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 Chapter #1: Gold Flickerman (ft. Gold)

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MessageSujet: Chapter #1: Gold Flickerman (ft. Gold)   Lun 22 Sep - 20:03

La voiture de fonction finit enfin par s'arrêter au niveau du quartier commerçant, laissant rapidement sortir deux pacificateurs sur le trottoir, puis un troisième individu en complet sombre. Ce dernier jeta un coup d'oeil à sa montre, puis se mit nonchalamment en route le long des bâtiments, suivi de son escorte, jusqu'à arriver au niveau d'une boutique qui semblait visiblement être sa destination. Ni une, ni deux, la porte d'entrée s'ouvrit et il y pénétra calmement, seul.

C'était un joli petit magasin, ici. On voyait bien que l'argent des Flickerman y avait été injecté, vu les détails apportés à la décoration, et si j'avais eu du temps à perdre dans des futilités telles que le shopping, sans doute m'y serais-je arrêté pour dépenser mon salaire. Cependant... c'était des affaires d'un tout autre genre qui m'avaient amené à cette adresse aujourd'hui. Des suspicions, j'en avais au sujet de tout et tout le monde, mais tant qu'on n'avait pas de preuves tangibles qu'un tel avait fait ceci ou cela, il était impossible d'agir. Là, néanmoins, un cadeau m'était tombé dans les mains il y a quelques jours, comme par miracle et je dois avouer que ça m'avait moi-même surprit d'en apprendre la provenance. Gold Flickerman. Les choses se mettaient gentiment en place du côté de l'organisation judiciaire et si tout se passait bien, l'idée que j'avais discuté ce week-end avec le général Blackbird-Crowley devrait nous amener à quelques résultats très prochainement. Collaborer avec Hunter me rappelait l'époque où nous avions eu un peu de mal à nous ajuster l'un à l'autre en raison de nos tempéraments respectifs, durant l'école de recrue chez les pacificateurs, mais cela faisait aussi remonter le souvenir du fait que nous arrivions quand même à nous entendre à merveilles ou presque lorsque nous partagions un but commun. Dans le cas présent, il s'agissait de débusquer des rebelles.

Par contre... le problème, c'est que j'avais affaire à une Flickerman : impossible d'utiliser l'approche directe avec elle, sous peine de l'éclatement d'un scandale de la part du reste du clan familial.

« Bonjour ? »

Lâchant les confections vestimentaires des yeux, je m'approchais du comptoir au fond de la boutique et attendis poliment, mains croisées devant moi, de voir arriver la responsable des lieux.

( encore désolé pour la longueur uu' )
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△ occupation : Styliste pour le Quatre, je possède ma propre boutique au centre-ville.



MessageSujet: Re: Chapter #1: Gold Flickerman (ft. Gold)   Mer 24 Sep - 23:36



J’avais reçu la nouvelle Collection dans l’après-midi, et entreposer toutes les créations dans l’arrière-boutique avant de les déballer de leur housse n’avait pas été une mince affaire. Il avait ensuite fallu les inspecter, pièce par pièce, à la recherche du moindre petit défaut, aussi infime soit-il (l’estampille Flickerman garantissait une qualité irréprochable), ce qui m’avait pris un temps fou, mais heureusement, les clients ne s’étaient pas bousculés au magasin aujourd’hui. La faute à cette pluie diluvienne qui tombait sans discontinuité depuis ce matin, et qui décourageait même les plus courageux à sortir de chez eux. Dans l’ensemble, j’étais plutôt satisfaite du résultat. Bon d’accord, j’étais extrêmement enjouée, les couturiers qui travaillaient à mon service avaient, une fois de plus, accompli de véritables merveilles. Que Dieu bénisse leurs doigts de fée ! C’était toujours très émouvant de découvrir ce que devenaient les croquis que je dessinais sur papier ; la création d’un vêtement était un formidable travail d’équipe, qui m’exaltait du début jusqu’à la fin, de la conception à la confection. J’aimais sincèrement le métier de styliste, tant qu’il consistait à créer des vêtements pour les vendre dans ma propre boutique. Habiller des enfants qu’on envoyait à la mort était une tâche autrement plus pénible, même si, paradoxalement, j’appréciais particulièrement cette effervescence qui caractérisait si bien les Jeux. J’étais Capitolienne, après tout, et je ne pouvais renier l’éducation que j’avais reçue.

Le souffle court, le cœur battant la chamade et les mains tremblantes, il me reste une pièce à dévoiler, et non des moindres. Le cadeau pour Silver que je préparais depuis des semaines dans le plus grand secret était, pour ainsi dire, le clou de ma collection. Même maman n’était pas au courant, tenir ma langue avait été une véritable torture mais j’avais tenu bon. L’excitation se dispute à l’appréhension alors que j’entreprends de faire glisser la fermeture éclair le long de la housse. Quand je découvre la somptueuse robe qui s’y cache, je ne peux retenir une exclamation émerveillée : j’ai devant mes yeux la plus belle des robes de mariée. Avec une précaution infinie, j’extirpe cette merveille de son fourreau et la suspends à un cintre pour l’admirer plus en détail. Le tissu est sublime, la coupe parfaite. La robe n’est embarrassée d’aucune fioriture, ni froufrou ni autres excentricités très en vogue en ce moment, puisque je savais pertinemment que ma sœur n’affectionnait pas particulièrement ce genre d’extravagance. Aucune place au doute : Silver sera absolument éblouissante dans cette robe créée sur mesure pour sublimer une silhouette déjà parfaite, Jagger n’aura pas d’autre choix que de retomber amoureux d’elle comme au premier jour dès qu’il l’apercevra. Il me tardait tellement de lui faire la surprise ! Une idée affreuse me traverse soudainement l’esprit : et si elle ne l’aimait pas, si elle refusait de la porter ?

J’attrape le cintre et, devant un miroir, place la robe de mariée devant moi. Depuis toute petite, et comme toutes les petites filles, je rêvais du jour de mon mariage. Si autrefois j’attendais ce jour avec impatience, aujourd’hui ce n’était plus vraiment le cas. Maman semblait désespérer de me savoir toujours célibataire à vingt-cinq ans, et il n’était pas improbable que papa me destine à une union arrangée si je ne me décidais pas très vite. Mais aucun autre homme ne m’avait fait vibrer comme Dorian avait su le faire. Dorian… Je chasse aussitôt le jeune rebelle de mes pensées ; deux ans que nous nous étions quittés, il avait déjà probablement refait sa vie, peut-être même s’était-il marié. Grandis, Goldie. Il ne va pas t’attendre toute sa vie. La vie n’est pas un conte de fée. Ici, quand tu perds ta chaussure à minuit, c’est que tu es complètement bourrée. Pourtant, même après tout ce temps, l’imaginer dans les bras d’une autre me fait l’effet d’une douche froide et l’âme morose, je range aussitôt la robe sur son portique, jalouse d’une fille qui n’existait peut-être pas.

