petites annonces à ne pas rater
✤ TOURNEE DU VAINQUEUR les jeux sont désormais terminés, place à la tournée du vainqueur qui met à l'honneur andro graham ! plus d'informations ici.
✤ INTRIGUES panem ne cesse de changer avec de nombreux événements inouïs. découvrez le volume 6.
✤ MISES À JOUR une nouvelle règle a été instaurée. merci de prendre connaissance de celle-ci ainsi que les autres nouveautés !
✤ MISSIONS ET QUÊTES toutes les missions ont été lancées ! rendez-vous dans ce sujet pour toutes les découvrir.
✤ SCENARIOS voici quelques scénarios qui n'attendent que vous:
rebelles. liam hemsworth
pacificateurs. boyd holbrook
district 13. cobie smulders & chris hemsworth
vainqueurs. gemma arterton & elle fanning
d'autres scénarios gagnants de la loterie à venir !

 

fermeture du forum
le forum ferme ses portes après six ans d'existence.
merci pour tout, on vous aime.

Partagez | 
 

 HEAVENSBEE ► hello darkness, my old friend

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
avatar
DISTRICT 6
△ correspondances : 569
△ points : 25
△ multicomptes : alexiane, hunter (leevy)
△ à Panem depuis le : 03/10/2011
△ humeur : go fuck yourself
△ âge du personnage : trente ans
△ occupation : ancienne mentor, reconvertie en fugitive


can you save me?
statut: célibataire
relationships:


MessageSujet: HEAVENSBEE ► hello darkness, my old friend   Lun 3 Oct - 18:48


❝ WHO AM I LIVING FOR? ❞

Je me nomme Pepper-Swann Johanna Heavensbee. Un nom long et compliqué pour une jeune femme comme moi. Parfois, on me surnomme Pep's ou simplement Pepper. Mais mes parents m'ont donné un prénom composé, et j'exige, la plupart du temps, qu'on me nomme ainsi, sans le raccourcir ou le sacrifier. Évidemment, Johanna est mon deuxième prénom et je l'utilise peu ou très rarement. Pepper-Swann me convient amplement. Aux dernières nouvelles, j'ai vingt-quatre ans. Je suis née un beau mois de juillet. Je viens du district six. Un district que j'affectionnais, mais ce n'est plus le cas. Ce n'est plus le cas depuis ma victoire à la soixante-sixième édition des Hunger Games. J'ai rempoté cette édition à l'âge de seize ans. Je suis toujours en vie, et je le regrette. Je le regrette, mais je suis constamment confrontée à ces jeux. Que ce soit grâce à mes cauchemars, à mes amis qui ne cessent de répéter à quel point je suis une meurtrière, mais surtout à cause de mon travail de mentor. Malheureusement, aucun de mes tributs n'est ressorti vivant des jeux. J'espère que cette année sera la bonne, et que Catalina s'en sortira.

Je suis lunatique. Certains disent de moi que je suis joyeuse, optimiste et souriante. Que j'ai toujours le mot pour rire, que je suis excentrique et ouverte. Ce n'est pas totalement faux. À quoi bon se lamenter ? J'ai gagné les jeux il y a neuf ans, et si je n'avais pas sorti la tête de l'eau, je serai en dépression. Je ne suis pas la plus heureuse des femmes, mes blessures sont toujours ouvertes et malgré cela j'avance. Le Capitole me voit donc comme l'emblématique gagnante de la soixante-sixième édition, qui a toujours le sourire aux lèvres et qui adore se pavaner dans le luxe. Ils n'ont pas tort.

D'autres disent que je suis sombre, violente et mystérieuse. Que je garde mon sang-froid quand j'exécute quelqu'un. Que mes mains sont une arme, que je suis dérangée mentalement et qu'il ne faut pas m'approcher. Eux aussi n'ont pas tort. Pour la rébellion, j'ai tué et je n'hésiterai pas à tuer ceux qui se mettent sur mon chemin. Je sais user de mon apparence douce et sensible pour manipuler les gens à ma guise. Je n'ai pas honte. Je parviens à mes fins la plupart du temps, et cela reste extrêmement utile pour la rébellion. Pour que d'autres se joignent à nous. Pour faire tomber le Capitole.

Mon physique d'ailleurs. Au premier coup d’œil, les gens voient en moi une jeune femme petite et mince, qui semble toute fragile et prête à se briser en mille morceaux. Mon visage est doux et mystérieux, et je fais beaucoup moins que mes vingt-quatre ans. J'ai l'air aussi innocente qu'une petite poupée. Mes longs cheveux bruns et mes yeux presque noirs sont peut-être la seule chose qui me donne l'allure d'une femme. C'est ainsi qu'on me voit au premier coup d’œil. Mais si on s'attarde sur moi, sur mon corps, on remarque qu'il n'en est rien. Je ne suis pas sensible. Mes nombreuses cicatrices le prouvent. Ma force physique également. On pourrait penser qu'une frêle jeune femme de cinquante kilos ne parvient pas à soulever plus qu'une pomme. Ce n'est pas le cas. Je ne suis pas encore au point de tirer un camion sur la seule force de mes bras, mais je me débrouille. Très bien même. Dans l'arène, c'est grâce à ma force que j'ai gagné. Et je sais bien qu'on me sous-estime beaucoup. Je suis déterminée à prouver le contraire.

Concernant mes goûts, je n'aime pas beaucoup de choses pour être honnête. Bien que je lutte contre le Capitole, je ne peux pas nier qu'ils peuvent m'acheter avec leurs luxes. Je rêve toujours de les faire tomber, mais j'espère que leur richesse servira à tous les pauvres habitants des districts. Qu'ils puissent enfin découvrir autre chose que les coups de fouets, que la faim et que la maladie. Pour ma part, je ne peux me passer de leur délicieuse nourriture, leurs somptueux vêtements ainsi que leurs innovations technologiques. J'aime le silence et ainsi, lire un bon livre fait partie de mes activités favorites. Cependant, soyons sérieux, les livres se font rare à Panem. L'art reste l'une de mes passions. J'aime dessiner, mais surtout peindre. Le calme qu'on ressent lorsqu'on se retrouve face à la nature, avec simplement un pinceau en main. Cette sensation est incroyablement agréable. J'aime également la musique. Grâce à l'argent que j'ai remporté à la suite de ma victoire aux jeux, mon premier achat fut une guitare. Je n'ai jamais quitté cette guitare. Dès que je quitte un district pour un autre, je l'emporte avec moi. C'est probablement le seul objet qui compte pour moi. Je n'ai pas une voix parfaite, mais j'aime bien chantonner quand je joue un morceau.




about games and relative.


