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 ;and if i only could, make a deal with god;

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MessageSujet: ;and if i only could, make a deal with god;   Mar 28 Juil - 12:14



phoebus oberon donalbain
❝ WHO AM I LIVING FOR? ❞

... ‎"Doute que les étoiles ne soient de flamme
Doute que le soleil n'accomplisse son tour
Doute que la vérité soit menteuse infâme
Mais ne doute jamais de mon amour."

Né au sein du district quatre il y a de cela trente-cinq ans, Phoebus Oberon est le premier fils des Donalbain. Avant lui, il y a eut sa soeur, Caithness et après lui son petit frère, Thybalt. Une fratrie de trois dont il est donc l'enfant du milieu. La place maudite selon ce qui se raconte dans de nombreux foyers : ni l'aîné, ni le petit bébé que les parents dorlotent. Celui qui se fond dans la masse, celui qui rayonne un peu moins fort que les deux autres. Que nenni !

Il a toujours brillé autant que son frère et sa soeur et ce pas seulement du fait que les Donalbain avaient l'habitude de briller en société. Bon, soit, ça vous met sur le devant de la scène d'être le fils du maire du quatre, mais à n'en pas douter, Phoebus aurait été aussi apprécié et suivi s'il était né au sein d'une famille un peu moins vernie. Avec sa chevelure toute dorée et ses grands yeux divinement bleus, il déborde de charisme depuis toujours. Au delà d'un physique assurément flatteur, il a une personnalité plaisante, vivifiante. Il a un sourire magique. Phoebus sourit beaucoup et il a un joli sourire, de ceux qui vous font sourire en retour. Quand il sourit, on le croirait sorti d'un autre monde, un monde plus pur, un monde meilleur. On ne devinerait pas le moins du monde que ce garçon a vu ses parents dans des flaques de sang lorsqu'il avait dix ans et qu'il est tombé dans le sang en question de désespoir et de peine. Son sourire est magique dans le sens où il vous ferait presque oublier combien votre vie part en vrille. Il sourit pour masquer sa peine et car y a rien d'autre à faire. En un sens, il sourit aussi pour défier le capitole. Il lutte en souriant, en montrant qu'il est plus fort que ce qu'on pourrait penser. Il sourit même s'il a retrouvé à l'âge de sept ans ses parents, assassinés dans leur propre maison. Il sourit en dépit de tout car il a la foi, Phoebus. Il croit en la révolution qui s'épanouit au district treize, rébellion qu'il a rejoint après avoir découvert que son père y accordait également de l'importance de son vivant. Il a la foi en ses compagnons d'armes et en leurs capacités. Ils peuvent changer les choses et ils vont le faire. Ils peuvent changer le monde. Phoebus il se veut optimiste, même quand le monde est à feu et à sang et disons le franchement, ça force l'admiration.

Il est méritant ce grand blond au sourire incroyable et au regard pétillant. Il est fort, tant sur le plan physique qu'au niveau du mental. Il s'accroche à ses rêves, à ses objectifs. Il est déterminé et il sait gérer la pression. La vie l'a blessé, mais elle l'a également endurci. Quiconque qui le voit à l'oeuvre, en train de se battre pour défendre sa notion du bien, l'estime sur le champ méritant. Il a du cran, du courage et du coeur, par dessus le marché. Comme entouré d'une aura lumineuse, il compte parmi ces personnalités attractives qui attirent les regards. On le voit, on l'observe et on apprend à l'aimer. Il est de ceux qui font facilement l'unanimité, car il est un peu du genre zéro défauts. Bien sûr, c'est une impression trompeuse et il ne prétend pas le moins du monde du monde à la perfection, mais il est vrai qu'il aspire à être apprécié et lorsque ce n'est pas le cas, du fait de préjugés par exemple (fils de maire, le petit garçon propre sur lui et qui n'est de prime abord pas franchement à sa place au coeur d'une rébellion au sein du treize), il agit de sorte à prouver à ses détracteurs qu'il regorge de surprises. Il fait ses preuves et il le fait brillamment. C'est notamment grâce à cette détermination qu'il a put gagner le respect de ses frères dans la rébellion. Il a sut s'imposer et il s'est sentit emplit d'un délicieux sentiment de fierté lorsqu'il a été promu major. C'est une victoire, une victoire qu'il ne peut que savourer car elle lui revient toute entière. Il ne la doit pas à sa situation financière, à sa bonne naissance, à ses parents... Non, tout le mérite lui revient. En voilà un sentiment merveilleux.

Sans avoir le moins du monde honte de ses racines (il en est même foncièrement fier et a emporté au treize des clichés de sa mère, de son père, de sa soeur et de son petit frère, disparu il y a vingt-huit ans à la suite de l'assassinat de leurs parents), il a toujours aspiré à gagner l'estime des gens de par des actions dont il serait à l'initiative. Il se refuse obstinément à être passif dans sa vie. Non, il veut se battre, il veut se donner corps et âme et il veut se sentir emplit d'une grande fatigue, mais une bonne fatigue, celle de l'homme qui a tout donné.

