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 who needs who #seetah&iron

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MessageSujet: Re: who needs who #seetah&iron   Mar 14 Oct - 0:15

J’ai appris que lorsqu’une réponse n’était pas spontanée, elle était forcément faite de jolis mensonges édulcorés. C’est… Un peu comme un super bonbon coloré et appétissant avec un gout dégueulasse au milieu – généralement ceux qu’on recrache en laissant une moitié dans la boite, comme si ça pouvait leurrer le monde. Et Dieu sait qu’Iron prend tout son temps pour choisir le bonbon moisi qu’il va me servir. Au final, je ne suis pas certaine que lui-même sache vraiment pourquoi il veut que je reste. Sans parler du fait que me fracasser la gueule sévère ne devait pas faire partie de son plan – soit il voulait vraiment me crever soit il ne voulait pas me toucher, et si la raison numéro un est la bonne réponse ça ne me motive pas plus que ça à rester dans la même chambre que lui.
L’alcool n’aidant pas, j’imagine qu’il aurait mieux fait de se taire. Il semble s’auto interroger, perd de la crédibilité et me fait lever les yeux au ciel à de nombreuses reprises.  Tu regrettes ? Dois-je rire ? Dans mes rêves les plus fous, oui, j’aimerais qu’il regrette, la réalité est certainement bien différente. Iron ne regrette rien, surtout pas ce qui me touche. Et alors, comment nous nous quittons, ça doit lui passer plus haut que je ne veux bien me l’avouer. Il se fou de ma gueule sans faire le moindre effort de crédibilité. C’est… Navrant. Cette soirée me dépasse et dans un haussement d’épaules je fais mine de me pencher pour ramasser mon portable, laissant glisser mon gant sur le sol – il n’est plus frai de toute manière.

Mais… Qu’entends-je ? Un soubresaut d’espoir auquel nous avons, nous autres femmes naïves, envie de croire. Le bonbon qu’il pond prend des couleurs qui me plaisent, qui me font chavirer, qui me font me redresser. Ses paroles promettent le gout du paradis quand je sais d’avance qu’elles auront celui de l’enfer – l’espoir est plus agréable que tout autre substance.
Clairement il me dit ce que j’ai envie d’entendre. Il avoue son tort, il ne veut pas me perdre, il me demande une chance… Je me love dans chacune de ses syllabes, en étant parfaitement consciente qu’Iron est profondément dépourvu d’amour. Il a un putain de blocage émotionnel auquel je ne déroge pas. Je pense… Je suis persuadée que la seule qui a le monopole absolu de son amour c’est sa sœur, Gold – qui n’a jamais pu me blairer par je ne sais quelle lubie. Moi je ne suis que le paillasson flexible d’Iron, et, comme une abrutie, je m’en contente et garde cette place comme si ma vie en dépendait. – Je ne t’aime pas, dis-je entre mes dents, la mâchoire crispée, en m’approchant de lui comme il recule. Et, butant dans quelque chose – je ne suis pas sûre que ça ne soit pas ma chaussure – il tombe sur le cul, sur son lit. Ca à au moins amorti le plat qu’il aurait pu se prendre.

- Je ne t’aime pas, répété-je comme pour m’en persuader, levant les yeux sur les images des HG qui continuent de défiler, variant les ombres de la pièce de leurs teintes diverses. – Et tu es incapable d’aimer trop fort, craché-je avec un mépris que je ne tente même pas de cacher, lui jetant un regard accusateur sur la nuque. Il est en boule. Prostré. Il regarde ses pieds. Et il faudrait que je le plaigne ?! Oui ! Oui ! Il me dit ce que je veux entendre et c’est ces putains de paroles remplies du poison le plus doucereux qui vont me faire rester… Oui, putain ! Je sais et je vais rester comme une conne ! Mais je ne reste pas pour le plaindre.

Tu vas me le payer. Payer cher. Et longtemps. Je vais te faire regretter de m’avoir soumise à toi. Chaque jour tu vas te demander ce que tu fous avec une amie pareille et je serais comme une putain de drogue. Une putain de drogue. A te rendre encore plus dingue. Tu seras accroc à moi. Plus que ça même. Je serais ton shit, ton ecstasy ; ta cocaïne, ton héroïne. Je coulerais dans tes veines comme tu coules dans les miennes, sale con. Et chaque putain de jour tu te demanderas où est See’, et tu me courras après lorsque je te fuirais. Et tu ne feras pas semblant comme maintenant. Tu me courras vraiment après. Jusqu’à ce que tes muscles te brûlent comme tu brûles les miens.

Je te jure que t’en crèvera.
Tu crèveras d’une overdose de moi.

Ma main se lève brutalement et le revers de cette dernière claque la joue d’Iron. Le choc renvoi un écho cinglant contre les murs de la chambre, il ravi profondément mes tympans, j’en oublie instantanément les picotements qui s’éparpillent sur ma peau. Vraiment, ça fait un bien fou. - Tu as été un très, très, très vilain garçon ! soupiré-je avec le même timbre mielleux que lui quelques instants plus tôt – peut être avec une pointe plus perverse. – Il va falloir que je te punisse… Mais pas maintenant. Pas maintenant parce que tu as la chance d’avoir une amie aussi conne que moi. Je reste.
Dis moi ce que tu as à part de l’alcool pour me remettre à neuve ?
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MessageSujet: Re: who needs who #seetah&iron   Mar 14 Oct - 11:36

Son égo est plus meurtri que sa joue par la gifle qu’elle lui assène. Iron y porte la main, la fusillant du regard, avant de se souvenir qu’il est censé faire pénitence, qu’il mérite ce geste et même cent fois pire.
Ce n’est pas la première fois qu’elle lève la main sur lui de toute manière. Certaines fois, elle l’a fait pour le punir comme aujourd’hui, mais la plupart du temps, ça fait partie de leurs petits jeux pervers. La douleur l’a toujours éveillé, le capitolien l’a toujours appréciée, recherchée. La douleur physique est compréhensible, elle a quelque chose de rassurant, de constant. On vous frappe, vous avez mal, c’est logique. Et ça passe. On sait d’où provient la souffrance et quels dégâts elle va provoquer. On sait qu’on s’en remettra et il existe des tas de remèdes pour l’apaiser, voire la faire disparaître totalement.
La douleur psychique en revanche… On ne sait jamais jusqu’où elle va s’étendre, si les dégâts seront importants ou non, permanents ou non. Les cicatrices de ce genre de blessures ne sont jamais totalement refermées. Elles continuent de suinter, de vous titiller, vous empêchent de fermer l’œil la nuit, de trouver du repos à la lumière du jour.
Iron ne réplique donc pas et en vient presque à être reconnaissant à Seetah de ce qu’elle vient de faire. Ca l’apaise en fin de compte.

« Tu as été un très, très, très vilain garçon ! Il va falloir que je te punisse… Mais pas maintenant. Pas maintenant parce que tu as la chance d’avoir une amie aussi conne que moi. Je reste.
Dis moi ce que tu as à part de l’alcool pour me remettre à neuve ?
»
Il a gagné. Il gagne toujours face à elle. Parce que c’est une sale petite menteuse et qu’elle l’aime. Elle a besoin de lui, parce qu’elle, ce qui l’éclate justement, c’est la douleur psychique que lui-même redoute tant. Elle y est accro. Seetah la convoite et il est son meilleur dealer.
« J’ai tout ce à quoi tu peux penser, mon amour » lui réplique-t-il en lui souriant en retour.  
Il entreprend alors de se redresser pour aller lui prouver ses dires. Iron se traine lamentablement depuis son lit vers sa table de nuit. Il tire sur le tiroir jusqu’à parvenir à le décrocher et renverse son contenu sur le lit.
« Allume » ordonne-t-il à la jeune femme en se débarrassant du tiroir, avant de commencer à éparpiller ses trésors sur le drap en soie bouchonné.
Son amie s’exécute et le capitolien papillonne des paupières en grognant de mécontentement, peinant à s’acclimater à cette lumière trop vive qui lui vrille le crâne. Lui aussi il va avoir besoin de refaire le plein, c’est certain. Mais lorsqu’il parvient enfin à rouvrir les yeux et les poses sur la pile d’emballages, il constate rapidement  que ses réserves sont beaucoup plus maigre qui l’imaginait.
« Bah merde alors » marmonne-t-il, contrarié, passant une main dans ses cheveux avant de tiquer d’agacement et de se mettre à trier ses pilules.
La plupart des tubes sont vides, les plaquettes ont triste mine et ses sachets sont désespérément vides… Mais heureusement, s’il ne leur en reste pas suffisamment pour s’enfermer ici et vivre d’amour et de défonce durant une semaine entière comme ils aiment à le faire, il y a largement de quoi faire planer Seetah et lui pour la soirée. Peut-être même pour deux jours, s’ils économisent. Mais aucun d’eux ne sait réellement le faire alors…
« Tiens. Ca devrait faire passer la douleur et tout l'reste » promet le trentenaire en attrapant une plaquette de laquelle il décroche deux pilules. « Une pour moi, et deux pour toi. Tu vois, je partage à ton avantage. »
Et il est plutôt fier. Il glisse la pilule dorée sous sa langue et puis entreprend de s’extirper du lit pour se diriger vers la pièce d’eau.
« J’ai de quoi faire disparaître les marques aussi. Si c’est bon pour les tributs, c’est bon pour nous pas vrai ? C’est qu’on les bichonne nos p’tits amours de futur corps pourrissants » sourit-il en titubant vers la salle de bain que Seetah a quitté précédemment.

