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 Et vive la gagnante... (ft. Seetah)

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MessageSujet: Et vive la gagnante... (ft. Seetah)   Mar 7 Oct - 9:55

Si l'on faisait un sondage auprès des habitants du Capitole concernant leurs plus grandes peurs dans la vie, je suis certain que les résultats de l'analyse feraient ressortir une très large majorité d'individus effrayés par le fait de vieillir ou par la mort elle-même. Régulièrement, je regardais ainsi  autour de moi et tout ce que je voyais, c'était des visages dont on ne pouvait pas prédire l'âge en raison de la chirurgie, des corps modifiés à tout va afin d'être améliorés esthétiquement ou alors des vêtements inconfortables que les gens se forçaient à porter pour étaler leur argent et leur pouvoir.

Me concernant, je ne sais pas trop si c'était dans mon caractère de base de ne pas m'intéresser à ce genre de choses ou si j'avais acquis ça avec le temps, mais il fallait avouer que franchement, les eus et coutumes de ma ville natale, je ne parvenais plus trop à les réintégrer depuis que j'étais rentré de la guerre. Il est vrai que lorsqu'on voyageait de district en district, qu'on avait l'occasion d'assister à des scènes bien trop bizarres et extrêmes de la vie pour ne pas en être affecté psychologiquement et qu'on rencontrait les « autres » habitants de Panem, les artifices du Capitole perdaient de leur saveur.

Si un jour, le sondage dont je vous parlais venait à me toucher aussi, je crois que mes réponses auraient ainsi été un peu différentes de la moyenne. Les rares trucs qui provoquaient un sentiment de malaise en moi, c'était plus le fait de perdre mes capacités physiques qu'autre chose. Mon apparence ou mon argent, ça me paraissait futile à côté de la possibilité de courir ou de soulever des charges, mais là, tout de suite, et ce chaque année depuis qu'ils m'avaient sous la main...

« Tu ne crois pas que ce serait le moment de te trouver une femme, à ton âge ? Si tu ne te décides pas bientôt, on va devoir le faire à ta place. »

Voila. Voila, c'est ça. Dans la vie, y'a deux choses qui me faisaient peur :
1. Mes parents et leur besoin absolu de faire perdurer le Nom de notre famille.
2. Les réunions de la famille en question.

C'était une sorte de rituel annuel (auquel j'avais fort heureusement pu échapper durant mon service). À la fin de chaque hunger games, tout le clan se réunissait pour un repas commun qui se terminait généralement mal en raison des tensions internes qui finissaient par exploser après quelques verres d'alcool et honnêtement, j'attendais toujours ce moment-là avec impatience, parce que ça avait au moins le mérite d'être distrayant et de ne pas m'impliquer directement. Malheureusement, avant ça, il fallait toujours subir les mille et une questions de mon entourage, à commencer par celles de ma mère, alors qu'on n'était même pas encore arrivés à destination. Par mesure d'évitement, je me tournais donc vers la vitre de la voiture pour essayer d'esquiver la conversation, en vain. Le flot de paroles m'assommait déjà et c'était comme si la pression créé par les attentes de ma génitrice était en train de se matérialiser physiquement en un poids insupportable sur mes épaules. Il valait mieux que je continue à me taire, de toute façon. Si j'avais le malheur de répondre quoi que ce soit concernant le fait que je me portais très bien seul et sans enfants, elle allait renchérir de plus belle. Et puis c'est pas vrai... m'occuper de mon muet, c'était comme avoir un ado à l'appartement en permanence. Enfin, je suppose que ça ne constituait pas un argument valable, n'est-ce pas ?

