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 Teach me to speak with their voices - Sandor.

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MessageSujet: Teach me to speak with their voices - Sandor.    Jeu 6 Aoû - 21:15

      2 ans plus tôt...


    " - En joue... Feu ! ".

    C'était la première fois qu'il sursautait et qu'il détournait le regard pour une exécution.



    La nuit du 9 juin 2312, des collègues à lui étaient venus le réveiller chez lui. C'était la veille des dernières exécutions de rebelles et il ne comprenait pas pourquoi on le levait, lui, hors de son lit. En ouvrant la porte, il avait été froid, glacial, et avait froncé les sourcils en crachant un " quoi " énervé. Ses collègues se jetaient des regards inquiets et même désolés, certains baissaient la tête. Adonis ne s'était pas radouci, cela l'avait plus exaspéré qu'autre chose. Impatient, il avait haussé la voix et répété son " quoi ". L'un d'eux lui avait tendu un papier qui provenait du Capitole. Un papier officiel. Il avait écarquillé les yeux, déplié le papier et l'avait lu très vite, sans oublier un seul mot, sans manquer un seul détail. Son regard s'était assombri. Il frissonna. Ses mains tremblaient et il leva les yeux vers les autres pacificateurs. Ce n'était pas une blague. C'était réel. Il ne pouvait pas hurler, il ne pouvait pas cogner, il ne pouvait pas s'énerver et il ne pouvait pas pleurer. Il n'en avait pas le droit. Il n'en avait plus le droit. Il déglutit, une manière pour lui de ravaler toutes les émotions qui le submergeaient. Il plia la feuille en deux, lui redonnant la forme qu'elle avait avant d'atterrir dans ses mains. Il marcha jusqu'à sa chambre, s'habilla rapidement, rangea le bout de papier dans la poche de son uniforme et rejoignit les pacificateurs après avoir fermé la porte de chez lui, à clé.

    Ydris O'Candria, le chef des pacificateurs du District 8 avait sorti le morceau de papier qu'il avait lu quelques jours auparavant, devant l'hôtel de ville, sauf que cette fois, il n'eut pas le temps d'entamer son discours. Des pacificateurs lui passèrent les menottes et le conduisirent en silence jusqu'aux rebelles qui allaient être exécutés. Adonis Nightsprings s'avança et pris la place de celui qui avait été comme un mentor, pour lui. Qui avait été un ami. Il prit une grande inspiration et sortit le papier avec le tampon officiel du Capitole puis se mit à lire, s'efforçant à contrôler sa voix pour ne pas montrer à quel point elle tremblait :

    " - Aujourd'hui, Panem vit une heure sombre. Aujourd'hui, Panem a été trahie. ".

    Adonis avait été trahi. Il ne put même pas regarder Ydris qui s’époumonait à l'insulter, insulter les pacificateurs qui le tenaient, insulter les habitants du district trop effrayaient pour bouger ou dire quoi que ce soit, insulter le Capitole et sa dictature, insulter le District 13 qui ne faisait rien pour aider les rebelles enchaînés et voués à mourir dans les prochaines minutes. Adonis tenta tant bien que mal de terminer son discours et fit signe aux pacificateurs de se préparer pour la dernière exécution :

    " - Personne n'est à l’abri... Personne ! ".

    Il l'avait crié trop fort, avec trop de hargne et de sentiments. Trop de tout. Sa voix ne l'avait pas supportée et l'avait lâché sur la fin. Il s'humecta les lèvres et enchaîna :

    " - En joue... Feu ! ".

    C'était la première fois qu'il sursautait et qu'il détournait le regard pour une exécution. Et puis tout devint noir.


