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 (kaëlle berry) my life gets kinda boring, need something that i can confess

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MessageSujet: (kaëlle berry) my life gets kinda boring, need something that i can confess   Lun 11 Mai - 19:49


james dewitt & kaëlle berry
❝ my life gets kinda boring, need something that i can confess ❞
Des regards en coin, de discrets sourires. Même s'ils tentent tant bien que mal de le cacher, tu t'es déjà habitué à cette dure réalité. Celle du temps, qui t'écrase et te pousse petit à petit vers la sortie. Tous les efforts, toutes les soirées du monde ne peuvent rien pour lutter contre cette fatalité qu'est le temps. Les années passent, et celui qui fut jadis un héroïque vainqueur ne devient plus qu'une relique du passé, appartenant à un temps que les nouveaux tributs ne connaissent pas. Désormais, tu fais partie de ces reliques anciennes, bonnes à exhiber sous les yeux des participants actuels, bonnes à remuer devant une populace capable du tout au rien en l'espace de quelques minutes. Pour ta participation à l'histoire des Jeux, tu n'es pas autant tombé dans l'oubli que d'autres. Mais les signes ne trompent pas. Ils ne te voient plus comme le jeune homme fort, courageux, capable de tuer une vingtaine d'adversaires pour s'adjuger une victoire que peu de personnes lui pensaient possible. Non, aujourd'hui, tu vois surtout dans leur regard le poids des années. Celui de tes sensations fortes aussi. Tu n'es plus aussi vif qu'avant, ta forme olympique t'a quitté depuis bien longtemps, et tu sais que tu serais aujourd'hui incapable de refaire ce que tu as fais il y a une vingtaine d'années. Tu n'es plus le même homme. Jadis convié par tous. Aujourd'hui invité par le seul respect qu'ils peuvent –ou simulent-- éprouver pour ta personne. Pour avoir battu le record, et l'avoir gardé aussi longtemps, tu restes l'un des principaux convives des soirées de ce genre. Mais tu n'es plus LA superstar depuis plusieurs années maintenant. Quel dommage.

A vrai dire, tout ceci est ennuyeux à mourir. Rien de trépidant ne s'y passe. Personne n'ose enfreindre les règles établies, et tous se plient aux codes de la bonne tenue. Aucun comportement déraisonnable, aucune action qui pourrait heurter ou choquer. Et toujours cette manie de manger jusqu'à vomir, pour mieux s'empiffrer de nourriture. Tu es totalement différent eux. Préférant le danger des sports extrêmes à la vie calme et paisible des gens du Capitole. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle tu as tant hésité à rejoindre les pacificateurs peu de temps après ton retour des Jeux. Mais tu as finalement décliné l'offre, préférant sur le coup rester chez toi, à profiter de la vie plutôt que de te lever tous les matins pour un boulot contraignant et ne laissant que peu de place aux loisirs. Tu en es venu à regretter ce choix stupide. Surtout après ta rencontre avec cette capitolienne, tombée enceinte de toi. Ou de son mari. Tu ne t'es jamais vraiment intéressé à cet enfant, ou à ses parents. Seulement un coup d'un soir... d'une semaine. Puis tu n'en a plus jamais entendu parler, jusque récemment. Lorsqu'une jeune femme a été embauchée pour habiller le neuvième district. Son nom ? Kaëlle Berry. Comme cet enfant.
Et il se trouve qu'elle est là ce soir, dans cette soirée. Prête à être accostée par cet homme étrange.

« Kaëlle, je présume ? » Tu fais bien plus que présumer. Tu sais pertinemment qui est elle, et ce qu'elle fait. « Enchanté, James DeWitt. » Un sourire pendu à tes lèvres, tu ne la lâches pas du regard. Elle ne doit rien savoir de toi, vainqueur de Jeux s'étant déroulés avant sa naissance. Pourtant, tu en connais beaucoup sur elle. Beaucoup plus que beaucoup de monde. Qu'importe, tu restes de toute façon un inconnu pour elle, tout comme elle reste une totale inconnue pour toi. Un poids dont tu n'as jamais voulu, et dont tu ne veux pas plus aujourd'hui. Mais la curiosité l'emporte toujours sur la raison, et tu veux savoir ce qu'elle est aujourd'hui. Si elle est telle que sa mère, ou meilleure. « J'ai entendu beaucoup de bien sur votre travail. Vous habillez le neuf, c'est ça ? »
La faire parler. En savoir plus sur elle. Sans toutefois qu'elle ne se doute de tes intentions. Et en espérant que sa mère ne lui ait jamais parlé de toi. Tu en doutes toutefois. Quel homme digne de ce nom aurait délibérément accepté de s'occuper du gamin d'un autre, et surtout d'un habitant des districts. Même venir du deux ne changerait rien aux problèmes que cela poserait. Peut-être aurait-elle été différente si tu l'avais reconnue, entraînée et formée aux arts de ton district. Peut-être en aurais-tu fais une guerrière, prête à mourir dans l'arène. Et au lieu de ça, la voilà face à toi, dans son accoutrement stupide de capitolienne, affichant toute sa niaiserie.
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MessageSujet: Re: (kaëlle berry) my life gets kinda boring, need something that i can confess   Mar 12 Mai - 0:03

my life gets kinda boring,
need something that i can confess


What did you expect ?

Le brouhaha de la foule. Les cris de joie. La nourriture. L'alcool. Les conversations endiablées. La fête continue. Les interviews récentes des tributs sont rediffusées sur de nombreux petits écrans. Demain, enfin, la 75e édition des Hunger Games va débuter. Et tu profites de la soirée. En tant que nouvelle styliste. C'est ta première année. Tu as assurée le spectacle avec tes créations. Tu meurs d'envie que les 76e arrivent. Pour revivre tout ça. Encore et encore. Et dire que tu n'aurais jamais pu apprécier tout ça. Ne jamais ressentir cette excitation. Quelle vie fade tu aurais eue. A te contenter de quelques commandes. A évoluer en dehors de cet univers. Bien particulier. Les suivre, et en faire partie sont deux choses bien différentes. L'importance que tu as, l'implication que ça te demande. Sans oublier le premier rang que tu occupes. Te voilà enfin sur un piédestal. Tu n'aurais jamais imaginé la puissance de cette saveur nouvelle. Tu ne fais pas attention aux différents buffets de nourriture. Non, tu dois faire attention, maintenant que tu passes sur les écrans. Et vomir ne te déculpabilisera pas. Néanmoins, tu enchaînes quelques verres. Histoire de profiter. Hors de question de te priver entièrement. Tu es capitolienne. La privation ne fait pas partie de ton vocabulaire. Mon dieu, heureusement que non. Comment ferais-tu ? Petite privilégiée sans tes privilèges ? Tu ne survivrai pas plus d'un quart d'heure. Sans être devenue cinglée avant.

« Kaëlle, je présume ? » Tu te retournes rapidement. Espérant trouver un admirateur de ton travail. Tu déchantes. Ce n'est qu'un homme de district. Tu le vois à ses vêtements. A sa posture.  Ce n'est pas un de tes clients. Et il ne le sera sans doute jamais. Pas avec cette arrogance imprimé dans les rétines. Oui, parce que tu arrives à la voir. Maligne, non, juste bonne observatrice. Tu n'en comprends pas l'existence. Et tu ne cherches pas à l'expliquer. Un mal de crâne suivrait très certainement. « Enchanté, James DeWitt. » Oui, tu le sais bien. Tu n'es pas si stupide. Vous n'êtes pas de la même génération, c'est vrai. Mais avec l'expiation qui a  lieu, on a entendu parlé du vainqueur de la dernière édition du genre. Ta mère t'a déjà glissé quelques mots sur lui. Apparemment, elle est une grande fan. Encore aujourd'hui. Tu as noté la nostalgie dans le son de sa voix. Sûrement, le poids des années qui pèsent. « Oui, la 50e édition. Mes parents m'ont emmené dans cette arène pour mes 10 ans. » Tu ne sais pas ce qui est usage de dire. Les vainqueurs que tu connais sont sortis des jeux il n'y a pas si longtemps. Tu ne remets jamais ça sur le tapis. En tout cas pas si tôt. Une notion de respect. Que tu ignores d'où elle peut bien te venir. Ou alors est-ce une peur étrange que remémorer cet événement, réveille également le meurtrier qui sommeille ? Mais lui, ça fait longtemps maintenant. Il a dû faire son deuil. Ou quelque chose dans ce genre là. Mais tu préfères te taire pour l'instant. Tu ne félicites jamais les vainqueurs de toute façon. Tu n'es pas en admiration. Même si tu apprécies le divertissement. Comme tes bourgeois de parents t'ont appris à le faire. Tu ne prends pas la peine de te présenter. Visiblement, il connaît déjà ton prénom. Tu en oublies même les autres politesses. Et t'apprêtes déjà à lui tourner le dos. Pour attraper un de ses verres alcoolisés. Qui n'attendent que toi. Sans un autre mot pour lui. Après tout, il n'appartient pas à ton monde. Il n'en vaut plus la peine.  Dès la fin de ces jeux, on l'oubliera presque. « J'ai entendu beaucoup de bien sur votre travail. Vous habillez le neuf, c'est ça ? » Il sait piquer ton attention. Il n'en faut pas davantage. Pour une égocentrique telle que toi. Tu glousses. Persuadée qu'il s'agit d'un compliment. Alors qu'il ne fait que rapporter ce qu'il a pu entendre. Mais c'est déjà quelque chose. Qu'on puisse parler de toi. Tu as finalement su t'élever un peu. Avec de l'aide. Mais qui s'en soucie ? Maintenant que tu es là. « Oui, quelle belle promotion n'est-ce pas ? » Habiller des futurs morts, quel beau métier en effet. Tu brilles enfin, c'est tout ce qui compte.

