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✤ MISES À JOUR une nouvelle règle a été instaurée. merci de prendre connaissance de celle-ci ainsi que les autres nouveautés !
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 VI,2. la moisson du district un

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MessageSujet: VI,2. la moisson du district un   Sam 4 Juin - 21:38


La moisson
“ district 1 ”


(c) peacekeepers

« La Moisson approche. La tension dans les districts est à son comble, et chacun fait de son mieux pour paraître détaché, calme. Parmi les plus jeunes, il y a ceux qui sont terrifiés à l'idée d'entendre leur nom appelé par l'hôte ou hôtesse venue du Capitole, et ceux qui trépignent d'impatience de pouvoir participer à ces Jeux attendus depuis maintenant deux ans. Les habitants sont invités à rejoindre l'hôtel de ville de leur district. Les préparatifs sont déjà terminés, et l'endroit grouille de Pacificateurs, prêts à intervenir au moindre débordement. D'un côté, les adultes, ceux qui ne sont plus éligibles se rassemblent, anxieux à l'idée de voir leurs enfants ou proches partir pour des jeux sanglants. De l'autre, il y a les potentiels tributs. Au centre de la grand place, une estrade se tient, prête à accueillir l'hôtesse. Sont déjà présents, le maire ainsi que les mentors dont @Amarinda C. Carter. »

plus d'informations
Vous pouvez déjà poster après ce message, des rp courts de préférence. Tous les habitants des districts sont invités à participer. La suite arrivera le week-end prochain, avec l'annonce des tributs féminins. Soyez patients, et puisse le sort vous être favorable.


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MessageSujet: Re: VI,2. la moisson du district un   Sam 11 Juin - 13:59


Premier tirage
tribut féminin



(c) avalon

La population du District Un est rassemblée devant l'hôtel de justice, prête à assister à la nouvelle Moisson. Le moment que certains redoutent, et d'autres attendent avec impatience, débute enfin. L'hôtesse apparaît et salue chaleureusement la foule. Après quelques banalités d'usage, elle laisse place aux écrans géants présentant avec passion et dévouement le Capitole. Cette ville qui épargne généreusement chaque année un tribut pour le couvrir de richesse, cette ville qui a sauvé douze districts d'une révolte, cette ville qui agit sans cesse pour offrir paix et sécurité aux citoyens. Alors que la projection prend fin, le symbole de Panem apparaît et l'hymne retentit. A peine est-il terminé que l'hôtesse déclame la phrase incontournable du début de la Moisson. « Joyeux Hunger Games ! Et puisse le sort vous être favorable ! » Et comme le veut la tradition, c'est le tribut féminin qui est choisi en premier. « Commençons par les dames! » L'hôtesse s'approche de la bulle de verre qui contient les noms de toutes les candidates. Elle sort sa main avec un petit papier où se trouve le nom du tout premier tribut de cette nouvelle édition des jeux.

« Erin Hightower ! »

Cependant, comme chaque année dans les premiers districts de Panem, l'on attend beaucoup plus de ces moissons. L'on attend qu'une jeune fille se porte volontaire pour partir au Capitole et sortir de l'arène victorieuse. Et cette année ne fait pas exception. Surtout pour cette édition attendue depuis maintenant deux ans.

« Je suis volontaire ! »

La foule attend alors que cette jeune femme se présente à la foule, alors que la petite Erin Hightower l'applaudit avec ferveur.



informations
Un PNJ est prévu pour ce volontariat, mais la place reste libre pour le moment si un nouveau membre s'inscrit (en âge de se porter volontaire). Postez à la suite tout comme précédemment.


