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 (gwoïra) doors slam, lights black, you're gone.

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MessageSujet: (gwoïra) doors slam, lights black, you're gone.   Mer 11 Mai - 3:42

MOÏRA & GWENDAL
DOORS SLAM, LIGHTS BLACK, YOU'RE GONE - VOLUME VI, CHAPITRE 1.


Jusqu'à aujourd'hui Gwendal n'avait jamais questionné la moindre de ses décisions. Il agissait par instinct, il ne se laissait guider que par le sentiment de faire ce qui était juste, pas pour lui mais pour ce district trois dont il avait choisi de se faire le porte-parole et dont il se sentait par conséquent redevable. Comme s'il essayait par là de s'amender du fait de ne pas avoir été capable, tant de fois, de ramener à bon port les tributs dont il avait eu la charge. Jusqu'à aujourd'hui Gwendal n'avait jamais questionné sa décision de prêter allégeance à Ulysses Deverell pendant la campagne présidentielle de 2314. Il avait cru aux bonnes intentions de cet homme et loué sa volonté de donner à Panem une perspective nouvelle après le règne de terreur de son prédécesseur ; Gwen n'était pas naïf, il savait que chaque médaille avait son revers, mais après le bain de sang ayant suivi la révolte il avait enfin cru à quelque chose de plus sain pour Panem. Jusqu'à aujourd'hui Gwendal n'avait jamais eu peur.

Jusqu'à aujourd'hui.

Le portrait en noir et blanc d'Ulysses Deverell s'était effacé dans un fondu savamment choisi, et sur l'écran de la télévision Caesar Flickerman, tout de noir vêtu, avait repris la parole pour interviewer tout une pléiade d'invités trié sur le volet et qui sauraient sans aucun doute honorer la mémoire du défunt. Avec toute la fausse hypocrisie et le désir sous-jacent de se montrer dont étaient capables les habitants de la capitale. Gwendal aurait du se retrouver parmi eux. Lui qui avait publiquement affiché son soutien à Deverell durant la campagne présidentielle, et ce à de nombreuses reprises, aurait eu sa place au milieu de ces personnes qui louaient la supposée bonté et le courage qu'on disait sans égal de cet homme qui avait tenté de donner un nouveau souffle à Panem ... Mais Gwendal n'était pas là. Il n'était même pas au Capitole, et l'annonce de la mort du Président il l'avait écoutée depuis l'écran de télévision que possédait son bureau à la mairie. Sous Deverell peut-être, ce genre d'annonce capitale aurait d'abord été transmise aux maires des districts afin de leur permettre de se préparer au mieux à faire face à la population et à ses questions ... Mais sous l'ère qui était momentanément celle d'Augustra Cranelow, en revanche, il n'en avait rien été. Gwendal, comme les onze autres maires de Panem probablement, avait appris la nouvelle en même temps que ses concitoyens, et accueilli avec un air crispée sa jeune secrétaire tandis qu'elle avait bondit dans son bureau, l'air hagard, l'observant terminer son verre de whisky comme si elle attendait de lui qu'il dise quelque chose.

Le verre avait claqué contre l'ébène de son bureau lorsqu'il l'avait reposé, et d'une voix neutre - celle qu'il lui avait fallu tellement de temps pour parvenir à conserver lorsque la situation l'exigeait - il s'était effectivement adressé à elle « Informez le capitaine Hartfield que je dois me rendre au Capitole d'ici demain. Il me faut une place dans le prochain train. » Elle s'exécuterait, il le savait. Parce qu'elle ne lui refusait jamais rien - ou presque - et parce qu'elle connaissait les griefs qui le liait au capitaine des pacificateurs du district trois, et qu'elle ne le forcerait pas à s'en charger lui-même en de pareilles circonstances. Elle n'avait pas bougé pourtant, restant clouée sur place. « Danaé. » Il l'avait vue tressaillir. Il l'appelait rarement par son prénom, et ce malgré qu'il soit lui-même habitué à lui faire remarquer régulièrement qu'elle pouvait l'appeler Gwen, plutôt que Monsieur. « Ça va aller. » Il n'en avait pas la moindre idée, il n'avait aucun moyen de le savoir, mais il savait que c'était ce qu'on attendait de lui, au district trois. Qu'il trouve des solutions et qu'il rassure en période de coup dur. Et comme pour prouver ses dires la jeune femme avait acquiescé d'un léger signe de tête, et quitté la pièce sans un mot pour faire ce qui venait de lui être demandé, tandis que Gwendal lui se servait un nouveau verre de whisky et passait une main fébrile sur son visage tout en réfléchissant à ce qu'il allait pouvoir dire lorsqu'il se retrouverait sur l'estrade de la grand-place, en début de soirée.