Mais il n’arrive pas à destination et trébuche sur son propre pied, s’étalant lamentablement à deux pas de son objectif, sous le regard affolé de la petite gamine du onze qui se fait égorgée pour la millionième fois sous ses yeux… Iron l’observe depuis le sol, encore une fois fasciné.  
« Elle va sourire. Regarde See… Elle va sourire » chuchote-t-il alors, oubliant ce qu’il était partit faire, tout absorbé par ses contemplations.
La gamine tombe encore et reste prostrée, à son image, sur le sol de l’Arène, assise. Et puis peu à peu, ses lèvres s’étirent.
« Là ! C’est là ! Regarde ! Elle sourit ! » s’exclame-t-il en désignant le mur, à quatre pattes sur la moquette. « Pourquoi elle fait ça… ? Pourquoi est-ce qu’elle fait ça ? »
Ca le chamboule. Ca lui noue l’estomac. Il n’aime pas cette mort. Il déteste cette saleté de gamine bizarre et chétive. Elle lui file la nausée. Il a la tête qui tourne. Il se sent fébrile.
Il détourne son regard mais croise alors celui de Virani, puis celui de la rousse qui a assisté à la mort de Zeena, il voit Thunder, où qu’il regarde il les voit. Et ils le voient aussi… Ils le voient tel qu’il est vraiment, dans son plus simple appareil. Et ils le jugent.  
Ca le terrifie tout à coup.
« Change ça ! Fais les disparaître ! » tonne-t-il, une pointe d’hystérie dans la voix. « Fais les disparaître ! Tout d’suite ! »
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MessageSujet: Re: who needs who #seetah&iron   Mar 14 Oct - 23:24

A peine ai-je le temps de faire quelques pas vers la table de chevet qu’Iron me demande – demander est un bien grand verbe, certes – d’aller allumer la lumière. Je râle, mais lui obéit avant de revenir à côté du lit, me penchant sur les emballages de pilules à moitié vides qu’il a éparpillé un peu partout. – Et dire que j’ai le triple de ça chez moi, pensé-je à voix haute, regrettant presque de ne pas être partie pour me mettre la tête à l’envers toute seule. Au moins, en aurons-nous assez pour ce soir – et au pire l’alcool comblera nos manques.
Je glisse ce qu’il me donne entre mes lèvres, le remerciant d’un pseudo-sourire satisfait et jubile à sa réplique suivante : alléluia, il a un truc pour me faire retrouver mon visage de poupée plus tôt que prévu, faites que ce soit efficace. Tiens d’ailleurs, mon nez c’est arrêté de saigner… Je ne sais pas depuis quand, exactement. Et trop occupée par ce constat, je rate la chute d’Iron – qui ne tient décidément absolument plus sur ses jambes. Je ne sais pas si je dois rire ou… Ou je ne sais pas. – Tu te fais vieux, dis-je dans un sourire. Mais il ne m’écoute pas.

- Elle va sourire. Regarde See… Elle va sourire. Je détourne le regard d’Iron pour les poser sur la fille du 11. Je ne sais plus son nom, mais je connais sa tête. Elle était avec mon Tribut, Draken, durant les premiers jours dans l’Arène – avant qu’il ne se fasse lamentable buter, sans aucune dignité. Mais cela n’a aucune importance maintenant.
Et pour la centième fois de la soirée, la gamine se fait égorger par son co-tribut ; et je la regarde, encore, tituber et s’asseoir sans comprendre, ses yeux écarquillés fixant un point précis loin devant elle. Je regarde encore son sang s’échapper de sa plaie béante. Ce sang carmin qui tâche ses vêtements et qui ne s’arrête jamais de couler. Machinalement, je porte une main à mon cou. A quoi peut-elle bien penser à ce moment précis ? Elle, si jeune, qui  n’a pas beaucoup vécue ? Pense-t-elle au temps qu’il fera au Paradis ? Pense-t-elle à sa famille ? A son District ? A sa défaite cuisante ? Croit-elle qu’elle peut encore vivre ? Qu’elle n’est pas en train de mourir ? Qu’elle peut encore gagner ? Se souvient-elle de sa vie ? De l’odeur des saisons… Ou meurt-elle le plus simplement du monde, apaisée, sans souffrance ni regret ? Qu’est ce que ça fait, hein, de mourir ? Alors je vois dans ses yeux ce qu’Iron ne semble pas voir - ce relâchement étrange et cette liberté absolue. Ce lâché prise grisant, cette fierté puérile. Je vois dans son sourire la paix que nous autre, vivants, Capitoliens, ne pouvons pas atteindre. Et son sourire me donne envie de la voir mourir encore. Il me donne envie de mourir moi aussi pour savoir à quoi elle pense, pour sourire à la vie.

C’est la question d’Iron me sort de ma léthargie. Je m’apprête à lui répondre avant de me raviser, comprenant la rhétorique de sa demande.
Avec tout ça, il n’est toujours pas allé me chercher mes soins. Je soupire. Aucune réaction . Alors, je soupire plus fort, m’approchant doucement du Capitolien. Ses yeux s’accrochent aux images qui défilent ; à ces morts toujours plus sanguinaires ; à ces morts traitres et imprévisibles ; à ces vies qui s’effritent ; à ces yeux vides braqués sur nous. Et, comme pris de panique, il cherche à les fuir sans, visiblement, trouver la force de se lever. A droite à gauche, il se met à brailler un ordre lorsque je le contourne lentement pour aller appuyer mon dos à l’encablure de la porte de la salle de bains. Ne voyant pas l’urgence de la situation – après tout, c’est Iron lui-même qui a voulu me remémorer ces scènes pour me punir, je trouve donc ça plutôt amusant que ce soit lui que ça rend hystérique – je glisse une main dans mes cheveux pour enlever les quelques pinces qui fixent ma coiffure – légèrement de travers après la lutte du début de soirée. Ces derniers, libres et ondulés, retombent instantanément sur mes épaules avant que je ne les ramène sur le côté le plus abimé de mon visage, pour en cacher les imperfections tragiques. – Et qu’est ce qu’on dit ?, soufflé-je dans un même temps, lointaine, réclamant une formule de politesse qu’il lui est visiblement impossible de prononcer ; et dont je me fou un peu, à dire vrai. Mais, voyant qu’Iron a tout sauf envie de rire, je m’exécute sans me formaliser sur son timbre de voix nerveux et autoritaire. Les Hunger Games laissent alors place à une splendide cascade, dont les nuances sont gâchées par la lumière artificielle et jaunâtre de la pièce. – C’est mieux ? demandé-je contemplative. – Respire Iron, tu vas survivre. Regardes, la chute d’eau ne sourit pas, elle, continué-je quand mes mains glissent sur mes côtes, tirant doucement sur le tissu de ma robe pour le faire descendre le long de ma peau. Un frisson fait tressaillir mes épaules quand une bouffée de chaleur me monte à la tête. Il me suffit de me trémousser lascivement  pour que le vêtement tombe à mes pieds. Je suis en tenue d’Eve, la feuille de vigne remplacée par un tanga en dentelle. – Tu sais de quoi j’ai envie, là, maintenant, tout de suite, Iron ?, soupiré-je d’une voix aussi onctueuse que du miel avant de glousser. – J’ai l’impression d’entendre d’ici ce à quoi tu penses. Mais non, non… Je n’ai pas envie de toi Iron… J’ai envie de sexe sous une cascade, certes, avoué-je en me cambrant légèrement, mais pas avec toi. Toi, je n’ai pas envie que tu me touches, tu vois ? J’ai juste envie que tu me donnes de la pommade et, plus que tout… J’ai envie de sushis ; et que tu éteignes la lumière… Et d’écouter de la musique. Quoi que, maintenant que j’ai parlé de sexe sous une cascade, je ne suis plus sûre d’avoir plus envie de sushis que de ça. - Et toi, mon vieux Prince, de quoi as-tu envie ?
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MessageSujet: Re: who needs who #seetah&iron   Mer 15 Oct - 12:21

Il serre les dents et respire avec force, essayant de se calmer, en vain. Elle ment. Elle se trompe. Il peut aimer trop fort. Sinon comment pourrait-il haïr avec autant de force ? L’un ne va pas sans l’autre, Iron en est persuadé.
Seetah se fiche de lui en prime. S’il n’était pas aussi concentré sur sa respiration qui lui file le tournis, il lui répliquerait d’aller se faire enculer en lui sautant à la gorge. Il la frapperait à nouveau et lui ferait passer l’envie de le moquer.
Espèce de foutue garce !  
Il déteste quand elle el traite de cette manière, quand elle le regarde de haut, quand elle se sent supérieur à lui ! C’est LUI qui l’a créée, façonnée ! Sans lui elle ne serait qu’une anonyme désespérée de plus ! Une sans nom baisant à droite et à gauche pour essayer de percer et échouant lamentablement. Elle serait même sans doute morte à l’heure qu’il est ou bien enfermée dans un des centres de son père, bourrée de cachetons ! Elle ne serait qu’une ombre parmi les ombres ! Hors il a eu la bonté de l’accueillir dans la sienne ! Il l’a associée au nom de Flickerman et elle devrait lui embrasser le cul au moins trois fois par jour rien que pour ça !

