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 Blow a kiss, fire a gun - Reediane

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MessageSujet: Blow a kiss, fire a gun - Reediane   Mer 29 Juil - 19:16

Do you recall, no long ago, we would walk on the sildwalk.
Innocent, remember ? All we did was care for each other.
But the night was warm, we were bold and young.
All around the wind blows, we would only hold on to let go.

Tu n’as pas le droit de te trouver là, Reed, tu n’es plus chez toi ici, tu n’y as plus ta place, tu n’appartiens même plus à ce monde. Quelque part dans l’immense cimetière du Onze, il y a sûrement une tombe précaire qui porte ton nom, et sur laquelle sont gravées, comme pour ne jamais l’oublier, la date de ta naissance et celle de ta mort. Continue-t-elle de la fleurir, ou a-t-elle fini par oublier jusqu’à ton souvenir ? Se rappelle-t-elle parfois avec nostalgie de ces bons moments passés ensemble, ou a-t-elle renié son passé ? Tu aimerais qu’elle pense encore à toi comme tu penses encore à elle, mais ses Jeux l’ont peut-être plus brisée que tu ne le soupçonnes. Peut-être n’a-t-elle tout simplement pas envie d’être replongée dans un passé qui doit lui sembler bien lointain, bien étrange, après cette Victoire aux Jeux qui l’a auréolé de gloire et couvert de richesses, plus que tu ne peux l’imaginer. Tu lui en veux, parfois. D’avoir réussi là où tu as lamentablement échoué. D’être devenue une idole, une icône acclamée par les foules, quand tu n’es plus qu’un cadavre rongé par les vers. Façon de parler, puisque même la Mort n’a pas voulu de toi. Ni vivant, ni mort, tantôt l’un, tantôt l’autre, tu ne sais plus vraiment de quel côté de la ligne tu te situes. Et puis qu’importe, sans passé, sans avenir, tu n’es plus qu’un survivant. Comme elle. Mais à ce jour, tu ne sais pas encore si c’est là votre force, ou votre faiblesse.

Pour la première fois de ta vie, tu as outrepassé les ordres, toi, le chien si docile, si prompt à obéir aux moindres gestes de tes maîtres, et bien pire encore, tu es sur le point d’enfreindre la règle suprême qui régit ta vie de ressuscité, les premiers mots qui t’ont été adressés à ta sortie d’hôpital : il vous est désormais interdit d’entrer en contact avec vos proches. Tu joues un jeu dangereux, Reed, tu peux tout perdre s’ils s’en aperçoivent : leur confiance et par la même occasion, ta liberté de mouvements, ton poste sur le terrain, ta place dans leur armée. Tout ce qui fait de toi ce que tu es aujourd’hui, tout ce qui donne encore un sens à ton existence, mais tu es prêt à tout risquer pour cinq minutes avec elle. Tu ne peux pas être de retour au Onze après tant d’années et faire comme si tu ne la connaissais pas, comme si elle ne représentait rien pour toi. Impossible. Impensable. Rien ni personne ne t’empêchera de la voir ce soir.  

Alors tu as profité du sommeil de tes camarades, cachés dans la cave d’un sympathisant rebelle, pour t’éclipser sans bruit, et furtif comme une ombre dans la nuit, tu as parcouru les quelques kilomètres qui te séparait du village des Vainqueurs – tu aurais été capable d’en parcourir des centaines, s’il l’avait fallu, bien que tu sois ravi de n’avoir pas eu à le faire. Une fois sur place, tu as rapidement trouvé sa nouvelle maison – avec son nom inscrit sur la boite aux lettres, rien de plus facile – et tu t’y es introduit par effraction, en crochetant une fenêtre au rez-de-chaussée qui n’avait pas opposé trop de résistance. Et maintenant, tu es là, en pleine nuit dans son immense salon, sans plus savoir quoi faire. La peur au ventre, tu reconsidères la décision folle qui t’a poussé jusqu’ici, et tu hésites sérieusement à faire demi-tour pour t’enfuir dans la nuit comme un enfant apeuré quand soudain, le besoin irrépressible de la voir te prend aux tripes, et fait battre ton cœur si fort, si vite, que tu as l’impression que tu vas tourner de l’œil dans les secondes à venir. Alors tu serres les poings et tu prends ton courage à deux mains pour grimper ces foutus escaliers qui te mèneront tout droit jusqu’à sa chambre – enfin, t’imagines. Tu ouvres plusieurs portes au hasard et quand tu tombes enfin sur la bonne, tu te figes sur place, à bout de souffle, comme paralysé. Un lit trône au milieu de la pièce, et dans l’obscurité, tu distingues difficilement une silhouette empêtrée dans les draps. T’as peur, Reed, d’une peur différente de celle que tu ressens sur le terrain, face à l’ennemi. T’as peur qu’elle te rejette, et tu devines que c’est une blessure dont tu ne remettras pas. Jamais. Tu t’approches doucement de son lit jusqu’à t'asseoir près d'elle, sans la réveiller, même si elle doit avoir le sommeil léger depuis son séjour dans l’Arène, mais t'es discret, Reed, t'as appris à l'être.