Tes mains saisissent deux flûtes. Contenant tu ne sais quelle boisson. Tu en tends une à ce vieux vainqueur. Alors que tes lèvres touchent déjà le verre. Le liquide vient bientôt brûler ta gorge. « Mais est-ce vraiment du district neuf dont tu veux parler ? » Tu n'es plus officiellement avec Gwen. Tu ne l'as jamais été officieusement à vrai dire. Tu n'as donc plus aucune obligation de restriction à ce niveau là. Et tu sais que des pratiques ''intimes'' s'appliquent, certaines fois. Entre vainqueurs et capitoliens. Est-ce ça qu'il est venu chercher ? Tu n'imaginais pas être une proie. Tu viens à peine de débarquer dans ce milieu médiatisé. Mais au fond, pourquoi pas ? Tu es assez superficielle et autosuffisante pour considérer cette éventualité. Il est certes un peu âgé. Sûrement vingt ans d'écart. Mais il est bien conserver. Tes doigts se posent sur son bras. Presque innocemment. Alors que tu glousses une nouvelle fois. Sans raison. Tu n'en as pas besoin. « Ou bien est-ce autre chose ? »



Dernière édition par Kaëlle Berry le Mer 13 Mai - 16:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (kaëlle berry) my life gets kinda boring, need something that i can confess   Mar 12 Mai - 18:31

james dewitt & kaëlle berry
❝ my life gets kinda boring, need something that i can confess ❞
« Oui, la 50e édition. Mes parents m'ont emmené dans cette arène pour mes 10 ans. » Une ville à l'abandon, un décor apocalyptique. Et cette impression constante qu'un feu impossible à éteindre consume tes poumons. Tu n'as pas oublié cette arène, et sans doute ne l'oubliera-tu jamais. Tu te souviens de chaque détail, presque de l'endroit exact où tu as tué le dernier tribut qui te séparais de la victoire. Tu te souviens parfaitement de ces planques que tu as difficilement trouvé pour y passer la nuit. Et, toujours, de cette atmosphère poisseuse, qui te donnait envie de vomir tes poumons. Cette chaleur suffocante, qui émanait du sol. Difficile d'imaginer une fille comme elle, habituée au confort du Capitole, se balader au milieu de ce champ de ruines. Difficile de l'imaginer quitter son air si pur pour respirer celui nauséabond de l'arène. De passer d'un décor paradisiaque à ce désert urbain, plein de rouille et de sang séché. Tu ne sais pas tellement quoi lui répondre. Quand bien même les moments passés là-bas te manquent, tu n'es pas sûr de vouloir en parler. C'est ce que tu as fais avec sa mère, des années plus tôt, et te retrouver en face des conséquences de cette conversation ne te donne pas envie de mettre le sujet sur le tapis. Depuis cette date, tu n'as plus que vaguement parlé de tes Jeux, de ton statut de vainqueur. Préférant ignorer cet enfant bâtard pour te concentrer sur les protégés que tu as eu au cours des années. Et que tu continues d'avoir, malgré la fin de l'obligation pour toi de les soutenir. Tu es parvenu à en faire gagner deux, et la raison qui te pousse à continuer est de faire la passe de trois.

Mais tu préfères changer de sujet, t'orientant vers ses tenues alors qu'elle tourne déjà sur ses talons, prête à oublier la maigre discussion – si on peut appeler cela une discussion – pour se concentrer ailleurs. Et ça réussi, puisqu'elle se retourne immédiatement et se mette à glousser. Tu as horreur de ces gloussements à longueur de journée, pour un oui ou pour un non. Sans aucune raison, elle glousse. T'invitant presque à faire de même. Mais tu restes insensible. Tu ne viens pas du Capitole, et tu ne veux pas suivre cette règle puérile du gloussement à chaque phrase. Sans doute es-tu trop sérieux, avec ton éducation de pacificateur. Glousser ne permet pas de gagner les Jeux, encore moins d'arrêter un criminel, te disait ton père. Et il n'avait pas tort.

« Oui, quelle belle promotion n'est-ce-pas ? » Non. Toutes ces tenues ridicules, affligeantes, ne te plaisent pas. Et leur utilité continue aujourd'hui encore de t'intriguer. En quoi une tenue, aussi belle soit-elle, peut aider à survivre dans l'arène ? En quoi cela pourrait obtenir des sponsors ? Tu préfères voir tes tributs obtenir les meilleurs notes aux tests, plutôt que de les voir accoutrés comme des singes pour plaire aux capitoliens. Mais elle semble radieuse en parlant de ses tenues, et tu comprends rapidement qu'il s'agit de son seul centre d'intérêt. Celui sur lequel tu dois t'appuyer pour obtenir ce que tu veux ; le maximum de renseignement sur les tributs de son district, et sur ce qu'elle sait à propos de toi. A propos de ce qu'a pu lui dire sa mère.

« Mais est-ce vraiment du district neuf dont tu veux parler ? » Tu attrapes sans un mot le verre qu'elle te tend. Sans réellement comprendre le sens de sa question. La réponse te paraît pourtant évidente. Pourquoi d'autre ? Tu te prends à te demander si elle sait réellement qui tu es pour elle. Si sa mère lui a tout raconté. La curiosité te pique au vif. Son ''père'' est-il lui aussi au courant ? Comment a-t-il réagi ? Étant donné le nom de famille, elle a du prendre celui de son père. Ou de sa mère, tu n'as jamais vraiment retenu le nom de famille de cette bonne femme capable de tous les péchés pour se retrouver seule avec toi. Mais tu comprends qu'elle ne sait rien. Rien du tout. Avec son air niais, son gloussement, et cette main qui se pose sur ton bras. Un geste faussement innocent. « Ou bien est-ce autre chose ? » Elle te drague. Tu stoppes un mouvement du bras avant même qu'il ne commence. Inutile de la brusquer. Tu dois la jouer fine. Sans savoir vraiment comment l'arrêter sans lui dire que tu es son père. Elle drague son père. Cette simple idée te révulse. Elle ne le sais pas, mais tu es au courant. Et la voir ainsi te donne mal à l'estomac. Elle est réellement comme sa mère ; visiblement prête à tout pour attirer un vainqueur dans un tête-à-tête. « Un peu des deux, à vrai dire. » Tu ne cherches pas à te montrer séducteur. En espérant qu'elle n'interprète pas ce message comme une invitation. Merde, on dirait que ça devient pesant. Pourquoi est-ce plus difficile de parler à cette gamine que de participer aux jeux ?

« Vous pensez vos tributs capables de gagner ? » Tu finis rapidement la flûte de champagne, avant d'attirer un serveur d'un geste de la main. Récupérant ta flûte, tu en prends également une deuxième avant de la tendre à Kaëlle. Qu'elle boive, elle n'en sera que plus bavarde. En espérant qu'elle n'en devienne pas plus entreprenante. « Peut-être devrions-nous trouver un endroit un peu plus calme. Pour discuter. » Tu ne peux pas revenir en arrière, même si tu te rends compte de l'énorme connerie que tu viens de sortir. Tu n'es finalement pas si intelligent que ça, et tu ne sembles pas non plus capable de réellement gérer cette situation.
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MessageSujet: Re: (kaëlle berry) my life gets kinda boring, need something that i can confess   Mar 12 Mai - 21:20

