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 The Falling Stars || Libre.

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DISTRICT 8
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MessageSujet: The Falling Stars || Libre.   Ven 17 Oct - 19:45

The Falling Stars
He will be missed, but never forgotten

   
   
   

Aujourd'hui sera le dernier jour de mon existence.
La dernière fois que je ferme les yeux, mon dernier silence.
J'ai longtemps cherché une solution à ces nuisances.
Ça m'apparaît maintenant comme une évidence.

Je le voyais travailler la pierre comme personne, ce cher Monsieur Gibson. Ses mains étaient fortes, grossières. Et il polissait la roche depuis des années. Son burin creusait des sillons quasi-parfaits, tandis qu'il taillait la stèle avec minutie. Il en avait vu passer de ces noms. Surtout ceux des tributs vaincus. Aujourd'hui, c'était le mien qu'il s'appliquait à graver dans la pierre. Mon nom: Yorell Tibérius Moon. Il se souvenait d'un autre prénom, alors que la sueur perlait sur son front ridé mais surtout fatigué. Une autre Moon, décédée quatre ans avant moi. Keira Charlotte Moon. Aujourd'hui, il avait surtout du mal à croire qu'il allait devoir livrer ma pierre tombale au cimetière du district. Parce que rien ne m'avait prédestiné à mourir, au départ. Rien.

Les gens continueraient à penser que j'étais un tribut exemplaire. Un poil grincheux, mais exemplaire. Ce n'était pourtant pas comme si j'étais fait pour l'arène. Je devais tout à ma propre survie dans le district. Car malgré les apparences, naître avec une cuillère en argent dans la bouche ne m'avait pas toujours garanti un confort permanent. Ma mère, installée au Capitole pour son travail, avait littéralement tourné le dos à ses origines qu'elle estimait souillées. Oui, c'était cette femme là-bas qui se tenait droite malgré le désespoir qui l'habitait, tandis que le cimetière se remplissait d'invités. Avec son hermine sur la figure à peine maquillée, et son ensemble encore plus noir que l'encre de Chine. C'était grâce à elle que j'avais droit à des hommages immenses. Elle était douée tout de même: malgré la victoire du district huit, elle avait réussi à le rendre en deuil l'espace d'une journée. Au lieu de festoyer, tous se repentaient et se rappelaient de mes prouesses vaines au sein de l'arène. Je me disais quelque part que si j'avais eu plus de sang-froid, j'aurais pu y arriver. J'aurais pu gagner, même si la victoire ne signifiait pas la richesse et la popularité éternelle à mes yeux. Si j'avais pu gagner, cela aurait été pour retourner auprès de ma famille plus détruite que jamais désormais. Avec ma disparition, la famille Moon n'était plus qu'un vague souvenir. Une famille qu'on qualifiait de maudite. Et toute l'angoisse reposait sur les épaules de la benjamine, de celle que je regrettais tellement de laisser derrière moi: Kallista. C'était l'adolescente qui, malgré son caractère tout feu tout flamme, ne pouvait s'arrêter de pleurer depuis que le coup de canon avait retenti pour moi. Elle qui avait tellement cru que je pourrais m'en tirer... J'avais finalement péri dans les bras de l'heureuse gagnante de l'édition. Une vision que cette dernière ne pourrait certainement jamais oublier, et qui la hanterait pour le reste de sa si longue vie.

Au fond de moi, je savais que j'avais marqué les esprits. Je savais que pendant longtemps encore, Panem relaterait quelques anecdotes quant à mon parcours dans l'arène. La seule erreur peut-être, qui m'avait précipité dans la tombe, c'était d'avoir écouté mon cœur plutôt que ma raison. Une faute impardonnable, qui valait aujourd'hui toute une cérémonie funéraire en mon honneur. Pourquoi, au juste ? Je me savais pertinemment méprisé par presque tout le district, et probablement par tout le reste de Panem. Mes yeux n'avaient jamais menti une seule fois: j'avais montré de la condescendance et de haine générale pour chaque individu sur ma route. Mais il y avait bien une raison à cela: pour que, ce jour arrivé, personne ne puisse me pleurer. Pour que je ne puisse jamais causer du tort et surtout du mal à ceux à qui j'avais osé ouvrir mon cœur. Ils étaient peu nombreux, mais j'avais emporté cette angoisse permanente dans ma tombe. Si les gens venaient à mes obsèques, c'était surtout par respect pour ma pauvre mère qui avait du mal à garder la tête sur les épaules. Elle était influente, à la capitale. Je voyais les invités passer un à un afin de présenter leurs plus plates condoléances à la styliste de renommée, tandis que Monsieur Gibson venait enfoncer ma stèle au fond de la terre, sous le magnifique saule pleureur qui protégeait les tombes des enfants morts dans l'arène. J'étais officiellement devenu l'un d'eux. Je n'étais plus le garçon au splendide Neuf gravé sur le front. Je n'étais plus le tribut que les sponsors s'arrachaient. J'étais tout simplement devenu le nouveau martyr du district huit qui, partagé entre le deuil et l'euphorie, allait encore longtemps se souvenir de cette édition des hunger games. Celle qui avait vu ses tributs propulsés jusqu'à la toute fin, avant que je ne rende mon dernier souffle dans le cou de la rouquine.