Et tu siffles quatre notes. Quatre notes qui, fut un temps, vous glaçaient immédiatement le sang rien qu’à les entendre, jusqu’à vous coller des sueurs froides dans le dos. Quatre notes que le plus cruel des Pacificateurs de votre District avait l’habitude de siffloter en passant dans vos rangs, avant de fondre au hasard sur un innocent pour le battre, juste comme ça, pour le plaisir, pour l'exemple, et parce qu’il en avait le pouvoir. Tu veux l’extirper de force de son cocon douillet pour la replonger dans les horreurs de son passé, réveiller en elle une peur primitive, ancestrale, qu’elle a probablement enfouie au plus profond d’elle après des années à vivre en parfaite sécurité, sans autre ennemi qu’elle-même. Pourquoi tu fais ça ? T’en sais foutrement rien, mais t’es sadique parfois, Reed, et pas toujours maître de tes actes.
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MessageSujet: Re: Blow a kiss, fire a gun - Reediane   Dim 23 Aoû - 21:41

Nous sommes mercredi. Ulysses Deverell ne va pas tarder à faire son discours hebdomadaire, attendu impatiemment par la grande majorité de tes concitoyens alors que, pour ta part, cette idée ne te provoque qu’un soupir d’exaspération. Aucun des six candidats à la succession de Snow ne bénéficiait de ta préférence, mais Ulysses Deverell se situait aisément comme le pire des six, en étant le plus démocratique. La démocratie à Panem n’est plus qu’une vague légende datant de plusieurs décennies, qui n’arrivera plus jamais à revenir sur le devant de la scène. Les rares fois où des efforts ont été entrepris, cela s’est fini dans le sang, la violence, la mort et le chaos. Un programme visiblement réjouissant pour certains, puisque cela n’a pas suffi à anéantir leurs efforts. Ce n’est pas grave, après tout. Ce ne sont pas eux qui en paient le prix. La démocratie à Panem est une utopie, mais ça, tu sembles être l’une des seules du district à le comprendre. Et pourtant, le jour où tes concitoyens réaliseront que tu avais raison depuis le début, ils trouveront encore le moyen de se faire passer pour les premières victimes des conflits, quand ils sont les premiers à avoir allumés la mèche. Une mèche tendue par un Ulysses Deverell des plus inconstants, promettant des changements radicaux et pourtant si contradictoires à la fois. Annulation des Hunger Games favorable aux rebelles, alors qu’il s’agit de la seule façon de maitriser l’ensemble de la population. Félicitations dirigées vers les Pacificateurs qui sont ceux ayant arrêtés ces mêmes rebelles, mais pourtant ces héros se retrouvent désormais sous le coup d’une réforme. Chaque mercredi, tu continues de craindre légitimement les discours du nouveau Président, qui ne cesse de changer sa ligne directrice sans s’imaginer que cela aura tôt ou tard des conséquences. Car tout se paie à Panem, c’est bien connu.

Tu n’essaies même plus de deviner le contenu de ces discours avant d’allumer la télévision, car personne ne sait ce qu’il se passe dans la tête d’Ulysses Deverell, lui le premier. Et cette fois-ci, il a décidé de purger l’administration des districts en organisant de nouvelles élections. Comme si l’élection présidentielle n’avait pas suffi, il faut maintenant bouleverser le bon équilibre des districts. Tu lèves les yeux au ciel en éteignant la télévision, avant même que le Président n’ait terminé son discours. Il faut sauver ta peau, Alexiane. Tu as toujours été douée pour cerner les gens, encore plus depuis ton retour de l’arène, et tu sens que quelque chose n’est pas net chez cet homme, un mauvais présage qui n’annonce rien de bon, loin de là. Tu sens la colère des uns et des autres gronder face à tant d’indécisions, la révolte saisir cette ultime chance, mais surtout, tu sens que les différences entre eux et toi, entre toi et eux, n’auront bientôt plus de frontière et les scrupules disparaîtront au fil des discours d’Ulysses, le souhait de ce dernier étant d’unir la nation. Mais si elle ne l’a jamais été jusqu’ici, c’est bien pour une raison, et chambouler celle-ci serait chambouler à jamais le pays, qui, cette fois-ci, tu en es sûr, n’arrivera pas à se relever. Le gouvernement a déjà été ébranlé par le décès de feu Snow, il ne résistera pas à une autre fissure en la personne d’Ulysses.