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« Un peu des deux, à vrai dire. » Tu as visé juste. C'est toi qu'il veut. Évidemment. Ils sont comme ça les vainqueurs. A chercher la présence des habitants du Capitole. Pour leur propre côte de popularité. Est-ce que l'édition de l'expiation, lui a redonné goût à la notoriété ? Tu restes néanmoins muette face à cette réponse. Ne trouvant rien de censé à formuler. Pour la première fois, tu te sens inférieure. Intellectuellement du moins. Tu as peur qu'il prenne la fuite. En constatant à quel point tu es dépourvue d'intelligence. Oui, pour la première fois tu as peur de décevoir. Sans qu'il y est un rapport avec tes créations. Alors, avec tes yeux ronds et tes sourcils relevés, tu scelles tes lèvres. Quitte à les pincer réellement pour te coudre la bouche. Attendant qu'il reprenne la parole. Ou même qu'il fasse un monologue. Cela vaudrait mieux pour toi. Tu ne peux pas inventer ce que tu n'as pas. Le vocabulaire compliqué. Les phrases bien faites. La culture bien sentie. Non, tu ne peux vraiment pas. « Vous pensez vos tributs capables de gagner ? » Quelque chose tilte dans ta tête. Peux-tu en parler librement ? Sûrement pour attirer quelques sponsors et faciliter la tâche à Elyas. Mais avec les membres des autres équipes ? T'en as-t-on informé ? Tu es incapable de t'en souvenir. Peut-être est-il plus judicieux de garder ce que tu sais pour toi. Pas que tu sois au courant de grand chose. Mais tu as écouté quelques conversations lors des dîners. Tu as participé à des échanges de stratégies. Et les informations te sont passées à travers. Tu n'as pas tout saisis. Et tu t'en fiches un peu. Mais tu pourrais certainement trouver quelque chose à dire. A leurs sujets. Tu jettes deux coups d’œil autour de toi. Afin de t'assurer que personne de ton équipe traîne dans le coin. Et te dénonce. Même si tu ne vois pas le mal que ça peut faire. James ne serra pas dans l'arène. Tu ne vois pas plus loin que le bout de ton nez. Tu n'imagines pas qu'il peut encore toucher deux mots à ses tributs. Ou faire pencher la balance avec les sponsors. Non, tu n'es pas assez intelligente pour ça. Il veut simplement faire la conversation. Dans un domaine, où tu es plus ou moins à l'aise. Même si tu pries pour que vous en reveniez à tes tenues. « Je ne crois pas être apte à les juger, ils sont ... » Tu t’interromps. Pour prendre le verre qu'il te tend. Impossible de faire deux choses en même temps. Tu risquerai de manquer la flûte. Ou de t'emmêler avec les mots. « Peut-être devrions-nous trouver un endroit un peu plus calme. Pour discuter. » Tu es perdue. Est-ce une invitation ? Ou a-t-il peur que la foule t'empêche de te délier la langue ? Tu préfères la première option, clairement. Il l'a avoué un peu plus tôt. Il te veut. Et maintenant, il veut juste précipiter les choses. Mais tu ne sais pas comment t'y prendre. Tu n'as jamais fais ça. Ta fausse liaison avec Gwen t'en a empêché. Et tu le vivais très bien. Mais n'est-ce-pas une sorte de coutume ? De coucher avec des vainqueurs lorsqu'on est né au Capitole ? Tu es mal renseignée. Tu aurais dû demander. Parce que là, impossible de nier l'évidence. Il sait ce qu'il veut. Et le veut rapidement. Le flirt est plus que flagrant. Tu bois l’intégralité de ton verre. Pour faire passer ton malaise. Mais même après ça, tu ne trouves rien à lui répondre. Ce n'est peut-être pas une bonne idée. De faire ça aussi vite. « Je ne sais pas. Enfin, tu as quoi 50 ans déjà ? Je veux dire, tu pourrais être mon père. Je ne sais pas comment ça se passe dans les districts, mais ici, les vieux … » Les mots te manquent.  Et ton malaise prend de l'ampleur. Tes doigts cherchent un autre verre sur la table à côté de toi. Tu ne prends pas la peine d'en offrir un à James. Au vue de la chaleur qui t'irrite la gorge. Tu es passée à quelque chose de plus fort.  Tant mieux, avec le ventre vide et l'alcool qui file dans tes veines, la suite te paraîtra plus facile. Et plus rapide. « Mais si c'est ce que tu veux. » Tu reposes le verre vide. Tu te convaincs brièvement que ce n'est qu'un rite de passage. Tu lui fais certainement une faveur. Il cherche la jeunesse perdue. Un peu d'activité dans sa vie devenue morne. Fade. Et routinière. Tu n'es pas cruelle. Tu ne peux pas lui refuser ça. Si c'est tout ce qu'il a trouvé vingt ans après sa victoire, pourquoi pas. Tu te répètes une dernière fois qu'il est plutôt bien conservé. Tes doigts agrippent son nœud papillon pour l'attirer à toi. Tes lèvres se collent maladroitement aux siennes. Assez soudainement. Renversant au passage le reste de champagne que contenait encore sa flûte. Tu te retires rapidement. Presque soulagée de stopper le baiser. Parce quelque chose sonne faux. Plus que ton malaise et ton inexpérience évidents. « Pardon … On devrait passer chez moi pour nettoyer tout ça. » Ta phrases paraît tellement niaise. Mais qui s'en soucie ? Tu désignes machinalement la chemise tâchée. Le message ne peut pas être plus clair. Tu lui accordes simplement ce qu'il souhaite.



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MessageSujet: Re: (kaëlle berry) my life gets kinda boring, need something that i can confess   Mar 12 Mai - 22:35

james dewitt & kaëlle berry
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« Je ne sais pas. Enfin, tu as quoi 50 ans déjà ? » Tu ne les as pas encore. Et le fait qu'elle pense le contraire te contrarie légèrement. Sembles-tu si vieux que ça ? Non, on voit pourtant que tu n'as pas encore passé le demi-siècle. Le Capitole et leurs stupides obsessions de la beauté, ils ne savent même plus donner son âge à quelqu'un. « Je veux dire, tu pourrais être mon père. » Bien évidemment. Si elle savait... Si elle savait que, selon sa propre mère, tu es bel et bien son paternel, son géniteur. Elle ne se doute bien évidemment de rien. A moins que ce ne soit une approche particulièrement tordue pour te faire cracher le morceau ? Non, impossible. Elle ne te draguerait pas si elle te savait être son père. A moins que... Le Capitole a des coutumes bien étranges, pour un homme des districts tel que toi. Tout comme cette conversation, qui te met de plus en plus mal à l'aise. Tu ne sais pas vraiment ce qu'elle veut. Tantôt elle te drague, tantôt elle te repousse sans prendre la peine de masquer cela. Quelque part, ce rejet te soulage. Tu espérais qu'elle n'aille pas trop loin, qu'elle ne veuille pas réellement de toi. Qu'il ne s'agisse que d'un jeu stupide de sa part. Tu ne tiens pas à aller trop loin, et tu ne tiens pas non plus à avoir à lui dire qui tu es pour l'arrêter. Le cul entre deux chaises, tu te contentes d'espérer qu'elle arrête et se concentre sur ses tributs. Sur les informations qu'elle peut te donner pour t'aider. Sans doute est-elle trop stupide pour comprendre que ce qu'elle fait serait extrêmement mal vu par ses camarades et les tributs avec qui elle travaille. Mais cette donnée ne t'intéresse pas vraiment. Du moment que ton secret, celui de sa mère, est en sécurité... « Je ne sais pas comment ça se passe dans les districts, mais ici, les vieux... » Les vieux ? Petite conne. Tu esquisses un léger sourire qui ne semble pas vraiment aimable. Personne n'avait jamais osé t'insulter de la sorte, à portée d'oreille de tous. Personne. Et voilà qu'arrive cette gamine sans éducation, gloussant à la moindre occasion, et qui ose d'insulter de vieux. Toi, l'un des hommes les plus en forme du district. Et du pays.

« Mais si c'est ce que tu veux. » Tu ne réagis pas vraiment. Elle te balance tout ça à la gueule en l'espace de quelques secondes, et ton cerveau semble s'être décidé à tourner au ralenti. Elle commence à te draguer, te rejette, et inverse maintenant les rôles. Et tu te prends à regretter d'être venu la voir. Quelle idée stupide. Tu aurais simplement du chercher sa mère, la confronter. Et disparaître à nouveau de sa vie. Rien de difficile, rien de bizarre. Mais non, il a fallu que tu ailles voir cette fille de tes propres yeux. Et constater par toi-même qu'elle n'est pas plus intelligente que sa chère mère, ni plus chaste. Tu restes un instant silencieux, cherchant les mots pour rejeter toute idée d'envie de ce genre. Mais rien ne te vient, et tu commences sérieusement à décourager. Il te reste la solution finale, lui avouer que tu es son père biologique. Que tu n'as pas voulu de cet enfant, et que sa mère n'a pas voulu qu'elle aille au district deux. Que son père n'est qu'un artifice pour masquer à tous la véritable nature de cette andouille de styliste du district neuf. Mais tu le gardes en tout dernier recours, au cas où les choses dérapent réellement. Et tu te doutes qu'elle finiront tôt ou tard par totalement déraper. Telle mère, telle fille, après tout.

