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 i'm gonna pick up the pieces and build a Lego house (thybalt-erin)

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MessageSujet: i'm gonna pick up the pieces and build a Lego house (thybalt-erin)   Sam 5 Mar - 15:11


THYBALT & ERIN
Lego house


Il fait encore nuit noire quand mes mains trouvent le dessus de mon réveil. Je frotte mes yeux frénétiquement et pousse un long soupir. Encore un matin de plus, encore un jour de plus. Je me lève sans un bruit, je sais que mon père dort encore dans la pièce d’à côté. Nous ne nous parlons plus depuis des semaines, depuis des mois même, mais je sais à quel point respecter son sommeil est important. Si je ne veux pas avoir à faire à lui, mieux vaut faire comme si je n’existais tout simplement pas. Je ne fais pas de bruit, je ne parle pas, je ne laisse pas de traces de ma médiocre existence.
J’allume le néon de la salle d’eau, jette un rapide coup d’œil à la glace ornant le mur. Je suis blanche, livide, cernée. Ma peau est grasse, marquée, et mes lèvres sont sèches et menacent de saigner à tout moment. Je m’humidifie rapidement le visage et passe mes doigts dans ma longue chevelure blonde. Mon cœur se serre quand je repense à la beauté naturelle de ma mère et à quel point je suis censée lui ressembler… Je n’arrive pas à déceler quoi que ce soit de féminin ou de beau en moi. Je suis à peine humaine, un bout de chaire usé qui se balade tant bien que mal des aurores jusqu’au bout de la nuit.
Je m’habille rapidement et quitte la maison familiale.

Le district deux est encore endormi, rares sont les personnes qui sortent le bout de leur nez avant les premiers rayons de soleil. J’avance discrètement mais rapidement ; je me faufile dans les allées, dans les rues désertes. J’arrive enfin à mon chantier. Je suis la première, comme prévu. J’aime travailler seule, à l’abri du regard inquisiteur de mon maitre d’apprentissage et de mes collègues charpentiers. Je suis une femme, jeune et qui plus est, une Leventhorpe, une héritière déchue. Mes petites mains fragiles n’étaient pas vouées à travailler le bois, à souffrir de la sécheresse, du froid et de la pluie. Elles sont rapidement devenues sèches et charnues. Comme le reste de mon corps d’ailleurs. J’ai toujours été fine et relativement musclée, mais avec le temps j’étais à la limite de l’anorexie, et mon allure était vite devenue squelettique. J’ai accès à de la bonne nourriture en abondance, et je réalise à quel point mon comportement est stupide et égoïste. C’est juste que je n’ai pas faim, je n’en ai pas envie.

J’entre doucement dans la maison en construction, monte au premier. Tout est encore vide, et froid. J’avance à pas de loup car il n’est pas rare qu’un animal sauvage vienne trouver refuge dans nos constructions pour y passer la nuit. Je dépose ma veste à tâtons dans un coin, m’attache les cheveux, enfile ma paire de gants alors que mes yeux s’habituent doucement à la pénombre. Ce cérémonial me détend.

Le soleil commence doucement à se lever. Alors que je m’apprête à monter sur l’échafaudage, mon pied se prend dans quelque chose – je ne sais pas encore quoi – et je m’écroule sur le sol dans un bruit sourd. Je pousse un petit cri, réalisant que je n’ai pas buté dans quelque chose, mais bien dans quelqu’un. « Qu’est-ce que vous faites là ?! »


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MessageSujet: Re: i'm gonna pick up the pieces and build a Lego house (thybalt-erin)   Jeu 24 Mar - 1:51

ERIN & THYBALT
LEGO HOUSE - VOLUME 5, CHAPITRE 5.


