étais trop impatiente d'avoir cette réponse que je refusais totalement qu'il ne me la donne pas. J'étais comme une enfant qui attendait une réponse à sa questions sans intérêt, sauf que la mienneen avait une grande dans ma démarche de le connaître en tant qu'Aiden et non pas en tant que le fils du maire ou le rebelle qui avait emmené ma soeur. « Depuis une douzaine d'années, à peu près. » Je pris son aveu en pleine figure. Douze ans... je ne m'attendais pas à si longtemps. Il me souriait, et je ne pouvais cacher ma surprise. J'étais ravie de compter tant pour lui, mais je ne m'étais jamais imaginé une telle importance. J'étais donc aveugle depuis douze ans, la situation me fit bien rire intérieurement. « Ah oui, à ce point là ? » Je ne savais pas quoi lui répondrede plus, j'étais totalement abasourdie par ces paroles que je n'avais jusqu'à présent jamais soupçonnées.

Nous laissions cependant nos conversations pour plus tard alors que la même idée nous était venue. Le jour commençait à se montrer, nous devions absolument quitter la cachette avant que l'on nous retrouve et que l'on fasse de nous de nouvelles victimes de la tyrannie du Capitole. J'avais alors quelque peu insisté sur le fait qu'il nous fallait rentrer à la maison maintenant, Aiden approuva. « Tu lis dans mes pensées. » Il m'embrassa une nouvelle fois, et me dégageai de notre étreinte. Je le vis préparer sa jambe pour le momen toù il devrait se relever. Je redoutais amplement les instants qui allaient suivre, je regardais l'état de son genou qui n'était pas vraiment au mieux. « Je vais m'en sortir Ava. Tu n'aura pas à me traîner, promis. » Je lui faisais confiance, mais je le voyais souffrir de sa blessure. Alors qu'il me laissait prendre les devants, je ne pus m'empêcher de le regarder se relever, en cas de soucis je me devais d'être prête à intervenir. Mais je ne voulais pas m'immicer dans sa volonté de se débrouiller seul, ainsi je le laissai se remettre debout seulement avec la force de ses bras. J'étais impressionnée de voir tant dans force et me rendit compte de ma petite condition, mais je revins vite à la réalité en le voyant tituber. « Tu es sûr que ça ira ? » Puis je n'insistai pas, sentant que je ne devais pas froisser le reste de fierté qui lui restait. Je ramassai nos quelques affaires, surtout les siennes ainsi que son sac et sortis de notre abri de fortune que j'espérais ne plus jamais revoir malgré les instants qu'il m'avait fait vivre avec Aiden.

Nous avançions difficilement dans la forêt, évitant les obstacles qui auraient pris trop de force à Aiden pour qu'ils les surmonte. Nous ne parlions encore moins, de peur de signaler notre présence à certaines présences indésirables qui pouvaient nous chercher dans la forêt. Je faisais attention à ne pas faire trop de bruit dans ma démarche, mais je préferais faire confiance à l'ouïe entrainée d'Aiden pour repérer les bruits suspects qui pouvaient nous porter préjudice. C'est quand il leva la main pour m'arrêter dans mes mouvements que je compris que quelque chose d'anormal avait alerté ses sens. Il me fit m'approcher de lui, et nous restèrent immobiles quelques secondes le temps d'analyser correctement la situation. Puis j'entendis, des pas s'approchaient. Il devait y avoir une ou deux personnes au grand maximum, mais fut tout de même prise de peur que ce soit le pacificateur qui nous avait traqué, ou bien un de ses collègues qui faisait une ronde dans le coin. « Cache-t... » Il eut à peine le temps de me dire de me cacher que la présence se dévoila à nous. Je vis alors une jeune femme dégager des buissons. « Aiden ….? » Elle reconnut Aiden, et cela me laissa échapper un petit soupir de soulagement. Avec le temps, je réalisai que cette jeune femme me disait quelque chose, elle devait être l'une d'entre eux que j'avais vu ou entendu une rare fois. On voyait la surprise sur son visage, je me dis alors qu'elle n'était pas une rebelle très perspicace puisqu'elle ne nous avait pas entendu de loin alors que nous n'étions pas véritablement discrets. Puis je me rappelai que le bruit qu'elle faisait elle-même avait pu voiler les nôtres.

« Qu'est-ce qu'il t'es arrivé ? Ça fait deux jours qu'on te cherche partout ? » Je voyais alors là une très belle occasion de mettre notre sorte de plan en route. Il lui fallait trouver un mensonge à lui dire, n'importe quoi, du moment que c'était crédible et logique par rapport à notre stuation. Quand je vis la jeune femme se jeter au cou d'Aiden, je ne pus m'empêcher de ressentir de la jalousie, j'avais senti ce geste tellement sincère et spontané. Mais je devais effacer cette sensation sur le champ pour ne pas éveiller les soupçons sur Aiden et moi. « J'ai glissé. » Je manquai de sourire à sa phrase, qui était tellement cocasse, mais tellement crédible. « Je suis allé me baigner et en sortant j'ai glissé sur son rocher, c'est très bête de ma part. Je n'ai pas put bouger alors je suis resté dans la forêt et puis Avalon m'a trouvé. Nous étions sur le point de rentrer. » Je n'allais sûrement pas manquer de le taquiner sur sa pseudo maladresse dès que la jeune femme serait partie. Pour le complaire dans son mensonge, j'acquieçai pour tout ce qu'il disait. Il ne fallait surtout pas qu'elle apprenne la vérité sous peine d'alerter gravement tous les rebelles. Lorsque son ami lui proposa de le ramener, s'imaginant sans doute que je n'en étais pas capable et qu'elle pourrait entrer dans le district Neuf sans se faire remarquer et nous mettre en denager enore plus, Aiden lui répondit très froidement. C'était le genre de ton que j'avais bien longtemps entendu envers moi, alors que nous n'étions que deux abrutis incapables de se comprendre l'un l'autre. « Ça va aller, tu n'as qu'à rentré. Et au fait, je ne serais pas là pendant un certain temps, il faut que je parte avec mon père pour quelque chose d'important. Dis à Rumer de prendre les commandes en mon absence. » J'allais encore moins voir Rumer, mais je ne pouvais pas lui en vouloir étant donné qu'ils étaient très proches et que les rebelles du Neuf n'étaient pas vraiement très nombreux. Il faisait tout cela pour protéger tout le monde, et je devais l'aider dans cette nouvelle mission qui était vitale. La jeune partit ensuite en lui adressant un clin d'oeil. Elle allait bien sûr rapporter que j'étais avec Aiden, et cela me fit froid dans le dos. J'allais devoir expliquer à Rumer ma présence dans les bois à cette heure, mais j'allais bien me trouver un mensonge encore plus gros que celui qu'Aiden avait sorti pour nous sortir de cette misère.