« Je pense qu'il y a... » Un malentendu. Mais tu n'as pas le temps de terminer ta phrase. Les doigts de Kaëlle se sont agrippés à ton nœud papillon, attirant ton visage vers le sien sans que tu n'ai le temps de réagir. A cet instant précis, plus rien ne traverse ton esprit. Seulement un vide inquiétant, et un besoin encore plus inquiétant de trouver quelque chose de fort. Quelque chose capable de te faire oublier instantanément ce baiser que vient de te donner ta propre fille. Tu ne fais même pas attention au champagne qui coule le long de ton costume. Trop préoccupé par ce baiser étrange. Le pire baiser de ta vie. Un malaise s'empare de toi. Ce genre de malaise qui tord les boyaux, qui donne la nausée, et qui te laisse comme un goût étrange en bouche. « Pardon... On devrait passer chez moi pour nettoyer tout ça. » Non. Pas chez elle. Surtout pas chez elle. Tu ne veux pas aller chez elle – ou chez sa mère, tu n'en sais rien – et risquer un nouvel incident. Elle joue un jeu dangereux, trop dangereux. C'est marrant ; toi, le gars capable de repousser toutes les limites pour la seule raison que tu t'ennuies, est incapable de dépasser celle-là. Alors même que tu ne connais pas cet enfant qui n'est peut-être finalement pas de toi. Si seulement tu pouvais le savoir avec certitude...

« Oui, bonne idée. Je ne peux pas aller voir les sponsors avec ça. » Crétin. Tu viens d'augmenter les risques d'accident, ou de tout dévoiler, alors même que tu ne voulais pas répondre par l'affirmative. Il te ne reste plus qu'à prier, que sa mère soit là-bas par exemple. Mais tu en doutes. Elle est sûrement ici, à la recherche d'un vainqueur à allumer. Elle y est sans doute habituée, puisque cela avait déjà fonctionné à l'époque avec toi. « Vous en profiterez pour me montrer quelques tenues. J'imagine que vous en avez chez vous ? » La mettre en confiance. Lui faire oublier ses idées sexuelles. Quel dommage toutefois qu'elle soit ta fille...
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MessageSujet: Re: (kaëlle berry) my life gets kinda boring, need something that i can confess   Mer 13 Mai - 13:36

my life gets kinda boring,
need something that i can confess


What did you expect ?

« Oui, bonne idée. Je ne peux pas aller voir les sponsors avec ça. » S'il te restait des doutes, ils viennent de s'envoler. Tu essayes de te dire que c'est bon pour ton image. Si on te vois quitter la soirée au bras d'un ancien vainqueur. Tu as réussis à devenir styliste pour les Hunger Games. Ton but est atteint. Mais il faut maintenant que tu maintiennes au top. Pour ne pas rester une parmi tant d'autre. Et ça ne tient pas qu'à tes créations. Malheureusement. Tu te sens obligée. Contrainte de batifoler avec des personnes connues. C'est ainsi que ça marche. Enfin, c'est ce que tu t'imagines. Et tu n'as pas totalement tord. Ça a bien fonctionné avec Gwendal. Pourquoi il n'en serait pas de même avec James ? C'est juste pour une nuit. Tu verras pour la suite. Tu espères simplement que ton équipe ne verra pas ça comme une trahison. Ou quelque chose dans ce goût là. Ils sont tous tellement compétitifs. A défendre leur district. Tu peux vite perdre ta place. On ne s'en rend compte qu'une fois mis dans le bain. Mais tout ne tien qu'à un fil. Tu ne travailles pas pour un district prestigieux. C'est ton seul avantage. « Vous en profiterez pour me montrer quelques tenues. J'imagine que vous en avez chez vous ? » Ton visage d'enfant s'illumine. Avant que tu te mettes à rire pour la troisième fois. Le malaise presque oublié. Même si il reste présent. Sûrement à cause du vouvoiement. Plus forcément d'usage pour ce qu'il veut. Il doit sûrement comprendre. L'importance de la couture pour toi. Un divertissement sûrement futile et superficiel pour lui. Tu as été élevé comme ça. Serait-tu différente si tu avais grandi dans un district ? Tu ne préfères pas l'imaginer. Un monde sans confort. Sans luxe. Tu es un cliché ambulant. Une capitolienne cruellement lambda. Presque trop banale. Cette pensée t'agace. Non tu es plus que ça. Tu aspires à plus en tout cas. Combien de temps encore te faudra-t-il ? Pour y arriver. Et par quels moyens ? Jusqu'où es-tu prête à aller ? Te montrer avec des vainqueurs ne sera pas toujours suffisant. Tu en as conscience. Mais chaque chose en son temps, n'est-ce-pas ? « Oui, évidemment. Crois le ou non, mais je ne crée pas que pour les Hunger Games. » Tu glisses ton bras sous le sien. Non sans un autre gloussement. Et l'entraîne vers la sortie. Une fois dehors, tu cherches ta voiture et ton chauffeur. Parmi les nombreux autres véhicules stationnés sur le trottoir. Mais tes prunelles ne captent rien.Tu as d'ailleurs du mal à te concentrer. L'alcool agit enfin. Sur ta pauvre cervelle ramollie. Si tu avais un peu plus d'amour propre, tu arrêterai là. Tu t'excuserai avant de te ridiculiser un peu plus. Si tu avais un peu plus de jugeote, tu ne serai même pas sorti de la fête accompagnée de James. Si seulement tu n'étais pas telle que tu es. Point. Tu arrives maintenant à te dégoûter de toi même. Maudit verre de trop. Qui te pousse à descendre dans ton estime. Alors que tu ignorais même que tu en avais une.

Une nausée. Prenante et étouffante. Qui t'enveloppe. Et ce silence. L'absence du bruit des conversations. De la musique. Des interviews qui passent en boucle. Ce silence. Qui te laisse seule avec ce dégoût sur la langue. Et ce bourdonnement au fond de tes oreilles. Ta bouche se remplit de ta salive. Tes idées se brouillent. Alors que tu essayes toujours de repérer ta voiture. Avec ton chauffeur à l'intérieur. Puisque tu as ordonné au muet d'y rester. « Elle ne doit pas être loin. » Tu ne précises pas de quoi tu parles. Il doit s'en douter. Au milieu de tous ces véhicules. Tes talons claquent sur le béton. Pendant que tu continues d'emmener James vers chez toi. Peut-être devriez-vous y aller à pieds. Histoire de gagner du temps. Tu ne sais pas ce qui est le plus judicieux. Tu n'es pas bonne pour faire des choix. Surtout avec l'alcool qui coule dans tes veines. Ta maison semble à milles lieux d'ici. Tu t'imagines déjà faire ça entre deux voitures. Juste à l'instant où tu te résignes pour cette option, ton muet apparaît devant tes yeux. Il vous fait signe de vous suivre. Et vous guide jusqu'à la voiture. Dans laquelle tu grimpes à l'arrière sans te faire prier. Tu t'affales avec aucune élégance sur la banquette. James te rejoins. Et le véhicule file dans les rues très rapidement. Ta tête vient se poser machinalement sur l'épaule du vainqueur. Non, ce n'est pas du flirt. Il te faut juste quelque chose de solide pour reposer ton cerveau atrophié.

Le voyage n'a pas été long. Et voilà qu'il te faut déjà te relever. L'effort te semble insurmontable. Mais pourtant tu le fais. Par tu ne sais quel miracle. Le muet vous dépose devant chez toi. Il prend même la peine d'ouvrir la porte d'entrée. Tu ne lui donne aucune indication pour le reste de la soirée. Il doit savoir ce qu'il a à faire. Parce que toi, tu n'es plus en état de réfléchir. Tu pénètres enfin à l'intérieur de chez toi. Attend que James fasse de même. Et claque la porte au nez du muet. Tu n'allumes pas la lumière. Pour quoi faire ? Te rappeler la vieillesse de ta nouvelle conquête ? Non merci. Tes doigts empoignent la veste de James. S'y agrippent avec un peu trop d'entrain. Mais avant que tu n'ailles trop loin. Tu sens le malaise qui revient. Et cette situation te paraît tellement fausse. Presque malsaine. Parce que ça va trop vite. Tu as beau être une capitolienne. On ne t'a pas encore habitué à ça. Tu sais que ça viendra avec le temps. Il suffit de franchir le cap la première fois. Pas que tu sois encore vierge. Mais te jeter dans les bras d'un vainqueur, juste parce que ça se fait. Que c'est bien vu. Et que c'est tout à fait normal. Tu n'adhères pas à ce concept. « Mais ça ne te déranges pas de te … prostituer aussi facilement ? » Est-ce la chose à dire ? Certainement pas. Tu ne lâches toujours pas le revers de sa veste. Pour t'habituer à cette proximité avec lui.