    Un mois plus tard, il était de retour chez lui. Home, sweet home. Ce district l'avait vu grandir et devenir ce qu'il était. Il le détestait, de plus en plus. Il avait essayé de faire bonne figure, avait refusé de dormir dans une chambre qu'on lui avait préparé et avait décidé de retourner chez ses parents. Grossière erreur. Ses parents le félicitèrent pour sa promotion, pour avoir servi Panem, pour avoir tué son seul ami. C'était bien la première fois qu'ils le félicitaient pour quelque chose. C'était peut-être pour ça que ça lui brisait encore plus le cœur. Il s'était enfermé dans sa chambre d'enfant et s'était préparé pour la réunion. Il fallait bien féliciter et remercier tous les pacificateurs d'avoir fait du bon travail, ceux qui étaient montés en grade et ceux qui avaient rejoint les rangs. Alors qu'il finissait de se préparer, il se regarda dans le miroir. Je te hais. Mais ce n'est pas grave. Tu as tout ce que tu as toujours voulu, hein ? Un sourire se dessina sur son visage. Il était le nouveau chef des pacificateurs du District 8. Il y avait une pointe de satisfaction dans tout cela. Il était un héros de Panem. Il avait enfin accès à la gloire. Pourquoi penser aux morts ? Pourquoi penser à ceux qui l'avaient trahi ? Pour ce soir, du moins, il devait les oublier. Un peu. Juste assez pour profiter et devenir quelqu'un. Quelqu'un d'autre. Quelqu'un de nouveau. Je te hais tellement. Mais ce n'est pas grave. Ce soir, tu es Adonis le sadique, comme au bon vieux temps. Il était prêt. Il avait revêtu son costume, son sourire s'élargit et il sortit, mains dans les poches, à chercher son paquet de clopes. Il allait fêter sa victoire. Il aurait tout le temps de chialer et s’apitoyer demain.
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MessageSujet: Re: Teach me to speak with their voices - Sandor.    Dim 22 Nov - 19:05

La fumée de sa cigarette se propage dans l'air, en volutes qui dansent au-dessus des ses yeux, montent jusqu'au plafond pour enfin mourir contre le verni blanc. A ses pieds dansent une autre volute, une autre fumée. Dans une corbeille posée a même le sol la fumée noire des papiers brûlants vient se mêler a la blancheur des vapeurs de cigarette. Sandor l'écrase contre la peau de son bras avant de se lever, laissant brûler les feuilles portant le sceau du Capitol. Ça n'est qu'une énième marque de plus sur ses avants-bras pâles, certaines datent de l'époque d'Eli, d'autres sont celles laissées par des rebelles essayant d'arracher l'étreinte du pacificateur. Dans son chemin jusqu'à la cuisine Sandor ne croise aucun miroir, rien ne pouvant refléter l'homme qu'il est devenu aujourd'hui. Il sait qui il est, il n'a pas besoin de voir sa gueule de con tous les jours pour le savoir. D'ailleurs tout le monde au sept sait qui il est, même le gouvernement là-bas dans la capitale, qui lui envoi des lettres pour lui dire que le travail qu'il fait est admirable. L'homme s'en moque bien, d'être admiré. A lui seul il a décimé une petite partie des rebelles du sept. Ça le fait sourire alors qu'il se sert un verre, qu'il se rallume une cigarette. Ce sont toujours les mêmes qui lui échappent, le gagnant et son frère. Toujours hors de portée, jamais accusés de quoi que se soit, jamais pris sur le fait. D'un geste il ferme les volets de sa demeure, aussi grande que la plus petite des maisons de vainqueurs, aussi vide que son âme et le reflet dans ses yeux. La fumée s'échappe d'entre ses lèvres, il rebrousse chemin et viens se rasseoir dans le fauteuil.

Demain il se retrouvera face à d'autres pacificateurs, ceux qui montent en grade. Il n'avait pas voulu y aller, parce qu'il se crois bien plus important, il sait que sa présence n'est pas une obligation. Mais il lui on demandé, expressément. Sandor aime ça, qu'on lui demande, qu'on le supplie. Il porte le verre a ses lèvres, puis la cigarette. Le mélange lui fait tourner la tête, l'enivres. L'odeur des papiers brûlés réveille son compagnon qui se tient allongé, un tissu en travers de la bouche, inconscient de ce qu'il fait là, du pourquoi et du comment. Sandor soupire, puis pousse du papier la corbeille dans laquelle les dernières feuilles viennent de s'éteindre. De beaux papier venant du Capitol, l'invitant a rejoindre la cérémonie de demain, en tant que noble chef du district sept. L'asticot tout attaché se débat, gigote dans tous les sens, essaye de crier a travers le tissu. Quelques gouttes de sueur perlent de son front d'adolescent. Sandor humecte ses lèvres, reprend une gorgée d'alcool, qui brûle sa gorge. Il les a toujours aimés plus jeunes, à peine sorti de l'adolescence, le regard encore empli d'une étincelle que les autres n'ont plus, parce qu'ils on trop vécus, parce qu'ils souffrent d'une vie qu'ils ne veulent plus. Non, les jeunes sont plus fous, plus impatients, et ils sont assez têtus pour faire durer le plaisir.