C'était une fausse bonne idée, Thybalt l'avait compris à l'instant même où avait été établie la certitude qu'il lui faudrait d'abord se rendre, avant de rejoindre le Capitole où supposément il retrouverait d'autres rebelles. Ça c'était s'ils n'étaient pas tous en train de se jeter dans la gueule du loup, et de mettre les pieds dans un traquenard tellement évident qu'on avait peine à comprendre que certains d'entre eux se soient laissés berner. Thybalt pourtant n'était pas dupe, et s'il avait accepté de faire partie de cette bande de kamikazes c'était par allégeance envers Julian (un peu), et parce qu'il n'avait plus grand chose à perdre (beaucoup). Il était fatigué de courir, de fuir, de se cacher, et une partie de lui voyait en cette occasion la seule possibilité de donner un point final à tout cela. Que ce soit par la mort ou la rédemption. La lassitude ne le rendait cependant pas kamikaze, et s'il avait porté son choix sur le district deux plutôt qu'un autre pour se livrer et se présenter à la gare, c'était de manière purement stratégique. Le district deux était le plus proche du Capitole tout d'abord, le trajet en train se voyant ainsi raccourci, et surtout le deux était un district où même durant sa cavale Thybalt n'avait que très rarement mis les pieds. Il n'avait rien à faire par ici, les districts de carrière provoquaient chez lui un mépris certain, et puisque Moonshine n'était plus qu'un souvenir rangé dans un tiroir de sa mémoire désormais le rebelle n'avait plus aucune raison de mettre les pieds dans les deux premiers districts. Mais si cette rencontré avec Deverell ne se passait pas bien et si par chance ils en réchappaient vivants peut-être chercherait-on à tort le rebelle dans le district d'où il avait choisi de se livrer. C'était ce qu'il espérait en tout cas.

Le rendez-vous devait avoir lieu deux jours plus tard, sur le quai de la gare, et il était hors de question pour Thybalt de se montrer avant. Par la force des choses il essayait aussi autant que faire se peut de ne plus compter sur autrui pour lui fournir un toit, à moins que cela ne soit vraiment nécessaire, et depuis que les pacificateurs avaient d'autres chats plus importants à fouetter et lâchaient un peu du leste en terme de rondes, les ruines et les maisons en construction étaient devenues des repères de choix pour le barbu. Ses trois années de vagabondage lui avaient fait revoir à la baisse sa notion de confort, et c'était beaucoup dire pour quelqu'un qui, d'aussi loin que remontaient ses souvenirs, avait toujours vécu dans le confort douillet de la maison de vainqueur que possédait son père. Maintenant le simple fait d'avoir un toit au-dessus de sa tête plutôt que de se contenter de quelques branches ou d'un renfoncement rocheux était un luxe. Comme souvent Thybalt s'était calé dans un angle, couché sur le flanc gauche et la main droite contre l'arme de poing qui ne quittait plus sa ceinture. Son sac à dos en guise d'oreiller de fortune, et une couverture de survie pour tenter de freiner un peu les températures encore froides de la nuit à cette époque de l'année. Il s'était habitué à tout cela, dormir à même le sol, avoir froid, ne dormir que d'un œil ... on finissait par s'en accommoder à mesure que les mois et les années passaient. Il se demandait s'il dormirait dans un lit, au Capitole. A moins qu'on ne les exécute avant même qu'ils en aient eu le temps ? Il ne dormirait probablement pas de toute façon, bien piètre résolution pourtant puisque seul dans un environnement qu'il ne connaissait pas et où il n'avait aucun contrôle, il pas la moindre chance de sauver sa vie. Peut-être qu'il vivait ses derniers jours sans même le savoir, au fond ... Et peut-être était-ce la raison pour laquelle il agissait avec soudainement autant de désinvolture.