Aiden m'adressa un regard d'excuse pour cette rencontre malvenue. Je ne pouvais pas lui en vouloir, ce n'était en aucun cas de sa faute. Et je ne pouvais pas en vouloir à la jeune fille d'avoir littéralement sauté au cou d'Aiden puisqu'elle le cherchait depuis quelques temps avec ses compagnons. Je ne pris donc pas la mouche, et laissai plus ou moins passer l'incident. « Tu feras attention la prochaine fois que tu te baigneras... Qui aurait pensé qu'Aiden Bregstone pouvait se blesser aussi bêtement ? ... » Je rigolais à l'idée de le voir se ramasser de façon si improbable sur un rocher. Je ne pensais pas pour autant que la rebelle que nous venions de voir n'allait pas y croire, au contraire l'idée était assez bien trouvée pour quelqu'un qui ne nous connaissait pas vraiment, du moins qui ne me connaissait pas. Elle ne savait pas que j'avais le poignet brisé puisque je l'avais bien masqué en voyant Aiden sortir ces mensonges qui ne pouvaient pas inclure ma blessure. Elle ne savait pas que j'étais absente de chez moi depuis une journée. Tout cela ne pouvait donc pas déclencher son esprit de déducation qui lui aurait directement mis la puce à l'oreille. Je me devais d'alerter Aiden sur les risques que nous avions maintenant que cette rencontre avait eu lieu. « Elle va répéter à Rumer que j'étais avec toi. Il ne lui faudra pas des années avant de comprendre que mon poignet, tes blessures et ta prochaine "disparition" sont liés. Surtout que le pacificateur a sûrement entendu mon nom, il va me retrouver et nous serons surveillées un peu plus. » J'étais désolée de lui dire ça, je savais que ça n'allait pas le rassurer, bien au contraire, mais il ne fallait pas nous voiler la face, notre situation était deséspérée. « Tant pis, je trouverai un mensonge encore plus gros. Avec un peu de chance, elle n'a même pas remarqué que je n'étais pas à la maison la nuit dernière. Il ne nous reste plus qu'à croiser les doigts. » Je pensais très fort ce que je disais, puis je revins plus en profondeur sur la recontre que nous avions faite. Je voulais en apprendre plus sur la jeune file, ma jalousie voulait savoir ce qu'Aiden partageait avec elle, ce qu'elle faisait, ce qui les avait amené à se rencontrer. Tout. Je voulais tout savoir. « Je n'ai pas eu droit aux présentations. » Je ne pouvais pas réellement cacher ma curiosité teintée d'une jalousie vainement cachée.


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MessageSujet: Re: Remember all the sadness and frustration. ♣ AVALON   Lun 26 Déc - 22:35

    Il n'y avait plus à rien à dire sur notre relation, nous étions maintenant beaucoup plus que simple amis et il me suffisait de plonger mon regard dans le sien pour être tout à fait certain de mes sentiments. Je n'avais plus aucun mal à me tenir à ses côtés sans ressentir un sentiment de colère contre les mots qu'elle m'adressait quelques fois, nous avions réussi à percer notre carapace mutuelle afin de plus se voiler la face quant à l'amour que nous éprouvions l'un pour l'autre. « Et pourtant tu viens juste de le découvrir... » Avalon ne pris même pas la peine de retenir une expression de satisfaction quant à ses propres paroles, auxquelles je répondis par un sourire faussement indigné censé marqué mon indignation. « Simplement parce que tu ne voulais pas te l'avouer toi-même, voilà. » J'affichai un petit air supérieur avant de sourire à la jeune femme tout en sachant qu'elle avait pertinemment raison. Sans doute avais-je longtemps sous-évalué les sentiments d'Avalon quant à ma personne, rien n'importait pour le moment puisque nous étions ensemble, amoureux l'un de l'autre. La jeune femme voulait absolument savoir depuis combien de temps j'avais développé des sentiments pour elle, et pour dire je n'en savais pas grand chose ne serait-ce que depuis notre plus tendre enfance j'avais toujours eu un faible pour elle, elle allait sans doute me prendre pour un fou. « Je suis sûre que non. Allez... dis! » Elle abordait un visage d'enfant impatient de découvrir un secret, cette vision du regard d'Avalon me submergea de bonheur et je ne pût m'empêcher de lui sourire, les yeux luisant d'un bonheur magnifique. Je dus lui dire la vérité, ce qui me décrocha un autre sourire. Je ne les comptaient plus depuis qu'Avalon et moi avions laisser place à nos sentiments communs, à vrai dire je devais être le plus heureux des hommes. « Ah oui, à ce point là ? » Je haussais les épaules et lui accordait un énième sourire. « Tu m'as toujours rendu fou, maintenant tu dois vivre avec les conséquences. »