Sandor se lève, précipitamment, arrache le bâillon du jeune homme, qui fronce les sourcils en sentant la colle plisser la peau de ses lèvres. « Où est Julian ? » Il ne répétera pas sa question, il ne le fais jamais. L'étincelle de défi s'allume dans les yeux du tout jeune rebelle, qui fini par cracher à la gueule du pacificateur. Son dernier geste. « Je te dirai rien connard ». Lentement, comme il le fait pour boutonner sa chemise, Sandor attrape un bout de tissu dans sa poche arrière, s'essuie le visage et la remets en place. « Mauvaise réponse ». Ses pas vers la cuisine sont lourd, plein de sens, ils font trembler les planches du parquet. Il ouvre le tiroir, s'empare de couteau favori. Pendant un court instant il croise son propre regard, ses yeux bleus, immense, dont on ne voit pas la fin mais dont on perçoit la folie. Toute la nuit durant les cris étouffés du jeune homme vont retentir, il ne restera plus rien de lui, que sa peau arrachée a son corps, et un dernier regard adressé à Sandor.

Dans le train qui le conduit au district deux Sandor repose sa tête contre la vitre, la buée se propage, il pourrait écrire dessus. Il va devoir faire semblant, de s'intéresser, d'écouter les autres pacificateurs se plaindre ou bien s'extasier sur telle ou telle chose. Ça lui donne déjà envie de prendre un verre, plusieurs, de finir tellement rond qu'il ne pourra plus rien entendre, plus rien comprendre. Le trajet s'achève alors qu'il viens de trouver le sommeil, il grogne contre la personne qui le secoue lentement l'épaule. Un pacificateur, visage découvert, lui indique le chemin à suivre. Il es tout jeune, il plairait presque a Sandor. Mais il les préfère démunis, n'ayant plus aucune raison de se battre. Plus tendres aussi. Il le conduit vers l'hôtel de ville où tout un attroupement à déjà pris place. Le pacificateur sert quelques mains, attrape un verre qui traîne, commence a boire.

« Pacificateur Pyke, laissez-moi vous présenter le nouveau chef pacificateur du district huit ». Sandor relève le menton, l'air faussement intéressé il tend la main à un autre homme qu'il ne connaît pas.  « Sandor Pyke. Enchanté. » Il reprend une nouvelle gorgée, il a déjà envie que tout ça prenne fin. D'une main il cherche son paquet de cigarette dans le fond de sa poche, il en tire une avant de le présenter à l'homme en face de lui.  « J'ai cru entendre le pourquoi de votre nomination. Je vous félicite, c'était une belle exécution. » La flamme vient lécher la cigarette, puis elle s'éteint. Sandor se demande si le nouveau chef pacificateur en a bien l'allure, il a l'air perdu, ailleurs. Oh et puis il s'en fout bien, de ce mec, alors il reprend une nouvelle gorgée en pensant a ce qu'il fera une fois rentrée, et ça lui redonne le sourire.
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MessageSujet: Re: Teach me to speak with their voices - Sandor.    Jeu 7 Jan - 18:39

    Faire semblant. Garder la tête haute. Accentuer son sourire. Marcher d'un pas déterminé. Il arriva rapidement sur place. La maison de ses parents n'était pas très loin de l'hôtel de ville, il avait de la chance. Si la fête ne se passait pas comme il le voulait, il aurait toujours l'occasion de s'en aller et de rentrer aussi vite qu'il était arrivé. Tous les pacificateurs étaient présents. Quelques capitoliens, aussi, et vainqueurs des Jeux se démarquaient dans le bâtiment. Il commençait à étouffer dans son costume et la chaleur du mois de juillet n'était, pour une fois, pas responsable. Discrètement, il tira sur son col en grimaçant. Ses mains étaient moites et sa gorge sèche. Mieux valait rester dans l'ombre, ne parler à personne, ne serrer la main à personne. Il avait réussi à se faufiler dans un coin, attrapant au passage un verre d'alcool qu'il espérait fort et le porta à ses lèvres, se retenant au maximum pour ne pas le boire cul sec. Ses yeux allaient et venaient d'une personne à une autre, reconnaissant quelques visages parfois mais aucun ne lui donnait l'envie de s'avancer pour discuter. Il bascula faiblement la tête en arrière et elle heurta doucement le mur. Si seulement il avait eu quelques années de moins. Un an, deux peut-être. Il aurait pu s'amuser de la situation, il en aurait rit aux éclats et aurait raconté Ô combien tout cela avait été facile. Mais ça l'était pas. Ses yeux se fermèrent et il se coupa du monde un instant, savourant le goût de l'alcool qui restait imprégné sur sa langue. C'était sûrement du whisky. Ouais, c'était du whisky.