Et ça te tord le ventre, cette idée. Cette idée de voir ton monde s’effondrer, petit-à-petit, sans pouvoir intervenir pour changer les choses. Tu le pouvais, quand tu étais dans l’arène. Tu as bénéficié de ce pouvoir suprême qui consiste à choisir qui a le droit de vivre ou mourir, et tu l’as utilisé plus que tu n’aurais dû, même après ta sortie de l’arène. C’était ta façon de changer les choses, mais tu ne peux plus agir de la sorte désormais, tu ne peux que serrer le poing et t’infliger à toi-même cette colère qui ne se traduit que par la violence. Tu es obligée de rester docile pour rester loin des ennuis, obligée de regarder Ulysses détruire ton beau pays avec son indécision, obligée de te fondre dans cette masse que tu détestes. Ta seule satisfaction, c’est qu’il n’a pas encore décidé de réduire tous vos privilèges liés à votre statut, tu as encore ta belle maison pour prouver que tu vaux mieux que ceux que tu côtoie dans les rues du district. C’est la dernière chose à laquelle tu te raccroches avant qu’Ulysses ne vous mette tous sur un pied d’égalité dans son envie d’unifier la nation. Plongé dans ton énorme lit, tu trouves finalement une qualité à cet homme ; il te fatigue tellement que tu n’arrives pas à fermer l’œil pendant plusieurs jours, mais quand tu y parviens, tu es certaine de rejoindre Morphée.

Et soudain, quatre notes qui raisonnent dans la pièce, te sortant de tes cauchemars en une fraction de secondes, te glaçant le sang et obligeant ton échine à se courber. Quatre notes que tu ne connais que trop bien, quatre notes que tu aimerais oublier, comme tout le reste. Mais quatre notes qui obligent pourtant ta mémoire à se souvenir, malgré tous tes efforts de résistance. Ton esprit sera toujours plus fort que ta volonté, Alexiane, ne l’oublie pas. Quatre notes qui respirent la violence, appellent à celle-ci, alors quand tu te retournes brusquement pour assimiler la silhouette assise à quelques centimètres de ton corps encore inerte il y a une fraction de secondes, tu ne vois pas son visage. Non, c’est pas le sien. C’est celui d’Amanda, c’est celui de Kamaria, c’est celui des enfants que tu as côtoyés quand tu n’étais qu’une simple paysanne avec le seul signe particulier d’être orpheline, et que tu n’as plus revus du jour au lendemain. Et puis, ça devient flou, et ces visages innocents laissent placent à ceux des meurtriers, de Skyler, de Zoé, de Catalina, à ceux qui t’ont voulu du mal et qui t’en veulent encore, alors tes doigts viennent machinalement se serrer autour de la gorge des tributs qui défilent au gré des battements de tes paupières. Ton cœur se serre et s’accélère, l’oxygène vient à manquer,  ton corps est traversé de spasme, mais tes mains, elles, te restent toujours aussi fidèles. Et tu serres, de toutes tes forces, tes ongles s’enfonçant dans une chaire que tu aurais pu reconnaître, si la brutalité des notes avait laissée place à la douceur de sa voix. Mais la douceur, elle n’existe plus dans ton monde. Dans votre monde.


Spoiler:
 



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MessageSujet: Re: Blow a kiss, fire a gun - Reediane   Mer 30 Sep - 22:21



Hj : Désolée, c'est un peu nul Ça ne fait pas vraiment avancer les choses, et j'espère que tu auras matière à répondre. (Sinon, dis-le moi et je rajouterai un truc à la fin.)

Cet air de musique, surgi des heures les plus sombres de votre histoire commune, a l’effet escompté. Tu l’observes se débattre et tu t’en délectes, Reed, tu t’abreuves de cette peur panique qui émane de chaque fibre de son corps. Tu es maître de la situation, en position de force, et putain, ce que tu aimes ça. Comme sur le terrain, quand tu observes tes cibles à travers le viseur de ton sniper, et qu’elles ignorent qu’il ne te suffit que d’un mouvement d’index pour sceller définitivement leur sort. T’es un tueur, Reed, inutile de te mentir à toi-même. Tu as pris goût au sang, à la violence, et à la peur que tu inspires chez tes proies. Ta belle au bois dormant, victime innocente de tes penchants malsains, s’agite dans son sommeil, en proie à ses démons d’un autre temps, obligée d’affronter des cauchemars dont elle se croyait sauve, mais si tu sais une chose, Reed, c’est qu’on n’échappe pas à son passé. Jamais. Peu importe les efforts déployés pour s’en défaire, il vous colle si bien à la peau que vous n’avez pas d’autre choix que de trainer ce fardeau derrière vous pour le reste de votre vie, et d’en subir les conséquences chaque jour qui passe. Quoi que vous fassiez, aux yeux des autres, tu seras toujours ce malheureux tribut massacré aux Jeux, et elle, cette gamine hystérique qui a remporté l’édition d’Expiation dans une folie meurtrière qui n’a pas épargné ses propres alliées. Deux rebuts de la société dont plus personne ne veut ; craints pour vos accès de démence et votre capacité à tuer sans sourciller, détestés pour votre arrogance et votre mépris de la vie humaine. Elle a beau être ton ennemie, représenter tout ce que tu combats, elle te ressemble bien trop pour que tu la haïsses. On t’a appris à le faire, pourtant. On t’a forcé à la détester, mais regarde-la ; ses peurs, ses doutes et son côté sombre ne sont que le reflet de ta propre existence. Elle est ton double, Reed, elle l’a toujours été, pas vrai ? Ce n’est que maintenant que tu le réalises pleinement. Vous n’êtes qu’une seule et même âme scindée en deux corps, désormais étrangers l’un à l’autre.