    Le temps fit alors sa course et nous poussa à fuir la cachette avant que la lumière ne devienne trop forte et que les pacificateurs décident de prendre du temps pour explorer la forêt à notre recherche. Je laissais Avalon sortir la première avant de m'extirper à mon tour, titubant jusqu'à trouver le parfait équilibre pour ne pas forcer sur ma jambe ensanglantée. « Tu es sûr que ça ira ? » Il y avait ce ton d'inquiétude dans sa voix qui me touchait au plus profond. Personne ne s'était jamais autant inquiété pour moi, que se soit mon père ou bien mes compagnons ils avaient toujours eu cette confiance en moi, aussi bien que je ne devais jamais faire la moindre erreur. J'adressai à la jeune femme un hochement de la tête, sentant qu'il fallait que je me débrouille seul afin de retrouver un semblant de dignité. Nous avancions lentement à travers la forêt afin d'être sur de ne pas avoir à faire une nouvelle rencontre qui pourrait nous être malveillante. Je laissai mon ouïe me guider à travers la forêt, marchant à pas de loup aux côtés d'Avalon qui se faisait discrète à mes côtés. Puis soudain un bruit attira mon attention. Je me tenais près à me jeter devant Avalon au cas où une autre balle viendrait fouetter l'air, mais à lieu de ça nous eûmes le droit à Juliet sortant de la forêt. Je sentais Avalon se détendre quelque peu à mes côtés et je dût également retenir un soupir de soulagement. J'avais du inventer un mensonge bateau afin de me sortir de cette situation, et pourtant j'avais fait l'ânerie de demander à Juliet de mettre Rumer au courant pour mon absence, ce qui nous rendrait sûrement les choses plus difficiles pour Avalon et moi-même. Pourtant cela m'avait paru logique sur le coup, Rumer était la plus expérimentée des rebelles restant au neuf, et elle avait toujours été une sorte de bras droit pour moi, cette réponse m'avait donc sauté à l'esprit. Je réussi cependant à faire en sorte que Juliet s'éloigne de nous, ce à quoi j'adressai un regard d'excuse à Avalon qui se tenait toujours à mes côtés.

    « Tu feras attention la prochaine fois que tu te baigneras... Qui aurait pensé qu'Aiden Bregstone pouvait se blesser aussi bêtement ? … » Je pouvais lire une pointe d'humour sur son visage, elle devait sans doute être très fière de sa propre blague, ce à quoi je répondit par une moue amusée et faussement méprisante. « Très drôle. Et qui aurait cru qu'Avalon Sweenage aurait un sens de l'orientation aussi développé pour réussir à me ramener chez moi. » Ce petit jeu me fit sourire bêtement, comme un enfant qui répondait de manière inconsciente. Heureusement pour nous Juliet n'était pas la plus qualifiée en matière de déduction, bien qu'elle est de nombreux talents, et elle ne connaissait sûrement pas Avalon puisqu'elle n'était pas originaire du neuf. Je pouvais alors espérer qu'elle n'en ait pas déduit la relation qui nous liait Avalon et moi, ni même que je m'étais fait tiré dessus vu que j'avais préalablement caché ma blessure à l'aide de mon blouson. « Elle va répéter à Rumer que j'étais avec toi. Il ne lui faudra pas des années avant de comprendre que mon poignet, tes blessures et ta prochaine "disparition" sont liés. Surtout que le pacificateur a sûrement entendu mon nom, il va me retrouver et nous serons surveillées un peu plus. » Tout ce qu'Avalon venait de dire était la stricte vérité et il m'était dur de passer outre cette situation. Rumer allait le savoir, cette situation allait devenir de plus en plus stressante pour nous deux, pour Avalon sans doute plus que pour moi et elle allait devoir faire face à certaines choses qu'elle se devait de règle avec sa sœur. « Je sais oui. » Je m'en voulait terriblement d'avoir attiré Avalon dans cette histoire, si bien que ma colère envers moi-même me faisait commettre des gestes stupides comme celui de prendre appuie sur ma jambe blessée, ce qui me décrocha un sursaut de douleur dans toute la partie inférieure du corps. Je ralentis mon avancée sans pour autant faire part à la jeune femme de ma souffrance, même si je savais très qu'elle l'avait remarqué. « Je suis désolé. Je ne veux pas que tu ait des problèmes avec elle à cause de moi. » Nous marchions l'un à côté de l'autre, avançant à notre rythme pour ne pas avoir à laisser de côté le moindre bruit qui aurait pût nous inquiéter. « Tant pis, je trouverai un mensonge encore plus gros. Avec un peu de chance, elle n'a même pas remarqué que je n'étais pas à la maison la nuit dernière. Il ne nous reste plus qu'à croiser les doigts. »

    Je m'en voulais terriblement de l'avoir laissée dans un trépas pareil, mon mensonge n'avait pas été des plus subtile et la colère me remplie sans que je ne sache comment faire pour y mettre fin. Mon inattention se fit ressentir sur ma douleur et je me maudissait d'autant plus de ne pas être à la hauteur des espérances d'Avalon. « Je n'ai pas eu droit aux présentations.» Sa phrase eu le don de me faire sortir de ma torpeur mais également de me faire sourire, elle était faussement teintée de jalousie et il ne fallait pas être stupide pour le comprendre. « Est-ce une pointe de jalousie que je décèle dans cette phrase ? » Je me prêtai aisément au jeu de la jeune femme, lui accordant un sourire charmeur et spontané, car après tout il n'y a pas un homme au monde mécontent de surprendre de la jalousie dans le ton de sa moitié. « Elle s'appelle Juliet, ça fait quatre mois qu'elle nous à rejoints avec son frère. Ils viennent du sept. » Je n'avais pas grand chose à dire de plus sur cette situation car je ne connaissait que très peu Juliet et son frère, pourtant il m'était si drôle de voir les réactions d'Avalon que je ne pût m'empêcher d'ajouter à ma phrase un haussement de sourcil. Cependant la dure réalité reviens me frapper avant que je n'eus le temps de profiter de cette situation enfantine qui renforçait mes liens avec Avalon.