« Bonjour ? » s’enquiert une voix masculine dans mon dos. Mince ! Un client était entré dans la boutique sans que je ne l’entende arriver. Je quitte aussitôt la pièce pour aller à sa rencontre, mes talons claquant joyeusement sur le sol. « Bonjour ! », je lui lance de ce ton enjoué qui m’était propre, un grand sourire sur les lèvres. « Excusez-moi, je ne vous avais pas entendu entrer. Je viens de recevoir la nouvelle Collection, et je suis littéralement ensevelie sous les cartons ! » Mais mon interlocuteur ne semble pas partager mon enthousiasme. Son visage arbore un air grave qui a le don de me déprimer aussitôt. « Je sais pourquoi vous êtes ici. », je lui confie sérieusement, en faisant le tour du comptoir pour m’approcher de lui. Je passe un doigt sur sa veste sombre, comme pour en apprécier la matière et le tissu. « Le noir n’est plus à la mode, c’est si triste ! J’ai des dizaines de costumes colorés qui mettrait votre teint en valeur ! Vous voulez les voir ? », je lui demande dans un sourire complice.


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MessageSujet: Re: Chapter #1: Gold Flickerman (ft. Gold)   Jeu 25 Sep - 16:42

Ah, voila que le visage de la charmante cadette des Flickerman faisait son apparition dans la lumière. Par réflexe, je ne pus m'empêcher d'observer sa manière guillerette de se déplacer ainsi que l'expression souriante sur son visage, alors qu'elle s'approchait de moi. Au premier abord, il semblait bien clair que cette jeune femme dégageait tout sauf des envies hostiles envers les autorités de Panem, mais comme je n'étais, de par ma profession, pas le genre de personne à me laisser influencer par ce que mes yeux et mes oreilles percevaient, mon attention se recentra rapidement sur ses yeux. Ou presque. Il y avait un long cheveux tombé sur son épaule et qu'on le veuille ou non, j'eus du mal à faire abstraction de ce détail quelque peu dérangeant. « Excusez-moi, je ne vous avais pas entendu entrer. Je viens de recevoir la nouvelle Collection, et je suis littéralement ensevelie sous les cartons ! » C'était pas mon problème à moi, ma petite. J'opinais néanmoins doucement de la tête pour signaler que je n'étais pas froissé par son léger retard, puis amorçais un mouvement pour venir glisser une main vers la poche intérieure de mon veston. « Je sais pourquoi vous êtes ici. » Pardon ? Mon sourcil gauche se haussa légèrement et je m’immobilisais momentanément tandis que la demoiselle faisait le tour du comptoir pour s'approcher de moi et commencer à tâter le tissus de mon haut, chose que je n'appréciais pas tellement et qui me fit rapidement reculer l'épaule afin de me dégager de son contact. « Le noir n’est plus à la mode, c’est si triste ! J’ai des dizaines de costumes colorés qui mettrait votre teint en valeur ! Vous voulez les voir ? » Ecoute, toi, j'suis pas venu jusqu'ici sous la pluie pour me remettre à la mode et j'en n'ai rien à cirer des trucs colorés, alors non merci. Tout au plus, ma seule tenue qui différait du blanc, du gris ou du noir à reflets bleus ou verts était un vêtement bordeaux. Le reste, ça me pétais les yeux, c'était des couleurs de fleurs à laisser sur les fleurs, concept auquel la majorité des gens de cette ville ne semblaient pas adhérer. Je ne vous raconte pas la galère que c'était quand je devais assister à des soirées du Capitole et qu'ils étaient tous déguisés en jaune/bleu/vert/rose. Je ne sais pas ce qui passait par la tête de ces personnes... ils n'avaient sans doute pas conscience de ce à quoi ils pouvaient bien ressembler.

« Non, écoutez... je suis navré de vous déranger au plein milieu de vos cartons, miss Flickerman, mais... » Après avoir échangé un nouveau contact visuel avec ma souriante interlocutrice (à qui je n'offris aucun retour en matière d'expression faciale accueillante, puis-ce que mon visage resta désespérément neutre, voir ennuyé), je terminais mon geste de tout à l'heure pour sortir un badge officiel de ma veste et le présenter bien en évidence. « Capitaine Luan Rivaï, je m'occupe de la sécurité au Capitole. » Tout en rangeant calmement mon insigne, je gardais un oeil posé sur la blonde pour vérifier sa réaction au fait d'avoir un pacificateur dans sa boutique, puis tâchais de prendre mon air le moins antipathique (comme si une chose pareille existait vraiment). « Nous avons récemment eu vent d'une fuite d'information qui pourrait potentiellement léser votre famille et j'aurais grandement besoin de votre témoignage concernant la situation, afin de m'aider à dresser une vue d'ensemble le plus rapidement possible. Ce ne sera pas long, ne vous inquiétez pas. » Je croisais à nouveau poliment mes mains, puis fis un pas sur le côté, en direction de la sortie, dans l'intention de rapatrier la jeune femme jusqu'à la voiture qui nous attendait un peu plus loin. « Veuillez me suivre, s'il vous plaît. »
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MessageSujet: Re: Chapter #1: Gold Flickerman (ft. Gold)   Mar 30 Sep - 22:46



Je recule de quelques pas – mais pas trop – pour pouvoir examiner mon client de la tête aux pieds, et d’un simple coup d’œil, déterminer sa morphologie afin de lui proposer la forme de costume la plus appropriée. Il n’est ni très grand, ni très musclé, mais je suis certaine d’avoir quelques modèles en rayon qui lui iraient à merveille, qui renforceraient sa silhouette et qui conviendraient parfaitement à son teint. Que le client soit satisfait était ma principale préoccupation, bien avant celle de vendre n’importe quoi à n’importe qui juste pour augmenter mon chiffre d’affaire. Après tout, j’avais ouvert ce magasin plus par passion que par nécessité ; je vivais encore chez mes parents et mon père me versait une rente chaque mois (de « l’argent de poche » selon lui, puisque je savais qu’à ses yeux, j’étais toujours sa petite fille chérie de quinze ans). Sans parler de mon travail en tant que styliste du Sept qui me rapportait chaque année une somme non négligeable. Chez les Flickerman, comme dans beaucoup d’autres grandes familles Capitoliennes, l’argent n’avait jamais été un problème. Et si autrefois j’aimais passionnément la vie de princesse que je menais, aujourd’hui, après avoir été témoin de la misère des Districts, j’en avais honte. Avant ce jour, je n’avais jamais eu conscience des différences incommensurables qui séparaient le Capitole de ses Districts les plus pauvres, et je n’acceptais plus les privilèges dont j’avais hérité à ma naissance. Pourquoi moi, plus qu’une autre, avais le droit de vivre dans ce luxe et cette opulence quand certains mourraient de faim ou de froid dans l’indifférence générale ? Qu’avais-je fait pour que ma vie ait plus de valeur que celle d’un enfant de District ? Ces injustices me semblaient toutes tellement cruelles, cyniques et inhumaines… Je ne les comprenais pas, même si je me gardais bien de les remettre en question. Pourquoi ne pouvions-nous pas partager équitablement les richesses de ce Pays afin que tous ses habitants puissent vivre dans des conditions décentes ? Mais je savais que peu de mes concitoyens partageaient mon point de vue, alors je me taisais et rongeais mon frein. Et puis, je ne voulais pour rien au monde attirer des ennuis à ma famille, ou pire encore, jeter l’opprobre sur notre maison.

