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 Courage is the discovery that you may not win, and trying when you know you can lose - Alexiane & Zoé (J6)

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MessageSujet: Courage is the discovery that you may not win, and trying when you know you can lose - Alexiane & Zoé (J6)   Jeu 20 Oct - 20:08

Alexiane & Zoé
«Courage is the discovery that you may not win, and trying when you know you can lose»


Comment pourrais-je décrire ma vie en quelques phrases ? Evoquer non seulement l'essentiel mais aussi les détails? Il serait impossible de parler de toutes les facettes de mon caractère, de tous les rêves que je chérissais et de la palette infinie d'émotions, de joies et de peurs que je ressentais tous les jours. A présent, ma vie avait brutalement été scindée en deux. Il y avait l'Avant, la période heureuse où je vivais dans mon district. Mon père était mort, nous vivions dans la pauvreté et dans la crainte d'être attrapés par les Pacificateurs... Mais cette existence était infiniment préférable à celle d'Après. Celle-là commença le jour où je fus moissonnée pour les 75th Hunger Games. Ma famille me fit promettre de revenir, mais eux et moi savions parfaitement que c'était un joli mensonge. J'étais condamnée. Au début, je gardais la tête haute. Je me répétais, avec un optimisme et une naïveté dégoûtants, que je resterais moi-même jusqu'à la fin, que je me battrai et que j'avais une chance de gagner. Puis, les Jeux commencèrent, et ce que je vécus dans l'arène dépassait de loin mes pires cauchemars. Trop innocente, trop gentille, je fus traumatisée et horrifiée lorsque je tuai mon premier tribut. Le deuxième jour, je reçus ma première vraie blessure... et quelle blessure ! Un chien des Enfers me lacéra le bras gauche ; je fus sauvée de justesse par Kathleen. Tout de suite après, le carrière Owen tenta de me tuer, mais c'est moi qui gagnai la bataille. A partir de ce moment-là, je fus propulsée dans un maelstrom de blessures, de morts, de haine et de misère. Séparée de mes alliées, je ne pouvais me fier à personne. Ce fut la rencontre avec Skyler, un tribut fou et sanguinaire, qui me marqua le plus profondément. C'est à ce moment-là que je découvris toute l'horreur des Jeux et toute la noirceur de l'âme humaine. J'échappai de justesse à la mort et à la torture, mais je savais que je n'aurais pas de seconde chance. Cela me fit réfléchir et revoir mes jugements. L'état dépressif et la haine de Skyler avaient éveillé des sentiments semblables en moi. J'errai dans l'arène, seule avec mes pensées de plus en plus négatives. L'infection se répandait dans mon bras et je ne pouvais rien faire pour l'arrêter. Je commençai à voir ou à entendre des choses qui n'existaient pas. Je ne réflechissais plus ; j'étais un automate, une marionette dont on avait coupé les fils et qui ne savait pas avancer toute seule. Je rencontrai Ever, mon alliée, mais ne la reconnus pas. Je n'étais plus moi-même. Notre combat fut bref, car je tombai dans la mer ; l'eau salée me fit penser à mon district et me ramena à la raison. Lorsque je me rendis compte de ma folie, je m'enfuis en courant. Je ne voulais pas regarder la vérité en face. Le cinquième jour passa sans que je voie âme qui vive. Je sombrais de plus en plus dans une sorte de léthargie, sans pourtant cesser de marcher. Mon esprit n'aspirait qu'au repos, au calme infini de la mort, mais mon corps et son désir primitif de vivre étaient plus forts. Réfléchir m'était trop pénible. Alors, je rencontrai par hasard la fille du Six. Catalina. A présent, je me fichais de tuer ou même de mourir. J'engageai le combat sans aucune hésitation, mais mon corps me joua un sale tour. Affaiblie par le manque de nourriture et mes blessures, j'étais incapable de me battre convenablement et elle me blessa plus que moi elle. Je réussis à m'en sortir vivante, mais c'était tout juste. Il ne fallait pas être docteur pour voire que mes blessures étaient graves. Au final, personne ne devrait me tuer. L'infection et la perte de sang s'en chargeraient. Cela faisait longtemps que je ne scrutais plus le ciel à la recherche d'un parachute argenté. Les médicaments qu'il me fallait étaient très chers, trop chers. Ma mort ne serait pas spectaculaire, mais l'avis du public m'importait peu. Tout ce que je voulais, c'était du calme. Je me cachai dans un coin entre deux haies. Je fis l'effort de nettoyer puis de bander mes plaies avec les moyens du bord. Puis, je mâchai lentement le dernier biscuit qu'il me restait. Mon petit coin m'offrait un peu d'ombre et de protection contre la brûlure du soleil. Je regardais autour de moi, j'écoutais le bruissement des haies et le chant d'un unique oiseau. Tout était tellement calme et paisible... Moi aussi, d'ailleurs. J'avais trouvé une sorte de sérénité intérieure. Mes nombreuses douleurs, petites ou grandes, je ne les sentais presque plus. Mon état d'esprit enfiévré, ma panique et mes idées négatives s'étaient envolés de moi. J'étais même plutôt bien. Cela devait être l'effet des pilules que j'avais prises, les trois dernières en même temps. Peu à peu, mon sang s'arrêta de couler. Je fermai les yeux... juste pour cinq minutes... ou pour un quart d'heure... Et je m'endormis.