Assez en tout cas pour dormir suffisamment profondément pour n'avoir entendu que bien trop tard une autre présence que la sienne dans la bâtisse à moitié construite. La gorge sèche, et le cœur battant à tout rompre depuis qu'il avait entendu la porte grincer, il s'était redressé précipitamment et avait refermé ses doigts autour de la crosse de son pistolet, les pupilles dilatées par la pénombre et par la peur. Il était trop tard pour bouger, et donc trop tard pour espérer se cacher, aussi enfilant simplement son blouson à la va-vite il s'était collé contre l'angle du mur, n'osant plus respirer et priant silencieusement pour que la pénombre de la pièce et le soleil pas encore levé suffisent à masquer sa présence. Silencieusement il avait observé la silhouette qui s'approchait, plus petite, plus fine, moins imposante que ce à quoi il s'attendait en premier lieu ... une silhouette presque inoffensive en somme, bien qu'il ait depuis longtemps appris à ne plus se fier aux apparences. Et elle avait continué à avancer, un pas, deux, trois, cinq tandis que Thybalt la suppliait silencieusement de faire demi-tour ... en vain. « Qu’est-ce que vous faites là ?! » Il aurait été découvert s'il avait bougé son pied, mais finalement il l'était tout autant maintenant qu'elle avait buté dessus, alors à quoi bon. C'était comme l'univers avait décidé de se foutre de sa gueule aujourd'hui, deux jours avant une décision potentiellement fatidique ... timing de merde. « J'ai rien volé. » avait-il d'abord lancé, sur la défensive. Il n'aimait pas ça, qu'on l'associe à un voleur ou à un criminel alors que son seul crime avant que toute cette histoire ne dégénère n'avait jamais été que de tenir tête à certains pacificateurs de son district et d'avoir une trop grande gueule. « Et j'suis armé alors pas de connerie. Je ne vous ferai rien si vous ne m'attirez pas d'ennuis. » Maintenant découvert il n'avait plus d'intérêt à rester ainsi recroquevillé dans son coin, aussi son arme toujours entre lui et la jeune femme il avait attrapé son sac à dos de son autre main, et s'était remis debout. « Quoi que c'est probablement vous qui en auriez, s'il m'arrivait quelque chose maintenant. » qu'il avait finalement fait remarquer d'une voix plus basse, et non sans une certaine ironie. Attenter à la vie d'un rebelle deux jours avant qu'il n'accepte de se rendre, sur que ça ne ferait ni les affaires de Thybalt ni celles de la nouvelle venue. Et maintenant qu'il avait fait un pas sur le côté et laissé la lumière qui filtrait par l'ouverture sans fenêtre, elle s'en rendrait peut-être compte si tenté qu'elle réalise à qui elle avait affaire. Cela faisait bien deux ans maintenant que le visage de Thybalt était placardé sur des avis de recherche à travers le district, son visage était connu.



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MessageSujet: Re: i'm gonna pick up the pieces and build a Lego house (thybalt-erin)   Dim 24 Avr - 20:12


THYBALT & ERIN
Lego house


Les premiers rayons de soleil pénétraient à présent dans la pièce, révélant doucement les traits tirés du fameux inconnu. Erin se tut brusquement. Les voisins l’ayant surement déjà entendue d’ailleurs, il fallait agir vite. Ses yeux se posèrent sur l’arme, pointée sur elle, prête à tirer, à quelques centimètres de son buste. « J'ai rien volé. » avait-il dit. Sa voix était rauque, inquiétante. Cet homme n’avait apparemment aucune envie d’être découvert ici, et encore moins dérangé. Instinctivement, la jeune femme fit deux pas en arrière, levant les mains devant elle, en signe de capitulation. « Et j'suis armé alors pas de connerie. Je ne vous ferai rien si vous ne m'attirez pas d'ennuis. ». Jamais il ne lui serait venu à l’idée de protester ou de fuir, Erin avait appris à être obéissante et calme, à garder son sang froid même dans les situations les plus critiques. Quand un inconnu braque une arme sur vous de bon matin alors que vous êtes désarmée, il ne peut s’agir que d’une situation critique. L’homme était assurément nerveux, sa main ne tremblait pas, son ton n’était pas hésitant, mais il y avait une lueur flamboyante dans ses yeux qu’Erin ne connaissait que trop bien. La peur, l’angoisse… et la fatigue. « Je tiens à vous préciser que moi, au contraire, je ne suis pas armée… ». Murmura-t-elle calmement, les yeux dans les yeux. « Je suis ici pour travailler, vous êtes sur mon chantier, je suis charpentier… » ajouta-t-elle en s’approchant doucement, hochant la tête, les yeux à présent fixés sur l’arme.
Elle le scruta rapidement, remarqua ses bras musclés et ses larges épaules. Il était légèrement amaigri par la faim, pourtant il avait l’air incroyablement fort. Erin laissa ses yeux parcourir son corps, remontant rapidement jusqu’à son visage, creusé et cerné, entouré d’une grande barbe et de cheveux châtains en pagaille. Son cœur battait à la chamade, mais elle ne laissait rien transparaitre. Garder son calme, contrôler la situation et analyser chaque information que l’inconnu puisse nous donner de par son attitude ou son physique, toujours. Erin répétait ces mots dans sa tête, comme une formule magique pour ne pas céder à la panique. Bien sur elle pourrait le maitriser, bien qu’il soit bien plus grand qu’elle, mais il avait un avantage de taille : l’arme à feu. La jeune femme n’était pas stupide à ce point, tenter un corps à corps semblait bien trop périlleux. Il fallait donc l’approcher, tenter d’apprivoiser la bête… Avant de l’assommer, littéralement. Elle se mit à chercher une arme de substitution des yeux. La lampe torche ferait assurément l’affaire !