Une fois que la berline s'arrêta, je sortis du véhicule, déjà épuisé psychologiquement. Pour une fois, je crois que j'allais pas me retenir sur le vin, tiens. Après avoir tenu la portière pour ma mère, je lui tendis un bras comme on m'avait si bien apprit à le faire, puis l'accompagnais jusqu'à l'entrée de la maison où se tenait la réunion en trainant un peu ma jambe blessée. Yipee Yay... ça allait être la fête. Retrouver le père, les oncles et tantes, les grands-parents, mais quel plaisir. Dans le pire des cas, j'avais toujours le pommeau de ma canne au cas où il faudrait assommer quelqu'un, donc ça va. Cette idée me fit sourire intérieurement, alors que l'on venait nous ouvrir la porte. Une idée mal placée qui m'aida aussi grandement à avoir l'air de bonne humeur face à notre hôte.
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MessageSujet: Re: Et vive la gagnante... (ft. Seetah)   Mer 8 Oct - 18:16

- On dirait que tu vas à un enterrement, soupire ma mère en tirant sur les épaulettes disproportionnées de ma robe noire. Je lève les yeux au ciel avant de lui donner une accolade distante et peu sentimentale. Elle s’en contente avant de me faire rentrer dans la maison familiale.
Voilà, nous y sommes. C’est LA période de l’année où  nous réunissons la famille pour les après Hunger Games ; la période où les Bolton, les Rivaï, les Archibald, les Hamilton, les Lee […] s’offrent LA réunion de famille grand luxe. Une manière comme une autre de se retrouver autour d’un bon repas où le but et de manger et boire… Vomir manger et boire. Vomir, manger, boire et se disputer. Et chaque année, le lieu de réception change… Ce soir c’est chez mes parents. Ne tentez pas de lire la joie sur mon visage, il n’y en a pas.

Comme chaque année j’ai demandé, par simple esprit de faire chier, si Iron pouvait venir ; et comme chaque année ma mère m’a répondu d’un air outré qu’il en était absolument hors de question.
Comme chaque année je me suis habillée toute de noir et n’ai pas pris la peine de mettre une perruque festive, je me suis contentée d’un chignon complexe et sophistiqué.
Comme chaque année, avant de venir, je n’ai pas bu une seule goutte d’alcool. Ce n’est pas l’envie qui m’en manque, généralement, mais il est vrai que je préfère m’assurer d’avoir une descente optimale sur place. Voilà déjà quelque temps que je me suis inventée un petit jeu à boire manière de faire passer le temps plus rapidement : A chaque fois que mon père fait mine de ne pas avoir de fille, je tombe mon verre cul sec. Autant vous dire qu’au rythme où il m’ignore, je suis systématiquement beurrée avant le repas et j’arrive à me faire ramener chez moi avant le dessert.

- Alors, qu’est-ce que tu me racontes, me demande ma mère en ne pouvant s’empêcher d’enlever une poussière invisible sur ma joue. Je l’ignore, promenant mes mirettes par-dessus sa perruque turquoise – elle s’en fou de ma vie, c’est juste pour être polie. Il n’y a encore personne. Personne ! Quand je m’applique systématiquement pour arriver en retard. C’est d’une moue boudeuse que je lui fais la réflexion, à laquelle elle répond dans un haussement d’épaule : - C’était pour qu’on se retrouve un peu tous les trois, avant. Tuez moi.Mon père n’a même pas daigné venir me saluer. Si on lui demandait, il préfèrerait assurément discuter avec un poisson rouge ou se suicider plutôt que d’avoir un quelconque contact avec sa fille – même visuel ; ça doit être à cause de l’utérus, cette réticence n’étant apparu que récemment - avant il pouvait me fixer d’un air morne des heures durant, comme s’il se demandait qu’est ce qu’il avait fait au bon Dieu pour me mériter.
Je m’avance dans la pièce principale, où se dresse déjà un buffet grandiloquent de petits toasts de toutes les couleurs. Mais le plus intéressant, c’est la table où l’alcool est entreposé. Dieu existe. – Lucius ! Ta fille est là !QUI ?!CUL SEC !Seetah ! geint-elle d’un timbre protestataire en se tournant vers moi. Qu’importe, je suis déjà partie à grandes enjambées me servir un verre de vin.

