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 two worlds should never collide (moonbalt)

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MessageSujet: two worlds should never collide (moonbalt)   Ven 12 Juin - 23:34

MOONSHINE & THYBALT
TWO WORLDS SHOULD NEVER COLLIDE

it only hurts when your eyes are open, lies get tossed and truth is spoken
it only hurts when that door gets open, dreams are lost and hearts are broken


Le souffre. A chaque fois qu'il mettait les pieds dans une de ces usines désaffectées du district un il se faisait la même réflexion, il reconnaissait cette odeur de souffre, et à chaque fois il sentait ses muscles se crisper et sa gorge se serrer tandis que sa mémoire se chargeait du reste. Dans sa geôle du district cinq aussi, il y avait cette odeur de souffre, et si le rebelle n'avait pas la moindre envie de savoir quel point commun pouvait bien se trouver entre une prison et une usine d'extraction de pierres précieuses, son inconscient lui ne pouvait s'empêcher de réfléchir à toutes les possibilités sordides qui pouvaient aller avec ce questionnement. Ravalant sa salive en même temps que ses pensées, bien décidé à ne pas se laisser perturber, il avait continué de longer le couloir en maudissant la hauteur des pièces, faisant raisonner de manière exagérée le moindre de ses pas. Le pistolet automatique qu’il tenait entre ses doigts témoignait à lui seul des ravages de ces dernières années sur la personnalité du jeune homme ; Trois ans en arrière il aurait été impensable pour lui d’être armé d’autre chose qu’un couteau papillon, juste par principe, juste au cas où. Aujourd'hui il ne se séparait plus de son pistolet, pas même la nuit, parce que les balles alignées dans le chargeur était la seule chose qui se tenait entre lui et les pacificateurs susceptibles de croiser sa route. Il était devenu ce qu’il avait toujours refusé d’être, avec le sang sur les mains et l'âme craquelée de ceux qui ont commis des actes dont ils se pensaient incapables simplement parce que l’instinct de survie était passé avant tout le reste. Avant leurs principes, avant leurs croyances. Avant leur humanité. Celle de Thybalt avait disparu quelque part entre le début de sa captivité et la purge à laquelle il avait échappé, probablement dès l’instant où du fond de sa cellule il avait regardé avec un soulagement macabre le pacificateur dont la carotide déchirée déversait son contenu sur le sol, cherchant après une dernière bouffée d’air qui ne viendrait pas. Pourquoi l’avoir laissé en vie ensuite ? Pourquoi ne pas avoir exécuté sans délai l’assassin qu’il était devenu ce jour-là, pourquoi ? Certains jours, les plus mauvais, il regrettait que cela n’ait pas été le cas, parce qu’il se savait dépourvu du courage nécessaire pour mettre fin à cette farce lui-même. Les autres jours, les moins mauvais, il se contentait d'espérer après une réponse à ce pourquoi, un signe ou un événement qui lui donnerait l’illusion d’avoir véritablement expié l’une de ses fautes par une action plus louable, mais rien ne venait jamais. Il aurait été un bon médecin, peut-être pas aussi bon que son père mais il aurait travaillé chaque jour pour s’en rapprocher, et il aurait été bon ... mais il n’était pas un bon rebelle. Il ne croyait plus assez en la cause supposée être la leur, et parfois même il se demandait s’il y avait seulement cru un jour. Il ne travaillait pas à la cause mais à sa propre survie, sans même savoir si elle avait un sens, et sa place dans le réseau de la rébellion n’en était une que par désir de se trouver un but, un objectif. Il allait là où on l'envoyait, il délivrait les messages de ceux qui avaient encore quelque chose à raconter, et il les jalousait pour avoir encore un sens à leur vie quand lui n’avait plus rien qui s’en rapprochait. Il regrettait le Panem d’avant la révolte. Il regrettait ce Panem dans lequel il parvenait à se créer quelques moments de bonheur, ici et là.

Atelier 307. A l'affût du moindre bruit, du plus petit mouvement, le rebelle s'était glissé dans l'entrebâillement de la porte en retenant le poids de ses pas sur le sol presque autant qu’il retenait sa respiration. Dans la pièce comme dans plusieurs autres les traces évidentes de l’opposition entre deux camps armés, des impacts de balles sur les murs, le mobilier. Les débris d’une tasse éparpillés sur le sol, une armoire éventrée et désormais vide. Une tâche brunâtre contre le mur du fond et ne laissant que peu de doute quant au fait que celui qui avait commencé à saigner ici l’avait fait jusqu'à ce que mort s’en suive. Rien qui ne fasse douter des raisons pour lesquelles ce bâtiment avait été condamné après la révolte. Se dirigeant sans hésitation vers l’armoire Thybalt avait utilisé l’un de ses pieds pour faire levier et déplacer la charge métallique sans pouvoir l'empêcher de grincer, et maudissant le crétin qui avait eu l'idée d’une planque aussi bruyante il avait néanmoins ressenti une pointe de soulagement en découvrant le trou béant dans le mur. Unique passage menant encore vers la partie ouest de l'entrepôt, dont l'entièreté des accès avait été piégé à l’explosif. Thybalt était d’une certaine façon admiratif de la manière dont la rébellion du district un s’organisait, et ce malgré un quotidien beaucoup moins misérable qu’ailleurs ; Ils se hiérarchisaient, chacun ayant un rôle ou une mission, et la branche rebelle était finalement à l’image de tout le reste du district un : beaucoup mieux entraînée qu’ailleurs. Maintenant moins inquiet d’être intercepté par un pacificateur effectuant une ronde le rebelle courrait à travers les couloirs, cherchant avec urgence et impatience l’atelier 249 et ne s'arrêtant qu'après l’avoir trouvé ; Là était entreposé le matériel médical dont Thybalt manquait cruellement depuis ces cinq dernières semaines, celui que sa débrouillardise et ses connaissances ne suffisaient pas à pouvoir substituer. Ouvrant grand sa besace il avait fait une razzia sur l’éther et la morphine, les bandes de gaze et les compresses, les seringues à usage - supposément - unique et les aiguilles à suturer. Regrettant presque de ne pas pouvoir en entasser plus dans son sac il avait rajouté un flacon d’alcool à 90°C dans chacune des poches de son blouson et rebroussé chemin sans se faire prier, trop impatient de quitter cet endroit où il avait depuis qu’il était entré la sensation que la faucheuse soufflait son haleine morbide le long de sa nuque.

