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 and suddenly, glory - augustine

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MessageSujet: and suddenly, glory - augustine   Mar 18 Aoû - 18:29



Augustine "Tris" Fanshawe
❝ WHO AM I LIVING FOR? ❞

Elle est sympathique Tris. C’est en tout cas ce qu’on aimerait croire. Le nez refait, les cils allongés. Son image est contrôlée et comme on le répète assez, on n’est jamais mieux servis que par soi-même. Alors, forcément, elle fait un peu fausse à la longue. Comme le reste de sa plastique. L’esprit, en revanche, est intact. Un peu abimé par les Hunger Games ceci dit, mais pas là où on l’attendrait. Quand d’autres déplorent le nombre de morts, Augustine s’en réjouirait presque : ce chemin, elle l’a accompli seule. Et seule elle restera.  Les jeux étaient le but ultime, que reste-il à présent ?

C’est que tu as fait une erreur, Tris. Tu n’avais pas besoin de faire ça. Tu avais tout, et il ne te reste plus rien.

Il faut dire que notre vainqueur de la 61e édition a perdu de sa fraîcheur. De ses dires, on retiendra surtout son insolence appuyée (« Je les ai tués parce que je ne voulais pas me cailler le cul pendant deux semaines, interview de la victoire, ndlr. »).  Ses caprices de diva si bien connus du Capitole qu’on les confondrait presque. N’allez pas lui dire qu’elle leur ressemble, cependant. Cette femme a beau vénérer le cœur de Panem et ses idéaux, elle en méprise d’autant plus les Capitoliens. Selon elle, la société est faite de telle sorte que les Jeux sont un moyen d’évincer les plus faibles et d’atteindre la méritocratie. Ce qui lui vaut un immense respect pour ses confrères gagnants, entre autre. Même pour ceux qui n'ont pas mérité leur victoire. C'est qu'elle fait des efforts pour leur sourire aussi, Tris. D'ailleurs, des efforts, elle en fait beaucoup. Comme ce rôle appris par cœur qu’elle s’applique à jouer jour après jour sans se lasser, convaincue malgré elle d’exprimer sa personnalité.

Tu dis ne plus vouloir être mentor mais on sait tous qu’en vérité, on ne te laisse plus l’être. Nous, les autres. On a peur que cela se reproduise.


confidences pour confidences

«Elle n’a pas toujours été aussi belle. Peu s’en souviennent, mais à l’instar de son prénom originel, Augustine n’avait pas grand-chose de sexy. Elle était déterminée à se créer une nouvelle identité cependant : la séduction est l’affaire de sa vie. Pas avec les hommes non, je pense que cela fait quelques décennies qu’elle ne voit plus d’intérêt dans la gente masculine. Augustine a besoin d’envouter son public pour être à l’aise. Au fond, cette femme cherche avant tout à se plaire à elle-même. Même s’il lui faut transformer son visage à coup de bistouri pour.  – Un biographe. »

« J’avoue qu’elle me fait un peu peur…Elle sourit beaucoup, par politesse, par habitude. Sauf que ce n’est pas le genre de sourire auquel on est habitué. Celui-là, il est plutôt carnassier. Tris dérangeUne Capitolienne. »

« C’était la tribut parfaite, la gagnante parfaite. Jamais un mot de travers. Elle n’était pas connue pour son humour ou sa générosité, ce sont deux qualités qu’elle ne possède pas. C’était une femme remarquable par bien d’autres aspects, très appréciée de la scène : on se battait pour l’avoir dans les dîners. Elle ne mangeait jamais, d’ailleurs. Ou si peu... J’ai toujours pensé qu’elle se nourrissait de l’attention qu’on lui donnait. Seulement, elle a ensuite filé un mauvais coton depuis la mort de sa petite sœur… C’est terrible vous savez. Depuis, elle a tout simplement changé. Elle est devenue hargneuse. Certains racontent de sales histoires à son sujet. Je ne sais pas le pire, qu’on les raconte ou que je puisse parfois y croire. Après tout, on voit très nettement sur les images qu’elle a donné un coup à une fille pour l’empêcher de se porter volontaire à sa place. Alors pourquoi pas. – Un ami.»




about games and relative.