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Cousins, cousines, grands-parents, gens que je connais à peine… Il y en a de toutes les couleurs et de tous les styles, la majorité des invités étant arrivés. Moi, je souri au milieu de tout ce beau monde, leur donnant des détails croustillants sur les HG pour lesquels je suis l’une des hôtesses. Et quand je me tourne dans un éclat de rire bruyant, qui vois-je entrer ? – TATIE !, hurlé-je plus que ce qu’il ne faut, arrachant une grimace à une cousine éloignée. Je lève ma main en faisant des grands signes, poussant les quelques gens sur mon chemin en titubant déjà sur mes talons aiguilles – 15 cm, et même qu’après une dizaine de verres, déjà, je ne me ruine pas les chevilles – pour les rejoindre. – Depuis le temps ! gloussé-je en l’embrassant alors qu’elle s’agrippe plus fort au bras de Luan, comme si elle avait peur que mon extraversion ne déteigne sur elle. – Tu veux un verre, proposé-je en lui tendant le mien – auquel je n’ai toujours pas touché. – Non ? Tu es sûre ? Elle acquiesce au moment où je passe à Luan, lui pinçant le menton entre deux de mes doigts pour maintenir son visage quand je viens coller ma bouche carmin sur sa joue lui offrant un joli tatouage éphémère de mes lèvres. – Tiens Lulu ! m’écrié-je en lui plaquant mon verre entre les pectoraux, l’obligeant à le prendre. – Bois, ça te décrispera.

Avec Luan, nous nous sommes plus ou moins toujours bien entendu. Et puis, il y a eu l’éloignement, nos modes de vie aux antipodes… En somme, nous ne sommes pas aussi proches qu’il y a 15 ans ; pourtant nous savons que nous pouvons compter l’un sur l’autre – même si j’ai extrêmement de mal à me l’avouer.
Ma tante allant saluer d’autres personnes, je prends sa place à son bras. Peut-être rendra-t-il ma soirée moins emmerdante. – Go mon boiteux ! Prends ton bain de foule annuel !
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MessageSujet: Re: Et vive la gagnante... (ft. Seetah)   Lun 13 Oct - 18:37

Un tas de têtes plus ou moins connues défilaient dans mon champ de vision et la seule chose que j'arrivais à faire en les voyant, c'était de me rappeler qui j'aimais à peu près ou qui je ne pouvais pas voir en peinture, un peu comme un adolescent de seize ans, me remémorant ainsi avec précision pourquoi tel ou tel s'était attiré mon animosité au moment T. Quand à l'ambiance autour de nous, ça discutait des Hunger Games, évidemment... en d'autres termes, j'étais dans l'incapacité de participer aux conversations pour la simple et bonne raison que cette émission de grande envergure au Capitole, j'en regardais jamais ne serait-ce qu'un seul épisode.

Bon sang... il fallait vraiment que je commence à sortir un peu le soir pour éviter de me retrouver de nouveau dans un contexte pareil... ça me mettait horriblement mal à l'aise de pas être dans mon « milieu naturel », soit celui où la population locale était disciplinée, ne posait pas de questions sans intérêt (selon moi, quand on n'y connaît rien à la réalité de ce qui se passe dans le pays, on n'essaye pas de faire semblant de s'intéresser à la politique) et avait un minimum les pieds sur terre. Ouais... enfin... c'était pas non plus de ma faute si 97% des gens me tapait sur le système après dix minutes.

J'étais décidément pas sortable.