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MessageSujet: Re: VI,2. la moisson du district un   Sam 11 Juin - 16:27


J’entendais partout dire que la Moisson avait pris trop de temps à revenir. Que l’édition annulée avait été une grossière erreur. Nul besoin de dire que je n’étais pas d’accord. Je n’avais jamais aimé ce Deverell, mais il avait au moins eu le cran de refuser une nouvelle édition. Pour des raisons que je ne partageais pas, certes, mais peut-être avait-il vu plus loin ? Je n’avais jamais voulu donner raison aux rebelles inutiles rencontrés dans le Sept, mais aujourd’hui personne ne saurait la vérité sur cet homme des plus intriguant. Et que dire d’Augusta Cranelow. Une personne qui s’empresse de pardonner et accueillir les habitants du district treize, ce ne pouvait être que suspect. Alors je faisais profil bas. Ce n’était certainement pas le moment d’agir. Agir, pour faire quoi de toute façon ? Personne ne savait. Nous étions enfin débarrassés de cette Alma Coin, paix à son âme, mais qui devions-nous suivre maintenant ? Je l’avais toujours détestée, mais elle était devenue une figure qui rassemblait. Depuis quelques temps, la rébellion était morte. Je n’avais jamais agi selon les règles, pourtant, les contourner n’avait plus la même saveur à présent. Espérons que cette Moisson apporte un nouveau souffle à l’engagement contre le Capitole. Même si, dans le district Un, cela était fort peu probable.

C’était le grand jour. Celui où les moutons du Capitole, c’est-à-dire la quasi-totalité du district Un, s’extasiaient en masse devant des gamins qui partaient pour le massacre. Il y avait de quoi faire la fête, en effet. Pourtant, je ne parvenais pas à les détester comme ils le méritaient. La vérité était tout autre, j’avais pitié d’eux. Pitié de leur ignorance, de leur stupidité, de leur imbécilité. Je me rappelais, avec honte, que j’avais été comme eux à une époque. Je la connaissais, cette soif de victoire, de sang. Je savais qu’elle montait à la tête et vous aveuglait. Les vrais enjeux des Hunger Games, ce n’était pas obtenir la victoire. C’était la mort de vingt-trois autres enfants. Mais dans le district Un, les jeux étaient différents. On ne pleurait pas les morts, on les ridiculisait. Des carrières qui ne revenaient pas vainqueurs ? C’était une honte, pour la famille, pour les proches, pour les instructeurs. Mais surtout, pour le district. Et rien ne déplaisait plus au district Un que l’humiliation. J’avais appris à la supporter. Il le fallait, parce que je voulais continuer à vivre sans ce spectre. Il le fallait, parce qu’elle me permettait de ne plus représenter un danger. Une carrière qui ne s’est pas portée volontaire ? Ridicule. Au fond de moi, j’espérais que ce serait aussi le cas cette année. Mais à quel prix ? Quelle vie était plus précieuse ? Un enfant innocent ou un carrière corrompu dès sa naissance ? J’étais bien contente de ne pas avoir à faire un choix.

« Iris Fleming ! » Pauvre fille. Je ne la connaissais pas, mais je ne pouvais qu’imaginer l’effet d’entendre son nom. Certaines années, des gamins n’attendaient même pas le tirage au sort et criaient leur volontariat sans se soucier du déroulement de la Moisson. Après tout, je m’en fichais, je n’avais aucun respect pour cette ‘tradition’, et si ça pouvait éviter des sueurs froides à une pauvre gamine, ce n’était pas plus mal. Mais celle-ci n’eut pas le temps de perdre les couleurs sur son visage puisqu’un « Je suis volontaire » retentit sur la grand-place. Et voilà donc que le cirque préféré de mes chers concitoyens commençait.


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MessageSujet: Re: VI,2. la moisson du district un   Sam 18 Juin - 14:01


Second tirage
tribut masculin



(c) avalon

La jeune Erin Hightower n'a pas pris le temps de se déplacer vers l'estrade. En effet, elle sait, comme le district tout entier, qu'une autre demoiselle, une Carrière, prendra sa place dans la seconde. Et c'est le cas. « Je suis volontaire ! » Erin Hightower n'objecte pas. C'est avec un grand plaisir qu'elle laisse sa place à une jeune fille bien plus déterminée qu'elle à partir pour l'arène. Celle-ci s'avance sur l'estrade avec assurance et répond aux questions de l'hôtesse avec passion. « Quel est ton nom, ma chérie ? » Elle en fait trop, comme à son habitude, mais cela ne perturbe pas la Carrière. « Emerald Hightower, et je suis fière de représenter le district Un aux Hunger Games. » L'hôtesse applaudit avec ardeur la jeune fille et les habitants font de même pour acclamer la première volontaire de cette nouvelle édition des jeux, sœur de la précédente tribut. « Emerald  Hightower représentera donc le district Un ! » dit l'hôtesse avec excitation. Le district Un ne décevait jamais. Mais l'impatience commence à gagner les rangs des jeunes garçons qui attendent que leur tour arrive. Y aurait-il un nouveau volontaire ? « Mais qui sera le tribut masculin qui la rejoindra ? Passons à ces messieurs ! » L'hôtesse se dirige cette fois-ci vers la bulle de verre contenant les papiers des jeunes hommes. Après quelques secondes, elle sort un petit papier qu'elle déplie précieusement.

