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 JDW ¶ I consider myself a realist, but in philosophical terms I'm a pessimist

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MessageSujet: JDW ¶ I consider myself a realist, but in philosophical terms I'm a pessimist   Sam 2 Mai - 4:27



james william dewitt
❝ WHO AM I LIVING FOR? ❞
Un nom autrefois inconnu de tous, sans histoire, sans gloire. Aucun de mes ancêtres n'a marqué l'histoire comme j'ai pu le faire. Certains ont participé aux Jeux. Et sont morts dans l'anonymat dans lequel ils ont vécu. Mais aujourd'hui, DeWitt résonne encore dans les soirées du Capitole. Malgré les années, malgré les autres vainqueurs. Car un garçon est parvenu à remporter la cinquantième édition des Jeux. Grâce à James, passé en quelques jours de l'anonymat à celui qui possède le record du nombre de victimes. Grâce à moi, vainqueur des seconds jeux d'expiation.

Je m'en rappelle comme si c'était hier, malgré mes 47 ans. Moi, fils de pacificateur, né dans les privilèges du second district, entraîné depuis l'enfance pour une éventuelle participation aux Jeux. Envoyé dans cette édition qui comptait trois fois plus d'enfants. Je ne pensais pas devenir un vainqueur. Mon destin m'envoyait chez les pacificateurs, comme mon paternel. Mais il en a décidé autrement, et a décidé que le jeune garçon que j'étais devait devenir un homme froid, habitué au meurtre et au chaos, recherchant sans cesse l'adrénaline. Capable du pire pour arriver à ses fins. Le pire, je l'ai commis à plusieurs reprises, plus que quiconque, sans souffrir du moindre regret. Tel est l'homme que je suis aujourd'hui, réaliste, capable de prendre tout le recul nécessaire. Pessimiste, diront certains. Incapable de ne serait-ce qu'imaginer ce que pourrait être la vie sans le gouvernement actuel. Incapable de voir en ces rebelles le salut d'une population oppressée.

about games and relative.

Éclatante, sanglante, violente. L'une de ces morts qui restera dans les mémoires, qui imposera un peu plus mon nom à l'Histoire. Je ne suis pas de ceux qui veulent disparaître paisiblement, dans leur lit, entourés de leur famille. Non, il me faut quelque chose de plus brutal. Quelque chose qui représente ma vie, qui indique quel type de personne j'étais. Dans l'arène. Elle seule peut accompagner ma mort d'une gloire éternelle. Celle du vainqueur revenu se confronter aux Jeux, pour une dernière danse macabre. Et qui n'aura pas su en réchapper une nouvelle fois. Telle est la mort que je souhaite.

Le sang qui jaillit d'une plaie béante, les corps qui s'effondrent sur le sol, sans vie. Rien n'est plus excitant au monde que de vivre cet enfer, que de ressentir l'adrénaline monter alors que le danger guette tout autour de toi. Regarder ne suffit pas, ne suffit plus. Petit, je m'imaginais dans ces arènes, au milieu de tous ces tributs, me battant pour ma propre survie. Maintenant que j'ai vécu, chaque diffusion me laisse un goût amer dans la bouche. Je rêve d'y retourner, de me délecter de cette mort qui nous survole. Mais je ne le peux, et je dois me contenter de ces vidéos. Oui, j'apprécie. Mais rien ne vaut la participation.

Une bande de gamins capricieux, qui ne font rien de plus que brailler dans le vent pour des changements qu'ils n'obtiendront jamais. Ils prétendent se battre pour le peuple, mais je vois surtout qu'ils se battent pour eux-mêmes. Pour quitter le taudis dans lequel ils vivent et y mettre les bourgeois du Capitole. Ils prétendent se battre pour la liberté et l'égalité, mais je vois clair dans leur jeu. Même si je ne défends pas le Capitole, je sais très bien ce qu'ils veulent. Remplacer la dictature de l'État par celle du peuple. Écraser le Capitole et l'envoyer aux Jeux. Alors quelle différence entre le président et les rebelles ? Seul le nom change. Mais une dictature restera une dictature, quand bien même une bande de pauvres grincheux est au pouvoir.