Ma mort, je l'ai vue trop souvent. Dans l'arène et à ma sortie. J'ai crus que ma dernière heure se déroulerait dans l'arène. Quelle triste fin. Ce ne fut pas le cas. Mais désormais, ma mort, j'imagine qu'elle sera très douloureuse. Certainement sous la torture. Mon double-jeu me mène tout droit à ma mort, j'en suis sûre. Au moins, je serais toujours fraiche et pimpante. Je risque ma vie constamment, en aidant Coin à agrandir les rangs de ses soldats rebelles tout en me montrant chaleureuse au Capitole. La Présidente du district treize peut également se montrer très contrariée lorsque les événements ne se déroulent pas tel qu'elle l'avait prévu. Je suis sur la corde raide, prête à voir ma dernière heure arrivée à tout moment.
Pour aucun être humain. Toutes les personnes à qui je tenais sont mortes les unes après les autres. Mon meilleur ami, durant les jeux, et ma famille, assassinée par le Capitole. J'ai des amis, mais j'accorde péniblement ma confiance. Ainsi, les rares personnes qui sont parvenues à entrer dans ma vie ne méritent pas que je perde la vie pour eux. Je pourrais éventuellement mourir pour une cause. Celle des rebelles. Si je devais mourir, ce serait pour eux. Pour changer le gouvernement autoritaire du Président Snow. Et surtout, pour mettre un terme aux jeux. Pour ne plus qu'aucune famille soit contrainte de regarder la mort de leurs enfants en direct. Et surtout, pour la liberté.
On ne dirait pas ainsi, mais je suis très forte. Que ce soit pour manipuler mentalement ou blesser physiquement mon adversaire. Je n'ai jamais été douée avec les armes, les poignards ou les connaissances médicales. J'étais consciente de ma puissance. J'ai joué la fille faible, peureuse et naïve au sein de l'arène. J'ai mis le neuf obtenu à l'entraînement sur le compte de la chance, et mes adversaires y ont crus. Ils ne se sont pas occupés de moi durant les premiers jours. Jusqu'à mon premier meurtre. D'autres ont suivis, et je suis devenue la cible à abattre. Ma force m'a beaucoup servi. La plupart des tributs que j'ai tués, c'était à main nue. Par étranglement, par coups ou par fracassement de crâne. Je n'en suis pas fière. J'aurai tant aimé planter un simple couteau dans le cœur de mes adversaires, et ne plus en discuter. Mais je n'y suis pas parvenue. Encore aujourd'hui, ma force physique et de persuasion reste ma plus grande qualité. Mon physique est peu imposant, et on me sous-estime régulièrement. Quoi que, ne pas être bâtie comme une armoire à glace m'aide à être très discrète et à me faufiler rapidement dans les arbres afin de me cacher. Je suis également observatrice. Si je suis en danger, je parviens sans peine à me faufiler avec agilité et souplesse dans un petit coin trouvé à la va vite. Je devine aisément lorsqu'on tente de me mentir. Je décrypte la moindre expression, la moindre faiblesse.
River Alexis Shade. Il était mon meilleur ami, la personne qui m'était la plus proche. Nous étions toujours fourrés ensemble dès notre plus tendre enfance. J'étais même amoureuse de lui. Il a fallu que nous soyons tirés au sort la même année, lors de la soixante-sixième édition des Hunger Games. J'ai cru que ma vie allait s'effondrer. L'un de nous, si ce n'est les deux, allait mourir dans l'arène. J'envisageai déjà le pire, à savoir de me retrouver face à lui pour survivre. Je n'arrivai pas à m'arrêter d'angoisser. Si seulement j'avais su ce qu'il me réservait... Évidemment, nous nous étions alliés. Malgré la terreur qui régnait autour de nous, River et moi tenions bons. Nous avons même réussi à rire. J'avais confiance en lui, je l'aimai de tout mon cœur. Et il a essayé de me tuer. Il s'est retourné contre moi, alors que je l'aurais suivi dans n'importe lequel de ces gestes. Et il a voulu me tuer, et finalement, je lui ai ôté la vie.
Je suis très mitigée. Je suis contrainte de visionner les jeux années après années, pour la simple raison qu'étant mentor, je dois garder un œil sur mes tributs. Je fais de mon mieux afin de leur envoyer un cadeau en cas de besoin. Je dois donc constamment me tenir informée sur leurs états au sein de l'arène. Et c'est bien pour cette seule raison que je visionne les jeux. Je n'y prends absolument aucun plaisir. Ses jeunes gens sortent à peine de l'enfance qu'ils sont envoyés dans une arène et ils doivent s'entretuer de façon sanguinaire durant des semaines. Qui peut prendre plaisir à rester devant sa télévision en regardant cela ? J'aime le luxe du Capitole, et c'est la seule chose qui me plait là-bas. Les monstres, ce ne sont pas les jeunes qui tuent pour survivre, mais ses habitants qui visionnent ses horreurs avec enthousiasme.
Il y a quelques temps déjà que je sais que le treize existe toujours. Ce message n'était donc pas une surprise pour moi. Coin est une personne que j'ai déjà rencontrée à plusieurs reprises. Ce qui est évident, puisque je suis une sorte d'ambassadrice du district treize. La révolte est en marche. Les gens l'ignorent peut-être, pensant qu'il ne s'agit que de rumeurs, mais elle se met en place. Et j'en serais. J'en suis déjà, à vrai dire. Discrètement. Je n'ai pas autant d'influence que Julian, mon modèle au niveau de la rébellion, mais je ferais mon possible pour augmenter les rangs et mettre à bas le Capitole et ses dirigeants. Peu de gens croient en nous. Mais nous y parviendrons.
Je ne suis pas originaire du district treize, et je n'ai pas grandi là-bas. Toutefois, je m'y rends très régulièrement et je considère cet endroit comme mon lieu d'adoption. Comment je m'y sens ? Bien. En sécurité, même. Pour l'instant du moins, mais c'est déjà cela. Au treize, la peur n'est pas constante. La plupart des habitants des souterrains sont froids, mais ne sont pas nos ennemis. J'aime cela. Je n'ai pas à faire semblant de les apprécier. On s'en tient au minimum, sans se détester. Parfois, l'extérieur me manque, et j'étouffe. Mais c'est le prix à payer lorsqu'on sort de l'arène. Quoi qu'il en soit, je considère cet endroit comme un cocoon chaleureux dans lequel je retourne avec plaisir, que ce soit pour mon travail ou pour un simple plaisir.