« Ivory Edenthaw »



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Ivory remplace donc le PNJ, aucun volontariat n'est possible. Postez à la suite tout comme précédemment.


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MessageSujet: Re: VI,2. la moisson du district un   Mer 22 Juin - 20:24

Le jeune homme s’observe une dernière fois dans le miroir pour peaufiner les derniers détails de sa tenue. Il glisse délicatement sa chemise blanche à l’intérieur de son pantalon sombre, tout cela sous la surveillance de son père et le regard attendri de sa mère, qui s’affaire à redonner une forme acceptable à son col. Aujourd’hui, c’est sa dernière moisson. Et si chaque année ses parents s’assurent qu’il soit présentable afin d’honorer le statut de sa famille, aujourd’hui plus que jamais il doit faire forte impression. Car aujourd’hui, ce sera lui sur cette estrade, du moins de l’avis de ses parents. — N’oublie pas de te redresser quand tu rejoindras l’estrade, tu ne cesses de plier le dos, ce n’est pas une position adéquate pour un jeune homme aussi courageux, siffle sa mère tandis qu’elle recule de quelques pas pour admirer son rejeton. Tu es splendide, le district un n’a pas connu d’aussi beau tribut depuis des années, s’enthousiaste-t-elle alors qu’elle s’attaque à la tâche la plus difficile, à savoir de rendre ses cheveux un minimum présentable. — Ta position dorsale n’est pas le plus important, n’oublie surtout pas d’élever la voix pour te porter volontaire, afin que le district comprenne quel homme tu es et quel tribut tu seras. Tu dois faire forte impression et ce, dès le départ. Finit par laisser entendre son père, jusqu’ici particulièrement silencieux bien qu’il affiche cet air de fierté qu’il a lorsque les circonstances lui sont favorables. — Ils seront des dizaines à vouloir se porter volontaire, père, commence Ivory, tentant de cacher péniblement la lassitude dans le son de sa voix, ce ne sera peut-être pas moi, sur cette estrade. — Ce sera toi. Tu seras le plus rapide, tu dois te tenir prêt. Ivory n’acquiesce pas, il se contente de se mordre légèrement la lèvre, ce que son père prend pour un signe d’approbation, bien qu’hésitant. Le carillon retentit, le jeune homme enlace sa mère qui quitte la pièce avec précipitation pour ne pas être en retard, puis il offre sa main à son père, qui s’en saisit avant de la tirer pour obliger son fils à se rapprocher. — Fais ce qui doit être fait et ne me déçoit pas. Dans sa tête, ainsi que dans celle du reste de la famille, les choses sont claires : la voix d’Ivory s’élèvera à l’issue du tirage désignant le tribut masculin, et il prendra le chemin de la gloire. Le fait qu’au district un les volontaires se comptent par dizaine n’est pas un argument suffisant pour justifier la possibilité que leur fils n’apporte pas la lumière sur leur famille. Le tribut du district un, ce sera lui et aucun autre.