Je me réveillai en sursaut en entendant une sonnerie de trompettes. Le soleil était déjà bien descendu depuis tout à l'heure ; j'avais dormi plus longtemps que prévu. Comme je m'y attendais, Claudius Templesmith annonça d'une voix enjouée : Bonjour à tous chers amis ! Je vous annonce une nouvelle qui ne pourra que vous réjouir : un festin ! Certains sont peut-être déjà en train de décliner mon invitation, cependant, il ne s'agit pas d'un festin ordinaire. Avec la nourriture, vous pourrez trouver de nombreux médicaments qui pourraient bien s'avérer vitaux pour certains d'entre vous. Vous trouverez tout cela sur une table devant la corne d'abondance au crépuscule, ce soir. Bonne soirée !. Bon. Fini l'insouciance et le repos. Je devais faire un choix. Ou non... Je me réalisai que je savais déjà ce que je voulais faire. Il fallait que j'aille à ce festin. Je mourrais peut-être... mais si je restais là, je succomberais à mes blessures ou je finirais en pâtée pour chien des Enfers. Je soupirai, regrettant déjà la douce inconscience du sommeil, puis je me mis en route. Ma propre force et ma persévérance m'étonnaient. Ce matin, j'étais descendue jusqu'au fond de la misère, mais maintenant que j'étais mal en point, mon mental remontait peu à peu. Etrange. J'avançais lentement, choisissant ma direction en m'orientant à peu près grâce au soleil. Ce serait trop bête si je tournais en rond sans retrouver la Corne d'Abondance ! Finalement, lorsque j'eus l'impression que je ne pouvais plus faire un pas de plus sans m'effondrer, je débouchai sur la plaine avec la Corne. Plusieurs personnes s'y trouvaient déjà. Je voyais leurs silhouettes et j'entendais des éclats de voix, mais j'avais du mal à reconnaître les tributs avec le crépuscule et la distance. Je fis un pas hésitant en avant, encore un... Bon, il fallait que j'y aille franchement. C'était maintenant ou jamais. Je pris une inspiration profonde et courus vers la table du festin, puisant dans mes dernières réserves de force. Le chemin devant moi était libre... J'allais y arriver... Puis, je remarquai un autre tribut pas trop loin de moi. Je plissai les yeux, tentant de la reconnaître. Alexiane? Murmurai-je, surprise. Elle était donc vivante. J'avais vu le portrait de Kathleen dans le ciel, et cela m'avait anéantie... Il ne restait plus beaucoup de tributs. Je ne savais pas qui avait survécu, mais j'étais heureuse qu'Alex soit toujours là. Je l'observai sans rien dire. Trop de mots se bousculaient dans ma tête... Je voulais lui parler de Kate, demander si elle l'avait vue mourir. Je voulais lui demander comment elle avait survécu jusqu'ici. Je voulais lui parler de tout ce sang que je voyais sur elle, de ses blessures... Et puis, il fallait que je vide mon coeur de toute cette horreur et de ces peurs des derniers jours. J'avais besoin d'une amie. Je lui souriai, hésitante. Nous avions changées, toutes les deux. Notre alliance existait-elle toujours?


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MessageSujet: Re: Courage is the discovery that you may not win, and trying when you know you can lose - Alexiane & Zoé (J6)   Sam 12 Nov - 17:37



Je venais d'écourter la conversation avec la stupide tribut du district six. Cette rencontre avait déclenché un volcan de haine et de rage en moi. Je ne pensai qu'à écraser son crâne sur un rocher, à avoir son sang sur les mains. Alors que je m'étais éloignée d'elle, ma colère ne baissait pas. Je restai profondément énervée, tapant les quelques feuilles, branches ou cailloux qui se trouvaient sur mon chemin. Je n'avais pas beaucoup de force, bien que j'avais enfin pu me nourrir, mais cela me faisait un bien fou de déverser ma colère sur quelque chose, aussi stupide que cela soit. La pomme d'apparence parfaite que j'avais récupéré sur la table de la corne était une merveille en bouche. Je n'avais jamais rien mangé d'aussi bon, et j'eus presque une larme à l'oeil en gouttant à une nourriture aussi délicieuse. Je tentai de déguster lentement, prenant mon temps et savourant ce délice que je ne remangerai probablement jamais. Cependant, même si cela m'avait redonné de l'énergie, je restai sincèrement épuisée. Mélangé à la colère, à la haine, à la tristesse d'avoir perdu Kathleen, et à l'espoir de rentrer chez moi, ce sentiment prenait le dessus. Ma tête était embrouillée. Les rares moments durant lesquels je m'assoupissais étaient d'une dureté incroyable. Je revoyais les visages de mes victimes, les cris qui m'entouraient, le visage de Kathleen projeté dans le ciel et je ne trouvai donc plus le sommeil. Du moins, pas tant que je serais dans cette arène. Je renvoyai sans cesse le visage de Kirsen, la petite tribut du douze que j'avais froidement assassiné, même si cela n'était pas volontaire. Je voyais les larmes couler sur ses joues alors que j'enfonçai mon poignard à trois reprises, tentant d'achever ses souffrances afin qu'elle parte rapidement en paix. Je baissai la tête, essayant de faire disparaitre ses pensées. Je ravalai quelques sanglots avant de relever la tête, faisant comme si de rien. Les caméras ne devaient rien apercevoir de mes faiblesses. Je n'allais pas faire ce plaisir au Capitole. Je me stoppai net quand j'aperçus un visage étrangement familier. Cependant, il ne devait pas se trouver là, face à moi. Non, c'était impossible. J'hallucinai, sinon je ne comprenais pas. « Kathleen ? » demandai-je, à voix basse. Aucune réponse. Elle se tenait simplement face à moi, en silence, un demi-sourire aux lèvres. Et je comprenais enfin comment elle était morte. Une tâche pleine de sang au niveau de sa poitrine me fit comprendre. Elle avait du souffrir. Je m'avançai légèrement, essayant de tendre le bras en sa direction. Je ne savais pas ce que j'espérai. Elle était morte. Elle avait tenu trois jours. Kathleen ne reviendrait pas. Et puis, pourquoi apportai-je tant d'importance à une jeune femme que j'avais rencontré à peine plus d'une semaine plus tôt ? Nous n'étions pas censées devenir alliées. La logique des choses aurait voulu qu'on s'entretue, qu'on se déteste, qu'on se batte. Il n'en était rien. Elle était forte, Kathleen. Suffisamment pour qu'elle m'impressionne, pour avoir de l'estime pour elle, du respect. Un lapin traversa le buisson à ses côtés, et concentrant mon regard dessus quelques secondes, son ombre disparut aussi vite qu'elle était apparue. Je m'avançai jusqu'à être au niveau de la place qu'elle avait prise, guettant les alentours, à la recherche d'une quelconque présence. Elle était partie. Pour de bon.