« Non, écoutez… Je suis navré de vous déranger au plein milieu de vos cartons, miss Flickerman mais… » Le reste de sa phrase vient mourir sur ses lèvres tandis qu’il sort un badge de sa poche avant de me le coller sous le nez. J’ai à peine le temps de lire le nom qui y est inscrit que déjà, il se présente. « Capitaine Luan Rivaï, je m’occupe de la sécurité au Capitole. » Un Pacificateur. Je porte mes mains à ma bouche en poussant une exclamation surprise, inquiète. « Il est arrivé malheur à Silver ? A Iron ? », je m’alarme aussitôt. Oui, je le sentais, ce Pacificateur était ici pour m’annoncer une terrible nouvelle. Mon cœur s’emballe dans ma poitrine, et je me mords la lèvre inférieure, pétrie d’appréhension. Après tout, ma sœur était Haut-Juge et mon frère Hôte pour les Jeux, et j’étais intimement convaincue que l’un comme l’autre suscitaient la haine des rebelles. Avaient-ils perpétré un attentat contre l’un d’eux ? Mais je chasse aussitôt cette funeste pensée de mon esprit, comment auraient-ils réussi à pénétrer dans le Capitole ? C’était impossible. En cet instant, Silver et Iron vaquaient sûrement en toute sécurité à leurs occupations, et ils riraient de me savoir si inquiète à leur sujet. Mais alors, pourquoi cet homme était-il là, et pourquoi diable arborait-il un air si grave sur le visage ? Je passe en revue toutes les hypothèses qui me traversent l’esprit. Mon père avait-il subi une attaque cardiaque, ma mère un accident ? Finalement, après un temps qui m’a paru interminable (mais qui en réalité n’a pas du durer plus de quelques secondes), l’homme reprend la parole et je suis littéralement scotchée à ses lèvres. « Nous avons récemment eu vent d’une fuite d’information qui pourrait potentiellement léser votre famille et j’aurais grandement besoin de votre témoignage concernant la situation afin de m’aider à dresser une vue d’ensemble le plus rapidement possible. » Je fronce les sourcils, perplexe, perdue, ne comprenant absolument pas où il voulait en venir. Les mots fuite d’information et léser votre famille tournent en boucle dans ma tête sans que je n’en saisisse le sens. Quelqu’un avait-il tenté de s’en prendre à ma famille ? « Ce ne sera pas long, ne vous inquiétez pas, me promet-il. Comme si c'était le moindre de mes soucis ! Veuillez me suivre, s’il vous plaît. » J’hoche la tête, prête à coopérer pour tirer les choses au clair. « Juste le temps d’aller chercher mon manteau. », je le préviens avant de disparaitre dans l’arrière boutique ; j'attrape la clef du magasin ainsi que mon manteau-cape rouge que je m’empresse d’enfiler, rabattant la capuche sur ma tête pour me protéger de la pluie. Je rejoins ensuite mon mystérieux visiteur et le suit jusqu’à sa voiture, en prenant toutefois soin de fermer la boutique au passage, un peu en avance, certes, mais de toute façon, je n’avais eu que très peu de clients aujourd’hui.

Je note la présence des deux Pacificateurs en uniforme qui attendaient leur chef près de la voiture, avant de m’engouffrer dans le véhicule, aussitôt suivi par ce fameux Capitaine Luan dont je n’avais encore jamais eu vent, mais les Pacificateurs n'étaient pas franchement le genre de personnes que j'aimais fréquenter. Ils étaient tous si sérieux qu'une minute en leur compagnie me tuerait probablement d'ennui ! « Où m’emmenez-vous ? Est-ce que Silver et Iron vont bien ? Et mes parents ? Est-ce qu’ils sont en danger ? Ne me mentez pas, dites-moi la vérité. », je le supplie du regard, la voix brisée par l’émotion.  


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MessageSujet: Re: Chapter #1: Gold Flickerman (ft. Gold)   Jeu 2 Oct - 8:28

Quelques jours plus tôt.

« Mademoiselle Tschanz, ce n'est pas comme ça qu'on interroge une personne qui refuse de coopérer. À ce rythme là, on y sera encore demain... » Les deux yeux sombres posés sur la jeune pacificatrice se déportèrent rapidement sur l'homme assis là depuis ce matin. Bien que visiblement tendu, l'employé des chemins de fer ne semblait résolument pas décidé à dire quoi que ce soit concernant ce qu'on avait retrouvé dans le train qui lui était affecté... celui-ci même dont il était censé surveiller les objets entrants et sortants. Il y avait eu trafic illégal, c'était indéniable et tout avait été confisqué. Restait à savoir depuis quand cette affaire durait.

Après avoir brièvement jaugé le suspect notable, Luan tendit une main vers la ceinture de sa collègue et se saisit de l'arme de fonction qu'elle avait sur elle, ceci pour la charger et venir pointer le canon directement vers la tête de l'accusé. Au moment d'appuyer sur la gâchette, néanmoins, le jeune homme sembla se raviser, puis-ce qu'il rendit le gun à sa propriétaire et sorti de la salle sans rien ajouter. L'espace d'un instant, on cru alors entendre une mouche voler... ce qui fut juste le temps nécessaire pour que la porte d'entrée s'ouvre à nouveau et pour que deux coups de feux sourds se perdent dans le mur, à quelques centimètres de l'oreille de la personne menottée à sa chaise : on n'avait pas idée d'utiliser une arme bruyante dans un environnement fermé comme celui-ci ! Se rendre tous à moitié sourds juste pour intimider un type, ça n'en valait pas la peine, raison pour laquelle Rivaï était parti chercher un silencieux durant sa courte absence.

Bon, à présent que le mec était prévenu de ce qui l'attendait s'il continuait à faire sa mijaurée, ça devrait aller plus vite... d'ailleurs, pour un criminel, il semblait plutôt corruptible, à en juger par son expression angoissée. Bien que légèrement agacé, Luan s'installa donc à la table, en face du suspect, puis rechargea son pistolet avant de poser le canon sur le front de son voisin.

« Maintenant... la liste des personnes qui ont fait entrer ces objets dans votre train, s'il vous plaît. »

On lui tendit alors un bloc-note et un crayon. Il écrivit aussitôt.
La promesse de ne pas l'exécuter lui fut faite.

Bientôt, il servirait néanmoins le Capitole en tant que Muet,
Car le Capitole ne pardonnait pas.


Aujourd'hui.