{...}


Il n'avait finalement pas eu à attendre le lendemain, et avait pu rejoindre la gare dès la fin de son élocution face aux habitants du district. Comme presque toujours il avait laissé ses clefs à sa secrétaire pour qu'elle s'occupe d'Iron, son chien, et sans même prendre le temps de repasser chez lui il s'était dirigé vers la gare. Sans se méfier ni même se poser de question il était monté à bord du wagon devant lequel deux pacificateurs faisaient le pied de grue, leur adressant un signe de tête sévère avant de grimper, et s'était dirigé directement vers le wagon-bar. Ce train-là était moins luxueux que ceux qu'il empruntait en période de jeux, mais tant que l'alcool s'y servait le reste était le cadet de ses soucis. Ce qui ne l'était pas en revanche, portait une robe délicieusement moulante et un brushing d'apparence impeccable habillant les un mètre soixante dix de sa propriétaire. « Je vois que tu ne comptes pas perdre une occasion de briller. » Les incisives du brun s'étaient découvertes juste assez pour que le sourire qu'il arborait paraisse dédaigneux, et s'accoudant au bar sans juger utile de réclamer le whisky que la muette derrière le comptoir avait l'habitude de lui servir, il avait ostensiblement tourné le dos à Moïra après avoir craché son acidité. « Mais je doute que qui que ce soit au Capitole soit d'humeur à se payer les services de ta petite vertu dans les jours prochains. » Il n'avait aucun scrupule et crachait son venin comme une vipère tentait de planter ses crochets dans une proie. Parce qu'au fond de lui il avait ce désir malsain et inexplicable de provoquer une dispute, il cherchait une bonne raison de s'en prendre à elle comme on chercherait à mettre de l'huile sur le feu dans l'espoir de voir les choses tourner au vinaigre.



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MessageSujet: Re: (gwoïra) doors slam, lights black, you're gone.   Lun 6 Juin - 13:42


Doors slam, lights black, you're gone.
— Volume VI, Chapitre 1.

Cela faisait des mois qu’elle fuyait tout le monde, ne sortant de chez elle que pour acheter des vivres et les indispensables. Moïra n’était plus qu’un fantôme dans ce district qui était pourtant le sien. Ou peut être l’avait-elle toujours été. Briller au capitole était plus simple. Là bas, elle était vue comme une héroïne. Elle était admirée. On recherchait sa compagnie. Tuer montrait une force certaine, manipuler était signe d’intelligence. Oh oui, elle avait excellé dans ces rôles. Elle en avait oublié tout le reste, c’était bien plus facile ainsi. Son corps était une arme comme une autre, et à vrai dire, la seule qu’elle possédait. La seule dont elle pouvait se servir et sur laquelle elle pouvait se fier. Et ce masque sur son visage n’était qu’un instrument. Là où les apparences étaient reines, il n’y avait rien de plus facile que de dissimuler ses véritables émotions. C’était même une question de survie. Personne ne voulait d’un vainqueur qui se laissait dépérir, un vainqueur qui était incapable de représenter cette belle et grande nation qu’était Panem. Non. Les grands gagnants des jeux devaient être fiers et redevables. Ils devaient guider les nouveaux tributs avec honneur. Moïra lâcha un rire à cette pensée, dont le sarcasme à peine contenu fit se retourner la serveuse du bar. Elle l’ignora somptueusement, buvant une gorgée de son verre rempli d’un alcool si fort, qu'il lui brûla la tranchée. Son district ne savait rien de tout cela. Ils ne comprenaient pas qu’aucun tribut ne ressortait jamais de l’arène, qu’ils soient vivants ou non. Ils ne comprenaient pas qu’il n’y avait, au fond, aucun vainqueur. Qu’ils aillent tous brûler en enfer, eux qui avaient préféré la condamner. Elle ne regrettait pas ses choix, même s’ils l’avait conduit au bord de ce précipice qui l’effrayait tant aujourd’hui. Iron avait été le coup final, celui qui aurait du tout changer. Et il l’avait fait, malgré lui, malgré elle. Le résultat n’était pas celui attendu, mais elle ne pouvait pas l’ignorer. Parce qu’il aurait été facile pour elle de croire en un président nouveau, en un président qui allait changer le monde. Mais elle n’était pas stupide. Panem ne voulait pas changer, au fond. Panem ne changerait jamais. Alors Moïra avait fait le seul choix possible, le seul qui lui semblait viable. Lorsque Iron l’avait renvoyée, il lui avait offert une porte de sortie sur un plateau d’argent. Même si elle avait mis des semaines à s’en rendre compte. Même si aujourd’hui encore, elle refusait de la saisir. Elle voulait plus. L’éternelle perfectionniste insatisfaite qui sommeillait en elle n’acceptait pas l’échec. Elle refusait de renoncer à cette vie factice qu’elle s’était construite. Cette vie faite de faux semblants, dans laquelle il était si facile d’oublier le reste. De s’oublier soi-même. Alors lorsque l’annonce de la mort du présidence Deverell tomba, elle ne sut dire s’il s’agissait d’une nouvelle chance ou d’une malédiction qui s’abattait une nouvelle fois sur elle.