Plus de vingt ans se sont écoulés. Et plus de vingt gagnants m'ont succédé dans leur coeur des habitants du Capitole. Pourtant, nombre d'entre eux ne m'inspirent rien de plus que de l'indifférence, ou du mépris. Pour avoir gagné par chance, ou en se cachant durant la partie. Ils se sentent tellement supérieurs à tous, parce qu'ils sont sortis vivants d'une bataille à vingt-quatre. Ils ne connaissent rien de la véritable horreur, ces petits cons.

Une excitation latente, qui augmente à mesure que le jour de la moisson approche. Élevé dans un monde de Carrières, nous nous devons d'être fiers de représenter notre district et de montrer à tous la grandeur du second. J'étais jadis excité, quoiqu'un peu effrayé, à l'approche de cette journée unique. Mais depuis ma participation, tout a changé. La peur a totalement disparu de mon esprit, pour ne laisser place qu'à une excitation morbide. Chaque année, j'espère voir des jeunes à la hauteur, capables de me faire revivre à travers eux ce que j'ai moi-même vécu. Chaque année, je retrouve le sourire à l'approche de cette journée, et je ne pourrai pas vivre sans.

La morale est une futilité. Combien de personne se sont privées d'un avenir radieux parce qu'elles étaient incapables de tout sacrifier pour parvenir à leur but. Ils s'imaginent tous qu'être dans l'arène est horrible, parce qu'il faut tuer pour gagner. Je leur réponds qu'il n'y a rien de plus simple. Que tout homme se doit d'être capable d'aller jusqu'au bout, y compris tuer, pour parvenir à ses fins. Oui, j'en suis tout à fait capable. Et je l'ai prouvé lors des jeux, face à tous ces enfants qui n'étaient rien de plus que des proies faciles.





JE VIENS D'UN MILIEU favorisé, AINSI, POUR MOI, LA NOURRITURE est abondante. DU COUP, MON NOM A 0 CHANCES D'ÊTRE TIRE AU SORT. J'EXERCE LE MÉTIER DE mentor ET POUR TOUT VOUS DIRE, J'aime ça. JE SUIS DANS LE 2ÈME DISTRICT. AYANT 47 ans J' ai déjà PARTICIPE AUX HUNGER GAMES ET j'attends la prochaine moisson avec impatience. ENFIN, J'ATTESTE QU'EN CRÉANT CE PERSONNAGE, J'ACCEPTE DE LE LIVRER À LA BARBARIE DES JEUX S'IL EST TIRÉ AU SORT.


reality is here.

Je n'ai lu que les deux premiers livres (honte à moi) et vu les films. Et ofc, j'aime. Même si je trouve que l'univers prêterait à être mieux exploité et je n'aime pas vraiment quand ça se concentre sur une gamine... Bref, moi c'est Strun, 22 ans, du sud. Cool  

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MessageSujet: Re: JDW ¶ I consider myself a realist, but in philosophical terms I'm a pessimist   Sam 2 Mai - 4:27

tell us your story.

ON THE OUTSIDE I'M ABLAZE AND ALIVE

Tout s'accélère. Le temps de la patience est passé. Place à l'action. Les adieux sont rapides, et ressemblent à tout sauf à des adieux. Pas d'effusion de larmes, pas de mélodrame. Aucune tristesse ne se lit dans le regard de tes parents. Rien ne trahit une quelconque crainte de perdre leur enfant. Ils ne ressentent que de la fierté pour toi. Et ne cessent de répéter qu'ils te pensent capable de venir à bout de tous ces tributs. Pour eux, tu n'as qu'une seule fin possible : vaincre les Jeux. Survivre à tous, et repartir seul vivant de cette boucherie annuelle. Tu aimerais y croire autant qu'eux. Mais au fond de toi, tu as presque l'impression qu'il est impossible d'y parvenir. Que gravir la plus haute montagne du monde serait un jeu d'enfant à côté de ce qui t'attend dans l'arène. Tu ne leur montres pourtant rien. Tu te façonnes cette armure qui te sera plus qu'utile face au Capitole. Face à la mort.