Tu te penches vers elle pour mettre fin à ses tourments, et à la sentir si prêt de toi, tu brûles, Reed, consumé par le feu d’une passion inassouvie. Tu réalises soudainement à quel point elle t’a manqué, et tu te demandes comment tu as pu vivre privé d’elle aussi longtemps. Tu meurs d’envie de passer ta main dans ses cheveux, de caresser son visage du bout des doigts, de la serrer tout contre toi pour ne plus jamais la laisser partir, mais ce sont ses mains à elle qui viennent te cueillir en premier dans une étreinte qui n’a rien de tendre. Ses doigts exercent sur ta gorge une pression douloureuse, et tu attrapes ses bras pour t’en libérer avant de manquer d’air ; bon sang, elle n’est pas très musclée mais elle a vraiment une poigne de fer. Tu n’es pas surpris ; à vrai dire, tu t’attendais à ce genre de réaction, et peut-être même l’espérais-tu inconsciemment. « Pas la peine de lutter, je reste toujours le plus fort des deux. » lui souffles-tu dans un sourire complice. Tes paroles font écho à un passé lointain, où vous vous chamailliez pour un oui ou pour un non. Bien qu’elle fut plutôt grande pour son âge, tu avais déjà  une tête de plus qu’elle a l'époque, et toujours le dessus dans vos luttes enfantines. Comme tu regrettes cette époque, ces moments qui n’appartenaient qu’à vous. Tout te semblait plus facile, alors. Malgré la menace des Jeux de la Faim, tu avais l’impression que tu avais la vie devant toi. Ce que tu étais naïf. L’année de tes dix-sept ans fut celle de ta mort. C’est vrai, te renfrognes-tu, amer, pour elle, tu es mort. Mort et enterré. Rien d’autre qu’un souvenir qui s’efface un peu plus chaque jour, quand toi tu n’as jamais cessé de penser à elle, de l’observer à la télévision, de rêver de ce moment où tu pourras enfin la retrouver. Mais ouvre les yeux, tu n’es plus qu’un fantôme du passé revenu la hanter.

« Non, n’allume pas. », protestes-tu quand tu la vois esquisser un mouvement vers sa lampe de chevet. Tu aimerais allumer la lumière mais tu n’oses pas, de peur de rompre le charme. Des effluves fruités de savon et autres produits de beauté l’embaument, mais toi, ça fait plusieurs jours que tu n’as pas pris de douche, ni changé de vêtements. Si dans l’armée du Treize, tu dois toujours être présentable et rasé au millimètre près, aujourd’hui une barbe d’une semaine couvre tes joues, et tes cheveux en bataille sont si emmêlés qu’un oiseau pourrait y faire son nid. Oui, tu dois avoir une bien piètre allure, et tu ne veux pas qu’elle te voie comme ça.  



"No time for goodbye" he said, as he faded away. "Don't put your life in someone's hands, they're bound to steal it away. Don't hide your mistake, cause they'll find you, burn you", then he said "If you wanna get alive, run for your life." - "This is my last time" she said, as she faded away. "It's hard to imagine, but one day, you'll end up like me", then she said "If you wanna get alive, run for your life." If I stay it won't be long 'til I'm burning on the inside. If I go I can only hope that I make it to the other side.©️ caius
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MessageSujet: Re: Blow a kiss, fire a gun - Reediane   Lun 22 Fév - 1:14