« Alexiane ? » Je me retournai brusquement, resserrant la prise autour du manche de mon poignard, bondissant sur mon adversaire pour m'arrêter à quelques centimètres de lui. Je n'avais pas reconnu cette voix ni ce visage. Je restai muette durant quelques instants. Seul le son de mon souffle s'échappait de mes lèvres, tandis que je dévisageai, pétrifiée, la personne qui se tenait face à moi. Je faisais face à mon ennemi juré, ce qui était pourtant impossible. Skyler était mort. Kathleen aussi. Mais je les voyais. Je recommençais, j'étais à nouveau perturbée au point d'en avoir des hallucinations. Cependant, cela paraissait tellement ... réel. Son regard rempli de rage mélangé de plaisir était le même que lorsqu'il m'avait assené une multitude de coup, jusqu'à m'en défiguré. Je passai ma main sur mon visage. Il me faisait toujours autant souffrir. Il était encore légèrement gonfle, mais ressemblait à nouveau à quelque chose d'humain, malgré les bleus, le sang séché et les quelques ouvertures. J'essayai de me persuader que ce n'était pas lui. Oh oui, je le tentais de tout mon coeur. Ce n'était pas lui. Ce n'était pas Skyler. Non, non. « Skyler. » dis-je après de longues minutes de silence. Je me jetai brusquement sur lui. Le choc avec ce corps me convainc. Il était là. Ou, du moins, j'avais en face de moi un tribut et pas qu'une simple hallucination d'un fantôme comme cela avait pu être le cas avec Kathleen quelques dizaines de minutes auparavant. Mon poing vint frapper ma victime à deux reprises, peu violentes dû à mon manque cruel d'énergie. Cela ressemblait plus à une légère baffe qu'à un vrai coup de poing. Puis, un bruit ressemblant à un coup de canon me fit sursauter, alors que je me retournai pour chercher l'origine de ce bruit. En plongeant à nouveau mon regard dans celui de ma victime, je n'avais plus face à moi Skyler. « Zoé. » Je me reculai brusquement, avant de trébucher sur une pierre et me retrouver à genoux, par terre, à quelques centimètres de mon alliée. Mon alliée. Cela paraissait tellement ridicule. Plus qu'une demi-douzaine de tributs, et je l'appelai toujours mon alliée. Je reculai encore, jusqu'à heurter un arbre qui se situait derrière moi. « Je ... déso... » Je voulais tellement m'excuser, mais je ne le pouvais pas. Je ne le devais pas. Nous n'étions que très peu encore en lice, et si j'éprouvai des remords à cet instant, comme me sentirais-je si je venais à tuer Zoé ? Malgré tout, je cherchai brièvement son regard, m'excusant ainsi en silence. Je me relevai, essuyant les quelques larmes qui avaient coulé sur mon visage. Je m'approchai lentement de Zoé. « T'es en sale état. » Je lui proposai alors ma main afin qu'elle se relève à son tour. Il est vrai que mon alliée n'était pas en très grande forme. Sa blessure au bras s'était aggravée, et cela me faisait de la peine. Mais je ne pouvais rien faire pour l'aider. « Tu ne souffres pas trop ? » Question stupide, mais je tentais de prendre de ses nouvelles tout en paraissant froide. Je n'avais pas eu besoin de faire d'effort sur ma voix, cette dernière était naturellement froide et dure dès mes premières paroles. Elle gardait une certaine distance, ce que je comprenais parfaitement. « Tu as pu récupérer quelque chose, là-bas ? » demandai-je en faisait un signe de la tête en direction de la table du festin. J'espérai pour elle. Elle en aurait besoin. Pour l'instant, je me contentai de prendre de ses nouvelles. Je savais très bien la tournure que cette conversation prendrait. Après quelques politesses, nous nous mettrons d'accord sur le fait de briser notre alliance, nous nous souhaiterons bonne chance et partions chacune de notre côté, jusqu'à notre prochaine rencontre qui se terminerait dans le sang et la mort.



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MessageSujet: Re: Courage is the discovery that you may not win, and trying when you know you can lose - Alexiane & Zoé (J6)   Sam 12 Nov - 17:37

Le membre 'Alexiane R. Hawthorne' a effectué l'action suivante : ~ lancer de dés

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MessageSujet: Re: Courage is the discovery that you may not win, and trying when you know you can lose - Alexiane & Zoé (J6)   Lun 14 Nov - 20:51


J'étais perdue, dans tous les sens du terme. Le labyrinthe m'avait engloutie et refusait de me laisser ressortir. Je ne savais plus où je me trouvais, ni comment retourner à la Corne d'Abondance. Je marchais sans m'arrêter, mais tous les couloirs se ressemblaient. Toujours les mêmes haies... pas d'ennemi ni d'allié en vue... à croire que j'étais seule dans l'arène. La douleur dans mon bras rivalisait de force avec celle dans mon flanc, où cette garce m'avait blessée. Je vivais dans une sorte de brume perpétuelle dont je ne parvenais pas à sortir. Hébétée, je dormais à moitié en marchant. N'importe qui, même le plus stupide des tributs, aurait pu m'achever à cet instant-là. Pourtant, personne ne vint. J'étais seule. Seule avec mes hallucinations. Une partie de moi savait que je délirais et s'en inquiétait, mais l'autre partie s'en fichait. En attaquant la fille du Six, Catalina, j'avais clairement vu comment des centaines de fourmilles géantes étaient entrées dans mes blessures pour me dévorer de l'intérieur... Vision qui avait disparue quelques secondes plus tard. Je me sentais bizarre... J'avais l'impression d'être saoule, ce qui n'était pas si désagréable que ça d'ailleurs. Ma tête était comme remplie de nuages légers, tellement légers... Comme si je pouvais voler. Mon bras faisait atrocement mal, mais j'avais l'impression que cette douleur ne m'appartenait pas... Que je regardais simplement une autre fille en train de souffrir. Elle était hideuse, cette fille. Couverte de sang. De son bras s'échappait un liquide verdâtre à l'odeur nauséabonde. Ses vêtements en lambaux étaient devenus trop grands pour son corps amaigri. Et puis, ses cheveux, ses beaux cheveux blonds... Ils avaient disparus. Elle les avait coupé, avec son poignard, en pleurant. Il ne restait plus qu'une masse informe de mèches blondes qui n'était même plus assez longue pour faire une queue de cheval et se dressait au-dessus de sa tête. Cette fille, était-ce vraiment moi? Cette créature qui semblait être sortie des enfers? Où était la douce Zoé Williams, la fille au visage angélique? Partie, disparue, volatilisée. Le Capitole m'avait tout pris, jusqu'à mon identité. Parfois, je ne savais plus qui j'étais et j'oubliais même mon nom. J'étais un corps, simplement, un corps brûlé par la douleur. J'étais la haine, et je me sentais prête à tuer n'importe qui, sans savoir pourquoi. J'étais la tristesse, car une partie de moi pleurait toujours l'ancienne Zoé. Je trébuchais, me rattrapais à la haie et poursuivais mon chemin, aveuglée par la douleur et la lumière trop vive du soleil, à peine consciente de ce qui m'entourait. Je passais sans doute à la télévision en direct. Qui me regardait? Et que pensaient-ils de moi? Les habitants du Capitole devaient s'amuser de me voir tellement faible... et ceux qui avaient parié que je gagnerais devaient me maudire. Puis... les gens de mon district... mes parents... ma meilleure amie... et Théo... Je tentai de les imaginer, assis devant l'écran de télévision. Pleuraient-ils? Etaient-ils furieux, désespérés, angoissés? Est-ce que je les dégoûtais? Est-ce qu'ils me haïssaient parce que j'avais tué? Parce que j'étais devenue un monstre... Je n'arrivais plus à me souvenir clairement de leur visage. J'étais embrouillée, perdue, et je ne pouvais même plus me raccrocher aux souvenirs de mon district. Ma vie m'échappait et je n'arrivais pas à la retenir.