Finalement, elle consent à faire changer le décor. Aussitôt Iron laisse sa haine se transformer en reconnaissance. Seetah devient la lumière de son existence, celle par qui tout devient possible. S’il n’était pas si épuisé, encore si bouleversé, il lui sauterait dessus pour l’embrasser à pleine bouche et se fondrait en elle pour lui prouver à quel point il lui est redevable. Ca devrait lui plaire ça, non ?
« C’est mieux ? » le questionne-t-elle.
Le capitolien ferme les yeux et appuie sa tête contre le mur aux couleurs apaisantes. Les regards morts et accusateurs des tributs ont enfin disparus. Il le sent, même avec les paupières closes.
« Respire Iron, tu vas survivre. Regarde, la chute d’eau ne sourit pas, elle. »
Elle se moque. Il le sait mais il n’a pas plus la force de la détester là tout de suite. Et puis elle a raison : la chute d’eau ne sourit pas. La chute d’eau est éternelle. Elle ne mourra pas. L’eau renaitra sous une autre forme. Lui aussi. Il renait toujours. C’est rassurant de le voir.
Qu’est-ce qui lui a prit de se commander un tel décor ? Qu’est-ce qu’il voulait prouver ? A qui voulait-il prouver quelque chose ? Est-ce que ça a seulement de l’importance à présent ?
Les images ont disparus et sa peur commence à s’atténuer. Elle aussi va disparaître et être oubliée. Comme tous ces sales bouseux de gamins qu’on a fait venir pour crever. Et dans quel but ? Encore une question à laquelle Iron n’a pas envie de répondre tout de suite. Demain. Plus tard. Jamais.

« Tu sais de quoi j’ai envie, là, maintenant, tout de suite, Iron ? »
Il sursaute presque en entendant sa voix, arraché à ses pensées de plus en plus brouillonnent, et rouvre les yeux. Il papillonne des paupières et observe son amie, silhouette floue et dénudée. Depuis quand ?
« J’ai l’impression d’entendre d’ici ce à quoi tu penses. Mais non, non… Je n’ai pas envie de toi Iron… J’ai envie de sexe sous une cascade, certes mais pas avec toi. Toi, je n’ai pas envie que tu me touches, tu vois ? J’ai juste envie que tu me donnes de la pommade et, plus que tout… J’ai envie de sushis ; et que tu éteignes la lumière… Et d’écouter de la musique. »
Il grogne, agacé. L’idée de faire pénétrer de la nourriture dans son organisme le dégoute profondément. Il n’a pas envie de toucher Seetah non plus. De toute façon, tout son corps est en train de se transformer, de disparaître. Il devient cotonneux, il a l’impression de ne plus être capable de rien contrôler.
Quant à la musique… Ouais, la musique, ça pourrait être bien. Il aime la musique. Il aime s’entendre chanter. Il aime l’entendre chanter… Encore que là tout de suite, il n’est pas certain que sa voix criarde lui fasse le moindre bien.
Il a envie de dormir.
« Fouille la salle de bain » articule-t-il avec peine, espérant qu’lele comprenne qu’il fait référence à la pommade magique dont elle a parlé et qui lui a été bien utile à lui, après ses quelques entrevues musclées avec le frangin de Virani.
Ce sale connard de fils de pute d’Elyas Chesterfield. Mais ce soir, il n’a pas non plus la force de le détester.
« Et toi, mon vieux Prince, de quoi as-tu envie ? »

Iron ferme à nouveau les yeux et appuie sa tête sur le mur contre lequel il a trouvé refuge, à deux pas de la porte de la salle de bain. Il a du mal à réfléchir. Il a du mal à savoir ce qui lui ferait plaisir là tout de suite.
Il n’a pas froid, pas trop chaud. Il n’a pas faim, pas soif. Il n’a mal nul part, il ne sent plus son corps à présent totalement engourdi de sommeil, et grâce à la pilule qu’il vient d’ingurgiter.
Peut-être qu’il aimerait bien sentir le corps nu de Seetah contre le sien. Ouais…ce serait chouette. Se lover contre elle, disparaître sous sa peau diaphane… Disparaître tout court. Ce serait parfait.
« J’ai envie d’sourire » finit-il par répondre, juste avant de glisser dans les bras de Morphée, à défaut d’avoir droit à ceux de Seetah.  
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MessageSujet: Re: who needs who #seetah&iron   Mer 15 Oct - 23:18

Et Iron s'endort. Je reste un moment, un sourire niais au coin des lèvres, à le regarder dormir paisiblement – aussi paisiblement qu'un enfant. Je me dis qu'il va dormir longtemps, et moi pas. Que je vais tourner en rond pendant des heures dans sa chambre d'hôtel grand luxe, sans savoir quoi faire. Je me dis aussi qu'il ne doit pas être bien, là, comme ça contre le mur. Je me dis qu'il mérite de ne pas être bien. Et qu'il doit avoir froid... Je me dis aussi que je pourrais le tuer, que ça serait si simple, si facile, si tragique. Je pourrais lui couper la gorge, comme la gamine du 11 qui le perturbait à l'instant. Sans sang s'échapperait de sa plaie comme un millier de boutons de roses. Et qu'après m'être lover dans son sang comme une démente, il faudrait que je trouve un plan bien ficelé pour ne pas me faire prendre. Ou peut être que je pourrais même me suicider après, laissant un mot à la plèbe pour déclarer ma flamme et mentir sur notre suicide passionnel commun. Un truc dans le genre bien romantique, un truc qui filerait des boutons à Iron. Et si je faisais ça, est-ce qu'on se retrouverait en Enfer?
Mais j'abandonne l'idée au moment où j'arrête de le contempler, préférant à ces lugubres esquisses me lançais dans la rechercher approfondie de la pommade dont il m'a parlé. C'est sans faire attention à rien que je cherche bruyamment mon due et que je mets la main dessus quelques longues minutes plus tard – je n'ai jamais été douée dans les chasses au trésor. Je m'en badigeonne généreusement le visage, grimaçant lorsque je passe sur les endroits les plus sensibles et je reviens dans la chambre hésitant un instant à appeler le room-service pour qu'on me monte mes fameux sushis. J'éteins la lumière, me jette sur le lit, attrape le téléphone de la chambre le plaque contre mon oreille et...

Je ne sais pas combien de temps je reste le combiné plaqué contre l'oreille et les yeux envoûtés par la cascade qui ruisselle contre les murs de la chambre.
Je ne sais plus à quel moment je décide de reprendre une des pilules d'Iron ni quand je me met à danser seule au milieu du salon, ni pourquoi ça me fait rire ; ni d'où vient la musique entêtante que j'entends.
Je ne sais plus pourquoi je me fige devant les traces de sang sur le sol.
Je ne sais plus combien de temps je reste à pleurer devant elles.
Je ne sais plus à quel moment je commande une bouteille d'alcool au room-service, ni même ce qui me prend d'ouvrir la porte à moitié nue pour la récupérer.
Je ne sais plus combien de temps je regarde la télé, la tête dans les nuages.
Je ne sais plus quand je m'endors... Ni quand je me réveille, glacée, pour prendre une couverture...
Je ne sais pas pourquoi, vraiment pas pourquoi, je me couche avec Iron sur le sol.
Je ne sais pas pourquoi j'ai besoin de sentir la chaleur de son corps contre le mien, le rythme de son cœur contre mon oreille ; d'enrouler un bras autour de son cou, de caler ma jambe sur sa hanche.
La seule chose que je sais, c'est que lorsque je m'endors contre lui, le soleil se lève.