Même s'il s'applique à prendre des nouvelles de sa soeur, soeur qu'il essaie de voir dès lors qu'il se rend au quatre dans le cadre de missions, même si la famille reste toujours aussi importante pour lui qu'elle l'a toujours été, il doit reconnaître que son combat le pousse à mettre en suspend bien des parties de sa vie. Il ne voit néanmoins pas la chose comme un sacrifice. Il ne pourrait pas vivre en sachant qu'il ne fait rien pour voir changer les choses. Il ne veut pas vivre dans ce monde sans essayer d'en réparer les failles. Il ne se voile pas la face. Un bon exemple à cela est son refus d'avoir des enfants. Dieu sait pourtant qu'il est diablement affectueux et paternel, mais il refuse de concéder à donner naissance à des enfants qui seront confrontés à ce monde et notamment aux jeux de la faim. A son sens, c'est là un acte d'amour. Phoebus Oberon Donalbain, il sera toujours guidé par l'amour.

about games and relative.


Pour sa famille et donc essentiellement pour sa soeur, Caithness et pour son petit frère, Thybalt, en admettant qu'il le retrouve un jour, s'il y a bien encore quelqu'un a retrouvé. Quoi qu'il arrive, quoi qu'il éprouve, quoi qu'il vive, la famille aura toujours une place prépondérant dans la vie de Phoebus. C'est primordial, la famille. On ne la choisit pas et dieu sait qu'on a tendance à la trouver foncièrement imparfaite, mais on l'aime, on l'aime de tout notre coeur. Phoebus il ne fait pas exception. Il pourrait mourir pour les siens, mais il pourrait aussi tuer pour eux. Il est prêt à tout. Il est guidé par l'amour, par la passion et il espère que ses proches ne doutent pas le moins du monde de tout cela. Il serait profondément blessé du contraire.
Non et il peine à concevoir qu'il puisse en être autrement pour d'autres. Il faut être foncièrement froid, presque dépourvu de la moindre trace d'humanité pour éprouver une sorte de satisfaction malsaine à voir des jeunes se battre à mort dans une arène longuement étudiée et conçue. C'est immonde, tout bonnement horrifiant. Il n'a jamais aimé la période des jeux et a longuement été pétrifié à la perspective d'être moissonné lorsqu'il était encore en âge pour cela. Il est fort, bien bâti et sans doute qu'il aurait pu se battre dans une arène, sans doute qu'il aurait pu se défendre, mais tuer... Bon sang, il est si reconnaissant de ne pas être entré dans l'une de ses arènes mortelles. Soit, il se bat désormais, dans Panem, mais c'est différent. Ca ne rend pas la chose moins facile, bien évidemment, mais il estime qu'avoir rejoint la cause rebelle est peut-être la meilleure décision qu'il ai jamais prise.
Ses proches doivent trouver ça vraiment étonnant, étant donné le train de vie qu'il a mené avant de rejoindre la rébellion et donc d'emménager au treize (en tant que fils du maire du district quatre, il a toujours mené une vie plutôt douce et confortable. Il a toujours compté parmi les privilégiés de ce monde en comparaison à d'autres personnes bien moins loties que lui et sa famille). Il aurait effectivement put souffrir des conditions de vie plus difficiles ou du moins bien moins douces et enviables, mais non. Enfin, ce serait mentir que de dire qu'il n'a pas eut des coups de blues, des moments où le district quatre lui manquait incroyablement fort. Il en a eut. L'air frais. Le sable sous ses pieds. L'odeur de la mer, venant lui chatouiller les narines, les petits pains parfumés et sentant la maison à plein de nez... Tant de choses qu'on ne retrouve pas dans les souterrains du treize. Enfin, il faut croire qu'il est apte à s'adapter car il l'a fait. Il faut dire qu'il n'est ni incroyablement douillet ni franchement matérialiste. De plus, il savait pertinemment que sa vie allait changer lorsqu'il s'est engagé dans la rébellion. Il a prit sa décision en connaissance de causes et il ne le regrette pas. Il peut se venter de ne l'avoir jamais regretté.
Oui, bien sûr. Il s'implique à fond dans la rébellion et est monté en grade au sein de celle-ci. Si son implication avait baissée ces derniers temps, il en serait définitivement autrement. A vrai dire, Phoebus se sent chaque jour encore plus impliqué dans le combat qui l'engage contre le capitole. Il se prend d'affection pour ses frères et soeurs rebelles dont il embrasse les idéaux et les convictions étant qu'il se retrouve dedans et parallèlement, sa haine pour le capitole s'amplifie elle aussi. Il supporte de moins en moins les démonstrations de force, les réactions hypocrites, les crimes inhumains dont le gouvernement se rend chaque jour coupable. Sa capacité à tolérer la douleur et l'injustice faiblit de jour en jour. Il se doit d'agir plus que jamais s'il veut pouvoir se regarder dans une glace. Il ne peut se résoudre à vivre comme un spectateur et c'est en partie ce qui l'a motivé à rejoindre le treize pour s'engager dans l'armée.
Son beau-frère en est un et même si, dieu merci, il ne le voit définitivement pas autant que ça aurait put être le cas s'il était resté vivre tranquillement au quatre, les quelques fois où il l'a vu lui suffisent pour éprouver une aversion profonde envers ces gens. Ils agissent bêtement au sens de Phoebus et le tout pour une cause qui les dépasse. Il ne comprend pas ce qu'ils ont à gagner dans leur travail. En quoi être un pacificateur peut leur apporter la moindre satisfaction ? Des instruments de cruauté, des armes au coeur battant. Presque des objets animés, des robots. Privés d'émotion, privés de compassion. Ca le dépasse vraiment et ça le révulse carrément de penser que sa soeur s'est éprise d'un homme pareil.
Oui, bien sûr que oui, car s'il n'y croit pas alors à quoi bon vivre ? Si on a la conviction que les choses ne peuvent pas s'arranger, alors pourquoi ne pas se tirer de suite une balle dans le crâne histoire d'abréger les souffrances pour de bon ? Il est nécessaire d'être positif, de croire que le meilleur est à venir. La conviction que les choses vont s'arranger, que le bonheur est encore à portée de mains. Phoebus a foi en ce monde, foi en ses compagnons d'armes. Il veut croire qu'il n'agit pas pour rien, car ce serait bien trop déprimant. Non, il y a encore de la joie en ce monde, sous les surfaces cendreuses. Il creusera jusqu'à en avoir les ongles noir et charbonneux, il la trouvera et il la touchera du bout de ses doigts. Peut-être qu'il y goutera ou peut-être qu'il laissera ça aux générations futures, mais il y a quelque chose à trouver. Le bonheur n'a pas été éradiqué.