« Où m’emmenez-vous ? Est-ce que Silver et Iron vont bien ? Et mes parents ? Est-ce qu’ils sont en danger ? Ne me mentez pas, dites-moi la vérité. » Alors que la voiture démarrait, je posais doucement mes mains sur mes genoux tout en écoutant la jeune femme assise sur la banquette d'en face. Elle semblait réellement paniquée et inquiète, adoptant ainsi un comportement face auquel je ne savais pas toujours bien comment réagir en dehors du contexte habituel dans lequel je travaillais. Il faut dire que le dialogue n'était pas mon fort et que mes notions en psychologie ne me servaient généralement que dans le cadre des interrogatoires ou traques diverses, donc... voila, j'étais pas trop le 'gentil flic' rassurant, même si parfois, ça pourrait aider. Et en même temps... avant même de parler de mon choix de carrière, j'avais, de base, été éduqué par des parents assez sévères et peu démonstratifs, donc je pense que ça excusait un peu le fait que tout ce qui relevait du domaine affectif et qui sortait de l'aspect intellectuel des choses ne me réussissait pas trop. Je n'étais pas près de mes émotions et j'avais du mal à capter celles des autres, c'était comme ça. Absolument génial face aux connards qui n'avaient que la manipulation comme arme, mais pas toujours utile pour gérer certaines situations sociales, néanmoins... « Ils vont bien, tout le monde va bien pour le moment. Nous allons juste faire un tour en voiture pour que cette conversation reste privée... » Je pris une grande inspiration tout en repassant dans ma tête le film de ma rencontre avec la demoiselle ainsi que la manière très naturelle qu'elle avait eue de me suivre jusqu'ici, dans les mains des pacificateurs, sans se méfier de quoi que ce soit. Il y avait plusieurs hypothèses concernant la situation, restait à découvrir laquelle était la bonne.

Bien. Nous pouvions donc entrer dans le coeur du sujet.

Après m'être tourné sur le côté pour récupérer une enveloppe jaune qui trônait dans un porte document, je sortis la lettre découverte parmi les pièces à conviction de l'autre jour, puis la tendis à mon invitée. « Est-ce que ceci vous dit quelque chose ? » Le ton de ma voix était calme, de loin pas menaçant ou suspicieux. Je posais simplement une question à laquelle j'attendais simplement une réponse, peu importe si celle-ci était orale ou comportementale.

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MessageSujet: Re: Chapter #1: Gold Flickerman (ft. Gold)   Ven 3 Oct - 22:41

Mes mains sont moites, et ni vu ni connu, je les essuie discrètement sur le bas de ma robe, histoire de garder bonne contenance à mon arrivée au Poste. Parce que c’est là-bas qu’il me conduisait, pas vrai ? Je veux dire, où d’autre pouvait-il m’emmener ? Il m’assurait qu’il voulait simplement me poser quelques questions, soit, mais j’étais intimement convaincue de ne pas avoir les réponses. Pas celles qu’il attendait, en tout cas. Un silence oppressant s’installe lentement entre nous deux, et je me sens terriblement mal à l’aise en sa présence. Cet homme était tout sauf avenant, et son air si mortellement sérieux me donnait des sueurs froides. J’avais cette impression tenace qu’il m’en voulait personnellement. Mais c’était une pensée stupide, car je ne lui avais donné aucune raison de me reprocher quoi que ce soit.

« Ils vont bien, tout le monde va bien pour le moment. » Je soupire de soulagement, une main sur ma poitrine. Ils allaient bien, j’avais eu tort de m’inquiéter à ce point. Attendez une minute. Pourquoi avait-il dit « pour le moment » ? Risquait-on de leur faire du mal d’un instant à l’autre ? Un danger imminent planait-il sur notre famille ? Un Capitolien jaloux de notre fortune, de notre succès ? Un malheureux qui avait perdu quelqu’un aux Jeux et qui nous en tenait pour responsable ? A moins que les rebelles ne veuillent frapper un grand coup en s’en prenant directement à des figures emblématiques du Capitole ? Après tout, mon père était un Haut-Juge à la retraite, ma sœur avait repris le flambeau, le talent de ma mère, ancienne styliste du District Un, avait été unanimement reconnu par ses pairs et la population, mon frère était l’hôte le plus populaire et mon oncle le présentateur vedette des Jeux ! Nous étions la famille qui représentait le plus les idéaux du Capitole, et qui le servait avec le plus de ferveur. Nous étions une cible parfaite pour des terroristes, presque comme si nous brandissions un panneau au-dessus de nos têtes sur lequel on pourrait lire « Abattez-nous, nous sommes la source de tous vos malheurs ».

« Nous allons juste faire un tour en voiture pour que cette conversation reste privée… », tente-t-il de me rassurer (ou de m'amadouer ?), mais le fait qu’il insiste sur le caractère privé de cette discussion m’indique que cette voiture est probablement truffée de micros. Le mystère qu’il laisse planer a le don de me mettre les nerfs en pelote, et je parie que l’intention est délibérée. Est-ce qu’il cherchait à me tester ? Mais pour quelles raisons ? Plus le temps s’écoule, et moins je comprends la situation. C’est un cauchemar. Un véritable cauchemar. Peut-être que si je ferme les yeux très fort et que je les rouvre, je vais me réveiller bien au chaud, blottie dans mon lit. Le Capitaine - …  comment déjà ? Mince, j’avais oublié son nom – farfouille dans son porte-document avant de me tendre une lettre, que j’attrape avec précaution entre mes doigts délicats. Mon cœur rate un battement, et j’ai la terrible sensation de me prendre une grande claque en pleine figure tout en recevant un seau d’eau glacée sur la tête ; j'en ai le souffle coupé. Je reconnaitrais cette écriture entre mille, et pour cause, c’était la mienne. Cette lettre… C’était celle que j’avais confié à Tywin pour qu’il la transmette à un rebelle en direction du Treize. Tywin ! Etait-ce lui qui m’avait dénoncée ? Je me mords la lèvre inférieure, partagée entre la colère et la peur. Non, bien sûr que non. Tywin n’était absolument pas ce genre de personne, j’avais foi en lui, je lui vouais une confiance absolue. Mais alors, si le Capitaine était en possession de cette lettre, cela signifiait très probablement que Tywin avait des ennuis, à l’heure actuelle. Mon dieu, qu’avais-je fait ? Je me sens blêmir à l’idée qu’il n’arrive malheur à mon ami par ma faute.

Trois mots. « Tu me manques. » Trois mots pour répondre à ceux qu’Aedan Chesterfield m’avait transmis, il y avait quelques jours de cela. « Il va bien. », m’avait-il soufflé au creux de l’oreille à une soirée, alors que nous dansions l’un contre l’autre. Il n’avait pas eu besoin de préciser le fond de sa pensée pour que je sache de qui il parlait. J’ignore comment il l’avait appris, mais son regard m’avait semblé si sincère et si… affligé, comme s’il partageait ma peine, comme s’il l’avait déjà vécu avant moi, que je l’avais cru sur parole. Trois mots pour faire comprendre à Dorian que je n’étais pas parvenue à l’oublier, que malgré la distance et le temps, je pensais toujours à lui. Que je n’avais pas refait ma vie parce que son souvenir m’obsédait encore. Trois mots qui allaient causer bien du tort. Heureusement, la lettre était codée, Dorian me l’avait appris, et il y avait peu de chance que les Pacificateurs aient réussi à la déchiffrer. Je décide de jouer les idiotes. Calme-toi, Goldie. Respire un bon coup, et fais comme si de rien n’était.