Alors que je continuais d'avancer dans la foule sans lâcher – littéralement parlant – les jupons de ma mère, par crainte de me faire sauter dessus par un individu Capitolien typique qui risquait d'essayer d'entrer en interaction sociale avec moi, une voix familière résonna à mes oreilles, presque comme celle du messie descendu sur terre. Seetah. Habituellement, je ne la voyais pas tellement dans d'autres circonstances que celles d'urgence, mais dites vous que même ça, c'était déjà plus récurrent que les fois où je voyais mes parents... alors ce fut plus fort que moi, une lueur de soulagement traversa mon regard tandis que la jeune femme s'approchait de nous sur ses hauts talons, ce qui, je le sentis tout de suite, avait pourtant crispé ma mère au possible. À priori, ma cousine mettait facilement tout le monde mal à l'aise en sa présence et il va de soi qu'elle devait cela a la bonne réputation qu'elle s'était créé avec le temps, mais quitte à trainer avec quelqu'un en particulier ce soir, autant que ce soit elle. Inutile de préciser qu'on n'avait rien à voir, l'un et l'autre, et qu'en temps normal, mademoiselle Bolton aurait ainsi du provoquer en moi la même révulsion que j'avais envers presque tout le monde dans cette salle... pourtant, c'était pas le cas. Je passais donc un peu outre son excentricité, pour le coup, tandis que ma mère me lâchait finalement le bras en trouvant un prétexte afin de s'éloigner d'ici au plus vite.

Tiens Lulu ! Bois, ça te décrispera.

Pas besoin de me le dire deux fois. À peine eus-je touché le verre que son contenu disparu comme par magie, plus par nervosité qu'autre chose. C'est à ce moment-là seulement que mon regard se redressa vraiment sur les yeux de Seetah pour la remercier silencieusement de m'avoir donné cet alcool. Je me sentais pas chez moi du tout, ici... paaaas du tout et encore moins capable de m'adapter aux autres, ce qui signifiait que pour une fois, c'est ma cadette qui allait jouer le rôle du chaperon - que je tenais habituellement dans notre fragile relation.

T'en es à combien de verres ?

Question qui n'avait absolument rien d'une réprimande, ce coup-ci. Je voulais surtout savoir à quel point j'étais en retard sur le taux d'alcoolémie nécessaire afin de me mettre à son niveau, histoire de  pouvoir entrer dans cet état second qui allait me délier la langue et me permettre de sortir toutes les saloperies que je gardais jusque là pour moi au sujet de notre famille. Au moins, on pourra pas dire que j'aurais pas été dans l'ambiance des engueulades, cette année, comme ça. Et si je vous dis que j'ai envie de me lâcher, pour une fois, c'est parce que mon oncle venait d'entrer dans mon champ de vision, chose qui avait automatiquement fait remonter une forte envie de foutre la merde, comme je savais si bien le faire dans le cadre de mon métier.

Go mon boiteux ! Prends ton bain de foule annuel !

Un grognement. La réflexion sortie de nul part me piqua au vif et me fit hausser un sourcil presque aussitôt, alors que je levais un bras pour venir tapoter un doigt sur le front de la jeune femme.

Hey, déjà que t'es plus grande que moi sur tes échasses, fais pas empirer ton cas. Je lançais un rapide coup d’œil dans la salle. Je te propose un truc... tu parles pour nous deux jusqu'à ce que Michael commence à provoquer tout le monde une fois qu'on sera à table, comme d'habitude, et je te pardonne pour ton commentaire.

Et une fois qu'on sera quittes, la fête pourra vraiment commencer. Je vérifiais ainsi l'heure sur mon téléphone pour jauger le temps que nous avions devant nous et me rendis compte qu' « on » m'avait envoyé un message. Je lirais ça plus tard... mais ça me remontait déjà un peu le moral de savoir que la personne en question avait pensé à me contacter ce soir. Ohhh, si ma mère voyait tout ça, elle en ferait une syncope.
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MessageSujet: Re: Et vive la gagnante... (ft. Seetah)   Dim 26 Oct - 23:07

