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 did you see the sparks filled with hope ? (aaron)

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MessageSujet: did you see the sparks filled with hope ? (aaron)   Dim 27 Sep - 19:48



aaron ryder chase
❝ WHO AM I LIVING FOR? ❞
Aaron – Aaron, Ryder Chase, plus exactement – est né le 2 juillet 2291, il y a donc 23 ans. C’est le district Sept, celui du bois et du papier, qui l’a vu grandir et, pour ceux qui le connaissent un peu, on dira de lui qu’il a un père absent sans le moindre respect pour qui que ce soit et sûrement pas sa femme, une mère trop fragile dans ce monde atroce et qui se raccroche désespérément à la moindre lueur de paix et de sécurité (même si celle-ci est éphémère ou complètement fausse), un grand frère disparu depuis désormais deux ans suite à la fin de la révolte à laquelle il avait pris part avec acharnement, et une petite sœur tuée dans les 72ème Hunger Games à pas même quatorze ans. S’il n’avait déjà pas une grande opinion du Capitole et du gouvernement, le décès brutal de sa sœur le fit définitivement basculer du côté des Rebelles, dont il fait aujourd’hui partie depuis six ans. Un moyen de taper sur des gens lorsqu’il le faut (et même lorsqu’il ne le faut pas), de faire de la casse, de se faire entendre tout en restant dans l’ombre, de donner son avis là où on s’efforce à le réprimer. Les Rebelles, sans pour autant être sa famille, sont des compagnons, un tremplin pour le feu qui bouillonne en son sein. Aaron leur est fermement dévoué, et prêt à faire du grabuge à la moindre occasion (ou à s’attirer des problèmes sans même s’en rendre compte). Mais puisque rébellion rime aussi avec discrétion, la majorité du temps, Aaron se contente d’aider sa mère en bossant au milieu de la forêt, en tant que bûcheron, et en vendant parfois des sculptures de bois qu’il s’amuse à faire tard la nuit, tôt le matin ou lors de ses nuits blanches. Ça l’occupe, toute cette minutie et cette attention à ne pas se couper le doigt. Bûcheron, en revanche, il s’en passerait bien, mais sa mère n’a plus que lui et, franchement, il ne peut l’abandonner maintenant.

« Then when you finally do let it in, that’s when it stops hurting. It’s not scary anymore, it’s… it’s actually kind of peaceful. »
Aaron, il pousse la méfiance à l’extrême, mais le cache par un visage fermé, ou un sourire si vraiment il le faut. Pourtant, il est mauvais acteur, plutôt mauvais menteur, malgré ses efforts pour vêtir un autre rôle ou cacher telle chose. Mais oui, tout de même, il se méfie. Trop. De tout. De tout le monde. Même les actes bons, il les voit d’un mauvais œil, s’attendant à ce qu’on lui retire trop brutalement ce bonheur ou cette paix fraichement acquis. Parce que c’est un peu ça, non ? On vous fait croire que tout va bien et, boom, tout part en fumée comme si ces instants n’avaient rien été au final. Aaron, il a vingt-trois ans et il paraît déjà ne plus y croire, à la vie, au futur, et cela dit, malgré les apparences qu’il donne, le jeune homme est un idéaliste. Son air cynique cache un coté rêveur, un garçon qui croit réellement, qui veut un monde meilleur que celui-ci, qui s’attache encore et toujours à l’espoir. C’est d’ailleurs pour ça qu’il se bat contre tous ceux prônant le Capitole et son gouvernement, la dictature et tout le reste (même le nouveau président de Panem n’a pas réussi à faire changer d’avis Aaron), parce qu’il rage. Parce qu’il n’en a peut-être pas l’air comme ça (enfin, si, un peu, quand même), mais il bouillonne. Les Jeux le répugnent, les Moissons le répugnent, même le système de Districts où tous les habitants sont confinés le répugnent. Franchement, si on ne se bat pas contre ça, à quoi ça sert ? C’est la vision d’Aaron : faire bouger les choses, parler, s’élever, en groupe ou tout seul, quelle importance tant que ça marche (ou pas). Le problème, c’est qu’il est loin d’être tempéré. Loin du calme et de la colère sourde de son frère, loin de la fragilité de sa mère, plus proche sûrement de sa défunte sœur, l’enflammée mais vulnérable Kit, Aaron est impulsif et surtout très têtu, voire carrément borné. Il est du genre à vous dire « Ok, je ne le ferai pas/plus » et à le faire quand même, dans votre dos ou non. Il est également du genre à foncer, tête baissée, dès qu’il a une idée en tête, en se disant qu’il a bien pesé le pour et le contre alors qu’il ne l’a pas réellement fait. Le reste, il le joue au talent ; pris ou pas, ce qui compte c’est qu’il a tenté (même si, pour le coup, il préférerait quand même que ses actions fonctionnent un tant soit peu). Ce n’est décidément pas le genre de personne à se poser autour d’une table et à discuter des stratégies : lui, c’est l’action, il ne jure que par ça. Il est même prêt à tout pour parvenir à ses fins, pour autant qu’il ait un objectif plus ou moins précis. Et puis de toute façon, Aaron est toujours partant pour une mission, ou pour quoi que ce soit. Et si jamais il n’a pas reçu d’ordres précis, tant pis, il fera de lui-même. Mais à nouveau, son gros défaut reste sa fougue, sa tendance à trop en faire parce que Monsieur est vengeur, provocateur et parfois brutal, peu enclin à se laisser dominer de la sorte et prêt à le montrer. Tant pis pour lui, qu’on dira. C’est chacun pour sa peau, maintenant. Et partant de cette idée, Aaron se fie à son propre instinct, qu’il soit mauvais ou pas. Aaron juge aussi très rapidement les faits tout comme les gens, quitte à se tromper. Oh, Aaron est constamment sur ses gardes, comme dit, se méfie de tout, quitte à passer à côté de quelque chose ou quelqu’un de vraiment bon ; enfin, après, il se laisse difficilement embobiner, c’est déjà ça, mais la méfiance, ça va un temps. Aaron se pose trop de questions, et pose trop de questions aussi. Il veut tout savoir, c’est tout.
Du reste, Aaron n’est pas un mauvais bougre. Il est loyal – trop, peut-être – et chaleureux. À l’écoute, aussi, il manque simplement de tact alors ne comptez pas trop sur lui pour vous réconforter, parce qu’il ne saura simplement pas quoi dire. Aussi, il est convaincu, quand même, qu’il reste un peu de bon dans le monde (sans pour autant montrer cette facette) et ne prend pas réel plaisir à faire du mal. En fait, c’est plutôt le contraire, il va culpabiliser un moment (à moins vraiment qu’on lui ait fait quelque chose personnellement). Mais, qu’on se le dise, frapper sur les gens, ça fait du bien, et même si la morale n’est pas de ce point de vue. À part ça, cette sensibilité à la con, cette fragilité, il ne sait pas trop quoi en faire, parce que la faiblesse, y’a pas de place pour elle dans ce monde. Alors le cynisme, de temps à autre le sarcasme, le petit côté sauvage et cette méfiance à outrance, c’est sa façon de s’en tirer. Lâcher prise, même une seconde, il ne peut pas.