Bientôt, ma tombe se para des fleurs les plus belles de tout Panem. Chaque invité avait été invité à déposer leur gerbe près de ma stèle, alors qu'il pouvait m'honorer, ou non, de leur présence. C'était comme si j'avais toujours été là, au fond d'eux, en fait. Comme si j'avais été un invité moi aussi. Pour assister à mes propres funérailles. Je voyais ceux qui pleuraient de ce qui étaient dignes jusqu'au bout. Je n'avais peut-être pas été un modèle de vie, avec un tempérament des plus difficiles, mais j'avais été humain, dans la force de l'âge. Je m'estimais fier d'avoir si bien représenté mon district aux côtés de la gagnante. Mais je savais qu'aux yeux larmoyants de ma mère, je serais éternellement son gagnant. Le véritable vainqueur des jeux. Elle ne pourrait jamais s'empêcher d'être fière de moi, et mon absence laissait un immense vide dans son cœur. Allait-elle à tourner la page, comme elle l'avait fait pour Keira ? Je n'en savais trop rien. J'étais pourtant sûr d'une chose: jamais elle ne m'oublierait. Jamais elle ne laisserait mon nom tomber dans l'oubli. Elle était comme un parasite qui s'introduisait dans la mémoire des gens: elle voulait que tout le monde sache que malgré son dévouement obsessionnel pour le Capitole, elle n'avait pas pu sauver ses enfants de la mort imminente. Elle était l'exemple parfait de la partisane prête à tout sacrifier pour la reconnaissance du Capitole. Et pourtant, le Capitole lui avait toujours très mal rendu ses loyaux services. Avec mon décès, c'était tout un monde qui s'effondrait pour elle. Car elle le savait, comme tout le monde le savait: j'étais plus un enfant du Capitole qu'un enfant de district. Héritier de l'empire stylistique de ma mère. Tout ce dont j'avais hérité en réalité, c'était de la malédiction de ma famille.

Au fond, je croyais que la Terre était ronde pour une seule bonne raison: après avoir fait le tour du monde, tout ce qu'on voulait, c'était être à la maison. En mourant, les dernières paroles de l'homme sensé devaient être celles-ci: Je me suis embarqué, j'ai navigué, je suis arrivé: monde, je te fais mes adieux; éternité, je te salue.
Alors, après de vagues lueurs, d'ultimes prolongations.
Je pars à genoux, le cœur sous perfusion.
Aujourd'hui est le dernier jour de mon existence.
La dernière fois que je ferme les yeux, mon dernier silence.
Si un jour, vous voyez un jeune asiatique sourire sous un saule pleureur,
Ce sera probablement moi.
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I learned a long time ago that some people would rather die than forgive. It's a strange truth, but forgiveness is a painful and difficult process. It's not something that happens overnight. It's an evolution of the heart. ©️ .bizzle
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MessageSujet: Re: The Falling Stars || Libre.   Sam 25 Oct - 17:28

bring out the coffin, let the mourners come
yorell's funeral

J’ai ouvert les yeux, ce matin-là, alors que mes rideaux laissaient à peine la lumière s’infiltrer dans ma chambre. Le moment du réveil était celui que je préférais, dans mes journées, depuis que j’étais revenue des Jeux, quelques jours plus tôt. On sait qui on est, on sait où on est, mais tout le reste nous est inconnu. On est juste là, dans notre lit, à regarder un peu partout, émergeant doucement du sommeil. On se sent si bien, installé parmi tous nos coussins,  un petit peu encore endormi.

Et puis tout nous revient. Si j’ai la chance de dormir dans un lit tel que celui-ci, c’est parce que je suis riche, depuis que je suis sortie vivante d’un endroit où vingt-trois autres ont trouvé la mort. Si j’y suis encore, c’est parce que la comédie que je joue depuis huit ans marche, et que le Capitole est toujours persuadé que je les adore, que je donnerais tout pour pouvoir vivre comme eux, avec ce mode de vie qui me dégoûte. Si je suis un peu mal à l’aise, c’est parce que je sais que dehors, alors que quatre personnes bénéficient du même traitement que moi, des centaines d’autres vivent dans la pauvreté, dans la faim, dans la tristesse et dans la peur. Si j’entends une respiration dans la chambre à côté, c’est parce Fleur dort chez moi depuis presque une semaine. Si elle se cache, c’est parce qu’elle fuit les rebelles. Si elle les fuit, c’est parce qu’ils ont tué Saad. Si je suis triste, c’est parce que trop de gens que j’aime sont morts en trop peu de temps. Si je dois me lever aujourd’hui, c’est parce qu’aujourd’hui, Diana Moon enterre son fils. Aujourd’hui, on enterre Yorell.