Moïra savait ce qu’on attendait d’elle, au capitole. Elle était parfaitement consciente qu’on pariait sur son retour, encore plus aux côtés d’Iron. Mais elle n’était pas certaine d’avoir la force de jouer une nouvelle fois ce jeu. Pour la première fois depuis les jeux, elle n’était pas certaine d’arriver à ses fins. Alors lorsqu’elle avait reçu l’invitation d’un de ses prétendus amis, Moïra était restée figée pendant des heures. L’angoisse que tout ne recommence dans un cycle infernal l’avait paralysée. Elle n’arrivait plus à réfléchir, ne voyant que la fatalité qui la rattrapait sans cesse. Ou peut être était-ce la peur que cette fois-ci, elle risquait bien plus que de se brûler les ailes. Elle avait passé la journée assise à même le sol, ses bras serrant ses genoux et son corps se balançant doucement. Se lever lui avait demandé un effort considérable, ses muscles refusant d’abord de lui obéir. Car elle n’était pas stupide. L’invitation n’était rien d’autre qu’une convocation. Elle n’était rien d’autre qu’une vulgaire poupée qui se devait d’obéir. Ainsi, elle s’était à nouveau habillée avec ces vêtements de luxe qui lui allait si bien. Moïra avait pris son temps, ses mouvements étant volontairement lents et doux. Elle avait choisi sa tenue avec soin, cette seconde peau qui lui servait de bouclier contre le monde. Elle avait sélectionné ses accessoires avec attention, son masque se remettant en place sur son visage. Monter dans ce train en direction du Capitole lui avait demandé un sacrifice qu’elle pensait ne plus jamais avoir à faire. Mais dès qu’elle avait posé un pied à bord, elle était redevenue la vainqueur du district trois. La grande gagnante qu’il faisait bon d’avoir à son bras.