Les adieux achevés, tu es immédiatement dirigé vers la gare. Direction le Capitole. Alors qu'il n'est censé accueillir qu'une poignée de personnes – tributs, mentors, hôte, muets, tu as l'impression d'étouffer dans ce train trop plein de personnes. Ces Jeux sont exceptionnels, et il faut bien un nombre exceptionnel d'employés pour vous aider à préparer votre mort. Tu n'es pas capable de tous les compter. Ni même de retenir leur nom à tous. De toute façon, tu passes le plus clair de mon temps avec ton mentor. Tu ne tiens pas spécialement à sympathiser avec les autres tributs – à quoi bon, puisque vous allez vous entre-tuer ? Seuls t'intéressent ton entraînement et les sponsors que pourrait t'apporter ce mentor auquel tu raccroches ta vie. Sans son aide, et celle du Capitole, tu es mort avant d'entrer dans l'arène.

« Les Jeux sont excitants. Mais ceux-là sont différents. On a trois fois plus d'adversaires, et ce sera forcément trois plus compliqué. Mais c'est cette difficulté qui me motive, et je ne doute pas un seul instant de mes chances. »

Tu dois plaire. Attirer les sponsors, leur montrer qu'ils peuvent miser sur toi. Tu n'es rien de plus que le sujet d'un pari macabre. Et plus ta côte sera haute, plus tu aura de parieurs. Qu'importe ce que tu penses. Qu'importe si tu doutes ou non de tes chances de victoire. Tu dois mentir, et faire croire à ces gens toute ta fausse sincérité. Tu n'es pas là pour toi. Tu n'es pas là pour ta survie. Tu es là pour leur divertissement.

YOU'VE TAUGHT ME TO KILL WITH NO REMORSE

L'atmosphère est crasseuse. Le vent souffle violemment dans les rues étroites de cette ville fantôme. Immobile sur ton estrade, tu perds ton regard sur cette immensité de béton et de verre. Devant toi se tient la corne d'abondance. Minuscule petite chose au milieu de tous ces buildings touchant le ciel. L'air semble de plus en plus irrespirable. Le compte à rebours commence. La pression atteint son paroxysme lorsqu'une explosion est à la limite de te percer un tympan. Un mort, avant même le début de la partie. Parti une seconde trop tôt, il n'a même pas eu le temps de se sentir mourir qu'il est déjà réduit en morceaux de chair et d'os. Mais tu n'as pas le temps de te concentrer sur cet incident. Le jeu est lancé, les premières morts vont rapidement arriver. Et tu te dois de t'équiper pour survivre dans cette jungle poisseuse, polluée par une odeur insupportable et oppressante. Celle de la mort.

Troisième jour. Cinquième victime. Tu continues ton massacre, ne montrant aucune pitié pour les pauvres âmes égarées qui ont le malheur de se rapprocher de ton domaine. Tu as trouvé refuge au rez-de-chaussé de l'un des nombreux bâtiments. Couvrant tant bien que mal tes voies respiratoires, crachant avec peine tes poumons le peu de temps où tu te passes de ce tissu salvateur. Ils sont allés fort cette année, et ont voulu faire de cette édition quelque chose de vraiment exceptionnel. Tu n'as pas eu une seule minute de répit depuis le début des jeux. Entre les tributs et cet atmosphère irrespirable, il n'y a que peu d'endroits de tranquillité. Et lorsque tu en trouves un, il y a toujours au moins un ennemi à éliminer. Plus, la plupart du temps. Mais rien ne t'arrêtes, et tu ne comptes plus le nombre de victimes que tu as causé.

Sixième jour. La liste s'allonge. La difficulté aussi. Tu ne dors quasiment plus, et tu commences à manquer de lucidité. Tu as failli tuer l'un de tes compagnons par mégarde. La situation devient de plus en plus tendue à mesure que le temps avance. Vous n'êtes plus si nombreux désormais. Cinq du second district, plus une dizaine ailleurs. L'arène est immense, et tu soupçonnes de ne pas encore en avoir fait le tour. Peut-être ne pourra-tu jamais le faire. La fin semble de plus en plus proche. Et arrivera bientôt le moment où tu devra tuer tes propres camarades. Car votre amitié nouvellement acquise ne pourra jamais résister à l'instinct de survie et aux règles du jeu. Un seul doit survivre. Et ce sera toi.