Je me redresse, m’asseyant dans mon lit, passant mes deux mains dans mes cheveux blonds et emmêlés. Je soupire, toussote en sentant quelque chose  de coincé dans ma gorge, comme chaque matin. J’humidifie mes lèvres, laisse traîner mon regard bleu autour de la pièce. Devant la porte de l’armoire à glace, sur un cintre, j’ai laissé la robe que j’avais choisie pour aujourd’hui. Noire, courte, sans manche, sans col, sans fanfreluche. On aurait dit celle que Silk portait le jour de la Moisson.

J’ai tout fait en silence pour ne pas réveiller Fleur. La descente des marches. La préparation de mon petit déjeuner. La douche. Une fois de retour dans ma chambre, j’ai troqué ma chemise de nuit pour la robe que j’avais pendue la veille, ai noué mes cheveux en un chignon serré, strict. J’ai lorgné vers mon maquillage, vers mes palettes multicolores. Mais je ne me suis emparé que d’un liner noir, avec lequel j’ai surligné mes paupières.  Je ne me suis pas occupée de savoir si Fleur était prête ou pas, ne sachant même pas si elle avait décidé de venir. Alors j’ai glissé mes pieds dans mes chaussures, ai redescendu les marches jusqu’au rez-de-chaussée, ai traversé mon salon et mon couloir pour me retrouver dehors, sous l’air chaud de l’été, celui qui était là à chaque fois que je sortais de chez moi après les Jeux. Il me faisait me sentir oppressée, encore plus que d’habitude – et il donnait envie de crier ma haine, cette année encore plus que toutes celles d’avant.

Diana était là, évidemment. Droite silencieuse, hochant la tête tristement lorsque quelqu’un venait lui parler, lui présenter ses condoléances. Cette femme, c’était un peu ma deuxième mère, celle grâce à qui j’avais pu si bien m’intégrer au Capitole. Elle m’avait tout expliqué, elle m’avait conseillé, elle m’avait propulsée. Et aujourd’hui, elle était là, dans son complet noir. Elle aussi avait refusé de beaucoup se maquiller. Peut-être qu’elle n’en avait simplement pas eu le courage, la mort de son fils trop accablante pour lui laisser l’envie de se faire belle. Moi, c’était plus parce qu’aujourd’hui, ce n’était pas un jour pour le Capitole. Yorell m’avait reproché d’être une menteuse, et de tromper tout Panem en prétextant être quelqu’un que je n’étais pas. Il n’aimait pas la deuxième Wyoming, celle que j’avais construite avec l’aide de Diana afin de survivre. Alors je l’avais laissé chez moi, n’apportant au cimetière du District Huit que celle qu’il avait connu, quand on pouvait encore voir un sourire se dessiner sur son visage d’enfant. J’ai souri. Je me suis avancée vers Diana, et ne lui ai rien dit, soudain incapable de parler. Je me suis contentée de la prendre dans mes bras, comme je l’avais fait des milliers de fois. Et mes yeux ont commencé à s’embuer de larmes au moment on s’est écartées et que j’ai vu les siens en train de se noyer. Je me suis éloignée, bien trop fragile pour la voir si faible, elle que j’avais toujours vu encaisser chaque obstacle. La mort de sa fille ne l’avait pas autant affecté. Elle avait été triste, certes, mais elle n’avait pas endeuillé le district en entier le lendemain du festin en l’honneur de Brooke. J’ai cherché Kallista du regard avant de la trouver assise dans son coin, pleurant toutes les larmes de son corps. Je ne voulais pas pleurer. Il n’aurait pas aimé que je pleure.

Je suis arrivée devant la pierre où on avait inscrit son nom, et ses dates. On y avait déjà posé pas mal de fleurs, et, en posant les miennes, j’ai eu l’impression de ne rien changer à l’état de la stèle, tellement on l’avait surchargée. Yorell était cynique, arrogant, parfois méchant. Il était plus enfant du Capitole que du Huit. Mais le Huit l’aimait. On l’aimait. Je me suis assise sur un des bancs, à quelques tombes de la sienne, sans pour autant la perdre de vue. Celle de Saad me fit de l’œil, mais je ne tournais pas la tête pour autant. J’ai fermé les yeux. Et j’ai ressenti ses doigts autour de mon poignet, puis ses bras autour de ma taille, et sa voix dans mon oreille. Je ne veux pas mourir...  Je ne veux pas y aller... Je t'en prie, sauve-moi. Ne me laisse pas y aller.