C'est un mal de crâne hors du commun qui me sort de ma torpeur – et un cauchemar, un truc assez étrange, avec beaucoup de sang. Je mets un long moment avant d'ouvrir les yeux pour rouler sur le flan, examinant pensive le sol de la chambre et me rendant compte, petit à petit, que mon dos aussi, me fait souffrir. Dormir avec Iron par terre alors que le lit me tendait les bras, ce n'était absolument pas une bonne idée. Et m'être enfilée un litre d'alcool avec ces pilules, non plus.
Je râle en me traînant à quatre pattes, l'esprit embrumé, jusqu'à la salle de bains, laissant Iron poursuivre sa nuit – qui doit commencer à s'étendre sur l'après-midi. Le reflet que me renvoi la glace est satisfaisant au vu de la bataille menée la veille, la pommade a fait des miracles, même si je suis violacée mon œil droit n'a pas gonflé comme je l'avais pronostiqué.
Comme un automate je me démaquille, prend une douche, m'enroule dans une serviette, traverse la chambre sur la pointe des pieds et demande au service d'étage de me monter des céréales avec du lait – après avoir râler tout ce que je pouvais, soit pas grand chose, pour qu'on me monte la boite de céréales. Et c'est moins de dix minutes après que je peux savourer, dans le silence de la chambre, mon petit déjeuner en lisant, sans vraiment lire, les ingrédients chimiques de ce que je mange.

Quand Iron se traîne dans le salon je bois la dernière gorgée de mon troisième bol de lait. - Feet don't fail me now, take me to the finish line, hmm hmmm hmmm... Let's go get high, chantonné-je avec un léger sourire dès que mon regard croise le sien. - Bien dormi ? lui demandé-je doucement en me redressant sur la causeuse. - Tu veux de mes céréales ? Et tu as vu ! Je décale l'une de mes mèches de cheveux pour qu'il voit mon oeil droit. - Je ne ressemble pas à Elephant WoMan grâce à ta pommade.
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MessageSujet: Re: who needs who #seetah&iron   Jeu 16 Oct - 20:21

Il ouvre un œil prudent sur le décor, pour mieux le refermer. L'immobilité est la clé dans ce genre de situation... Pourtant Iron sait qu'il va devoir faire fonctionner ses articulations vieillissantes assez rapidement s'il ne veut pas perdre un membre ou quelque chose de ce genre. Il a mal absolument partout. Il n'a pas du s'endormir dans son lit, pour changer. Généralement, Fox a pitié de lui et vient le border mais apparemment, cette nuit, il a décidé de le laisser gérer. Une idée à la con que le capitolien compte bien lui faire payer dès que l'occasion s'en présentera. Mais même cette idée vengeresse ne suffit pas à l'apaiser un peu. Il n'a même pas la force de réfléchir à ce qu'il pourrait mettre en place pour assouvir sa vengeance... C'est dire à quel point il est souffrant.
Il faut qu'il se lève. Il faut qu'il soulage ses muscles endoloris par son choix de position, sa vessie dangereusement pleine et son mal de crâne qui couve et promet d'être carabiné.
Mais il se rendort à la place.

Quand il remonte finalement à la surface, une poignée de minutes plus tard, la situation s'est encore aggravée. Il faut absolument qu'il se lève sil ne veut pas se faire dessus. Ça lui arrive plus souvent qu'il ne le faudrait ces temps-ci. Soit il se réveille dans sa propre pisse, soit dans son vomi. Tyberius serait fier. Il l'est déjà de toute manière.
Iron ouvre à nouveau les yeux et grimace, agressé par les lumières artificielles trop vives pour ses yeux gonflés de sommeil et son crâne d'ores et déjà sur le point d'imploser. Ses yeux se font larmoyants. Il n'a pas envie de bouger en fin de compte. Il a trop mal et se sent lessivé. Absolument épuisé tant physiquement que psychiquement. A bout. Mais il entend du bruit et sa curiosité est rapidement piquée.
Il oriente sa tête dans cette direction et reconnaît alors la silhouette familière de Seetah.

Qu'est-ce qu'elle fout là ?
Pas que ce le dérange tellement, mais il n'aime pas réaliser qu'il lui manque des informations... Il n'aime pas avoir la sensation de ne pas tout contrôler. Ces derniers temps pourtant, c'est à cette impression qu'il doit faire face à chacun de ses réveilles. La faute de ces foutus Hunger Games ! Ça le met toujours dans un sale état. Tous les ans c'est la même histoire, il se dévoue corps et âme à ses ingrats de tributs, est de toutes les fêtes pour leur dégotter un maximum de sponsors et puis il est à ramasser à la petite cuillère. Mais cette année a été particulièrement éprouvante, à bien des égards... Et il y a notamment eu l'odieuse trahison de Seetah qui lui a miné le moral.
Mais il n'a pas le cœur à régler ça maintenant. Il le fera quand il aura les yeux en face des trous et la vessie vide. D'ailleurs, il va aller s'atteler à cette tâche dès qu'il saura ce que See fabrique dans sa piaule...

Il lui faut l'équivalent de deux éternités pour parvenir à se hisser sur ses jambes tremblantes et davantage encore pour se rapprocher de la jeune femme. Et comment récompense-t-elle ses efforts mesdames et messieurs ? En hurlant comme une connasse avec sa voix de crécelle insupportable ! Iron grimace avec rancœur et ferme les yeux quelques secondes, pris de vertige. Il s'appuie au meuble le plus proche et attend que ça passe pendant qu'elle continue à débiter des conneries dont il se fout comme de la première chatte qu'il a déflorée...
Après quelques instants, il consent à nouveau à ouvrir un œil, qu'il pose sur la brune attablée, nue sous sa serviette.
« Qu'est-ce t'as sur la gueule ? » demande le capitolien d'une voix encore endormie, désignant son propre visage dans un geste flou.
Lever le bras a terminé de puiser dans ses dernières réserves d'énergie. Il titube sur place et se retrouve bientôt sur le cul, sonné. Ce changement de perspective brutal ne plait pas tellement à son estomac non plus et il est pris d'un haut le cœur qui lui brule l'œsophage.
Iron ferme a nouveau ses paupières et se laisse aller contre le meuble auquel il a échoué à se raccrocher. Tyberius serait au comble de la fierté s'il le voyait dans cet état de grâce...
Seetah aussi a l’air absolument ravie de l’avoir à ses côtés. Putain, pourquoi s’est-il levé ?

note hrp:
 
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MessageSujet: Re: who needs who #seetah&iron   Jeu 16 Oct - 22:58

- Qu'est-ce t'as sur la gueule ?, me demande-t-il vaseux. Je reste sans voix, le léger sourire que j’avais sur les lèvres s’évapore instantanément. Je ne suis capable que d’ouvrir la bouche et la refermer dans le même mouvement. Qu’est-ce que ? Pardon ? Je détourne un instant les yeux du Capitolien, comme si ça pouvait annuler la question. Mais elle est toujours en suspens dans le temps quand Iron s’échoue lamentablement sur le sol. – C’est toi, Iron, murmuré-je les yeux écarquillés de surprise, ne me préoccupant même pas de sa chute – l’ignorant complétement même. Il se fout de moi, dites-moi qu’il se fout de ma gueule. Il aime bien faire ça, me prendre pour une cruche. Il fait ça tout le temps. Alors là, pourquoi ce serait différent ? – C’est toi qui m’as tabassé hier, continué-je sur un ton doux, pour ne pas brusquer son réveil d’alcoolico-drogué.
Je cligne lentement des yeux. Je ne rêve toujours pas. C’est différent. Pincez-moi ! Pincez-moi ! S’il ne se souvient pas, je veux bien lui rafraîchir la mémoire, or je doute que la vérité soit très agréable à entendre – et que je sois très agréable à la débiter. Je doute, parce que j’aurais aimé que ces putains de souvenirs, il les garde dans sa putain de tête de connard. Je veux dire, quand on tabasse sa meilleure amie, on DEVRAIT s’en rappeler jusqu’à sa mort. Ce n’est pas humain, ce n’est pas capitolien. Ce n’est pas digne de lui. Me faire subir ce genre de traumatisme pour le caler dans un coin de sa mémoire, manière de canaliser sa foutue conscience, c’est trop facile. – Tu m’as tabassé, répété-je en détachant chacune de mes syllabes, avec une mollesse calculée. Fais en sorte de te rappeler Iron, parce que je te jure que les coups que tu m’as donné, je vais te les remémorer. Je te les marquerais au fer rouge au milieu de ton front de sale vieux con.

Un rire nerveux s’échappe d’entre mes lèvres. - C’est la marque de tes putains de mains que j’ai sur la gueule. J’hausse les épaules d’un air consterné, reprenant mon souffle, sentant une colère fulgurante me brûler les joues. – C’est la marque de tes putains de mains que j’ai sur la gueule et t’es capable de pas t’en rappeler, craché-je déjà moins calme en faisant un geste vif devant mon visage, le réussissant mieux que lui. Je te pourrirais avec plus de dignité que toi.
Je me lève brusquement de la causeuse, faisant tomber le paquet de céréales sur le sol, crispant la main sur le bol que je tiens encore. J’ai envie de lui défoncer la gueule avec. De le tabasser moi aussi, fort, très fort, pour lui demander 5 heures après ce qui a bien pu se passer pour qu’il ressemble à un Picasso… Et je prendrais la même tête dépassée que lui, et je froncerais les sourcils parce que ses questions et sa colère me sembleraient disproportionnées, et je me dirais que s’il était moins chiant rien de tout ça ne se serait passé. Et je m’auto-victimiserais. Oui, une fois dans ma vie, laisse-moi vivre dans ta peau.