« Qu’est-ce que c’est ? Je ne comprends même pas ce qui y est écrit. », je réponds d’une voix beaucoup plus assurée que je ne l’aurai cru, alors que j’avais l’impression de trembler de tous mes membres. S’il venait à découvrir que j’étais l’auteure de cette lettre, les conséquences seraient dramatiques pour ma famille. Personne ne devait jamais l’apprendre. Personne. Et j’étais prête à tout pour que mon secret ne soit jamais éventé.


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MessageSujet: Re: Chapter #1: Gold Flickerman (ft. Gold)   Jeu 9 Oct - 10:32

« Qu’est-ce que c’est ? Je ne comprends même pas ce qui y est écrit. » Réponse standard. Je la notais quelque part dans un coin de ma tête, puis me redressais en prenant une inspiration calme. Mes doigts se croisèrent alors devant mon menton et mes yeux reprirent leur place sur ceux de mademoiselle Flickerman. « C'est embêtant... » Un cillement de paupières m'échappa.

Quelques jours auparavant.

« Monsieur, vos instructions. » Tout en tenant mon regard fixé sur l'individu assit à la table derrière la vitre sans tain, je me pinçais les lèvres, cherchant une alternative au problème que posait le petit criminel. Allez savoir depuis quand il se foutait de notre gueule... j'en revenais pas. Même maintenant, il arrivait encore à nous faire chier avec la protection que lui offrait sa couverture médiatique... ceci à tel point que j'avais du en parler avec les autorités supérieures afin de trouver une alternative satisfaisante pour ne pas me faire taper sur les doigts en raison de mes « méthodes » jugées inappropriées à certaines situations. Soi-disant qu'il m'était interdit de faire ceci et cela, ou alors seulement dans une certaine mesure, parce que le Capitole avait « besoin » de lui. Putain. « J'ai vraiment horreur de toute cette merde politique... bon. Prévenez le Capitaine Lundgren de ce qui se passe et envoyez-lui le dossier au district un. » Vous pouviez être sûrs que j'allais lancer une enquête dès que possible pour essayer de retrouver d'autres violations que notre suspect avait fait à la loi.

Après avoir lâché un soupir d'agacement, je finis par quitter le bureau pour descendre dans la salle d'interrogation d'un pas nerveux, puis, une fois sur place, ne pris même pas la peine de saluer le blond installé sur sa chaise avant de pousser cette dernière du pied pour la faire tomber sur le côté. « Oh, navré. » Perdre mon sang froid, ça m'arrivait bien plus souvent que je ne l'aurais voulu, contrairement à ce qu'on aurait pu penser, mais j'avais absolument horreur d'être entravé dans mon travail par des trucs aussi subjectifs que les médias. « Tu te crois intelligent, hein ? C'est vraiment dommage que tu le sois juste pas assez pour éviter d'aider des gamines du Capitole. Ton amnésie t'a apparemment aussi fait oublier qu'on n'aidait pas les rebelles. Amnésique... j'ai jamais entendu des conneries pareilles. » Après avoir contourné le siège et avoir poussé la table qui me gênait au milieu, je posais mon genou droit au sol et penchais la tête sur le côté, à hauteur du visage du jeune homme. « Pour qui tu te prends ? Ca t'a pas suffit qu'on tue tes parents pour te rappeler ta place ? Ou peut-être que t'as vraiment envie de mourir...? » Un sourire m'échappa très brièvement, alors que ses yeux clairs me lançaient subitement des éclairs. J'y répondis en lui collant une gifle pour lui faire comprendre que ça ne me plaisait pas. « Bon, alors... voila ce qui va se passer, maintenant... écoute-moi bien. On va te raccompagner chez toi, tu vas prendre tes cliques et tes claques et suivre mes collègues jusqu'à la gare pour rentrer au district Un. J'espère vraiment que les pacificateurs de là-bas seront aussi gentils que moi avec toi, mais j'suis pas tellement sûr de ça. » Au Capitole, j'allais être sanctionné rapidement si je leur amochais trop leur coqueluche, c'était un fait. Par contre, dès qu'on sortait de la ville... eh bien, plus personne n'était à l'abri d'un 'accident', les possibilités d'être agressé se multipliaient tout à coup et même si je n'aimais pas les injustices, je n'aimais pas non plus être brimé par des « conditions spéciales » qui m'empêchaient de faire mon boulot comme je l'entendais. C'était la meilleure solution. Je laissais la responsabilité aux pacificateurs de l'extérieur.

Sans perdre de temps, je me redressais donc sur mes jambes et me redirigeais vers la sortie de la salle sans même me retourner. L'envie de mettre encore un ou deux coups de pied dans ce type me démangeait, mais ce n'était pas professionnel. « Ah... et bonne chance, hein, Tywin. »

La porte se referma.


Aujourd'hui

Les choses ne faisaient que commencer, mais j'avais bon espoir qu'on puisse arrêter de tourner autour du pot rapidement, car ce serait plus simple pour tout le monde... raison pour laquelle l'entrevue d'aujourd'hui avait été préparée au mieux. « Je vais être honnête avec vous, mademoiselle Flickerman. » Je me penchais légèrement en avant et pris un air moins grave pour la mettre dans la confidence. « Je suis ici parce qu'on a retrouvé vos empreintes sur la lettre que vous tenez dans vos mains. Malheureusement, le fait que cette dernière soit clairement cryptée et qu'on ait essayé de la faire sortir du Capitole de manière clandestine suppose directement que vous êtes en contact avec quelqu'un de l'extérieur et que vous ne voulez pas que cela se sache. C'est une violation aux lois... mais je peux comprendre qu'il y ait des circonstances atténuantes dans votre cas. » Je marquais un temps et baissais le regard quelques instants. Si ça ne tenait qu'à moi, je n'aurais pas pris la peine de faire cette petite visite de courtoisie... mais bon, il s'agissait d'une Flickerman, je ne pouvais pas y aller trop brusquement. « Comme promis, cette conversation reste entre nous... » Mes pupilles remontèrent sur celles de la jeune femme. « Avez-vous eu de nouveaux problèmes de menaces quelconques depuis votre kidnapping ? Du chantage, quoi que ce soit ? Si cette lettre a un rapport avec ça et que vous vous sentez menacée, sachez que nous sommes là pour vous aider. On peut vite régler cette histoire et mettre votre famille à l'écart de ça, vous et moi. » Allez, n'essaye pas de les protéger, Gold, réfléchis un peu.
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MessageSujet: Re: Chapter #1: Gold Flickerman (ft. Gold)   Dim 12 Oct - 1:43



« C’est embêtant. », me répond-il d’un ton qui ne laisse aucune place au doute : il ne me croit pas. Je commence alors à paniquer, mon cœur s’emballe frénétiquement dans ma poitrine, mais je me force à respirer profondément pour me calmer et n’en rien laisser paraitre. Je dois rester crédible dans mon rôle de jeune femme innocente des crimes dont on l’accuse. Et innocente, je le suis. Depuis quand écrire des lettres à l’homme que l’on aimait était puni par la loi ? Quand ce monde était-il devenu aussi cynique et inhumain ? Il l’avait sans doute toujours été, mais je ne m’en apercevais que maintenant. C’était peut-être cela, qu’on appelait grandir.