JE VIENS D'UN MILIEU défavorisé, mais désormais je suis issue d'un milieu favorisé suite à ma victoire aux jeux, AINSI, POUR MOI, LA NOURRITURE tenait bien plus de la légende, mais est désormais abondante. DU COUP, MON NOM A nombre de chances d'être tiré au sort, merci de s'en référer au sujet explicatif . J'EXERCE LE MÉTIER DE mentor ET POUR TOUT VOUS DIRE, JE n'aime pas cela. JE SUIS DANS LE SIXÈME DISTRICT. AYANT vingt-cinq ans J'AI déjà PARTICIPÉ AUX HUNGER GAMES ET j'appréhende la prochaine moisson. ENFIN, J'ATTESTE QU'EN CRÉANT CE PERSONNAGE, J'ACCEPTE DE LE LIVRER À LA BARBARIE DES JEUX S'IL EST TIRÉ AU SORT.
reality is here.


Toujours la même 👅 Christelle, seize ans, toutes ses dents, habite en Suisse et j'ai lu tous les tomes de Hunger Games 👅


FEATURING leighton meester © COPYRIGHT fuckyeahleightonmeester





Dernière édition par Pepper-Swann Heavensbee le Mar 4 Oct - 14:34, édité 18 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mockingjay-rpg.net/t8971-psh-sick-of-all-these-people-talking-sick-of-all-this-noise
avatar
DISTRICT 6
△ correspondances : 569
△ points : 25
△ multicomptes : alexiane, hunter (leevy)
△ à Panem depuis le : 03/10/2011
△ humeur : go fuck yourself
△ âge du personnage : trente ans
△ occupation : ancienne mentor, reconvertie en fugitive


can you save me?
statut: célibataire
relationships:


MessageSujet: Re: HEAVENSBEE ► hello darkness, my old friend   Lun 3 Oct - 18:48


tell us your story.






Il était une fois...

Je ne vais pas vous raconter ma naissance et mon enfance, ce serait mentir sur ce qu'il s'est réellement passé. Sérieusement, qui se souvient de ses instants ? Je peux vous dire que je suis née dans le district six il y a vingt-quatre ans, au mois de juillet. J'ai eu une enfance plutôt aisée, je dois l'avouer. Enfin, aisée est un bien grand mot. Le district six n'est pas le plus pauvre, mais mes parents et moi ne roulions pas sur l'or. On s'en sortait. On serrait les dents. Malgré le fait que mon père ait un travail plutôt bien placé dans notre district. Il travaillait avec le maire, mais cela ne rapportait pas une fortune. Cependant, même si la nourriture n'était pas abondante, loin de là, nous n'avions pas à nous plaindre en comparaison à d'autres familles. Mes parents ont même pris le risque d'avoir un deuxième enfant. J'avais une adorable petite sœur de presque dix de moins que moi. À mes douze ans, j'étais sélectionnable pour être moissonnée. J'envisageai de prendre des tessarae pour survivre, mais mes parents s'y refusaient fermement. Ce fut le début des disputes et ils se séparèrent. Mon père déménagea au district neuf, ne supportant plus le six. Malgré tout, nous gardions contact par téléphone, dès qu'on pouvait passer un coup de fil. J'avais une belle vie. Pas quoi me plaindre. C'était avant.





66ième édition, début de journée.

La moisson. Nous y étions. Depuis quatre ans, je redoutai à chaque fois ce jour. Je venais à peine de fêter mes seize ans, et il ne me restait plus que deux moissons, trois avec celle-ci, à supporter. Je n’avais jamais pris de Tesserae, mes parents refusaient la moindre évocation à cette idée. « S’il faut qu’on crève la dalle et qu’on vive dans la rue pour t’empêcher d’avoir encore plus de coupons lors de la moisson, nous le ferons ! » disaient-ils d’une voix ferme. Au moins, depuis leur séparation, ils étaient d’accord sur cet unique point. Mon père était venu exprès du neuf pour passer la matinée en ma compagnie. Après le traditionnel déjeuner familial du matin de la Moisson, j’avais passé mon après-midi avec mes quelques amis. River, Elliot, Violet ou encore Louise. Notre sujet principal ce jour-là était, comme à notre habitude, la moisson et le tirage au sort. « Ce soir, on se retrouvera ici-même, et on sera tous réunis. » dis-je, très optimiste. Cette phrase, je la prononçais chaque année avec le même sourire. Je savais que cela ne servait à rien de broyer du noir. J’avais toujours été connue pour mon optimiste et j’essayai de détendre l’atmosphère et apaiser les tensions de chacun. Cependant, cette fois, les réponses n’étaient pas celle que j’entendais habituellement les années précédentes. « La ferme ! C’est facile à dire pour toi, Peps, tu n’as jamais pris de Tesserae. Ton nom doit être quatre fois dans le bocal, tandis que nous sommes inscrits chacun une vingtaine de fois. » répliqua sèchement Elliot. Je n’en cru pas mes oreilles. « C’est le hasard qui décide ! Je peux très bien être choisie cet après-midi ! » Mon ton était calme, posé, alors que j’aurais facilement pu hurler. « Pepper. Tu es ma meilleure amie. Mais soit réaliste, tu ne le seras pas. Et tant mieux pour toi. » continua Louise. Une dispute s’ensuivit, chacun était persuadé que je n’avais aucune chance d’être choisie, tandis qu’eux risquait constamment leur vie. Je n’y pouvais rien, moi, si mes parents préféraient se priver plutôt que de se servir de moi pour obtenir de la nourriture. Le seul qui m’a soutenu, c’était River. Mon River adoré. Notre petit groupe parti chacun de son côté après ses quelques tensions. J’avais vu le vrai visage de mes amis.