Soudain, sans que je m'y attende, je débouchai sur un espace ouvert. La plaine de la Corne d'Abondance. Je plissai les yeux et regardai autour de moi. Plusieurs tributs se trouvaient près de la table du festin. Qu'est-ce que je devais faire? Y aller? Risquer ma vie? Un rire m'échappa à cette pensée, un rire étranglé, sans joie, qui me fit presque peur. J'allais mourir de toute façon. Il me fallait ces médicaments. Je ne pouvais plus retourner en arrière. Je m'avançai aussi rapidement que possible. Soudain, un autre tribut se dirigea vers moi. Mon esprit avait beau dire à mon corps qu'il devait se préparer à se battre où à courir, je n'y arrivais pas. J'étais incapable de paniquer. J'observai la fille. Je la connaissais, non? Sans tout ce sang... Alexiane. Mon alliée. « Alexiane ? » Demandai-je, incrédule. Elle se retourna et bondit aussitôt dans ma direction, pour s'arrêter à quelques centimètres à peine de moi. Quelque chose n'allait pas. Ses yeux fous me dévisageaient sans me reconnaître. Elle avait changée. Autant que moi, sans doute. Ce n'était plus la jeune fille souriante et gentille, c'était une tueuse. Comme moi. Elle ne bougeait pas, ne parlait pas non plus. Alex ? Tu vas bien? Demandai-je, soudainement incertaine. Qu'est-ce qui se passait ? Pourquoi me regardait-elle comme ça... avec haine ? Son visage était couvert de bleus et de sang. Qui lui avait fait ça ?  « Skyler. » Finit-elle par dire comme pour donner une réponse à ma question informulée. Pourquoi prononcer ce nom maintenant ? Pourquoi... Je n'eus pas le temps de le lui demander qu'elle se jeta déjà sur moi. Cela me surprit tellement que je ne lui opposai aucune résistance. Elle tomba sur moi et me donna un coup de poing... et encore un... Elle manquait de force, mais cela faisait mal quand même. Et moi, comme une idiote, je ne me défendais pas. Je n'arrivais tout simplement pas à croire qu'Alexiane m'attaquait... qu'elle voulait me tuer. Skyler, avait-elle dit. N'était-ce pas le nom de ce tribut du douze qui avait failli me tuer ? Ce fou sadique qui voulait me torturer ? J'avais vu son visage dans le ciel, et je savais qu'il était mort. Un horrible soupçon me traversa l'esprit... et si Alex pensait que j'étais Skyler ? Et si elle était devenue folle au point à me confondre avec lui ? Je la repoussai de toutes mes forces... ce qui envoya une douleur atroce dans mon bras. Un coup de canon retentint. Etais-je morte ? Non... pas encore. Alexiane se retourna puis reporta rapidement son attention sur moi. « Zoé. » Elle m'avait donc reconnue... Alexiane recula brusquement, trébucha sur une pierre et tomba à genoux. J'étais vaguement consciente du spectacle pitoyable que nous offrions... deux proies incapables de se défendre. Alex recula encore jusqu'à se cogner à un arbre. « Je ... déso... » Elle ne finit pas sa phrase. Je réussis à m'asseoir et jetai un coup d'oeil à mon bras. L'odeur faillit me faire vomir. La médecine du Capitole pouvait-elle encore me sauver ? Alexiane chercha mon regard... pour s'excuser ? Je n'étais pas fâchée... Je me sentais incapable d'éprouver la moindre émotion, pas même du soulagement. Elle se releva, essuyant quelques larmes, avant de s'approcher de moi. « T'es en sale état. » Dit-elle en me proposant sa main pour m'aider à me lever. Je toisai cette main tendue avec méfiance, avant de refuser en secouant la tête. Je me relevai toute seule, péniblement. Mes jambes tremblaient. Combien de temps encore avant que l'infection et la perte de sang me tuent ? Toi aussi. Répondis-je. Qui t'a fait ça? C'était peut-être la question à ne pas poser... mais j'étais vraiment curieuse. « Tu ne souffres pas trop ? » Ha, quelle question ! Je suis en pleine forme, comme tu peux le voir. Prête à courir un marathon. Répondis-je, surprise par le ton acide de ma voix. Méfiante, je gardais une certaine distance. Et si elle me prenait de nouveau pour Skyler ? Ou pire, pour Snow ? Je voulais à tout prix éviter un combat. « Tu as pu récupérer quelque chose, là-bas ? » Demanda-t-elle en désignant la table du festin d'un signe de tête. Des banalités... Comme si nous n'étions pas dans l'arène. Comme si chacune de nous ne pensait pas à cet instant à tuer l'autre. Non, rien. Je viens d'arriver. Répondis-je sèchement. Je regardai Alex de la tête aux pieds... je vis ses blessures, son air mauvais... et je compris que mon alliée n'était plus la même. Soudain, sans plus pouvoir me retenir, j'éclatai de rire. Un rire fou, un rire dément. Des larmes coulaient le long de mes joues et je faillis tomber tellement je riais fort. Finalement, je réussis à parler : C'est drôle, n'est-ce pas ? Il y a une semaine, nous étions bien au chaud au Capitole... Et, comme deux idiotes, nous parlions de gagner les Hunger Games et de rester alliées pour toujours... de nous battre jusqu'à la fin pour préserver notre identité. Je secouai la tête. Comment avais-je pu être aussi bête, aussi ignorante ? Aujourd'hui, je ne voulais que dire la vérité, plus me voiler la face. Nous avons changé... Ou plutôt, nous sommes devenues qui nous étions déjà, au fond de nous. Des monstres. Je ne trouvais pas d'autre mot pour nous qualifier. Toutes nos belles idées s'étaient rapidement envolées dans le monde brutal de l'arène. Je m'assis brusquement, mes jambes ne supportant plus mon poids. Regarde-nous, maintenant. Oui, à quoi ressemblions-nous encore ? Pas à celles que nous étions avant, en tous cas. Blessées, fatiguées... et dangereuses. Qu'allions-nous faire maintenant ? J'avais l'impression que notre alliance n'existait plus qu'en théorie. Allait-elle me tuer ? Allais-je la tuer ? Je ne le savais pas, je ne savais plus rien...