JE VIENS D'UN MILIEU favorisé, AINSI, POUR MOI, LA NOURRITURE est abondante (bien que naturellement beaucoup plus rationnée depuis que j'ai emménagé au treize après avoir rejoins la cause rebelle). J'EXERCE LE MÉTIER DE major au sein de l'armée rebelle du treize ET POUR TOUT VOUS DIRE, J'aime beaucoup ça, j'estime que j'ai sut me placer du bon côté, même si ce n'est pas franchement l'avis de tout le monde dans mon entourage. JE SUIS DANS LE 13ÈME DISTRICT. AYANT trente-cinq années au compteur, JE ne peux plus PARTICIPER AUX HUNGER GAMES.


reality is here.

Je m'appelle Leslie, j'ai vingt années au compteur et plus que n'importe quoi au monde j'aime lire.   A la base, j'avais acheté le premier THG car j'en avais entendu du bien et au final, j'ai dévoré le bouquin, au point de faire promettre à ma frangine de me ramener les deux autres quand elle a été faire du shopping en ville.   J'ai lu le troisième d'une seule traite, j'ai pleuré et puis j'ai été contente et puis j'ai pleuré à nouveau.   (et je vais clairement pleurer au cinéma en novembre     ) La fin de ce bouquin m'a brisé le coeur. (FINNNNNNNNNNICK  No) Et sinon j'aime beaucoup le rp aussi (non ? Sans blague ?    Arrow) et voilà, c'est ma vie (en bref  tongue).    

FEATURING chris hemsworth © COPYRIGHT thorduna.tumblr




Dernière édition par Phoebus O. Donalbain le Jeu 30 Juil - 5:46, édité 17 fois
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MessageSujet: Re: ;and if i only could, make a deal with god;   Mar 28 Juil - 12:15



too young to have so many ghosts
❝ DISTRICT QUATRE ❞

Phoebus inspira à pleins poumons l'air familier car chargé du sel de la mer. Voilà, il était de retour à la maison ou du moins ce qui s'en rapprochait le plus : de retour au district quatre. Bon, pas pour longtemps et c'était mieux pour lui. C'était mieux pour tout le monde. Il n'avait plus vraiment sa place dans ce district qui l'avait vu naître et grandir. Il n'était plus vraiment chez lui ici et pas seulement car il avait décidé de rejoindre la rébellion et de ce fait de partir pour le district treize. Non, il avait cessé de s'y sentir pleinement bien et à sa place un soir, après une journée d'école on ne peut plus ordinaire, alors qu'il avait sept ans. Le soir arrivé trop tôt où il avait définitivement perdu son innocence et vu son monde, monde qui s'étendait jusqu'aux limites de Panem, sous un nouveau jour. Un nouveau jour bien plus sombre et qui n'avait cessé de s'assombrir encore et encore avec les années.

/DEBUT DE FLASHBACK : VINGT-HUIT ANS PLUS TÔT/
Il faisait de grands gestes en racontant à sa soeur une histoire marrante qui était arrivée dans sa salle de classe ce jour-là. Caithness l'écoutait attentivement, riant avec lui tandis qu'ils prenaient le chemin de la maison. Il faisait plutôt bon, voir un peu lourd même et alors qu'il parlait, Phoebus organisait déjà dans sa tête la fin de sa journée. Véritable pile électrique, il avait toujours toléré difficilement de rester à l'intérieur quand le monde semblait bien plus réjouissant, bien plus vivant, vu de l'extérieur. Et puis il avait sept ans. Un gosse de sept ans, ça ne reste pas enfermé. Ca court, ça vous prend la tête et ça se remet à courir. Phoebus ne constituait en rien une exception. Il pourrait peut-être aller nager. Le soleil était encore assez haut dans le ciel et il n'avait pas beaucoup de devoirs. « Tu n’as pas envie d’aller… » commença -t-il, mais il s'immobilisa en même temps que sa soeur alors qu'ils se retrouvaient postés devant la maison familiale, arrivés à destination. Quelque chose clochait. Pas visuellement. La maison était semblable à ce qu'elle avait toujours été : une grande bâtisse qui ne laissait pas de doutes sur les moyens de ses propriétaires. Lorsqu'on est maire d'un district, on a le droit aux belles choses. Non, c'était plus une question d'odeur. Et quelle odeur. Une odeur acre et particulièrement désagréable polluait l'air et l'estomac de Phoebus se retourna. Ca ne pouvait rien annoncer de bon. Phoebus s'était immobilisé dans l'allée, sa soeur à son côté. Déjà, il avait pâli et ses grands yeux bleus trahissaient son angoisse. Il était trop jeune pour tirer des conclusions hâtives, mais il n'en ressentait pas moins le malaise. Cet odeur cuivrée était porteuse de malheurs et de douleur. Même Caithness, qui respirait pourtant d'ordinaire l'assurance, semblait inquiète. Elle attrapa la main de son frère et se mit à avancer à reculons en direction de la maison. Le coeur lourd, noué par l'appréhension, Phoebus la suivit. L'odeur ne cessait de s'amplifier et le petit blond eut un haut le coeur. Ca devenait irrespirable. Il avait l'impression qu'il était à deux doigts de rejeter tout ce qu'il avait avalé ce jour-là. Lorsque sa soeur poussa la porte de sa main libre, agitée de petits tremblements, l'odeur s'intensifia encore et Phoebus eut un mouvement de recul. C'était étrange, il avait d'un côté envie de partir en courant et de l'autre, il savait qu'il ne devait pas partir. Il devait être là. Quelque chose n'allait vraiment pas et il devait en prendre connaissance même s'il était clairement beaucoup trop jeune pour voir ce qui allait suivre. L'odeur était intolérable et Phoebus respirait mal.