Je crois que le pire dans cette histoire, c’est que tous les coups que je me suis pris hier ; la pseudo explication que nous avons eu, n’a servi à que dalle. Nous sommes sur le point de revivre exactement la même engueulade. Je suis sur le point de me reprendre dans la gueule tout ce qu’il a bien pu me reprocher la veille au soir. Et la traitrise, et les HG, et sa parano à deux balles. J’aurais pu lui dire que j’avais fait une orgie avec son père et sa sœur que ce matin, il m’aurait regardé de ce regard froid pour me demander ce que je foutais dans sa chambre. Si j’étais partie comme je l’avais voulu, il ne se serait même pas souvenu que j’étais venue… Et avec des SI je pourrais réécrire l’échec de ma vie et de mes attachements.
Alors voilà, je n’ai qu’à fermer la gueule.

Ou Pas.

C’est de façon plutôt imprévisible que mon bol traverse la pièce pour s’éclater contre la commode où se trouve Iron – ne rêve pas chéri, je t’ai juste lamentablement raté. Le claquement de la porcelaine dans le bref silence de la pièce est désagréable. J’espère vraiment que ça résonne dans son crâne. Dans son crâne à la mémoire sacrément sélective. – Que ce soit clair Iron, je ne me retaperais pas la même dispute que hier. Alors, je te la refais en vitesse rapide : Non je ne t’ai pas trahis, oui je suis désolée, non je n’ai baisé personne, ni n’ai eu l’intention de te nuire et n’ai pas choisi ton père ; oui tu m’as quand même fracassé la gueule. Tu as pleuré, tu ne t’es pas excusé, parce que tu n’avais aucune excuse, je t’ai dit que je quittais la partie, tu m’as demandé de te laisser une autre chance. Je t’ai seulement laissé une soirée, mens-je à demi-mot plus par fierté que par véritable prise de décision. Après tout, je ne lui ai jamais dit que je lui laissais une seconde chance… Je lui ai juste dis que je restais pour la nuit. Voilà ma B-A accomplie. - Nous venons de passer notre dernière soirée ensemble. Et, non, pour la célébrer il n'y a pas eu de sexe. Tu ne m'as pas touché. Je ne veux d’ailleurs plus que tes putains de mains me touchent. Parce que, tu vois, moi, je n’étais pas assez défoncée pour ne pas me souvenir de CA, dis-je d’un ton saccadé par la colère en lui désignant une nouvelle fois mon visage.
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MessageSujet: Re: who needs who #seetah&iron   Dim 19 Oct - 18:25

Quoi c’est lui ? Qu’est-ce que ça veut dire exactement : c’est toi Iron ? Il n’est pas sur sa gueule…ça n’a aucun sens. Elle doit être totalement défoncé. Lui aussi d’ailleurs. En tout cas il l’a été, c’est certain. Et il le sera encore dans quelques instants. Il va devoir sortir la grosse artillerie s’il veut vaguement ressembler à un être humain à nouveau… Et si Seetah n’y met pas du sien et l’embrouille ne prime, ce n’est pas gagné.
Heureusement, elle précise un peu sa pensé.
« C’est toi qui m’as tabassé hier. »
Il fronce les sourcils, franchement très sceptique. Ca ne lui dit rien. Il voit bien pour quelles raisons il aurait pu la tabasser, mais ça lui paraît tout de même un peu louche. Et puis son attitude ne colle pas tellement avec ses dires. Parce que s’il l’avait réellement attaqué, elle serait en train d’hurler, de s’arracher les cheveux, de menacer de s’ouvrir les veines avec un truc. Elle en ferait tout un drame. Mais là, elle a l’air calme, elle avait de l’appétit il y a un instant à peine et était même carrément en train de chantonner.
Elle essaye de l’embrouiller. C’est certain. Elle cherche toujours à le duper, cette sale conne. Mais ça ne prend pas. Il n’est pas né de la dernière pluie ! Et même totalement déchiré, il reste assez malin pour voir la supercherie.
Il est un Flickerman : on ne la lui fait pas !
« C’est la marque de tes putains de mains que j’ai sur la gueule » poursuit la brunette avec une évidente exaspération.
Cause toujours a-t-il envie de répliquer, mais les mots ne viennent pas. Ouvrir la bouche lui paraît être un effort trop insurmontable. Et il préfère conserver le peu d’énergie qui lui reste à contenir ses sphincters.
« C’est la marque de tes putains de mains que j’ai sur la gueule et t’es capable de pas t’en rappeler » qu’elle reprend, avant de se lever et de tout renverser.
Ah ! Tout de suite, son mensonge devient un poil plus crédible ! Elle s’emporte, elle va bientôt hurler et puis bouder et quand il fera mine de se désintéresser pour de bon, elle reviendra ramper à ses pieds. Ce qu’elle peut être usante…

Iron n’a jamais vraiment eu beaucoup de patience à son égard. Certains assureront que si puisqu’il continue à la fréquenter, mais la vérité, c’est qu’elle est la seule à le supporter lui. De son côté, il a conscience d’être un parfait salaud avec elle et de la mal traitée. Il la trouve stupide. Elle est son petit singe savant. Le capitolien la promène à son bras comme un accessoire attrayant. Mais souvent trop bruyant.
Il se demande pourquoi il a tant insisté pour qu’elle reprenne sa place au deux… Pourquoi il en a fait une des conditions de son départ et n’en a pas démordu. Pourquoi a-t-il tenu tête à son père alors qu’il a si souvent abandonné quand c’était lui qui était directement concerné ?
Ne pas savoir l’agace prodigieusement.
Il essaye de la perdre parmi les convives quand il l’emmène avec lui à des soirées, supporte très peu sa conversation et adore lui faire mal et la voir le fuir. Tout ça pour rechercher ensuite sa présence…
Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis.

Elle l’arrache brutalement à ses rêveries en balançant son bol dans sa direction. Voilà pourquoi il la fuit. Elle est folle.
« T’es malade » marmonne-t-il d’une voix à peine audible, de toute manière couverte par les reproches de Seetah qui vide son sac et lui vrille le crâne.
« Que ce soit clair Iron, je ne me retaperais pas la même dispute que hier. Alors, je te la refais en vitesse rapide : Non je ne t’ai pas trahis, oui je suis désolée, non je n’ai baisé personne, ni n’ai eu l’intention de te nuire et n’ai pas choisi ton père ; oui tu m’as quand même fracassé la gueule. Tu as pleuré, tu ne t’es pas excusé, parce que tu n’avais aucune excuse, je t’ai dit que je quittais la partie, tu m’as demandé de te laisser une autre chance. Je t’ai seulement laissé une soirée. Nous venons de passer notre dernière soirée ensemble. Et, non, pour la célébrer il n'y a pas eu de sexe. Tu ne m'as pas touché. Je ne veux d’ailleurs plus que tes putains de mains me touchent. Parce que, tu vois, moi, je n’étais pas assez défoncée pour ne pas me souvenir de CA. »
Tout ce qu’il entend, c’est beaucoup de bruit. Peut-être qu’il l’a effectivement frappé, mais : et alors ? Comme si elle ne l’avait jamais cogné elle ! C’est pas parce qu’il marque moins facilement et est plus endurant que ça lui donne plus de droits qu’il sache.  
De toute façon, ce n’est qu’une salope de menteuse. Il ne pleure jamais. Ce détail prouve bien qu’elle tente de l’embrouiller pour obtenir…quelque chose. Il ignore encore quoi et à dire vrai, à cette seconde, il se contrefout de savoir ce qu’elle peut bien vouloir et ce qui se passe dans sa petite tête de maniacodépressive.

Iron laisse échapper un soupir et rassemble ses jambes sous lui pour se hisser debout à nouveau. Il soutien le regard de See quelques instants et puis passe une main sur son visage, avant de soupirer à nouveau.
« J’vais pisser. Sors-nous deux verres, va falloir que j’reremplisse la machine quand j’aurai fini » lâche-t-il simplement, avant de se détourner pour rejoindre la salle de bain et enfin vider sa vessie.
Ca lui laissera le temps de se détendre un peu et d’arrêter de faire chier inutilement. Merci qui ?
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MessageSujet: Re: who needs who #seetah&iron   Lun 20 Oct - 21:24

Sa réplique m’assoie, littéralement, sur le canapé. Je tombe sur le cul, ramenant mes bras contre ma poitrine. Ca me fait bien plus mal que tous les coups qu’il m’a portait hier, en vrai. Parce que ça me fait vraiment mal en dedans, cette fois. Son indifférence latente à tout ce que je peux lui dire, est plus douloureuse encore que la plus froide des ires. Iron va pisser. Iron ne m’aime pas. Iron ne m’a jamais aimé. Iron ne me voit… Il ne m’a jamais vu. Même hier soir, lorsqu’il me battait, ce n’était pas moi qu’il voyait. Il se voyait lui et toutes les conneries qu’il avait bien pu faire dans sa vie. Lorsqu’il semble me regarder, en fait, il ne voit que les propres reflets de tous ses échecs. C’est de la masturbation.
Le constat est terrible, horrible, incroyablement rébarbatif. Je serre la serviette entre mes doigts quand mon cœur me donne la sensation d’arrêter de battre. Il ne loupe pas qu’un seul battement, il en loupe une flopée. Ma bouche s’entrouvre. Je cherche de l’air. Il me faut de l’air ! Putain donnez-moi de l’air ! De l’air et une putain de vie ! Parce que je meurs. Je meurs en dedans.