« Vainqueur de la cinquantième édition des Jeux : James DeWitt, du District 2 ! » Les dernières journées furent les plus longues. Les plus compliquées, aussi. Tu as cru mourir à plusieurs reprises. Lorsque ta respiration s'est bloquée. Lorsque une lance est passé à quelques centimètres de te traverser de part en part. Lorsque cet enfoiré ne s'est pas laissé tuer aussi facilement que les autres. Tes quatre camarades restant –la cinquième ayant été tuée un peu plus tôt-- ont été les plus simples à achever. Tu ne t'es pas endormi avec les autres. Tu as préféré monter la garde. Et tu les a poignardé dans leur sommeil, sans même réveiller les autres. Plus d'une semaine de Jeux, et les voilà tous morts. Ne restait plus que deux autres survivants à trouver. L'avant-dernier est mort dans son sommeil, terrassé par une toux mortelle. Quant au dernier... Il a bien failli t'avoir avec sa lance. Mais tu as été finalement le meilleur. Le champion. Le survivant. Le plus grand de l'histoire.

AND TO LIE WITHOUT A TRACE

Deux ans déjà que tu es revenu vivant des Jeux de la Faim. De cette édition où vous étiez trois fois plus nombreux, dans un décor apocalyptique, forcés de survivre dans un environnement hostile aux poussières dangereuses. Tu ne te souviens pas avoir un jour connu quelque chose de pire que cette sensation constante d'étouffer, d'avoir un feu permanent au sein de tes poumons,d'avoir les bronches emplies de suie et de charbon. Tu y es parti en total inconnu, et tu es revenu en héros. Malgré l'état de tes poumons, tu n'échangerais cela contre rien au monde. Ils sont tous pendus à tes pieds, cherchant constamment le moindre détail sur tes aventures dans cette arène putride. Et tu distilles tes impressions au compte-goutte, pour mieux jouer avec eux. Tu ne satisfait pas leur faim insatiable de potins en tous genres. Tu les veux accrochés à toi, malgré les autres vainqueurs. Car ils ne sont rien à côté du grand James DeWitt, vainqueur de la cinquantième édition des Jeux, vainqueur des seconds Jeux d'expiation. Et survivant d'une bataille acharnée à plus de soixante-dix tributs. Les autres n'ont aucun moyen de résister à un tel CV. Peut-être le premier vainqueur, et encore. Les Jeux n'en étaient qu'à leurs débuts, et ne devaient pas aussi difficiles qu'aujourd'hui. La seule difficulté pour le tribut était de savoir qu'il n'était pas désiré par ses voisins.

La soirée s'éternise. Les verres s'enchaînent. Tu n'es qu'un jeune de vingt ans à peine, déjà habitué à la mort, et invité dans une soirée où tous les excès sont autorisés. Manger jusqu'à plus faim puis vomir, pour manger à nouveau ? Tu t'y es habitué depuis. Seule l'oisiveté t'ennuie au plus haut point. Tu ne supportes pas de ne rien faire. Et tu cherches à t'amuser autant que tu le peux. Finissant même parfois dans le lit de quelqu'un. Quittant les codes obligatoires du Capitole le temps d'une nuit. Ou plusieurs. Tu ne sais toujours pas comment tu as fini dans le lit d'une telle idiote. Mais tu l'as fais. Avec elle, celle qui éternise la conversation en te demandant tous les détails concernant les Jeux. Incluant des questions dont tu n'as pas l'habitude. Comment te doucher, au milieu de tous ces sauvages ? Tu ne l'as pas fais. Comment vivre avec tant de crasse ? Tu l'as fais. Elle t'amuse. Et c'est peut-être ça qui a déclenché la suite. La soirée s'est achevée tardivement, et plutôt que d'aller dans l'hôtel habituel, tu l'as raccompagné chez elle. Pour y finir la soirée. Et cette scène s'est répétée, encore et encore, durant toute la semaine. Tu ne pensais jamais la revoir. Comment la retrouver, plusieurs semaines ou mois plus tard, parmi tout ce monde ?

