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 Whispering lies - Delysia.

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MessageSujet: Whispering lies - Delysia.   Dim 28 Fév - 16:24

      Acte 1, scène 2.


    Très peu de choses avaient été conservées de ce qui fût avant les cataclysmes et la grande guerre.Parfois, des écrits émergeaient d'on-ne-sait-où, des objets ou reliques étaient retrouvées par hasard. L'archéologie n'était pas quelque chose de très bien vue au sein du Capitole, surtout quand certaines choses se devaient de rester enterrer. Cependant, Félix était fier des vestiges du passé qu'il conservait dans son immense demeure. Que ce fusse des morceaux de pierres ou de vieux morceaux de papiers, dans tous les cas, cela montrait à quel point il était puissant et intelligent. Il avait aménagé tout une pièce et y avait entassé tout un tas d'objets, disposés comme des trophées sur une étagère excepté une partition de musique. Elle était conservée sous verre, au centre de la pièce, pour éviter d'être encore plus dégradée par le temps. Le papier avait jauni, quelques notes s'étaient effacées et les bords étaient soit déchirés soit brûlés. Félix la préservait comme si elle était la chose la plus précieuse au monde. Peut-être qu'elle l'était, à ses yeux. L'un des derniers vestiges du vieux monde qu'il comptait bien entretenir.

    La fête battait son plein. Il ne buvait ni ne mangeait lors de ses soirées. Jamais. Il préférait garder la tête froide ; on ne sait jamais ce qui arrive lors de soirées comme celle-ci. C'était ce que Snow lui avait enseigné. Bras croisés dans sa pièce aux multiples collections, il fixait la partition, la langue sèche. Apprêté d'un costume blanc, il attendait. Cela faisait plusieurs minutes qu'il avait envoyé Aramis chercher Mademoiselle Winslow. Le temps lui paraissait long. Il avait l'impression de passer sa vie à attendre. Sa mâchoire se crispa et il fronça les sourcils. Il détestait Deverell. Il le détestait comme jamais il avait détesté qui que ce soit. Cet homme l'obligeait à faire des choses qu'il ne voulait pas, comme se retourner contre les siens. Les siens, les capitoliens. Il n'aimait pas l'idée, mais ce mal était nécessaire, surtout lorsque l'on ne sait pas qui sont nos alliés ou nos ennemis dans cette " guerre ".

    La porte s'ouvrit sans un bruit. Seule la musique assourdissante de la soirée se faisait entendre jusqu'à disparaître à nouveau lorsque la porte se referma derrière Mademoiselle Winslow et Aramis. Félix releva le menton et força un sourire avant de se tourner vers elle. Il s'avança d'un pas léger et lui prit les mains :

    " - Je suis ravi que vous ayez pu venir, Miss Winslow. C'est toujours un plaisir de vous avoir ici. ".

    Il jeta un bref regard à son homme de main pour lui signifier que sa présence n'était plus nécessaire. Sans attendre, Aramis sortit et les laissa seuls.

    " - La soirée vous plait, j'espère ? Dans tous les cas, vous êtes ravissante, comme à votre habitude ! Vous ai-je déjà montré ma collection privée ? ".

    Dans un geste gentleman, il lui tendit son bras pour qu'elle le prenne, l'invitant à lui faire faire le tour des objets et mettre de l'ordre dans ses idées.