about games and relative.

Lente. Il ne sait pas pourquoi, mais Aaron s’est toujours imaginé mourir lentement, doucement, histoire d’avoir le temps de bien tout revoir, sa vie et le reste. C’est une idée totalement infondée, je vous l’accorde, mais c’est ainsi qu’il voit sa mort. Il s’imagine aussi que, quant aux questions du où, quand et comment, ça n’a guère d’importance. Une part de lui préférerait sûrement mourir en héros, ou se sacrifier pour une noble cause, tomber au combat comme on dit… mais l’autre partie de lui, plus réaliste, est convaincue que ce genre de décès n’arrive que dans les fictions. Que lorsqu’il mourra, ce sera d’une balle dans la tête ou dans le dos, ou pour se rapporter à son idée première, par hémorragie. Ou enfermé quelque part. Disons simplement que s’il ne sait pas comment voir sa mort, il sait au moins qu’il passera difficilement la barre des trente ans, voire avant. Vingt-cinq est pour l’instant son objectif, voire même vingt-sept. Après, il se voit déjà mort. À moins que…
La réponse est directe : Aaron mourrait pour les personnes chères à ses yeux, sans hésitation… ou presque. Il n’en est plus si sûr, depuis qu’il a laissé sa petite sœur subir l’horreur des Jeux alors qu’il aurait tout aussi bien pu se porter volontaire et être tué dans l’arène. Mais il n’a pas bougé. Pas d’un seul pouce, figé par la terreur, l’incompréhension, piégé dans ce qu’il pensait être un mauvais rêve. Et Kit est morte, parce qu’il a été incapable de se rendre compte de la situation. Serait-il capable de mourir pour la famille qu’il lui reste, ses amis ? Peut-être. Peut-être pas. C’est flou. Sans doute se jettera-t-il sous les balles sans réfléchir, si tout se passe très rapidement et s’il n’a pas le temps d’analyser (alors que la Moisson, elle, se déroulait lentement, assez pour qu’il se dise au fond de lui-même que c’était sa petite sœur qui montait sur l’estrade et qu’il se demande quoi faire). À part ça… la révolte est aussi une bonne raison de mourir. C’est ancré dans ses convictions : il préférerait mourir pour la paix que de vivre en enfer.
Grâce à son travail en forêt, Aaron peut se vanter d’avoir une bonne condition physique ainsi que de bons réflexes. Vivre au milieu des arbres lui a permis de développer son agilité, en grimpant de branche en branche par exemple, dès son plus jeune âge et, toujours à ce jeune âge, construire des cabanes en hauteur a mis en avant sa force. Certes, le jeune homme n’est pas musclor, mais n’est pas un gringalet non plus. Sinon, bien que Rebelle, Aaron n’est pas un soldat, un guerrier ou un combattant à proprement dit. Il n’a jamais appris à manier les armes ou même à se battre, préférant la jouer à l’instinct (quelle importance d’apprendre les techniques subtiles du combat au corps-à-corps si on peut donner un bon coup de poing en plein dans le nez, ou l’abdomen ?) Aaron n’est pas non plus un chasseur ; c’est pour dire, il n’a jamais tué une seule bestiole, ou seulement de petites bêtes en leur brisant la nuque (et encore, il est capable de s’en vouloir pour un vulgaire lapin). Enfin, plus rien à voir avec son environnement en particulier, mais Aaron est rapide, et préfère largement courir des sprints que sur de longues distances. Avec tout ça, oui, je vous l’accorde, s’il doit fuir, c’est plus simple pour lui.
C’est quelque chose qu’il aurait aimé effacer de sa vie, mais oui, il a un proche qui a participé aux Jeux. C’était il y a sept ans, à la soixante-douzième édition des Hunger Games, et c’est sa propre petite sœur, Katelynn – dite Kit – qui a été appelée sur l’estrade, alors que son nom n’était déposé que trois fois, du haut de ses quatorze ans (par comparaison, Aaron avait son nom dans les boules de verre cinq fois). Mais ça n’a pas été loin. C’était Kit. Sa petite sœur. Ni lui ni leur grand frère Caem n’a bougé, et la jeune fille est partie dans l’arène un peu plus tard. Si elle a survécu au bain de sang du premier jour, elle n’a guère brillé dans les jours suivants (et quoi de plus normal pour la petite habitante du Sept, qui se démarquait plus par sa colère lors de son interview que par ses aptitudes de survie). Bref, le canon résonna au troisième jour à peine pour Kit. C’était fini. Aaron voit toujours les images de sa sœur, crevant comme une chienne. Sa petite sœur, de quatorze ans, dans les Jeux. Aaron s’en veut de ne pas s’être porté volontaire, c’est certain, mais en veut d’autant plus au gouvernement pour continuer à organiser ses jeux de la mort. Jamais le jeune homme n’oubliera ce jour de juillet, c’est certain, et il se rattache presque maladivement à cette pensée pour en vouloir un peu plus chaque jour au Capitole.