Alors qu'il avançait difficilement dans la maison, sa soeur lâcha sa main pour avancer un peu plus vite et elle se pétrifia alors qu'elle se trouvait devant le salon. Phoebus la rejoignit et se figea devant l'atrocité du spectacle qui se déroulait devant son visage encore poupon. Son père, leur père, gisait dans une énorme flaque de sang, immobile, pale comme un linge. Caithness poussa un cri avant de plaquer sa main sur sa bouche. Phoebus pour sa part semblait mettre du temps à comprendre la situation. Il était immobile, d'une pâleur affolante et ses yeux bleus étaient en train de s'emplir de larmes. « Papa » lâcha-t'il d'une petite voix qui portait en elle toute la souffrance du monde. Il resta planté comme un piquet à observer le cadavre. Au bout de quelques temps (il n'aurait sut dire combien), sa soeur se détourna de cette vision macabre et s'éloigna, laissant Phoebus seul. Il était mortifié, le regard braqué sur le corps. « Non, non, non » entendit-il gémir sa soeur d'une voix étranglée. Au prix d'un effort, Phoebus détourna les yeux de son père et entreprit de rejoindre Caithness qui se tenait, dos à lui, sur le seuil de la cuisine. Il marchait péniblement. Ses jambes lui semblaient tout à coup faites de coton et il craignait de s'effondrer à chaque nouveau pas qu'il esquissait. Au bout d'un moment, il rejoignit sa soeur et se figea en découvrant dans la cuisine un spectacle similaire à celui qu'ils venaient de contempler dans le salon. Leur mère, toute aussi ensanglantée et inanimée que leur père, gisait sur le carrelage. Les larmes naissantes dans les yeux de Phoebus redoublèrent et il se mit à sangloter tout en s'avançant dans la cuisine, commençant à patauger dans la flaque de sang. Il entendit sa soeur lui dire quelque chose d'une voix étranglée, mais il ne comprit pas. Tous ses sens semblaient émoussés. Il ne sentait même plus vraiment l'odeur révulsante du sang. Il ne voyait que ses étendues rouges et ses parents, privés de vie. Ses jambes étaient plus instables que jamais et alors qu'il se rapprochait du corps de sa mère, elles craquèrent sous son poids. D'un coup, il tomba dans un bruit sourd et n'esquissa même pas de grimace, trop obnubilé qu'il était par le visage inexpressif de sa mère. Il la revoyait encore le matin même, on ne peut plus vivante, s'activant dans cette même cuisine comme tous les jours de chaque semaine pour préparer le petit déjeuner. Elle lui avait demandé alors qu'il mordait dans une tartine s'il avait, conformément à ses conseils, préparé son sac la veille pour être plus efficace et rapide le lendemain et elle avait soupiré quand il avait reconnu que non. Ils avaient dut faire vite, courant un peu partout alors que Phoebus s'arrachait à peine au sommeil. Ensuite, juste avant qu'il parte direction l'école en compagnie de sa soeur, elle lui avait planté un gros baiser sur le front avant de le regarder filer, direction l'école. Il n'avait pas jeté de regard en arrière. Il avait juste senti le sien, le suivant jusqu'à ce qu'il disparaisse de son champ de vision. Il ne s'était pas imaginé le moins du monde que c'était la dernière fois qu'il la verrait. Comment aurait-il pu ? Ca n'avait aucun sens. Quels avaient été les derniers mots qu'il lui avait adressé ? Il ne s'en souvenait plus. Il était trop bouleversé pour penser clairement. Le sang le glaçait, imbibant ses vêtements sans qu'il trouve la force en lui de se relever. Au bout d'un moment, des  bras l'entourèrent et quelqu'un (son grand père) le souleva avec bienveillance pour l'arracher à sa contemplation macabre. Phoebus se laissa faire. Il était dépourvu de toutes forces et ne se sentait pas capable d’émettre la moindre résistance. Le corps parcouru de tremblements, il resta pétrifié contre son grand-père tandis que ce dernier le serrait contre lui avant de le sortir de la maison. Il était déjà resté à l’intérieur, confronté à une horreur sans nom, bien trop longtemps. Phoebus était comme dans les vapes. Son regard bleu humide semblait vidé d’énergie et il observa dans un premier temps les alentours d’un air absent, le regard comme perdu dans le vide, avant de décider d’enfouir son visage contre le gilet de son grand père. Il renifla un peu et ferma les yeux, préférant l’obscurité à la lumière en cet instant. Lorsqu’il rouvrit les yeux, il se trouvait dans la maison de ses grands parents. Il passa des bras de son grand-père à ceux de sa grand-mère comme dans un rêve, l’air toujours aussi profondément absent. Les visages lui apparaissaient flous et il sentait encore l’odeur du sang. Il resta immobile tandis que sa grand-mère entreprenait de le laver un peu, le débarrassant de ses vêtements gorgés de sang et l’aidant ensuite à enfiler des vêtements plus propres. Une fois débarrassé de l’odeur du sang, il suivi sa grand-mère jusqu’au salon. Il était encore un peu chancelant sur ses jambes et avait croisé ses bras dans une sorte de geste défensif. Dans le salon, il retrouva son grand-père et sa soeur qui avait elle aussi changé de vêtements. Spontanément, il se dirigea vers cette dernière. Il semblait incroyablement jeune. Il était pourtant assez grand pour son âge, mais il avait l’air si apeuré que ça le rajeunissait considérablement. Sa soeur se leva du canapé sur lequel elle était jusque là assise et le serra dans ses bras, le souffle court. Elle resserra l'étreinte pour eux deux. Phoebus de son côté se faisait toujours l'effet d'être entouré de couches de papier bulle et il était assez lent dans sa façon d'agir et de s'exprimer. Il se sentait nettement mieux maintenant qu'il n'était plus couvert de sang, mais il continuait à voir ses parents, inanimés et baignant dans des flaques de sang. Le genre d'images qu'on ne se sort jamais de la tête. « Thybalt » souffla Phoebus en se détachant de sa soeur. L'expression de cette dernière se fit encore plus peinée et le coeur de Phoebus se serra encore davantage, en admettant que cela soit seulement possible. « Quoi ? » Caithness se mordit la lèvre, le regard vitreux. Phoebus ne se sentait pas le moins du monde capable d'endosser une autre mauvaise nouvelle, c'était au delà de ses forces. « Thybalt a disparu. »
/FIN DU FLASHBACK/