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MessageSujet: Re: Whispering lies - Delysia.   Dim 22 Mai - 13:57


Quel paradoxe. Au plus profond de moi-même, je détestais les Hunger Games et pourtant, ces jours-ci, ils me manquaient terriblement. L’animation dans la capitale me manquait, les projecteurs me manquaient. J’avais l’impression d’être inutile sans eux. J’essayais d’élargir mes horizons avec d’autres occupations, mais elles semblaient bien mornes par rapport aux jeux. J’avais besoin d’un événément qui me tuait à petit feu. Belle ironie. Mais c’était peut-être mieux que de vivre sans but. Alors, je faisais en sorte de participer à chaque soirée mondaine organisée. Le président, les conseillers, les juges, les hôtes… Il fallait que ma présence soit requise. C’était là la seule chose qui me faisait sentir vivante. Alors, quand j’ai reçu une invitation du conseiller Felix Kennedy, je n’ai pu retenir ma joie. C’était ce dont j’avais besoin. Et j’allais tout faire pour être remarquer et devenir l’une des figures incontournables du Capitole. Sympathie. Dérision. Apparence. Voilà la clé du succès.

J’avais misé sur un ensemble des plus original pour que ma présence ne soit pas oubliée. Mais je devais encore m’impliquer pour saluer une grande partie des invités et profiter de la soirée. Oui, je devais aussi profiter. Certes, je ne pouvais pas gâcher une telle chance pour renforcer mes relations, mais je devais aussi penser à moi, mon bien-être. Alors je profitai. Je buvais, goûtais les plats qui m’étaient présentés. C’est alors qu’on vint à ma rencontre pour m’annoncer que M. Kennedy cherchait à me parler en privé. J’en étais heureuse tout autant qu’affolée. Que pouvait-il bien me vouloir ? Mais ce n’était pas le moment pour ce genre de pensées négatives. J’entrai dans une salle des plus étranges en compagnie d’un homme tout aussi étrange et partis à la rencontre du conseiller. " Je suis ravi que vous ayez pu venir, Miss Winslow. C'est toujours un plaisir de vous avoir ici. " Avais-je réussi mon pari ? Il semblerait. Si un conseiller du président appréciait ma présence, j’avais tout gagné. « Merci à vous M. Kennedy, c’est un honneur d’être invité chez vous. » L’homme nous laissa seuls. Cette situation était tellement inattendue mais je gardai mon plus beau sourire pour ne rien laisser paraître. " La soirée vous plait, j'espère ? Dans tous les cas, vous êtes ravissante, comme à votre habitude ! Vous ai-je déjà montré ma collection privée ? " Je sentais que cette soirée allait être l’une des meilleures depuis bien longtemps. « La soirée est délicieuse M. Kennedy. Je ne vous remercierai jamais assez pour votre invitation. » dis-je en feignant l’embarras face à son compliment. J’en étais heureuse, mais je ne voulais pas avoir l’air de ces pimbêches hautaines qui ne cessaient de répéter ces compliments pour se faire bien voir. « Je n’ai pas eu ce plaisir, non. Mais ce que je vois me semble des plus impressionnant. » C’est alors qu’il me tendit le bras pour faire une visite privée. Je ne me fis pas prier et acceptai la proposition sans attendre. « Quel est donc cet objet étonnant ? » dis-je en montrant l’un des nombreux…. objets ? je ne savais même pas comment le décrire.



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MessageSujet: Re: Whispering lies - Delysia.   Mar 31 Mai - 16:09

    Doucement, il resserra le bras de la jeune femme contre le sien, la tenant tout de même fermement contre lui. Il se devait de rester gentleman avec une femme pareille. Il s'était renseignée sur elle : Delysia Winslow, hôtesse d'un misérable district, la trentaine, refaite de la tête aux pieds, actrice, businesswoman... C'est une hyperactive, une femme qui déteste s'ennuyer. C'était la raison pour laquelle Félix la voulait de son côté. Médiatisée, plutôt appréciée, elle était un atout pour lui. Un atout qu'il ne fallait pas négliger. Cette soirée, s'il pouvait dire, était une soirée crash test. Car même s'il la voulait dans " son équipe ", il savait, grâce à des petits oiseaux, qu'elle soutenait Deverell. Qu'elle soutenait les district, aussi. Sensible, peut-être trop, compatissante aussi. Il fallait lui faire comprendre qu'elle n'avait rien à voir avec ces paysans. Delysia Winslow faisait partie de la haute société, de l'élite, celle à qui le sort serait toujours favorable... Du moins, pour le moment.