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MessageSujet: Re: Courage is the discovery that you may not win, and trying when you know you can lose - Alexiane & Zoé (J6)   Dim 20 Nov - 19:34



Après l'instinct de survie, ce sont les hallucinations qui prédominent dans l'arène. Je le savais, pour avoir visionné les jeux précédents. Les concurrents devenaient fous dès qu'ils se savaient moins nombreux, plus dispersés, plus tranquille à certains moments. Je n'avais pas encore ressenti cela, du moins jusqu'à aujourd'hui. Les jeux battaient leur plein, avec un nombre acceptable de concurrents. Mais désormais, nous n'étions que cinq. Forcément, la pression montait petit à petit. Et je me retrouvai vraiment seule durant de longs moments. Les hallucinations avaient donc frappé ma tête de plein fouet, décidant qu'il était temps de me rendre la vie impossible, de me rendre folle. Cela avait commencé avec la vision de Kathleen. Elle ne bougeait pas, semblait juste ... fantomatique. Elle avait disparu aussi rapidement qu'elle m'était apparue. Puis, j'avais été surprise par un bruit. J'avais sursauté, je m'étais retournée brusquement. Et j'avais aperçu un visage. Un visage que je détestai avec tant de force, tant de haine, tant de violence. Skyler. L'une de mes premières rencontres dans l'arène. Le premier à m'avoir blessé. Et m'avoir défiguré. « Alex ? Tu vas bien? » Comme s'il se préoccupait de moi. C'était trop bizarre. Venant de sa part, surtout. Il m'aurait insultée, tabassée, tuée. Il ne m'aurait pas demandé comment j'allais. Nous étions trop occupés à nous détester pour faire semblant de s'apprécier, ne serait-ce que quelques secondes. En parlant de secondes, je n'avais pas mis longtemps avant de sauter sur mon ennemi juré, ne me gênant aucunement pour lui écraser mon poing sur son visage. J'avais tellement de rage, de colère et de haine à son encontre. Il m'avait brisée. Il m'avait jeté en plein visage la dure réalité des jeux. Je le détestai. Oh oui, je le détestai tellement. Jamais je n'avais ressenti autant de sentiments négatifs pour un autre être humain. Un autre bruit. Un autre sursautement. Et je basculai sur le côté. Zoé. J'avais failli tabasser Zoé, mon alliée. Fort heureusement, ma force était actuellement si faible que cela m'empêchait de la blesser. Je repensai alors à mes hallucinations. Comme cela se faisait-il que je n'ai pas revu la petite Kirsen, ni même le premier tribut que j'avais tué à la corne d'abondance. C'était bizarre. C'était les deux plus jeunes tributs que j'avais tué. C'était peut-être même les deux plus jeunes tributs de l'arène. Et je leur avais ôté la vie. Que devais-je comprendre ? Que la mort de jeunes tributs était moins horrible que celle des plus vieux ? Pourquoi n'avais-je aucunes hallucinations ? Je le regrettai pourtant. Amèrement, sincèrement, horriblement. J'avais brusquement reculé, jusqu'à m'encoubler et tomber à terre. J'étais choquée par mon attitude. Cela ne me ressemblait pas, ce n'était pas Alexiane, c'était une autre personne. Impossible. Il m'avait fallu six jours avant de devenir folle. Une bonne moyenne, en comparaison aux années précédentes. J'eus un léger sourire en réalisant que je comparai les éditions des jeux et faisait des statistiques. Ridicule. Je m'étais promis que le Capitole ne me transformerait pas. Je voyais la vie en rose, telle une gamine. Pitoyable, c'était le mot. J'étais absolument pitoyable de croire que les jeux se passeraient bien, que je parviendrai à rester la même. J'avais déjà trois meurtres à mon actif. Le jeune tribut lors du lancement des jeux. Kirsen, l'alliée de Skyler. Sans oublier la carrière Rhona. Elle non-plus, je ne l'avais pas encore vue. Peut-être parce que je ne regrettai pas autant son meurtre. Parce qu'au fond, c'était une tortionnaire qui prenait plaisir à tuer les autres, alors que j'y étais obligée. Je me relevai, m'avançait péniblement vers Zoé et lui tendit la main afin qu'elle se relève. Je pris le temps de regarder son visage. Je ne l'avais pas trop blessée. Ou du moins, elle n'avait pas de marques physiques de mes coups. Tant mieux, je m'en voulais déjà assez. Sans grande surprise, elle refusa mon aide. Rien d'étonnant, j'aurai fait pareil si mon ''alliée'' m'avait sauté à la gorge pour tenter de me tuer. Je baissai le bras, attendant silencieusement que Zoé se mette à ma hauteur. Ma remarque était ridicule, je le savais bien. Qui était en bon état dans cette arène ?