Comme toujours, Phoebus frémit à ce souvenir. Plus de vingt ans s'étaient écoulés à présent et pourtant, il lui était encore aisé de se glisser dans la peau du petit garçon de dix ans qu'il était à l'époque des faits. Le décès de ses parents. La disparition de Thybalt. Il avait pu faire son deuil de ses parents, quand bien même on ne l'avait pas laissé revoir les corps après l'avoir sorti de chez lui, pétrifié et couvert de sang. De l'avis de tout le monde, ça l'avait déjà suffisamment traumatisé comme ça. En effet, ça l'avait bouleversé. Comment aurait-il put en être autrement ? Quelle soirée horrible. Il avait fait des cauchemars toutes les nuits durant des mois, incapable de voir autre chose que les corps ensanglantés de ses parents lorsqu'il fermait les yeux. Désormais, heureusement, il dormait mieux, mais il lui arrivait encore de passer des nuits sans dormir, à ressasser ces horribles images à jamais gravées dans sa mémoire. Il s'était fait à l'idée qu'il n'oublierait jamais et que ça ne cesserait jamais de faire mal. Il n'avait plus sept ans et il avait eut la chance d'avoir ses grands parents pour poursuivre son éducation et celle de sa soeur. Ca ne remplaçait en rien leurs parents, mais c'était déjà une chance énorme. Il avait accepté la perte de ses parents et même s'ils lui manquaient beaucoup, tous les jours, il n'avait plus aussi mal. En ce qui concernait l'absence de son petit frère, c'était différent. Thybalt n'était pas mort (enfin, c'était une alternative plausible, mais une alternative que Phoebus ne voulait pas considérer comme telle. Non, il avait déjà perdu suffisamment de monde comme ça), mais il avait disparu. Comme évaporé dans l'air. Il n'était jamais revenu. Un jour, il était là et le lendemain, il ne l'était plus. Ils n'avaient jamais eut de nouvelles ou du moins Phoebus n'avait pas eut accès aux informations en question. Son petit frère restait un disparu, un grand absent. Vingt-huit ans... Et même s'il le voyait, pourrait-il le reconnaître ? Il devait être si grand. Phoebus lui-même n'avait plus grand chose du gamin de sept ans qu'il était la dernière fois qu'il avait vu Thybalt. Il était plus grand, plus fort, plus assuré. Plus marqué par la vie, de façon générale. Il s'était endurci, car c'était nécessaire. Il ne vivait pas dans un monde parfait et il ne pouvait pas l'ignorer. Dans un monde parfait, on ne rentre pas de l'école pour retrouver ses parents assassinés. Dans un monde parfait, on ne craint pas chaque année durant une période de sa vie d'être envoyé dans une arène pour être battu à mort. Dans un monde parfait on n'est pas obligé de quitter son chez soit pour un autre district qu'on a crut éteint durant plusieurs années, tout ça pour s'engager dans une guerre afin d'être libre, enfin. Un monde parfait n'a pas à être renversé. Panem devait être renversé. Les choses ne pouvaient décemment pas rester telles qu'elles étaient. Dans son malheur, Phoebus était un chanceux et il le savait.