« Quoi que c'est probablement vous qui en auriez, s'il m'arrivait quelque chose maintenant. », ajouta-t-il, presque en murmurant. Les dernières paroles de l’homme la laissèrent perplexe. Comment ça, elle aurait des ennuis ? On n’avait pas trop la gâchette facile dans le Deux, car il y régnait une atmosphère tendue et cérémoniale - il s’agissait tout de même d’un district de carrière après tout - mais tout de même ! L’homme était un rôdeur, qui squattait illégalement un chantier privé ! Il ne manquait pas de zèle ! « Je peux savoir de quoi est-ce que vous parlez ? Vous êtes fou ou qu…. ». La jeune femme s’interrompit brusquement et ouvrit de grand yeux. Son cœur fit un raté. Elle venait de le reconnaître, avec son air sombre et provocateur. Thybalt Homens. Le chef rebelle du Cinq. Sa frimousse blonde ornait tous les avis de recherche du district Deux, à côtés de celles des autres rebelles, la fameuse bande qui faisait tourner la tête des Pacificateurs et du Capitole. Son père lui en avait déjà parlé à l’époque, elle-même avait été formée pour éradiquer la cause rebelle dans un district où elle aurait été envoyée une fois sa formation terminée, mais elle en avait décidé autrement, et les souvenirs de sa formation étaient à présent bien loin. Son cœur se serra dans sa poitrine et elle se prit à imaginer la réaction de son père si elle arrivait à capturer un des fameux rebelles, si elle lui offrait sa tête sur un plateau. L’échec de sa formation serait immédiatement mis de côté et elle brillerait à nouveau dans l’estime de son paternel, aucun doute là dessus. Elle deviendrait une célébrité dans son District, peut être même qu’on lui proposerait un poste de Pacificatrice ! Qui sait ?

Erin secoua vivement sa tête, et fut brusquement sortie de sa rêverie car l’homme venait de bouger. « Il est hors de question que vous partiez où que ce soit, Monsieur Homens », dit-elle en s’approchant encore. Elle avait l’impression de danser ; un pas en avant, deux en arrière. Ses reflexes de Pacificatrice revenaient doucement, et elle sentait l’adrénaline monter dans ses veines. Il fallait qu’elle occupe l’espace au maximum afin de dominer sa proie, tout doucement ; comme un félin qui rampait silencieusement avant le grand saut final. « Vous pouvez baisser cette arme, s’il vous plait ? Je n’ai pas l’intention de vous faire du mal… Et enlevez-moi cet air circonspect de votre visage d’ailleurs… Je vous rappelle que c’est vous qui squattez illégalement une propriété privée ! », Lui dit-elle d’un ton plus léger, d’une voix qui se voulait anormalement douce et ensorcelante. Elle était peut être désarmée, mais elle pouvait toujours tenter de l’attendrir avec d’autres charmes !