— Tu es beau, ainsi, murmure Ferne, qui le rejoint après qu’ils ont tout deux fait don d’une goutte de sang pour signer le recensement des jeunes habitants du district. — Tu es prêt ? C’est un grand jour, s’exclame la jeune fille avec un enthousiasme qu’il aimerait simuler mais qu’il sait parfaitement sincère. Il tourne la tête et observe sa petite sœur quelques instants. Le lavage de cerveau a parfaitement fonctionné sur elle. Elle est la plus belle réussite de la famille Edenthaw ; parfaitement conditionnée. Mais parfaitement inutile également, du haut de ses quinze ans. Elle n’est pas encore suffisamment entraînée et impressionnante pour représenter le district et, surtout, la famille. Elle est encore une piètre combattante et sa répartie n’est pas suffisamment aiguisée pour faire bonne impression auprès de leurs concitoyens, nul doute qu’il en sera de même avec ses futurs adversaires. Parce qu’à ses dix-huit ans, elle se portera volontaire sans la moindre hésitation, c’est une chose dont il est certain même s’il ne revient pas de l’arène. S’il y va.

Son manque de réponse surprend sa sœur, qui l’arrête alors qu’ils rejoignent la grande place et le cœur de l’événement. La petite blonde se plante devant lui et lui offre son regard le plus menaçant, pas encore assez travaillé du point de vue de son aîné. — Ivory, tu es prêt ? Répète-t-elle, avec force. — Oui. Sa voix est déterminée, il soutient le regard de sa sœur, le genre de regard qu’il n’offre qu’aux adversaires qu’il s’apprête à envoyer au tapis lors des entraînements. — Quoi que tu as en tête, ne le fais pas. Son expression se veut plus détendue, alors que son regard cherche plus d’explications dans celui de sa cadette. Je ne sais pas à quoi tu penses, mais je sais que tu as une idée derrière la tête. Mais Ivory, tu ne peux pas, tu n’as pas le droit. Tu dois suivre le plan de notre père, tu comprends ? Tu dois le rendre fier, tu dois me rendre fier. Tu as envie d’être un tribut et tu le seras, je le sais. Termine-t-elle catégorique, tandis qu’elle délaisse son frère avant même qu’il ne puisse répondre pour rejoindre le rang des filles de son âge. Il en fait de même et rejoint les siens, ces carrières prêts à tout pour leur moment de gloire. Certains se préparent déjà à crier la fameuse phrase, d’autres s’entraînent à sourire, les derniers s’assurent que leur tenue est impeccable et qu’on ne se souviendra pas d’eux pour une braguette ouverte devant la totalité de la nation.

Ivory, lui, attend. On le bouscule, on le chambre, on essaie de l’activer. Mais il demeure totalement impassible, le regard fixé sur l’estrade. On l’attend sur celle-ci ; mais il n’y sera pas. Lorsque le nom du tribut du district un raisonnera sur la grande place, ce ne sera pas sa voix pour se porter volontaire que l’on entendra par la suite. Ce sera peut-être les cris de rage de son père, qui n’aura pas peur de se donner en spectacle si cela peut lui permettre d’humilier son fils pour la trahison dont il sera à l’origine. Il affiche un rictus à cette pensée, bien qu’il soit en réalité terrifié par la réaction que pourra être celle de son paternel quand il réalisera qu’Ivory, le gentil Ivory, le fils prodige si bien éduqué durant toutes ces années pour rendre ses lettres de noblesse à la famille Edenthaw, ne s’est pas avéré être celui qu’il pensait avoir formaté. La stupéfaction sera de mise dans sa famille, mais également dans les rangs de ses camarades, qui à force d’entendre le père se vanter du futur volontariat de son fils ont certainement enregistré le fait que la place est gardée. Il joue à un jeu dangereux, Ivory. Bien qu’originaire du un, il risque de tout perdre. Il va tout perdre. Son père, sa mère et même sa sœur n’accepteront plus de lui parler, ni même de le regarder après la honte qu’il s’apprête à leur faire subir. Sans parler de ses quelques amis proches, qui n’auront pas de mal à se détacher de lui maintenant qu’ils comprendront qu’il n’a jamais été comme eux et ce, depuis le départ. Qu’il n’a fait que mentir durant toutes ces années et qu’ils représentent absolument tout ce qu’ils abhorrent.