« Désolée. »
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MessageSujet: Re: The Falling Stars || Libre.   Dim 2 Nov - 1:02




        Time and again boys raised to be men. Impatient they start, faithfull at the end, but...





    Il y avait quelque chose de beau dans la mort. C'était tout ce qu'Adonis pouvait se dire. C'était beau. Il ne voulait pas simplement y voir l'arrêt des fonctions vitales, il voulait croire à un " après ". Les autres pouvaient bien appeler cela comme ils le voulaient ; réincarnation, vie après la mort, un monde dans lequel les personnes les plus cruelles seraient jugées ou au contraire un monde dans lequel les meilleures personnes pourraient jouir de la vie éternelle en paix avec eux-mêmes. Il voulait y croire, à ces choses-là. Ce n'était pas possible, pas concevable d'imaginer qu'il n'y avait juste rien. Il ne pouvait pas croire que Yorell s'était éteint, qu'il ne restait plus qu'un corps qui finirait bouffé par les vers. Étant le chef pacificateur du District 8, il se devait de se tenir proche de la famille. Il se devait de soulever le cercueil et le porter avec les autres officiers. Adonis avait remarqué qu'il était lourd, très lourd, et que les veines du bois étaient magnifiques. Le bois avait été agilement travaillé, sublimé. Certainement l’œuvre d'un ébéniste expérimenté du District 7. Et puis, il y avait toutes ces fleurs aussi. Tout était beau. Les plus belles funérailles auxquelles il avait assisté. Mais dans toute cette beauté, cette effervescence de couleurs, il manquait tout de même quelque chose ; les chants. Le silence s'était imposé de lui-même. Parfois, on pouvait entendre quelques pleures, des murmures mais rien de plus. Cela représentait bien Yorell, le silence. Ses yeux parlaient tellement plus que sa bouche. Mais des chants manquaient cruellement au goût d'Adonis.

    Quelques mots furent prononcés pour le garçon du District 8 qui avait perdu les Jeux et peu à peu, des gens vinrent poser ses fleurs sur sa tombe. Il restait droit, le regard perdu sur l'horizon et attendait que tout le monde parte enfin. Il attendit, des heures et des heures durant, jusqu'à ce que la dernière personne s'en aille enfin. Il congédia les autres pacificateurs et resta près de la tombe, trouvant une excuse bancale pour y rester seul. Il ne restait plus personne d'autre que lui et posa finalement un genou au sol, près de la stèle. Il chercha quelque chose dans la poche de sa veste avant de l'empoigner pour l'y déposer sur la pierre. Ce n'était rien d'autre qu'un morceau de tissu blanc. Un long frisson lui parcourut le corps et il soupira. Merde... C'était plus dur qu'il ne l'avait pensé. Les émotions, les sentiments l'avaient submergé, se battaient dans son corps pour savoir quoi penser de toute cela : fallait-il être en colère contre le gamin impétueux qui n'avait pas remporté, contre le gouvernement, contre lui, contre Silk et tout ces mentors bidons, contre les autres gamins morts, contre la petite Brooke qui avait gagné les Jeux.... Contre qui fallait-il être en colère ? Il fallait un responsable. Il faut toujours un responsable. Il serra le poing et donna un léger coup dans la pierre. Il avait cru en lui, il avait parié sur lui, sur le garçon aux yeux en amande. Il avait promis de revenir, ce petit merdeux. Ce n'était qu'un enfant. Un enfant de plus dans les rues du District 8 alors pourquoi ? Pourquoi lui ? Pourquoi fonder des espoirs sur un vaurien ? Pourquoi ça faisait si mal d'enterrer ce gosse ? Le coup se transforma en caresse sur la pierre et il prit appui dessus pour se relever. Il avait croisé bien des visages durant sa vie, soufflé bien des noms mais peu avait réussi à influencer sa vie comme Yorell T. Moon l'avait fait. Il jeta un dernier regard à la tombe avant de tourner les talons, les mains dans les poches, le visage rentré dans les épaules.

    La mort de Yorell était peut-être une prise de conscience bien trop douloureuse. Une mort vaine. La mort de Yorell ajoutait bien trop de choses à son cœur. Il n'avait pas vu Silk à l'enterrement. Peut-être était-elle trop endeuillée pour. Peut-être était-elle foncièrement ravie que Brooke ait gagné et se sentait coupable de cela. Peut-être qu'elle n'avait simplement pas eu envie de venir. Mais elle avait raté quelque chose. C'était beau. Un bel hommage à un garçon mort trop tôt. Grâce à cette cérémonie, il ne sera sûrement pas oublié de si tôt. Adonis espérait juste, qu'au moins, là il était maintenant, il était heureux. C'était tout ce qui comptait ; qu'il soit en paix.