{...}


C’est du suicide. C’est ce dit qu’on lui avait dit lorsqu’il avait refusé les mises en garde lui conseillant de ne pas mettre les pieds dans cet entrepôt, qu’il était trop surveillé pour y tenter un ravitaillement actuellement. Mais c’était maintenant que Thybalt avait besoin de tout ça, sa dernière dose de morphine était partie dans les veines d’un rebelle atteint à l’abdomen par la balle d’un pacificateur il y avait plus d’un mois de cela, et à force d’être réutilisés les bandages qu’il trimbalait dans son sac infectaient plus qu’ils ne protégeaient les plaies qu’ils recouvraient. C’était presque une question de vie ou de mort, mais cela ne l’avait pas empêché de détaler comme un lapin avec son butin à peine le nez remis dehors. Il n’avait aucune idée du temps qu’il avait passé à l'intérieur de l'entrepôt, et aucune idée de l’heure qu’il était désormais ; Il avait rendez-vous avec le gamin Park à six heures, avant que le jour ne soit complètement levé, et à en juger par la teinte du ciel au dessus de sa tête Thybalt n’était pas en avance. Redescendant la route escarpée qui menait aux falaises le rebelle était trop pressé d’en finir pour prendre le temps de s'arrêter sur le paysage, pourtant magnifique, et avait seulement en tête de donner sa part du butin au jeune homme et de disparaitre. Il avait déjà eu plusieurs fois affaire au jeune Park, et la situation n’était jamais plaisante : lui savait qui était Thybalt, et Thybalt savait qu’il savait, mais tous les deux n’en avaient jamais parlé. Thybalt n’en parlait jamais à personne, de toute façon, il avait enfoui ça dans un coin de sa tête avec tous les souvenirs douloureux qui alourdissaient ses épaules et il tentait de faire avec. Il échouait lamentablement, en réalité, mais ça personne n’avait besoin de le savoir. Et personne ne saurait jamais que si le prénom de Moonshine n’avait pas franchi ses lèvres depuis une éternité il ne quittait pourtant jamais ses pensées. « C'est bon, j'ai tout récupéré. » S’avançant dans le semblant de grotte que cachait la falaise, accessible uniquement à marée basse, Thybalt avait déposé sa besace à ses pieds et reconnaissant le brassard rouge noué autour du bras de son interlocuteur il avait rangé son arme dans le holster dissimulé sous son blouson. « Je te laisse un quart et je garde le reste. Vous pourrez retourner vous approvisionner, moi pas. » Le ton prouvait qu’il n’y avait pas matière à négocier, et après tout c’était lui qui venait de prendre tous les risques, alors il s’estimait dans son droit le plus total. Le regard fuyant et l’envie tellement irrépressible d’en finir rapidement, il avait fallu à Thybalt plusieurs secondes pour s’avancer suffisamment et croiser le regard de son interlocuteur.

De son interlocutrice.

Moonshine.



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MessageSujet: Re: two worlds should never collide (moonbalt)   Sam 13 Juin - 1:14

MOONSHINE & THYBALT
TWO WORLDS SHOULD NEVER COLLIDE

tonight you just close your eyes
and i just watch you slip away


Il flattait sa chevelure brune aussi tendrement que l'on tend la paume pour attraper les premiers flocons de neige de l'hiver. Emil était comme ça, remplit de douceur. Il étonnait Moonshine de jour en jour. Depuis qu'ils étaient mariés, elle en apprenait toujours plus sur ce pacificateur. Il était d'ailleurs étonnant que cet homme en soit un, compte tenu de son caractère. Peut-être qu’il était aussi tendre parce qu’il pouvait se le permettre avec la demoiselle.  Baissant la tête un moment, elle observa ses pieds chaussés de bottes et elle resta silencieuse un long moment. Elle savait que la nuit serait longue et rien ne semblait la rassurer, pas même sa présence. Lui qui était devenu un ami pour elle connaissait la petite mission qu’on lui avait confié. Emil prit le visage de la jeune femme entre ses mains pour capturer son regard. « Ça va aller, Moon. Tu le verras et tout va bien aller. » Il savait aussi pour Thybalt. Il connaissait tout, vraiment tout. Prisonniers de ce mariage arrangé, Emil et elle n’étaient jamais parvenus à s’aimer comme leurs parents l’auraient souhaités. Le cœur de Moonshine appartenait à un autre et Emil… Et bien, il préférait les mains des hommes aux mains des femmes.  Doucement, elle grimaça. Elle n’arrêtait pas de penser à ce qui allait suivre. À cette nuit de marche et d’attente dans cette grotte près de l’eau. À cet homme qu’elle n’avait pas vu depuis si longtemps. À cette retrouvaille surprise. Car, si c’était Moonshine qui se chargeait de rencontrer Thybalt, ce n’était pas ce qui avait été prévu au tout début. Kendrick était censé être au rendez-vous, mais cette fois-ci, elle s’était proposée à sa place. Elle voulait le revoir à tout prix, elle voulait entendre sa voix, poser sa main sur sa joue, sentir sa barbe lui piquer les doigts et poser son regard dans ses iris bleu océan. Il y avait tellement d’angoisse dans son petit cœur qu’elle pensait faire une crise de panique. Heureusement, Emil l’avait rassuré toute la journée. Ils avaient passé la journée au lit à lire et dessiner et à parler quand elle sentait la panique revenir au galop.  Et maintenant, c’était l’heure et rien ne semblait pouvoir la rassurer, pas même les doux gestes de son mari. Serrant la mâchoire, elle soupira tristement. « J’ai peur… » C’était ce qui peuplait ses pensées depuis qu’elle savait qu’elle allait revoir l’homme qu’elle aimait. Elle avait peur qu’il ai complètement renoncé à elle, qu’il n’y ai plus une once d’amour pour elle dans son cœur amoché par cette guerre sans fin.  Elle déposa ses petites mains sur celles d’Emil et elle entremêla ses doigts aux siens. Il lui offrit un sourire se voulant rassurant et elle essaya de faire comme lui, sans vraiment y parvenir. Elle ferma les yeux quand il vint déposer un baiser sur le haut de son front, pour appuyer ses dires. Si elle se fiait à ses mots, tout irait bien et il n’y avait pas de raisons de s’inquiéter. Mais il ne savait pas, non, que cette relation qu’elle entretenait avec Thybalt était difficile, parsemée d’embuches et de défis parfois trop gros pour être surmontés. Hochant la tête pour se convaincre, elle se sépara de cette petite étreinte chaleureuse avant de prendre son sac à bandoulière pour le passer sur son épaule. Il fallait maintenant partir. Faire le chemin sans lumières jusqu’à être sortie de la ville et des endroits où les pacificateurs faisaient leurs rondes et se diriger vers le point de rendez-vous. Elle avait une longue route et ses yeux semblaient déjà se fermer quand elle referma la porte d’entrée derrière elle.