    Il marcha lentement, souriant de manière bienveillante pour la maintenir en confiance :

    " - Je vous en prie. Si je n'avais pas invité une femme aussi délicieuse que vous, j'aurais certainement été la risée du Capitole. Je suis sincèrement ravi que vous soyez venue. ".

    De sa main libre, il se massa la barbe puis désigna du doigt une croix mise sous verre :

    " - Vous savez, Miss Winslow, dans notre société ce qui est enterré doit très souvent rester enterré. Mon père m'a transmis cette passion pour les antiquités. Très souvent, je fais fouiller certaines zones et ceci est ma dernière trouvaille d'une civilisation éteinte. Je suppose qu'il s'agit d'un objet de culte. ".

    Toujours d'un pas lent, il lui fit faire le tour de sa petite collection, s'arrêtant parfois sur un objet ou deux, donnant quelques explications avec parfois un contexte historique. Il s'humecta les lèvres et lâcha son bras avec délicatesse avant de lui prendre la main. Son regard se planta dans le sien :

    " - J'aime tout ce qui se rapporte au passé. J'aime le connaître pour éviter que nous, habitants de Panem, ne fassions les mêmes erreurs. Nous ne pouvons pas nous permettre de faire les mêmes erreurs. ".


    Dans un soupir, Félix tourna la tête, feignant d'être gêné :

    " - Le Président Snow, paix à son âme, avait une certaine vision des choses, certes, mais il le faisait pour le bien de tous. Pour le bien du Capitole. J'ai peur que Deverell ne mesure pas l'ampleur des choses. Tout d'abord, les Hunger Games annulés, ensuite les procès des pacificateurs et maintenant il cherche à faire la paix avec les rebelles ? J'ai peur que tout cela nous mène à la catastrophe. ".

    A nouveau, il leva les yeux vers elle :

    " - J'ai bien peur, qu'avec toutes ces actions, ce ne soit la fin du Capitole. ".

    En parlant ainsi du Capitole, il savait qu'il y avait moyen de titiller Delysia et de lui faire prendre position contre Deverell. Lui faire comprendre que tous ses petits privilèges risquaient de disparaître, c'était le seul moyen de la tenir entre ses griffes.



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MessageSujet: Re: Whispering lies - Delysia.   Dim 5 Juin - 17:21


La compagnie de Felix Kennedy était étrange. J’étais flattée, très flattée, là n’était pas le problème. Mais que pouvait-il bien me vouloir ? J’avais beau me voir comme une grande personnalité du Capitole, la réalité n’était pas vraiment là. Mon nom était connu, mais pas assez à mon goût. Peut-être cherchait-il à s’attirer mes faveurs. Mais de quelles natures étaient-elles ? Cela importait peu ici du moment que votre popularité gagnait quelques crans. Le conseiller prit alors mon bras pour me faire la visite de ce lieu étonnant. Il était un peu pressant, mais c’était habituel au Capitole. Tellement que plus personne ne faisait attention.