    Une main se posa sur son épaule et la lui tapota doucement. Il ouvrit les yeux. Il sursauta. L'espace d'un instant, il crut voir Ydris. Ses oreilles sifflaient, son regard fixait le sien. L'homme lui souriait et lui parlait mais il n'arrivait pas à comprendre ce qu'il disait. Respirer fortement. Sourire. Acquiescer. L'homme l'entraîna hors de son petit coin et le fit avancer parmi la foule. Putain, mais qu'est-ce qu'il avait bien pu lui dire ? Adonis déglutit, serrant les dents pour ne pas vomir. Il le mena tout droit vers un endroit un peu plus calme, même s'il avait l'impression que c'était du pareil au même, peu importe où il se trouvait dans ce foutu bâtiment. On le poussa gentiment en avant pour faire les présentations. Il leva les yeux et les posa sur l'homme en face de lui :

    " - Pacificateur Pyke, laissez-moi vous présenter le nouveau chef pacificateur du district huit.".

    Ses lèvres s’entrouvrirent et son souffle en fut coupé. Merde. Il y avait des noms, comme ceux-ci, qui tenaient de la légende. Les Snow, les Flickerman et puis il y avait celui de Sandor Pyke. Il faisait régner la terreur dans son district. Un district qui filait bien plus droit que le huit. Ydris en parlait quelques fois, lorsqu'il revenait de réunions entre chefs pacificateur. Même moi, il me fait flipper. Le pire ? Ses yeux. Damn, ses yeux sont flippants. Adonis serra la main du pacificateur, son regard plongé dans le sien. Pas étonnant qu'Ydris en avait la chair de poule : ses yeux étaient froids, glacials. Il n'y avait rien. Rien du tout. Pas même l'once d'une émotion. Adonis sourit. Un sourire franc cette fois. Ce genre de regard-là, c'était tout ce dont il avait besoin :

    " - Adonis Nightsprings. ".

    Il prit la cigarette tendue et la porta à ses lèvres. Il manqua s'étouffer avec la fumée.

    " - Oui, félicitation. Maintenant, il n'y a plus qu'à espérer qu'il n'y ait plus de traitres dans nos rangs. ".

    A nouveau, l'homme lui adressa une petite tape sur l'épaule. Adonis sourit faiblement, pour la forme, et acquiesça d'un léger signe de tête. Ouais, félicitation : tu n'as plus personne en qui te fier. Félicitation : tu n'as plus d'amis. Il tira sur sa cigarette. Il voulait juste se casser d'ici et ne plus entendre les gens parler de ça. Il releva un peu plus la tête, accentua son sourire :

    " - Excusez-moi. ".

    Il recula et leur tourna le dos. Il voulait fuir tout ça. Fuir et respirer. Il sentait les gouttes de sueur glisser le long de son dos. Son costume l'oppressait. C'était donc ça qu'on appelait crise de panique ? Il réussit à se frayer un chemin vers l'extérieur, lâcha sa cigarette et vomit. Si Ydris avait été là, il se foutrait bien de sa gueule en lui crachant qu'il n'avait pas les épaules assez solides pour ça. Et dire que c'était tout ce dont il avait toujours rêvé. D'une main tremblante, il se tint au mur. Ça passera. Ça passera. Avec le temps, ça passera.
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MessageSujet: Re: Teach me to speak with their voices - Sandor.    Dim 21 Fév - 18:16

A peine était-il arrivé que Sandor avait posé sa main sur un verre d'alcool, il l'espérait assez fort pour lui faire oublier qu'il devait être civilisé aujourd'hui. Faire comme tout le monde, sourire quand le temps s'y prêtait, serrer des mains collantes et usées par le temps, tout ce qu'il détestait. Le district deux n'était pas le plus chaud du pays mais une moiteur régnait dans l'air, celle qui colle à la peau et qui fait graisser les cheveux sur les fronts. Si ça n'était pas pour le capitole Sandor serait sans doute rester chez lui, dans l'obscurité qui complétait si bien ses pensées. Au moins l'alcool était gratuit et les conversations tournaient autours de ce que le nouveau chef des pacificateur allait bien pouvoir faire de ce district après sa formidable exécution qui l'avait propulsé à la tête de la sécurité. Il ne fallu pas attendre plus de quelques minutes avant que le visage de cet homme ne se dessine dans la foule.