{...}


Elle était arrivée bien trop tôt. La nuit dévorait encore le ciel et les rayons du soleil tarderaient à illuminer la journée. Elle avait passé les dernières heures à marcher et elle n’avait prit aucune pause, si bien qu’une fois à l’intérieur de la grotte, ses jambes flanchèrent. Elle avait besoin de se reposer. Assise au sol, elle déposa son sac devant elle et l’ouvrit pour en sortir une gourde remplie d’eau. La portant à ses lèvres, elle bu le liquide aqueux durant de longues secondes, inondant son menton et sa veste par la même occasion. Plus rien ne semblait la préoccuper quand elle faisait une mission. L’air frais de la nuit la fit frissonner et elle rassembla ses cheveux en une queue de cheval bâclée avant de remettre la gourde dans le sac. De sa main, elle le tâta pour savoir s’il était assez mou pour s’en servir comme oreiller. Elle grimaça, réalisant bien assez tôt qu’il n’en était rien. Pourtant, elle se retourna pour déposer sa tête contre celui-ci et elle fixa le haut de la grotte pendant de longues minutes, jusqu’à finalement trouver le sommeil.

Quand elle ouvrit les yeux, le ciel prenait lentement des couleurs. Elle se redressa subitement. Il serait bientôt l’heure. Ramassant le sac au sol, elle le secoua pour en enlever le sable qui s’était logé dans les plis et elle le repassa sur son épaule. Elle attendit longtemps debout sur ses pieds. Son cœur battait rapidement. Elle savait qu’il arriverait d’une minute à l’autre et elle ne savait pas si elle serait prête à revoir son visage. Après tout, elle n’avait pu que l’imaginer et essayer de retracer ses traits sur des feuilles vierges au crayon à mine lorsqu’elle était coincée dans ses insomnies. Prêtant une oreille attentive aux bruits environnants, elle sortit le poignard coincé entre sa hanche et son pantalon et elle le garda dans sa main. Elle savait qu’il était plus prudent de traîner avec soi un fusil, mais elle refusait encore de poser la main sur ce genre d’armes. Lorsqu’elle entendit des pas furtivement se diriger vers elle, elle serra le manche du couteau dans sa main et attendit de voir la personne apparaître dans la grotte. « C'est bon, j'ai tout récupéré. » La voix s’approchait avec les pas. C’était celle de Thybalt, il n’y avait aucun doute là-dessus. Sa gorge se serra. Il y avait si longtemps qu’elle ne l’avait pas entendu. Qu’elle n’avait fait que se la remémorer. Le sac que le rebelle traînait avec lui tomba aux pieds de Moonshine et elle ne répondit rien. « Je te laisse un quart et je garde le reste. Vous pourrez retourner vous approvisionner, moi pas. » Elle hocha la tête, bien qu’elle se doutait qu’il ne voyait pas encore que c’était elle à cause de cette obscurité. Doucement, elle se pencha et ouvrit le sac. Il y avait tout le matériel médical nécessaire et elle savait que Thybalt était en droit d’exiger de garder la plus grosse part. C’était lui qui avait prit tous les risques en allant chercher ces choses et elle n’avait pas envie de négocier, de toute façon. Elle n’était là que pour ramener la part du butin qui revenait de droit aux rebelles du district un. Se relevant, elle posa alors les yeux sur lui et elle réalisa qu’il avait enfin comprit que ce n’était pas Kendrick mais bien elle. Il avait discerné ses traits dans la douce noirceur de l’endroit. « C’est bon. » Rien que ça. C’est bon. Elle ne savait plus quoi dire ni quoi faire. Il était en face d’elle et ils avaient encore une fois changés. Elle ne pouvait même pas se convaincre que l’entourer de ses petits bras pour le sentir contre elle était une bonne chose. Elle n’arrivait pas à bouger, à dire quoi que ce soit d’autre. Son regard était posé sur lui et plus les secondes passaient, mieux elle voyait son visage. « Ça fait longtemps… Thybalt. » Son prénom se coinça dans sa gorge quand elle le prononça. Que pouvait-elle faire ? Elle rangea son poignard là où elle l’avait prit et elle laissa le silence s’installer entre eux. Était-il surprit de la voir là plutôt que le petit Park ? Était-il étonné de voir qu’elle ne lui sautait pas au cou comme elle l’aurait fait avant ? Était-il seulement heureux de la voir en face de lui ? Elle avait besoin de ces réponses, mais elle n’arrivait pas à formuler les questions.  Ce face à face était différent du dernier qu’ils avaient eux. Il n’y avait pas de larmes. Que des silences.



~ you just walked away and i just watched you, what could i say.


Dernière édition par Moonshine I. Park le Dim 14 Juin - 6:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: two worlds should never collide (moonbalt)   Sam 13 Juin - 19:58