Erin jeta subitement un regard au dehors, et vit que le soleil lui continuait sa course, imperturbable. Ses collègues allaient bientôt rappliquer. Il fallait faire un choix et vite ! Soit elle restait là avec l’inconnu et le livrait fièrement aux autres, au risque de les exposer à une mort certaine - dans ce cas là il fallait d’ailleurs qu’elle trouve un moyen de les avertir sans éveiller les soupçons du rebelle -, soit elle le laissait partir - et risquait de se faire accuser de complicité, ce qui équivalait à de la Haute Trahison tout simplement et elle serait pendue ou abattue froidement à cet effet -, soit… eh bien elle ne le savait pas.
Elle se perdit dans les yeux bleu vert de Thybalt. Si ce matin elle avait su qu’elle se retrouverait nez  à nez avec un rebelle… elle serait surement restée au lit ! Pourquoi fallait-il toujours que ça tombe sur elle d’ailleurs ? Elle en avait pas déjà assez chier ?

« Je vous conseille vivement de coopérer. Je répète ma question… Que faites-vous ici ? ». Erin se mordit immédiatement la lèvre inférieure, se rendant subitement compte de la bêtise de sa question. Qu’est-ce qu’elle croyait ?! Qu’il allait lui répondre sans broncher, lui révéler ses plans en un claquement de doigts ? Les négociations étaient décidément mal engagées…


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MessageSujet: Re: i'm gonna pick up the pieces and build a Lego house (thybalt-erin)   Lun 6 Juin - 17:54

Contrairement à ce qu'on pourrait penser Thybalt avait longtemps pesé le pour et le contre avant de décider du district deux comme point d'arrivée, avant de se livrer -provisoirement l'espérait-il- aux autorités. La rébellion n'était qu'assez peu ancrée dans les deux premiers districts, pour des raisons de niveau de vie évidentes, et il savait pertinemment qu'il n'aurait ici aucun soutien logistique ou humain rapide ... Mais c'était un risque à prendre. Et surtout c'était le prix à payer pour tenter de brouiller les pistes un minimum, et ne pas vendre l'un de ses fiefs de prédilection en venant pointer à la gare des districts agricoles où il passait le plus de temps. Mais au district deux Thybalt avançait un peu à l'aveuglette, n'en connaissant ni les coutumes ni les habitudes, tant celles des habitants que celles des pacificateurs, et les occasions de se faire pincer avant l'heure étaient donc elles aussi plus nombreuses. Preuve en était que même une ruine comme celle dans laquelle il pensait s'être échoué n'était ici pas un gage de tranquillité, quand dans son district natal ce genre de lieux auraient tout juste été bons à se raconter des histoires de fantômes au coin du feu, en mettant son voisin au défi d'y pénétrer sans flamme ni lampe de poche pour se rassurer.

Et si dans d'autres circonstances son premier réflexe aurait été de se maudire pour s'être laissé découvrir par une gamine, son for intérieur lui se pressait de lui rappeler que se fier aux apparences se révélait au fil des semaines et des mois être une mauvaise idée, et cette petite blonde au teint blafard et aux muscles secs pouvait tout aussi bien se révéler être une source d'ennuis s'il n'y prenait pas garde. La méfiance était là, et avec elle le désir de ne pas lui laisser le loisir d'approcher, tâtant le terrain en montrant métaphoriquement les crocs tant pour se protéger que pour tester son répondant. « Je tiens à vous préciser que moi, au contraire, je ne suis pas armée … Je suis ici pour travailler, vous êtes sur mon chantier, je suis charpentier … » Ça, ce n'était pas parce qu'elle assurée ne pas l'être que Thybalt en conclurait aussitôt qu'elle n'était pas armée. Un couteau papillon pouvait se cacher dans une botte, une poche, ou même dans une manche. « Je vous déconseille de faire un pas de plus, armée ou pas. » Comme pour finir de l'en convaincre, il avait relevé le cran de sûreté de son pistolet sans cesser une seconde de le pointer dans la direction de la jeune femme. Il ne se laissait plus duper comme un débutant, Thybalt, les premiers mois peut-être, mais plus maintenant qu'il accumulait trois années de vagabondage et de clandestinité. « Il est un peu tôt pour se promener sans arme ni précautions quand on est une femme seule, vous ne pensez pas ? » s'était-il cependant payé le luxe de faire remarquer, un sourire narquois étirant à peine ses lèvres gercées. « Qui sait sur quels individus vous pourriez tomber. » Un rebelle en cavale, au hasard. Ou bien un fou furieux à la gâchette facile ou au coup de lame avisé, qui sait. Le barbu n'en donnait peut-être pas l'impression avec ses allures de vagabond et ses manières de rustre, mais il était loin d'être ce qu'il y avait de plus menaçant pour une personne isolée.