Tu t'es contenté les soirées qui ont suivi. Pour ne pas retomber sur elle et ses questions qui finissent par t'ennuyer. Elle n'est qu'une groupie parmi tant d'autres. A la différence près qu'elle peut se vanter de t'avoir amener dans son lit. Tu es allé jusqu'à l'oublier, et tu es retourné à l'une de ces soirées quelques mois plus tard. Sans imaginer qu'elle te retrouverait, prête à se marier. Tu ignores ses appels, et lorsque tu perds cette option, tu te contentes de l'écouter silencieusement. Fiancée, blabla, enceinte, blabla. De toi. Ton palpitant rate un tour, et tu manques de t'étouffer. Un rire nerveux s'échappe de ta bouche. Elle se fout de toi. Il n'y a pas d'autre solution. Tu n'y crois pas un mot. Sa grossesse se voit. Ta paternité, beaucoup moins. Kaëlle, qu'elle s'appellera. Tu coupes rapidement court à la conversation, inventant une excuse tellement bidon que tu n'imaginais pas en sortir une comme ça un jour. Elle appartient de toute façon au passé, et ce gosse est celui de son capitolien de mari. Pas le tien.

NOW I'M DEAD INSIDE

Ton regard parcourt la pièce, s'attardant sur chaque visage que tu peux apercevoir. Ils sont tous là, affichant leurs dents blanches comme le diamant, parfois décorées de pierres précieuses. Toi, tu sembles bien pauvre face à ces créatures bizarres. Tu sembles bien fade à côté de leurs couleurs vives, de leurs chevelures frisant le ridicule. Et tu t'aperçois en cet instant précis que ce qui est un honneur pour ton district n'est rien de plus qu'un divertissement pour eux. Que cette interview n'existe pas pour te permettre de te repentir de tes meurtres. La seule raison de ta présence ici est l'exhibition de tes pensées intimes. Pour que tu les jettes dans les crocs de ces animaux enragés, impatients de pouvoir poser leurs griffes sur des potins croustillants. Mais tu n'as rien de tout ça pour eux. Ta vie est des plus ennuyantes depuis que tu es revenu de l'arène. Et tu n'es pas impatient de traverser le pays pour rencontrer les paysans des autres districts. Cette tournée t'ennuie, ces gens t'ennuient. Plus rien ne semble t'intéresser. Tout ce que tu veux, c'est retrouver les sensations qui t'ont habité durant les Jeux. Cette excitation qui te monte au cerveau, cette adrénaline qui circule dans chaque fibre de ton corps. Et cette impression grisante qu'à chaque carrefour, chaque porte, la mort te tend ses bras.

Tu as tout essayé pour retrouver ces sensations. C'est une drogue, et tu es incapable de t'en passer. L'adrénaline te pousse à faire les pires conneries du monde. Malgré les années, tu as toujours besoin de ta dose. Multipliant les tentatives de suicide pour ne serait-ce qu'approcher ce frisson de liberté. Tu n'es jamais allé jusqu'au bout, tu ne veux pas mourir. Simplement sentir une nouvelle fois l'accélération de ton palpitant. Tu es prêt à tout pour sentir ce délicieux plaisir. Quitte à prendre tous les risques. Parce que tu ne peux pas vivre sans cette drogue qui te tue, qui aspire petit à petit tout ton être. Qu'importe si tu finis par en mourir, du moment que c'est dans le plaisir total. Dans la liberté la plus jouissive. Celle de te foutre en l'air de la façon dont tu l'entends.

« Monsieur DeWitt, quel honneur de vous rencontrer. » 0Plus de vingt ans se sont écoulés depuis ta victoire aux Jeux et pourtant, ils sont encore à te couvrir de louanges, à s'attirer tes faveurs. Tu sais pertinemment qu'aucun d'eux ne pense ce qu'ils disent. Mais les règles sont strictes, même au Capitole, et ne pas s'y plier serait extrêmement mal vu. Un sourire s'esquisse faussement sur tes lèvres, tandis que tu renvoie les compliments d'usage. Alors que tu n'es rien de plus qu'un animal de foire pour eux. Tant mieux, car eux aussi le sont pour toi. Dans leurs accoutrements ridicules, dans leurs manies de se faire vomir pour pouvoir manger encore et encore. Tandis que d'autres crèvent littéralement de faim dans les districts les plus pauvres. La tournée t'a montré à quel point les choses étaient différentes là-bas. Et pourquoi il fut aussi aisé de tuer les pauvres gamins qui venaient de là-bas. Pas d'entraînement, peu d'éducation. Seulement du travail à longueur de journée, pour espérer récupérer les miettes laissées par ces goinfres du Capitole.