On me donne bien des noms vous savez ; les gens ont la fâcheuse manie de penser qu’ils vous connaissent mieux que vous-même mais la vérité est que... personne ne me connaît véritablement. On ne peut fixer un trait de personnalité comme on fixe une peinture sur une toile, même si la couleur la plus éclatante ternit avec les années […]Alors on se fait une image globale on ne sait trop comment, on écoute les avis des uns et des autres parce qu’on est trop stupide pour penser par soi-même. Pour beaucoup le Capitole est la métaphore d’une ruche en pleine effervescence mais je les vois plutôt comme des moineaux. Libres de leurs actions et pourtant si prévisibles. Ils piaillent, jacassant pour une bouchée de pain : une ribambelle de piafs s’envolant à la première difficulté. Un nuage de rien, en somme. La vérité est que je les méprise. Tous sans exception. Pourquoi diable irais-je les aider ? Je déteste les moineaux.

Bien sûr que je crois au bonheur. Je suis heureuse, je crois. Cela pourrait être mieux mais franchement, je m’estime être bien tombée plus d’une fois. Rien à voir avec de la chance non. J’ai un rythme de vie qui appelle au bonheur : je mange sainement, pratique de l’exercice tous les jours… Pas d’alcool, pas de fantaisie absurde. Je prône les effets d’une vie simple et bien compartimentée.

 Excitée, apeurée, curieuse… Le sentiment change avec les années. Seul mon district m’intéresse tout particulièrement, nous ne pouvons décemment pas envoyer dans l’Arène des gosses qui pourraient nous faire honte. Je suis d’ailleurs ravie d’avoir mon mot à dire là-dedans, en tant qu’intervenante. Bien que cette activité ne soit pas reconnue officiellement, elle existe. Comment croyez-vous que les jeunes sont formés ?Au camp d’entraînement on repère assez vite ceux qui ont leur chance ou pas, c’est une question d’habitude. Souvent, je leur dit non, et ces idiots se présentent quand même. Ma foi, je ne vais pas leur prendre la main pour leur en empêcher : cela fera une meilleure garnison pour l’année d’après. Mon rôle est bien plus important que celui d’un mentor vu que je travaille en amont. [...] Non, bien sûr que non que je ne fais pas ça à temps plein. Je donne des leçons de perfectionnement uniquement, soit pas souvent. Rares sont ceux qui ont la maitrise de quoique ce soit. On considère que l’entraînement d’un carrière est terminé lorsqu’il se présente. On se concerte beaucoup avec le 1 aussi pour fournir des candidats sérieux et équilibrés. Nous savons que des alliances se créent facilement, et ce partenariat nous est d’autant plus utile si l’on peut compter sur des enfants fiables. Vraiment quand l’un de ces gosses meurt dès les premiers jours j’ai mal au cœur. Je me dis que c’est du gâchis. Oh bien sûr l’année suivante ils nous arrivent d’en rire « Trouve en un qui dure plus de deux jours ! » est une blague courante ; nous sommes humains après tout.

Je vais vous faire une confidence, j’ai regardé chaque édition au moins trois fois. Je pense en effet que l’on apprend quelque chose sur nous-même à chaque fois qu’on regarde les Hunger Games, et force est de constater que j’ai souvent raison […] L’avantage quand on est une gagnante, c’est que l’on peut accéder aux anciens registres. J’ai eu l’extrême chance de pouvoir visionner les premiers jeux dans les appartements privés du Président Snow en personne – c’était-il y’a quelques années déjà-  et waow, c’était quelque chose. Je veux dire, l’image n’était peut-être pas aussi belle que ce que l’on peut obtenir à présent mais on ne peut pas faire plus authentique !  D’une manière générale, les jeux étaient plus intenses que ce que l’on a aujourd’hui. Quand je vois les espèces d’énergumènes qu’ils nous trouvent maintenant, je me félicite d’avoir pris la décision de renoncer à mon rôle de mentor. Non mais sérieusement, ne trouvez-vous pas ces nouvelles éditions toutes plus fades les unes que les autres ?