Je vois du coin de l’œil que Luan est tout sauf ravi sur ma remarque sur sa boiterie. Je glousse avant qu’il ne parle, hoquette de surprise lorsque son doigt tape sur mon front et ris après sa réplique. Luan, tu marches aussi bien que ce que je peux avoir d’enfant, alors, tôt ou tard il va falloir que tu te rendes à l’évidence. Je me met finalement face à lui, posant mes mains sur ses épaules, un air faussement grave sur le visage. - Je ne suis pas assez bourrée pour ne pas m’apercevoir qu’il n’y a aucune proposition… Dans ta proposition. Et j’en suis à mon dixième… Onzzzeee… Peut être douzième verres. J’ai fini par oublier de compter. Il va falloir qui tu y ailles fort si tu veux me rattraper !
Toujours est-il que je ne suis pas d’accord avec son accord tout pourri. Il va falloir que nous trouvions autre chose pour que je puisse me faire pardonner ; pas que je détesterais lui rendre ce service, mais vraiment, voir Luan essayer de communiquer avec les pseudo-grands du Capitole, ça vaut le détour. C’est un espèce de mélange entre série comico-burlesque et thriller - on ne sait jamais quand Luan va arriver à sortir vivant de la salle. Bref, tout ça aurait fait plus qu’égailler ma soirée. D’autant qu’il ne pouvait pas vraiment me reprocher quoi que ce soit : J’ai dis la vérité M’sieur le Juge ! - Mais on peut toujours s’arranger autre…

- Olala ! entend-je derrière moi. J’ai à peine le temps de me pousser qu’une main énorme s’abat amicalement sur l’épaule de Luan ; c’est Fred, le gros et gigantesque frère de mon père. Mon oncle, en somme, et le… L’oncle éloigné par alliance de Luan ? J’en sais rien, en fait, et la  famille de Lucius me fait clairement perdre le nord. Il y en a pas un pour rattraper l’autre - tout du moins, me concernant. J’ai l’impression que tout est prétexte à me faire voir que je n’existe pas - ce qui est au moins une preuve de mon existence. Au fond, je ne leur en veux pas vraiment, mon père a dû leur raconter des tas d’histoires dégueulasses sur moi - j‘aurais certainement fini par me haïr aussi… D‘ailleurs je me hais un peu.
Cependant la vie de Luan, ses expériences, ses coups durs, sa force de caractère… Ont toujours fasciné - jusqu’à mon père et la famille de mon père. Je pense que, malgré l’hostilité évidente que Luan a pour Lucius, Lucius voit en Luan le fils prodigue, celui qu‘il n‘a jamais pu avoir et dont il a toujours rêvé - Luan a une vie professionnelle parfaite, et une vie sentimentale discrète. La réputation et les fréquentations de Luan sont sans failles alors que les miennes…

Bref, mon père idolâtre secrètement Luan et chante ses louanges devant sa propre famille ; alors, tout le monde l’aime comme s’il était moi.
En attendant je suis la baisée pour compte du Capitole.

Tout ça m’arrache un sourire partagé. Au delà d’une indifférence familiale dont j’ai appris à me foutre avec le temps, je ne sais pas s’il faut que je laisse Luan seul avec ses démons - lui qui déteste profondément les contacts humains - ou si je dois le sauver - moi qui aime les contacts humains mais qui les éloigne par mon excentricité maladive. Je reste donc un instant silencieuse, ne faisant même pas attention à ce que les deux hommes peuvent se dire ; du moins vois-je sans mal que c’est plutôt les lèvres de Fred qui bougent. Mon cousin, lui, semble plus au bord du précipice que complètement épanouie par la situation. Fred fait de grands gestes, parle fort, il met tout en œuvre pour intéresser son interlocuteur et, comme lui aussi semble parfaitement m’ignorer, je sors de ma léthargie larvesque pour attraper le première verre de vin qui passe à ma portée. Le boire d’une traite ne me fait pas de mal, il délit même ma langue, et mes jambes.