    J'arrêtais ma course et saisi la jeune femme tendrement par le bras. « Il va falloir que tu fasses attention Ava, encore plus attention que d'habitude. » Mon regard se teinta d'inquiétude que je ne pût refréner. Hunter m'avait sans doute entendu prononcer son nom à travers la forêt et je me doutais qu'il mettrait tout son cœur à l'ouvrage afin de la retrouver pour m'atteindre à mon tour, et je ne pouvais pas laisser ça devenir réalité. Nos pas nous avaient menés tout droit à la lisière de la forêt, si bien que je pouvais apercevoir nos habitations qui se dressaient au loin. Le district semblait désert, ce qui ne pouvait qu'augmenter mes chances de parvenir jusqu'à chez moi sans le moindre problème. « Si jamais il t'arrive quoi que se soit … Si .. Si Hunter te retrouve … Tu resteras avec moi. » Je pesais mes mots, si bien que je saisissait la main de la jeune femme pour être sur qu'elle comprenne parfaitement mes paroles. « Je m'en fiche que tous les monde sache pour nous, je me fiche bien d'être torturé ou que sais-je encore … Promet moi juste une chose Ava … Au moindre problème, quel qu'il soit, tu resteras avec moi. » Il fallait que la jeune femme comprenne que mes paroles étaient plus frappante que jamais. Je ne voulais pas laisser Avalon seule si quoi que se soit se passait sans que je ne sois au courant, sans que je ne puisse rien faire pour l'aider, il fallait que je sois là pour elle.




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MessageSujet: Re: Remember all the sadness and frustration. ♣ AVALON   Mar 27 Déc - 2:32


Je pris un très court instant à savourer notre moment. La personne que j'aimais m'avait ouvert son coeur, et j'avais fait de même. J'avais laissé à Aiden un accès à ma personne toute entière que nul n'avait encore eu la chance d'atteindre, et que je n'étais pas prête à donner à n'importe qui. Pour la première fois de ma vie, je pouvais dire que j'étais heureuse. J'avais enfin avec moi une personne qui me comprenait, quelqu'un qui connaissait ma vie et mes angoisses, quelqu'un à qui je pouvais dire les pires choses qui brumaient mon esprit et mon coeur sans avoir peur de le voir partir. Ces instants dans la cachette m'avait ouvert les yeux sur moi-même, en faisant des efforts, je pouvais tout à fait trouver des joies à cette vie lugubre dans le district. J'étais capable de renouer des liens avec ma soeur si j'y mettais de la volonté et du coeur. La vie ma parut d'un coup beaucoup plus belle qu'elle ne l'était vraiment. Une partie de moi ne voulait quitter ce lieu, cet abri pour ne pas avoir à affronter l'extérieur qui cessait de nous rappeler que nous ne sommes rien pour eux, et que notre vie comme notre bonheur sont entre leurs mains. La discussion avec Aiden me coupait cependant de mes profondes rêveries. « Simplement parce que tu ne voulais pas te l'avouer toi-même, voilà. » Nous nous faisions une petite guerre affectueuse à celui qui taquinerait l'autre le plus, et j'appréciais cela. J'avais l'impression de retourner en enfance, comme quand mes soeurs et moi jouions à de petits jeux stupides où nous nous battions tout le temps. J'aimais ce sentiment de liberté que nous procurait cet instant, rien qu'à nous. Pour cette fois-ci, je ne répondis pas à sa dernière réplique puisque j'y sentis une pointe de vrai. J'avais toujours renié, ou peut-être mal compris ce que je ressentais pour lui, je ne m'étais donc pas comportée d'une façon qui pouvait lui avoir donné des indices sur mes sentiments. Je lui accordais seulement un regard malicieux ainsi qu'une mimique lui indiquant que je prenais faussement mal ses accusations. Il répondit alors à ma question persistante sur le début de ses sentiments. A ma plus grande surprise, ils étaient très vieux et je ne réussis pas à lui masquer ma surprise. « Tu m'as toujours rendu fou, maintenant tu dois vivre avec les conséquences. » Je m'étonnais et admirais de plus en plus le calme et la patiente dont il avait fait preuve pendant toutes ces années alors que je passais mon temps à le dénigrer. « Si c'est le prix à payer, je veux bien les supporter. »

Lorsque nous quittâmes finalement la cachette, je ne pus m'empêcher de m'inquiéter pour les blessures d'Aiden ainsi que la souffrance que celles-ci engendraient. Je lui posai une simple question dont je connaissais d'avance la réponse, mais je voulais avoir l'esprit un peu plus rassuré. Cependant, notre marche n'était pas aussi efficace que nous l'aurions voulu. Je sentais que chaque pas lui arrachait des douleurs à cause de son genou, même s'il ne le montrait pas, mais je ne voulais pas m'imposer à lui alors qu'il devait chercher à se montrer fort. J'aurais voulu lui proposer ma maigre épaule pour lui faciliter la tâche quelque peu, mais je savais que mon geste allait être rejeté. Je ne fis donc rien pour l'aider, bien que je restais à l'affut de la moindre faiblesse qui lui prendrait ses dernières forces. C'est pourquoi je n'avais pas entendu la jeune femme rebelle se rapprocher de nous. Je m'étais tenue tranquille pendant leur discussion, ne disant pas un mot pour ne pas brouiller le mensonge qu'Aiden était en train d'inventer sur le moment. Nous aurions dû nous mettre d'accord sur une version de notre histoire pour que cela soit le mieux ficelé possible, mais voilà que nous devions maintenant nous accomoder d'une histoire assez bancale, mais qu'il nous fallait à tout prix rendre la plus vraie possible. Alors que la jeune femme partait sous l'insistance d'Aiden, il se tourna vers moi en m'adressant un regard d'excuse qui n'avait sûrement pas lieu d'être mais que je pris avec grand plaisir en voyant qu'il se souciait de moi.