Mhhh c’est une question difficile. Quoique l’on dise, la famille ; c’est important. Plus jeune, je pensais qu’une famille, c’était acquis. Qu’il n’y avait pas à entretenir quoi que ce soit : l’une des dernières choses gratuites en ce monde, ha, la belle affaire ! Je me suis trompée. La famille est la dernière chose qui nous reste. J’aimerais serrer fort dans mes bras un petit Fanshawe –je garderais mon nom, cela va de soit. Encore faut-il que je trouve le père idéal. En ce cas, je risque fort d’attendre, ha ha.  Je ne souhaite pas m’étendre plus sur le sujet, désolée.

Mais chéri, je l'ai déjà fait.





JE VIENS D'UN MILIEU favorisé, AINSI, POUR MOI, LA NOURRITURE est là quand il faut. DU COUP, MON NOM A 0 CHANCES D'ÊTRE TIRE AU SORT. JE N'EXERCE aucun MÉTIER  ET POUR TOUT VOUS DIRE, C'est mieux comme cela.. JE SUIS DANS LE 2ÈME DISTRICT. AYANT 33 ans J' ai déjà PARTICIPE AUX HUNGER GAMES ET j'attends la prochaine moisson avec impatience. ENFIN, J'ATTESTE QU'EN CRÉANT CE PERSONNAGE, J'ACCEPTE DE LE LIVRER À LA BARBARIE DES JEUX S'IL EST TIRÉ AU SORT.


reality is here.

Ambre Galeoni V2 et archi prête à vous faire détester ce nouveau personnage.

FEATURING kate beckinsale © COPYRIGHT frostingpeetaswounds.tumblr




Dernière édition par A."Tris" Fanshawe le Mer 30 Sep - 8:44, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: and suddenly, glory - augustine   Mar 18 Aoû - 18:30

chapitre un
You're a sweet, sweet girl


« Que fais-tu là, Augustine ? » La petite fille se tenait là, ravissante comme toutes les petites filles. Elle venait de se faire interpeler par une mère, qui, comme souvent, la prenait à errer le soir dans la courette. Et aux yeux de Mme Fanshawe, le comportement de sa fille aînée était bien déraisonnable pour une enfant de neuf ans. Impossible de la faire obéir cependant : à l’instar de ses boucles brunes qui refusaient inlassablement de se plier, Augustine n’était pas du genre à écouter ce qu’on lui disait. En entendant le ton réprobateur de sa mère, elle baissa néanmoins les yeux et traîna les pieds en boudant. « J’voulais voir les étoiles », annonça-t-elle. « Il n’y a pas d’étoiles, Augustine, je te le dis à chaque fois. C’est de l’autre côté de la colline qu’on les voit. ». Elle fronça un peu les sourcils, comme pour donner plus d’importance à ses dires. « Mais j’voulais voir les étoiles ! » La femme leva les yeux au ciel, consternée par le manque total de considération de la petite. Il était tard, et elle ne voulait pas entendre le voisinage se plaindre pour tapage nocturne : ce n’étaient pas les rappels à l’ordre qui manquaient au district 2. Radoucie quelque peu, elle prit sa fille par la main afin de l’entraîner loin des regards. Cependant, elle eut vite fait de constater qu’Augustine n’était pas juste sortie. Elle avait les mains pleines de boue. « Oh, mais où es-tu encore allée traîner ma fille ? » La mère se mit à sa hauteur, s’agenouillant pour dépoussiérer ses vêtements. Boucle brune se laissait faire, attendant patiemment que la toilette express prenne fin. Quand elle voulut s’attaquer aux mains, Augustine résista étrangement. S’en suivit une lutte silencieuse où la mère dût serrer fermement le poignet de sa fille afin d’extirper l’objet  entre ses doigts. C’était une pierre à l’aspect tranchant. N’éprouvant aucune once de culpabilité à la bêtise qu’elle venait de commettre, la petite fille articula très distinctement. Sa mère ne comprenait pas pourquoi elle disparaissait dès qu’elle en avait l’occasion. D’ailleurs, sa mère ne comprenait rien.  « Au cas où, pour me défendre… », lança-t-elle à la dérobée. « Par qui veux tu te faire attaquer Tina? On t’embête, à l’école ? Parce que Papa peut en toucher un mot sinon. » Cette remarque agaça la petite et pour la première fois de la soirée, elle se sentit honteuse. Honteuse de laisser penser qu’elle pourrait avoir des ennuis. Honteuse que son père doive s’en charger à sa place. « J’voulais juste jouer Maman.  Je sais déjà que Maria et Nomy veulent tenter leur chance. Si je prends pas d’avance, comment je vais faire ? » « Nomy ne sera jamais sélectionnée, la pauvre enfant a deux pieds gauche. Ne t’inquiète pas. Tu as le temps pour penser à ces choses-là. »