Pourtant, Ivory n’est pas un menteur. C’est un dissimulateur, éventuellement, mais il n’a jamais menti quand il a prétendu s’entraîner pour savoir combattre et donner la mort, ni quand il fait preuve d’allégeance pour le capitole. Tout ça, c’est Ivory. Foncer tête baissée vers la mort et voir sa vie réduite à néant à seulement dix-huit ans, ça, ça lui ressemble déjà moins. C’est le rêve de son père, qui n’a pas su ou qui n’a pas pu se porter volontaire quand il était encore en âge de le faire. Il l’a transmis à son fils sans même se poser la question de savoir si sa progéniture partageait le même but et s’il l’avait fait, il aurait compris très tôt que ce n’était pas le cas. Il aime la richesse du un, Ivory, il l’a toujours dit et il le dira toujours, mais il ne veut pas mourir. Il peut se pavaner avec de beaux habits et des cheveux peroxydés, savoir se battre et donner la mort en quelques coups stratégiques, se montrer imbuvable et parfois moqueur, il peut être tout ce qu’on attend d’un carrière et il l’est, seulement il ne possède pas la même passion qu’eux pour la mort et c’est bien là le problème qui fait qu’il n’y a peut-être qu’un facteur qui les différencie lui et eux, mais qui est suffisamment important pour qu’on remette l’identité du jeune homme en cause.

Le film retraçant l’histoire du pays est diffusé pour la énième fois et Ivory, en bon élève, fixe son attention sur celui-ci, bien qu’il l’ait tellement entendu qu’il soit en mesure de le répéter par cœur. Puis, les choses sérieuses commencent et l’hôtesse annonce le tirage au sort de la demoiselle qui aura l’honneur de représenter le district un. Il n’est pas du genre à prier, Ivory, mais il croise les doigts pour que les noms de Blye et Ferne ne soient pas ceux qui seront annoncés par l’hôtesse. Sa petite sœur, aussi fanatique de cet événement soit-elle, ne peut être tirée au sort. Il l’acceptera si tel est le cas, il n’en sera pas dévasté, mais c’est une option qu’il ne veut guère envisager. — Erin Hightower !, annonce finalement l’hôtesse et il s’interdit de pousser un soupir de soulagement même s’il est satisfait par ce cas de figure. Mais lorsqu’une voix s’élève dans la foule pour se porter volontaire, son cœur se sert quelques instants ; inquiet à l’idée qu’il puisse s’agir de Ferne, tentant une ultime manipulation pour s’assurer de la tenue de la promesse faite par son aîné qui n’aura d’autre choix que de se porter volontaire à son tour si cela peut l’aider à protéger sa cadette. Heureusement pour lui, ce n’est pas Ferne qui s’avance dans l’allée, bien que le visage de la jeune fille en manque de gloire lui soit familier. Emerald Hightower est aussi entraînée que lui, il a déjà eu l’occasion de se battre face à elle – et il en est généralement sorti vainqueur – et elle prend la place de sa petite soeur. Si certains verraient là la pauvre d'un amour indéfectible entre sœurs, de son côté il voit surtout l'agacement d'Emerald à l'idée que sa sœur puisse lui voler sa moisson. Elle ne vit littéralement que pour les Jeux, il s’agit de son seul sujet de conversation et plus généralement, de l’objectif de sa vie. — Mais qui sera le tribut masculin qui la rejoindra ? Passons à ces messieurs ! Il sent le regard de son père et de sa sœur sur lui, mais il ne cesse de fixer l’estrade. L’inquiétude se mêle à la satisfaction à l’idée de décevoir tant de personnes, mais il ne perd pas son objectif de vue. Il ne changera pas d’avis, quand bien même tous les regards seraient braqués sur lui. Il ne veut pas aller dans cette arène ; il n’ira pas de sa propre volonté.

Mais il le devrait le savoir, depuis le temps, qu’on se fiche bien de sa propre volonté.

— Ivory Edenthaw ! Et le monde s’arrête. Et le silence s’installe. Et l’inquiétude, la satisfaction, la nervosité, l’excitation disparaissent. Il n’y a plus rien, ni à l’intérieur de lui, ni à l’extérieur. Il n’y a plus que lui et son nom. Ivory Edenthaw. Tribut masculin du district un pour la soixante-dix-neuvième édition des Hunger Games.