Son bras était en mauvais état, cela me faisait mal pour elle. Depuis notre précédente rencontre, elle n'avait malheureusement pas pu le soigner. En tant que carrière, elle aurait dû recevoir des cadeaux depuis longtemps. Elle n'avait donc aucun sponsor ? Même moi, j'en avais eu. Alors, certes, les médicaments contre les infections sont très chers. Cependant, au district quatre, ce n'est pas ce qui manque. Ils sont plutôt bien lotis, là-bas. « Toi aussi. Qui t'a fait ça? » Je jetai un bref coup d'oeil à mon doigt sectionné. Si je venais à gagner les jeux, je me demandai bien comment le Capitole réussirait à soigner cela. Avec un peu de chance, j'aurai un doigt artificiel dernière génération, capable de faire des choses que seuls les ordinateurs seraient capables. Je soupirai pour moi-même, avant de relever la tête en direction de Zoé pour lui répondre. « Plusieurs tributs sont responsables. Je fais pas de jaloux, ainsi. » dis-je en ayant un léger sourire. « Ce type, Skyler... » J'eus soudain un frisson en évoquant ce prénom. Sachant que j'avais attaqué Zoé en croyant ce tribut face à moi, j'espérai qu'elle ne réagirait pas à l'entente de ce prénom. Qu'elle ne s'imagine pas que j'allais lui sauter dessus à nouveau. « Il m'a refait le portrait. Mais surtout, remercions cette stupide Juliette du six, qui m'a gentiment coupé un doigt. » J'eus une légère grimace en évoquant la tribut du six, en pensant à sa comédie stupide avec son Tarzan, nos rencontres, et surtout cette fameuse fois où elle avait tenté de me tuer. ''Tu ne souffres pas trop ?'' C'était la question la plus stupide du siècle. Son bras semblait presque se détacher de son corps, il arborait une couleur qui m'était presque inconnue. Bien-sûr qu'elle ne souffrait pas, voyons ! J'eus une envie de m'enterrer dans le sol suite à cette maladresse de ma part. « Je suis en pleine forme, comme tu peux le voir. Prête à courir un marathon. » La nervosité aidant, je ne pus m'empêcher de rire. Pendant quelques instants, je nous imaginais dans un district, à discuter comme de vieilles amies, comme nous aurions pu l'être. J'avais l'impression de revenir au temps des entraînements au Capitole, quand nous étions légères, insouciantes, amicales. Je remarquai la certaine distance que s'était installée entre nous, mais je ne réagissais pas. Je comprenais parfaitement sa réaction. « Non, rien. Je viens d'arriver. » Premièrement, je me jetai sur elle pour la tuer, et deuxièmement, je l'empêchai de se rendre au festin. J'étais vraiment la reine des idiots. Je m'apprêtai à m'excuser pour la mettre en retard, quand elle éclata de rire. Je regardai Zoé durant quelques instants, sceptique. Je ne comprenais absolument pas cette réaction. Un petit rire nerveux, pourquoi pas, mais un fou rire ?! Je restai muette, arborant un air grave, durant quelques minutes. Puis, me rendant compte du ridicule de la situation, j'eus de léger rire à mon tour. Pas au niveau de Zoé, mais je craquai. Honnêtement, cela faisait presque du bien. J'évacuai un peu de nervosité avec ces quelques instants de rire. « C'est drôle, n'est-ce pas ? Il y a une semaine, nous étions bien au chaud au Capitole... Et, comme deux idiotes, nous parlions de gagner les Hunger Games et de rester alliées pour toujours... de nous battre jusqu'à la fin pour préserver notre identité. » La jeune femme ouvrait le sujet sensible. Le Capitole. Pour l'instant, je me contentai d'évoquer nos dirigeants dans ma tête, ne disant jamais le moindre mot à voix haute, par peur de représailles. Cependant, Zoé ne disait rien de méchant, rien qui méritait d'y prêter attention. « Le luxe du Capitole nous est monté à la tête. On se croyait puissantes. » dis-je, accompagné d'un ton des plus sarcastiques. « Nous avons changé... Ou plutôt, nous sommes devenues qui nous étions déjà, au fond de nous. Regarde-nous, maintenant. » Je tournai brusquement la tête en direction de Zoé. Je n'avais pas besoin d'être voyante pour deviner ses sous-entendus. Des monstres. Voilà ce que nous étions devenues. Je regardai Zoé s'asseoir au sol, sans dire un mot. Je n'étais qu'à moitié d'accord avec elle. Je croisai les bras, fixant mon regard dans le sien, restant debout face à elle. « Nous ne sommes pas des monstres ! » Voilà, j'avais dit le mot. Je soupirai, avant de m'asseoir à ses côtés. Ramenant mes genoux à ma poitrine, je les entourai de mes bras, avant de poser le menton dessus. « Nous sommes des meurtrières, ce n'est pas pareil. » Petite blague due à ma nervosité. C'était tellement ridicule que cela étirait mes lèvres en un sourire. Puis, reprenant une moue plus sérieuse, je détournai le regard en direction de mon alliée. Enfin, si je pouvais encore l'appeler ainsi. « C'est le Capitole. Nous n'étions pas ainsi. Ce n'est pas vrai. Je refuse de laisser le Capitole penser qu'ils ont le contrôle sur moi. Ils essaient de nous retourner le cerveau pour nous faire penser que nous sommes inhumains. Que nous sommes des monstres. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas nous les monstres. » Je pris un instant de pause, réalisant que je venais directement de m'attaquer au Capitole. J'avais fait tellement attention durant les jeux, que je ressentais le besoin de tout lâcher. Si je mourrai ici, je voulais que les rares téléspectateurs qui pensaient encore que les jeux représentait le bien, sache le fond de ma pensée. Je pris une grande respiration. Je n'étais plus à une phrase près. « Ce sont eux. » dis-je, pour conclure mon discours. Le silence se fit entendre durant un long moment. Je repris finalement la parole. « Je n'aurais pu rêver mieux comme alliée, Zoé. Mais je pense que tu réalises qu'il est temps pour nous de mettre un terme à cela. » Il était inutile de tourner autour du pot encore longtemps.