Tu apparais comme dure, froide, si ce n’est pas glaciale, insensible aux yeux de ceux qui ne te côtoient pas quotidiennement et bien que tu te complaises dans ce rôle qu’ils t’ont attribué, t’assurant ainsi de tenir à bonne distance les autres, la vérité est bien éloignée de l’image que tu souhaites renvoyer. Tu n’es pas moins fragile qu’avant ton envoi dans l’arène, j’en suis la preuve, la seule différence est que d’une folie douce, tu es passée à une folie destructrice. Beaucoup l’ont appris à leurs dépens, Phoenix, Zoé, et maintenant cet inconnu qui a osé entrer dans ta bulle sans en demander la permission. Pourtant, si tu étais capable de réfléchir avant d’agir, tu aurais compris que cet inconnu n’en est pas réellement un. Tu ne peux pas voir son visage, mais tu aurais pu prendre le temps de sentir sa présence, cette présence que tu as pourtant attendue si longtemps sans jamais en bénéficier autrement que dans tes rêves. Et sans te rapprocher de cette silhouette, tu aurais dû le comprendre par les quelques sifflements émanant d’entre ses lèvres. Une mélodie propre à votre district, à ton histoire, à votre histoire. Si l’on te souhaitait le mal que tu penses que cette personne te veut, ce n’est pas ainsi qu’elle s’y prendrait. Ce n’est pas en te renvoyant à tes cauchemars, mais en t’abattant sans ménagement. Cette personne veut jouer avec toi, comme au bon vieux temps, mais vous avez grandi, désormais. Et vos jeux aussi. Ton corps se raidit, ton échine se courbe, ton épiderme se dresse et tes mains réagissent comme elles le font quand le danger guette ; en attaquant indépendamment de ta volonté. Tu n’as pas vraiment endormie, mais tu n’es pas vraiment réveillée non plus et pourtant elles s’affairent déjà à te protéger. Entourant le cou de l’intrus de celles-ci, tes ongles viennent à la rencontre de sa chair tandis que tu prends peu-à-peu conscience de ce qu’il se passe autour de toi. Mais pas suffisamment pour comprendre. Pas encore. C’était un réveil brusque, bientôt transformé en réveil délicat, parce que tu sers, tu étouffes cet individu, tu redeviens peu-à-peu toi-même. Cette sensation de pouvoir, de maîtriser une situation qui pourtant t'échappe, c’est ce qui te fait du bien. C’est ce qui te fait vivre.

Mais tu es déstabilisée quand des mains viennent entourer tes bras, t’imposant un contact auquel tu n’as pas donné ton autorisation. Tu tentes de te débattre un court instant, avant qu’une voix, cette voix, ne raisonne dans ta chambre vide et aseptisée. « Pas la peine de lutter, je reste toujours le plus fort des deux. » Quelques mots qui suffisent à raidir l’entièreté de ton corps, te figeant sur place comme une statue, incapable de discernement durant quelques instants. Ton cœur rate quelques battements, la chair de poule t’envahit complètement. Tu en viens à te demander si tu n’es pas morte, mais ce n’est pourtant pas le cas. Pas encore, c’est moi qui en décide. Tu connais cette voix, tu pourrais la reconnaître entre mille, tu pourrais même la reconnaître en ultra-son si tu venais à perdre l’ouïe. Tu la reconnais, et maintenant que c’est le cas, tout son être t’apparait. Tu ne le vois pas, du moins tu ne le distingues pas clairement, mais tu le sens, là, près de toi. Tu ressens la chaleur qui émane de lui, mais aussi et surtout sa douleur, et un part qui t’est encore inconnue, celle qui s’est forgée quand tu étais loin de lui. Tu n’as pas besoin qu’il parle ni qu’il t’apparaisse clairement pour comprendre que le Reed que tu as face à toi n’as plus rien à voir avec celui que tu as connu. Et tu ne sais pas encore si cette idée te réjouit ou t’angoisse. « Et je reste la plus rêveuse. » Tu souffles finalement, non sans une pointe d'ironie. Cela fait bien longtemps que la rêveuse a laissé sa place à la dégénérée, mais elle a refait surface le temps de quelques instants. Car il a raison, il reste le plus fort et penser que tu arriverais à prendre le dessus sur lui relève du rêve. Tu te redresses péniblement dans ton immense lit, le corps encore endolori par la nuit mouvementée que tu subissais avant qu’il ne te tire de tes rêveries, ponctuant celles-ci d’un effroi auquel tu ne t’attendais pas et qui a eu pour résultat de fatiguer ton corps par les multiples émotions qui l’ont traversé. Tu t’apprêtes à allumer la lumière quand il émet une protestation, te laissant boudeuse. « Tu n’as pas le droit de me demander ça. » Protestes-tu à ton tour. Tu aimes le sentir près de toi, mais tu as aussi besoin de le voir. Depuis de nombreuses années, tu avais connaissance de son sort, il n’était pas mort dans l’arène – du moins, physiquement – mais bel et bien vivant et à la solde du district treize. Tu le savais, et durant toutes ces années loin de lui, à défaut de rêver de retrouvailles tu rêvais de lui, de celui qu’il était devenu. Tu l’avais dessiné dans ton esprit mieux que n’importe quelle esquisse, chaque détail était représenté, bientôt rejoints par ceux que tu lui attribuais depuis la sortie de l’arène. Tu ne peux plus lutter contre cette envie, ainsi décides-tu de ne pas l’écouter en appuyant sur l’interrupteur d’un geste vif. « Je ne suis plus vraiment douée pour écouter les autres. » L’informes-tu tandis que tu profites des quelques secondes d’aveuglement général pour saisir machinalement la prothèse sur ta table de chevet, que tu colles rapidement à sa place, entre le majeur et l’auriculaire.