Je lui avais alors fait une petite blague sur son aptitude à tomber bêtement sur un rocher. Il venait de sortir un mensonge qui ne lui était vraiment pas favorable, et je ne pouvais pas laisser une si belle occasion de le taquiner. Il ne se priva pas non plus de me renvoyer la pareille. « Très drôle. Et qui aurait cru qu'Avalon Sweenage aurait un sens de l'orientation aussi développé pour réussir à me ramener chez moi. » Je pris plus ou moins bien sa reflexion, étant donné que je ne savais pas véritablement dans quel sens la prendre. Mais je mis cette incompréhension passagère sur le coup de la fatigue et du stress. Nous passîmes cependant plus rapidement au sujet principal qui nous faisait redouter cette rencontre. Je fis part à Aiden de mes craintes concernant ce que la rebelle allait dire à ma soeur sur ce qu'elle avait vu. « Je sais oui. » Il ne pouvait qu'être en accord avec mes paroles, nous avions vraiment un problème qui s'ajoutait à notre liste déjà longue. Dans un moment de maladresse, il s'appuya sur sa jambe blessée et je ne pus que remarquer que la souffrance lui avait terriblement traversé le corps. Je ralentis ma démarche pour me mettre à sa vitesse, sans pour autant accourir vers lui en m'inquiétant comme une folle. « Je suis désolé. Je ne veux pas que tu ait des problèmes avec elle à cause de moi. » J'étais désolée qu'il se tracasse pour ce genre de chose. Je n'avais pas besoin de ce genre de situation pour que les relations avec ma soeur soient mauvaises. Nous avions toujours eu des difficultés à nous entendre, refusant catégoriquement de plier devant l'obstination de l'autre. Je devais le rassurer. « Ne pense pas ça. Nos problèmes sont bien plus profonds que tu le crois. Son engagement n'a fait qu'augmenter les choses, mais ça remonte à bien longtemps. Je crois que c'est depuis la mort de papa que ça va si mal. T'en fais pas pour ça, peut-être qu'elle ne va même pas m'embêter avec cette histoire. »

Je ressentais sa gêne envers son mensonge qui allait avec de grandes chances déclencher d'autres disputes avec Rumer, mais il ne devait pas s'inquiéter pour cela. Cependant, je brisai la situation en lui demandant des informations sur la jeune femme que nous avions croisé pendant notre marche. Je ne pus cacher la jalousie que j'avais ressenti envers sa proximité avec elle, ainsi que le moment où elle s'était littéralement jeté à son cou. « Est-ce une pointe de jalousie que je décèle dans cette phrase ? » Oui c'était bien évidemment ce ressenti qui me trahissait entièrement. Nous venions à peine de trouver, et je l'avais ressenti ailleurs quand elle était venue. Je réalisai que je ne connaissais pratiquement rien de lui à part les grandes lignes que tout le monde ou presque connaissait. Il m'adressa un grand sourire charmeur que jen'avais jamais vu sur son visage, et qui me fit quelque peu rougir. Je me repris rapidement pour lui lancer une pique qu'il ne déméritait pas pour me faire languir comme cela. « Tu as de la chance d'être blessé... » Je lui adressai un grand sourire mesquin qui lui faisait comprendre que je ne laissais passer cette petite moquerie amplement méritée qu'à cause de sa difficulté à se déplacer et à ses douleurs. « Elle s'appelle Juliet, ça fait quatre mois qu'elle nous a rejoints avec son frère. Ils viennent du sept. » Il ne me donna que peu d'informations, mais je réalisai qu'il ne devait pas véritablement en savoir plus sur elle. Peut-être ne l'avait-il vu que de petites fois, et bien sûr ils ne se réunissaient pas pour disctuer du beau temps.

Nous avions finalement atteint la fin de la forêt. La traversée avait été dure et éprouvante pour nous deux, mais nous étions finalement arrivés au point final de notre longue marche. Il prit alors mon bras doucement pour attirer ma complète attention. « Il va falloir que tu fasses attention Ava, encore plus attention que d'habitude. » Je voyais son regard rempli d'inquiétude et ne pus m'empêcher de dessiner un petit sourire sur mon visage pour tenter de le rassuer un peu. « Je t'ai promis que je le ferai. Rien de stupide, rien de suspect. Je promets. » On aurait dit que le district était vide, comme en journée de Moisson où tous les habitants fuient les rues pour s'agglutiner sur la place principale du district. « Si jamais il t'arrive quoi que se soit … Si .. Si Hunter te retrouve … Tu resteras avec moi. » Je sentais que l'inquiétude d'Aiden montait en intensité, qu'il ne voulait pas me voir partir et fuir ses bras encore une fois. Il prit ma main pour appuyer ses dires. « Je m'en fiche que tous les monde sache pour nous, je me fiche bien d'être torturé ou que sais-je encore … Promet moi juste une chose Ava … Au moindre problème, quel qu'il soit, tu resteras avec moi. » Je commençais par ne plus comprendre ce qu'il me disait. La fatique me prenait tellement que je pris quelques secondes avant de réaliser la profondeur de son discours. « Bien sûr. On restera ensemble. » Je ne voulais pas le voir partir, la séparation qui s'approchait de plus en plus de nous au fur et à mesure que nous avancions me terrifait, ayant peur d'être une nouvelle fois abandonner et seule. Je me pris donc à le questionner sur la pièce où il allait aller. « Dis-moi comment je pourrais venir te voir. Par où devrais-je passer ? Est-ce que ton père peut aussi être au courant si je viens te voir ? » Je sentais déjà le regret de voir notre journée ensemble se terminer. Même si j'avais passé des moments horribles dans les dernières heures, je ne voulais pas voir tout cela se terminer. Je ne pus m'empêcher de m'approcher de lui pour le serrer dans mes bras, mais je ne finis pas mon mouvement de peur de lui causer des douleurs à ses blessures.