And back through the glen I rode again
And my heart with grief was sore
For I parted then with valiant men
Whom I never shall see more.
But to and fro
In my dreams I go
And I kneel and pray for you,
For slavery fled
Oh, glorious dead
When you fell in the foggy dew.
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MessageSujet: Re: The Falling Stars || Libre.   Mar 25 Nov - 23:42







Bambi tanguait. Elle avait l’impression d’être dans un autre monde, comme si tout avait disparu en un instant, sans qu’elle puisse faire le moindre geste. Et, dès lors, sa poitrine l’avait brûlée. Ses yeux ne rencontraient qu’un monde vague et flou, et elle ne pouvait fixer un point sans se perdre dans les méandres de ses pensées. Elle avait pourtant regardé le paysage longuement, mais rien n’y faisait. Elle n’y arrivait pas, elle en était incapable. Sa main délicate posée sur son cœur, elle écoutait les battements résonner dans son esprit, tentant d’oublier. Les champs, les prairies défilaient devant son regard embué de larmes. De temps à autres, elle posait la tête sur la vitre, mais les larmes ne s’arrêtaient pas de couler. Elles étaient torrents, flots indomptables, bêtes sauvages farouches et sauvages. Parfois, la jeune Capitolienne fermait les yeux, cherchant un peu de calme dans la lueur du matin qui réveillait le train, et elle entendait le vrombissement du moteur. Ou était-ce son cœur ? Impossible de le savoir. Elle résistait à l’envie de glisser ses ongles fins sur sa peau frêle et de les faire crisser jusqu’au sang, mais le visage de Silver lui revenait en mémoire et elle se retenait à temps. Mais dès lors que ses paupières étaient closes, ce n’étaient plus ses parents qu’elle voyait, ce n’était plus Silver, ce n’était plus sa sœur ou son agression qui datait, maintenant, ce n’était plus sa peur et sa timidité, ce n’étaient plus les soirées mondaines du Capitole… non, c’était bien pire. Ses yeux fermés, elle revivait la mort de Yorell. Encore et encore. Inlassablement. Et son cœur était brisé à chaque fois, à chaque fois qu’elle sentait le dernier souffle arriver, à chaque fois qu’elle voyait ses yeux se fermer pour la dernière fois, à chaque fois que cette foutue séquence était passée sur les grands écrans du Capitole et qu’elle n’avait pu l’éviter ou la stopper. Elle s’en voulait terriblement, plus que de raison. Et voilà qu’elle se retrouvait dans ce train encore une fois, tremblante à l’idée de revenir au district huit pour les funérailles de celui qui aurait pu changer sa vie. A cette idée, à ces souvenirs, les larmes se mirent à couler. Trois heures plus tôt, sa mère était entrée dans sa chambre, la trouvant repliée sur elle-même, le teint blême et les larmes glissant sur ses joues. Elle l’avait prise dans ses bras avec douceur, avait tenté, tant bien que mal, de rassurer son enfant. Bambi avait regardé la grue en papier posée sur son étagère lorsque sa mère avait prononcé le prénom du tribut mort, l’honorant, parlant de sa bravoure et de son courage. Les mots sonnaient faux, mais peu importait à Bambi. Elle avait besoin qu’on lui dise que la mort de Yorell n’était pas vaine, qu’il n’était pas mort pour rien, et ce alors qu’il était mort aux Jeux. Elle aurait voulu mourir elle aussi, le rejoindre dans ce paradis, mais ce n’était pas possible, il fallait se rendre à l’évidence. Et sa mère avait prononcé les mots. De toute la phrase, Bambi n’avait entendu que « contrat de mariage ». Simples mots qui avaient alors tout changé. Son cœur s’était brisé une fois de plus. Et la grue était tombée de l’étagère, sans un bruit.