Dernière édition par Kaëlle Berry le Mer 13 Mai - 16:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (kaëlle berry) my life gets kinda boring, need something that i can confess   Mer 13 Mai - 16:02

james dewitt & kaëlle berry
❝ my life gets kinda boring, need something that i can confess ❞
« Oui, évidemment. Crois le ou non, mais je ne crée pas que pour les Hunger Games. » Évidemment. Les débutants ne sont pas acceptés pour les Jeux, même pour les districts les plus reculés. Elle a fatalement du se faire un nom avant d'être guidée vers le neuvième. Mais elle ne fait pas partie des meilleurs. Dommage. Tes gènes n'ont visiblement pas transformé cette capitolienne stupide en artiste de premier rang. Fallait-il attendre autre chose ? Tu n'as rien d'un artiste, personne dans ta famille n'est artiste. Et quand on voit la mère... « Et le succès est au rendez-vous ? » La réponse ne t'intéresse pas. Tu ne comprends pas l'intérêt que portent ces gens à de simples bouts de tissu décorés. Taillés, teints, travaillés, ils n'en restent pas moins des bouts de tissu ayant pour unique but de couvrir la nudité. Tu te demandes d'ailleurs pourquoi ces gens s'attardent autant là-dessus, alors qu'ils pourraient vivre nus, seulement habillés de leurs décorations corporelles tout aussi ridicules.

Un dernier gloussement, et la voilà qui te conduit vers la sortie. Prête à te raccompagner chez elle, dans l'espoir peut-être de rajouter ton nom dans la liste des vainqueurs tombés dans son lit. Es-tu le premier ? Tu en doutes fortement. Serais-tu le dernier ? Tu en doutes plus encore. Tu connais ce genre de personnes, prêtes à se jeter dans les bras du premier venu du moment qu'il est revenu vivant des Jeux. Vous n'êtes que des trophées. Des tremplins vers une célébrité nouvelle, fulgurante, courte. Vous n'êtes là que pour leur apporter une présence en une des torchons pour bonne femme. La première à coucher avec le vainqueur remporte la mise. Et malheureusement pour elle, sa mère n'était pas la première. Ni la dernière. Une parmi tant d'autre. A la seule différence qu'elle est parvenue à tomber enceinte, et à duper son crétin de mari.
Une famille d'idiots, visiblement. Kaëlle semble perdue dans ce parking surbondé, cherchant du regard une voiture qui semble lui échapper. « Elle ne doit pas être loin. » Tu lâches un léger rire, presque inaudible. Ces capitoliens, et leur manie de confier leurs précieux objets à des muets. Elle doit se sentir maline, maintenant, à chercher ce pauvre gars incapable d'ouvrir la bouche. Tu te demandes d'ailleurs pourquoi elle ne l'appelle simplement pas. Pour le faire venir jusqu'à vous. Vous trouverait-il, de toute façon ? Un millier de voitures sont agglutinées dans cet endroit, et vous voilà perdus au beau milieu de tout ce merdier. Inutile d'espérer, c'est une perte de temps. Mais tu ne te vois pas lui poser toutes tes questions ici, avec toutes oreilles. « Pourquoi ne pas... » Tu n'as pas le temps de terminer ta phrase. Le muet se tient devant vous, et repart sans un mot en direction de la voiture. Tu es entraîné par la jeune femme, qui s'affale sans élégance sur la banquette arrière. Un dernier regard pour le muet, et tu suis la capitolienne. Elle n'a pas l'air totalement dans son assiette, et pose sa tête sur ton épaule. Encore du flirt ? Peut-être pas, finalement. Elle ne cherche plus à te plaire. Peut-être a-t-elle comprit que c'est inutile. Que tu ne cherches pas ça. Il était temps.

La lumière reste éteinte lorsque vous entrez chez elle, lorsque la porte claque sur le nez du muet. Elle n'a finalement toujours pas comprit que tu ne cherches pas la même chose qu'elle. Que coucher avec elle n'est pas ton objectif. Tu restes immobile, regrettant presque chaque seconde que tu passes chez elle. Il va falloir trouver quelque chose pour la stopper, pour ne pas aller trop loin. A boire ? Non. Elle pourrait être pire que ce qu'elle est actuellement. Autre chose... Tu sens ses doigts agripper ta veste. Tu sens tes muscles se crisper, prêts à dégainer. Depuis longtemps, tu n'as plus eu cette sensation. Celle d'être tenu par un danger que tu dois éloigner. Ton poing se crispe, ta bouche également. Mais tu ne peux pas faire ça. La frapper pour l'éloigner ? Et risquer dieu-sait-quoi ? Non, tu n'es pas assez stupide – ou désespéré – pour faire ça. Et c'est finalement elle qui te donne l'occasion de t'éloigner, de mettre fin à cette situation embarrassante pour vous deux.

« Mais ça ne te dérange pas de te … prostituer aussi facilement ? » Le mot te reste en travers de la gorge. Elle te prend pour une prostituée, capable de coucher pour un quelconque service. Quel service, d'ailleurs ? Elle ne représente pas grand chose à côté des plus riches habitants du Capitole, capables de changer le cours des Jeux grâce à leur soutien. Tu n'es pas intéressé par le soutien de cette fille, et quand bien même elle ne serait pas ton enfant, tu serais incapable de coucher pour avoir des informations basiques sur ses tributs. Tu restes un instant silencieux, t'écartant d'elle pour recréer cette distance qui n'aurait jamais du s'effacer. Sans un mot, tu cherches un bouton pour allumer la lumière, pour en finir avec ce quiproquo. Tu ne sais pas vraiment quoi dire, ni quoi faire. Tu n'avais pas prévu qu'une telle situation se présente. Pourtant, tu aurais du anticiper cela. Comme tu aurais du anticiper les choses avec sa mère. Si tu n'avais pas été aussi con à l'époque, rien de tout ça ne serait arrivé aujourd'hui. Mais malheureusement pour toi, tout ceci est arrivé, et tu dois faire avec. Trouver une nouvelle stratégie, et te baser dessus. Tout oublier des plans que tu as pu te faire. Ce n'est finalement pas si différent des Jeux. A ceci près qu'il n'y aura pas de mort aujourd'hui. En théorie. « Je ne suis pas là pour... ça. » Fin du quiproquo. Du moins, tu l'espères. Il n'y a rien de pire qu'être dragué par un enfant qui ignore tout de toi. « Tu fais ça avec tous les vainqueurs ? » Tu abandonnes les formalités d'usage. Dans l'intimité du domicile, ces idioties n'ont pas leur place. Et quelque part, ça te soulage de pouvoir parler librement, sans avoir à choisir tes mots pour éviter de choquer ou, pire, être considéré comme un dissident du régime. Tu fais rapidement le tour de la pièce, y apercevant une photo de sa famille. Sa mère, elle et un homme. Son père. Officiellement biologique, officieusement adoptif. « Qui est ton père ? » Autant ne pas tourner autour du pot. Tu préfères rendre cette conversation la plus rapide possible, pour pouvoir partir le plus rapidement d'ici. Tu n'es pas à l'aise, et tu n'aimes pas cette sensation. Quitte à la brusquer. Tu n'es plus à ça près, plus depuis qu'elle a voulu t'emmener dans son lit. Plus depuis qu'elle t'a vu comme rien de mieux qu'une putain. « J'ai croisé ta mère, il y a quelques années. » Quelques mois avant sa naissance, en fait. Mais inutile de partager ce détail avec elle. Inutile de lui dire que sa mère n'était qu'une groupie de plus. Une de ces femmes capable d'ouvrir ses cuisses pour l'honneur d'un moment intime avec un vainqueur. Elle n'a pas besoin de le savoir, et tu ne tiens pas particulièrement à le lui dévoiler.
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MessageSujet: Re: (kaëlle berry) my life gets kinda boring, need something that i can confess   Mer 13 Mai - 19:39