Le drame de Thybalt était de réaliser que les événements de ces trois dernières années n'avaient pas réussi à chasser cette impression qu'il avait toujours eu à propos de sa personne : il n'avait ni but ni ambition. Il tenait son métier de son père, tout comme il tenait de lui une place dans la rébellion qu'il n'aurait jamais acquis tout seul ; Sans lui il n'aurait jamais participé à ce rassemblement au district huit, il n'aurait jamais rencontré cette femme du district quatre, il n'aurait jamais été arrêté. Peut-être qu'il n'aurait jamais revu Moon, peut-être qu'Heidi ne se serait pas suicidée par sa faute. Ou bien le gamin qui grelottait pieds nus à la souche d'un arbre, terrorisé, n'aurait jamais été recueilli par Magnus et Thybalt n'aurait même pas eu le temps de voir ou de connaître quoi que ce soit de la vie avant de rejoindre ses géniteurs de l'autre côté. Il aurait pu avoir une autre vie, Thybalt, sans savoir si elle aurait été meilleure ou pire, mais celle qui était finalement la sienne ce n’était pas à lui qu’il la devait. Parce qu’il n’était capable de rien tout seul, il se répétait qu’il n’était capable de rien, et chaque jour il se demandait comment au juste il parvenait encore à rester en vie, quand d’autres dont l'existence avait tellement plus de sens que la sienne mourraient pour des motifs trop souvent dérisoires. La rébellion n’était pas une épopée héroïque, ils étaient bien peu ceux qui mourraient en accomplissant une action qui avait du sens, et la plupart se contentaient d’une balle perdue pour une boite de munitions volée ou un campement du mauvais côté de la clôture électrifiée. On n’exécutait même plus en place publique, depuis la purge, comme si le gouvernement tentait de faire croire que les rebelles avaient disparu de la surface de Panem en même temps que leur bon vieux président Snow. Thybalt n’était pas un héros lui non plus, surtout pas lui, et sa seule certitude lorsqu’il avait laissé Moon au pied de la montagne deux ans plus tôt avait été de se dire qu’il ne faudrait pas longtemps, avant que lui aussi ne meure d’une balle perdue comme le vagabond qu’il était devenu. Il ne reverrait jamais Moon, c’était sa certitude et son fardeau lorsqu’ils s'étaient quittés, mais parce qu’il ne s’imaginait survivre aussi longtemps alors, il ne savait pas encore que le poids sur ses épaules serait un peu plus lourd chaque jour qui passerait. Il trainait désormais comme un boulet attaché à sa cheville le manque de la jeune femme, parce qu’aussi pathétique cela puisse-t-il paraître la vérité c’était qu’elle était tout ce qui lui restait. Et maintenant elle n’était plus pour lui qu’un souvenir sur qui il n’avait plus aucun droit, pas même celui de regretter. Ce n’était pas un hasard s'ils ne s'étaient jamais revus, alors pourtant que Thybalt avait remis les pieds au district un à plusieurs reprises ces deux dernières années, si les choses s'étaient passées ainsi c'était parce qu'il pensait cela plus facile pour lui, et moins injuste pour elle. Il ne pouvait pas entrer et sortir de sa vie comme dans un moulin, elle méritait mieux que ça ... et elle avait trouvé mieux que ça, disait-on. Est-ce qu’il haïssait ce type ? Du plus profond de son être, et sans pouvoir se raisonner. Parce qu’il était pacificateur, et parce qu’il avait ce à quoi Thybalt n’aurait jamais droit, lui. Thybalt le haïssait parce qu'il crevait de jalousie depuis l’instant où il avait appris son existence, et du admettre que Moon n’était plus sienne mais celle d’un autre. Avait-elle été sienne un jour, il n’en était même pas certain.

Pourquoi était-elle là ? La surprise le pétrifiant un instant il avait eu le temps de se dire que son inconscient lui jouait des tours. Il dormait peu, il mangeait mal, ce ne serait pas la première hallucination dont il était victime et sa raison tentait désespérément de le secouer et de lui montrer que c’était bien Kendrick qu’il avait en face de lui et personne d’autre, qu’il ne devait pas se laisser ainsi berner par un air de famille et des traits similaires. Il avait cligné des yeux deux, trois fois, et finalement du faire un pas de plus pour réaliser que ce n’était pas une hallucination mais bien la réalité. « C'est bon. » Elle répondait avec la nonchalance dont il avait le premier fait preuve, et chamboulé qu’il était de se retrouver ainsi face à elle il était resté pétrifié et silencieux, tandis qu’elle se désintéressait du sac et se redressait pour lui faire face, avec un aplomb qu’il ne lui connaissait pas. « Ça fait longtemps ... Thybalt. » Son coeur cognait tellement fort dans sa poitrine qu’il se demandait comment la jeune femme pouvait ne pas l’entendre, et comment cela pouvait ne pas résonner sur les parois de la grotte. Son prénom avait résonné lui, et la voix de Moon aussi presque de la même manière qu’il l’entendait parfois dans un coin de sa tête ; Mais ce n’était pas dans sa tête, cette fois-ci, elle était bien là et elle était si près qu’il aurait pu tendre le bras et la toucher. Mais il n’avait pas osé, et comme pour se prémunir de tout faux espoir il s'était entendu demander d’une voix hésitante « Moon ... c’est toi ? » Elle n’était pas supposée être là pourtant, ce n’était pas comme ça que les choses étaient supposées se dérouler et l’espace d’un instant le rebelle s'était retrouvé en colère contre Kendrick parce qu’il aurait du être là et pas Moon. Ils auraient échangé trois mots, le gamin aurait pris sa part dans le butin de Thybalt et ce dernier serait reparti sans se faire prier, sans prendre le temps de se poser la moindre question. « Pourquoi ton frère n’est pas là, il va bien ? » Sortant de sa torpeur apparente c’était la première chose qui lui était venue à l’esprit, parce qu’ils vivaient dans une époque où pour le moindre changement de plan on pensait directement au pire. Faisant un pas supplémentaire dans la direction de la jeune femme il la voyait maintenant d’assez près pour réaliser ce qui ne lui avait peut-être pas sauté aux yeux tout de suite : elle avait changé. Assez pour brouiller quelque peu l’image qu’il gardait d’elle et entretenait à la force de ses souvenirs. Il ne saurait pas dire si c'était le ton plus volontaire qu’il n’en avait le souvenir, le regard plus dur ou l’air plus grave qui s’affichait sur son visage mais elle avait changé, et seconde après seconde l’image de la jeune femme insouciante et candide qu’il avait voulu épargner s’évaporait comme les nuages après un orage. « Tu n’aurais pas du venir ici, c’est dangereux, tu pourrais avoir des ennuis ... et si quelqu’un t’avait suivie ? Tu peux pas prendre tant de risques Moon, comment tu feras si tu te fais arrêter, comment tu ... » Il pestait sans parvenir à s'arrêter, comme s’il se cachait derrière ces reproches creux pour ne pas affronter tout de suite le véritable problème et le fait que revoir Moon après autant de temps lui faisait plus de mal encore qu’il ne l’aurait imaginer. Parce qu’il savait déjà qu’il mettrait des semaines à passer l'éponge, parce que le simple fait de la voir versait du sel sur les plaies qui se rouvraient à chaque fois qu’il devait quitter le district un en la sachant tout près, et que c’était encore pire maintenant qu’il la savait au bras et dans le coeur d’un autre. Et ça le serait encore plus maintenant qu’il l’avait revue, maintenant qu’il avait eu l’occasion de se rendre compte que les deux années qui venaient de leur filer entre les doigts n’avaient rien effacé à ses sentiments pour elle. Et il était là, à se cacher derrière des reproches et des recommandations comme s’il avait un quelconque droit d'autorité sur elle, alors qu’il n’en était rien ; Il n’avait jamais eu le droit de lui ordonner quoi que ce soit, et maintenant il n’avait même plus le droit d'émettre un avis, parce qu’il était parti, parce qu’il l’avait laissée. Mais bon dieu il ne l’avait pas laissée pour ça, pour qu’elle se mette en danger de cette manière, pour qu’il doive s’inquiéter de sa sécurité en plus de se lamenter sur le fait de l’avoir perdue.