« Vous aviez été vraiment impressionnant pendant les Jeux. Que pensez-vous des tributs de cette année ? » Une bande de pleutres. Comme tous ceux qui sont passés après toi. Ils fanfaronnent, ou semblent terrorisés, pour une banale édition. Seulement vingt-trois autres participants à affronter. Ce serait un jeu d'enfant pour toi. Mais tu gardes ces pensées pour toi. Car ici, il faut constamment agir selon un code social incroyablement complexe et barbant. Tout doit être minutieusement réfléchi, et rien ne se dit au hasard. Surtout avec la paranoïa du gouvernement. « Disons que je compte sur mes jeunes pour ne pas me faire honte. » Elle t'ennuie. Comme tous les autres. Tous t'insupportent, avec leurs grands airs et leur balais dans le cul. Seule une t'a un jour suffisamment intéressé pour que la conversation dure plus d'une minute. Mais ce n'est pas celle-là et tu t'éclipses tant bien que mal. Dans l'espoir de trouver quelque chose à la hauteur de ton attention.



Dernière édition par James DeWitt le Mer 6 Mai - 16:55, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: JDW ¶ I consider myself a realist, but in philosophical terms I'm a pessimist   Sam 2 Mai - 5:53

Un vainqueur Avec Matthew en plus
Bienvenue sur MJ & bon courage pour ta fiche I love you



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but nobody wants to pay the asking price
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MessageSujet: Re: JDW ¶ I consider myself a realist, but in philosophical terms I'm a pessimist   Sam 2 Mai - 7:23

Haaaah, Maaaaaaaattthhooou

bienvenue <3
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MessageSujet: Re: JDW ¶ I consider myself a realist, but in philosophical terms I'm a pessimist   Sam 2 Mai - 11:32

Merci !
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MessageSujet: Re: JDW ¶ I consider myself a realist, but in philosophical terms I'm a pessimist   Sam 2 Mai - 17:14

Bienvenue sur le forum, et bon courage pour ta fiche chou
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MessageSujet: Re: JDW ¶ I consider myself a realist, but in philosophical terms I'm a pessimist   Sam 2 Mai - 17:26

excellent choix d'avatar
bienvenue
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MessageSujet: Re: JDW ¶ I consider myself a realist, but in philosophical terms I'm a pessimist   Sam 2 Mai - 22:36

Merci !
Matthew a la classe, oui. Cool
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MessageSujet: Re: JDW ¶ I consider myself a realist, but in philosophical terms I'm a pessimist   Sam 2 Mai - 23:19

Comment je t'ai fais craquer Cool
Bienvenue crac crac crac crac crac crac crac crac crac crac crac crac crac crac crac crac
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MessageSujet: Re: JDW ¶ I consider myself a realist, but in philosophical terms I'm a pessimist   Sam 2 Mai - 23:22

Vantes-toi. Rolling Eyes
crac crac crac crac crac crac
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MessageSujet: Re: JDW ¶ I consider myself a realist, but in philosophical terms I'm a pessimist   Sam 2 Mai - 23:31

Bienvenue
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MessageSujet: Re: JDW ¶ I consider myself a realist, but in philosophical terms I'm a pessimist   Dim 3 Mai - 0:16

Bienvenue parmi nous et bonne chance pour la suite de ta fiche
Je file te réserver Matthew pour la semaine I love you



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MessageSujet: Re: JDW ¶ I consider myself a realist, but in philosophical terms I'm a pessimist   Dim 3 Mai - 22:27

J'ai pas encore lu mais je suis amoureuse de ta fiche, elle est esthétiquement trop belle
Bienvenue I love you
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MessageSujet: Re: JDW ¶ I consider myself a realist, but in philosophical terms I'm a pessimist   Mar 5 Mai - 3:45

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MessageSujet: Re: JDW ¶ I consider myself a realist, but in philosophical terms I'm a pessimist   Mer 6 Mai - 13:43

Merci tout le monde.
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MessageSujet: Re: JDW ¶ I consider myself a realist, but in philosophical terms I'm a pessimist   

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JDW ¶ I consider myself a realist, but in philosophical terms I'm a pessimist

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