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MessageSujet: Re: Remember all the sadness and frustration. ♣ AVALON   Mar 27 Déc - 13:55

    Certains problèmes ne dépendent pas de notre volonté, quelques fois on ne peut rien faire pour changer quoi que se soit à une cause qui nous parait injuste, un sentiment de culpabilité s'empare alors de vous et rien n'y fait, vous ne pouvez changer quoi que se soit. C'est exactement comme ça que je sentais après avoir débiter un mensonge bancale à Juliet, le prénom de Rumer m'avait sauté à l'esprit comme une évidence et je n'avais fait attention ni aux conséquences ni à ce qu'Avalon pouvait en penser, je m'étais jeté là-dedans comme quand on veut se débarrasser au plus vite d'une chose désagréable. La fatigue avait pris place dans mon esprit, tant bien qu'il m'étais de plus en plus dur de penser correctement et d'avoir les idées clairs. Je me maudissais d'avoir de nouveau perdu une occasion de me taire, ce qu'Avalon avait bien dut remarquer puisque je ruminer sans cesse et que je commettais des erreurs telles que de marcher en prenant appuie sur ma jambe blessée, chose qui ne rendait pas nos pas plus faciles à travers la forêt. Je m'étais de nouveau pourfendu en excuse devant la jeune Sweenage, c'était presque devenu comme un habitude de m'excuser pour toutes les erreurs que je commettais au fur et à mesure. « Ne pense pas ça. Nos problèmes sont bien plus profonds que tu le crois. Son engagement n'a fait qu'augmenter les choses, mais ça remonte à bien longtemps. Je crois que c'est depuis la mort de papa que ça va si mal. T'en fais pas pour ça, peut-être qu'elle ne va même pas m'embêter avec cette histoire.» Elle avait toujours les mots pour me rassurer, ces mots qui touchent au plus profond et fait tomber le masque de la culpabilité. Je ne pouvais être que reconnaissant pour ce qu'Avalon venait de me dire, même si je gardais une once de culpabilité en moi que je n'arrivai pas à faire disparaître.

    « Tu as toujours les mots justes pour soigner cette culpabilité qui m'envahit à chaque fois. C'est un don ça tu sais. » Je lui adressai un mince sourire avant de me concentrer sur la route qui devenait de plus en plus sinueuse à mesure que nous avancions, il m'était interdit de chuter de nouveau, je ne pouvais pas faire d'erreur alors qu'Avalon c'était épuisée une journée et une nuit entière à essayer de me garder en vie. « Merci de me rassurer à chaque fois. Ça compte beaucoup pour moi. » J'aurai voulu la prendre dans mes bras à cet instant mais il fallait que nous continuions notre route sous peine de nous retrouver piégés par le jour qui dévoilerait notre position aux yeux de tous, ce pourquoi je ne lui adressai qu'un regard empli d'amour et remerciement. Cependant ce fut Avalon qui brisa de nouveau le silence qui nous séparait, et il ne fut pas difficile d'entendre la pointe de jalousie qui s'élevait dans sa voix. Quelque part je ne pouvais que me sentir heureux de savoir qu'Avalon se sentait quelques peu jalouse des relations amicales que je pouvais entretenir avec d'autres femmes, bien qu'elle n'est aucun soucis à ce faire je m'étais amusé à lui répondre de manière espiègle, bien content de le relation qui nous liait à présent.« Tu as de la chance d'être blessé...» Je pris cette phrase avec un grand sourire, si bien que j'en oublias pendant un instant la douleur qui saisissait ma jambe à chaque pas. « Et toi tu n'as rien à craindre de ce côté là. » Juliet et moi ne nous connaissions pas vraiment, si bien que j'avais du lui adresser la parole quatre ou cinq fois depuis son arrivée chez nous, de plus j'avais toujours était amoureux d'Avalon, si bien que je n'avais jamais prêté une quelconque attention aux autres jeunes femmes du district.

    Cependant la froideur des mes pensées vinrent mettre un terme à cette discussion enfantine que nous avions commencée, je sentais mon cœur se serrer dans ma poitrine à mesure que nous approchions du district. Le joug de notre séparation allait bientôt sonner et je ne voulais pas quitter Avalon sans savoir qu'elle serait dans la plus grande des sécurité pendant les jours à venir. « Je t'ai promis que je le ferai. Rien de stupide, rien de suspect. Je promets. » Ses paroles me rassurèrent quelque peu mais je ne pouvais m'empêcher de ressentir de la culpabilité à l'idée de la laisser seule alors que je devrais me cacher pour essayer de ne pas attirer l'attention sur moi. « Je sais et j'ai confiance en toi mais tu ne peux pas m'en vouloir de m'inquiéter pour toi. » J'avais cette peur qu'elle ne soit découverte par les pacificateurs, qu'ils la torture pour qu'elle délivre l'endroit où je me trouvais, qu'ils ne fassent qu'une bouchée d'elle alors que je serais retenu prisonnier dans ma propre maison. Je devais lui faire promettre de venir me retrouver si quelque chose tournait mal, si elle avait le moindre problème avec quoi que se soit, sans quoi je ne pourrai pas arrêter de m'en vouloir. « Bien sûr. On restera ensemble. » Ses paroles me rassurèrent, je savais qu'Avalon était honnête envers moi car je pouvais le lire sur son visage et dans son regard. Pour rien au moment je n'aurai voulu que cette journée ne se finisse, pas maintenant que nous nous étions dévoilés l'un à l'autre sous un nouveau jour et j'aurai donner plus que ma vie pour pouvoir garder ce sentiment de bien être, ce sentiment d'amour qui courrait dans mes veines et que je savais réciproque.