my life gets kinda boring,
need something that i can confess


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Il te repousse. Et tu n'es pas en état de résister. Il pourrait bien faire ce qu'il veut de toi. Que tu ne protesterai pas. De toute façon tu ne fais pas le poids. Même si les années pèsent, il reste plus puissant que toi. Qui n'a jamais dû survivre ou te mettre à faire du sport. « Je ne suis pas là pour... ça. » Quoi ? Mais bien sûr que si. Pourquoi suggérer de s'isoler ? Pourquoi accepter de venir ici ? Pourquoi ne pas avoir interrompu le baiser ? Sinon pour ''ça''. Il doit plaisanter. N'est-ce-pas ? Tu n'envisages que cette possibilité. Il ne serait pas là autrement. Avec toi encore accroché à sa veste. Il y a quelques secondes à peine. A l'air si désespérément contraint. Il a eu plusieurs occasion pour te dire non. Ou pour tout simplement passer son chemin. Alors oui, tu es toujours persuadée que vous allez coucher ensemble. Bêtement. Naïvement. « Tu fais ça avec tous les vainqueurs ? » Tu pensais que ça se voyait. Avec ta maladresse. Et ton malaise évident. Non, c'est la première fois. Tu ne comprends pas que c'est toi, la prostituée. A ses yeux, en tout cas. Pour toi, ce n'est qu'une coutume. Tout ce qui a de plus normal. C'est tombé sur lui, mais ça aurait pu être quelqu'un d'autre. Ce soir. Ou un peu plus tard. Qu'importe. Tu sais que ça finirait par arriver. « Non, c'est la première fois. » Et tu te sens complètement conne. Tu recules de quelques pas. Blessée. Vexée. Avec une piètre estime de toi même. Tu n'aurais pas  bronché s'il n'y avait pas eu l'alcool. Mais voilà, tu te sens complètement vulnérable avec son effet. Pathétique. Misérable. Grotesque. Ridicule. Humiliée. Et tous les autres synonymes possibles. Tu sembles peinée. Terriblement froissée et triste. Tu baisses les yeux. Telle une gamine ayant fait une connerie. Ce que tu es finalement. Tu rejettes la faute sur sa vieillesse troublante. Pas sur ton inexpérience. Tout ce serait mieux passé sinon. Vous seriez déjà dans ton lit. Ou sur la table du salon. Peu importe. Tu sais qu'il est venu pour ça. Il veut juste s'amuser à tes dépends avant. Rien de plus. « Qui est ton père ? » La question te prend au dépourvu. Radicalement. Qu'est-ce que ton père vient faire là dedans ? Pourquoi ramener ce sujet ? Alors que vous êtes chez toi, alcoolisés et consentants. Tu relèves tes prunelles sur James. Pour constater qu'il observe une photo de tes parents. Peut-être que le visage de ton paternel lui dit quelque chose. Qu'il veut mettre un nom sur ce minois disgracieux et fardé. Mais ne pouvait-il pas demander plus tard ? Un autre jour ? Il y a mieux pour se mettre dans l'ambiance. Plutôt que de mentionner ton père. S'il a un compte à régler avec lui. Ce n'est pas le meilleur moment pour commencer. Tu comptes néanmoins répondre à la question. Par politesse. Et en espérant vite passer à autre chose. « John Berry … c'est un chirurgien. Pourquoi ? » Si James est passé sous les mains de ton père, ce n'est pourtant pas si raté. Enfin de ce que tu peux en voir. Hormis le visage et une silhouette cachée sous les vêtements, tu ne peux pas beaucoup juger. C'est pour plus tard. « J'ai croisé ta mère, il y a quelques années. » Tu n'arrives plus à suivre la conversation. Pourquoi parler de ta mère maintenant ? Si c'est pour changer de sujet, tu as connu mieux.

Tu passes derrière le mini bar du salon. Pour te servir un autre verre d'alcool. Tu en sors un deuxième pour James. Il n'a décidément pas assez bu. Sinon il ne te parlerait pas de tes parents en ce moment. Presque crucial. Tu reviens vers lui. Et lui met le verre dans les mains. Avant d'avaler le liquide que contient le tien. Tes iris glissent sur la photo de tes parents. Avant que tes doigts viennent renverser le cadre. Pour cacher leur visage. « On n'est pas là pour parler d'eux. » Tu ne veux pas t'étendre sur le sujet. Ils ne t'ont pas donné la meilleure éducation. Étant encore plus bêtes que toi. Ta mère surtout. Ton père a au moins le mérite de faire quelque chose de ses mains. Mais elle, même toi tu t'en rend compte. Du cliché ambulant qu'elle est. Encore à son âge. En plus de n'avoir rien inculqué d'intelligent, elle t'a encouragé dans ta relation avec Gwendal. Et n'a jamais compris que ce n'était que poudre aux yeux. Non, elle a préféré te féliciter. Te dire que ce n'était pas si grave de voir ailleurs quand même. Si ce ''ailleurs'' est tout aussi populaire. Elle veut pour toi, le succès qu'elle n'a jamais eu. La définition de succès n'est pas la même pour toi. Tu préférerai briller par toi même et ton travail. Pas pour les gens que tu fréquentes. Mais ça ne se passe pas comme ça au Capitole. Pas au début, tout du moins. Tu vis dans un monde bien étrange. Tu leur en veux presque de ne pas t'avoir façonné autrement. Une Kaëlle plus respectable. Plus intelligente. Qu'est-ce que tu donnerais pour ça … Décidément, l'alcool te fais penser n'importe quoi.

« Tu devrais enlever ta chemise. Pour que je puisse la nettoyer. » Tu parles. Tu veux juste que cette nuit passe. Et rapidement. Tu veux en finir au plus vite avec James. Il veut s'amuser. Tu le lui accordes. Il veut retrouver un semblant de jeunesse. Très bien, tu le lui accordes aussi. Il veut rire un peu de toi avant, pourquoi pas. Mais maintenant, ça suffit. Tu poses ton verre à côté du cadre. Et vient poser des doigts sur les boutons de la chemise de James. Histoire de montrer aussi, que tu es pressée d'en finir.

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MessageSujet: Re: (kaëlle berry) my life gets kinda boring, need something that i can confess   Jeu 14 Mai - 16:40

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« Non, c'est la première fois. » Et ce ne sera sans doute pas la dernière. Pourtant, cette réponse t'étonne quelque peu. La vitesse avec laquelle elle a essayé de te séduire, sa volonté farouche de te ramener chez elle alors même qu'elle ne trouvait pas sa voiture. Tu as du mal à imaginer qu'elle n'a jamais fait ça. C'est presque impossible, même. Rares sont celles à attendre aussi longtemps pour se jeter dans les bras d'un vainqueur. Tu as pu toi-même t'en rendre compte à plusieurs reprises. Mais soit, imaginons qu'il s'agit là de sa première fois. Et que par un coup du sort extrêmement douteux, elle est tombée sur toi. Rien de tout ça ne te paraît crédible. Tu as toujours cette impression qu'elle sait quelque chose. Et qu'une idée tordue lui est venue pour te faire cracher le morceau. Ou peut-être l'inceste est-elle monnaie courante ici ? Ils ne sont plus à une bizarrerie près.
Tu ne fais déjà plus attention à elle, préférant porter ton attention sur la décoration de son appartement. Des tenues, et, sur un meuble, un cadre photo. Une photo de famille, quel cliché. Il n'y en a pas chez toi, et sûrement n'y en aura-t-il jamais. Cette obsession pour les photos te rend malade. Tu as horreur d'être prit en photo, et encore plus de les afficher. Nulle photo chez toi. Seulement des cadres, des œuvres d'art. Des conneries que tu as acheté lorsque tu cherchais comment occuper tes journées. Cette passion temporaire pour l'art t'est passée, mais tu as gardé tous ces cadres. Pourquoi ? Tu ne le sais pas. Parce que ce ne sont pas de banales photos de famille, peut-être. Tu reviens dans le monde réel, pour lui demander qui est son père. Une question qui pourra peut-être la prendre au dépourvu, et lui faire cracher tout ce qu'elle sait.

« John Berry … c'est un chirurgien. Pourquoi ? » Tu ignores un temps sa question. Trop occupé à détailler le visage de cet homme. Il est aussi ridicule que le reste du Capitole, et tu l'imagines être une semi-célébrité ici. Un chirurgien esthétique, sans aucun doute. Cette femme n'a jamais aimé les inconnus, ceux que tout le monde oublie. Non, elle veut quelqu'un dont elle puisse parler avec fierté. Quelqu'un dont elle est sûre de pouvoir se dire sa femme sans éprouver une profonde gêne. Et puisqu'elle n'a pas réussi avec toi, elle s'est rabattu sur le premier qui pouvait lui convenir. Un chirurgien... Même vos prénoms se ressemblent. Était-ce volontaire de sa part, ou une simple coïncidence ? Tu ne tiens pas réellement à le savoir. Après tout, elle n'est rien pour toi. Et n'a jamais dépassé ce stade. « Elle aime toujours les célébrités... »

Tu restes concentré sur le cadre jusqu'à entendre le bruit des talons s'approcher de ta direction. Un verre à la main, elle se rapproche de toi, avant de le tendre. Elle veut te faire boire, sans doute jusqu'à ce que tu oublies de parler de sa famille. Tu peux la comprendre, connaissant sa mère. Mais elle visiblement ne comprend pas que tu n'es pas là pour coucher avec elle. Ce qu'elle veut visiblement plus qu'autre chose. Finira bien par arriver le moment crucial où tu devra tout lui dire. Que son père n'est pas ce chirurgien raté et idiot. Que son idiote de mère s'est envoyée en l'air avec le vainqueur de la cinquantième édition. Et qu'elle est née de cette partie de jambes en l'air. Tu devra toutefois travailler la forme, étant donné le niveau intellectuel que semble avoir ta fille. « On n'est pas là pour parler d'eux. » Elle te sort de ta torpeur en posant le cadre, masquant le visage de ses parents. Si, tu es justement là pour parler d'eux. Et non pour lui accorder ton corps. Elle ne semble pas comprendre ce que tu veux. Ou ne veut pas le comprendre. Pourtant, elle finira bien par devoir le faire. Pour éviter que tu ne lui colles un ''je suis ton père'' en pleine face, sans préparer le terrain avant. « Tu devrais enlever ta chemise, pour que je puisse la nettoyer. » Tu hésites. Il n'y a rien d'étrange à se monter torse nu. Mais la situation fait que tu t'attends au pire. Dès l'instant où tu l'aura posée, tu ne sais pas ce qui se passera. Te sautera-t-elle dessus ? Tu crains le pire. Mais, quelque part, ce sentiment de danger te donne des frissons. Ta vie n'est pas en jeu. Et pourtant, tu as comme cette impression que c'est tout comme. Que cette ligne est pareille à celle qui te séparait de la mort.