« Je vais être honnête avec vous, mademoiselle Flickerman. Je suis ici parce qu’on a retrouvé vos empreintes sur la lettre que vous tenez dans vos mains. » Mes empreintes ? Mon cœur rate un battement. Je plisse légèrement les yeux, cherchant à deviner s’il bluffait ou non. Où diable aurait-il pu se procurer mes empreintes ? Je n’avais jamais commis le moindre délit, on ne m’avait encore jamais conduite au poste auparavant, ce qui me laisse à penser qu’il les a sûrement obtenu de manière pas très légale. Parfait. Cette entorse au règlement pourrait très bien se retourner contre lui au moment venu, j’avais lu suffisamment de romans policier pour connaître le bon déroulement des enquêtes. « Malheureusement, le fait que cette dernière soit clairement cryptée et qu’on ait essayé de la faire sortir du Capitole de manière clandestine suppose directement que vous êtes en contact avec quelqu’un de l’extérieur et que vous ne voulez pas que cela se sache. C’est une violation aux lois… mais je peux comprendre qu’il y ait des circonstances atténuantes dans votre cas. »

Dans un geste qui se veut naturel, je serre mes mains l’une contre l’autre pour dissimuler à mon interlocuteur les fins tremblements qui les agitent. Je sens l’étau se resserrer autour de moi, mais il ne faut pas que je m’affole. De toute façon, qu’est-ce que je risquais si je venais à être découverte ? On n’allait quand même pas me jeter en prison parce que j’avais envoyé une lettre à quelqu’un, non ? … Si ? Est-ce qu’ils avaient le droit de faire une chose pareille ? C’était insensé, je n’avais causé de tort à personne. Et puis, je savais que mon père ne me laisserait pas tomber, qu’il volerait à mon secours dès qu’il apprendrait qu’on m’avait arrêté dans des circonstances inappropriées et sur la base d’accusations plus que douteuse. Mais… et s’il était déçu par mon comportement, et s’il avait honte que sa fille se retrouve au poste ? Viendrait-il toujours m’aider ou me laisserait-il moisir en cellule ? Arrête, Goldie. Penser à des trucs pareils ne t’aidera pas à garder ton calme. Et de toute façon, je suis certaine qu'Iron ne me laissera jamais tomber, lui. Il était le seul à qui je pourrais confier ma vie les yeux fermés. Lui, et Dorian, évidemment. « C’est une jolie histoire, Capitaine. Mais je suis aux regrets de vous dire qu’il n’y a rien de vrai là-dedans. »

« Comme promis, cette conversation reste entre nous… », s'entête-t-il. Ne va-t-il donc jamais se décourager ? Ce qu'il pouvait être tenace ! Il était plus collant qu'un morpion dans la culotte d'une prostituée des bas-quartiers ! Oh, voilà que je deviens vulgaire, à présent. « Avez-vous eu de nouveaux problèmes de menace quelconques depuis votre kidnapping ? Du chantage, quoi que ce soit ? Si cette lettre a un rapport avec ça et que vous vous sentez menacée, sachez que nous sommes là pour vous aider. On peut vite régler cette histoire et mettre votre famille à l’écart de ça, vous et moi. » L’espace d’un instant, j’envisage très sérieusement de saisir la perche qu’il me tend, rejeter ma faute sur d’autres que moi puisque de toute façon, cet homme n’aurait aucun moyen de retrouver mes soi-disant maitres-chanteurs pour les arrêter. Oui, je pourrais inventer de nouveaux mensonges pour me dédouaner, mais je n’étais pas certaine de pouvoir, ni de vouloir, prendre ce risque. Si je lui avouais être victime de chantage, qui m’assurait qu’il n’y aurait pas de représailles sur de parfaits innocents ? S’ils se vengeaient sur des rebelles mis au fer qui n’avaient absolument rien à voir dans cette histoire ? Et puis, je lui avais déjà fait comprendre qu’il se trompait et revenir ainsi sur ma déposition me ferait passer pour une vilaine menteuse. Autant nier tout en bloc jusqu’à ce qu’il s’en lasse. « Je suis touchée de votre sollicitude, mais non, ce n’est pas le cas. Ça vous paraît peut-être inconcevable, mais je vous l’assure, même si j’étais leur captive, ces gens m’ont toujours bien traitée. » Tous ne me portaient pas dans leur cœur, mais je me sens le devoir de les protéger. Je ne veux pas qu’on les retrouve, qu’on les arrête et qu’on les juge pour mon kidnapping, alors que je les avais suivis de mon plein gré. Un en particulier.

« Oui, il y a effectivement mes empreintes sur cette lettre, puisque je viens de la toucher. C’est très malin de votre part, Inspecteur… heu, je veux dire Capitaine. Pourquoi essayez-vous de m’inculper dans une histoire qui ne me concerne pas ? Je ne dirai rien de plus, et ne parlerai qu’en présence de mon avocat. » Voilà une phrase que j’avais entendu des dizaines de fois dans des films, et que je jugeai bon ton de proférer. Un avocat, j’en avais forcément un, pas vrai ? Ou tout du moins, mon père, ma sœur ou mon frère devaient en avoir qui travaillait pour eux. Mon Dieu,  et si je n’en avais pas ? Comment assurerais-je ma défense ? Où est-ce que j’allais en trouver un ? Je n’avais jamais été confrontée à ce genre de problème, et je ne savais donc pas comment m’y prendre pour en engager un. Je sens que mon interlocuteur commence peu à peu à perdre patience. Il me sait coupable, c’est évident. Dans quelle galère m’étais-je fourrée ? J’aurai mieux fait de la brûler, cette stupide lettre ! Cela m’aurait épargné bien des ennuis.


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MessageSujet: Re: Chapter #1: Gold Flickerman (ft. Gold)   Mar 14 Oct - 15:43

Une lueur froide de satisfaction s'allumait progressivement au fond de mes yeux sombres au fur et à mesure que la jeune femme réagissait à mes interventions. C'est ça... on y arrivait, c'était le moment où je devais arrêter d'écouter les mots qui sortaient de sa bouche et me concentrer uniquement sur son comportement pour obtenir ce que je cherchais. Mentir avec sa langue était facile, tout le monde pouvait s'entrainer à réciter son texte... on pouvait même apprendre à un perroquet à raconter des conneries sur demande, c'est pour dire. Ainsi, je pris la décision de m'éloigner de la position active que je tenais jusqu'alors dans la conversation, ceci afin d'obtenir une vue plus globale de l'interaction qui avait lieu. Mes yeux faisaient désormais des aller-retours entre le visage de mon interlocutrice et ses mains, je scrutais ses traits, ses mouvements, la façon dont elle se tenait. Mettre une demoiselle ainsi mal à l'aise n'était pas très galant, je le conçois bien, mais ce n'était pas tellement mon travail que de jouer aux diplomates.