Lorsque la révolte a commencé à gronder, grâce au Treize, cela faisait déjà trois ans qu’Aaron avait rejoint le groupe de Rebelles de son district. Autant dire qu’il a directement rejoint le mouvement et y a participé activement, tout en restant assez discret pour que son identité ne tombe pas durant les interrogatoires et diverses enquêtes à l’échec de la révolte. Et autant dire donc que l’échec de la rébellion a été une énorme déception. Si ça n’avait tenu qu’à lui, Aaron serait retourné dans la bataille. Mais voilà, il y avait d’autres variables à prendre en compte dans l’équation. Le grand frère disparu avant les « procès », la réputation de la famille à ne pas assombrir parce qu’au milieu de celle-ci il y avait leur mère (innocente et prête à tout pour calmer la révolte, d’ailleurs, et bien sûr peu au courant des agissements de ses fils), et une faible envie tout de même de ne pas mourir à seulement vingt ans. Depuis cette révolte échouée, qui a laissé un gout amer derrière elle, Aaron attend le prochain signe et est prêt à bondir à la première occasion.
Aaron ne peut décidément pas dire que la vie dans son district – le Sept – est parfaite… mais il s’imagine bien que ça pourrait être pire, et essaye donc de ne pas trop s’en plaindre et de, comme on dit, faire avec. Avec un père absent les trois-quarts du temps et une mère qui n’est absolument pas faite pour ce monde-ci, disons qu’il se débrouille comme il peut. Sans oublier le fait que son grand frère a disparu, est peut-être mort en fait, depuis deux ans et que sa petite sœur a été tuée lors des Jeux bien des années auparavant ; la fortune des Chase repose entièrement sur lui, bûcheron et puis sculpteur sur bois dans son temps libre. Grâce à cela, la nourriture ne manque pas ; il y a juste ce qu’il faut. D’ailleurs, la famille n’a jamais eu besoin de prendre des tesserae, se contentant de ce qu’elle avait. Le pire encore est le froid. Celui-là ne fait pas de cadeaux, et la miteuse maison ne permet franchement pas de se garder au chaud. Et puis, bien sûr, peu de temps encore auparavant, il y avait les Pacificateurs, la paranoïa engendrée par la révolte échouée, et toutes ces choses qui, pour un Rebelle, peuvent bien lui coûter la vie. Mais Aaron a toujours fait attention, du moins jusqu’à la disparition de Caem. La seule chose qui le retient aujourd’hui, c’est sa mère… et encore.
Le bonheur… C’est un terme très flou dans l’esprit du jeune homme. Y croit-il ou non ? Bonne question. Il aimerait y croire, et il essaye de savourer les quelques instants de bonheur qu’il récolte dans ce monde affreux, que ce soit un sourire, un baiser, une discussion, un pourboire, n’importe quoi. Mais ce ne sont là que des instants éphémères et peut-être que c’est ça, le bonheur, une poignée d’instants éphémères. S’il était continu, on ne savourerait pas autant le bonheur, n’est-ce pas ? Mais est-il possible de vraiment être heureux dans ces districts, dans le Sept, avec des Jeux de la Faim toujours organisés malgré un président promettant d’énormes changements dans le gouvernement ? Aaron ne croit pas au bonheur dans ce monde-ci, juste à des instants. Dans un autre, dans les rêves, oui, mais pas ici-bas.
La colère, définitivement la colère. De manière générale, Aaron est un sanguin, qui démarre au quart de tour, qui fonce plus souvent sans réfléchir à la suite des évènements, et qui se dit que clamer haut et fort ses opinions est la meilleure chose à faire. Aaron agit et, oui, si ça ne va pas dans son sens, n’hésite pas à se reposer sur son côté violent et spontané, toujours sans penser aux conséquences de ses actes (ça, il n’y pense que lorsque c’est déjà trop tard). C’est ce qu’il est. Trop fougueux, trop ci, trop ça, tentant tout de même de se faire le plus discret possible (même si c’est bien difficile), mais repartant à la seconde dès qu’il en ressent le besoin, c’est-à-dire assez souvent.




JE VIENS D'UN MILIEU moyen, AINSI, POUR MOI, LA NOURRITURE ne manque pas généralement mais n'est pas non plus abondante. DU COUP, MON NOM A 7 RISQUES D'ÊTRE TIRE AU SORT. J'EXERCE LE MÉTIER DE bûcheron, et de sculpteur sur bois dans mon temps libre ET POUR TOUT VOUS DIRE, JE le fais par nécessité. JE SUIS DANS LE 7ÈME DISTRICT. AYANT 23 ans JE ne peux plus PARTICIPER AUX HUNGER GAMES ET j'appréhende tout de même la future moisson. ENFIN, J'ATTESTE QU'EN CRÉANT CE PERSONNAGE, J'ACCEPTE DE LE LIVRER À LA BARBARIE DES JEUX S'IL EST TIRÉ AU SORT.


reality is here.

Salut, salut !   J'me présente, j'm'appelle Henri, j'voudrais bien réussir ma vie. Elo', petite belge de maintenant 19 ans. MJ, il traine dans mes favoris depuis des années (parce que, il me semble, que c'est le seul forum sur THG qui vaut le coup ♥️). Donc me voici.    J'suis un peu overbookée avec mes études et tout (dure dure la rentrée, toussa toussa), mais j'ai craqué.  