Ce soir-là, Mme Fanshawe eut beaucoup de mal à s’endormir. Elle-même n’avait jamais eu à s’entraîner à quoi que soit. Ou si peu, histoire de faire bonne figure. Bien trop de gamins étaient ravis de le faire à sa place. Le fait que sa fille conçoive les Jeux comme … un jeu l’inquiétait sérieusement. Elle craignait l’influence de son mari sur l’aînée. A son tour, elle craignait que l’aînée n’influence Margaret plus tard. Oui, Mme Fanshawe eut beaucoup de mal à s’endormir. Plus que tout, elle avait peur de perdre ses deux filles d’un coup.



chapitre deux
but it's a cruel, cruel world


Les lumières étaient tamisées, volontairement réduites pour offrir une expérience inédite. L’ambiance sur le plateau se voulait intimiste ce soir-là. On voulait connaitre d’avantage les tributs, les pousser à se livrer malgré le temps dérisoire accordé à chacun. Ce n’était pas dérangeant pour autant, juste différent. L’interview du garçon du un arrivait à son terme ; c’était bientôt son tour. Du haut de ses quatorze ans, Augustine se sentait mal à l’aise. D’abord, elle n’avait récolté qu’un huit quand son partenaire avait obtenu un dix bien mérité. C’était sa dernière chance de faire bonne impression, et cette pression la submergeait littéralement. On lui avait fait une frange et alourdit les boucles qui encadraient son visage. Le maquillage avait également été rectifié pour lui donner une forme de cœur, les traits étant plus saillants au niveau des pommettes qu’ils ne l’étaient réellement. Enfin, sa robe était un savant mélange de dentelle et de tulle rosée, ce qui lui donnait l’impression d’être une danseuse. Cela avait beau être une vaste chorégraphie, Augustine était loin d’être dans son milieu ; elle qui connaissait d’avantage la boue que les paillettes. Comme beaucoup d’autres, elle était pourtant radieuse en cet instant. « Accueillons dès à présent l’une de nos plus jeunes poulains, j’ai nommé la délicieuse Augustine Fanshawe ! »
Une salve d’applaudissement polie marqua cette annonce. Une goutte de sueur coula le long de sa nuque. Elle prit place aux côtés de Caesar. Même juchée sur des talons, elle semblait toute petite. Et accoutrée de la sorte, elle n’avait rien d’une tueuse en devenir. Ce qui l’agaçait profondément et l’obligeait à changer de stratégie. « Bien, bien. Je dois avouer que ton styliste a des doigts de fée, cette tenue est d’un raffinement exquis ! Mais dis-moi, étais-tu à ce point pressée de me voir ?
- Pourquoi ?
- Eh bien, tu t’es portée volontaire avec quelques années d’avance.
- Pourquoi attendre ?
- Haha, voyez comme les rôles s’inversent ! La demoiselle ici présente est venue pour me piquer ma place ! (Rires) Mais en attendant, c’est encore moi qui pose les questions, ajouta-il entre deux clins d’œil. » La jeune fille serra les poings avant de les desserrer aussitôt. Une bouffée de colère l’avait envahie : cet idiot était en train de ruiner son interview. Non, elle n’était pas trop jeune pour participer de son plein gré aux Hunger Games.
« Je suis parfaitement bien à ma place, merci Caesar. La valeur n’attend pas le nombre des années.
- Oho, et bien en voilà une tête bien faite !
- Merci. Cela vient de la bibliothèque de mon père. Je ne me souviens plus de l’auteur, je vous dirais ça à mon retour.
- Mais avec plaisir Augustine ! Et que feras-tu si tu gagnes ?
- Je commencerai par fêter mon anniversaire. J’aurais quinze ans dans quelques jours. Il y aura un grand banquet, et du gâteau au citron .
- Eh bien, j’ai hâte d’y être. Je te souhaite bonne chance pour organiser tout ça.
- Merci.
- Soyons un peu plus sérieux pour le temps qui nous reste… (Rires) Es-tu consciente de tout ce que tu avances ? »  