C'est ainsi que, sans un mot de plus, tu retires les mains de Kaëlle pour déboutonner toi-même ta chemise. Tout en maintenant cependant l'écart entre elle et toi. Tu ne veux pas de contact physique, rien qui puisse envenimer la situation ou la rendre plus inconfortable encore. Même si tu n'es pas sûr d'y parvenir, tant elle est entreprenante. Tu veux seulement discuter, être sûr que c'est bien elle.Et retourner dans ta vie telle qu'elle était avant. Sans avoir à te soucier d'avantage de ce qu'elle devient. C'était ton plan. Mais celui-ci semble avoir changé sans même que tu ne t'en rendes compte. Alors que tu aurais pu prévoir qu'elle serait comme sa mère. Fille facile. Tu lâches la flûte que tu viens de terminer, pour retirer complètement la chemise et la lui tendre. En espérant qu'elle ne décide pas de venir se coller contre toi. Tu ne veux pas lui révéler qui tu es. Tu veux simplement savoir ce qu'elle sait. Rien de plus.
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MessageSujet: Re: (kaëlle berry) my life gets kinda boring, need something that i can confess   Sam 16 Mai - 19:36

my life gets kinda boring,
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Tu le regardes enlever sa chemise. Et ton malaise prend le dessus. Tu ne peux pas faire ça. Il est trop vieux. Il ne t’attire pas du tout. Non, tu ne peux vraiment pas faire ça. Vainqueur ou non. Tu prends le vêtement. Avant de te précipiter dans la salle de bain. Sans un mot. Tu te rues à l'intérieur de la pièce. Et fermes brusquement la porte. Tu ne mets pas la chemise dans ta machine à laver. Ça prendrait trop de temps à nettoyer. Pas assez pour en gagner. Tu te mets à laver la chemise dans le lavabo. Bien trop rapidement à ton goût. Tu l'accroches à un cintre pour la laisser sécher. Mais tu ne sors toujours pas. Tu inspires profondément. Il va falloir y retourner. Tu ne peux pas rester enfermer ici toute la nuit. Bien que tu envisages la possibilité. Il finira bien par quitter ta maison. Ou vérifier ce que tu fais. Et tu ne veux pas qu'il monte à l'étage. Trop loin de la porte de sortie. Tu tournes en rond. Tentant de te convaincre de passer à l'action. Tu imagines ta mère t'encourager si elle était là. Pendant une seconde, tu hésites à l'appeler. Pour qu'elle puisse effectivement te glisser quelques mots d'encouragements. Elle serait ravie d'apprendre que tu as réussi à emmener James chez toi.

Tu dédramatises la situation. Ce n'est pas si grave. De coucher avec quelqu'un que tu ne désires pas. Tu n'es pas la première. Tu ne seras pas la dernière. Tu dois le faire. Alors fais le. Mais tu ne vas toujours pas le rejoindre. Tu cherches comment arranger ton dégoût. Éteindre la lumière. T'imaginer Leander à sa place. Beaucoup de propositions te viennent. Tu n'as qu'à mélanger le tout. Allez, c'est bon. Tu passes d'abord par ton dressing. Autant que tu mettes à l'aise le plus possible. Tu retires ta robe. Et la balance à l'autre bout de ta pièce. Et tu descends en sous vêtements au salon. Comme prévu, tes doigts appuient sur interrupteur. Plongeant le salon dans la pénombre. Tu ne distingues plus que sa silhouette. Que tu te forces à modifier pour qu'elle ressemble à celle de ton ancien formateur. Tu t'approches. Enfin prête. Tes lèvres se collent aux siennes. A nouveau. Tu fermes les yeux. C'est Leander. C'est Leander. Mais tu te retires encore plus rapidement que la fois précédente. Ce n'est pas Leander. C'est James. Un très ancien vainqueur. Et tu manques de vomir. Littéralement. L'alcool et le dégoût ne font pas bon mêlange. Tu retiens ta nausée et reculent  de plusieurs pas encore. « Je ne peux pas faire ça. Je sais que c'est obligé, mais … je ne peux vraiment pas. » Tu ne t'excuses pas. Tu n'en vois pas l'intérêt. Il ne t'excite pas. C'est pas sa faute s'il est si vieux. Ni la tienne.Tu te réfugies au fond de ton sofa. En priant pour qu'il n'insiste pas. Tu ramènes tes genoux contre ton buste. Et te maudis d'être si faible. Ta mère n'aurait pas hésité. Elle n'est d'ailleurs pas la seule. Pas avec un vainqueur offert et consentant chez soi. « Je voulais te faire une faveur. Mais ... » Oui, tu ne peux pas. Il a dû le comprendre maintenant.

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MessageSujet: Re: (kaëlle berry) my life gets kinda boring, need something that i can confess   Sam 16 Mai - 22:49

james dewitt & kaëlle berry
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Tu as à peine le temps de retirer ta chemise qu'elle s'élance déjà vers la salle de bain, le tissu à la main. Tu n'es pas stupide, tu peux voir le dégoût qui a traversé son regard lorsque ton torse nu s'est dévoilé à elle. Ce n'est pas la première fois que tu vois une telle réaction, face à tes cicatrices laissées par les Jeux ou tes accidents. Mais, et il s'agit bien là d'une première, tu es soulagé de voir cette expression dans les yeux et les gestes de Kaëlle. Tu sens venir la fin de cette situation embarrassante pour vous deux – surtout pour toi – et un frisson de soulagement te parcoure l'échine. Tu as beau te prétendre prêt à toutes les folies, à toutes les conneries, tu n'en n'es pas au point de pratiquer l'inceste. Même dans les districts, où les habitants pourraient être considérés comme retardés, il s'agit d'une chose extrêmement mal perçue. Et tu n'es pas de ces gens tordus qui s'adonnent à telles passions.
Le temps te paraît toutefois bien long, tandis qu'elle s'affaire à tu-ne-sais-quoi là-haut. Laver une simple chemise ne prend pas autant de temps, et tu te demandes si elle compte redescendre un jour. Tu ne tiens pas particulièrement à monter, et tu espères que personne n'est supposé rentrer à l'improviste. Tu imagines que non, puisque cet appartement semble être le sien. Mais te savoir à moitié nu dans l'appartement de ta fille – l'est-elle réellement? – te donne la nausée. Tu ne voulais pas venir ici. Le bruit et l'occupation de la salle du banquet étaient d'avantage propices à une conversation sécurisée qu'ici. Et pourtant, tu as été suffisamment idiot pour répondre favorablement à son invitation. Espérant naïvement que ce ne sois pas pour tenter de coucher avec toi.

Mais tes derniers espoirs sont rapidement tombés à l'eau. Tu espérais pouvoir tirer autre chose qu'une chaudasse idiote, prête à discuter sans rien chercher d'autre. Mais depuis que tu es ici, elle a balayé toutes tes tentatives de rejet, revenant à chaque fois à l'assaut. Seul, tu attends silencieusement son retour, te préparant déjà à un long monologue où tu lui expliquera être son père, avoir rejeté sa mère lors de l'annonce de la grossesse et ne jamais avoir cherché à reprendre contact avec elle. L'avoir sauvée d'une vie dans les districts, finalement. Tu préfères cette version des faits, trop heureux de rajouter héros dans sa définition de toi. Plutôt que connard. Mais rien ne se passe jamais comme prévu, tu t'en doutes bien. Et, pour une fois, tu aimerais tellement savoir de quoi l'avenir sera fait. Quelles seront les répercussions de cette annonce. En cet instant précis, tu détestes ne pas pouvoir voir l'avenir.