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MessageSujet: Re: two worlds should never collide (moonbalt)   Lun 15 Juin - 6:21

Elle se rendit compte alors que, peut-être, demander à Kendrick de prendre sa place pour cette rencontre n’avait pas été la plus intelligente de ses idées. Peut-être que cela ne leur ferait que plus de mal, eux qui ne s’étaient plus vus depuis deux ans, eux qui avaient des vies changées et des visages vieillit, des âmes modelées par les poussières du temps passé. Lorsqu’elle entendit la voix de Thybalt s’élever dans le silence de l’endroit, elle avait frissonné et elle avait prié pour qu’il ne puisse pas voir son visage se tordre sous une minuscule grimace. L’entendre prononcer ce surnom lui déchirait le cœur en de si petits morceaux qu’ils auraient pu devenir une plage et que les larmes qui n’arrivaient plus à glisser le long de ses joues deviendraient l’océan qui se déverserait sur le cœur-sable. Elle ne fit qu’hocher la tête silencieusement avant de baisser son petit corps alourdit vers le sol pour vérifier tout le matériel médical que le rebelle avait volé au district un. Dès qu’elle eu terminé, elle referma le sac pour se relever. Elle croisa le regard de son unique amour et ne pu lui offrir rien d’autre que des iris endurcit par la vie. « Pourquoi ton frère n’est pas là, il va bien ? » Oui, Kendrick allait bien. Il se portait à merveille, bien que son sourire se soit fané aussi rapidement que celui de Moonshine. Le frère et la sœur semblaient réaliser que l’espoir n’était plus la meilleure des amies et ils semblaient errer dans le district à la recherche de quelqu’un qui leur prendrait la main en leur chuchotant à l’oreille que tout irait bien, que la vie retrouverait son rythme, qu’un nouveau jour viendrait peut-être. Ils étaient perdus et ils n’avaient plus un seul repère. Des gamins égarés qui espéraient sans maintenant s’en rendre compte qu’un jour, ils retrouvent leur vivacité d’antan. Et même si Moon semblait parfois trouver une pointe d’espérance, elle n’arrivait jamais à l’entourer de ses petites mains pour la garder précieusement près d’elle, juste à côté de son palpitant qui n’arriverait jamais effacer le prénom de Thybalt. C’était qu’elle l’avait probablement gravé au couteau, cousu au fil de soie, écrit à l’encre indélébile et recouvert d’un amour impossible à décrire. Pourtant, elle n’arrivait pas à seulement toucher sa main de l’homme en face d’elle. L’homme pour qui elle donnerait tout. Si elle avait été l’ancienne Moonshine, elle aurait versé des larmes, elle se serait précipitée dans ses bras et elle lui aurait dit entre deux sanglots et des poussières de temps à quel point il lui avait manqué. Elle n’était plus que le fantôme de ce qu’elle était avant et le ton de voix détaché qu’elle utilisait semblait appuyer ces dires. « Il va bien. » C’était tout. Il n’y avait pas grand-chose à dire sur cela. Rien que le minimum, simplement pour chasser les idées sombre dans la tête du rebelle. Si elle était là devant lui, c’était parce qu’elle avait été bien égoïste, au fond. Vouloir revoir l’homme qu’on aime en sachant très bien qu’ils devraient se séparer à nouveau sans être sûrs qu’ils pourraient se revoir ensuite était une chose bien malsaine à faire. Elle savait que ça ne serait bon pour aucun des deux. Mais elle avait voulu, tant bien que mal.  Elle n’avait tout simplement pas pu y résister, à cette tentation, parce qu’au fond, elle pensait à cet homme tous les jours de sa vie. Toutes les nuits. Il hantait ses rêves, il se cachait dans son ombre, son prénom se faufilait entre les mots des romans qu’elle lisait, son visage apparaissait dans tous les dessins qu’elle faisait. Dans le tiroir de sa table de chevet, il y avait même le chandail qu’elle lui avait emprunté la dernière fois qu’elle était partie du district cinq, sans avoir osé une seule fois le lui rendre. Parfois, elle l’ouvrait et le dépliait lentement pour ensuite venir coller le tissu contre la peau de son visage, près de son nez pour qu’elle puisse humer le parfum si distinct de Thybalt. Au fil des années, il s’était lentement effacé et aujourd’hui, il n’en restait pratiquement plus. « Je voulais te voir. »

Elle espérait secrètement qu’il ne lui en veule pas d’avoir fait une chose aussi insensée, mais elle savait bien qu’il ne serait pas heureux de la voir courir de si grands risques. « Tu n’aurais pas du venir ici, c’est dangereux, tu pourrais avoir des ennuis ... et si quelqu’un t’avait suivie ? Tu peux pas prendre tant de risques Moon, comment tu feras si tu te fais arrêter, comment tu ... » Pourtant, c’était lui qui lui avait précisément dit de ne pas l’attendre – ce qu’elle faisait tout de même toujours. Alors que faisait-il là, à hausser la voix, à la réprimander sur ses actions ? Il n’avait plus le droit de lui faire la morale, de lui dire ce tout ça. Il n’avait pas le droit. Peut-être voulait-il, par tous les moyens, essayer de protéger l’image de la douce Moonshine dans ses pensées, que rien ne vienne changer ce tendre souvenir. Il faudrait qu’il se fasse à l’idée qu’elle n’était plus comme ça. Qu’elle ne pouvait tout simplement plus l’être. « Thybalt. Arrête. » Ses mots sonnaient durs dans sa bouche, ils goûtaient amer. Jamais elle n’aurait parlé sur ce ton à Thybalt et voilà que c’était maintenant chose faite. Il fallait qu’il arrête de s’inquiéter pour elle. Elle avait changé, que ça lui plaise ou pas. Maintenant, elle n’avait plus peur de tout et elle n’avait plus grand-chose à perdre. Emil et Kendrick étaient les deux seules personnes à avoir une grande importance dans sa vie depuis que l’homme qu’elle aimait lui avait clairement dit de ne pas espérer le revoir. Minimes étaient les choses qui la retenaient de faire des choses idiotes. Se mettre en danger ne l’effrayait plus. « À quoi ça te sert de gaspiller ta salive pour me sermonner comme ça ?  Personne ne m’a suivit et tout va très bien. » Derrière l’homme, le soleil commençait doucement à faire entrevoir ses rayons et elle pouvait alors mieux distinguer les traits du rebelle. Il avait retrouvé certaines couleurs et une forme physique convenable, comparé à la dernière fois où ils s’étaient vus. Cela la rassura. Elle n’avait pas aimé le voir en si mauvais état. Hésitante, elle leva lentement sa main à la hauteur de son visage et elle vint déposer le bout de ses doigts sur sa joue. Petit à petit, pour ne pas le brusquer, pour l’habituer à nouveau à son contact. Il avait la peau chaude et sa petite barbe piquait légèrement sa paume. Comme pour le rassurer, elle flatta le haut de sa joue avec son pouce. « C’est égoïste d’avoir fait ce que j’ai fais. Je m’excuse… » Moonshine laissa ces derniers mots en suspend, essayant d’anticiper la réaction de Thybalt. Après ces deux longues années, elle ne savait plus comment il était, comment la vie avait pu le façonner après leur séparation. C’était un peu comme s’ils étaient redevenus des étrangers.