De pacificateur l'homme en avait la carrure, mais pourquoi n'en avait-il pas la fierté ? Sandor porta son verre à ses lèvres tandis qu'un vieil homme poussait légèrement le nouveau chef de district directement dans les griffes de Pyke qui se posait toujours la question: pourquoi paraissait-il si abattu alors que tout lui souriait ?  Il était fort d'épaules, avait une bonne taille et des traits fins. Cinq ans de moins, c'est tout ce qu'il aurait fallu à Sandor pour apprécier pleinement Adonis Nightsprings. Les deux hommes se serrèrent la main, celle du blond se fit fort et ferme, tandis que de l'autre côté la main moite retomba lentement contre le flanc de Nightsprings. Un sourire ferma les lèvres de Sandor. Il en avait la carrure mais pas l'allure, ça se voyait tout de suite.  

Quelques années plus tôt, deux peut-être trois, dans le district sept, Sandor venait de prendre la place de chef des pacificateurs, celle qu'il avait attendu depuis longtemps, celle qui lui avait toujours été réservée. Ce n'était rien de plus qu'une appellation sur un bout de papier mais une fierté qui n'avait pas d'égale, du mois ça l'avait été pour Sandor. Il tire une cigarette, en propose une à Adonis qui la prend poliment. Sa toux ne cache que son appréhension, son inquiétude. C'est étrange, d'ordinaire Sandor ne fout bien de savoir ce qui se passe dans la tête des autres, mais là c'est plus fort que lui. Que se passe t-il dans la tête d'Adonis Nightsprings ? Quels démons sont venus le hanter ? Quelles pulsions se dissimules dans le sang de ses veines qui bat tambour battant ? Il avait exécuté un traître, sa place de chef pacificateur lui revenait de droit. Un droit indéniable qui se méritait, et pourtant il puait la tristesse et l'envie de se barrer d'ici. Sandor comprenait, du moins l'envie de prendre ses jambes à son cou pour fuir cette mascarade, mais il n'avait jamais éprouvé de tristesse avant.

Nightsprings s'excusa avant de se détourner, s'éloignant de plus en plus tandis que Sandor finissait son verre d'une traite en chemin vers pour s'en servir un autre, faire passer le temps plus vite. S'adossant contre un mur, ses longs doigts entourant son verre comme les serre d'un oiseau autours d'une proie, il observa les gens en rêvant au moment où il retrouverai la sûreté de sa maison. Quelques minutes s'écoulèrent avant que Sandor ne finisse par s'ennuyer de tout ça. Les conversations, les rires, les mains posées dans le dos, les congratulations. Toute cette danse pathétique pour l'élection d'un seul homme qui savait déjà quoi faire de son district, de ses habitants. Sandor n'était qu'une ombre dans le huit quand dans le sept on le considérait comme un dieu. Pris de dépits il mis fin à tout ça en se dirigeant de lui-même pour une visite du huit. Il l'avait déjà traversé pendant sa formation, mais les vieux souvenirs s'étaient effacés pour faire place aux nouveaux.

Et il le trouva là, dans un coin de maison caché du reste de l'audience. La carrure, pas l'allure. Sandor se racla la gorge en pointant du doigt le reste de l'estomac de Nightsprings qui se trouvait maintenant sur le sol terreux. "Au moins ça veut dire que vous avez des tripes". Il rit à sa propre blague, conscient de sa supériorité car il en avait derrière lui, des années entant que chef pacificateur. "Vous en faites pas, je dirai rien à personne". Sandor tira un mouchoir de sa poche arrière et le tendis au brun. "C'est étrange n'est-ce pas ? Cette sensation de contrôle, sur tout, tout le monde. Mais vous vous y ferez." Il n'était jamais devenu ami avec personne depuis Eli, ça ne lui manquait pas mais Sandor ne trouvait rien de mal à échanger avec d'autres personnes qui pouvaient comprendre ce qu'il ressentait.
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MessageSujet: Re: Teach me to speak with their voices - Sandor.    Mer 15 Juin - 17:17