Sans la lâcher des yeux il avait attrapé son sac à dos -contre lequel il avait troqué son éternelle sacoche voilà quelques semaines maintenant- et l'avait chargé sur son épaule gauche, son bras droit lui toujours occupé à tenir l'inconnue en joue. Mais à bien y réfléchir ce n'était désormais plus uniquement le fait de ne pas être à armes égales qui sauvait le rebelle, mais également le fait qu'aussi mise à prix soit-elle, sa tête de rebelle était attendue au Capitole avec d'autres rebelles notoires. Le supprimer maintenant c'était priver le Président d'une rencontre pour laquelle il avait semble-t-il des projets bien précis, et contrecarrer les plans du Président n'était jamais une idée brillante. « Je peux savoir de quoi est-ce que vous parlez ? Vous êtes fou ou qu … » Il avait haussé un sourcil, hésitant à lui retourner la question à savoir si ce n'était pas elle, qui était un peu folle, mais au lieu de ça il avait resserré sa poigne sur la crosse de son arme tandis que l'expression sur le visage de la jeune femme changeait tout à coup. La méfiance qui transparaissait par tous ses pores le rendait plus agité, et son interlocutrice, elle, avait changé radicalement de ton à son égard « Il est hors de question que vous partiez où que ce soit, Monsieur Homens. » Un rire moqueur lui avait échappé ; Sinon quoi, elle l'en empêcherait à la force de sa persuasion ? Instinctivement pourtant il avait fait un pas en arrière. Parce qu'aussi assuré semblait-il l'être, il n'avait en réalité aucune envie de devoir utiliser son arme ; Il l'avait déjà fait, et il le referait sans doute, mais ce n'était jamais sans conséquences et sa conscience le savait bien. « Vous me pardonnerez mais j'ai d'autres choses bien plus urgentes à entreprendre que de vous tenir compagnie. Même si je ne doute pas qu'elle est exquise. » Quoi qu'en vérité non, elle ne lui faisait pas l'effet d'être d'une compagnie de folie. Mais elle était en train de lui faire perdre un temps précieux, en revanche, et le fait qu'elle puisse distinguer suffisamment ses traits pour mettre un nom sur son visage signifiait qu'il était assez tard pour qu'il soit grand temps pour lui de déguerpir.