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MessageSujet: Re: two worlds should never collide (moonbalt)   Jeu 18 Juin - 2:47

Elle n'avait pas l'air surprise de le voir, en définitive. Lui s'était peu à peu habitué à fouler le sol du district un avec ce poids sur ses épaules en sachant qu'elle était là, tout près mais qu'il ne la verrait pas, parce que contre toute attente il n'était pas impossible de s'habituer au malheur et au désarroi. Il avait renoncé, c'était ça la vérité, parce qu'en la laissant la dernière fois il avait prié de toute ses forces pour qu'elle se construise une vie où elle n'aurait plus besoin de lui autant qu'il avait besoin d'elle, et qu'à n'avoir comme nouvelles de la jeune femme désormais ce qu'on voulait bien lui en dire, il pensait qu'elle y était parvenue. Que c'était ce que signifiait l'existence de ce pacificateur à qui on la disait liée désormais, tandis que les sentiments de Thybalt à ce sujet se retrouvaient sans cesse sans dessus dessous ; Il était jaloux de cet homme à un niveau totalement déraisonnable et insensé, mais en sachant Moon dan l'ombre d'un pacificateur il l'imaginait plus en sécurité que dans l'ombre de n'importe qui d'autre. Du moins il le croyait jusqu'à présent, jusqu'à ce qu'il la découvre au pied de cette falaise à l'attendre comme si tout cela faisait partie d'un plan dont lui seul n'avait pas été mis au courant. Il était surpris mais pas elle, il s'attendait à voir quelqu'un d'autre mais de toute évidence elle ne s'attendait qu'à le voir lui, et uniquement lui. « Il va bien. » lui avait-elle simplement assuré lorsqu'il avait demandé après Kendrick, pas qu'il n'ait un besoin ou une envie irrépressible de voir le jeune homme mais les choses étaient ainsi prévues à la base, et par les temps qui courraient les imprévus étaient souvent le fruits de mauvaises surprises, qui entrainaient de tout aussi mauvaises nouvelles. « Je voulais te voir. » Il était resté interdit, sans savoir si cette confidence était destinée à lui faire plus de bien ou de mal, certain en tout cas qu'elle avait eu à la fois la bêtise et le courage de faire ce que lui s'était forcé à ne pas faire durant les deux années qui venaient de s'écouler. Bien sûr qu'il avait voulu la voir, bien sur qu'il crevait à petit feu chaque fois qu'il venait au district un, chaque fois qu'il voyait Kendrick, et chaque fois qu'il demandait des nouvelles de la jeune femme et qu'on ne lui parlait plus que de cet homme qu'elle devait bientôt épouser. On le disait un coup heureux, un autre coup bien assortis, et Thybalt lui subissait en silence une réalité qui ne s'était jamais appliqué à Moonshine et à lui, par le passé.

Eux n'avaient jamais été présentés ainsi, au district cinq il y avait parfois eu des messes basses à leur sujet mais rarement gentilles, rarement bienveillantes. Ils s'aimaient, pourtant, mais l'amour c'était bien peu de choses par les temps qui courraient, au fond. Malgré les apparences c'était pourtant bien encore ce qui le poussait à se confondre en reproches creux, maintenant qu'à la surprise de voir la jeune femme avait succédé l'inquiétude latente au fait de l'imaginer vagabonder jusqu'ici en pleine nuit, avec tous les risques que cela comportait. « Thybalt. Arrête. » Il s'était tu instantanément, comme attendant désespérément que la jeune femme mette fin à la litanie dans laquelle il s'était empêtré. Rarement il avait entendu Moon lui imposer ainsi quelque chose, et pour cette raison l'idée de lui tenir tête ne lui était tout simplement pas venue à l'esprit. « À quoi ça te sert de gaspiller ta salive pour me sermonner comme ça ?  Personne ne m’a suivit et tout va très bien. » Il avait ravalé sa salive en silence, et serré les poings en signe de frustration, parce qu'elle n'avait pas l'air de se rendre compte. Elle ne comprenait pas pourquoi il la sermonnait, vraiment, elle trouvait qu'il gaspillait sa salive et rien de plus ? Elle n'avait pas la moindre idée de ce qui lui passait par la tête à chaque fois qu'il l'imaginait ne serait-ce que sortir après l'heure du couvre-feu. Il s'était bêtement imaginé qu'au moins en s'entichant d'un pacificateur elle se tiendrait loin des ennuis, et finalement c'était tout le contraire. Elle prenait des risques insensés pour quelque chose d'aussi futile que de venir le voir lui, alors qu'il n'avait plus rien de bon à lui apporter et qu'elle leur faisait du mal à tous les deux. « C’est égoïste d’avoir fait ce que j’ai fais. Je m’excuse ... » Le silence à nouveau, et la tête qui se secouait légèrement tandis qu'il baissait les yeux vers le sol. C'était égoïste oui, mais il l'avait trop été par le passé pour lui reprocher d'avoir succombé elle aussi, cette fois-ci. Il avait été égoïste de chercher à la voir la dernière fois lorsqu'il se cachait au milieu des montagnes, il l'avait fait par faiblesse, parce qu'il était dans un état tel que s'il ne revoyait pas la seule personne qui avait un véritable sens à ses yeux, il ne savait pas s'il aurait eu la force de passer l'hiver. Est-ce que c'était ce même besoin irrépressible de le voir qui l'avait poussée ici ?