    Sa respiration était vive et lui brûlait la gorge. Ses poumons lui donnaient l'impression d'être complètement enflammés. Il faisait chaud, non ? Non ? Ou C'était lui ? Lui et son esprit, lui et son corps qui ne supportaient plus rien. Il se racla la gorge et cracha. Il voulait se redresser mais en était tout simplement incapable. Son comportement était puéril, pathétique. Il avait le sentiment de ne pas mériter sa place ou son titre. C'était comme si Ydris le fixait de ses yeux morts et lui rappelait qu'il n'avait aucunement le droit d'être ici. Il déglutit longuement et serra le poing. Bordel. Même s'il ne supportait pas tout ça, il pouvait quand même faire un effort. Juste un tout petit effort et se relever. Après ce qu'il venait de se passer, il ne pouvait pas retourner à l'intérieur, pas tout de suite en tout cas, mais il pouvait au moins se tenir debout. Se tenir debout et reprendre son souffle. A l'aide du mur, tout doucement, il réussit enfin à se hisser. Debout, droit, il prit une grande inspiration et se calma enfin.

    Il se calma jusqu'à entendre un raclement de gorge. Une voix s'éleva. Pyke. Heureusement, il ne sursauta pas mais se retourna vivement vers l'homme, les yeux grands ouverts, surpris. Ses yeux allèrent du sol à Pyke en soupirant. Non, il n'avait pas de tripes. S'il en avait, il ne serait pas dans cet état lamentable. Pour se donner contenance, il ajusta sa veste et se passa une main sur le front. Ça commençait à aller mieux, ça passait. Ça passera. Même le petit rire de son collègue ne le déstabilisa pas. Il ne fallait plus qu'il soit vu comme ça. Plus personne ne devait le voir comme ça. Il releva la tête, son dos bien droit et fixe Pyke. Une nouvelle surprise. Son sourcil se arqua et baissa les yeux sur le mouchoir tendu :

    " - ... Merci. ".


    Adonis hésita un instant puis finit par prendre le mouchoir pour s'essuyer la bouche. Tant mieux qu'il ne dise rien, même si dans le fond, il se méfiait de tout et de tout le monde. Et s'il la ressortait, celle-là, pour se foutre de la gueule du tout nouveau chef du District 8 ? Puis, c'était Sandor Pyke ; le pacificateur qui faisait même peur à Ydris. Il y avait de quoi se méfier d'un geste aussi " amical ". Incapable de se détendre, il restait sur la défensive.

    " - C'est étrange n'est-ce pas ? Cette sensation de contrôle, sur tout, tout le monde. Mais vous vous y ferez.".

    Son visage se radoucit, il serra fort le mouchoir dans le creux de sa main. Le contrôle ? Non, il ne l'avait pas. Il n'avait aucun contrôle sur lui-même, sur le temps et tout ce qu'il se passait. S'il avait véritablement eu le contrôle, il aurait retenu Silk, il n'aurait pas ordonné la mort de son seul ami. Mais il m'a trahi... Ses yeux se fermèrent et il soupira avant de coller son dos contre le mur :

    " - Ça vous arrive de regretter ? D'être le chef du D07 ? Ou même d'être pacificateur ? ".

    Est-ce que vous arrivez à dormir la nuit, sans faire de cauchemars ? Est-ce que vos victimes viennent vous hanter ? Est-ce que vous arrivez à vous regarder dans le miroir sans pleurer ? Ses lèvres se pincèrent, il secoua la tête en riant faiblement :

    " - C'est ce que j'ai toujours voulu. "Contrôler " un district, arrêter les rebelles, l'uniforme, tout ça... Je ne suis pas un traître. Jamais. Mais, c'est juste que... Que... ".

    Il n'arrivait pas à trouver les mots justes. Ses explications auraient été trop vaseuses. Pourrait-il le comprendre ? Pas sûr. Il aurait mieux fait de se taire. Il ne fallait rien montrer, il ne fallait plus rien dire. Il se gratta la tempe en soupirant :

    " - Non, rien, laissez tomber. C'est l'alcool. ".


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MessageSujet: Re: Teach me to speak with their voices - Sandor.    

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