66ième édition, la moisson.

La grande place du district six se remplissait peu-à-peu. Je m'étais changée depuis la matinée. J'étais très élégante, comme le désirait la tradition du tirage au sort. Je portai une robe blanche s'arrêtant aux genoux. Ma mère me l'avait confectionnée durant son temps libre, avec des restes de tissus récupérés sur d'anciennes nappes. Elle m'avait même fabriqué un ruban sur lequel était dessiné une fleur. Il était parfaitement assorti avec ma tenue et mettait en valeur mes beaux cheveux bruns légèrement bouclées pour l'occasion. « Joyeux Hunger Games ! Et puisse le sort vous être favorable ! » La voix terriblement agaçante de l'hôtesse du district six venait d'annoncer la couleur. Le tirage au sort de l'édition soixante-six des jeux allait bientôt débuter et nous devions nous tenir au silence. Je dévisageai l'hôtesse, que se faisait une telle joie d'être là, avec sa perruque verte et ses lèvres tellement gonflées qu'elles semblaient être prêtes à exploser. Je soupirai discrètement tandis que je me replaçai dans mon rang, en fermant les yeux et croisant les doigts derrière mon dos. « Pepper-Swann Heavensbee ! » La voix aigüe et particulièrement énervante de l'hôtesse résonna une bonne dizaine de fois à l'intérieur de ma tête en seulement quelques secondes. Je me figeai sur place. C'était mon prénom ainsi que mon nom. C'était donc moi. J'avais été choisie parmi des centaine de petits papiers. Quelle chance ! Mes amis ne pourraient plus dire que je n’avais aucune chance de participer aux jeux. J’avais été choisie, avec mes quatre papiers, tandis qu’eux allaient vivre une année supplémentaire, malgré leurs vingtaines de papiers. J’étais heureuse pour eux, heureuse de les savoir en sécurité. Mes jambes tremblaient tellement que je ne parvenais pas à effectuer un seul mouvement sans risquer de m'effondrer. Mon souffle était coupé et je ne cessais de me convaincre de respirer, sans y parvenir. Les larmes submergèrent mes joues. La jeune fille située à mes côtés me poussait d'un coup de coude dans les côtes, tandis que deux pacificateurs vinrent m'entourer afin de me diriger jusqu'à la grande scène. La lumière aveuglante braquée sur mon visage me donnait le tournis. Je fus soutenue par mon mentor, Ludmilla Ameïthys. « River Alexis Blackwell ! » Ma respiration se coupa une nouvelle fois et Ludmilla dû me soutenir une nouvelle fois. Mon meilleur ami. L'homme dont j'étais follement amoureuse depuis mon enfance. Nous avions toujours été inséparables, et nous allions l'être jusqu'à la mort. Il ne mit pas longtemps à me rejoindre sur scène. Je pris sa main dans la mienne, une chaleur incroyablement agréable et apaisante. Il déposa un baiser sur ma joue, tandis que nous étions séparés afin d'aller chacun notre tour dans la petite pièce derrière la scène afin de dire au revoir à nos proches.






66ième édition, dixième jour.