"Je vous en prie. Si je n'avais pas invité une femme aussi délicieuse que vous, j'aurais certainement été la risée du Capitole. Je suis sincèrement ravi que vous soyez venue." Ces compliments inattendus n’en étaient pas moins agréables. Et puis, ce n’était pas la première fois que j’entendais un jeu de mots de la sorte. J’aurais pu tomber sur bien pire. Je me contentai de sourire timidement afin d’arrêter cet échange de politesse tirant sur la longueur. Je me tournai alors vers l’un des objets présentés et m’y intéressai. Il n’y avait rien de plus flatteur pour un homme que d’apprécier ses passions. Enfin, de feindre s’y intéresser. "Vous savez, Miss Winslow, dans notre société ce qui est enterré doit très souvent rester enterré. Mon père m'a transmis cette passion pour les antiquités. Très souvent, je fais fouiller certaines zones et ceci est ma dernière trouvaille d'une civilisation éteinte. Je suppose qu'il s'agit d'un objet de culte." Quelle passion étrange. Mais si cela lui plaisait, cela me plaisait aussi. C’était certes étrange, mais ce qui se trouvait dans cette salle était d’une beauté originale. « C’est magnifique! Je n’ai jamais rien vu de tel! » Nous continuâmes cette visite curieuse mais enrichissante. Je restais silencieuse la plupart du temps, écoutant ses explications tout en les commentant lorsque cela était appropriée. Mais la raison de ma présence semblait être sur le point d’être dévoilée. Je ne connaissais que trop bien les techniques d’approche pour savoir que je n’étais pas venue pour découvrir quelques babioles.

"J'aime tout ce qui se rapporte au passé. J'aime le connaître pour éviter que nous, habitants de Panem, ne fassions les mêmes erreurs. Nous ne pouvons pas nous permettre de faire les mêmes erreurs." J’acquiesçai, sans savoir où il voulait en venir. Et je ne cherchais pas tellement à le savoir. Après tout, je n’étais pas venue à cette soirée pour parler politique ou tout autre sujet qui ne m’intéressait guère. "Le Président Snow, paix à son âme, avait une certaine vision des choses, certes, mais il le faisait pour le bien de tous. Pour le bien du Capitole. J'ai peur que Deverell ne mesure pas l'ampleur des choses. Tout d'abord, les Hunger Games annulés, ensuite les procès des pacificateurs et maintenant il cherche à faire la paix avec les rebelles ? J'ai peur que tout cela nous mène à la catastrophe." C’était donc ça. Il avait du courage d’en parler ouvertement à une personne qu’il connaissait peu. Et si je ne partageais pas ses idées ? Et si j’avais envie de, par hasard, évoquer une telle conversation à des oreilles indiscrètes ? M. Kennedy savait. Ma parole ne valait pas grand-chose, il ne risquait donc rien à partager ses idées. Et puis, il pouvait bien penser ce que bon lui semblait, je n’y prêtais pas grande attention. Je savais où était ma place. "J'ai bien peur, qu'avec toutes ces actions, ce ne soit la fin du Capitole." Quand même. Je savais que le monde de la politique était difficile, je faisais l’idiote pour le bien de ma réputation. Mais je n’aurais pas pensé qu’un conseiller d’Ulysses Deverell ait le cran de condamner sa politique à ce point. Avait-il tort ? Je ne savais pas. Je n’avais jamais voulu y réfléchir. « Vous savez, je ne connais pas grand-chose à la politique, je ne saurais vous répondre. » Réponse imparable. J’aimais dire que je n’y connaissais rien, c’était bien plus facile que de se lancer dans de longs débats inintéressants. « Mais je ne peux m’imaginer le Capitole s’effacer. Je ne pense pas que vous laisserez cela se produire, M. Kennedy. Je fais confiance en vos observations et compétences. » Flatteries, ma meilleure arme. C’était bien mieux que dire que je n’étais pas d’accord avec lui-même si je ne souhaitais pas voir le Capitole s’effondrer. S’opposer à un conseiller, face à lui, lors de sa soirée. Ce n’était pas une bonne idée.