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MessageSujet: Re: Courage is the discovery that you may not win, and trying when you know you can lose - Alexiane & Zoé (J6)   Jeu 1 Déc - 21:07

Alexiane Hawthorne... C'était mon amie. C'était mon alliée. Nous venions toutes les deux d'un district différent, mais nous nous ressemblions beaucoup. Deux filles sympathiques, douces, civilisées. Deux filles qui s'étaient juré de rester ensemble jusqu'au bout. Deux filles qui parlaient de choses stupides comme de rester elles-mêmes jusqu'à la fin. Deux idiotes, trop naïves, trop gentilles. A présent, nous étions face à face dans l'arène. Six jours avaient passé depuis notre départ du Capitole. Six jours interminables qui nous avaient changées. Nous n'étions pas encore ennemies, mais notre alliance était sur le point de s'effondrer. Quand on a passé une semaine dans l'arène, à tuer pour survivre, il n'y a plus de place pour l'amitié ou la pitié. Lorsqu'Alexiane se tourna vers moi, quelque chose dans mon regard me fit peur. Cela me faisait penser à une femme de mon district. Ses deux enfants étaient morts aux Hunger Games, et son mari l'avait quittée. Alors, elle errait dans les rues, le regard fou, en parlant à ses enfants morts, jusqu'à ce que les Pacificateurs l'abattent... Je demandai à Alexiane si elle allait bien, mais elle ne répondit pas, se contentant de froncer les sourcils... avant de se jeter sur moi. Prise par surprise, je ne pensai même pas à me débattre. Elle me donna un coup de poing, mais sans grande force. J'aurais peut-être un bleu, mais je me fichais de ce genre de blessure depuis longtemps. Je tombai par terre, avec Alexiane au-dessus de moi. Un coup de canon. Je baissai les yeux sur ma poitrine, m'attendant presque à voir un trou, du sang, ou un poignard planté dans mon coeur... Mais non. Alexiane sursauta et se retourna. Mon esprit enfiévré se mit aussitôt à échafauder toutes sortes de plans pour lui prendre son arme ou pour la blesser. Je me préparais à lui donner un coup de poing à mon tour lorsqu'elle sembla enfin me reconnaître. Pourtant, elle ne bougea pas, comme perdue dans ses pensées. J'osais à peine respirer, et encore moins parler de peur qu'elle m'attaque de nouveau. J'étais trop faible pour me battre. Alexiane finit par se relever; elle me tendit la main pour m'aider à en faire de même. Je secouai la tête et me relevai seule, péniblement. Cela me gênait que mon alliée voyait à quel point j'étais affaiblie. Elle me dévisageait, ce qui me mettait horriblement mal à l'aise. Où était passée notre complicité d'antan ?