Nous étions encore sept quand la voix de Claudius Templesmith résonna à travers l'arène. L'heure du festin était arrivée. Il était vrai qu'aucun tribut n'était mort depuis cinq jours. Le Capitole devait s'ennuyer. Nous n'avions de toute manière par le choix de nous y rendre. Et dire que River et moi avions décidé de nous séparer. Cette annonce tombait plutôt bien. Nous pourrions ainsi être réunis une dernière fois. La marche fut longue et silencieuse, mais nous étions parvenus à la Corne d'abondance peu après midi. Nous nous étions bien préparés, mangeant nos dernières racines et notre dernier lapin. Nous avions presque vidé nos gourdes. Le festin allait être un véritable carnage et il fallait donc être prêt. La Corne d'abondance avait changé depuis la dernière fois. Des arbres étaient apparus, ainsi que des rochers. Le combat serait sûrement plus intéressant pour les téléspectateurs. « Je suis désolé. » La voix de River avait changé. Elle était triste, confuse et cassée. Je comptai me retourner, afin de lui demander des explications quand je sentis une forte pression sur ma gorge. River tentait de m’étrangler. Sur le coup, je cru à une blague. Un sourire étira mes lèvres, j’étais persuadée qu’il se moquait de moi. Puis je compris. Il voulait se débarrasser de moi. Quelques minutes auparavant, il m’avait convaincu de le suivre. Il comptait déjà me tuer. Il savait ce qu’il allait faire. Sa pression augmenta, et je commençai à manquer d’air. J’étais tellement sous le choc que je ne parvenais pas à réagir. Quand, enfin, je repris mes esprits, je lui assénai un violent coup de coude dans le ventre. Il fut suffisamment troublé pour me lâcher, tandis que j’essayai de fuir. Je ne voulais vraiment pas le tuer, je préférais que quelqu’un d’autre se charge de lui. Mon meilleur ami. Le Capitole l’avait transformé en tueur. Et c’était moi sa proie. Je courrai jusqu’à perdre mon souffle. Les larmes coulaient sans s'arrêter sur mes joues gercées. Je me retournai brusquement, afin d'estimer une distance entre River et moi. Je restai pétrifiée sur place. Il n'était plus à mes trousses. « River ? C'était une blague, hein ? » demandai-je en tournant sur moi-même plusieurs fois, guettant les arbres, le sol, les rochers. De longues minutes passèrent, durant lequel je me retrouvai seule, irrémédiablement seule. J'eus un soupir de soulagement, tandis que je me retournai pour reprendre mon chemin. Je me plantai dans une armoire à glace. Il était à nouveau apparu, son sourire incroyablement rassurant fixé sur ses lèvres. « Idiot, tu m'as foutu les jetons ! » lui dis-je en lui adressant une légère tape sur l'épaule. Il prit ma main au vol, me la brisant sur place, tout en gardant son sourire hypocrite. Désormais, j'en étais sûre, il voulait ma mort. Et je n'avais d'autres choix que de me battre avec mon meilleur ami pour survivre. « Qu'est-ce que tu fais ? Qu'est-ce que tu fais River ? » dis-je péniblement entre deux hurlements. « Il le faut Pepper. » dit-il avant de m'asséner un coup de poing qui me cloua à terre. Je n'avais pas d'armes à portée de main tandis qu'il avait son poignard, celui qu'il ne quittait pas depuis le début des jeux. Sa lame me perça la gorge, et River entreprit de faire glisser son couteau jusqu'à l'autre extrémité de mon cou. Je lui crachai à la figure en lui envoyant mon genou dans ses parties intimes. Je poussai son corps sur la droite, me positionnait cette fois sur lui, en position de bourreau. Il me planta son poignard dans le ventre avant que je puisse l'éloigner de lui d'un coup vif de la main. Je serrai ma prise autour de sa gorge, ses mains ne cessant de griffer mes avant-bras en guise de défense. Un coup de canon me fit sursauter, et sa tête rencontra mon front sous un violent choc. Je ne pouvais me résoudre à le tuer. Je me relevai, repris mon élan avant d'entamer une course dans la forêt. Il fut plus vif que moi, me rattrapant à la jambe, et je retombai à terre comme une simple plume. Je me roulai sur la gauche tandis que son poignard vint s'écraser sur mes cheveux. Une nouvelle fois, j'éloignai son couteau de lui, puis lui envoya un coup de coude dans le nez. À nouveau positionnée au-dessus de River, je le frappai aussi fort que je pouvais. Il savait que s'attaquer à moi n'était pas une bonne idée. Que malgré mon maigre physique, j'avais une force plutôt redoutable. Sans réfléchir, j'empoignai sa gorge, avant de relever sa tête et de le frapper à plusieurs reprises sur le rocher situé derrière lui. Je venais de lui fracasser le crâne. Je retombai à ses côtés, sous le choc. Le coup de canon n'avait pas retenti. Je voulais tellement le réanimer, le soigner, le remettre sur pied et que tout recommence comme avant. Il semblait vouloir me dire quelque chose, et j'avançai mon visage près du sien. Sa bouche ne dégageait plus qu'une odeur de sang. « Merci, Peps. Et gagne. » Articula-t-il avec peine avant de venir déposer un baiser sur mes lèvres. Il semblait si reposé, si apaisé. Si serein. Ses yeux se fermèrent avant qu'un coup de canon vienne anéantir tous mes espoirs de voir River se relever. Qu'avait-il fais ? Avait-il fait exprès de me provoquer pour me laisser une chance ? Non, ce n'était pas possible. Il m'avait planté son poignard dans le ventre tandis que ma gorge continuait de saigner. Je ravalai mes larmes avant de reprendre mon chemin. Nous n'étions plus que six.

Je m'étais rapprochée de la table du festin. Autour de moi gisait le corps de River, ainsi que d'autres tributs. Quatre, pour être précise. Je ne réalisai pas qu'il ne restait que moi et le tribut masculin du district deux quand une masse me projetai au sol. Un carrière. Il venait de s'abattre sur moi, me piégeant à terre. Je ne parvenais plus à respirer, et j'étais sûre que ma dernière heure était arrivée. Malgré tout, les paroles de River me revenaient en tête. Je devais gagner. Pour lui, pour moi, pour le district six. Un carrière du deux... Ils ont eu bien assez de victoire. Je laissai ses poings s'abattre sur mon visage tandis que je réfléchissais à un moyen de me débarrasser de lui. « C'est toi, la gonzesse qui n'utilise pas d'armes, c'est ça ? » Sa voix me glaçait sur place. C'était donc ceci ma réputation. J'étais une tueuse sanguinaire, utilisant mes mains pour seules armes. Je ne répondis pas, et lui envoyait un coup de tête dans le front. Je courais auprès du corps de River pour récupérer son couteau que je cachai dans mon pantalon. Le tribut du deux n'était pas très discret et je me déplaçai sur le côté alors qu'il fonçait sur moi. Un combat infernal se mit alors en marche. Sa seule arme était une sorte de massue avec une pierre au bout. Il me l'envoya d'ailleurs deux fois en plein crâne, et une fois dans le nez. Je ne sentais plus qu'une odeur de sang ainsi que ce liquide qui me coulait sur le visage. Mes poings s'étaient écrasés plusieurs fois sur son visage, et nous ne ressemblions plus à rien. Comme je m'y attendais, il s'approcha une nouvelle fois en courant dans ma direction. D'un geste vif, je sortis le poignard de mon pantalon, lui le plantant dans l’œil une fois qu'il arriva à mon niveau. Il bascula à terre, mais il était toujours aussi motivé à me faire mordre la poussière. Le poignard vint s'abattre plusieurs fois dans son buste, mais je ne parvenais pas à le tuer. Je lâchai le couteau et j'usais de ma seule véritable qualité : ma force. Coinçant ses bras avec mes genoux, je pris sa tête entre mes mains avant de la tourner d'un coup rapide et vif. Je basculai à terre en même temps que le coup de canon. Je ne réalisai pas. Je m'effondrais contre le sol, à moitié morte. Mon abdomen saignait de plus en plus, ma gorge également, mon visage ne ressemblait plus à rien. Mais je parvins à avoir un sourire. « Mesdames et messieurs, je vous présente la gagnante de la soixante-sixième édition des Hunger Games : la tribut féminine du district six, Pepper-Swann Heavensbee ! » entendis-je avant de perdre connaissance.