Il ne perd pas de temps, il ne faudrait pas qu’il laisse percevoir la surprise que lui vaut l’annonce de son nom. La vérité, c’est qu’il n’a pas peur, mais il n’est pas pour autant ravi. Il l’accepte, tout simplement, comme il a toujours tout accepté dans sa vie. L’éducation à base de préceptes de parents fanatiques, le mépris des autres pour avoir voulu toutefois mettre une distance entre son éducation et ses envies, les heures d’entraînement à frapper sur des hommes en carton, puis sur des vrais, parfois jusqu’au sang, les supplications de ses parents pour qu’il se porte volontaire et même l’idée de cette situation. Jusqu’ici, il a tout accepté. Et aujourd’hui ne fera pas exception à la règle. Il l’accepte. Il n’a pas d’autre choix.

Enfin, si, il y en aurait un autre. Que quelqu’un se porte volontaire, prenne sa place et meurt comme le héros qu’il souhaite être. Mais le silence sur la grande place se fait pesant et il est déjà en route pour rejoindre l’estrade. Il l’a su dès l’annonce de son nom : personne ne prendrait sa place. Pas qu’ils n’en aient pas envie, pas qu’ils ne souhaitent pas avoir leur quart d’heure de gloire et devenir les stars du capitole, pas qu’ils veuillent que le gamin Edenthaw se fasse tuer parce qu’il ne manquera à personne. Ils ne le feront pas parce qu’il y a un accord tacite entre le père et le reste du monde. Il a placé tous ses espoirs en son fils, il n’a cessé de le répéter à qui voulait l’entendre : son fils est un combattant et son fils gagnera les Hunger Games. Son fils. Pas ceux des autres, le sien. Et maintenant que ce jour est arrivé sans même que le destin s’en retrouve forcé (ce qui enlève toutefois de la splendeur à la situation), il est hors de question que le fils d’un autre ne prenne sa place. Ils savent à quoi s’attendre s’ils osent élever la voix pour empêcher le rêve d’un père de se réaliser, raison pour laquelle le silence se veut indiscutable.

Et il avance, Ivory. Il monte sur l’estrade, les émotions brouillées mais cachées, et il fait face à la foule. Il rejette les tentatives de sa famille de happer son regard, mais il approuve celle de Blye. Il espère qu’elle viendra le voir à l’issue de la moisson, dans l’espoir de terminer cette journée sur une vraie bonne note, pas celle que ses parents perçoivent comme telle. L’hôtesse le présente à nouveau à la foule, alors qu’Emerald tente de glisser sa main dans la sienne pour montrer l’unité de ceux qui les représenteront, mais Ivory repousse rapidement cette tentative. C’est lui contre le reste du monde, et ça l’a toujours été. À quoi bon changer cela, alors qu’il l’accepte ?



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MessageSujet: Re: VI,2. la moisson du district un   Dim 26 Juin - 20:09


fin de la moisson



(c) avalon

Après le volontariat de la jeune Emerald  Hightower, le jeune Ivory Edenthaw est appelé comme tribut masculin. A la surprise de l'hôtesse, personne ne se porte volontaire. Cependant, la surprise ne semble pas partagée par le district ni même le jeune homme appelé qui s'avance sans attendre. Il rejoint donc l'estrade où se trouve à présent l'équipe du district Un pour la prochaine édition des Hunger Games. « Voici les tributs du district Un : Emerald Hightower et Ivory Edenthaw. »
L'hôtesse met fin à la moisson par le fameux « Puisse le sort vous être favorable! » que tout le monde attend, et entraîne les deux nouveaux tributs dans l'enceinte de l'hôtel de justice où ils pourront recevoir des visites de leurs proches avant de quitter peut-être définitivement leur district d'origine.


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Vous pouvez retrouver la suite des événements concernant la préparation des tributs dans ce sujet. Ce sujet reste ouvert pour le moment si certains souhaitent y répondre.