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MessageSujet: Re: Whispering lies - Delysia.   Dim 19 Juin - 17:13

    Des femmes comme Delysia Winslow, il y en avait plein le Capitole. Superficielles, cruches, naïves, stupides, sans intérêts, sans opinions et cruellement creuses. Il y en avait plein le Capitole mais leurs petites voix comptaient aux yeux du Capitole car la plupart de ces femmes étaient la raison pour laquelle la capitale était ainsi. Il leur fallait la richesse, le pouvoir, le contrôle. Il leur fallait surtout les Hunger Games, sans quoi, ces pauvres petites bourgeoises s'ennuyaient dans leurs palais. Tous ces plaisirs, tous ces bienfaits, tous ces privilèges... Les femmes comme Delysia Winslow devaient se rendre compte que la voie que proposait Deverell était loin d'être la plus avantageuses pour elles. Elle ne l'était pour personne. Mais est-ce que les personnes comme miss Winslow finiraient un jour par s'en rendre compte et comprendre ? Il était indispensable pour elle de le comprendre. Il serait fâcheux qu'un horrible accident lui arrive... Bien entendu, il devrait alors continuait sa quête, trouver une autre brebis égarée et la ramener sur le droit chemin. D'en arriver-là avec Delysia serait une tragédie. Quel dommage de sacrifier une pure capitolienne pour le bien du plus grand nombre. Surtout une capitolienne aussi ravissante malgré son incapacité à réfléchir et penser par elle-même.

    Du moins, c'est ce qu'il pensait. Il la voyait acquiescer, jouer les petites niaises face à lui. Une chance que sa parole ne valait rien. Avec une personne comme Gold Flickerman, il aurait agi tout autrement. Il fallait se méfier de cette petite blonde alors que la jolie brune, il était certain de pouvoir la manipuler, même s'il fallait la manier avec précaution. Elle réussissait à trouver les bons mots au bon moment. Une qualité qu'il appréciait. Une qualité utile au sein du Capitole. Ainsi que la flatterie. Félix esquissa un sourire. Il n'était pas dupe, il savait très bien comment ce genre de choses fonctionnaient, surtout ici. Même s'il aimait qu'on lui graisse la patte et qu'on lui lance des fleurs, il n'était pas là pour ça. D'un geste de la main, il lui désigna un siège pour qu'elle puisse s'asseoir. Il attendit qu'elle prenne place et s'assit face à elle, dans un autre fauteuil. Il s'y enfonça convenablement avant de croiser les jambes, posa une main sur son propre genou sans la quitter des yeux :

    " - Le problème, Miss Winslow, c'est que nous nous dirigeons tout droit contre un mur. Et si les rebelles se permettaient une nouvelle attaque, qui nous protègera ? Le Président s'est permis de juger des hommes qui sont sensés nous protéger de ce genre de débordements. Les pacificateurs risquent de ne plus faire confiance au gouvernement et lorsque les rebelles attaqueront, feront tomber le Capitole, nous n'aurons plus rien. ".

    Adieu les petites soirées en jolies robes, adieu aux cocktails, à la nourriture à volonté, aux Jeux, aux loisirs, aux privilèges, aux drogues ou aux orgies. Adieu au Capitole. Adieu à la vie qu'ils auront connu :

    " - Je vous parle sincèrement car je sais très bien que vous en comprenez les enjeux. ".

    Félix avait perdu sa jovialité de meilleur hôte de l'année. Ses yeux couleur noisette étaient perçants, son visage neutre, fermé et sa voix basse. Il continua :

    " - J'aimerai que vous réfléchissiez à cela. Que vous réfléchissiez à quel point les choses vont changer si le Président continue sur cette voie. Je veux que vous réfléchissiez et que vous comprenez que notre monde, tel que nous le connaissons, à toutes ses chances pour s'effondrer. ".

    La pousser à bout. La pousser à bout pour enfin voir le vrai visage de cette petite pimbêche.



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MessageSujet: Re: Whispering lies - Delysia.   Dim 13 Nov - 17:12


Félix Kennedy faisait sans doute partie des personnages les plus importants du Capitole aujourd’hui. Bien sûr, il n’arrivait pas à la cheville du nouveau président, Ulysses Deverell, qui était déjà parvenu à prendre ses marques. Mais Delysia avait toujours appris qu’il fallait se méfier des ‘hommes de l’ombre’. Tout comme ceux-là devaient se méfier de tous ceux entrant en contact avec les districts. Cette invitation, cette rencontre n’était certainement pas due au hasard. Un conseiller tirant les ficelles avec une hôtesse d’un district peu aisé. Ceux qui n’y voyaient que coïncidence n’était pas très perspicace. Ou étaient trop embrumés par les alcools proposés.