FEATURING dylan o'brien © COPYRIGHT frostingpeetaswounds.tumblr




Dernière édition par Aaron Chase le Dim 4 Oct - 16:05, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: did you see the sparks filled with hope ? (aaron)   Dim 27 Sep - 19:48



a little bit messy
my heart has always beat thunderstorms instead of blood



juillet 2307 à fin 2308.

Il n’avait jamais aimé la Moisson. Bien sûr, il s’imaginait que ce n’était pas le cas de tout le monde, que les futurs « carrières » se réjouissaient et attendaient avec impatience les noms donnés par les deux boules en verre. Mais il se disait encore plus que la grosse majorité des habitants haïssait et redoutait autant que lui cet instant. Et quoi de plus naturel que d’avoir peur que votre nom, celui de votre gosse ou de votre ami voire petit-ami se retrouve appelé sur l’estrade de la Grand-Place ? Le nom d’Aaron était déposé déjà cinq fois dans une des urnes. Celui de sa petite sœur, trois. Celui de leur grand frère ne l’était plus depuis quelques années maintenant, trop vieux du haut de ses vingt-et-un ans. Mais comme chaque année, et comme chacun d’entre eux, Caem frissonnait tout de même en sachant que ça pourrait être n’importe qui des jeunes du District.
Aaron avait seize ans, pour cette soixante-douzième édition des Hunger Games. Depuis qu’il avait l’âge de participer aux Jeux, il avait vu tous les tributs du Sept mourir sur les écrans de télévision qu’on leur forçait à regarder au moment des Jeux, du bain de sang au grand final. Jamais un tribut du Sept n’avait gagné et, ça ne l’étonnait pas réellement… ou juste à moitié. Au Sept, on ne faisait que travailler le bois et ses dérivés, le papier et les autres matières du genre. On était fort à force de manier bien des outils pour couper les arbres ou bâtir des meubles. Mais on ne s’entraînait pas comme dans d’autres districts, et savoir chasser relevait plus d’un héritage familial que d’autre chose. Aaron, se le disait, n’avait et n’aurait aucune chance dans l’arène ; à la limite, il pourrait s’attirer quelques sponsors… et encore, vu son tempérament. Un fauteur de troubles, comme dirait Caem. Ou leur mère. Une petite ordure, pour le paternel, mais ce dernier traitait tout le monde de tous les noms alors son avis n’était guère à prendre en compte.

Instinctivement, Aaron chercha son grand frère dans la foule. À la place, il trouva sa mère, bras croisés et mains refermées sur son chandail. Tentant de cacher sa nervosité plus qu’apparente, sûrement. Mais pas de Caem en vue. Il devait être plus loin, derrière les autres. Alors l’adolescent chercha sa sœur, de deux ans sa cadette, Kit – enfin, Katelynn, mais elle ne se faisait jamais appeler ainsi – et la trouva dans un des rangs un peu plus loin. Du haut de ses quatorze ans, elle en paraissait bien plus ; ça devait être son air de feu, sa façon de regarder tout le monde de haut sans crainte, sa manie, tout comme lui, d’élever sa voix dès que quelque chose ne lui plaisait pas. Mais elle non plus n’aurait aucune chance, à part du côté des sponsors, mais qui voudrait faire gagner une rebelle, une fillette s’opposant farouchement aux Jeux et, pire encore, au Capitole ? Et puis, là, elle était nerveuse. Comme eux tous.
L’accoutrement de l’habitant du Capitole qui leur était envoyé chaque année étonna, encore et toujours, Aaron. Jamais dans sa tête il ne se dirait qu’avoir des cheveux d’une telle couleur et de porter tout ce maquillage était sain ou normal, et encore moins attirant. Sa mère aimait bien, elle ; elle se serait parfaitement adaptée à la vie au Capitole, uniquement pour la richesse et le luxe de là-bas. Lui, il n’en retiendrait que la richesse, la nourriture à volonté et le bénéfice de pouvoir se balader ci et là sans risquer de se faire voler un vulgaire poulet par un autre habitant affamé et plus pauvre que lui.
Le film, le même que chaque année, le même qui faisait grincer silencieusement des dents Aaron, puis le discours de bienvenue par la femme du Capitole, qui le faisait tout autant rager. Avec son sourire. Ça les éclatait, les gens du Capitole ; il en était sûr. Voir des enfants crever dans une arène, se battre pour leur survie, oui, bien sûr, c’était hilarant. « C’est comme ça. » qu’aurait dit sa mère. « C’est inhumain. » qu’aurait répondu Caem, ou lui, ou Kit.

Maintenant, la femme du Capitole s’approchait des boules de verre. Les tributs féminins étaient toujours appelées en premier ; galanterie, peut-être, ça n’avait guère d’importance dans ce cas-ci. Aaron jeta un coup d’œil à Kit, toujours bien plantée sur ses deux jambes. La main de la femme du Capitole fouilla un peu dans la bulle de verre, pour finalement prendre un des papiers les plus au-dessus du tas. Et le déplier. Et prononcer le nom de « l’heureuse élue » avec cet éternel sourire qu’Aaron lui aurait bien fait bouffer.
Mais Aaron ne fit rien de ça. Rien du tout. Que dalle. Pas même bouger d’un pouce. Au contraire, il resta stupidement paralysé, et tout autour de lui sembla disparaître soudainement. Ne plus rien voir, ne plus rien entendre, fixer devant lui comme un demeuré, perdre toute l’énergie qu’il accumulait depuis qu’il était gamin, et toute la fougue qui le caractérisait, toute la colère qu’il aurait dû utiliser, là, maintenant, quitte à se faire assommer par les Pacificateurs.
Rien. Il ne bougea pas. Il ne le ferait jamais.
Parce que de toute façon, quand il reprit ses esprits, les deux tributs sélectionnés s’éloignaient déjà avec, parmi eux, Kit.