Tu prends enfin le temps de l’étudier. Tu t’en fiches bien de le mettre mal à l’aise, il peut bien accepter cette idée après la frousse qu’il t’a provoqué. Tes pupilles analysent la moindre parcelle de son corps, s’attardant plus particulièrement sur ce visage si près du tien, tandis que ta main vient caresser avec une douceur que tu ne te connaissais plus les marques sur son visage qui te sont encore inconnues. Le résultat de la vie au treize, probablement. Il a changé, c’est certain. Il a vieilli, son visage est marqué par les épreuves mais ce n’est qu’un détail, il est toujours lui. En apparence. « J’ai eu raison d’allumer. » Tu insistes, tandis que pour la première fois depuis des mois, un fin sourire parvient à se frayer un chemin sur tes lèvres. Tu l’observes, tu l’effleures, tu as envie de tout savoir de lui, de son lui d’aujourd’hui, de ce qui fait sa vie depuis toutes ces années, de la façon dont son quotidien est rythmé. Mais plus que tout, tu as envie de le sentir proche de toi. Vous avez un certain nombre de choses à partager, mais il y a principalement ce désir inassouvi, laissé en suspens voilà des années. Parce que vous étiez trop jeunes, parce que vous n’étiez pas prêts, parce que l’on vous a séparé. Mais aujourd’hui plus rien ne vous sépare, ou du moins pas dans la situation actuelle. Il est un soldat du treize, tu es une gagnante modèle, mais dans cette chambre, sur ce lit, vous n’êtes que deux vieux camarades qui ont besoin de se retrouver. Et toi, tu trouves le chemin de ses lèvres, que tu embrasses des tiennes, dans un baiser qui se veut d’abord doux, presque timide, avant que la passion et l’envie ne prennent le dessus, tandis que tout ton corps s’enflamme doucement. Tu l’attendais ce moment, et même dans tes rêves les plus fous il n’était pas aussi parfait. Tu as la sensation de l’avoir retrouvé, et tu sais que ce n’est qu’éphémère, c’est peut-être la raison pour laquelle tu en profites autant. Tu mets fin à ce contact après quelques instants que tu aurais voulus prolonger, consciente que tu y prends goût plus que tu ne le devrais. La  séparation est inévitable entre vous, mais tu n’es pas sûre de pouvoir supporter celle-ci après avoir bénéficié de ce contact tant attendu. « Puisqu’on ne vous apprend pas les bonnes manières d’où tu viens. » Tu te justifies, cassante, faisant référence au réveil brutal dont il est à l’origine. Tu ne peux pas évoquer explicitement le district treize, consciente qu’une aussi belle maison peut également cacher ses failles. Et tu n’as de toute façon pas envie d’en discuter plus, ta seule motivation en l’évoquant est de t’en moquer, toi qui ne comprends pas ce district et par extension, la fidélité dont Reed fait preuve à son égard.



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MessageSujet: Re: Blow a kiss, fire a gun - Reediane   Mer 2 Nov - 17:40

Hj : Désolée du retard Si la fin ne te permet pas suffisamment de rebondir, dis-le moi et je rajouterais quelque chose. J'espère que ça te plaira quand même, mais je trouve ça nuuuul

Tu rêves, Reed. C’est forcément un rêve, ça ne peut être que ça. Parce que tu sais que tout ceci est impossible, impensable, même pas envisageable. Que c’est trop beau pour être vrai, et que tu sais mieux que personne que ce qui est trop beau ne dure jamais. T’es mort et enterré, rongé par les vers jusqu’aux entrailles, et elle, une Vainqueur à l’apogée de sa beauté, et au sommet de sa gloire. Tu n’es pas digne de l’approcher, de la frôler, encore moins de la toucher. T’es rien, Reed, rien ni personne. Un bouseux de District, un tribut vaincu, un loser qui n’a pas été capable d’accomplir les exploits dont Alexiane a su faire preuve. Tu ne lui arrives pas à la cheville ; elle est tellement mieux que toi, Reed, trop bien pour toi. Et pourtant, bravant  les aléas de la vie, défiant toutes les statistiques qui ne sont pas en ta faveur, tu es là, rôdeur furtif dans sa chambre de princesse, et seuls ses draps de soie séparent encore vos corps endormis. Tu t’abandonnes corps et âme à ton rêve le plus cher, le plus fou, tandis qu’elle émerge doucement de ses cauchemars. Et t’as l’impression que vous vous rencontrerez toujours à la croisée des chemins, sans jamais partager la même route. Vous êtes trop différents, Reed, un monde entier vous sépare, et plus encore. Ouvre les yeux.

Elle ne sera jamais tienne.