En tant que fils du maire à l'époque, il était né en étant un enfant privilégié au sein du quatre. Il n'avait jamais manqué de rien. Ses parents l'avaient protégés du monde extérieur, jusqu'à ce que ce dernier les rattrape tous les deux. Phoebus était tombé de très haut au décès de ses parents. En quelques heures il avait perdu une mère, un père et un frère. Il avait perdu de plus son sentiment de sécurité. Il avait toujours sa soeur et ses grands parents, mais cela ne changeait rien au fait que ce jour-là quelque chose s'est brisé en lui. Alors quand il avait apprit le lien de son père avec la cause rebelle, il s'était fait un devoir de creuser un peu dans cette voie. Il le fallait. Il ne pouvait décemment pas ignorer ce qui avait de toute évidence causé la mort de ses parents. S'ils n'avaient rien à se reprocher, ils ne seraient pas fait descendre aussi horriblement. Il y avait forcément une raison. Son père avait sut voir les imperfections d'un monde qui en était totalement rempli. Phoebus ne pouvait pas vivre en aveugle. Alors il avait fait des recherches et il avait cherché à comprendre ce que son père avait comprit de son vivant. Rapidement, Phoebus avait vu sa haine pour le gouvernement et les pertes engendrées par ce dernier grandir. Et puis, il s'était imposé à lui qu'il ne pouvait pas juste rester au quatre et vivre une petite vie passable du fait de son statut de "fils de". Non, il devait partir. Il devait s'engager dans la rébellion. Il devait trouver à sa vie un véritable sens et ainsi, d'une certaine façon, honorer également la mémoire de son père. N'aurait-il pas été terriblement fier de voir le plus âgé de ses fils ouvrir les yeux et épouser ses convictions ? Bien sûr que si. Un peu inquiet aussi, car ce n'était pas la voie la plus sûr, mais que vaut la sécurité lorsqu'elle s'accompagne d'autant de contraintes, d'autant de privations ? Rien du tout. Phoebus l'avait comprit et il n'avait pas changé d'avis. Ce choix n'avait pas plut à tout le monde. Lorsque Phoebus l'avait annoncé à sa soeur, il l'avait vu se décomposer. C'est de la folie... Tu dis n'importe quoi. Papa disait n'importe quoi et toi, tu... Bon sang. Reste. C'est du suicide et c'est inutile. Le capitole vaincra, bien sûr. Cette rébellion ne représente rien, elle est si minime, si inoffensive... Tu réussiras juste à te faire tuer. Et je ne peux pas perdre un autre frère. Elle avait faillit l'avoir là-dessus. Perdre un autre frère. Après tout, depuis cette horrible soirée, c'était un peu eux deux contre le reste du monde. Caithness et Phoebus. Phoebus et Caithness. Les survivants. Ceux qui restent. Et voilà qu'il partait, la laissant toute seule. Phoebus n'avait même pas prit la peine de souligner qu'une autre alternative été que Caithness le suive au treize. Ca l'aurait sans doute fait glousser. Caithness n'était pas faite pour le treize et il le percevait dans ses yeux. Elle n'était pas naïve et sans doute qu'elle n'approuvait pas tout du gouvernement, (il ne pouvait pas se figurer le contraire, car à ses yeux, cela signifierait presque qu'elle approuvait le meurtre de leurs parents duquel avait de toute évidence découlé la disparition de leur petit frère) mais elle aimait trop sa petite vie et son petit confort pour s'engager dans une guerre qui remettrait tout en perspective.