Quelques minutes de visite avant le grand départ. Aaron pleura comme un imbécile, un faiblard, mais juste pour Kit parce que, sinon, il ne l’aurait pas fait.

Et puis Kit disparut.

Aaron n’aurait jamais pensé vouloir absolument regarder la retransmission des Jeux. Les années précédentes, il ne le faisait que parce qu’ils y étaient obligés. Cette année, il le faisait de lui-même, tout en redoutant les images qu’il allait voir et tout en se répétant que sa petite sœur avait peut-être une chance. Elle n’était pas maigrelette – elle n’était pas très forte non plus – et elle était maligne comme un regard. Elle savait dépecer un animal et poser de petits pièges pour des lapins ou des cailles ; elle pourrait l’utiliser à son avantage. Et, bien évidemment, elle était agile et savait se hisser dans les arbres les plus hauts, lui permettant de fuir les autres tributs qui voulaient sa peau.
Kit survécut au bain de sang, à la grande joie d’Aaron. Elle survécut au premier et puis au deuxième jour, également. Mais plus le nombre de tributs encore en lice diminuait, et plus Aaron se raccrochait à cet imbécile d’espoir qui lui soufflait « Elle peut le faire. Elle peut gagner. » Caem restait sceptique. Leur mère était heureuse que sa fille ait une chance. Leur père s’en fichait complètement et ne passait de toute façon plus à la maison depuis longtemps.

Le jour suivant, le canon retentit pour Kit.

* * *

La Moisson de l’édition suivante des Hunger Games se déroula comme toutes les autres. Le rassemblement, le film, le discours, les noms, les au revoir. À la différence que, cette fois, Aaron, loin d’être nerveux, loin d’être quoi que ce soit en fait, aurait aimé entendre son propre nom.
Et ainsi pouvoir mourir avec une raison valable.

* * *

Là où il avait passé une année à se morfondre, à ne rien faire, à n’agir que par automatisme – se lever, manger quand il y pensait, travailler toute la journée, dormir un peu quand même – et à, généralement, repousser tout le monde en se disant qu’ils allaient tous mourir un jour et que ça en changerait rien au gouvernement, Caem avait préféré la jouer plus intelligemment et mettre à profit toute sa rancune envers le gouvernement en rejoignant les Rebelles du district Sept et en s’y investissant.
Franchement, Aaron ne le découvrit que lorsqu’il rejoignit, à son tour, ce groupe d’anticonformistes. Et il se sentit bien… stupide, oui.
Le déclic avait eu lieu pour lui plusieurs mois après l’édition des Jeux suivant celle où était… ou avait disparu Kit, mais il y était finalement parvenu. Parvenu à relever la tête, parvenu à se relever tout seul. Parvenu à se dire qu’il devait faire quelque chose de cette colère noire qui coulait dans ses veines un peu plus chaque jour. Rebelle, il l’était déjà bien avant de rejoindre officiellement le groupe, disons mais, là, au moins, il aurait de quoi agir, passer à l’action.
Il n’avait plus rien à perdre, de toute façon. À part peut-être Caem.


septembre 2311 au 8 mars 2312.

Le chaos. La guerre. Du feu, du sang, trop de poussière un temps, trop de calme un autre. Le quotidien de tous était bouleversé, sûr et certain, mais il le fallait. Et puis, qui était-il, lui, pour penser ainsi, alors qu’il avait réagi dès les premières étincelles : dès que la révolte avait atteint le Sept, il l’avait rejointe à grands bruits. C’était ça qu’il souhaitait depuis le début, n’est-ce pas ? Que ça bouge. En bien, en mal – si possible en bien – mais bon sang, que quelque chose se passe !
Evidemment, rien de ce qu’il avait pu imaginer dans sa caboche de gamin de dix-huit ou dix-neuf ans, vingt aujourd’hui, ne ressemblait aux scènes qui se déroulaient presqu’en permanence sous ses yeux. Trop de sang.
Mais c’était un mal nécessaire. C’était en tout cas ce qu’Aaron se répétait pour ne pas faire attention aux nombreux dommages collatéraux. Et comme les chefs Rebelles le disaient si bien : il fallait se concentrer sur la mission, ne pas faire attention au reste. Le jeune bûcheron du Sept avait beaucoup de mal à cela, puis se souvenait qu’ils combattaient contre le Capitole - enfin ! – et retournait donc faire ci et ça au nom de la révolte.

* * *

« J’crois qu’il est mort ! C’est de ma faute, j’ai… je… » Il ne trouvait plus ses mots. Et il ne savait plus respirer non plus. Qu’est-ce qu’il avait fait ? Il se passa une main dans les cheveux, en faisant une fois de plus un aller-retour dans la pièce, évitant soigneusement de regarder l’homme - mais, inévitablement, ses yeux noisette étaient attirés par le corps. Caem, très calme, trop calme alors qu’il avait quand même débarqué en trombe dans l’habitacle, le regardait lui, la prunelle sombre. Aaron, en le regardant entre deux sanglots ou hoquets paniqués, eut l’impression de redevenir le gosse de cinq ans admirant, jalousant et craignant un peu ce grand frère trop parfait. Mais cette sensation ne dura pas longtemps ; la panique le submergea à nouveau et alors qu’il en voyait tous les jours depuis maintenant quatre ou cinq mois (il ne comptait plus), la vue du sang lui donna la nausée et il faillit vomir, alors il se détourna pour la énième fois en se murmurant à lui-même qu’il avait foutu n’importe quoi, qu’il allait mourir, qu’il avait merdé, et autres expressions très joyeuses, tout cela toujours devant le calme apparent de Caem. Trop calme, bon sang. Aaron le fixa un temps. Comment pouvait-il rester de marbre ?! Non, comment faisait-il justement, pour avoir cette attitude ? Le jeune homme essaya de se calmer, vainement. Pourtant, ce n’était pas une grosse perte. Les Pacificateurs mouraient tous les jours ici… en nombre moindre que les habitants et Rebelles, sûrement, mais ils mouraient quand même ! Il ne devrait pas s’attarder sur ce corps qu’il avait… tué… ? L’anxiété revint en force, et Aaron se tourna vers Caem un peu brusquement. « Dis quelque chose ! » Son grand frère, le regarda, regarda l’unique Pacificateur à terre, sembla peser le pour et le contre très rapidement dans sa tête, puis le regarda à nouveau. « Je m’occupe de tout. Dégage d’ici. » Et Aaron ne se le fit pas dire deux fois.