Pour la première fois de l’interview, elle offrit un vrai sourire. Elle s’était attendue à cette question. Le regard plein de malice, elle balaya des yeux la scène avant de se concentrer un dernier instant sur son interlocuteur. Plus rien de ce que pourra dire Bret, son co-tribut, n’aura d’importance. Elle allait écraser son dix, tout comme elle allait bientôt l’écraser lui. « Oui. J’en mourrais sinon. »



chapitre trois
why should I even try ?

Krrr… Krrr… Krrr. C’est le bruit de la neige qui crisse sous les pas. Une neige un peu terne, un peu dure et qui ne cesse de se salir. Nous sommes en décembre 2296 et Augustine vient de reprendre le chemin de son district. Un chemin qu’elle connait bien, car jadis elle l’empruntait presque quotidiennement. Aujourd’hui pourtant, il lui semblait que beaucoup de choses avaient changé, y compris celui-ci. Car elle savait que ce qui l’attendait au bout du chemin n’était plus une maison où il faisait bon de vivre.

Elle hésite à sonner, à se faire remarquer. Sa dernière visite date de plusieurs mois. Heureusement, son attente est récompensée. Son père lui rend son sourire et l’invite à entrer, lui prenant déjà le blouson d’hermine des mains. Les lieux sont spacieux mais ceux d’à côté le sont d’autant plus. En à peine cinq minutes, Augustine se retrouve dans le salon ; une tasse de thé fumante sur les genoux. Un rapide coup d’œil à l’ensemble lui apprend plus qu’elle n’en souhaitait : son ancienne maison est absolument intacte. Tous les souvenirs y sont à leur place. Il en est sûrement de même pour les blessures. Et tout à coup, en à peine cinq minutes, Augustine redevient la petite fille qu’elle était. Ou bien était-ce celle qu’elle n’a jamais cessé d’être ? Un flash informe de sa présence au district 2. On annonce que Tris Fanshawe est revenue au bercail. On lui souhaite bon retour parmi les siens. « Comment as-tu eu ce surnom déjà ? », lui demande poliment son père. Il le sait déjà. Il fait juste semblant. Comme elle. Alors on éteint l’holographe comme on espérerait éteindre la conversation qui va suivre. « 3 tributs en 58 secondes, Papa. Tu t’en souviens ? » « Ah oui. » Il le savait. Son cerveau lui jouait des tours parfois ; l’âge aussi. Mais il s’en souvenait. Dès lors, la raison de son ton indifférent était à chercher ailleurs. Peut-être qu’il n’avait tout simplement plus envie de se souvenir.

« Ta mère va bientôt rentrer. Il faut que tu t’en ailles. » Il venait de reposer sa tasse, la porcelaine tintillant encore dans l’assiette. La gorge nouée, Augustine laissa passer un moment avant d’abandonner également la sienne. Pleine. Elle inspira profondément à deux reprises puis, sans en demander la permission, parla. « Je jure que je n’ai pas touché à un cheveu de Margaret, Père. ». A ce nom, elle le vit tressaillir. Avec les années, il appartenait progressivement au registre du sacré tandis qu’elle-même frôlait la déchéance.

L’homme ouvrit calmement la porte. En la franchissant sans un regard en arrière, Tris compris qu’elle avait atteint la déchéance depuis longtemps.



chapitre quatre
try your leaving smile

Elle accumulait les remarques sans rien dire.

Tris Fanshawe s’était révélée être une experte dans l’art de la dissimulation. Cette compétence, elle ne l’avait pas acquise de gré mais de force. Certains diraient que cela ne faisait aucune différence, mais pour Tris, la différence était de taille : cette capacité là ; elle aurait souhaité ne jamais avoir à s’en servir.