L'ennui était qu'elle se trouvait actuellement entre lui et la porte, l'empêchant ainsi de tourner les talons sans demander son reste et de la laisser ainsi ruminer sa fausse autorité en attendant de se remettre au boulot. Il aurait probablement pu se jeter sur elle et la bousculer, l'hypothèse n'était d'ailleurs pas totalement exclue de son esprit, mais Thybalt tentait dans la mesure du possible de ne pas se faire passer pour plus rustre qu'il ne l'était, persuadé que cela n'aiderait en rien la cause à laquelle il appartenait. La fenêtre était moins loin que la porte, et son encadrement dans lequel des vitres n'avaient pas encore été posées constituait une autre échappatoire potentielle ... Le premier étage n'était pas si haut, il pourrait probablement s'en sortir sans trop de casse, et il n'était plus à une luxation ou une côte fêlée près maintenant. « Vous pouvez baisser cette arme, s’il vous plait ? Je n’ai pas l’intention de vous faire du mal … Et enlevez-moi cet air circonspect de votre visage d’ailleurs … Je vous rappelle que c’est vous qui squattez illégalement une propriété privée ! » Il avait levé les yeux au ciel, elle ne manquait pas de toupet. À quoi s'attendait-elle, il n'allait pas se pointer sur le paillasson de quelqu'un et lui demander l'hospitalité. Elle avait peut-être la chance d'avoir un toit à elle, mais il n'en allait pas de même pour tout le monde. « La porte n'était pas verrouillée. En fait il n'y avait même pas de verrou, alors je n'ai commis aucune effraction. » Et il n'avait rien volé non plus, mais ça il l'avait déjà établi précédemment. Il s'agaçait malgré tout, dans un autre district on l'aurait probablement déjà laissé déguerpir, mais le district deux n'était à l'évidence rien de plus que le district de vendus dont il possédait la réputation. Quant au fait de baisser son arme il n'avait pas relevé, c'était tout simplement hors de question. « Je vous conseille vivement de coopérer. Je répète ma question … Que faites-vous ici ? » Elle devenait profondément agaçante, en plus de ne pas faire preuve d'énormément de jugeote. Regagnant en assurance il avait fait un pas en avant, désormais à égale distance entre la fenêtre et la jeune femme, la porte n'étant à priori plus une option. « Et moi je vous le répète, je vous déconseille de faire un pas de plus. J'vous trouve bien curieuse, pour une simple charpentière. » Elle semblait même particulièrement pugnace face à un hors-la-loi, pour une bonne femme qui ne se mêlait que de ses affaires. « Rien qui ne vous concerne vous et votre chantier. Alors de deux choses l'une, soit vous me laissez m'en aller et vous vous mettez au boulot avant de prendre du retard sur votre emploi du temps, soit je vous assomme pour les deux prochaines heures et là vous en aurez, du retard. » Et on ne pourrait pas lui reprocher de l'avoir prise en traître.



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MessageSujet: Re: i'm gonna pick up the pieces and build a Lego house (thybalt-erin)   Ven 24 Juin - 10:52

THYBALT & ERIN
Lego house


Erin se tenait toujours face à son mystérieux interlocuteur, le dos bien droit, les poings serrés. Il fallait qu’elle garde son sang froid, elle le savait. Si ses collègues arrivaient, elle était foutue. Mais si l’homme partait… elle le serait d’autant plus. Du moins si quelqu’un lui tombait dessus. « La porte n'était pas verrouillée. En fait il n'y avait même pas de verrou, alors je n'ai commis aucune effraction. », lui dit-il légèrement agacé. Erin ouvrit la bouche puis se ravisa. L’homme était nerveux, il se dodelinait d’un pied sur l’autre. Clairement elle le dérangeait. C’était un fugitif, un rebelle, activement recherché par les pacificateurs et le Gouvernement. Cependant Erin l’avait appris il y a quelques temps, Deverell avait convié quelques haut-gradés rebelles à sa table au Capitole pour des négociations. L’homme s’y rendait peut-être ? Après tout, qu’est-ce que ça pouvait lui faire ?! Elle n’était pas pacificatrice, encore moins rebelle. Elle n’était qu’une jeune apprentie qui était arrivée – malheureusement pour elle – trop tôt. « Si justement. Vous n’avez pas d’autorisations pour entrer sur ce chantier, qui même en travaux, reste une propriété privée. Vous êtes donc en infraction… », se permit-elle de répondre sur un ton de défi.
L’homme la jaugea, elle venait d’éveiller ses soupçons. Erin grimaça et lui demanda à nouveau ce qu’il faisait ici. « Et moi je vous le répète, je vous déconseille de faire un pas de plus. J'vous trouve bien curieuse, pour une simple charpentière. », répondit-il. Bingo ! Elle avait gagné. Une fois de plus à force de se mêler de tout et de n’importe quoi – et surtout de ce qu’il ne la regardait pas – elle venait de se mettre dans de beaux draps. Homens était un rebelle dangereux, que pouvait-elle faire face à lui ? Certes elle était entrainée, mais elle n’avait pas d’arme sur elle ; et on va pas se mentir… une arme, c’est quand même un avantage conséquent face à un rebelle. La jeune femme jeta un regard derrière elle. La porte était fermée. Elle était le dernier obstacle que l’homme avait à franchir avant de retrouver sa liberté et sa vie de fugitif.