Moïra était prête à les affronter, mais si ce train ne partait pas immédiatement, elle allait se dégonfler. Elle allait repartir se terrer dans sa maison jusqu’à la fin. Une fin qui arriverait certainement bien plus tôt que prévu si elle faisait les mauvais choix. « Qu’est ce qu’on attend pour partir, encore ? » Son ton incisif fit sursauter la serveuse, tandis qu’elle lâcha un soupir. Il n’y avait personne d’autre à bord du wagon, et la muette ne risquait pas de lui répondre. La réponse vint d’elle-même, sous la forme du maire en personne. A sa vue, Moïra se figea et son visage se ferma complètement. Gwendal. Bien sûr qu’il se rendrait lui aussi au Capitole. Il se devait de représenter le district trois, et de revenir avec des solutions. Ou à défaut, trouver des mensonges convaincants qui rassureront tout les habitants. « Je vois que tu ne comptes pas perdre une occasion de briller. » Il fut le premier à lancer les hostilités, alors qu’elle tentait toujours de se décider sur l’attitude à adopter. Elle haussa un sourcil, peu impressionnée par ses paroles dures et froides. « Mais je doute que qui que ce soit au Capitole soit d'humeur à se payer les services de ta petite vertu dans les jours prochains. » Un sourire sur son visage qu’elle savait rayonnant, elle attendit que la muette lui serve son whisky avant de lever son propre verre dans sa direction. « Je suis contente de te voir, Gwendal. Après tout ce temps, j’ai eu peur que tu te finalement sois noyé dans ta bouteille de whisky. » Si son expression ne laissait rien paraitre de la colère qui brûlait dans ses veines, son ton lui, était aussi tranchant qu’une lame de rasoir. « Tu sais comment c’est. Il serait dommage de laisser passer une seule opportunité. Sinon tu ne serais pas dans ce train, avec moi. » Il était si facile de se lancer dans cette guerre ouverte avec lui, les mots franchissant ses lèvres par habitude. Ça en était presque rassurant. « Que comptes-tu faire maintenant, que ton cher président est mort ? Trouver un autre homme politique à séduire, en espérant que celui-ci reste en vie ? » Ils s’affrontaient depuis toujours, ils ne savaient pas fonctionner autrement. Ils se détruisaient, pour mieux se reconstruire. Jusqu’à ce que le coup de grâce soit porté lorsqu’il avait choisi de supporter Deverell, refusant qu’elle devienne si proche de son concurrent. Il avait choisi de lui tourner le dos dès cet instant. « Je peux t’en présenter quelques uns, si tu le souhaites. Avec un peu de chance, l’un d’entre eux pourra t’être utile, et tu pourras tous nous sauver. » Il aurait du comprendre, lui. Il aurait du savoir pourquoi elle avait fait tout ça. Il aurait du voir ce qu’il se cachait derrière son masque. Mais il l’avait abandonnée, comme les autres. Comme les autres, il s’était mis à la mépriser. Alors Moïra avait laissé la haine prendre le dessus. « Car ce n’est pas ce que tu tentes de faire, Gwendal ? De tous nous sauver, alors que tu arrives à peine à tenir sur tes jambes ? » La haine était bien plus aisée à gérer, bien plus facile à assumer. Mais surtout, bien plus simple à accepter.
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MessageSujet: Re: (gwoïra) doors slam, lights black, you're gone.   Sam 13 Aoû - 19:56

L'humeur de Gwendal, comme souvent, dépendait à parts égales de l'actualité politique de Panem et du taux d'alcool contenu dans son sang. Mais aujourd'hui la politique de Panem tendait à basculer à nouveau dans le chaos, parce qu'il ne pouvait pas croire que la mort de Deverell, les représailles qui en suivraient ainsi que sa succession se passeraient sans encombre. La vipère Cranelow prenait déjà ses marques et dans les deux camps - pro et anti Capitole - on clouait déjà au pilori de coupables idéaux. Attentat rebelle, machination politique ... quelle importance. Une fois encore le peuple de Panem subirait la répression et les privations qui en découleraient, et tout le whisky de Panem ne suffirait pas à atténuer la douleur sauvage que cette pensée provoquait chez Gwendal. Tout juste le pousserait-il à provoquer lui-même des étincelles là où il était certain que le feu prendrait, droit devant Moïra et le mal qu'elle lui faisait sans même en avoir conscience, simplement en étant là. Simplement en étant elle.

Il l'avait déshabillée du regard sans aucune gêne à la seconde même où elle était entrée dans son champ de vision, et pourtant cela ne l'avait pas empêché de lui cracher la première amabilité qui lui était passée par l'esprit. Pas tant dans le but de tenter de la blesser - elle donnait l'impression que jamais il n'y parviendrait - que dans une volonté de mettre le feu aux poudres, de lui donner matière à mettre le doigt dans un engrenage dont ils avaient maintenant tous les deux l'habitude. « Je suis contente de te voir, Gwendal. Après tout ce temps, j’ai eu peur que tu te sois finalement noyé dans ta bouteille de whisky. » Esquissant un sourire incisif en se saisissant du verre que la muette venait de déposer sur le comptoir, il l'avait vidé d'une seule traite de son contenu par pure provocation, le faisant claquer une fois vide et intimant « Un autre. » à la muette sans que son regard lui n'ait quitté Moïra. Qu'espérait-elle au juste, à pointer du doigt un alcoolisme que personne n'ignorait ? Les autres avaient simplement la décence de faire comme s'ils ne voyaient rien, mais la brune elle mettait les pieds dans le plat. Pourquoi ? « Tu sais comment c’est. Il serait dommage de laisser passer une seule opportunité. Sinon tu ne serais pas dans ce train, avec moi. » Valait-elle vraiment la peine qu'il proteste, qu'il rectifie, qu'il tente de la convaincre du contraire ? Attrapant son second verre il s'était contenté de laisser glisser sur elle un regard entendu. « N'essaye pas de me convaincre qu'on est fait dans le même moule toi et moi. Tu perds ton temps. » Du moins c'était ce dont il essayait de se persuader, ce qu'il avait à tout prix envie de croire.