D’abord sous les feux des projecteurs, elle était progressivement devenue ombre. Une version simplifiée d’elle-même, un ersatz de sa personne. Réduite à s’exprimer au minimum pour ne pas détruire ce qui restait. Alors le plus souvent, son regard se contentait d’éliminer les indésirables. Mais les indésirables se glissaient partout. Surtout quand c’était elle ; l’indésirable. Ses apparitions se faisaient brèves, grignotant un blini au saumon ici-là puis disparaissant rejoindre les coulisses. Là où on observait la scène sans intervenir.

Parfois, elle se demandait si elle n’avait pas pleinement créé cette situation ou si la paranoïa ne l’envahissait pas par moments. Paradoxalement, elle multipliait les activités solitaires, se prenant à ressasser le bon vieux temps. Celui où elle était appréciée pour elle-même. Frustrée à l’extrême, Augustine passa une nouvelle fois en coup de vent lors d’une réception. Aux yeux de la majorité, elle n’était qu’une mondaine désireuse d’être partout à la fois. Mais cela ne trompait pas tout le monde. Quand bien même, les Hunger Games étaient sa période de l’année préférée. On sollicitait encore son avis, même si c’était par pure politesse. A ce titre, Augustine avait vieilli d’un coup. Par comparaison, on pouvait l’associer à ces vainqueurs un peu séniles, dont la présence était de mise. Ce n’était pas pour autant qu’on allait les voir pour autre chose que remplir leur coupe. On pourrait s’imaginer que la trentenaire chercherait du réconfort parmi eux. Autant chercher à allumer un feu dans une bouilloire : Augustine ne les aimait pas non plus. Car ils appartenaient aux premières générations, celles qui avaient subies les Jeux. Soit tout le contraire de notre gagnante. Ce soir-là, on venait d’annoncer la mort de la jeune Chesterfield. Des relents de sympathie semblaient émaner un peu partout, elle jurerait qu’il y en avait même dans les œufs de poisson. Oui, c’était une bien triste nouvelle. Elle haussa les épaules, avalant d’une bouchée la cuillerée de caviar. Elle aimait bien Elyas. Et c’est parce qu’elle l’aimait bien qu’elle le laisserait tranquille. Il aura besoin de temps. On allait le laisser seul un moment. Il avait bien de la chance.

« Oh le pauvre, il doit être effondré. »
Augustine leva les yeux au ciel et se resservit à boire. Elle sourit en voyant le boa à plumes rose se trémousser sur la piste de danse.
« Oui, pas comme certaines.»

Son sourire moqueur s’évanouit presque instantanément. Elle n’avait pas imaginé cette réplique cinglante. On parlait d’elle. S’en suivit un rire tonitruant. Un peu faux, un peu vrai, mais surtout très agaçant. C’était un vainqueur qui riait. Un vainqueur qu’elle respectait. Tris déposa sa coupe sur le premier muet qui passa, fixant rageusement les deux protagonistes. C’en était trop. Elle savait qu’une nouvelle crise de nerfs lui vaudrait une dé-invitation automatique des événements les plus importants cette année. L’envie de les étouffer tous les deux avec le boa lui vient à l’esprit. Qu’est-ce qui était le pire ? Était-ce le pire ? Ou le pire résidait-il dans le fait qu’elle ne saurait dire s’ils avaient raison ou tort ? La mort de Margaret l’avait détruite à plus d’un titre. On la désignait comme responsable. Qui d’autre aurait-pu en vouloir à une tribut de 18 ans  au point de l’assassiner dans son sommeil la veille du bain du sang ? Qui d’autre aurait pu entrer dans la chambre sans alerter les soupçons, si ce n’est-elle ? On l’avait déjà privée de tant de choses… Était-ce juste ? Était-ce juste qu’une vermine rigole à gorge déployée ? Non, bien sûr que non. Augustine se dirigea vers eux. «Vous avez tué pour en arriver là. Comme moi. Alors bon sang, arrêtez de me regarder comme ça. Vous avez même tué une partie de vous-même en remportant ces jeux. Ainsi que vos alliés, voire vos amis… Parfois même votre propre sang. C’est le prix à payer.  Peut-être même que vous y avez pris du plaisir. Est-ce que cela fait une différence si c’était avant les jeux ? C’est ça qui vous gêne ? Que sa mort ne soit pas retransmise en boucle devant des centaines de gens ? Putain d’hypocrites. »

Elle brulait d’envie de lui faire du mal. De lui faire ravaler son rire avec des rasoirs. Au lieu de ça, Tris continua sa route. Sans rien dire.