Vas-y See'... Un, deux... - Tu m’as volé mon cavalier ! fini-je par dire en revenant à côté de Luan, sans me priver de quelques minauderies. Fred, surpris, sursaute presque à l’entende de ma voix dans son dos. Il nous envoie un rictus gêné. - C’est que… Je n’ai pas vu Luan depuis… - Piouf ! m’exclamé-je en regardant Luan la mine faussement interrogatrice. - Oh oui tiens, ça fait bien… Un an que vous ne vous étiez pas revus ! Fred acquisse d’un air entendu. Je peux sentir dans son regard un espèce de soulagement étrange à mon écart - peut être pensait-il que j’allais lui hurler dessus, selon mon père je n’ai rien de civiliser alors… - Ben, en fait, nous non plus nous ne nous sommes pas revus depuis plus d‘un an. Le temps passe vraiment trop vite, tonton, soupiré-je comme sincèrement touchée par sa rapidité. L’air entendu de Fred se renfrogne ; il se triture les doigts sans savoir quoi répondre, mais sa bienséance semble le pousser à rester en face de nous durant de longues secondes de rien - sa gêne est limite palpable. Puis il finit par tourner les talons. Je dois me retenir pour ne pas pouffer de rire. - Il est vraiment trop con... Bon !, poursuis-je en donnant un petit coup sur le bras de Luan. - Nous pouvons dire que nous sommes quitte, je t'ai débarrassé d'un Bolton, ça compense allégrement de parler pour deux jusqu'au repas !

- Oh ! Un plateau de vin passe, je chipe deux verres au passage, en tendant de nouveau un à Luan. - Que ce breuvage délit ta langue ! Je trinque gaiment avec lui.
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MessageSujet: Re: Et vive la gagnante... (ft. Seetah)   Mer 29 Oct - 15:51

C'est peut-être un peu triste à dire, mais je pense qu'on aurait du décerner une médaille à Seetah pour sa capacité à savoir rester debout et à pouvoir encore marcher du haut de ses échasses. Si elle était déjà à plus d'une dizaine de verres de champagne, fallait qu'on m'explique comment, avec sa constitution, son corps pouvait supporter un tel traitement. Bah... peut-être que son organisme était habitué, depuis le temps. Entre ça et la drogue, je dois avouer que j'appréhendais grandement le jour où j'apprendrais qu'elle avait été reçue aux urgences pour cause d'overdose... et là, il ne faudrait pas essayer de me retenir ; Iron Flickerman allait se faire briser le moindre petit os que je trouverais à démolir dans sa carcasse de hyène. Parce que c'est ce qu'il était, après tout. Il se précipitait sur les âmes blessées pour les dévorer vivantes, mais n'avait pas de couilles pour autant. J'avais toujours vu en lui une sorte de pauvre victime qui se complaisait dans sa faiblesse, justement, et qui devait sans doute justifier chacune de ses actions par le fait que le reste du monde était méchant envers sa petite personne. A bientôt quarante ans, je considérais ce pauvre type comme un chien de pure race : un dégénéré complètement débile et sans doute fini à la pisse. Encore une chance qu'il ne pratique pas l'inceste avec sa mère, tiens, ça aurait juste trop bien confirmé ma théorie du chien d'élevage. Ouais, enfin bref... en attendant, de l'autre côté, Seetah était suffisamment intelligente, selon moi, pour savoir faire la part des choses vis-à-vis de ce gars... et pourtant, elle se laissait consciemment faire comme une poupée de chiffon... raison pour laquelle j'avais laissé tomber l'idée de la raisonner au sujet de ses fréquentations douteuses. À son âge, ce n'était plus à une personne extérieure de l'aider (ce qu'auraient du faire son père et sa mère lorsqu'elle était ado) mais à elle-même de se poser les bonnes questions, grandir un peu et de se prendre en main. À mes yeux, c'était une question de choix, même si j'était toujours tenté par le fait de la paternaliser lorsqu'on me la ramenait à la maison, certaines nuits. Voila ce que c'est que la famille...

Olala !