Assise dans le train, les yeux perdus dans le vague, dans le néant, elle se répétait ces mots. Si Yorell était vivant, ils auraient été unis. Elle repensait à leur baiser, à leur câlin partagé, dans le train, alors que Yorell allait partir pour les Jeux, et les larmes coulaient de plus belle. « Tu l’aimais, n’est-ce pas ? » Elle avait repoussé sa mère et avait serré les dents, mais n’avait pu cacher sa tristesse. Bambi n’en voulait pas à ses parents, mais elle avait besoin de prendre du recul. Alors elle n’avait rien dit, et avait simplement hoché la tête lorsque sa mère lui avait parlé des funérailles organisées au district huit, en lui demandant si elle voulait y aller. En réalité, elle n’en savait rien. Elle ne savait pas si elle arriverait à tenir devant ces gens qui semblaient connaître Yorell bien mieux qu’elle, ou si elle laisserait couler ses larmes. Qui était-elle ? La veuve de quelqu’un avec qui elle n’était pas encore mariée ? Une amie d’enfance amoureuse qui ne s’est rendue compte que trop tard de ses sentiments ? Une enfant qui a tout perdu et qui ne sait plus comment vivre ? Elle n’en savait rien. Bambi était simplement montée dans le train, et les portes s’étaient refermées sans même qu’elle ne fasse un signe à ses parents restés au Capitole. Et le soleil s’était caché derrière les nuages. Bambi reconnut la gare du district huit, qu’elle avait déjà traversée lors de la Moisson. Elle baissa les yeux lorsque son regard croisa les écrans du Capitole, consciente qu’ils allaient sans doute diffuser des images des funérailles. Malgré son caractère, Yorell était aimé, autant dans le district qu’ailleurs, et plusieurs fois Bambi l’avait entendu gagnant. Mais le hasard en avait décidé autrement. Bambi, elle, était cachée derrière les deux Pacificateurs qui la suivaient, l’entouraient, la protégeaient. Elle avait séché ses larmes, et l’on aurait presque pu croire qu’elle allait bien, si l’on ignorait son teint de porcelaine. Elle marcha jusqu’au cimetière, croisant plusieurs personnes qui s’écartèrent comme si elle avait la peste, et Bambi baissa les yeux instinctivement, presque coupable de son retour si funeste. Elle reconnut aussitôt la mère de Yorell, Diana, et sentit les larmes lui monter aux yeux en pensant à la tristesse que devait éprouver cette femme. Que pouvait-elle dire, elle, alors qu’une mère avait perdu son fils ?

Elle s’approcha de Diana sans un mot, serrant les dents pour ne pas sentir les larmes qui glissaient sous ses yeux perdus, incontrôlables, et la prit dans ses bras. Peu lui importait les pensées de la lady à cet instant. Elle voulait la soutenir, lui montrer qu’elle aussi souffrait, même si cela ne changeait presque rien. Et puis, toujours silencieuse, Bambi s’avança vers la stèle, couverte de fleurs. Elle devinait le nom de Yorell et son autre prénom, Tibérius, ses dates de naissance et de mort, rappel amer de la mort du tribut. Derrière, elle apercevait Wyoming, et allait la rejoindre, mais pas avant de lui avoir dit au revoir. Pas avant de lui avoir dit qu’elle l’aimait à sa propre manière, comme lui seul pourrait le comprendre. Bambi Poezyn se pencha, déposant sur la stèle un chrysanthème, signe de leur enfance, signe de leur amour, et elle laissa les larmes couler, ne pouvant plus les retenir.
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MessageSujet: Re: The Falling Stars || Libre.   Ven 2 Jan - 22:01



❝Alaska & Yorell

   ♣ The Falling Stars

Une brise amer soufflait sur le district huit. Acide. Odorante. Electrique. Une brise qui m'enveloppait de remords et de chagrin. Et j'avançais. J'avançais vers ce tas de terre sous lequel se cachait un corps. Meurtri. Un corps. Assassiné. Peut-être qu'en d’autres circonstances j'aurai souris. Comme Alaska le fait toujours lorsqu'un tribu meurt. J'aurai souris en me disant qu'une fois de plus 'javais réussi à mettre sur pieds la machine infernale qu'était celle de la mort. Mais aujourd'hui, c'est différent. J'ai fait une promesse. J'ai échoué.

Est-ce que je m'en veux ? Je ne sais pas. J'ai perdu la notion délicate des sentiments depuis bien longtemps. Je ne sais plus ce que veut dire le mot "ressentir de la compassion". Ni même la pitié. Je m'en fiche. Je m'en fiche que certains crèvent. Mais Yorell... Yorell c'est différent.  Je marche. La tête haute. Comme toujours. Les gens me montrent du doigt, discrètement. Ils se demande pourquoi je suis là. Qu'est-ce qu'une juge viens foutre à l’enterrement d'un gamin. Ironie du sort.

Je la regarde. Cette mère effondrée mais digne. C'est le deuxième qu'elle perd. C'est la deuxième fois que j'échoue. Je ne lui ai presque pas adressé la parole depuis que Yorell s'en est allé. Est-ce par honte ? Par lâcheté ? Je ne sais pas. Cette histoire m'échappe et révèle certaines de mes faiblesses. Parfois le vent du nord cesse de souffler. Diana. Je croise son regard. Je ne le lâche pas. On s'observe quelques instants. Un regard plein de reproche. Un regard qui en dit long. Oui je sais. Je sais. J'ai échoué. J'en suis désolée. Mais parfois, le sort est ainsi fait et même moi ne peux le contrôler.