Elle préférait faire l'autruche et Phoebus pouvait l'accepter. Il était enclin à accepter sa soeur telle qu'elle était, comme il l'avait toujours fait, mais il ne pouvait pas accepter qu'elle attende de lui qu'il joue sur le même terrain qu'elle. Il refusait de poursuivre sa petite vie au quatre alors qu'il désapprouvait tout dans le gouvernement de Panem. Il ne pouvait pas s'adonner à tant d'hypocrisie. Caithness avait fini par s'y faire, n'ayant pas franchement le choix de toute façon. Elle devait composer avec les choix de son frère et ce dernier devait en faire autant. On ne choisit pas sa famille et on ne la refaçonne pas selon ses envies. On ne peut que l'accepter et l'aimer. Et Phoebus aimait Caithness, de tout son être et plus qu'il aimait n'importe qui en ce monde. Elle était la seule rescapée de sa famille proche, celle qui avait été son alliée durant des années avant que leurs divergences d'opinions les éloignent (et ce notamment géographiquement parlant). Ils n'étaient pas d'accord sur tout, à vrai dire ils n'étaient plus d'accord sur grand chose, pour ne pas dire sur rien, mais il ne l'en aimait pas moins. Elle lui manquait au treize et à chacune de ses missions au quatre, il prenait toujours le temps de la voir. C'était le cas ce jour-là. Conformément à leurs nouvelles habitudes, il lui avait donné rendez-vous dans un coin un peu reculé du district de sorte à ne pas être vue. Il aurait été stupide de s'afficher : aucun intérêt, pour l'un comme pour l'autre. Pour personne, en somme. Phoebus arriva un peu à l'avance sur le lieu de rendez-vous. Il resta simplement debout, attendant tranquillement. Après quelques minutes de patience, Caithness arriva. Elle n'avait pas changé. Toujours belle, diablement classe. Une fille bien née et qui l'assumait totalement, tant d'en sa façon d'agir que de parler ou encore de se vêtir. Un petit sourie illumina son visage et il lui en retourna un beau en retour. Le frère et la soeur s'éteignirent. Et puis, Caithness ouvrit la bouche. « Tu as l'air... Je veux dire... Tu fais négligé. Tu ne prends pas grand soin de toi, n'est-ce pas ? » Phoebus se mordit la lèvre. Ils n'étaient pas fichus de tenir bien longtemps sans que le mur qui s'était dressé entre eux se fasse sentir.  « Disons que me faire beau, m'offrir de jolies tenues et des séances chez le coiffeur, ce n'est pas tellement ma priorité, mais je vais bien. » Il aurait aimé lui parler du fait qu'il était major dans l'armée rebelle et que ce poste l'emplissait de fierté. Il aurait aimé lui parler du fait qu'il avait l'impression de prôner la justice et que, parfois, il avait presque l'illusion de s'endormir paisiblement (ce qui n'était pas arrivé depuis plus de vingt-huit ans) car il avait la conviction d'avoir fait le bon choix. Il avait envie de lui dire tout ça, mais tout dans son expression traduisait qu'elle ne comprendrait pas. Peut-être même qu'elle retournerait ça contre lui. Pas qu'elle veuille réellement lui nuire. Non, bien sûr que non. Elle l'aimait toujours et il le voyait bien, mais elle le blessait néanmoins. Peut-être sans même le voir, sans même en avoir conscience. Enfin le résultat était quand même là. Il souffrait en silence (ou presque) d'entendre son crétin de pacificateur de mari le qualifier de traitre et d'autres biens jolis noms d'oiseaux tandis qu'elle acquiesçait presque, telle une espèce de marionnette soucieuse des convenances. A moins qu'elle le pense vraiment. Voyait-elle en lui un traitre ? Un monstre ? Quelqu'un qui méritait de perdre la vie, au même titre que leurs parents ? Voyait-elle les choses ainsi ? Il refusait de le penser. C'était une vérité bien trop douloureuse ne serait-ce qu'à envisager. Caithness poussa un soupire en l'observant avec insistance, comme si elle cherchait à imprimer chaque détail de son visage. « Je reste convaincue que tu serais bien mieux ici, avec moi. Chez toi. Là où est ta place. » Phoebus ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel en signe d'exaspération. « Et bien oui. Tu aurais put trouver une femme, faire un beau mariage et même avoir des enfants. Les parents auraient voulus ça pour toi. » Le sourire de Phoebus s'était définitivement évanouit et il éclata d'un rire roc. « Car tu oses prétendre que tu sais ce que nos parents auraient voulus ? Papa était impliqué dans la rébellion, tu le sais aussi bien que moi. Il est mort pour ça. » « Et oui et c'est fantastique. Tu as choisi la voie qui mène à la mort. Toutes mes félicitations, Phoebus. » Elle l'exaspérait vraiment. Si elle n'était pas sa soeur, soeur qu'il voyait trop peu souvent, il serait sans doute déjà parti.

« Tu ne comprends rien, je l'ai assimilé et accepté. Tu ne peux pas comprendre. » Elle approuva vivement de la tête. « Tu as raison, je ne comprend pas. » « Et je ne te comprend pas davantage. » Elle fronça les sourcils et il porta une main à sa nuque. Il se mit à la masser, sentant ses cheveux blonds légèrement humides et lavés (essentiellement histoire de ne pas avoir l'air trop débraillé pour ne pas bouleverser sa soeur plus qu'elle ne l'était de toute évidence déjà dès qu'elle posait les yeux sur lui) sur ses doigts. « Cette vie que tu mènes... Elle n'a pas de sens. Tu vis dans une sorte de rêve, une bulle... Tu es déconnectée de la réalité et si la vue de papa et maman... Si ça ne t'as pas réveillée... Je pense que... Enfin, je ne sais pas ce qui peut t'aider à ouvrir les yeux, à comprendre que ta vie ne t'apporte rien. » Il avait peut-être été un peu trop loin. Elle ouvrit de grands yeux, l'air offusquée et elle lui donna un coup sur le bras. Il se voulait fort, mais fort il l'était bien plus qu'elle et il fut plus blessé par l'intention que par le geste en soit. « Je te conseille vivement de te taire, Phoebus. » Il poussa un gros soupire. « Tu vois, tu n'entends rien. Tu ne veux pas comprendre et c'est d'accord. Si tu es heureuse comme ça, si tu penses que c'est mieux et bien qu'il en soit ainsi... Mais lâches moi et ne t'avises pas de parler pour moi ou pour nos parents. Ce que tu fais, ce que tu dis, ça n'impliques que toi. » Eux qui étaient si proches fut un temps. Cette période était si lointaine que cela en était tout bonnement douloureux. Ils étaient toujours eux-même. Il était toujours Phoebus et elle était toujours Caithness. Elle était toujours sa soeur, celle qui avait mainte fois accepté de l'accueillir dans son lit alors qu'il se réveillait de l'un de ses nombreux cauchemars. Celle qui avait été là pour lui durant tant d'années... Sa soeur, son alliée. Son tout, quelque part. Et voilà qu'ils se balançaient des horreurs à la figure. Il ne savait plus comment lui parler. Il avait l'impression que quoi qu'il dise, quoi qu'il fasse, il ne pouvait que la décevoir. Elle avait honte de lui, de ses opinions et de ses ambitions. Il en souffrait vraiment, même s'il ne le reconnaissait pas à voix haute. Son but n'était pas de faire peser sur elle un sentiment de culpabilité. Non, il pouvait se garder cette peine pour lui. Il préférait ça que de contribuer un peu plus encore à ruiner leur relation. « Bon, je vais y aller. » Il aurait pu rester un peu plus, nettement plus, mais ils s'étaient embrouillés à une vitesse prodigieuse ce jour-là. C'était quand même triste. Ils se voyaient si peu et ça partait toujours en vrille. En dépit des horreurs qu'ils venaient de se balancer l'un à l'autre, Caithness eut l'air déçue. Déçue et résignée aussi. Ils se firent la bise dans un silence et Phoebus s'en alla, le coeur lourd.