    « Dis-moi comment je pourrais venir te voir. Par où devrais-je passer ? Est-ce que ton père peut aussi être au courant si je viens te voir ? » Avant que je n'eus le temps de répondre à une quelconque question Avalon m'enlaça tendrement, comme si elle avait peur que je ne me casse en deux sous le poids de son étreinte, elle mit donc fin à ce geste alors que je m'apprêtai à y répondre également. Je pris place un rocher qui se tenait derrière moi afin de resserrer le nœud qui contenait mon genou blessé, ce nœud que la jeune femme m'avait elle même administré en se dévoilant dénudé à moi pour ne pas que je souffre, cette vision m'arracha un sourire discret. « La première chose à savoir c'est que tu ne dois pas prendre de risque pour venir me voir Ava. » À peine avais-je enlevé le bout de tissu que ma plaie se remis à suinter, cette vision de sang mélangé à la saleté me donna un haut le cœur que je réussi à contenir. « Il s'agit d'une pièce dans mon sous-sol, il faut actionner la porte avec un bouton qui se cache sous la table dans la cave. » Cela me faisait beaucoup de bien que de sentir une brise légère caresser mon genou endoloris, même si la plaie ne s'était pas réouverte je pouvais encore sentir la douleur me prendre de temps à autres, par petites touches comme si on ne voulait pas me faire souffrir trop d'un seul coup. « Mon père sera sûrement au courant, après tout je l'ait inclus dans mon mensonge donc je vais devoir lui en parler. » Je me sentais déjà mal d'avoir à impliquer mon père dans cette histoire, lui qui avait toujours fait son possible pour me garder vivant, pour me sortir des trépas dans lesquels je m'étais fourré et n'avais jamais posé de questions quant à mes activités. Je resserrai le nœud plus fortement sur mon genou pour être sur que ce bandage de fortune ne me lâcherai pas sur le chemin du retour.

    Je m'approchais de nouveau de la jeune femme en titubant un court instant, mon regard se fixa dans le sien et je fis la même chose qu'elle quelques instants plus tôt, la serrant dans mes bras avec cette peur que cette journée ne se termine. Toutes les bonnes choses ont une fin et il était temps pour nous de mettre fin à notre journée qui s'était avérée être aussi bonne que mauvaise, bien que je sois particulièrement heureux de savoir qu'Avalon et moi partagions dorénavant le même amour et que je n'avais plus à me cacher d'être autant éperdu d'elle. « Il nous faut rentrer maintenant. » Je déposais ma tête dans sa chevelure, essayant de saisir les derniers instants de cette journée en compagnie de la jeune femme dont j'étais amoureux. « Tu as intérêt à faire très attention Sweenage, sinon je viens moi même te chercher. » Je lui adressai un sourire tout en me dégageant de son étreinte et en ramassant mes affaires qu'elle avait pris soin d'emporter alors que nous sortions de la cachette. Mon regard toujours plongé dans le sien je pris le temps de positionner mon sac sur mes épaules et reprendre le bâton qui me servait d'appui. « Prend soin de toi. » Je l'embrassai une dernière fois, ignorant de quand serait notre prochaine occasion d'être de nouveau ensemble, ce pourquoi j'accentuais ce dernier baiser, essayant de lui transmettre tout mon amour. Quelques minutes après je mis fin à notre étreinte et pris le chemin qui me séparait de la mairie, me retournant une dernière fois pour apercevoir la silhouette d'Avalon, murmurant un bref « Je t'aime » avant de m'en aller aussi vite qu'il m'était possible de marcher.





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MessageSujet: Re: Remember all the sadness and frustration. ♣ AVALON   Sam 31 Déc - 1:55


« Tu as toujours les mots justes pour soigner cette culpabilité qui m'envahit à chaque fois. C'est un don ça tu sais. » Aiden m'adressa un petit sourire tout en reprenant sa concentration sur la route que nous avions prise pour retourner chez nous. Je ne comprenais pas exactement pourquoi il me disait cela alors que je n'étais pas vraiment le genre de personne douée pour remonter le moral, au contraire. Mais il continua tout de même à me remercier pour mes mots. « Merci de me rassurer à chaque fois. Ça compte beaucoup pour moi. » Ses compliments me troublaient, je n'en avais jamais reçu comme ceux-ci depuis bien longtemps. Je ne savais pas quoi lui répondre, il eu donc pour unique indication de ma part un timide sourire qui démontrait plus ma gêne de la situation que ma reconnaissance. Je brisai ensuite le silence qui s'était installé en le questionnant sur la jeune femme que nous avions tout juste croisé. Nous avions alors entamé une petite chamaillerie tout à fait amicale qui avait pour base ma petite jalousie que je n'avais même pas essayé de dissimuler alors que nous nous étions juste trouvés. « Et toi tu n'as rien à craindre de ce côté là. » Je me sentis quelque peu mal à l'aise par ce qu'il venait de me dire. Et pourtant, c'était bien ces paroles que j'espérais avoir en réponse, alors je n'avais aucune raison de me sentir si perdue. Je ne pus m'empêcher de rougir, et bien évidemment je ne répondis pas. Aiden se contenta de mon impression que je n'avais pas à lui dire ou à insinuer ce genre de choses avec lui. De mon côté, je commençai à m'inquiéter de l'état de fatigue dans lequel il se trouvait à cause de ses blessures, mais je ne dis rien, de peur de le blesser.

Cependant notre conversation devint plus sérieuse lorsqu'Aiden aborda les risques dont nous étions maintenant les cibles parfaites. Je le le rassurai autant que je pouvais, lui promettant que j'allais être encore plus attentive et discrète qu'auparavant pour ne pas m'attirer d'ennuis, même si je n'avais pas réellement de choses à cacher à proprement dit. « Je sais et j'ai confiance en toi mais tu ne peux pas m'en vouloir de m'inquiéter pour toi. » Je savais que ces mots étaient justes, et ils me touchèrent beaucoup. Mais, comme il devait y penser, je n'étais pas totalement maître de ce qui pouvait m'arriver. Je m'en voulais de ne pas pouvoir rester avec lui pendant le temps de son repos caché, nous n'aurions pas eu à s'inquiéter l'un de l'autre. Mais cela ne nous aurait apporté que des ennuis, et nos disparitions auraient alerté les pacificateurs. Je me résignai alors à retenir des larmes, je ne voulais pas lui montrer qu'il était possible que je me laisse aller dans les moments qui arrivaient à grands pas et qui allaient s'avérer très difficiles. « Je te promets que rien n'arrivera tant que tu seras bloqué chez toi. » Et je lui promis même que, dans le pire des cas, je viendrais à ses côtés et que nous serions à l'abri de tout danger. Je sentais la moment de notre séparation se rapprocher doucement, mais sûrement. Nous étions arrivés à la sortie de la forêt, où il nous fallait maintenant être encore plus discrets pour ne pas nous faire arrêter après tout ce périple d'une journée entière. Je ne voulais pas voir cet instant arriver, celui où j'allais devoir le laisser partir seul, et qu'il n'aurait plus personne pour veiller sur lui en cas de problèmes. J'avais peur de ne pas pouvoir tenir ma langue auprès de ma soeur, et de trahir tout ce dont nous voulions nous battre pour rester secret.