La victoire

Après ma victoire, je m'étais réveillée dans une pièce blanche, froide et déserte. Le Capitole avait tout tenté pour me remettre sur pied au plus vite. J'avais très vite repris une apparence plus humaine. Le Capitole m'avait malgré tout laissé deux cicatrices. Celle à l'abdomen ainsi que celle dans ma gorge. Ainsi, je voyais que je dépendais toujours d'eux. Qu'ils m'avaient détruites dans l'arène, et que même en m'ayant remise sur pied, ils pouvaient à tout moment me détruire à nouveau. La seule chose que je désirais, c'était de rentrer dans mon district. De me sentir à nouveau chez moi. Mais cela n'allait pas être possible. Pas tout de suite, du moins. Je devais finir les interviews, me rendre à toutes les soirées organisées par le Capitole. C'était l'horreur. Toujours passer mon temps à sourire, à dire à quel point cet endroit est fabuleux et ses habitants charmants ! J'aime le Capitole, mais uniquement pour le luxe qu'il m'offre. C'est bien la seule chose qui me donne envie de sourire quand je m'y rends. Mais le public m'aime. Moi, la frêle jeune femme d'apparence, qui se révèle être une tueuse dotée d'une incroyable force. Je ne compte même plus le nombre de morts que j'avais causées au sein de l'arène. Six ? Sept ? Ou même huit ? Je sais juste que, dans les statistiques, je suis l'une des plus meurtrières. Je n'ai jamais compris pourquoi le public m'avait tant apprécié. Mais j'ai toujours su, au fond, que c'était un détail non négligeable pour moi. Alors j'ai joué. Et je ne me suis pas laissé abattre. Le Capitole m'a enlevé une partie de moi-même, mais je n'allais pas être une victime. Je continuai donc à montrer la même image que j'avais donnée tout au long de ma préparation : celle d'une jeune femme souriante et optimiste, qui ne baisse jamais les bras. Le Capitole a fait de moi l'une de leurs coqueluches. Quand je m'y rends, les habitants me sourient, me parlent, s'arrêtent pour moi. Je n'aime pas cette attention constante sur moi. J'ai tué des gens, et ils aiment ça. Et je les déteste pour ça.





Le retour au district six

Ce jour tant attendu était enfin arrivé. Mon retour au district six. Depuis ma victoire, je n'attendais plus que cela. Le retour parmi les miens, parmi mes êtres chers. Malgré tout, j'avais perdu une partie de moi lors des jeux. River. Que ce serait-il passé s'il n'avait pas été choisi lors de la moisson ? Aurais-je enfin osé lui déclarer mes sentiments ? Je ne préfère pas y penser. L'accueil fut... froid. Extrêmement froid. Mon père était une nouvelle fois revenu du district neuf pour m'accueillir. Excepté ma mère, mon père ainsi que ma petite sœur, personne ne m'adressa le moindre regard. Eux étaient aux anges de me revoir en vie. Mes amis, le reste du district regrettaient que je n'y sois pas restée. Et je pouvais comprendre. J'avais tué l'un des nôtres. Mon co-tribut. Leur haine envers moi était énorme. Plus personne ne m'adressait la parole. Mes amis m'avaient renié. J'avais beau me défendre comme je le pouvais, ils ne voulaient rien entendre. River avait essayé de me tuer. Il m'avait laissé une cicatrice imposante sur l'abdomen, m'avait rué de coups et j'aurais dû le laisser faire selon eux. Je ne comprenais plus rien. Simplement que le district six n'était plus ce lieu adoré. Qu'il n'était plus mon chez moi.





La vengeance du Capitole

Malgré l'édition soixante-sept qui était imminente, le Capitole ne m'avait pas oublié. J'étais toujours dans les mémoires du public comme l'une des gagnantes les plus appréciées. Et ce statut me posait bien des problèmes. Le Capitole comptait toujours sur moi pour me rendre à leurs soirées, pour défiler aux bras des juges ou des pacificateurs. J'étais une véritable star. Je n'avais que dix-sept ans, mais cette vie était invivable. J'étais la marionnette de notre gouvernement. Je devais me rendre aux soirées, avec le sourire, et déclaré ô combien les Hunger Games avaient changé ma vie positivement. Je devais convaincre les familles qui venaient de dire au revoir à leurs enfants à quel point c'était une expérience merveilleuse pour cet enfant. Qu'il allait en ressortir plus mature. Mais je ne pouvais pas. Je ne pouvais pas être le porte-parole du Capitole. Je ne pouvais pas minimiser l'impact des jeux sur nos vies. Ces jeux m'avaient détruits, et me voilà, face aux caméras, à répéter inlassablement le contraire. Le public m'aimait encore plus, du moins au Capitole, tandis que je me perdais dans mes propos. J'étais devenu un monstre. Je n'en pouvais plus. Une fois que j'eus dis Stop, je savais bien que j'allais le regretter. Mais je n'aurais pas imaginé à quel point.

Ma famille fut conviée au Capitole pour un repas en mon honneur. Le Président Snow avait sorti le grand jeu. Hôtel, chambres luxueuses, voiture grand luxe et bonne position lors de la soirée. Je ne me doutais pas que c'était un piège. J'aimais tellement ces moments passés en famille. Ils étaient devenus trop rare, trop absents. Le repas toucha enfin à sa fin après des heures passées à cette foutue table. Alors que nous quittions la table, ma famille et moi, un Pacificateur me retint par le bras. « Mademoiselle Heavensbee, pouvez-vous m'accorder un instant ? » Il adressa un bref regard à mes parents et à ma petite sœur. « Je vous l'emprunte que quelques minutes, elle vous rejoindra à l'extérieur. » continua le Pacificateur alors que ma famille exécuta ses ordres. Le Pacificateur en question me retint quelques minutes, simplement pour me dire à quel point il m'appréciait. Que des conneries en soit. C'est à cet instant-là que je compris que quelque chose se passait mal. Je libérai mon bras de l'emprise du Pacificateur avant de courir à l'extérieur. Trop tard. Une vague de chaleur me fit basculer à terre. Une explosion. La voiture. Ma famille. Tout me revint en tête. Relevant la tête, n'entendant plus rien et voyant flou, je parvins cependant à distinguer la voiture. Elle ne ressemblait à rien. « Non. Non ! NON ! » dis-je avec peine. C'était fini.