« Et je reste la plus rêveuse. », te rétorque-t-elle dans un souffle, et oh mon dieu, cette voix, cette voix que tu avais presque fini par oublier vient te cueillir comme un fruit trop mûr, oublié sur son arbre depuis trop longtemps, ; un fruit blet, pourri jusqu’à la moelle, tout juste bon à nourrir les chiens errants. Alors qu’elle se redresse dans son lit, encore bercée par l’obscurité que tu as apporté avec toi, tu passes ton pouce sur son visage, repousse quelques mèches de cheveux rebelles derrière ses oreilles, et ce geste te semble si naturel ; mieux encore, évident. Parce que c’est un geste que tu avais l’habitude de faire par le passé. « Rêver ne nous est plus permis. Plus maintenant. C’est fini, tout ça. » Si vous n’êtes pas encore des adultes, vous n’êtes plus vraiment des enfants. Le temps de l’innocence, de vos jeux espiègles et des rêveries enfantines est bel et bien révolu. Et putain, comme tu regrettes cette époque, Reed. Tu donnerais tout ce que tu ne possèdes pas pour retourner dans le temps et tout recommencer. Repartir de zéro. Changer les choses, modifier le cours du temps. S’enfuir avec elle avant l’année de tes dix-sept ans, qui t’a vu partir pour le Capitole pour ne plus jamais en revenir. Ou presque. Ça ne sert à rien de ruminer ce genre de pensées, Reed. Tu n’y peux plus rien, à présent. Et tu n’y pourras plus jamais rien.

Vous avez laissé passer votre chance.

« Tu n’as pas le droit de me demander ça. », proteste-t-elle quand tu l’empêches d’allumer la lumière. Mais toi, t’aimes l’obscurité, Reed, ce linceul de noirceur dans lequel on t’a enterré, et dans lequel tu es revenu à la vie. T’en as eu peur au début, et puis tu as finir par l’apprivoiser, par te fondre dedans jusqu’à ne former plus qu’un. Alexiane est tout ton contraire ; elle brille de mille feux, illuminée par l’éclat des projecteurs braqués sur elle en toutes circonstances. Tu comprends alors qu’elle est ton côté lumineux quand tu es sa part d’ombre. Mais faisant fi de toutes tes objections, elle te désobéit avec une certaine arrogance et enclenche sciemment l’interrupteur de sa lampe de chevet.  Et tu l’aimes, Reed. Putain, ce que tu l’aimes. C’est instinctif, viscéral, ça ne se contrôle pas et tu n’y peux rien. Tu l’as regardé des centaines de fois à la télévision, sur ton petit émetteur que tu possèdes en toute illégalité, mais tu ne l’as jamais trouvé aussi belle qu’en cet instant, là, dans son lit, son visage pas tout à fait réveillé baigné par la douce lueur de sa lampe, clair de lune parmi les ténèbres.

C’est une Déesse, et toi, rien qu’un rat crevé, qui ne mérite même pas de contempler une telle beauté.

« Je ne suis plus vraiment douée pour écouter les autres. », se justifie-t-elle, et son excuse t’arrache un bref sourire. « Tu ne l’as jamais été, si mes souvenirs sont bons. » Si Alexiane semblait être une jeune fille docile aux premiers abords, il s’avérait qu’elle n’en faisait souvent qu’à sa tête. « J’ai eu raison d’allumer. », conclut-elle. « Oui, mille fois oui. », souffles-tu dans un murmure. Ton cœur bat si vite, si fort, que tu as l’impression qu’il va jaillir hors de ta cage thoracique pour atterrir entre ses mains, là où se trouve sa véritable place. Ses doigts te cherchent, te trouvent, t’effleurent et l’espace d’un instant, tu maudis la guerre, tu maudis Coin, et toutes ces choses qui te tiennent éloigné d’elle. Mais tu ne peux pas fuir, même en pensées, Reed. La guerre, c’est toute ta vie. Tu es né pour ça, et tu vas probablement mourir pour ça. Coin est sans doute la seule personne de tout Panem en qui tu crois encore, en qui tu fondes tous tes espoirs. C’est ça ta vie maintenant, Reed, et Alexiane n’en fait plus partie. Elle n’y a plus sa place, pas plus que toi dans la sienne. S’il y a bien une chose qu’elle n’a pas perdu après toutes ces années, c’est sa capacité – presque un don – à te surprendre, encore et encore, jour après jour.

Tu ne savais jamais à quoi t’attendre avec elle, et c’est ce qui te plaisait peut-être le plus.  