14 mars au 10 juin 2312.

La révolte avait échoué. En clair : ils étaient fichus depuis un bon moment. Les interrogatoires avaient déjà commencé, et les civils effrayés en avaient profité pour balancer quelques noms par ci et par là, pour vendre la peau des Rebelles qu’ils connaissaient, qu’ils avaient reconnus, pour que le système ne se retourne pas contre eux. Réaction naturelle : personne ne voulait mourir, sauf ceux qui étaient assez fous pour admettre haut et fort qu’ils avaient participé à ce que le Capitole appelait déjà « haute trahison envers le Gouvernement ».
Aaron ne savait pas comment il avait échappé à une arrestation. Personne n’était venu pour lui. Personne ne l’avait menacé. Même sa mère pensait qu’il avait été pris dans le tourbillon dans la révolte sans pour autant y participer. Naïve… Certes, il ne s’en plaignait pas (loin de là), mais ça le troublait. Il y avait participé activement, à la rébellion, et personne ne l’avait su ? Soit.
Il n’avait plus de nouvelles de Caem depuis un mois, presque deux, et il craignait de voir les Pacificateurs débarquer dans leur maisonnette pour chercher Caem, et les menacer sa mère et lui puisqu’il n’était tout simplement pas là.
Ça ne rimait à rien. Rien ne rimait à rien. Et Aaron se sentait juste vide ; la révolte avait échoué, qu’est-ce qu’il devait faire maintenant ? Prendre soin de sa mère en attendant que Caem débarque ? Retourner à son train-train d’avant-guerre ? Reprendre le boulot, reprendre sa vie, comme si de rien n’était ? Une voix lui soufflait que la réponse à toutes ses questions était bel et bien : oui. Oui, il n’y avait que ça à faire. Ou mourir, mais mourir maintenant, non merci.

Enfin, il n’avait pas prévu que les interrogatoires mèneraient à des exécutions. Publiques. Sur la Grand-Place. Sans procès, sans rien, que dalle. Les supposés Rebelles défilaient par petits groupes, pour être tués. À la première salve d’exécutions, Aaron était resté bouche-bée, comprenant à peine ce qu’il se passait. À la seconde, il avait eu un mouvement en avant, avant de se raviser et de rester dans le public, mâchoires serrées, prenant son mal en patience. Il avait assisté à la troisième en se demandant quand il verrait la silhouette de Caem se trouver au milieu des futurs exécutés, mais Caem ne fut pas de la troisième salve, ni de la quatrième, ni de la cinquième. À la sixième séance, Aaron tremblait. De rage. D’injustice. De culpabilité. Ils étaient tous en train de crever devant leurs yeux, et ils n’agissaient pas… La septième le révolta davantage et lui déclencha une crise de panique une fois chez lui. Quant à la huitième et dernière salve d’exécutions, il resta de marbre et, égoïstement, fut soulagé que Caem ne fasse pas partie des cent-trente-huit cadavres du district Sept.


septembre 2312.