Il avait senti ses paupières se fermer, un court instant, lorsque la main de Moon était venue glisser contre sa joue avec douceur. C'était un contact dangereusement familier qui le poussait à la faiblesse, à l'oubli des raisons pour lesquelles il était là et des risques qui s'aggravaient à chaque seconde supplémentaire passée ici. Une simple caresse de Moon avait la valeur que les baisers de n'importe qui d'autre n'auraient jamais, et il était là à en profiter lâchement, quand la chose la plus raisonnable à faire aurait été d'être déjà reparti. « Tu me manques. » C'était un murmure, la confidence d'un fait que l'on n'osait pas dire à voix haute parce que l'on avait soi-même peur de tout ce qu'il impliquait. C'était presque l'aveu d'un interdit, parce qu'il avait tout fait pour tenter de se sortir Moon de la tête et pour tenter de tirer un trait sur tout ce qui faisait sa vie avant qu'on ne l'enferme au fond d'un cage comme un animal. Il avait tout fait, mais ça n'avait pas été suffisant. « Je pensais que ça finirait par passer. Qu'avec le temps ça s'estomperait, un peu, mais ... » Mais le temps était un bien curieux personnage et n'effaçait que le bon pour ne graver dans la pierre que le mauvais, le douloureux. C'était douloureux maintenant, de penser à Moon. Lentement il avait fait glisser sa main contre celle de la jeune femme et entrelacé ses doigts avec les siens, relevant les yeux vers elle et lui adressant ce regard triste et profondément résigné qui ne le quittait plus. « Je pense à toi tout le temps, ça m'empêche de me concentrer, ça m'empêche de rester objectif et ça m'empêche de passer à autre chose ... ça me rend malade. Et c’est encore pire, quand je t’imagines avec ce type. » Le moindre de ses mots dégoulinait de l'amertume et de la douleur que lui infligeait le fait d'être séparé de la jeune femme, comme s'il n'était plus capable de la moindre pensée positive, à propos de rien. Il avait à peine oser évoquer cet homme qui partageait maintenant la vie de Moon, parce qu'il ne voulait pas qu'elle se méprenne, qu'elle s'imagine qu'il lui en voulait ... ce n'était pas le cas. Il avait fait un choix, celui de la laisser, il ne pouvait pas blâmer quelqu'un d'autre que lui pour les conséquences qui en découlaient. « Mais j'arrivais à m'y faire parce que tout ce qui m'importe c'est que tu sois en sécurité et qu'il ne t'arrives rien, c'est tout ce qui compte. Alors excuse-moi si je gaspille ma salive à te sermonner, comme tu dis, mais la dernière chose dont j'ai envie c'est d'entendre un de ces jours que tu étais dehors à bricoler je ne sais quoi plutôt que de respecter le couvre-feu, et qu'un de ces abrutis en uniforme en a profité pour te coller une balle dans la nuque. » Il était injuste avec elle, sans doute. Il ne s'en rendait pas totalement compte, c'était simplement sa frustration qui parlait sans qu'il ne parvienne plus à la brider, et les images que la fin de sa phrase projetaient dans son esprit le remplissaient d'effroi. Ses propres doigts s'étaient resserrés autour de ceux de Moonshine, et l'agacement teinté d'amertume qui le prenait à la gorge quelques instants auparavant s'était retiré pour ne laisser place qu'aux craintes muettes dont il ne parvenait jamais à se débarrasser. « Je supporterai pas qu'il t'arrive quelque chose, Moon. Je le supporterai pas. » Il avait déjà toutes les peines du monde à avancer en sentant sur ses épaules le poids du chef rebelle qu'il n'avait pas su être et des victimes qui en avaient découlées. Il avait le suicide d'Heidi attaché à son pied tel le boulet que traînait le condamné derrière lui, et c'était comme s'il parvenait déjà à peine à rester debout. S'il devait arriver quelque chose à Moonshine également, il ne savait pas s'il supporterait de porter sur lui une perte supplémentaire ; En fait il était quasiment certain qu'il n'y parviendrait pas.



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MessageSujet: Re: two worlds should never collide (moonbalt)   Mar 18 Aoû - 3:14

Elle n’était pas surprise de le voir, en effet. Elle savait déjà depuis un petit moment qu’elle se tiendrait devant lui, sans trouver véritablement les mots, avec son cœur amer, son âme appauvrit d’espoir. Il y avait si longtemps qu’elle n’avait pas vu son visage, qu’elle n’avait pas sentie ses yeux se poser sur elle, ses yeux la détailler, l’observer. Ses yeux si bleus, si beaux, si douloureux à observer. Au fond, si Thybalt avait été égoïste en voulant la voir la dernière fois, c’était Moonshine maintenant qui l’était pour avoir organisé tout cela sans qu’il le sache. Sans qu’il puisse avoir son mot à dire sur la situation. Peut-être que ce n’était pas une bonne idée de se revoir après tout ce temps. Après tout, l’espoir tuait et si le rebelle était encore en vie aujourd’hui, c’était qu’il avait probablement laissé tomber toutes espérances, quelles qu’elles soient. À cet instant, la jeune femme s’en voulu énormément. Elle n’aurait pas dû, c’était la mauvaise chose à faire, le mauvais choix à prendre. Parce qu’ils ne pourraient pas se revoir ensuite. Parce que cela créerait à nouveau de l’espoir et ça, personne n’en voulait dans un monde comme le leur. La vie continuerait et leur histoire s’effacerait avec le temps, comme leurs sentiments, comme tout ce qu’ils étaient. Croire autrement serait se voiler la face. Moonshine le savait maintenant, elle avait si longtemps espéré qu’il revienne, qu’il l’emporte avec elle et qu’ils quittent ensemble cet endroit toxique, mortel. Mais jamais il n’était venu, jamais elle n’avait osé le revoir avant maintenant. Parfois, le cœur prend les décisions et elles ne sont pas toujours logiques. Face à lui, silencieuse, elle observa son visage quelque peu surprit par ses mots. Elle lui avait ordonné d’arrêter de se faire des peurs. Personne ne l’avait suivie, personne n’allait la surprendre à son retour et tout le monde irait bien. La jeune femme savait que si Thybalt s’inquiétait autant pour elle, c’était parce qu’il avait l’âme remplie d’amour pour elle, pourtant, elle n’aimait pas savoir qu’il s’inquiétait de la sorte pour elle. Il avait sûrement pensé qu’elle resterait sa jolie Moon adorée, sa fragile étoile, sa timide amante. Le temps en avait fait autrement. Le temps avait piétiné son bonheur et il n’y avait rien qui pouvait le lui rendre, sauf de revoir ce rebelle amoché par la vie qu’elle aimait tant. Entre eux régnait un silence pesant. Elle lui avait fait comprendre qu’elle ne voulait plus de sermons. Sa main avait trouvée refuge au seul endroit qu’elle connaissait si bien; le visage de cet homme qui s’en faisait trop pour elle. De son pouce, elle caressa tendrement sa joue, les yeux sans larmes mais teintés de tristesse, les lèvres tremblantes sous l’émotion. Elle avait souhaité que leur rencontre soit belle et que pour un instant, ils oublient tout de leurs vies en désordre. Elle avait souhaité qu’ils se perdent dans l’océan de leur amour. Il n’y avait pourtant que le silence qui les accompagnait dans ces difficiles retrouvailles.