« Oui, il y a effectivement mes empreintes sur cette lettre, puisque je viens de la toucher. C’est très malin de votre part, Inspecteur… heu, je veux dire Capitaine. Pourquoi essayez-vous de m’inculper dans une histoire qui ne me concerne pas ? Je ne dirai rien de plus, et ne parlerai qu’en présence de mon avocat. »

Silence. Je levais lentement une main pour dégager ma mèche de cheveux de devant mes yeux, puis penchais doucement la tête sur le côté. Dans le même temps, un grand sourire chaleureux illumina mon visage, puis je me redressais finalement en claquant mes mains l'une dans l'autre, un rire étouffé dans la gorge, comme un metteur en scène le ferait pour mettre un terme à une séquence au théâtre. Remarquez, on n'en n'était pas loin, puis-ce que la conversation était discrètement filmée.

« Bien, bien, arrêtons-nous là, alors ! Pas besoin d'avocat – pour le moment, ne vous en faites pas. Si vous pensez avoir terminé, je tiendrais donc compte des informations que vous avez bien voulu me donner aujourd'hui dans la suite de l'enquête. Y compris le fait que vous venez de remettre en question de longues années de recherche en criminologie sans trop d'hésitation. »

Sans plus insister, je me retournais sur la banquette pour tapoter sur la vite qui nous séparait du chauffeur de la voiture, signifiant qu'il pouvait nous amener directement à la destination finale qui n'était autre que le domicile de miss Flickerman. Ca m'embêtait de ne pas avoir plus de données concernant cette lettre, mais j'avais au moins la preuve qu'il existait une discordance flagrante entre le discours de notre jeune femme et les résultats d'analyse du laboratoire qu'on m'avait récemment fourni.

Je relâchais donc totalement la pression, détournant le visage de mon interlocutrice pour observer un peu le paysage extérieur d'un air nonchalant, absolument pas gêné par la présence d'autres personnes dans le véhicule.

« Il fait vraiment un temps de chien aujourd'hui... »


Je soupirais, puis sortis mon téléphone pour vérifier l'actualité du Jabberjay dédié au célèbre Shugan, un petit chat vraiment trop mignon dont la maîtresse postait régulièrement des photos et vidéos.
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MessageSujet: Re: Chapter #1: Gold Flickerman (ft. Gold)   Ven 2 Jan - 23:12

C’est indéniable. Il y a quelque chose d’effrayant chez cet homme, de malsain, même, et j’ignore ce qui me met le plus mal à l’aise dans son comportement. Est-ce son visage impénétrable, lisse, vide de toute émotion, qui ne laisse rien paraitre de ses pensées, ni du jugement qu’il me réserve ? Ou ce regard acéré, pénétrant, qui me transperce de part en part comme une lame qui me glacerait jusqu’au plus profond de mes entrailles ? C’est à peine s’il cligne des yeux, comme s’il craignait que je ne disparaisse subitement le temps d’un battement de cils. Ce Pacificateur n’est pas humain, et rien dans ses yeux ne laisse penser le contraire, ni chaleur, ni étincelle ; ses iris sont aussi sombres que ses pupilles, aussi noirs que la nuit. Non, aussi noirs que la Mort elle-même. On m’aurait annoncé que c’était en réalité un robot, je l’aurai cru bien volontiers sans même me poser de question. Je baisse les yeux pour éviter les siens, et même sans le voir, je les sens se poser sur moi, me dévisager, me détailler de la tête aux pieds, et je m’en sens étrangement souillée, comme violée. Mais ce ne sont pas des yeux, non, impossible. Ce sont deux lasers qui me fouillent de fond en comble, qui me scannent intégralement à la recherche du moindre faux-pas. Soudain, j’ai la terrible sensation qu’il est capable de lire en moi, de sonder les profondeurs de mon âme, et qu’il sait. Qu’il sait que je ne suis qu’une sale petite menteuse. Une sale petite menteuse qui lui fait perdre son temps.

Pétrifiée par l’angoisse, je me force à inspirer et à expirer lentement pour apaiser les palpitations effrénées de mon cœur et chasser le nœud dans ma gorge qui m’empêche de respirer. Mais ce n’est pas suffisant, et la peur reprend rapidement le dessus. Je dois sortir de cette voiture. Tout de suite ! Et ce silence, ce silence épouvantable, oppressant, insupportable, ce silence assourdissant qui cogne à mes oreilles. J’ai envie de hurler « oui, j’ai menti ! » juste pour le briser et entendre le son familier et rassurant de ma propre voix. Heureusement, le Capitaine s’en charge le premier, m’évitant ainsi peut-être de craquer sous la pression et de passer aux aveux. Le bruit sec de ses paumes claquant l’une contre l’autre me fait relever la tête.

« Bien, bien, arrêtons-nous là, alors ! Pas besoin d’avocat – pour le moment, ne vous en faites pas. Si vous pensez avoir terminé, je tiendrais donc compte des informations que vous avez bien voulu me donner aujourd’hui dans la suite de l’enquête. Y compris le fait que vous venez de remettre en question de longues années de recherche en criminologie sans trop d’hésitation. », me lance-t-il de but en blanc, et je me sens rougir sous ses accusations. Mais c’était tout. A l’en croire, notre entretien s’arrêtait là. Pour aujourd’hui, du moins. Combien de temps avant qu’il ne frappe à nouveau à ma porte ? Est-ce que j’allais vivre dans la peur perpétuelle de le voir débarquer, menottes en main pour m’arrêter ? Devais-je en parler à mon père ? A Silver ? A Iron ? Oui, c’était évident ; mon frère saurait lui faire suffisamment peur pour qu’il cesse de me traquer comme une proie. Je me promets de lui confier mes ennuis dès que j’en aurai l’occasion.

« Il fait vraiment un temps de chien aujourd’hui… », continue-t-il dans un simulacre de conversation, mais je ne me donne même pas la peine de lui répondre. Je n’ai pas envie de faire semblant, comme je le fais depuis bien trop longtemps. Je ne suis plus cette jeune fille naïve et pleine d’espoir qui converse de la pluie et du beau temps et qui ne se soucie que de la prochaine mode. Je regarde le paysage défiler et après plusieurs minutes, je devine derrière les vitres teintées l’imposante demeure familiale et une vague de soulagement me submerge aussitôt. Chez moi, je me sens en sécurité, à l’abri de n’importe quel danger. Enfin, la voiture ralentit et j’ouvre la porte avant même qu’elle ne s’immobilise complètement.