Il traversa rapidement la place. Lorsqu’il se retourna, sourcils froncés, divers regards se détournèrent de sa silhouette, et il reprit sa route un peu plus rapidement. La routine, avait-il envie de se dire, mais ce n’était pas que ça. Tout avait changé depuis la fin de la révolte, et ça se sentait, ça se voyait. Cela faisait des mois que les exécutions en masse avaient cessés mais tout le monde se sentait encore menacé et certains habitants n’hésitaient pas à balancer les noms qu’ils connaissaient, eux qui avaient juré de ne rien dire.
Lui était sauf, mais il se savait « surveillé ». Pas par les Pacificateurs en nombre, mais bien par les autres membres du Sept. Il fallait dire qu’être frère d’une des victimes des précédents Jeux ne devait pas aider à le faire paraître innocent… Pourtant, il avait toujours fait attention à rester discret, le plus possible tout du moins…
Toujours méfiant, il resserra la portion de nourriture contre lui et rentra dans la grosse cabane de bois qui leur servait, à lui et à sa mère, de maison depuis toujours. « Caem est là ? » Faute de réponse audible, il posa son attention sur sa mère et sa tête voulait dire « Non. ». Toujours pas rentré… Allait-il juste le faire un jour, alors qu’il était « parti » depuis avril ? Aaron espérait bien, qu’il puisse lui envoyer un bon coup de poing pour les avoir abandonné de la sorte, ou juste… le regarder et ne rien dire, en sachant pourquoi Caem avait subitement disparu. Ou en pensant savoir…
Il déposa la portion de nourriture au beau milieu de la table. Des céréales, des légumes, et une belle pièce de saumon, comme le mois précédent, la première fois qu’ils avaient distribué les rations. Oui, encore une magnifique idée du Capitole : donner de la nourriture gratuite aux foyers, pour effacer la révolte dans les cœurs et esprits, pour amadouer le peuple, pour faire croire aux gens que le Capitole était bon et ne voulait que leur bien-être. Des foutaises. Rien qu’à y penser, Aaron grogna légèrement, et alla se poser dans un coin avec un bout de bois et de quoi le sculpter. Helene, sa mère, ne bougeait pas d’un pouce, dans l’unique fauteuil de la pièce. Aaron releva les yeux un moment, l’observa en silence. Certes, sa mère n’avait jamais été très… dynamique, ou expressive, ou joyeuse, ou même remplie d’une quelconque émotion, mais là c’en était trop. Même avant que Kit quitte la maison, c’était comme ça. Désormais, c’était pire. Une larve amorphe, qu’elle était devenue. Une larve amorphe avec parfois des petits moments où elle bougeait, explosait, frappait, sans crier garde. La dernière fois qu’Aaron s’était pris une droite, il l’avait senti passée. Depuis, il se méfiait même de sa propre mère, qui n’avait jamais osé lever la main sur ses gosses à une époque, mais qui le faisait depuis que l’paternel était absent en permanence, donc depuis quelques années, et uniquement par instants, pour ensuite retourner à ses occupations comme si de rien n’était.
Aaron décida de transformer son bout de bois en cheval. Ces bestioles étaient trop farouches, trop grosses, trop puissantes, mais il les aimait bien… de loin. Il y en avait quelques-unes pas loin. Certaines remplaçaient les machines pour enlever les troncs au beau milieu de la forêt, bien que ce soit rare. Mais un petit cheval en bois, c’était inoffensif, et ça irait bien avec les autres sculptures déjà posées au-dessus de la cheminée.
Ça lui passait le temps, en plus, et ça l’empêchait de trop penser.
Mais lorsqu’il eut terminé, lorsqu’il ne trouva plus aucun petit défaut à rectifier, Aaron fut obligé de penser à la ration de nourriture trônant sur la table. « C’est bizarre quand même, qu’ils nous donnent à manger comme ça… Non ? » Un de ses sourcils s’arqua, fixant sa mère, attendant sa réponse. Aucune ne vint, alors il reprit, sur le même ton un peu grincheux. « Ils nous exécutent, ils nous en-… » « Ils ont exécuté les… Rebelles. » Elle avait eu du mal à prononcer ce mot, comme si le terme lui inspirait le plus profond dégoût. Aaron soupira en remarquant que ce dégout se lisait aussi dans ses yeux, maintenant posés sur lui. « Oui, oui. Mais je disais aussi : ils nous envoient dans les Jeux, ils nous font croire que tout va bien alors que… » Elle le coupa à nouveau, cette fois en se levant d’un coup de son fauteuil et, instinctivement, il se leva aussi, sur la défensive, attendant, il ne savait pas, un coup ou quelque chose de violent.
Mais non. Pas de ça. Le ton de sa mère était devenu implorant. « Pourquoi tu fais ça, Aaron ? » Comme si ça allait l’aider, il regarda autour de lui brièvement avant de répondre. « Faire quoi ? » Elle agita les bras. « Toujours voir le négatif. On a du saumon, Aaron, du saumon ! On a de quoi manger cet hiver ! » Sans rien dire, il continua à la fixer, tandis qu’elle parlait. « Pourquoi tu veux gâcher tout ça ? » Voir des larmes dans les yeux de sa mère l’anéantit malgré lui, mais il chercha à se donner contenance en serrant les mâchoires et en la regardant droit dans les yeux. « C’est du faux… Maman, tu le sais bien, c’est du faux, il font exprès, ils… » Elle prit subitement son visage entre ses mains et, surpris d’abord, il eut un mouvement de recul avant de la laisser faire. « Aaron. Regarde-moi. Prends ce qu’on te donne. Tu n’as que ça. Ta sœur est morte. Ton père est parti. Ton frère est… » Elle hésita, et Aaron, ne faisant pas fi qu’elle parle de leur famille comme si elle n’en faisait pas partie, en profita pour continuer sa phrase. « Il va revenir. » Et là, elle s’énerva, le frappa de ses deux poings en plein torse, avant d’agiter les mains comme si elle tentait de le frapper un maximum de fois en peu de temps. « Il est mort ! Et toi aussi tu seras mort si tu continues comme ça ! » Il essaya d’attraper ses poignets, ou de lui échapper, ou les deux en même temps. « M’man, arrête ! » Elle continua un peu, avant de se fatiguer et de retourner s’asseoir dans son fauteuil en fixant le vide. Et lui resta planté là, comme toujours, la tête baissée.
Il savait que Caem n’était pas mort. Il ne pouvait pas l’être. Parce que sinon, il était seul, ou quasiment et, ça, c’était pire que le reste. Certes, il y avait les autres Rebelles mais… ce n’était pas la même chose.
Se rendant compte qu’il était à deux doigts de pleurer aussi, ou de s’énerver aussi, il souffla un bon coup et attrapa sa veste, l’enfilant aussi vite qu’il put. « Je vais bosser. » Et il quitta la maison, tout aussi rapidement, pour prendre l’air. Pour respirer un peu.
Parce qu’il étouffait ici. Il étouffait depuis des mois, et ça ne s’arrangeait pas.
Il aurait dû garder un œil sur Caem, ne pas le laisser « s’occuper de tout », bon sang. Tout comme il aurait dû garder un œil sur Kit, et sur sa mère, et sur leur père, et sur tout le monde, et sur… Non, non. Ça ne tenait pas de lui, tout ça. Il n’y était pour rien… C’était ridicule.
Il préféra éviter la maison ce soir-là, et sa mère avec, alors il alla loger chez quelqu’un d’autre, une rare âme charitable dans ce climat de terreur et dans cette vie de merde.


avril à l'été 2314.