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MessageSujet: Re: VI,2. la moisson du district un   Mar 12 Juil - 13:42



La moisson des soixante-dix-neuf éme hunger games commencent dans moins d’une heure et pourtant ce n’est  pas sur la grande place du district de luxe qu’Emerald se trouve en ce moment même. Elle devrait y être, comme tous les membres des districts, qui ont le devoir et l’obligation de se présenter devant les écrans géants et la horde de pacificateurs venus pour encadrer l’événement. Notamment ceux du district un, qui font de la moisson un véritable spectacle et qui se délectent de la situation chaque année. Mais voilà, Emerald, toujours dans l’idée de contrecarrer les plans de son paternel, se trouve encore plantée devant son grand miroir à pied, trônant au beau milieu de sa splendide chambre (autant qu’elle peut l’être dans le premier district). L’horloge lui indique qu’elle devrait y être depuis une demi-heure au moins.  Emy joue avec sa jupe, elle la frotte pour enlever les plis, tire dessus pour la rendre moins courte puis abandonne totalement l’idée de ne pas se montrer trop sexy dans une telle tenue. Elle aurait aimé porter une de ces jupes longues s, elle a l’habitude et qui masque les courbes prononcées de ses hanches ; mais c’était sans compter sur son père qui avait déposé cette tenue sur son lit comme chaque matin annonçant la moisson. Elle tire sur son chemisier blanc, à la limite du transparent et le sort de sa jupe. Il tombe sur ses courbes prononcées par la matière de la jupe et les recouvre légèrement. Ses années de gym, danse et autres sports ont développé les muscles de ses cuisses ainsi que l’ossature, déjà bien imposante,  de ses hanches.

La porte de sa chambre s’ouvre soudainement à la volée. Sans se retourner, elle observe, grâce à son miroir, les traits tendus de son père posté comme un piquet dans l’encadrement de ladite porte. – Je peux savoir ce que tu fais encore là ? demande alors son père sans masquait sa colère une seule seconde. Elle sait qu’il risquerait de perdre son sang-froid en moins de temps qu’il ne faut pour le dire ; mais elle apprécie tellement le provoquer qu’elle pourrait jouer avec le feu inlassablement. Sans dire un mot, elle arrange son gueux de cheval avant de se regarder sous toutes les coutures une dernière fois. Elle fait signe à son père et il lui tourne le dos pour se dégager de la maison et l’attendre devant. Dans un léger soupir, elle s’avance jusqu’à la porte, se tourne une dernière fois et observe avec émotion chaque recoin de l’endroit même où elle a grandi. Elle a le sentiment, au fond d’elle-même, qu’elle ne reverra jamais cet endroit. Les jeux ne sont pas faits, elle n’est pas encore appelée par la moisson, mais à cause de l’influence de son père, elle sait qu’elle n’a pas d’autres choix que de se porter volontaire si jamais son nom n’est pas tiré au sort… Quand bien même elle ne le ferait pas, son père la métrerait sûrement à la porte pour ne pas avoir porté l’honneur de sa famille.

Une fois chaque partie de sa maison enregistrée au fond de sa mémoire, elle ferme les portes une à une de façon solennelle et passe dans le salon pour y attraper le pendentif de sa petite sous. Elle laisse souvent traîner bijoux et Emerald la soupçonne de chaque fois laisser la chaîne en or volontairement sur la table du salon à chaque moisson. Sa petite sous, Erin n’a pas beaucoup de chances d’être tirée au sort. Son prénom ne doit pas figurer dans les listes que trois fois a tout cassées, elle n’a que quinze ans et n’a jamais eu besoin de sacrifier son nom pour des tesserae. De plus, à l’instar de sa sous, elle ne se portera pas volontaire avant d’arrivée à seize ans et d’avoir les épaules pour se sacrifier. Emerald ne s’en est jamais sentie capable, bien qu’elle fasse sans cesse bonne figure devant son entourage. Il s’agit d’ailleurs là de nombreuses sources de conflits avec son père, qui ne comprend pas qu’elle ne se soit pas portée volontaire jusque-là. Retardant sans cesse l’échéance, elle donnait chaque fois une nouvelle excuse plaidant ne pas être suffisamment entraînée pour le moment. Mais cette année, elle devrait le faire. Elle n’a plus le choix. Pourtant, à quelques minutes des sélections, elle ne sait toujours pas si elle aura la force de lever la main…