J’ai envie de pleurer, de hurler, de voler. J’ai envie de fuir loin de tout ça, parce que l’éternel recommencement que me promet mon futur ne me donne aucune envie de le vivre. Il y a des choses que nous ne voulons pas voir, et des éléments déclencheurs qui nous les montrent en plein jour. Qui nous les renvoi en pleine gueule à un moment donné. Je n’aime pas Iron simplement, comme toutes les filles devraient aimer. J’aime Iron parce que ce connard me fait un mal de chien ; quand je le regarde, ma vision est biaisé par un passé un peu salaud. J’aime Iron parce qu’il me rappelle mon père. Pas physiquement, forcément, l’inceste c’est dégueulasse… Mais il me traite aussi mal que ce que j’aurais pu l’espérer. Il me rappelle ces souffrances de l’enfance dans lesquelles tous les gamins finissent par se vautrer une fois adulte. On aime tous la merde qui nous a vu naître, on aime tous la perpétuer le plus longtemps possible.
Et c’est pour ça qu’il ne m’aimerait jamais vraiment. Qu’il ne me verra jamais. Je ne suis pas l’artefact de son putain de passé, je suis les plaisirs agaçants du présent. Je lui fais justement oublier que c’est un putain de minable ; et je lui tiens compagnie. Je comble ses peurs par ma présence… Mais il ne me voit pas. Pour Iron, je ne représente rien. Sa vision de ma personne s’arrête entre mes genoux et mon nombril – et là, je vise super large. Que d’illusions tu pouvais te bercer, ma pauvre See’… De tous les hommes de Panem tu as choisi le plus égoïste. Pour lui, tu aurais vendu père et mère. Si on t’avais demandé de choisir entre Iron et Luan, tu aurais assurément choisi Iron ; et si on demandait à Iron de choisir entre une pouffiasse et toi… Il prendrais la nouveauté, sans l’ombre d’une hésitation. Je ne suis personne.

Il revient des toilettes. Sa silhouette s’immisçant dans mon champ de vision me fait sursauter et, par chance, redémarre la mécanique mal huilée de mon cœur. J’inspire bruyamment, levant une main désolée vers le Capitolien. J’ai l’impression qu’il est parti depuis un quart de seconde à peine. – Je t’amène ton verre. Je murmure, sans même savoir si ce que je dis est véritablement audible. Je ne veux pas qu’il s’énerve. Mais de toute façon, cela n’a pas d’importance… Je n’existe pas. Je n’ai jamais existé. Je ne suis pas vraiment là. Je ne suis pas née.
Je me lève. Ma tête tourne un instant, malgré ce que j’ai mangé, mais je n’y fais pas attention. Je m’avance, comme un automate, là où il y a les bouteilles d’alcool d’Iron. J’en attrape une au hasard, l’ouvre, en prend une grosse gorgée –qui me brûle l’œsophage et me fait grimacer - avant de revenir la lui poser sur sa commode. Voilà, il n’a pas besoin de verre, après tout. Il n’a jamais fait de manières pour ce genre de choses. Il n’en tiendra pas rigueur au fantôme que je suis. Sans m’arrêter, sans le regarder, je traverse la chambre pour récupérer la robe que j’ai laissé à l’entrée de la salle de bains. Je la soulève, la contemple un instant, constatant de ses bretelles niquées. Tout ça n’était qu’un rêve See’. Il ne t’a pas frappé. Il ne t’a jamais touché. Le sang séché dans le salon, ne t’a jamais appartenu. Ta propre vie ne t’appartient pas. Tout ce que tu possèdes, tu le dois au connard qui ne te vois pas.

Je jette ma serviette et enfile ma guenille rapidement pour revenir sur mes pas, la démarche trainante. Je ramasse mes chaussures, mon téléphone, mon blouson… Mes illusions… J’y vais Iron. Est-ce que je l’ai vraiment dit ? Je me tourne vers la porte, m’éclaircissant doucement la voix : - Je rentre Iron. Merci pour la soirée. Merci pour la pommade, débité-je d’un ton plat.
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MessageSujet: Re: who needs who #seetah&iron   Mar 21 Oct - 19:40

Iron ne s'essaye même pas à faire remonter des bribes de sa soirée de la veille pour confirmer ou pouvoir démentir les événements que See lui a décrit. Peut-être parce qu'il s'en moque éperdument, peut-être parce qu'il ne veut pas se confronter à l'horreur que lui inspirerait alors son propre comportement, sans doute parce qu'il est encore trop imbibé et endormis pour réellement être simplement capable de réfléchir...
Il se contente donc de faire ce qu'il est venu faire dans la salle de bain, à savoir : Vider sa vessie. Ca lui prend un long moment et viser droit s'avère quasiment impossible pour le capitolien qui n'arrive déjà pas à se tenir droit lui-même et doit s'aider du mur. Il va demander à changer de chambre. Il n'aime pas celle-ci qui persiste à s'agiter tous les matins au point de le rendre malade. N'est-ce pas Silver qui la lui a réservé ? N'est-ce pas elle qui s'est chargée de faire loger les hôtes et mentors de ces Hunger Games ? Sans doute que si... Ça expliquerait pas mal de choses.
Sa besogne terminée, Iron va se rafraîchir un peu au lavabo et a un sursaut en croisant son propre reflet dans la glace le surplombant.

Il a une sale gueule... Une très sale gueule. Il va falloir que son maquilleur vienne rattraper le tire.
Iron se perd dans la contemplation de ses propres pupilles. Les mêmes yeux que don père... C'est bien sa veine. Ils n'ont à peu près que ça en commun. Et encore, lui n'est jamais parvenu à inspirer le respect par leur simple biais. La peur, oui, il a su la générer, mais c'est différent. C'est frustrant.
Aujourd'hui particulièrement, son regard est loin d'imposer le respect... Il a des valises sous ses yeux injectés de sang, ses pupilles sont quasi inexistantes et des rides strient sa peau d'une pâleur maladive.
C'est insupportable. Iron se sent vieux. Vieux. Vieux et las. Il a besoin d'un remontant.
Seetah. Il se souvient tout à coup de la présence de sa plus vieille et fidèle alliée. Elle saura le rebooster, c'est certain. A moins de recommencer à le bassiner avec ces histoires de coups... Mais si elle le fait, il trouvera un moyen de la détendre et de la rendre docile à nouveau. Il trouve toujours.

Le capitolien quitte donc la salle d'eau devenue étouffante et abandonne l'image désagréable que lui renvoyait sa propre réflexion. Il retrouve son amie, qui n'a apparemment pas bougé un muscle depuis son départ. Elle marmonne quelque chose et s'éloigne vers le coin bar qu'il doit faire remplir intégralement tous les...bah il n'en sait rien ! Souvent en tout cas.
Il avait oublié le service qu'il lui avait demandé de lui rendre. C'est bon signe. Peut-être qu'elle va lui foutre la paix et ne pas ramener de sales histoire dont il n'a aucun souvenir sur le tapis, ou fracasser un nouveau bol contre un mur pas loin de son visage marqué par la fatigue.
Il se rapproche prudemment et la suit du regard tandis qu'elle prépare... Ah non, elle se contente d'une vulgaire bouteille déjà à moitié entamée qu'elle dépose. Ses sourcils se froncent, mais alors qu'il s'apprête à mobiliser son énergie à lui demander ce qu'il compte en faire, elle lui coupe la parole en se tournant vers la porte de sa suite.
« Je rentre Iron. Merci pour la soirée. Merci pour la pommade. »

Seetah est bizarre. Le capitolien se rapproche encore, arrivant dans son dos. Est-ce qu'elle est défoncée ? Est-ce qu'elle plane ? Sans lui ? Alors qu'il partage toujours ses drogues avec elle ? C'est parce qu'il l'a soit-disant cognée ?
« T'es sure ma belle ? Je voulais te préparer un petit cocktail. Un nouveau cru... J'aurai besoin de tes talents de goûteuse... Je veux le servir à ce sale connard patenté d'Elyas. Un cocktail en mémoire de sa conne de frangine pas foutue de survivre » tique le capitolien, encore affecté par ce décès stupide.
Tout en parlant, il s'est rapproché de sa belle et, avant qu'elle ait pu réagir, alors qu'elle s'apprête à faire volte-face, Iron referme ses bras autour d'elle et l'attire contre son torse. Il hume son parfum, appuyant don menton sur son épaule.
« Tu sens bon... Je suis jaloux. »
Et là dessus, une de ses mains se perd du coté de l'entrejambe de See. Il veut la glisser sous la robe. Ses lèvres viennent pendant ce temps se poser délicatement sur la peau du coup de son amie...