J'étais à deux doigts d'arrêter un serveur pour me prendre un verre lorsqu'une main s'abattit sur mon épaule, geste qui força presque toutes mes vertèbres à se redresser aussitôt et mes doigts à se crisper sur le pommeau de ma canne. J'aimais pas du tout qu'on me touche sans me prévenir et encore moins qu'on le fasse en me prenant ainsi de court. J'aimais pas non plus qu'on m'interrompe quand je parlais déjà à quelqu'un, j'aimais pas les mauvaises manières, j'aimais pas qu'on se montre familier avec moi quand on ne me connaissait pas tant que ça. Et finalement, j'aimais pas Frédéric. Après un rapide regard accordé à ma cousine, je soupirais intérieurement et me tournais enfin vers l'homme imposant qui venait de m'adresser la parole, ceci pour le saluer d'une poignée de main usuelle. Suite à cela, il se lança alors dans un monologue durant lequel j'attendis le bon moment pour lui faire remarquer qu'il s'était introduit au beau milieu d'une discussion... mais au final, je n'eus en fait même pas besoin d'intervenir.

Tu m’as volé mon cavalier !

Intervention divine de la Sainte Vierge n'aurait peut-être pas été l'expression la mieux choisie, sachant de qui on parlait, et je ne suis pas sûr que Seetah l'avait fait exprès, mais en tout cas, elle venait de me sortir d'une situation bien pénible avec son culot. J'allais devoir lui renvoyer l'ascenseur pour ça... c'était du grand art. Sa manière de mettre mal à l'aise son oncle fut du grand art et moi-même, j'avais observé leur interaction avec de grands yeux intrigués. Il faut bien le reconnaître, même si la jeune femme savait se faire remarquer avec ses frasques, elle possédait néanmoins une subtilité de rhétorique que je n'avais, pour ma part, pas tellement développée. Quand je vous disais qu'elle était plus intelligente qu'il n'y parait...

Nous pouvons dire que nous sommes quitte, je t'ai débarrassé d'un Bolton, ça compense allégrement de parler pour deux jusqu'au repas !

J'étouffais un rire mi amusé, mi-gêné en secouant légèrement la tête, puis pris mon verre pour trinquer en la remerciant au passage.

Ca, c'est ce qu'on verra...

* * * Une heure plus tard * * *
cf: https://www.youtube.com/watch?v=nl_DnrwFoAE&feature=youtu.be&t=1m0s

Je gagne trois fois plus de fric que vous deux réunis et Seetah aussi, alors pourquoi vous pensez que ça nous intéresserait d'écouter vos histoires d’héritiers qui ne savent rien faire de leurs dix doigts à part peut-être sortir de l'argent du porte-feuilles ?

J'étais légèrement penché en avant sur la table, ma joue appuyée contre un poing et un sourire mauvais s'étant désormais accroché à mon visage. Après avoir finalement accepté de participer aux conversations, j'avais finis par en avoir marre de constater que nous nous retrouvions finalement uniquement en présence d'individus qui n'essayaient que d'étaler tant bien que mal leur argent... et au lieu de juste ignorer ce qu'ils racontaient, je crois qu'il était grand temps de faire un peu le connard... juste pour tester la résistance des autres. Je me redressais donc, lançais un coup d'oeil sur ma droite à ma cousine, puis croisais les bras derrière ma tête d'un air enjoué.

Allez, pour changer de sujet ! Vous saviez qu'on avait développé une nouvelle technique d'électrocution durant les hunger games ? Attendez...

Je sortis mon téléphone de ma poche dans le but d'aller chercher une photo ou une vidéo à montrer à nos interlocuteurs, très relativement conscient du fait que c'était peut-être pas un truc que les individus lambdas du Capitole pouvaient supporter. Je crois que... je sais pas, l'alcool servi ici ne se mélangeait pas très bien avec mes médocs.
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MessageSujet: Re: Et vive la gagnante... (ft. Seetah)   

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Et vive la gagnante... (ft. Seetah)

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