Alors que je commençais à questionner Aiden sur ma possibilité de lui rendre quelques visites pour lui éviter de passer de trop longs moments seul, je ne pus pas contenir mon envie de le serrer dans mes bras. Je fis doucement pour ne pas lui faire perdre l'équilibre ou lui blesser d'avantage la plaie qu'il avait suite au coup de feu. Cependant, j'arrêtai cette étreinte rapidement. Il s'abaissa ensuite sur un rocher pour remettre en place le bandage qui serrait son genou, bandage qui n'était autre qu'un reste totalement ensanglanté de mon t-shirt. « La première chose à savoir c'est que tu ne dois pas prendre de risque pour venir me voir Ava. » Je pris ses paroles de plein fouet, mais je devais accepter le fait qu'il avait totalement raison sur la chose. Je ne devais pas risquer quoi que ce soit, juste pour le voir. Même si cela voulait dire que je ne pouvais pas le voir pendant de très longues journées. Aiden prit alors le temps de défaire son bandage pour le remettre mieux . J'eus à peine le temps de voir comment devenait la plaie que je déviai mon regard de son genou. Je n'avais pourtant pas tant horreur que ça des blessures, mais la sienne était vraiment, vraiment... Je ne voulais plus jamais la revoir. J'acquieçai pour montrer mon accord à ses paroles, je prendrais les plus grands soins pour y aller seulement quand je pouvais et nous pas quand je le voulais. « Il s'agit d'une pièce dans mon sous-sol, il faut actionner la porte avec un bouton qui se cache sous la table dans la cave. » Il m'indiqua alors comment le retrouver, la démarche qu'il fallait que je suive pour être dans la capacité de le rejoindre dans sa pièce cachée. J'avais l'impression de boire ses paroles comme pouvaient le faire les rebelles qui étaient sous sa responsabilité. Aiden était encore jeune, mais il était respecté pour son engagement de longue date par tous les rebelles du district. « Mon père sera sûrement au courant, après tout je l'ait inclus dans mon mensonge donc je vais devoir lui en parler. » Je lui avais demandé si je pouvais me montrer à son père, puisqu'il n'allait pas être aisé de me rendre dans son sous-sol sans que personne ne sache chez lui. Sa réponse me rassura, mais me gêna quelque peu étant donné qu'il mettait aussi son père en danger dans l'histoire. Alors que nous voulions le plus au monde protéger les personnes que nous aimions, nous les emmenions dans les mêmes dangers que les nôtres.

Aiden venait tout juste de resserrer son bandage qu'il se leva pour s'approcher de moi. Il me prit dans ses bras, et je ne pus contenir l'émotion qui m'envhaissait. Je ne voulais pas le quitter, alors qu'il se pouvait que ce soit la dernière fois si les choses tournaient mal. Je me sentais tellement coupable pour toute cette journée qui avait démontré le meilleur comme le pire. « Il nous faut rentrer maintenant. » Oui, nous devions rentrer. Nous devions nous séparer, tout en sachant que les prochaines jours allaient peut-être devenir les pires. Il déposa son visage sur mon épaule et je ne pus m'empêcher de resserrer notre étreinte bien que je voulais lui prouver que je pouvais gérer cette situation sans la moindre peur. « Tu as intérêt à faire très attention Sweenage, sinon je viens moi même te chercher. » Sa phrase me redonna un peu le sourire, reprenant notre petit jeu précédent qui nous faisait oublier la journée pourrie que nous passions. « Je n'en doute pas une seule seconde Bregstone! » Il se dégagea de notre étreinte pour prendre ses affaires et je le regardai comme impuissante de tout. Je commençai déjà à ressentir ce manque, cette chose dans tout le corps qui vous mettait mal à l'aise parce qu'il vous manquait quelque chose ou bien que vous en redoutiez une autre. « Prend soin de toi. » Il me coupa de mes pensées en m'embrassant, peut-être plus passionnément qu'avant. En tout cas, nous prîmes le temps qu'il nous fallait pour cet instant, la séparation n'en fut que plus difficile. « Toi aussi. » Je lui pris la main quelques secondes, avant de devoir la lâcher pour le laisser partir. Je le regardais se dérober sous mes yeux. Il avait une difficulté affolante pour se déplacer, mais je ne pouvais en aucun cas l'aider pour se déplacer. Il devait se rendre seul chez lui, comme s'il ne s'était rien passé ces dernières vingt-quatre heures. Alors qu'il était déjà quelque peu éloigné, il se retourna vers moi pour me murmurer un « Je t'aime » silencieux. Je m'étais assise sur le rocher qui avait permis quelques minutes auparavant à Aiden de se reposer. Je ne réussis pas à lui donner une autre réponse que mes larmes et un regard baissé par la honte. Je réalisais à quel point tout cela était... vrai. J'étais maintenant seule, à essayer le plus au monde de tenir ma promesse. Personne ne devait savoir, et personne ne devait se douter de quelques choses. La tâche semblait bien difficile. Cependant, je me remis debout, effaçai mes larmes et pris le chemin de la maison. Je devais absolument me reprendre et remettre mon masque de froideur. Après tout, je l'avais gardé toutes ces années, je pouvais bien le garder quelques jours de plus. Je retournai à la maison sans me retourner une seule fois, de peur de flancher à nouveau en voyant Aiden blessé, rejoindre la mairie pour de longues journées.


SUJET TERMINÉ.


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