Toi, soldat aguerri aux réflexes aiguisés, tu te dois te toujours anticiper la prochaine action de l’ennemi, parce qu’il en va de ta survie, mais celle-ci, tu ne l’avais pas vu venir. Alexiane scelle toutes ces années passées sans elle, vos souvenirs communs qui s’estompent peu à peu et ceux que vous ne partagerez jamais, les regrets, les remords, et tout ce que vous ne vous êtes jamais dit d’un baiser, et ses lèvres contre les tiennes semblent te dire ça fait mille ans que je t’attends. Surpris, tu ne sais pas comment réagir, mais rapidement le cœur l’emporte sur la raison, ce qui n’est pas dans tes habitudes, mais tu t’en fous, tu te fous de tout, du District Treize, des règles que tu as bafouées en t’introduisant dans cette maison, des Hunger Games, des tributs, des Vainqueurs, du Capitole et de Panem tout entier. Tu t’es fourvoyé depuis le début, Reed, parce que ta place n’est pas dans les rangs du Treize, elle est dans les bras d’Alexiane, sur les lèvres d’Alexiane, dans le cœur d’Alexiane. Et tu laisses libre cours à ton désir, à cette passion consumée d’avoir trop brûlée, à tous ces non-dit, ces pourquoi, ces peut-être qui t’ont torturé l’esprit pendant toutes ces années. Une main sur sa nuque et l’autre au creux de ses reins, tu la serres contre toi, et tu ne veux plus la lâcher pour que ce moment ne s’arrête jamais. Cent fois, tu as joué cette scène dans ta tête, en t’imaginant ce que cela te ferait de tenir Alexiane dans tes bras, d’explorer ses lèvres, sa langue avec les tiennes, mais même dans tes rêves les plus fous, tu étais encore bien loin du compte. Le temps semble s’être arrêté, juste pour toi, pour que tu puisses profiter de chaque détail : la fragrance fruitée que dégagent ses cheveux, la douceur de ses lèvres comme un baume sur les tiennes, abimées par le froid, l’odeur enivrante de sa peau qui frotte contre ta barbe naissante, la chair de poule sous la caresse de ses doigts.

Et tout est fini, avant même d’avoir commencé, et tu te demandes si elle joue avec tes nerfs, si ce n’est que de la torture destinée à te faire payer tes années d’absence.

« Puisqu’on ne vous apprend pas les bonnes manières d’où tu viens. » Comme un verre qui tombe au sol, le charme s’est brisé et tu te rappelles de tout : le District Treize, les règles que tu as bafouées en t’introduisant dans cette maison, les Hunger Games, les tributs, les Vainqueurs, le Capitole et Panem tout entier. Et tu t’en voudrais presque de ce moment d’égarement : ta tête te hurle qu’elle joue dans l’autre camp, mais ton cœur sait parfaitement, lui, qu’elle ne sera jamais ton ennemie.

« Difficile d’être bien éduqué, quand on n’a pas de petite cuillère en argent dans la bouche. », répliques-tu sur le ton de l’humour, prudent quant au choix de tes mots ; sa façon détournée de désigner le Treize t’a mis la puce à l’oreille, et tu comprends que la maison est probablement truffée de micros. Là d’où tu viens, la nourriture est rationnée au gramme près, les conditions de vie sont difficiles, et on y vit au jour le jour, car demain est un futur trop incertain. Au Treize, on ne peut jamais savoir si cette journée sera la dernière, alors les bonnes manières sont le cadet de vos soucis. Mais cette vie austère et sans charme, c’est la tienne, et tu ne l’échangerais pour rien au monde contre le luxe démesuré de celle d’Alexiane. Ou peut-être pour une journée ou deux, pour voir, te souffle une petite voix. « Tu m’as manqué, reprends-tu plus sérieusement. Tu ne sais pas à quel point. Je t'ai suivi, à la télé. Les Jeux... et puis tout le reste. » Tu glisses tes mains dans les siennes et entrelacent tes doigts aux siens. « Je donnerai tout ce que j’ai pour revenir quelques années en arrière, et changer tout ça. T’empêcher de te faire moissonner. J’aurai aimé… J’aurai aimé que tu ne connaisses jamais ça. » La peur au ventre, les meurtres, le besoin de tuer pour survivre, pour gagner. Cette rage, cette violence qui te consument peu à peu, qui te transforme en ce que tu n’es pas, en quelque chose d’autre, et, pour ta part, en monstre assoiffé de sang, qui prend un malin plaisir à répandre celui des autres sur le champ de bataille. Tu n’es pas sadique, non, tu n’aimes pas la torture et ne la cautionnes que lorsqu’elle te semble nécessaire.

Mais tu aimes tuer parce que ça fait te sentir en vie.  



"No time for goodbye" he said, as he faded away. "Don't put your life in someone's hands, they're bound to steal it away. Don't hide your mistake, cause they'll find you, burn you", then he said "If you wanna get alive, run for your life." - "This is my last time" she said, as she faded away. "It's hard to imagine, but one day, you'll end up like me", then she said "If you wanna get alive, run for your life." If I stay it won't be long 'til I'm burning on the inside. If I go I can only hope that I make it to the other side.©️ caius
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Blow a kiss, fire a gun - Reediane

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