Mais sans le savoir pourtant elle avait mis le doigt sur un point qui le laissait perplexe. Il ne savait pas ce qu'il faisait dans ce train, il ne savait pas pourquoi il devait se rendre au Capitole. Il savait simplement que c'était là qu'il devait être, que c'était la meilleure chose à faire actuellement ... Il n'y avait probablement que dans son esprit que cela faisait sens. « Que comptes-tu faire maintenant, que ton cher président est mort ? Trouver un autre homme politique à séduire, en espérant que celui-ci reste en vie ? » Un rictus agacé avait parcouru ses lèvres. Tout n'était toujours que manipulations aux yeux de Moïra, elle donnait l'impression que rien n'était jamais sincère à ses yeux « Je peux t’en présenter quelques uns, si tu le souhaites. Avec un peu de chance, l’un d’entre eux pourra t’être utile, et tu pourras tous nous sauver. Car ce n’est pas ce que tu tentes de faire, Gwendal ? De tous nous sauver, alors que tu arrives à peine à tenir sur tes jambes ? » Sa main avait frappé le verre avec colère et du coin de l’œil Gwendal avait remarqué le sursaut de la muette lorsque l'objet était allé s'écraser sur le sol, l'alcool ambré qu'il contenait glissant en suivant le sens de la marche du train. « Et qu'est-ce que tu fais toi, au juste ? Est-ce que ta conscience se porte bien quand tu te vautres dans l'opulence pendant que les grandes personnes parlent de choses sérieuses ? » Il ne comprenait même pas qu'elle ne s'intéresse pas à l'avenir politique de ce pays, que cela lui passe à ce point au-dessus de la tête depuis la tour d'ivoire dans laquelle elle se tenait volontairement enfermée « Et n'oublie pas que le seul politique que tu aies jamais réussi à amadouer n'était qu'un clown, qui t'a mise au placard dès qu'il a compris que tu ne lui avais été d'aucune utilité. » Et ce verre écrasé au sol ne l'aurait pas été si elle n'avait pas la première décidé de s'engager sur ce terrain glissant. Dire qu'elle était tombée suffisamment bas pour envisager d'épouser ce bouffon du roi. « Tu me permettras donc de préférer me passer de tes conseils en matière d'influence. »

L'acidité de Gwen envers la jeune femme ne s'était jamais autant développée qu'à la lumière de la relation qu'elle avait entretenu avec Iron, et que tout cela ne soit aujourd'hui plus qu'un souvenir n'avait pas suffit à faire redescendre son amertume. Il l'avait prise comme un affront personnel, personne n'ignorait les griefs qui l'opposait à Iron et à où n'importe qui aurait mis le choix de Moïra sur le simple désir de briller qu'on lui connaissait, Gwen y voyait une provocation personnelle envers lui, une volonté de choisir de s'afficher avec la seule personne susceptible de le mettre en rage, et de le ridiculiser auprès de la masse capitolienne avide de potins en tous genres. « Laissez, je m'en occuperai. » avait-il finalement adressé à la muette tandis qu'elle se baissait déjà pour nettoyer les bris de verre et le whisky. Il avait retrouvé le ton plus doux, moins abrupt, qu'il tentait de conserver lorsqu'il s'adressait à autrui. Il agissait toujours ainsi, s'énervant pour une broutille ou un mot qui ne lui plaisait pas, et tentant vainement d'effacer son accès de colère par des mots plus doux, une attitude plus serviable. La muette pourtant ne l'avait pas écouté, consciente que si elle ne faisait pas le travail supposé être le sien ce serait elle qui aurait des ennuis, peu importe que Gwen ait proposé de l'en décharger.



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