Je suis face à la terre meuble que l'on vient de verser sur la tombe. Je me baisse et dépose une rose d'une blancheur éclatante sur le sol terne. Adieu Yorell. Puisse l'au delà t'être plus favorable que ce que n'a été ta courte vie ici. Je me retourne. Diana. Il faut que je lui parle. Sache que parfois le destin nous échappe. J'aimerai que tu prennes ceci comme des excuses. Je n'arrive pas à en formuler. Mais au fond je sais que tu en as besoin. Je doute qu'on se revoie un jour, Diana. Je me retourne. Je n'attends aucune réponse. Et je repars de là où je suis venue. Digne. Fière. Comme je l'ai toujours été.

Adieu Yorell.
Adieu Diana.
La vie continue pour moi. Les jeux reprendront. D'autres mourront. Je ne ferai plus de promesses. Car les promesses, on est jamais sûr de les tenir.


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MessageSujet: Re: The Falling Stars || Libre.   Sam 3 Jan - 14:37

    Étrange – la demoiselle ne trouve pas d'autres mots, alors qu'elle revêt une tenue sobre. Son retour dans le district huit a quelque chose d'irréel. C'est cette maison, nouvelle, trop grande, trop belle. C'est cette promesse de salaire qui arrive, tout à coup. C'est cet argent dont Brooke ne veut pas, dont elle ne saura de toute façon pas quoi faire. C'est cette vie qu'elle entraperçoit et qui ne lui donne pas du tout envie. C'est la peur dans les yeux de son père et de sa mère. A demi mots, Wyoming lui a raconté ce qui l'attendait. La tournée, les districts, l'interview, la réception chez le président. Les autres, autour d'elle, qui la regardent, qui l'observent, qui guettent le moindre de ses faux pas. C'est cette atmosphère qui la met tellement mal à l'aise.

    Brooke commence à comprendre qu'on l'attend au tournant. Qu'elle ne sera jamais libre – libre de faire ce qui lui chante, d'aller où elle veut, quand elle veut. Libre de dire ce qu'elle veut – et encore moins ce qu'elle pense. Wyoming avait pourtant tenté de le lui faire comprendre – sortir vivant des Hunger Games n'a rien de facile. La rouquine commence tout juste à le comprendre.

    Et le fait qu'elle soit revenu seule dans son district ne l'aide en rien.

    Un instant, Brooke ferme les yeux. Elle le revoit encore. Il s'était avancé avec détermination. Il l'avait regardé comme s'il était plus fort, comme si elle ne valait rien. Ils s'étaient à peine parlé – ils ne se connaissaient pas, mais Yorell avait été son co tribut. Elle qui avait tout fait pour ne pas s'attacher à qui que se soit durant ces Jeux commençait tout juste à tomber de haut. Et voilà qu'il est mort dans ses bras en lui soufflant qu'ils auraient pu être amis. Brooke sait qu'elle ne pourra jamais oublier, qu'elle ne pourra jamais s'empêcher de retenir ses larmes quand elle y pensera. Un instant, elle a la sensation que sa tête tourne. Qu'elle ne parvint plus à respirer comme il le faut. Ça ne fait pas tout, de gagner une belle maison, pas vrai Brooke ? Ça ne fait pas tout de savoir qu'elle ne sera plus jamais dans le besoin – au final, toutes ces belles promesses ne représentent pas grand chose.

    La jeune fille secoue la tête. Elle se force à oublier et remonte rapidement la fermeture éclair de sa robe noire. Elle a choisit une tenue simple pour aller à l'enterrement de Yorell. Pendant un temps, elle n'était pas certaine que s'y rendre soit une bonne chose. Que ce serait bien perçu, que Diana n'accepte sa présence – c'est encore Wyoming qui l'a encouragé à s'y rendre. Et puis après tout, Yorell a compté pour elle.

    ***

    Maintenant qu'elle est là, Brooke ne se sent pas à sa place. Elle se tient droite, un petit peu en retrait. Elle ne tient pas à se faire remarquer – ce n'est ni le lieu, ni le moment. Une fois de plus, la jeune fille se demande pourquoi elle est venue – pour rendre un dernier hommage à Yorell. La réponse est évidente, mais la rouquine a la sensation de sentir sur elle des regards désapprobateurs. Ce n'est que le début … elle chasse bien vite cette idée de son esprit. Ne pas y penser. Songer simplement à Yorell, à son courage, à son combat, à con parcours remarquable, durant ces Jeux passés.

    Songer simplement à l'amitié qui aurait pu les unir, si les choses s'étaient déroulés différemment. Elle se met à pleurer sans vraiment s'en rendre compte, en silence. Se promettant de revenir sur la stèle de Yorell.