Pour éviter que le silence s'installe entre nous, je lui demandai qui l'avait blessée. Elle avait l'air mal en point... Quel fou avait eu l'idée de lui couper un doigt ? Elle soupira avant de répondre: « Plusieurs tributs sont responsables. Je fais pas de jaloux, ainsi. » Cela m'arracha un petit rire nerveux, mais la suite de ses paroles me fit frissonner. « Ce type, Skyler... » Elle se tut, comme incapable de continuer. Je la comprenais. Je connaissais le tribut dont elle parlait... Il hantait encore toujours mes rêves et les changeait en cauchemars. « Il m'a refait le portrait. Mais surtout, remercions cette stupide Juliette du six, qui m'a gentiment coupé un doigt. » Je grimaçai; c'était donc cette horrible Catalina qui avait mutilé Alexiane. Skyler, je le connais... Murmurai-je en serrant les poings. Il a failli me faire la même chose qu'à toi. Je ne voulais plus penser au moment où il s'était trouvé au-dessus de moi, menaçant, avec son couteau sur ma joue, prêt à me crever l'oeil. Si je n'avais pas réussi à le repousser... je serai sans doute morte, mais pas avant d'avoir souffert. Skyler était fou, je ne connaissais pas d'autre mot pour le qualifier. Catalina... Si je la trouve, je la tue. C'était une promesse. Alexiane me demanda si je ne souffrais pas trop, ce qui était une question stupide. Je tentai d'abord de plaisanter, ce qui la fit rire. Cependant, une nouvelle vague de douleur dans mon bras me rappela à l'ordre. Ca fait un mal de chien, Alex... Mais au moins, tant que ça fait mal, je sais que je peux encore utiliser mon bras. Le jour où je ne le sentirai plus... Non, je refusais d'accepter cette évidence ! Je ne voulais pas perdre mon bras ! Je me rendis compte que j'avais parlé à Alexiane comme avant, lorsque nous étions amies... Pas vraiment malin, vu que notre alliance allait sans doute prendre fin bientôt. Mes jambes ne supportant plus mon poids, je m'assis lourdement par terre. Elle pouvait penser ce qu'elle voulait, mais je n'allais pas prendre le risque de m'évanouir. Alexiane me demanda si j'avais pu prendre quelque chose au festin. Non, je ne m'étais même pas approchée de la table. Peut-être aurais-je pu rafler quelques affaires potables si elle ne m'avait pas sauté dessus... J'allais le lui faire remarquer, mais soudain, le ridicule de la situation m'apparut et j'éclatai de rire. Je ris de notre stupidité, lorsque nous étions encore au Capitole et voyions la vie en rose. Je ris parce qu'à présent nous étions presque ennemies. Je ris parce que nous avions changé malgré toutes nos promesses de rester les mêmes filles gentilles et douces. Je ris parce que la situation était horrible, et qu'il fallait bien rire pour ne pas se mettre à pleurer. Alexiane réussit à rester sérieuse pendant quelques minutes avant de craquer aussi. Elle ne rit pas aussi fort que moi, mais elle partageait mon hilarité. Je finis par me reprendre ; j'essuyai les quelques larmes qui avaient coulé sur mon visage et je lui dis : . « C'est drôle, n'est-ce pas ? Il y a une semaine, nous étions bien au chaud au Capitole... Et, comme deux idiotes, nous parlions de gagner les Hunger Games et de rester alliées pour toujours... de nous battre jusqu'à la fin pour préserver notre identité. » Je savais qu'il était délicat de parler de ça... Mais je n'insultais pas directement le Capitole, non ? « Le luxe du Capitole nous est monté à la tête. On se croyait puissantes. » Répondit Alexiane d'un ton sarcastique qui ne lui ressemblait pas. Tu sais, quand j'étais dans mon district... Je n'imaginais même pas qu'il existait tant de bonnes choses à manger ou à boire, des lits tellement moelleux, des douches tellement fantastiques ou des habits si doux... Mais j'aurais préféré ne pas le savoir. C'est cruel, je trouve, de nous montrer toutes ces belles choses avant de nous envoyer en Enfer. Bon, là, je disais vraiment des choses interdites. Je regardai autour de moi... Mais aucune mutation génétique ne sortit du labyrinthe pour me tuer. Je chuchotai que nous avions changé... Oui, nous étions pitoyables. Tous nos rêves et nos belles idées avaient été détruites en six jours seulement. Nous étions devenues des monstres. Alexiane croisa les bras, l'air mécontente. « Nous ne sommes pas des monstres ! » Elle soupira, comme soulagée d'avoir eu le courage de prononcer ce mot fatidique. Elle s'assit à côté de moi et posa son menton sur ses genoux repliés. Nous avions presque l'air d'amies en train de discuter de banalités, comme ça... Presque. « Nous sommes des meurtrières, ce n'est pas pareil. » Blagua-t-elle. Je fronçai les sourcils ; je ne trouvais pas ça drôle. Nous sommes des meurtrières... et des monstres. Je secouai la tête, étonnée qu'elle ne voie pas la vérité qui se trouvait pourtant sous son nez. Toi et moi, nous avons tué des gens... Des adolescents qui auraient pu être nos amis... Ma voix se brisa et je préférai me taire. « C'est le Capitole. Nous n'étions pas ainsi. Ce n'est pas vrai. Je refuse de laisser le Capitole penser qu'ils ont le contrôle sur moi. Ils essaient de nous retourner le cerveau pour nous faire penser que nous sommes inhumains. Que nous sommes des monstres. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas nous les monstres. » Là, elle disait vraiment des choses qui pouvaient lui causer de gros ennuis... Cela me surprenait, car en général c'était moi qui critiquait le Capitole et elle qui essayait de me faire taire. « Ce sont eux. » Ajouta-t-elle encore. Le silence s'installa entre nous pendant que je réfléchissais à ses paroles. Si, c'est nous. Chuchotai-je finalement. C'est vrai, nous n’étions pas ainsi avant... Mais au fond de nous... dans un coin sombre... nous étions déjà des meurtrières. A cause du Capitole, nous avons été obligées de faire remonter ce côté ... animal. Aujourd'hui, nous sommes autant des monstres qu'eux. Je secouai la tête, dégoûtée. Si nous n'avions pas été choisies pour participer aux Jeux, je suis sûre que nous aurions mené une vie calme dans notre district... comme deux petites filles bien sages et gentilles. Même maintenant... dans l’arène… nous aurions pu refuser de combattre. Cette idée était ridicule... Je n'arrivais pas à imaginer que les tributs, après les soixante secondes d'attente au début des Jeux, s'assoient tous sur leur plaque métallique en refusant de se battre. Le Capitole nous ferait tous tuer... et nos familles aussi. Et... je déteste le Capitole pour ça... pour m'avoir enlevé toutes les illusions que je pouvais avoir à propos de moi-même. Ma voix se brisa et j'attendis un moment avec de reprendre la parole : Nous voulons... toujours nous convaincre que nous sommes fondamentalement bons, que ce n'est pas nous, les méchants... Mais quand notre façade se brise, on se retrouve seul face à soi-même. Et c'est ça le pire. Je soupirai... Je me sentais tellement fatiguée... tellement petite et fragile, comme si j'étais prête à me briser en mille morceaux. « Je n'aurais pu rêver mieux comme alliée, Zoé. Mais je pense que tu réalises qu'il est temps pour nous de mettre un terme à cela. » Je hochai la tête, soulagée qu'elle ne tourne pas autour du pot. D'accord... Je suis heureuse de t'avoir connue... d'avoir été ton alliée. J'espère que... Quoi ? Que je n'allais pas la revoir pour ne pas avoir à la tuer ? Qu'elle gagne? Que ses derniers jours dans l'arène se passent bien ? Je finis par secouer la tête, sans rien ajouter. Elle comprendrait. Soudain, alors que j'allais me retourner pour me rendre au festin, quelque chose tomba à mes pieds. Je plissai les yeux pour voir de quoi il s'agissait... Non, attendez... Ce n'était quand même pas... Un parachute ? Avec un cadeau des sponsors ? Pour moi ? Je n'avais encore jamais reçu de cadeaux dans l'arène... A croire que personne ne voulait me voir gagner. Je me baissai et ramassai le petit paquet. Les doigts tremblants, j'ouvris la boîte... A l'intérieur, il y avait un seul objet : une seringue remplie d'un liquide jaunâtre. Je la regardai pendant une bonne minute, comme s'il s'agissait d'un miracle... Dans cette petite seringue se trouvait ma guérison. Alors, je la tins fermement pour ne pas la faire tomber et j'injectai le médicament dans mon bras. Peut-être n'était-ce qu'une illusion, mais une fraîcheur agréable se répandit dans mon bras, éclipsant la brûlure de l'infection. Je soupirai de soulagement et murmurai : Merci.... Puis, je me rendis compte qu'Alex était toujours là, en face de moi. Je lui souris, simplement. Elle aurait pu me prendre mon médicament pour soigner son doigt... Je regardai autour de moi. Il fallait que je parte, que j'aille voir s'il restait encore quelque chose de potable sur la table du festin... Il fallait que je mette fin à notre alliance. Que je dise adieu à Alexiane... mon ancienne amie. Mon ennemie.


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