L'invitation du district treize

Durant des années, je me contentai d’être la marionnette du Capitole. Je n’avais – heureusement – plus à proclamer la supériorité des jeux, mais je restai à leur merci. La rébellion. Je n’avais plus que ce mot en tête. Je voulais faire tomber le Capitole. Depuis des années, je n’attendais que cela. Qu’une rébellion se mette en place. Et elle se met. Enfin. La plupart des habitants de Panem ont découvert l’existence du treize il y a quelques semaines seulement. Suite à mes recherches approfondies en vue de rejoindre le mouvement des rebelles, j’ai découvert il y a plusieurs mois, que le treize vivait toujours. J'ai d'ailleurs mis tout en œuvre pour me rapprocher de ce district et l'intégrer. Mais c'est lui qui m'a contacté en premier. Enfin, les disciples de Coin. Je ne sais pas comment, mais ils avaient entendu parler de mon envie de rejoindre les rebelles. Je n'ai jamais su pourquoi et je ne saurais probablement jamais, mais ils l'avaient su. Et ils m'ont contactée. « Nous avons besoin de nouveaux visages. » m'ont-ils dit. Je n'ai pas compris tout de suite. Quand ils m'ont expliqués en quoi consistait leur offre, j'ai accepté dans un premier temps. Ma ''mission'' consistait à errer de district en district en prêchant la bonne parole et la cause des rebelles. Vu que je suis encore très appréciée neuf ans après ma victoire, le district treize compte sur moi pour utiliser ma popularité à bon escient. Mais ma cible reste le Capitole. Je suis aimée là-bas, le gouvernement a confiance en moi et il faut que je puisse convaincre les quelques habitants qui espèrent une rébellion de se joindre à nous. C'est dangereux, je joue dans les deux camps, et si le Capitole m'attrape je suis morte. Mais l'envie de les voir tomber est bien plus grande, bien plus importante que celle de rester en vie. J'avais donc accepté. C'était avant qu'on m'oblige à faire équipe avec un idiot fini. Le fils d'un gagnant des jeux. Un gosse de riche égoïste et insupportable. Pour l'avoir rencontré deux fois avant qu'on nous oblige à faire équipe, je peux vous assurer qu'il est la personne qu'on souhaite le moins connaître de Panem entier. En plus, il parait qu'on est bien assorti. Foutaise. On nous oblige à jouer les amoureux alors que je le déteste. J'ai donc finalement refusé cette offre, avant de me rendre compte que le district treize avait également des très bonnes méthodes afin de vous faire accepter tout ce qu'ils veulent de vous. Je n'ai donc finalement pas eu le choix et je prends désormais mon rôle avec plaisir.






La mission

Il était insupportable, ce gars. Incroyablement insupportable. Notre petite comédie m'énervait au plus haut point. Deux mois après le début de nos propagande pour le district treize, je ne pouvais déjà plus le supporter. Il n'avait pas vécu les jeux, lui. Mais il buvait toute la journée. Il s'énervait pour un rien. Il était sarcastique. Il se croyait drôle, intéressant alors qu'il ne l'était pas. Le nombre de fois que j'ai voulu lui foutre une claque. Malgré tout, je tenais bon. Je devais lui accorder le fait qu'il était toujours très chic, et qu'il savait y faire pour séduire les femmes. C'était la troisième soirée à laquelle nous étions conviés au Capitole. Le gouvernement commençait enfin à croire à notre histoire. Cette soirée allait s'avérer importante, nous devions absolument repérer les habitants du Capitole qui était prêt à se joindre à nous dans la rébellion. Il était collé à moi depuis le début de la soirée. « Ta main, tu la mets plus haut, débile. » lui murmurai-je avec le sourire à l'oreille. « On est censé être amoureux, je te rappelle. » dit-il avec son petit sourire hautain et satisfait. Je passai mon autre main derrière mon dos et lui serrai la sienne extrêmement fort avec de la tourner légèrement. Un léger cri s'échappa entre ses lèvres. « Plus haut, j'ai dit. » répétai-je en roulant des yeux. La soirée durait depuis des heures et nous avions repéré les potentielles cibles. L'autre idiot s'était accordé du repos depuis bien longtemps, il était déjà complètement saoul. Je m'autorisai donc à mon tour de boire une coupe de champagne. « J'étais trop occupé à te détester pour te dire que t'étais sacrément bien foutue dans cette robe. » dit-il entre deux bières. « J'étais trop occupée à t'éviter pour te dire que ce costume ne t'allait absolument pas. » dis-je avec un sourire moqueur. En réalité, il était sublime ce soir, mais je n'allais pas lui faire ce plaisir. Et puis, il était bien trop bourré pour se rendre compte que je venais de l'envoyer sur les roses. « Merci. » dit-il en déposant un baiser sur ma joue. Son odeur d'alcool m'envoya un haut le cœur. Notre relation était ainsi, beaucoup de haine et une pointe d'amitié lorsque nous étions bourrés.





Aujourd'hui

À l'heure actuelle, neuf ans après ma victoire et trois ans après le début de ma propagande pour le district treize, je suis toujours en vie. Ce qui est étonnant, d'ailleurs. J'ai failli me faire griller plusieurs fois par le Capitole, mais ils n'ont jamais eu de preuve de quoi que ce soit. Des Pacificateurs sont à mes trousses, prêt à m'abattre à la moindre preuve. Je n'ai peur de rien, sachant que le Capitole ne peut plus faire pression sur moi. Ils ont déjà tué ma famille, et je n'ai pas d'amis proches. Mes relations avec l'autre débile se sont quelque peu améliorée, c'est déjà ça. Je n'emploierais pas le mot ami, mais on y arrive gentiment. J'ai recruté quelques rebelles, rien de bien important, mais suffisamment pour que le district treize me garde et me laisse terminer ma mission. Les Hunger Games ont commencés, et le treize a un plan. Je vais devoir travailler dur cette année, quitte à y laisser la vie.