Je tentais d’étouffer ses questions sur la politique pour ne pas avoir à exposer mes pensées, qui n’étaient pas malheureusement pas partagés par mon interlocuteur. Rien de bien étonnant. Mais j’avais beau acquiescer, éluder, rien n’y faisait. Encore pire, le conseiller m’invita à m’asseoir pour continuer cette conversation. Cependant, il fallait être prêt à tout pour se faire une place dans l’élite. Apprendre à mentir, à cacher ses opinions était primordial. Disons que cela n’était qu’un nouveau test. « Le problème, Miss Winslow, c'est que nous nous dirigeons tout droit contre un mur. Et si les rebelles se permettaient une nouvelle attaque, qui nous protègera ? Le Président s'est permis de juger des hommes qui sont sensés nous protéger de ce genre de débordements. Les pacificateurs risquent de ne plus faire confiance au gouvernement et lorsque les rebelles attaqueront, feront tomber le Capitole, nous n'aurons plus rien. » Il n’avait pas tort, mais oubliait-il toutes les dérives que ces pacificateurs se permettaient ? Qu’Hunter se permettait ? Les réputations ne venaient pas de nulle part. Mais peut-être M. Kennedy considérait-il qu’elles étaient nécessaires pour le bien général ? « Je vous parle sincèrement car je sais très bien que vous en comprenez les enjeux. » Ou parce qu’il savait que je ne pouvais rien dire.  « J'aimerai que vous réfléchissiez à cela. Que vous réfléchissiez à quel point les choses vont changer si le Président continue sur cette voie. Je veux que vous réfléchissiez et que vous comprenez que notre monde, tel que nous le connaissons, à toutes ses chances pour s'effondrer. »

Je ne voyais pas très bien où il voulait en venir. Souhait-il me faire avouer que je soutenais le président corps et âme, que je le trahirais dès la première occasion ? J’avais presque l’impression d’être candidate à un poste de pacificateur au sein de sa garde personnelle. Et puis, depuis quand devait-on s’exposer comme cela ? Mon ignorance en la matière en disait long. Voilà pourquoi je n’avais jamais été sur les petits papiers des grands de notre capitale. « Qu’attendez-vous exactement de moi ? » C’était risqué, mais qu’attendait-il comme réponse ? Que je lui dise qu’il fallait écarter Ulysses Deverell ? Qu’il prenne sa place ? Que je le soutienne ? « Je ne suis pas versée dans la politique Monsieur. Je ne m’y intéresse guère et n’y connais, malheureusement, pas grand-chose. Je ne pense pas être la mieux placée pour juger de ce qui est bon et ce qui ne l’est pas pour notre nation toute entière. Et mon rôle d’hôtesse n’est pas vraiment approprié pour ce genre de choses, j’en ai bien peur. Je ne peux qu’assister aux bouleversements qui régissent notre pays. » C’était faux, ou plutôt, ce n’était pas une idée partagée par tous. Certains prenaient un malin plaisir de s’occuper des affaires des autres tout en étant hôte ou hôtesse, mais je préférais ne pas empiéter sur le travail des autres. Et, soyons honnêtes, je cherchais aussi à me préserver de tous ces soucis. J’en avais déjà assez. « Mais je me trompe peut-être, et si les choses changent de façon ennuyeuse, il sera de mon devoir d’agir pour assurer la pérennité de Panem. » Pourtant, quoique ce conseiller ait à me dire ou me proposer, je n’étais pas en position de refuser. Même si je n’y croyais pas un mot. Peut-être était-ce là le début de ma véritable carrière ?



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