« Tu me manques. » On aurait pu confondre la voix de Thybalt au murmure du vent. On aurait pu la confondre avec celle de la nature qui ne faisait que murmurer des paroles indéchiffrables. Le cœur de Moon se serra si fort qu’elle crut qu’il allait exploser dans sa poitrine. Trois mots réunis pour créer cette simple phrase pourtant si percutante. Elle détourna le regard, laissant toujours sa main sur sa joue. Elle ne pouvait pas croiser ses yeux. Cela allait l’achever et elle n’avait pas envie de pleurer. Elle avait troquée les larmes pour les soupirs, pour les longs silences. Elle ne pleurait plus devant les gens, sauf devant Emil, son mari. Car les insomnies ne l’avaient toujours pas quittée, elles erraient toujours près d’elle et l’empêchaient de dormir. Alors quand elle restait éveillée trop longtemps et que le visage de l’homme dont elle était amoureuse revenait hanter ses nuits blanches, elle n’arrivait tout simplement pas à garder le cœur froid. Elle pleurait souvent dans le grand lit conjugal, ce lit qui ne servait au couple qu’à dormir et à se serrer si fort l’un contre l’autre pour se rassurer qu’ils avaient au moins quelqu’un à qui se raccrocher pour éviter de tomber dans l’ombre. Emil était toujours là pour sécher ses larmes, pour les faire disparaître ou simplement pour les écouter et lui serrer la main. « Je pensais que ça finirait par passer. Qu'avec le temps ça s'estomperait, un peu, mais ... » avait ajouté Thybalt, glissant sa main contre la sienne, faisant frissonner la rebelle. Il y avait si longtemps qu’elle n’avait pas senti son être contre le sien. Relevant les yeux vers lui, elle se mordit la lèvre sous cette confession. Elle lui manquait terriblement et ça ne passait pas au fil des jours. « Tu me manques aussi. Tous les jours… » La jeune femme l’avait murmuré comme lui l’avait fait plus tôt. Comme si cette confession devait rester secrète, comme si le dire d’une voix plus forte allait les briser. Elle sentit les doigts du rebelle se refermer entre les siens et elle serra doucement. Ils étaient à l’heure des déclarations et elle ne savait pas si elle avait le cœur assez solide pour entendre tout ce qu’il avait à lui dire. Elle ne savait pas si elle pourrait rester le visage immaculé de larmes. « Je pense à toi tout le temps, ça m'empêche de me concentrer, ça m'empêche de rester objectif et ça m'empêche de passer à autre chose ... ça me rend malade. Et c’est encore pire, quand je t’imagine avec ce type. » Elle sentit tout son être son figer sous ces mots. Il voulait passer à autre choses ? Il voulait la laisser, l’oublier ? C’était ses intentions premières en ne voulant plus penser à elle ? Bien sûr, elle savait que cela le faisait souffrir, mais cela la blessait et l’attristait tellement de savoir qu’il voulait faire une croix sur elle. Doucement, elle fit glisser sa main de son visage pour essayer de se défaire des doigts de Thybalt. Elle ne pouvait plus le sentir près d’elle, sinon elle allait exploser, elle allait mourir devant lui. Mourir de tristesse.  Dans sa tête, il y avait une tempête. Les idées se bousculaient, plus rien n’était clair. Tout défilait trop rapidement, elle n’arrivait pas à attraper des mots pour former des phrases qui auraient pu s’échapper d’entre ses lèvres avant qu’il n’ajoute autre chose. « Mais j'arrivais à m'y faire parce que tout ce qui m'importe c'est que tu sois en sécurité et qu'il ne t'arrive rien, c'est tout ce qui compte. Alors excuse-moi si je gaspille ma salive à te sermonner, comme tu dis, mais la dernière chose dont j'ai envie c'est d'entendre un de ces jours que tu étais dehors à bricoler je ne sais quoi plutôt que de respecter le couvre-feu, et qu'un de ces abrutis en uniforme en a profité pour te coller une balle dans la nuque. »  Les mots qu’il avait employé étaient crus, directes. Elle sentit ses mains trembler, ne sachant quoi répondre à tout cela, quoi faire. Elle avait une boule dans la gorge. Une boule de sentiments, de tristesse, de détresse. Elle n’avait pas ses points de repère, elle avait tout perdu. Toute l’assurance et le semblant de confiance qu’elle avait un peu plus tôt s’étaient envolés. Elle dû s’assoir sur le sol rocailleux de la petite grotte pour sentir le sol sous elle. « Je supporterai pas qu'il t'arrive quelque chose, Moon. Je le supporterai pas. »

Si seulement elle avait réussi à garder son calme, peut-être n’aurait-elle pas sentie les larmes perler au coin de ses yeux. Elle se sentait démunie et sans forces. Elle se sentait exténuée. Fatiguée de se battre, de lutter contre tout ce qu’elle essayait d’enfouir au plus profond d’elle. Elle resterait toujours faible, au final. Moonshine passa la paume de sa main droite contre sa joue, voulant essuyer les larmes qui coulaient lentement. « Je suis fatiguée, Thybalt... » Elle avait la voix tremblement de terre, de ceux qui font vibrer le sol et puis les pieds et la gorge et l’âme. « Si j’reste assise à rien faire, j’vais exploser. Je sais plus quoi faire de ma peau. Je sais plus quoi faire de moi. » Elle avait envie de tout lui raconter du début, de lui expliquer qu’elle aussi n’arrivait pas à penser à une autre personne que lui. Elle avait envie de lui dire qu’entre son mari et elle, il n’y avait rien, que c’était simplement pour berner les gens et pour les protéger eux aussi. Elle avait enfin un allié dans sa vie qui comprenait tout, ça lui enlevait au moins un peu de poids de sur ses maigres épaules. . « Tu le sais aussi bien que moi, que j’arriverais jamais à t’oublier. C’est difficile, parce que j’ai toujours envie d’être avec toi, de disparaître, de ne plus exister pour les autres. De simplement vivre une vie calme et paisible. J’ai juste envie d’être avec toi même si je pourrais jamais. » Même si les larmes coulaient doucement, le ton de sa voix restait dur, cassé. Elle pleurait, certes, mais plus comme elle le faisait avant. Elle ne pleurait plus comme une jeune fille candide et insouciante. Elle pleurait comme une jeune femme qui avait trop vécu et qui ne pouvait plus croire en l'espoir.



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