L'espace d'un instant, une frayeur parcoure tout ton corps. Bandant les muscles, augmentant les sens, hérissant le poil sur ta peau. Pourtant, rien ne se passe. La lumière vient d'être coupée. Et l'espace d'un instant, tu as eu cette étrange sensation d'être retourné dans l'arène. D'être à nouveau face à la mort. Prêt à te battre. Prêt à tuer. Pourtant, rien ne se passe. Tu entends à peine les pas de la jeune femme, enfin descendue, qui se rapprochent de toi. Tu ne sens rien, immobile dans la pénombre. Jusqu'à sentir le poids de ses lèvres sur les tiennes. Te préparant à reculer. Mais elle s'éloigne aussitôt. « Je ne peux pas faire ça. Je sais que c'est obligé, mais … je ne peux vraiment pas. »
Une vague de soulagement t'emporte aussitôt. La gêne est terminée. Du moins, pour toi. Elle semble d'avantage gênée par son incapacité à t'embrasser, ou à aller plus loin. Seulement parce que tu la dégoûtes. Elle ne sait donc finalement rien de toi. Un sourire de dessine sur tes lèvres. Amusé par cette gamine qui ne connaît rien de la vie. Croyant aveuglément que ce sont les femmes ou les hommes du Capitole qui sont obligés de coucher avec les vainqueurs. La vérité est pourtant totalement différente. Le Capitole n'est obligé de rien, et ne l'a jamais été. Contrairement à vous, vainqueurs, qui vous devez de remercier chaleureusement vos sponsors. En acceptant de leur faire de la pub pour certains, en couchant avec eux pour d'autres. Aucune obligation de sa part. Ni de la tienne. Tu regardes sa silhouette de poser sur le sofa, les genoux relevés contre le buste. L'obscurité t'empêche de voir ce qu'elle porte. Et, au fond, tu te dis que c'est peut-être mieux comme ça. « Je voulais te faire une faveur. Mais ... »
Mais elle ne peut pas. Tu le comprends parfaitement, et tu en es ravi. Rien ne serait pire que de coucher avec son propre enfant. Tu serais capable de te flageller toi-même pour une telle ignominie.

« Des … faveurs, j'en ai eu énormément. Trop, peut-être. » Tu ne sais pas vraiment où tu veux en venir. Pour toi, cette dernière phrase est clairement dirigée vers sa mère. Cette idiote qui n'a pas su prévoir que coucher sans protection pouvait entraîner la naissance d'un mioche. Mais pour elle, il n'y a rien de plus que de la vantardise là-dedans. « Je ne veux pas faire ça avec toi. Je l'ai fais avec ta mère, ça me suffit. » Et tu ne veux plus jamais recommencer. Ni avec la mère, ni avec la fille. La quarantaine passée, tu n'es même plus intéressé par ça. Ça t'ennuie, elles t'ennuient. Toutes autant qu'elles sont. Tes seules activités sont désormais ton maintien en forme, et l'aide aux tributs de ton district. Rien de plus. Tu es trop vieux pour toutes ces conneries, et ce corps bien abîmé par une vie d'aventures ne peut plus supporter grand chose. « En parlant d'elle... T'a-t-elle déjà parlé de sa rencontre avec son mari ? Des détails sur ta conception ? » Non, tu te doutes bien que non. Puisqu'il n'a jamais participé à la conception de cet enfant. Il n'est rien de plus qu'un bouche-trou venu empêcher le père de reconnaître l'enfant, et l'enfant de partir vivre dans les districts. « Dire que tu aurais pu devenir quelqu'un d'autre. » Quelqu'un d'autre, comme une tribut du district deux. Entraînée depuis son plus jeune âge à se battre, à faire quelque chose de ses dix doigts. Une fille dont tu aurais été fier. Plutôt que cette superficielle tapineuse du Capitole, prête à offrir son corps à n'importe qui, pour un peu de célébrité.

Tu restes immobile, droit comme un piquet, dans cette pièce enfoncée dans la pénombre. Tu n'oses pas bouger d'un pouce. Malgré le années, les souvenirs sont toujours là. La peur de l'inconnu aussi. La peur de ne pas voir, de ne pas pouvoir prévoir les événements. De ne pas pouvoir assurer ta sécurité. Seul le fait de voir la silhouette de ta fille te rassure légèrement. Mais allumer la lumière serait tellement mieux. « Allumes, qu'on puisse discuter tranquillement. »
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MessageSujet: Re: (kaëlle berry) my life gets kinda boring, need something that i can confess   Mar 19 Mai - 18:02

my life gets kinda boring,
need something that i can confess


What did you expect ?

« Des … faveurs, j'en ai eu énormément. Trop, peut-être. » Sa phrase ne t'atteint pas. Non, il pourrait te dire n'importe quoi. Que tu ne capterai pas le sens de ses mots. Non, petite égoïste, tu penses à toi. Et rien ne peut perturber ta réfléxion pour le moment. Tu aimerai tellement pouvoir te ressaisir. Pour faire ce que tu dois faire. Mais le dégoût est bien trop intense. Avec ce goût âcre sur ton palais. Au bord de la nausée. Tu accuses l'alcool. S'il ne s'en était pas mêlé, tu aurais l'esprit plus clair. Et toute cette histoire serait déjà réglée. Pour de bon. Tu serais même déjà passée à autre chose. Mais là, impossible. Tu n'arrives pas à te convaincre de retenter une approche. A quoi bon ? Tu es à un stade où forcer la chose te ferait vomir sur lui. Littéralement. Tu ne peux décidément pas salir ta réputation comme ça. Refuser de coucher est une chose, s'humilier de la sorte en est une autre. Tu ne mettrai plus un pied dehors si une rumeur pareille s'ébruitait. Surtout si elle est vraie. Tu calmes ta nausée avec tes doigts sur tes lèvres. Comme si ça pouvait changer quelque chose. Il t’écœure. La situation t’écœure. Et toi aussi. Tu te dégoûtes. « Je ne veux pas faire ça avec toi. Je l'ai fais avec ta mère, ça me suffit. » Tu accuses le coup. Alors comme ça il voulait tenter de comparer mère et fille. Les habitants de districts ne s'arrêtent jamais de te surprendre. Le fait que ta mère est croisée le chemin de son lit ne t'étonne pas par contre. Mais ça confirme ce que tu pensais. Il est trop vieux pour toi. Il est de la génération de ta mère. Pas la tienne. Il doit passer à autre chose. Et toi rester où tu es. Même si tu te sens un peu vexée. Il a l'air de préférer ta mère. Alors qu'il ne t'a pas encore goûté. Puis tu ne marches toujours pas dans ses excuses bidons. Bien sûr qu'il voulait coucher avec toi. Sinon il ne serait pas chez toi. Mais tu ignores ce qui l'a fait changer d'avis. La photo de tes parents peut-être ? Mais ce n'est pas plus mal. Que son envie se soit envolée. Peu importe la raison. Si adolescent il pouvait tuer des enfants. Te violer ne doit être rien en comparaison.  « En parlant d'elle... » Oh non. Tu ne veux vraiment pas parler de leurs nuits ensemble. Tu sens déjà la salive remplir ta bouche. « T'a-t-elle déjà parlé de sa rencontre avec son mari ? Des détails sur ta conception ? » Quoi ? Mais qu'est ce que ça peut bien lui foutre ? Ta vie ne le regarde pas. Tu ne l'a pas emmené ici pour te confier. Vraiment pas. « Tu veux que je te dises la position aussi ? Comme ça tu sauras si elle fait les mêmes choses avec les autres ? » Tu te mords la langue. Ce n'est pas ton genre de répondre. Mais tu trouves son comportement terriblement déplacé. Il est chez toi et évoque ta mère dans une situation dans laquelle tu ne veux pas l'imaginer. C'est déjà embarrassant quand c'est elle qui aborde le sujet. Ne connaissant aucune limite. Sa vie privée est ta vie privée. Selon elle, en tout cas. Tu connais bien trop de détails sur ses partenaires. Sur ses méthodes. Et tout ce qui va avec. Elle veut que tu saches tout. Pour t'en servir. Pour prétendre être ta meilleure amie. Avec le temps, la gêne est moins oppressante. Mais tu aurais préféré ignorer tout ça. « Dire que tu aurais pu devenir quelqu'un d'autre. » « Plus intelligente tu veux dire ? » Tu cales ta lèvre entre tes dents. L'alcool n'a jamais eu cet effet sur toi. Depuis quand tu réponds ? Où est passée ton indifférence hein ? Il s'est pris une claque par ton échec. Et a laissé sa place à un agacement cuisant. C'est sûrement ça. Parce que tu n'es pas d'humeur à rester passive. Non, tu es trop vexée pour ça. « Allumes, qu'on puisse discuter tranquillement. » Son ordre te déplaît. Il te séduit. Te repousse. Te parle ouvertement de la vie intime de ta mère. Et maintenant, il te donne des ordres. Il a pris un peu trop son aise le vainqueur. Avoir gagné les jeux il y a cinquante ans ne lui donne aucun droit sur toi. Dire que tu voulais juste lui rendre service. Et c'est de cette manière qu'il te remercie. Ça t'apprendra à vouloir être aimable. « Non. » Tu ne bouges pas. Ne prêtes plus aucune attention à sa silhouette. Tu ne vois pas l'intérêt de remettre la lumière. Pour qu'il te voit en sous-vêtement. Vous pouvez très bien discuter dans le noir. Ou il peut aussi très bien s'en aller. Tu lui feras parvenir sa chemise demain. « Demain c'est le grand jour. Tu ne devrais pas être frais pour donner les derniers conseils à tes tributs ? » Tu veux qu'il s'en aille. Petite gamine capricieuse, tu ne veux plus de lui chez toi. Tu ne veux plus jamais le revoir. Qu'il aille sauter ta mère si c'est elle qu'il veut.  

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(kaëlle berry) my life gets kinda boring, need something that i can confess

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