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 DON&JULIET Il suffit parfois d'une seule personne pour se sentir heureux

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MessageSujet: DON&JULIET Il suffit parfois d'une seule personne pour se sentir heureux   Sam 29 Oct - 15:02


donovan & juliet
    je n'aurais aucune hésitation à tuer pour mon frère

La salle était pleine. Des centaines de rebelles faisaient encore la queue à son entrée pour pouvoir prendre une pause dans leur interminable liste de choses à faire pour la journée. Juliet voulait bien croire que Coin avait instaurée ce régime presque militaire pour toujours les avoir sous son contrôle, mais elle avait encore aujourd’hui du mal à supporter cette domination. Son père s’était sacrifié pour que ses enfants quittent la domination du Capitole, mais ils étaient surveillés de plus près par les gardes du district 13. Et attention, aucun faux pas n’est permis. Une simple violation de l’emploi du temps pouvait conduire à de lourdes sanctions. Ceci n’avait pas empêché Juliet d’en faire parfois qu’à sa tête, et de manger plus de temps que les autres afin que sa pause dur plus longtemps. On lui avait déjà tapé sur les doigts à cause de ça – que ce soit au sens figuré qu’au sens propre – mais bien sûr, Juliet se calmait quelques semaines afin de mieux recommencer. Donovan n’avait jamais été, à sa connaissance, au courant de ces écarts venant de sa petite sœur. De toute façon il répondrait surement un truc du genre « Qu’est-ce que vous voulez que j’y fasse ? Qu’elle fasse ce qu’elle veut. » Pas vraiment un réel allié pour Coin et ses petits soldats. Les seuls moments où ils la trouvaient sérieuse, c’était lorsqu’elle entrainait les nouvelles recrues du District, et aussi quand son frère part en mission sans elle. Elle était alors douce comme un agneau, et obéissait à chaque ordre qu’on lui donnait en râlant de moins en moins. C’était sans doute la raison pour laquelle l’emploi du temps de la journée imprimé sur son bras indiquait la majeure partie du temps « Entrainement », et non « Nettoyage d’une quelconque sale sous la surveillance d’un garde pour éviter que tu fasses encore des bêtises ». Ce qui, pour la jeune femme, n’était pas plus mal. D’une part parce que ça lui permettait de se dépenser, et de ne pas rester assise sur une chaise toute la journée, et d’autre part parce que sa portion alimentaire était plus riche que la plupart de ses camarades. Même si les quantités et la qualité ne changeaient pas tellement d’une assiette normale, elle était néanmoins bien plus utile pour bouger sans tomber dans les pommes au bout de deux heures d’effort.

Sortant d’une énième séance d’entrainement, Juliet s’installa sur une table occupée seulement par deux autres personnes – qu’elle retrouverait d’ailleurs dans quelques heures – et balaya la salle du regard. Des visages dépités et affamés l’entouraient de toute part, mais passée les premières semaines, elle avait fini par ne plus y prêter vraiment attention. Quand elle avait dix ans, elle ne comprenait ce qu’elle faisait ici, et elle s’accrochait à son frère comme à une bouée de sauvetage tout au long de la journée. Et puis l’habitude prend largement le dessus sur cette crainte du changement. Se lever toujours à la même heure, être sûr que sa vie allait être imprimée sur son bras et avoir la conviction de pouvoir aller se coucher le soir, quelque part ça rassurait beaucoup la petite fille qu’elle était. Son existence avait basculée du jour au lendemain, sans prévenir, donc cette discipline et la présence de son frère contribuaient à son intégration. Même si elle avait été obligée de grandir d’un seul coup, passant du stade de l’enfance à celui d’adulte en seulement quelques mois. Ce qui n’était pas pour lui déplaire, elle avait accès à des responsabilités qui lui étaient interdites à son arrivée. Et puis, Donovan était là pour la faire décompresser le soir venu, afin de rattraper les heures insupportables qu’ils ont été contraints de passer sans l’autre. C’était le moment qu’elle préférait dans la journée, mais elle n’allait pas l’admettre de si tôt. Après tout, c’était son frère, il y avait toujours ce genre de choses inavouables entre eux.

C’est alors qu’elle le vit, quitter la file, un plateau dans les mains, cherchant une place où s’assoir. Juliet ne put s’empêcher de sourire, sa mine renfrognée la quittant pour l’heure qui allait suivre afin de profiter de la présence de l’homme de sa vie. Elle lui fit quelques signes de la main, certaine qu’avec le brouhaha ambiant de la salle il ne l’entendrait qu’à peine si elle l’appelait, jusqu’à ce qu’elle ait attiré son attention. Il s’approcha assez rapidement, et s’installa en face d’elle.
    juliet – Salut frangin. Pas trop chiante ta matinée ?
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MessageSujet: Re: DON&JULIET Il suffit parfois d'une seule personne pour se sentir heureux   Mar 8 Nov - 9:03