Dernière édition par Phoebus O. Donalbain le Jeu 30 Juil - 6:03, édité 41 fois
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MessageSujet: Re: ;and if i only could, make a deal with god;   Mar 28 Juil - 12:18

Bienvenue sur MJ!!!!
Excellent choix de scénario!! D'ailleurs, j'étais en train de MP Thybalt pour un lien avec Pheobus comme je le lui avais dis avant ma validation

Du coup, je te mpotterais toi directement si tu es d'accord
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MessageSujet: Re: ;and if i only could, make a deal with god;   Mar 28 Juil - 12:21

merci et oui bien sûr, n'hésites pas. I love you
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MessageSujet: Re: ;and if i only could, make a deal with god;   Mar 28 Juil - 13:05

Bienvenue sur MJ
Excellent choix de scénario! Tu vas faire une heureuse, Thybalt attend son Phoebus depuis longtemps

Bonne chance pour ta fiche
(J'ai même sorti mon compte avec Jaimie Alexander pour toi )


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MessageSujet: Re: ;and if i only could, make a deal with god;   Mar 28 Juil - 13:46

Bienvenue sur MJ
Bonne chance pour ta fiche chou

Super choix de scénar, il est superbe
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MessageSujet: Re: ;and if i only could, make a deal with god;   Mar 28 Juil - 14:50

Bienvenue sur MJ OwO !!! Sur l'image que t'as choisi, il est très fabulous le Thorinounet OwO !
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MessageSujet: Re: ;and if i only could, make a deal with god;   Mar 28 Juil - 16:56

RIDLEY moh, trop gentil.
et bien j'espère que je serais à la hauteur  chou et merci beaucoup.  I love you

ADARA merci beaucoup.  I love you

ADONIS Chris étant Chris, fabulous il l'est toujours, c'est véridique.  tongue  
merci à toi.  I love you
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MessageSujet: Re: ;and if i only could, make a deal with god;   Mar 28 Juil - 18:41

Bienvenue ici, j'adore ce scénario

Je viendrais te quémander des liens avec Reed et Julian (chef rebelle de Panem)



"No time for goodbye" he said, as he faded away. "Don't put your life in someone's hands, they're bound to steal it away. Don't hide your mistake, cause they'll find you, burn you", then he said "If you wanna get alive, run for your life." - "This is my last time" she said, as she faded away. "It's hard to imagine, but one day, you'll end up like me", then she said "If you wanna get alive, run for your life." If I stay it won't be long 'til I'm burning on the inside. If I go I can only hope that I make it to the other side.©️ caius
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MessageSujet: Re: ;and if i only could, make a deal with god;   Mar 28 Juil - 18:47

avec grand plaisir et merci. I love you
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MessageSujet: Re: ;and if i only could, make a deal with god;   Mar 28 Juil - 19:27

BE RUNNING UP THAT HILL



Bienvenu I love you
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MessageSujet: Re: ;and if i only could, make a deal with god;   Mar 28 Juil - 19:29

RUNNING UP THAT BUILDIIING Dorian *pan*.

merci. I love you
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MessageSujet: Re: ;and if i only could, make a deal with god;   Mar 28 Juil - 22:00

HAAAAAAAAA crac crac    chou
Bon je te réponds pas dans le scénario pour pas répéter deux fois la même chose, mais oui j'attends toujours Phoebus avec impatience    En plus il est temps que le D13 se réveille un petit peu  

Ton début de fiche le plait beaucoup en tout cas
Et si tu as la moindre question à propos du scénario ou des liens avec Thybalt et Caithness n'hésite surtout pas à me MP, comme les scénarios sont postés depuis un bon moment y'a possibilité de faire évoluer un peu les choses par rapport à ce qui était écrit si tu as besoin/envie  I love you

Bienvenue sur MJ en tout cas   chou



⊹ we all want love, we all want honor
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MessageSujet: Re: ;and if i only could, make a deal with god;   Mar 28 Juil - 22:21

Bienvenue parmi nous chou bonne chance pour ta fiche
Très bon choix de scénario fake angel



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MessageSujet: Re: ;and if i only could, make a deal with god;   Mer 29 Juil - 5:59

THYBALT bon et bien génial, me voilà alors. chou I love you
oh merci :mimi: je poursuis ça ce soir. I love you
pas de soucis, je n'hésiterais pas à venir t'embêter par mp au besoin. I love you
merci beaucoup.

ALEXIANE merci beaucoup.  I love you
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MessageSujet: Re: ;and if i only could, make a deal with god;   

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