Snow était mort. Ce cher Caesar Flickerman – que, entre nous, Aaron ne portait pas dans son cœur, tout comme il ne portait pas la majorité voire tous les Capitoliens (et parfois à défaut, oui) – l’avait annoncé dans une de ses émissions. Triste nouvelle, oui… Aaron était mitigé. À l’annonce de la mort du président pourtant, il s’était dit que c’était une bonne chose, qu’il ne pouvait pas y avoir pire à la tête du gouvernement. Il s’était dit que cette mort signifiait le début d’une nouvelle ère et, évidemment, il n’avait pas eu entièrement tort sur la question.
Ulysses Deverell était le nouveau président. Loin d’être comme Snow, il fallait l’admettre. À son premier discours, Aaron le trouva bien, à moitié. Et puis les réformes commencèrent à tomber, et la méfiance du jeune homme grandit (avec la colère de sa mère, qui s’évertuait à répéter à son fils qu’il devait avoir un peu confiance et cesser de voir le mal partout). Mais comment faire confiance à un homme qui enlevait presque tous les mauvais côtés du pays, mais gardait les Jeux ? C’était incompréhensible. Et tout ce positif d’un coup, ça ne pouvait annoncer qu’une retombée plus douloureuse.
Mais c’était son truc à lui, Aaron, de craindre même la plus infime parcelle de bonheur.





Dernière édition par Aaron Chase le Mer 14 Oct - 17:22, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: did you see the sparks filled with hope ? (aaron)   Dim 27 Sep - 20:19

Bienvenue sur MJ
Je vais te réserver pour une semaine I love you Bonne chance pour ta fiche


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MessageSujet: Re: did you see the sparks filled with hope ? (aaron)   Dim 27 Sep - 20:40

Dylan. Au District 7. Je vais décéder. crac crac crac crac
ça me rappelle les jumeaux, aussi
Bienvenue et bonne rédaction chou



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MessageSujet: Re: did you see the sparks filled with hope ? (aaron)   Lun 28 Sep - 15:08

La première chose à laquelle j'ai pensé c'était Athos.
Bienvenue !


I thought I saw the devil, this morning looking in the mirror, drop of rum on my tongue with the warning to help me see myself clearer. I never meant to start a fire, I never meant to make you bleed, I'll be a better man today. But the blood on my hands scares me to death maybe I'm waking up today.
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MessageSujet: Re: did you see the sparks filled with hope ? (aaron)   Lun 28 Sep - 20:31

Owww, sorry (ou pas?) de vous rappeler ces gens
Mais merci vous tous fake angel I love you
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MessageSujet: Re: did you see the sparks filled with hope ? (aaron)   Mar 29 Sep - 18:10

Bienvenue *ç* !
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MessageSujet: Re: did you see the sparks filled with hope ? (aaron)   Mar 29 Sep - 18:14

Oh, j'aime déjà le personnage et ta plume est très agréable
Bienvenue parmi nous et bonne chance pour la fin de ta fiche I love you



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MessageSujet: Re: did you see the sparks filled with hope ? (aaron)   Mar 29 Sep - 21:27

Bienvenue sur MJ  chou
J'aime beaucoup le début de ta fiche  Et puis district 7
Elo, Elodie ?  Meilleur prénom du monde, obviously  Arrow



⊹ we all want love, we all want honor
but nobody wants to pay the asking price
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MessageSujet: Re: did you see the sparks filled with hope ? (aaron)   Mer 30 Sep - 9:07

Bienvenue parmi nous ! I love you

Je viendrai te quémander un lien avec mon Dc Julian, chef rebelle du 7



"No time for goodbye" he said, as he faded away. "Don't put your life in someone's hands, they're bound to steal it away. Don't hide your mistake, cause they'll find you, burn you", then he said "If you wanna get alive, run for your life." - "This is my last time" she said, as she faded away. "It's hard to imagine, but one day, you'll end up like me", then she said "If you wanna get alive, run for your life." If I stay it won't be long 'til I'm burning on the inside. If I go I can only hope that I make it to the other side.©️ caius
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MessageSujet: Re: did you see the sparks filled with hope ? (aaron)   Jeu 1 Oct - 17:06

Bienvenue à toi jeune homme
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MessageSujet: Re: did you see the sparks filled with hope ? (aaron)   Dim 4 Oct - 14:02

Bienvenue sur MJ jeune Padawan chou Ton avatar roxe du saucisson
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MessageSujet: Re: did you see the sparks filled with hope ? (aaron)   Mer 14 Oct - 17:24

Merci tout le monde ! I love you I love you

thybalt; dans le mille! vive les Elodie!

reed; ah oui obligé !
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MessageSujet: Re: did you see the sparks filled with hope ? (aaron)   Jeu 15 Oct - 21:15

Ta fiche est géniale j'aime beaucoup ta plume et c'était vraiment un plaisir de te lire, d'autant que le personnage est très intéressant chou je te valide I love you

Tu viens d'être validé(e), mais il reste encore plusieurs endroits où tu devras passer pour que nous puissions mettre à jour quelques informations.Voici donc les liens que nous te demandons de visiter à présent.

Pour commencer, pour les vainqueurs et les membres ayant des proches morts aux jeux, n'oubliez pas de les recenser ici. Si tu fais partie des potentiels tributs, va inscrire ton personnage dans les registres ici. Il faudra ensuite que tu recenses le métier de ton personnage ici. Si ton personnage est de la famille du maire de son district, tu peux le recenser ici pour éviter toute incohérence. Il est tout à fait possible que ton bonhomme soit un rebelle. Nous avons mis en place un registre avec leur hiérarchie. Tu le trouvera ici.
Tu peux ensuite recenser le district de ton personnage ici. Pour cela, tu auras besoin de créer ta fiche de liens ici et ton journal de bord ici.
N'oublie pas de vérifier que ton avatar est bien réservé dans le bottin ici, des oublis peuvent parfois être faits. Tu pourras aussi créer un scénario ici.
Il ne te reste plus qu'à passer de bons moments sur mockingjay I love you



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did you see the sparks filled with hope ? (aaron)

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