Dernière édition par Iron J. Flickerman le Mer 22 Oct - 11:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: who needs who #seetah&iron   Mer 22 Oct - 0:39

- T'es sure ma belle ?Seetah…, murmuré-je en penchant légèrement ma tête sur le côté, fixant un point vague sur la porte de la chambre. Je ne suis pas belle, non, tu n’es pas belle.  Et, aux souvenirs que j’ai de mon reflet de ce matin, je ne ressemble pas à grand-chose de potable. Mes yeux de poupée, après un démaquillage intensif, ne sont que deux billes en amende très classiques, l’une plus gonflée que l’autre ; mon teint est blafard, voire carrément violine sur la droite, mes cheveux en bataille pourraient me donner un air sexy et sauvage…  Mais même pas. J’ai juste l’air vidé et désespéré, ce qui change de mes artifices habituels ; tellement bien que je pourrais presque faire croire que je sors d’un District pourri – genre rebelle ratée en fuite. A ce stade, je me demande même si un make-up pourrait faire des miracles – en somme, je m’estime physiquement irrattrapable pour un ou deux jours encore. De toute façon, je n’avais pas prévu de ramener du mâle. La soirée que je viens de passer et les constats effectués me donnant plutôt envie de me terrer pendant quelques temps – d’hiberner en me défonçant, manière que mon inconscient avale toutes les informations désagréables que mon conscient lui a déballé. Le travail est en route. Et une petite voix chante dans ma tête que j’ai rêvé. La la la…
Ce qui n’explique quand même pas le brutal changement d’attitude d’Iron. Pourquoi me brosser soudainement dans le sens du poil ? Je doute que ce soit véritablement mes talents de gouteuse qu’il convoite, ni même redoré mon ego qu’il se fait un plaisir de piétiner dès qu’il en a l’occasion. Et puis, franchement, un cocktail pour Elyas, je trouve ça tellement too much… J’aurais tout entendu en trop peu de temps, depuis hier. Iron est visiblement resté bloqué au HG et à ses défunts tributs. Je le savais rancunier, mais là, ça vire à l’obsession malsaine. D’autant que… Mais qu’est ce qu’on s’en branle ? Il n’a pas d’autres personnes plus intéressantes à aller narguer ? –

Je sursaute, lâchant ce que je tenais alors entre mes doigts. Quand s’est-il rapproché de moi ? Je ne l’ai pas entendu, pas senti venir dans mon dos, trop absorbée par… Je ne sais pas, autre chose. Pas lui en tout cas. J’étais dans ma tête, en train de me dire qu’il était nul, comme d’habitude, et que j’avais envie de partir, parce que ça faisait un moment que je le disais sans arriver à passer cette putain de porte. Sinon me serais-je préparé à ce que ses mains me touchent. Ces mains qui, je lui avais promis, ne rentreraient plus en contact avec ma peau. Plus jamais. Et pourtant je ne bouge pas lorsqu’il m’enlace tendrement - les yeux écarquillés, la nuque raide. C’est un éventail de sensations différentes qui se dépeignent en moi. Je veux le repousser violemment, en lui rappelant encore une fois qu’il n’a rien compris, qu’il ne me remarque que quand ça l’arrange, mais qu’il ne me voit pas – pas vraiment - ; qu’il ne me verra jamais, en fait. Il me réveille. Il me donne envie de lui hurler dessus ; ravive les douleurs sur mon visage et dans mon cœur – qui s’emballe. Mon désir ? Que ses mains dégueulasses quitte mon corps dégueulasse qui, lui, papillonne à son contact. Mon cerveau me dit part mon corps lui dit reste. Il me donne des frissons, il m’arrache un soupir d’aise ; mon bas ventre se contracte, mon sang tourbillonne dans mes veines. JE VEUX qu’il me touche autant que ce que je méprise son contact.
La pulpe de ses doigts qui remonte à l’intérieur de ma cuisse finie de me faire fondre. Je me mords la langue ; mon poux vibre dans ma gorge ; je dégluti difficilement, tente de garder mon self contrôle. Mon dos vibre contre son torse. Je rêve de me cambrer contre lui pour que nos corps s’épousent. Là, de suite, je me fou de son cocktail à la con. Je veux le boire lui, jusqu’à la lie.

Je veux qu’il me prenne. Je veux le sentir sous moi, sur moi en moi. Je veux qu’il me donne l’impression qu’il me voit.
Je veux griffer son dos, mordre dans sa chair. Je veux l’entendre soupirer dans mon cou. Je veux qu’il m’embrasse, qu’il me touche, qu’il me fasse vivre.


Je dois faire un effort hors du commun pour plaquer ma main sur la sienne ; pour l’empêcher de monter plus haut encore sous ma robe. J’expire lascivement. Ses baisers sont acides. Ma peau me brûle sous ses lèvres. Je décale légèrement ma tête pour me gratter. Et je me gratte, encore et encore… Pour enlever ces traces brûlantes qu’il a déposé ; celles qui rognent ma raison. Je veux me faire mal pour oublier qu’un connard pareil peut me faire autant de bien avec si peu de moyens. – C’est toi qui sens bon Iron. J’ai pris ton gel douche, dis-je lointaine en me tournant doucement dans ses bras, collant mon ventre contre le sien quand mes mains viennent caresser les contours de son visage après avoir arrangé mes cheveux devant la partie droite du mien. Alors je le regarde, avec toute l’affection du monde. Lui qui me déteste, dans le fond, et avec qui je reste, malgré tout. Parce qu’il sait comment m’amadouer.
Il a la mine fatigué, les pupilles éclatées. Je suis certaine qu’il a perdu quelques kilos non superflus et pourtant… - Tu es beau, Amour, c’est à moi d’être jalouse, soupiré-je en me mettant sur la pointe des pieds pour effleurer ses lèvres des miennes – sans les embrasser même si ça me tord l’estomac. Il faut que je sois forte. – Et je veux bien goûter à tout ce que tu me prépares, continué-je sur un ton plus onctueux encore que du miel. Tant qu’il ne prévoit pas de mettre de l’arsenic dans le cocktail d’Elyas.

Mais je suis faible.

Et mes bras s'enroulent autour de son cou quand je viens prendre sa bouche en otage. Mes yeux se ferment ; mon corps se love enfin contre le sien. Il n'y a pas de meilleur endroit au monde que contre Iron quand il oublie un peu d'être un salaud.
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MessageSujet: Re: who needs who #seetah&iron   Mer 22 Oct - 11:49

Elle se soustraie à ses baisers et empêche sa main de s’aventurer trop en profondeur, la retenant de la sienne. Ca le contrarie un peu mais il la connaît bien. Il sait qu’elle adore le titiller et le faire mariner. Jamais trop longtemps ceci dit. Seetah n’a absolument aucune volonté et finit toujours par lui céder. Elle dit que c’est parce qu’elle l’aime. Iron n’en sait rien. Toutes ces notions restent de toute façon très vagues pour le capitolien qui se contente de céder à ses impulsions et de combler ses besoins et envies quand ça lui chante et comme ça lui chante.    
« C’est toi qui sens bon Iron. J’ai pris ton gel douche » réplique-t-elle finalement en se retournant entre ses bras pour lui faire face.
Tu parles, a-t-il envie de répliquer, conscient d’être loin de sentir la rose. Il sent la sueur, le vomi, empeste l’alcool. Mais il la laisse dire. Il aime qu’elle lui mente et le flatte. Et puis il s’en branle au final, tant qu’elle lui apporte ce qu’il attend. De toute manière, Seetah a toujours l’air de se complaire dans la fange… Elle aime ce qui est malsain, raffole de la merde qu’il lui sert encore et encore.  
L’hôtesse du D02 lui dissimule une partie de son visage et il serait presque saisi par une bouffé d’affection. Il aime qu’elle ait ce genre de petites attentions. Il en conclut qu’elle en a terminé avec les reproches stupides et lui fichera la paix. Ca lui fait un souci en moins. Elle le décharge et c’est une des raisons qui fait qu’il continue de la fréquenter… Elle ferait n’importe quoi pour lui. Elle s’oublie pour lui laisser toute la place d’exister. Place qu’il mérite. Mais elle semble être la seule à le comprendre et à le lui fait sentir.
Seetah attrape son visage entre ses mains douces et plonge son regard dans le sien. Iron la récompenser de ses efforts par un sourire mutin, alors qu’une de ses mains commence à palper son postérieur et que, de l’autre, il caresse son dos au-dessus du tissu de sa robe.
« Tu es beau, Amour, c’est à moi d’être jalouse » souffle-t-elle en approchant ses lèvres des siennes.
Iron ferme les yeux, savourant le souffle chaud de sa partenaire sur sa peau.
« Je veux bien goûter à tout ce que tu me prépares. »
Comme s’il ne le savait pas déjà. Elle a signé son arrêt de mort à l’instant où elle l’a laissé poser ses yeux glacés sur sa silhouette encore juvénile. Elle est foutue. Elle est à lui.