« Rien qui ne vous concerne vous et votre chantier. Alors de deux choses l'une, soit vous me laissez m'en aller et vous vous mettez au boulot avant de prendre du retard sur votre emploi du temps, soit je vous assomme pour les deux prochaines heures et là vous en aurez, du retard. », gronda-t-il soudain.

Erin croisa les bras sur son torse. Le soleil illuminait maintenant largement la pièce vide et en construction. La chaleur montait également, et la jeune femme sentit une goutte de sueur perler sur son front. Etait-ce l’effet de la chaleur ou de la peur ? Elle ne savait pas trop. Néanmoins un détail la chiffonnait… Elle n’avait pas envie de le laisser partir. Non pas qu’elle avait envie de le garder captif ici pour ensuite le livrer aux pacificateurs - même si son paternel lui serait enfin reconnaissant de quelque chose… depuis sa naissance ça fait sacrément long quand même - mais elle était intriguée, dérangée.
Erin avait été élevée dans le respect des lois du Capitole et de l’ordre public. Elle avait toujours tenu en estime les « gardiens de la paix », comme elle les appelait étant enfant. Mais en grandissant, elle avait du faire face aux horreurs des pacificateurs, à leur cruauté et aux (trop) nombreuses exécutions sommaires qui avaient eut lieu dans les districts. Alors oui, quand sa mère perdit la vie beaucoup trop tôt, trop brutalement pour les petits yeux bleus de la jeune Erin… son monde s’écroula. Le mouvement rebelle prit également de l’ampleur à cette période, et pour la première fois, la jeune femme qu’elle était devenue s’était prise à « comprendre », à « imaginer » qu’on puisse ressentir une haine incommensurable à l’égard des pacificateurs et du Capitole, au point que l’on ait plus rien à perdre, ni rien d’autre à faire que de prendre les armes. Mais elle voulait savoir, elle voulait le connaître… savoir comment un homme pouvait sombrer dans une telle colère, et abandonner sa vie, sa famille et son district pour vivre seul en paria. Elle était tiraillée entre sa valeurs et sa curiosité.

Erin déglutit difficilement et pesa chaque mot : « Non. Je ne peux pas vous laisser passer. Si on vous tombe dessus, je suis toute aussi morte que vous ».

Homens arqua un sourcil. Il était résolu à la frapper, il n’allait pas perdre plus de temps. Sa vie en dépendait. Il ne risquait pas de se faire réprimander ou taper sur les doigts comme elle parce qu’elle avait pris un peu de retard. Non ! Il risquait l’échafaud, une bonne balle dans le crâne et une dizaine d’autres dans le corps. Erin baissa les yeux et se mis à penser à son père et à Adonis, l’homme qu’elle avait rencontré quelques semaines auparavant. Son cœur se serra, elle savait à quel point l’homme était cruel et mauvais, à quel point il aurait aimé qu’elle le soit aussi. Mais elle était trop faible pour être une bonne pacificatrice. C’était justement ce qui l’avait poussé à abandonner sa formation. Il aurait adoré qu’elle le capture et qu’elle le lui confit. Oh oui elle le savait à présent, elle connaissait une bonne partie des horreurs dont il avait été l’auteur… Elle sentit la bile lui montait au fond de la gorge. Homens était toujours face à elle, la fixant d’un air mauvais.

« Je ne veux pas courir ce risque. On a déjà perdu trop de temps. Je connais le district comme ma poche, je peux vous faire passer entre les mailles du filet, jusqu’à la frontière… et là, vous vous démerderez seul. C’est ma seule offre. Soit ça, soit vous m’achevez maintenant… sinon, ce sera mon père qui le fera plus tard », dit-elle à bout de souffle.


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