Dernière édition par A."Tris" Fanshawe le Sam 17 Oct - 12:07, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: and suddenly, glory - augustine   Mar 18 Aoû - 18:31

Re-Bienvenue demoiselle

Bonne chance pour cette fiche !





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MessageSujet: Re: and suddenly, glory - augustine   Mar 18 Aoû - 19:11

Re-bienvenue Ambre
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MessageSujet: Re: and suddenly, glory - augustine   Mar 18 Aoû - 19:22



(voilà.)


I thought I saw the devil, this morning looking in the mirror, drop of rum on my tongue with the warning to help me see myself clearer. I never meant to start a fire, I never meant to make you bleed, I'll be a better man today. But the blood on my hands scares me to death maybe I'm waking up today.
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MessageSujet: Re: and suddenly, glory - augustine   Mar 18 Aoû - 20:19

Ma Poulette d'amûûûr !!! Je suis si heureuse que tu reviennes.

J'ai sorti Laurel pour l'occasion. chou I love you chou

Je sens que je vais adorer détester ce nouveau personnage ! Je vais lire ta fiche avec beaucoup d'attention. Cool
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MessageSujet: Re: and suddenly, glory - augustine   Mar 18 Aoû - 21:16

Je vous aime Cool

(oui, surtout vous)
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MessageSujet: Re: and suddenly, glory - augustine   Mar 18 Aoû - 21:50

(Re)bienvenue parmi nous Bonne chance pour cette fiche chou
Le personnage m'intrigue déjà, j'aime beaucoup le début de ta fiche et puis Kate quoi je file te la réserver pour la semaine



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MessageSujet: Re: and suddenly, glory - augustine   Mer 19 Aoû - 14:10

Rebienvenue
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MessageSujet: Re: and suddenly, glory - augustine   Mer 19 Aoû - 14:54

Ohhhh une revenante !!
Et une Pro- capitolienne en pluuuuusss ! Il nous faudra un lien



DES VERRES DE VIN QUI ME DONNAIENT L'AIR DE VAINCRE. ALORS QUE JE PERDAIS MES MOYENS FACE A TON REGARD DIVIN. — GEORGIO.
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MessageSujet: Re: and suddenly, glory - augustine   Mer 19 Aoû - 15:02

(re)bienvenue par ici
Le pseudo et le choix d'avatar je
Et puis ça manque de pro-Capitole par ici alors c'est parfait

Bon courage pour la fin de ta fiche



⊹ we all want love, we all want honor
but nobody wants to pay the asking price
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MessageSujet: Re: and suddenly, glory - augustine   Mer 19 Aoû - 20:40

Merci, merci à vous ! J'ai pas mal hésité pour prendre Kate, mais une fois que je l'ai eu en tête, impossible de prendre quelqu'un d'autre.

Promis la prochaine fois je viens grossir les rangs des habitants du d13 Wink
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MessageSujet: Re: and suddenly, glory - augustine   Jeu 20 Aoû - 16:57

Une vainqueur pro-capitole
J'ai hâte d'en savoir plus sur ton nouveau personnage chou

reBienvenue et bonne chance pour ta fiche


'CAUSE I STILL DO DEPEND ON YOU
SO DON'T SAY THOSE WORDS, THAT RUN ME THROUGH

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MessageSujet: Re: and suddenly, glory - augustine   Jeu 20 Aoû - 17:52

Kate est sublime.
(re)bienvenue parmi nous ! fake angel
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MessageSujet: Re: and suddenly, glory - augustine   Jeu 20 Aoû - 18:01

Rebienvenue ici, même si on ne s'est jamais croisés :3
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MessageSujet: Re: and suddenly, glory - augustine   

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and suddenly, glory - augustine

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