Et il est à elle. En tout cas, il lui en donne l’illusion.
Elle capture ses lèvres dans un baiser presque douloureux et il la serre avec force contre lui, sentant avec plaisir ses seins fermes s’écraser contre son torse nu. Il pourrait la briser s’il forçait encore un peu plus. A croire qu’il tente de la faire se fondre en lui. Et ça ne la dérangerait sans doute pas. N’est-ce pas ce qu’elle a toujours souhaité ? Ne plus faire qu’un avec lui, lui appartenir pour toujours ?
Iron fait doucement remonter la robe pour avoir une meilleure prise sur ses fesses qu’il pétris, enfonçant sa langue dans sa bouche pour venir caresser la sienne. Et puis il abandonne ses lèvres pour couvrir son cou de baisers mordants. Il va la marquer. Encore. Et peu importe. Elle aime ça.
Il la sent frissonner entre ses mains. D’une impulsion, il la soulève et assura sa prise tandis qu’elle enroule ses jambes autour de lui. Il continue d’embrasser chaque parcelle de sa peau parfumée qui passe à portée de ses lèvres. Iron rouvre les yeux le temps de repérer où se situe le large et confortable canapé du salon vers lequel il se dirige.
Gardant la jeune femme étroitement serrée contre lui, il va l’étendre sur le sofa. Quand il l’a convenablement installée, il se décolle pour mieux explorer son corps de sa langue. Il va falloir qu’il la débarrasse de sa robe. En attendant, il a glissé une de ses mains par le bas du vêtement et prend possession d’un de ses seins qu’il malmène un peu dans l’excitation qui commence à le gagner.

Seetah se cambre sur lui, le guide de sa main, refermée sur ses cheveux sombres qu’elle tiraille sans douceur.
« C’est à toi que j’veux goûter » finit-il par soupirer lascivement, entre deux embrassades fébriles.    
Et là-dessus, il se redresse finalement pour mieux être capable de la déshabillé. Elle n’aurait jamais dû renfiler cette merde de toute façon. Une fois débarrassé de l’encombrante tenue de la capitolienne, il recommence son exploration, se dirigeant lentement mais sûrement vers l’entrejambes qu’il visait déjà précédemment. Sa main toujours portée sur son sein droit, l’autre caressant sa cuisse, il se fraie un passage vers l’intimité chaude et rassurante de sa partenaire. Il connaît l’endroit par cœur. Il l’a visité un millier de fois avec ses doigts, sa langue, sa queue et d’autres accessoires, mais il ne se lasse pas.
Et à en croire le soupir de la jeune femme quand il commence à s’aventurer de ce côté de son anatomie : elle non plus…  
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MessageSujet: Re: who needs who #seetah&iron   Jeu 23 Oct - 0:08

Il referme plus fort ses bras sur moi et à nouveau, un frisson soulève ma peau, un soupir langoureux venant se perdre dans sa bouche. Je me cambre, si c‘est encore possible ; je rentre le ventre, me plis en arrière quand mes bras ramènent le visage d‘Iron toujours plus en avant. Je veux m‘incruster dans sa peau, dans sa chair, pour que jamais il ne m’oublie, pour avoir la certitude qu’un jour il me voit. Je veux mourir maintenant, là contre lui, sous ses doigts qui remonte ma robe. Je veux mourir sous ce tableau idyllique après cette soirée chaotique ; je veux mourir en ne pensant qu’à la pulpe de ses doigts agrippant ma croupe quand l’un de mes couinements vaporeux se glisse dans sa gorge. Parce que cet instant magique est parfait, parce que nos corps si proches l’un de l’autre sont emmêlés ; que je sens son cœur battre contre ma poitrine au même rythme que le mien. Parce que là, maintenant… Iron ne pense pas qu’à lui et qu’il me prend aussi en considération. A défaut de me voir il entend mon désir plus clairement que si je lui expliquais.
Je lui mords la lèvre quand il se détache de ma bouche, et lui tend mon cou généreusement pour qu’il se venge. Mes ongles griffent son dos, mes doigts le pincent et, soudain, ses mains m’empoignent pour me soulever du sol. Un hoquet de surprise tait l’un de mes rires innocents et je profite de la hauteur pour venir goûter son épaule, mes jambes enlaçant ses hanches.

Il continu d’explorer mon corps, m’arrachant quelques appréciables suppliques, avant de me déposer sur le canapé - quand est-ce que il s'est mis à marcher déjà ? On était pas bien debout ? Peut être est-ce un peu inconfortable...?
Je ne m formalise de rien, logeant immédiatement mes doigts dans ses cheveux pour guider sa bouche sur mon corps avec une douceur toute relative. Je redresse légèrement mon buste, écarte mes jambes pour permettre à Iron de venir toujours plus prêt de moi, ma main libre glissant le long de son ventre pour flatter toute sa virilité. J’ondule mon corps sous lui, soupire sous ses baisers…
Et cette putain de robe m’emmerde ! Elle gêne les mouvements d’Iron sur ma peau, elle gâche momentanément mon plaisir égoïste. Je repars en arrière, râlant et gémissant en même temps. Et puis… Nos mains se jettent simultanément sur le vêtement… Aussi étonnant que cela puisse paraître Iron entreprend de faire ça bien… Ou, tout du moins, mieux que moi qui tire comme une possédée sur le bout de tissu, me trémoussant, impatiente, agacée. - Enlève là… Enlève là moi. J‘ai la sensation que je ne peux plus respirer, qu‘elle m‘étouffe, qu‘elle retarde tout, cette conne. Qu'elle t’éloigne de moi. Un faible craquement souffle sur mes cotes ; je devine sans mal que mon acharnement vient de faire sauter une couture - foutue pour foutue… - et, enfin, il passe l’ensemble par-dessus ma tête.

Il prend possession de mon sein, je laisse mes ongles s’enfoncer dans son avant bras ; sa bouche court sur mon ventre qui se creuse légèrement. J’ai la chair de poule, devinant où tous les sillons de ses lèvres le mène et… Lorsqu’il embrasse mon intimité je gémi, me tortille sous sa langue. L’une de mes mains glisse dans ses cheveux, l’autre descend le long de mes côtes. Et, quand Iron me fait vibrer plus fort, elles changent de place dans un frénétique ballet. Ma respiration s’accélère. Mon cœur remonte dans ma gorge, mon sang bat mes tempes. Mon dos s‘arque, ma jambe gauche se hisse sur l’épaule du capitolien. Ses doigts viennent en renfort à sa langue. Mon bas ventre me brûle ; il devient bouillant lorsque j’encourage Iron de quelques " encore " " oui " "continue " le souffle court. Mes gémissements, jusqu’alors discrets, se font de plus en plus puissants.
J’appuie ma cuisse sur son épaule, le priant de ne pas changer d’avis au dernier moment. Je ne veux pas qu'il me frustre. Je me mords la lèvre, retiens l’inévitable. Mon bas ventre se contracte en de longs spasmes quand mes gémissements se transforment en une heureuse acclamation. J'espère que je suis bonne.

Je reste un instant stoïque ; nue et fébrile, je ne suis même pas sûre que mes jambes pourraient me porter parce que des décharges électriques les traversent. Je suis un instant sourde face au monde qui m’entoure mais… Jamais trop longtemps. Un sourire ne tarde pas à se peindre sur mon visage ; un éclat de rire cristallin lui succède presque immédiatement quand je me redresse pour me jeter sur Iron, me mettant à califourchon sur lui. - Encore, murmuré-je d’une voix rauque en venant laper ses lèvres. - Encore… Je pince ses lèvres en promenant mes mains sur son torse, les glissant vers son bas ventre quand je remue doucement sur lui, dans un soupir excité. - Encore Iron. Je l’embrasse entre deux couinements, caresse son membre. Nos intimités se cherchent, s’effleurent et se narguent au rythme incessant de mes ondulations provocatrices. Mon souffle chaud butte contre son visage. - Tu es à moi, dis-je d’un timbre de velours quand je comble le vide en moi d'un mouvement de bassin habile. Je balance ma tête en arrière, me laissant envahir par une déferlante de sensations. Mes muscles se tendent sous les mouvements de balancier - intenses, agréables, stimulant. Mon sang est en ébullition ; il incendie mes artères qui se contractent ; il est acide. Mais je m’en fou, parce que je ne fais qu’un avec Iron.

~ Et nous ne ferons qu'un encore une belle partie de la journée...
Jusqu'à que nous soyons repus de nous et que nous nous quittions, bien heureux de s'être retrouvés.
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