Le métal froid descend au creux de ses seins et Emy sent le contact rassurant du diamant refroidir sa peau. Chaque pas qu’elle fait n’a pour autres conséquences que d’augmenter les pulsations de son cours. Son père presse le pas à côté d’elle. Il lui pense le bras nerveusement avant de ne lancer à sa fille aînée. – Tu sais ce que l'on attend de toi. Ta mère et moi te regarderons d’ici. il lui fait un mince sourire avant de ne prendre place à côté de sa femme et d’indiquer à Emerald de prendre sa place à son tour. La jolie blonde observe ses parents, qui dans la foule semblent être les plus heureux avec leurs larges sourires et leurs vêtements irréprochables pour l’occasion. Les parents des carrières ont toujours tendance à vivre les moissons comme une sorte de remise de diplôme. Joie et fierté peuvent se lire sur leurs visages chaque fois qu’un de leurs enfants est sélectionné pour aller se battre à mort dans l’arène. Quelquefois, Emy se sent pour le moins bête de faire partie de ces gens-là. Elle aurait voulu ne pas connaître la pression d’être une tribu de carrière. Elle n’aime pas cela. Emerald ne veut pas se battre, elle ne veut pas avoir à apprendre des techniques pour donner la mort. Elle ce qu’elle voudrait, c’est trouver une solution pour être tranquille cette année encore et du fait que ce soit sa dernière année d’éligibilité : d’être tranquille pour tout le reste de sa vie. D’une voix pâteuse elle donne son nom à un des pacificateurs qui prend alors une goutte de son sang, la pose sur le registre pour justifier de sa présence et l’escorte à sa place près des autres potentiels tributs de son âge. Consciente de ne pas être à l’image de ce que l'on attend d’elle, et sentant le regard brûlant de son père dans son dos Emerald redresse son corps tout entier. Elle bombe le torse, décroisse ses jambes et relève la tête.

« Joyeux Hunger Games ! Et puisse le sort vous être favorable ! » elle esquisse un sourire en direction de l’hôtesse. Son masque de fille sûre d’elle et sur entraîner est enfin mis en place. Pourtant à l’intérieur, elle hurle, elle se débat contre ses peurs et elle est prise de panique. Des flashs de la moisson dernière lui reviennent en mémoire. Lorsque son ami d’enfance fut appelé et qu’Emy, ne s’étant pas portée volontaire cette année-là a dû le voir mourir dans d’atroces souffrances.  Le film du capitole défile sur les écrans géants et Emerald le fixe avec intentions. Les années précédentes, elle se délectait vraiment du spectacle, mais tout est différent depuis qu’elle a perdu son ami. L’hôtesse poursuit son speech et Emy ne l’écoute que d’une oreille peu attentive jusqu’à ce qu’elle annonce le prénom de la tribu féminine.  Erin. Sa soeur. Son sang. La chaîne autour de son cou la brûle soudainement et la ramène à la réalité. Du coin de l’oïl, elle voit sa sous qui s’apprête à sortir de son rang pour gagner l’estrade. Alors sans réfléchir, sans rien écouter de son cours, elle lève la main haut dans le ciel et se précipite presque jusqu’à l’estrade en criant de façon bien trop enjouée à son goût : – Je me porte volontaire comme tribut. Tout s’enchaîne à une vitesse monstre. Elle grimpe sur l’estrade. Elle sourit. Elle salue la foule. Elle lance un clin d’oïl à son père qui l'applaudi avec ferveur et des baisés à sa mère et sa sous qui pleure dans les bras l’une de l’autre. Elle paraît heureuse. Emerald observe de haut en bas le tribut masculin qui vient d’être appelé à ses côtés. Son visage lui dit vaguement quelque chose. Elle n’y accorde que peu d’importance et se contente de saluer énergiquement la foule qui les acclament. Poussée par l’adrénaline que lui procurent les applaudissements, elle prend un bain de foule comme jamais elle n’a pas connu jusque-là et s’opposent à la résistance des pacificateurs qui veulent l’emmener à l’abri des regards.  Heureusement pour elle, les choses s’enchaînent tellement vite qu’elle n’a pas le temps de réfléchir à ce qu’elle venait de faire….

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VI,2. la moisson du district un

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