Dernière édition par Pepper-Swann Heavensbee le Mar 7 Aoû - 23:16, édité 35 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mockingjay-rpg.net/t8971-psh-sick-of-all-these-people-talking-sick-of-all-this-noise
Invité



MessageSujet: Re: HEAVENSBEE ► hello darkness, my old friend   Lun 3 Oct - 19:05

Bienvenueeee sur MJ !!
Et bon courage pour ta fiche !!! chou
Ton avatar + ton pseudo= I love you
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: HEAVENSBEE ► hello darkness, my old friend   Lun 3 Oct - 19:06

MAIS IL EST TROP BEAU CET AVATAR DE LEIGHTON. chou
Rebienvenueeee
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: HEAVENSBEE ► hello darkness, my old friend   Lun 3 Oct - 19:14

Haaan Leighton chou chou chou chou
Et ton pseudo I love you

Bienvenue parmis nous !!
Revenir en haut Aller en bas
avatar
DISTRICT 6
△ correspondances : 569
△ points : 25
△ multicomptes : alexiane, hunter (leevy)
△ à Panem depuis le : 03/10/2011
△ humeur : go fuck yourself
△ âge du personnage : trente ans
△ occupation : ancienne mentor, reconvertie en fugitive


can you save me?
statut: célibataire
relationships:


MessageSujet: Re: HEAVENSBEE ► hello darkness, my old friend   Lun 3 Oct - 19:54

    Aileen ► Merci beaucoup Ravie de voir que mon pseudo plaise I love you
    Rumer ► Hein dit ? chou Merci beaucoup I love you
    Catalina ► Il a du succès mon pseudo Merci I love you

    À part Rumie, vous m'avez pas reconnue les filles 👅
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mockingjay-rpg.net/t8971-psh-sick-of-all-these-people-talking-sick-of-all-this-noise
avatar
DISTRICT 9
△ correspondances : 11511
△ points : 0
△ multicomptes : ◭ silver & asha
△ à Panem depuis le : 21/05/2011
△ humeur : ◭ lasse.
△ âge du personnage : ◭ vingt-quatre ans.


can you save me?
statut: hum
relationships:


MessageSujet: Re: HEAVENSBEE ► hello darkness, my old friend   Lun 3 Oct - 21:03

re-re-bienvenue mon amour chou

comme tu t'y attends,

et



they were kids that i once knew.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mockingjay-rpg.net/t9145-harper-congratulations-you-re-still-alive http://www.mockingjay-rpg.net/t9156-harper-we-knew-wed-die-before-we-lived
Invité



MessageSujet: Re: HEAVENSBEE ► hello darkness, my old friend   Lun 3 Oct - 21:05

Bienvenue parmi nous et bonne chance pour ta fiche chou
Revenir en haut Aller en bas
avatar
DISTRICT 6
△ correspondances : 569
△ points : 25
△ multicomptes : alexiane, hunter (leevy)
△ à Panem depuis le : 03/10/2011
△ humeur : go fuck yourself
△ âge du personnage : trente ans
△ occupation : ancienne mentor, reconvertie en fugitive


can you save me?
statut: célibataire
relationships:


MessageSujet: Re: HEAVENSBEE ► hello darkness, my old friend   Lun 3 Oct - 21:07

    Kathleen ► Merci mon amour, je suis trop heureuse d'avoir un coup de fouet chou Je crois qu'en trois présentations, c'est la première fois 👅 Je suis trop émue là
    Angie ► Merci jolie demoiselle
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mockingjay-rpg.net/t8971-psh-sick-of-all-these-people-talking-sick-of-all-this-noise
Invité



MessageSujet: Re: HEAVENSBEE ► hello darkness, my old friend   Mar 4 Oct - 1:53

    Rebienvenue J'adore ton avatar & ton prénom chou
    Bon courage pour ta fiche !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
DISTRICT 6
△ correspondances : 569
△ points : 25
△ multicomptes : alexiane, hunter (leevy)
△ à Panem depuis le : 03/10/2011
△ humeur : go fuck yourself
△ âge du personnage : trente ans
△ occupation : ancienne mentor, reconvertie en fugitive


can you save me?
statut: célibataire
relationships:


MessageSujet: Re: HEAVENSBEE ► hello darkness, my old friend   Mar 4 Oct - 11:09

    Merci Shane I love you Je suis ravie de voir que mon pseudo et Leighton plaisent chou
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mockingjay-rpg.net/t8971-psh-sick-of-all-these-people-talking-sick-of-all-this-noise
Invité



MessageSujet: Re: HEAVENSBEE ► hello darkness, my old friend   Mar 4 Oct - 12:08

Je suis du même avis que Shane, Leighton+le pseudo est à tomber chou

Re-Re-Bienvenue
Revenir en haut Aller en bas
avatar
DISTRICT 6
△ correspondances : 569
△ points : 25
△ multicomptes : alexiane, hunter (leevy)
△ à Panem depuis le : 03/10/2011
△ humeur : go fuck yourself
△ âge du personnage : trente ans
△ occupation : ancienne mentor, reconvertie en fugitive


can you save me?
statut: célibataire
relationships:


MessageSujet: Re: HEAVENSBEE ► hello darkness, my old friend   Mar 4 Oct - 12:11

    Merci beaucoup Grace I love you Tu peux parler, Carey + Hollivanders, ça rocks
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mockingjay-rpg.net/t8971-psh-sick-of-all-these-people-talking-sick-of-all-this-noise
Invité



MessageSujet: Re: HEAVENSBEE ► hello darkness, my old friend   Mar 4 Oct - 15:31

Rebienvenue !
LEIGHTON What a Face crac crac Arrow
Revenir en haut Aller en bas
avatar
DISTRICT 6
△ correspondances : 569
△ points : 25
△ multicomptes : alexiane, hunter (leevy)
△ à Panem depuis le : 03/10/2011
△ humeur : go fuck yourself
△ âge du personnage : trente ans
△ occupation : ancienne mentor, reconvertie en fugitive


can you save me?
statut: célibataire
relationships:


MessageSujet: Re: HEAVENSBEE ► hello darkness, my old friend   Mar 4 Oct - 16:37

    Merci bien Lou chou I love you
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mockingjay-rpg.net/t8971-psh-sick-of-all-these-people-talking-sick-of-all-this-noise
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: HEAVENSBEE ► hello darkness, my old friend   

Revenir en haut Aller en bas
 

HEAVENSBEE ► hello darkness, my old friend

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MOCKINGAY - rpg inspiré de Hunger Games ::  :: Carte d'identité :: Identités Perdues-
© MOCKINGJAY-RPG.NET (2011-2017)
L'INTÉGRALITÉ DU FORUM APPARTIENT À SON ÉQUIPE ADMINISTRATIVE.
TOUTE REPRODUCTION PARTIELLE OU TOTALE DE SON CONTENU EST INTERDITE.