    A la fin de la cérémonie, Brooke finit par relever la tête. De loin, la rouquine croise le regard de Diana – de sa styliste. Elle lui adresse un sourire tremblotant, un tout petit signe que la styliste accueille avec un hochement de tête. Brooke est désolée, Diana semble l'avoir comprit.
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MessageSujet: Re: The Falling Stars || Libre.   Jeu 8 Jan - 22:28


The stars silent companions
yorell's funeral
- OST. How Wonderful -

« Regarde, on va le mettre là pour faire tomber les autres qui sont sur le côté... » Je posais délicatement le dernier domino dans la construction que nous venions de mettre en place pendant une demi-heure avec Keira et Yorell, puis me levais prudemment pour ne rien faire tomber, attrapant au passage le petit garçon assit à mes côtés sous les bras pour le soulever et le porter sans difficultés jusqu'à mon bureau où je le fis ensuite asseoir à côté de sa soeur. Ceci fait, je m'approchais ensuite de la fenêtre, puis fis tomber le premier rectangle de bois afin de lancer une réaction en chaine de deux minutes. Ce n'était pas tellement les dominos qui m'intéressaient en soi, à vrai dire. Non, j'avais surtout  le sourire aux lèvres parce qu'observer les deux enfants suivre ce qui se déroulait au sol était franchement adorable. C'était la première fois qu'ils assistaient à ce genre de tour et on remarquait tout de suite l'enthousiasme provoqué en eux, simplement en jetant un coup d'oeil à leurs regards brillants. « Encore ! » J'étouffais un rire, posant mes mains sur mes hanches par la même occasion avant de me retourner pour voir ce qui se passait dans le grand salon. Ah, voila, ma mère faisait signe qu'il était temps de rejoindre les invités pour le repas. « Après avoir mangé, promis... venez vous mettre à table. » Keira se leva aussitôt pour sortir de la pièce et descendre les escaliers sagement, mais pour le deuxième, ce fut une autre paire de manche. Je voyais bien qu'il avait envie de jouer, alors avant qu'il se mette à courir partout et parte se cacher sous le lit ou que sais-je, je le chopais le plus vite possible dans mes bras et le retournais, tête en bas, en le tenant par les pieds. « Essaye pas de feinter un pacificateur, petit singe... j'vais t'apprendre à mieux bluffer que ça... » Evidemment, ça le faisait rire... ou au moins, ça la fit rire jusqu'au moment où je le sortis quand même de ma chambre pour le trainer jusqu'à la salle de réception où se tenait la réunion annuelle du clan dont la famille de sa mère comme la mienne faisaient partie.

X X X
Une tombe de plus dans le cimetière...

Je restais en retrait par rapport aux autres invités présents, observant simplement les personnes présentes une par une, sans rien dire. Aujourd'hui, je n'étais pas venu assister à l'enterrement en tant que gardien de l'ordre, mais comme un citoyen normal. J'aurais voulu ne pas avoir à faire ce déplacement pour le district huit, mais le coeur tout comme la raison m'y avaient poussé. Pour eux qu'on ne verrait plus jamais sourire, même si ça faisait déjà quelques années que cette expression était devenue rare sur leurs visages... pour eux, qui me faisaient aujourd'hui questionner mon rôle dans cette société. J'attendis patiemment que la foule finisse enfin par se disperser, puis fermais enfin les yeux, douloureusement, une unique larme se glissant sur ma joue avant que je l'efface aussitôt. Calmement, je m'approchais ensuite de Diana qui était encore là, puis posais mon genoux sain au sol pour me mettre à sa hauteur. Elle n'avait pas du remarquer que j'étais resté après les autres... sinon, pourquoi se serait-elle autorisé à craquer ? Mais ce n'était pas grave... les circonstances nous autorisaient à mettre nos barrières de côté, même pour moi, insensible que j'étais devenu. « Viens là... » Je passais un bras derrière ses épaules pour l'attirer contre moi, frottant doucement ma paume sur sa peau vêtue en me voulant réconfortant. Les enfants étaient partis... voila. Les enfants étaient partis...

Une tombe de plus.

J'étais en colère. Le rire de Yorell tout comme ses râleries d'adolescent qui rivalisaient avec les miennes cognaient fort dans ma tête et me donnaient envie de rejeter la faute sur d'autres personnes, mais je choisis au contraire de tout accueillir et de l'accepter dans mon coeur pour ne pas avoir à en souffrir d'avantage. Ce n'était... qu'un mort de plus, après tout. N'est-ce pas ? Peut-être. Oui.

Non.

Non, ça faisait mal. Je ne l'avais pas connu adulte, contrairement à tous mes autres camarades de guerre trépassés. Je l'avais vu avant même qu'il sache parler et je l'avais traumatisé bien comme il faut avec toute mon affection, comme un grand frère se doit de le faire avec les plus jeunes. Dix-sept ans de souvenirs, ça changeait tout. Je ne sais pas comment sa mère allait pouvoir s'en remettre, parce que même moi, ça ne me laissait pas indifférent.

electric bird.
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