C’était définitivement une mauvaise matinée. Enfin, à y réfléchir un peu plus, chaque nouvelle journée passait au sein du district 13 le rendait de plus en plus mal luné. Et même si Donovan était déjà d'un caractère mal luné de naissance, même ses collègues, amis et proches pouvaient sentir que ça ne lui allait pas du tout, la captivité et le manque d'activité. C’était d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles il se payait régulièrement des sorties non-autorisées dans la forêt, voire même au sein des districts les moins dangereux (il n'était pas totalement irresponsable...). Tout particulièrement lorsqu'on lui refusait quelque chose ou qu'on le privait d'un avantage. Au fond, même s'il n'avait jamais connu autre lieu de vie depuis ses 12 ans, Donny assimilait assez ce qui se passait au D13 avec ce qui se passait entre le capitole et les districts sous sa coupole. Bien sûr, c'était injuste, il le savait. Après tout, lorsqu'il désobéissait, on ne le fusillait pas sur la place public. Pas encore.
Il franchit l'entrée de la cantine d'un pas légèrement trainant. Il était censé être couché sur un lit à l'infirmerie mais il manquait plus que ça. Il ne savait pas resté tranquille et immobile. Et même si la bagarre qu'il avait créé avec l'un des gardiens lui avait fêlé deux côtes, il était hors de question qu'il reste dans l'horrible pièce anesthésiée. Hors de question. Il passa rapidement au self, n'ayant pas très faim - ce qui était damnation quand on pensait à la minuscule portion dont chacun avait droit - puis alla s'assoir à la première table libre qu'il trouva. Tout le monde, ici, le connaissait pour son mauvais caractère et certains, pourtant, avait encore assez de cran pour "l'importuner". Un petit jeune s'approcha de lui. « Je peux m'assoir ? » Donovan lui lança un regard noir et plein de sous-entendus. Voyant que le gas ne semblait pas comprendre, il se décida à répondre. « Non. »
Le plus étrange, c'était que Donny n'était pas un type méchant et ceux qui le connaissait depuis l'enfance savaient qu'enfant, il n'était pas comme l'homme qu'il prétendait être aujourd'hui. Certes, il avait toujours été borné, indépendant et désobéissant mais c'était aussi un garçon plein de vie, généreux, aimant... Il l'était encore, d'ailleurs, mais tout au fond de lui. Puis rebaissant les yeux sur son plateau, il se rendit compte qu'il avait oublié de prendre du pain et s'il y avait bien quelque chose qu'il mangeait à coup sûr, c'était le pain. Il se leva donc en faisait trainer lamentablement sa chaise sur le sol et repartit en direction du self, sans oublier son plateau puis, finalement il renonça. Il ne voulait pas créer une nouvelle esclandre pour une vulgaire morceau de pain et il fallait bien qu'il s'avoue qu'il cherchait juste de l'occupation. Il s'apprêta donc à repartir à sa place lorsqu'il vit une main s'agiter vers lui. C'était Juliet. Un léger et imperceptible sourire se dessina sur ses lèvres et il se dirigea vers elle. Il s'assit, sans faire bruit, cette fois.
« Ma matinée ? Et bien... Parfaite, quoi ! » répondit-il sachant très bien qu'elle n'allait pas le croire. Et sans même lui donner le temps de répondre, il ajouta : « Engueulade, désaccord, bagarre, côtes cassées et... » Il remonta sa manche pour lui montrer son emploi du temps, tatoué sur l'intérieur de son avant bras. « Confinement... » Puis, sans attendre plus longtemps, il piqua un bout de pain sur le plateau de sa petite sœur et le mit dans sa bouche.
« Et toi, ma Jules ? »
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MessageSujet: Re: DON&JULIET Il suffit parfois d'une seule personne pour se sentir heureux   Ven 11 Nov - 22:02


donovan & juliet
    je n'aurais aucune hésitation à tuer pour mon frère

Juliet suivit son frère du regard jusqu’à ce qu’il s’installa sur la chaise en face d’elle. Enfin, elle pourrait décompresser le temps de ce repas médiocre, même si personne n’osait le dire. Après tout, ils n’avaient absolument pas le choix, et si ça ne leur plaisait pas, il leur était impossible de sortir pour chasser ou pêcher – Juliet ignorait d’ailleurs s’il y avait une rivière à proximité des ruines. Alors, soit ils mangeaient de la nourriture, infâme certes mais qui leur donnait l’énergie nécessaire pour leur emploi du temps, soit ils crevaient de faim dans leur chambre. Juliet avait fréquemment vu des enfants très bien lotis dans leur district, grimacer et se plaindre à la vue du repas que leur proposait le 13. Les premières semaines, ils ne mangeaient rien d’autre que du pain. Et puis, quand la faim leur tenaillaient suffisamment le ventre – et que les gardes leur ait assez fait peur sous les menaces – ils s’obligeaient à engloutir jusqu’à la dernière miette. La jeune femme se retrouvait si souvent dans ces yeux si innocents, qui avaient pourtant vu bien des horreurs à cause du sadisme du Capitole. A l’âge de 6 ans, la plupart ont sans doute pu voir des décapitations atroces, absolument non censurés, pour les punir d’un crime que leurs ancêtres avaient commis bien des années avant leur naissance. D’ailleurs, le crime en question en était un que pour les habitants du Capitole – quoique, la majorité d’entre eux devaient s’en ficher royalement de la raison pour laquelle chaque année 24 adolescents combattaient jusqu’à la mort – alors que pour les districts, ce soulèvement avaient représentés l’espoir d’une vie meilleure. Avant de faire sombrer les générations suivantes dans la tyrannie, la pauvreté et la maladie. Mais tous, ici, au district 13, savaient que la prochaine fois, ça ne sera pas la même chose.
    donovan – Ma matinée ? Et bien... Parfaite, quoi ! Engueulade, désaccord, bagarre, côtes cassées et... Confinement...

La jeune femme ne put s’empêcher de sourire malicieusement. Il leur en avait encore fait voir de toutes les couleurs, comme à peu près chaque jour. Depuis leur arrivé, c’était comme si le duo avaient mis un point d’honneur à leur faire vivre un cauchemar. Malgré les nombreuses réprimandes qu’ils récoltaient, c’était vu comme une espèce d’amusement et de passe-temps, puisqu’ils ne devaient absolument pas sortir dehors, ou sous l’ordre des espions ou de Coin en personne. Ce qui n’empêchait pas Don’ de faire des sorties nocturnes avec sa sœur de temps en temps.
    donovan – Et toi, ma Jules ?
    juliet – Entrainement depuis 9 heures. Je me suis engueulée avec un des types, une des filles s'est blessée et est partie à l'infirmerie, et une autre, une nouvelle, m'a accidentellement entaillé le doigt.

Elle s’amusa soudain du vol de son pain commis par son frère. Elle balaya la salle rapidement, lorsqu’elle croisa le regard de l’un des gardes. Il lui lançait des messages noirs à travers ses pupilles, ce qui éveilla un petit rire chez Juliet. Et tout en le défiant du regard, elle glissa le reste de son morceau de pain à Donovan. Cependant la colère qu’il exprimait était quelque peu démesurée par rapport à cet acte, et elle se rendit compte qu’elle était surtout destinée à son frère. Elle remarqua seulement à ce moment là l’œil au beurre noir qui se développait sur le garde. Juliet se tourna vers son frère, de plus en plus amusée et avide d’en savoir plus.
    juliet – Qu'est-ce que tu as fait à ce pauvre Zayne pour qu'il soit de si mauvaise humeur ?

Il était devenu presque un mythe pour Juliet. Du moins, celui qu’elle adorait embêter depuis ses dix ans. Il était très impulsif, ce qui lui avait sans doute valu ce grade. Et puis on parlait si souvent de lui dans l’ensemble du district. D’après les rumeurs, il aurait dans la quarantaine, et aurait mis en scène sa propre mort au sein du district 7 pour rejoindre les rangs de la rébellion. Cela se serait produit il y a un peu plus de vingt ans auparavant. Cette longue durée était la seule chose qui ressemblait à du respect qu’elle lui témoignait. Plus de vingt ans. Douze ans s’étaient écoulées depuis qu’ils avaient gonflés eux aussi les rangs du district. Et cela signifiait un véritable cauchemar. Ne plus vivre sous le soleil était un calvaire pour les deux Costigan, si bien que Juliet était parfois prête à accepter toute sorte de mission pour prendre un grand bol d’air frais. Bien sûr elle savait que le sacrifice d’aujourd’hui allait finir par payer, un jour ou l’autre. Plus jamais elle verra des gosses désignés tous les ans pour se massacrer entre eux. Elle se souvenait parfaitement des quatre Moisson qu’elle avait connue – enfin, dont elle se souvenait. Pendant la période des Jeux, leur père faisait toujours en sorte pour qu’ils ne les voient pas, allumant la télé pour les envoyer aussitôt dans leur chambre. Mais la Moisson, ils étaient obligés d’y assister. Tout le district. Et chaque année, Juliet voyait des visages se déchirer par la peur d’être choisi, par la souffrance d’entendre le nom de son enfant qui représentera le district, les flots de larmes des mères, parfois même les cris désespérés. Une ou deux fois, se furent le frère ou la sœur d’une de ses amies ou un de ses camarades de classe. Ils avaient de la chance, quelque fois. Mais c’étaient souvent des cercueils qui revenaient à la maison. Non seulement la famille perdait un enfant, mais les tirés au sort changeaient. Elle arrivait facilement à deviner que cette expérience devait être traumatisante. Elle voyait bien cela avec Kieran. Enfants, ils étaient amis, mais maintenant seules les disputes animaient leurs discussions. Il n’était plus le même. Tout ça à cause de ces horreurs de jeux, et de la domination du Capitole sur ses habitants.
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