« Merci de m’avoir raccompagnée chez moi, Capitaine. Mais je vous serai gré désormais de me laisser en dehors de vos histoires. Ma famille n’a rien à voir de près ou de loin avec ces rebelles, et je pense que mon père ne serait pas enchanté d’apprendre que vous me harcelez de la sorte. » J’évoque mon père pour lui faire peur ; tout le monde ici sait qu’il a le bras long, et qu’il ne vaut mieux pas lui chercher les ennuis. Peut-être que ce simple rappel suffira à le dissuader de fouiller davantage dans ma vie. Puis je rabats la capuche de mon manteau sur ma tête et descends de la voiture, sans un dernier regard pour le Pacificateur. Cette affaire est close, elle a tout intérêt à l’être., je songe en mon for intérieur, inquiète à l’idée qu’il s’entête à prouver ma culpabilité.
Hj : Désolée pour le retard, et j'espère que ce poste te conviendra.


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MessageSujet: Re: Chapter #1: Gold Flickerman (ft. Gold)   Lun 2 Fév - 13:14

« Merci de m’avoir raccompagnée chez moi, Capitaine. Mais je vous serai gré désormais de me laisser en dehors de vos histoires. Ma famille n’a rien à voir de près ou de loin avec ces rebelles, et je pense que mon père ne serait pas enchanté d’apprendre que vous me harcelez de la sorte. »

J'avais lentement relevé la tête en entendant la voix de la jeune femme, histoire de lui faire face poliment pour nos au revoir, mais la manière dont elle termina son intervention me fit néanmoins tiquer intérieurement. Alors comme ça, elle osait me faire des menaces ? Vraiment ? Naturellement, j'étais obligé de me méfier des Flickerman en raison de leur influence, mais est-ce que j'avais menacé la demoiselle de la mettre derrière les barreaux à un quelconque instant ? Pas à mon souvenir... enfin, pas directement, et je ne comptais pas le faire. De toute façon, je n'étais pas suffisamment naïf pour croire qu'on puisse enfermer ce genre d'individus plus de quelques heures avant de les voir ressortir de leur trou.... puis de voir sa propre réputation être écrasée en un claquement de doigts par les politiciens. Si je touchais à cette fille, on allait me discréditer immédiatement en ramenant sans doute sur le tas le fait que j'étais inadapté au Capitole, puis m'envoyer dieu sait où dans un district pour me garder à distance de mes privilèges actuels. Pas question que ça arrive... je ne voulais pas salir le nom de ma famille. Mon ex lieutenant-colonel de père m'en aurait voulu à mort et il était hors de question de faillir à ma lignée.

Si j'étais conscient des limites à ne pas franchir, je savais aussi que ce que je faisais aujourd'hui était calculé. Gold n'était pas la cible, elle n'était qu'une pièce dans l'articulation générale de l'affaire que je traitais... mais je ne pouvais pas tellement le dire ouvertement, sinon tout tomberait à l'eau. Il fallait parfois prendre un peu de risques pour que la couverture soit efficace, n'est-ce pas ? Un soupir fini par m'échapper en voyant la demoiselle quitter le véhicule et je me passais ensuite une main dans les cheveux en marmonnant. « Tss... Tottoto usero, bakanaonna... » Je ne vous ferais pas la traduction, mais je n'aimais pas les fifilles à papa. Quoi qu'il en soit, il était désormais temps de partir et je m'apprêtais a refermer la portière moi-même lorsqu'une silhouette familière se dessina néanmoins dans l'allée menant à l'entrée de la propriété... ça y'est, encore des embrouilles avec une nana, je commençais un peu à avoir l'habitude, maintenant. Nouveau soupir, puis je croisais les bras ainsi que les jambes en demandant au chauffeur d'attendre un peu, puis-ce que la Dame qui s'approchait actuellement de la voiture semblait avoir deux mots à me dire. J'étais plus ennuyé qu'autre chose de son intervention, mais bon, par politesse, je ne pouvais pas m'en aller comme ça alors que dans le fond, Silver Flickerman était une grosse connasse avec qui je m'entendais plus ou moins bien, en fait.
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MessageSujet: Re: Chapter #1: Gold Flickerman (ft. Gold)   Sam 7 Fév - 14:36


Trois coups sourds retentirent, tirant la haute juge de sa torpeur. Et pourtant, encore une fois, elle avait expressément demandé à ne pas être dérangée. Quoi qu'on veuille, ça pourrait attendre qu'elle ait terminé ce rapport sur la dernière arène. Comparatifs aux précédentes, listing des mutations qui avaient véritablement été efficaces, pièces jointes des certificats de décès des tributs – qu'elle avait été vérifié elle-même à chaque fois, histoire d'éviter un nouveau fiasco de la part de ces cafards du treize. Hors de question qu'ils ne viennent interférer avec sa carrière. C'était d'ailleurs pour avoir la paix qu'elle s'était réfugiée à la demeure familiale, chose quasi impossible dans son domicile du centre ville.

Elle décida donc d'ignorer l'importun, ayant plus urgent à faire.

Trois nouveaux coups se firent entendre, et la porte grinça en s'ouvrant lentement. Elle devina son assistant, Calvin, en train de passer timidement sa tête dans l’entrebâillement, priant pour ne pas se faire incendier par sa patronne.

« Hum... Madame Flickerman ? tenta-t-il faiblement, n'étant visiblement assez brave pour s'aventurer tout entier dans le bureau. La rouquine lui fit un geste de main pour l'inviter à prendre congé.
Madame, je suis navré de... De vous déranger, mais c'est important. Ce... C'est à propos de votre sœur. »

La juge s'arrêta soudainement d'écrire, comme figée par une force invisible. Elle pouvait entendre son subalterne déglutir difficilement, sans pour autant continuer. Silver lâcha un soupir exaspéré et jeta un regard glacial au pauvre Calvin qui se mit finalement à cracher le morceau.

« Oui, alors heu voilà, ma sœur qui travaille dans la boutique en face de la sienne, et elle a vu une voiture s'arrê-
Venez en aux faits ! siffla-t-elle agacée par les détours qu'il prenait dans son récit et n'ayant que peu d'intérêt pour la sœur de son assistant.
Il... Il semblerait qu'un pacificateur ne soit venu chercher mademoiselle Gold à sa boutique... Et il... Il l'a emmen-
Qui ? » coupa-t-elle, sentant d’ores et déjà la colère monter à la simple idée de savoir qu'un gardien de la paix ai eu l'audace de faire une chose pareille sans même avoir eu le consentement des parents, ou de la haute-juge en personne.

Et si ce très cher Calvin venait prendre le risque d'annoncer la nouvelle, c'est qu'il estimait que le pacificateur n'avait eu l'accord d'aucun côté. L'assistant était un petit fouineur. Et le fait qu'il n'ait entendu ni le vieux Tybérius, ni sa patronne mentionner qu'un quelconque individu devait emmener la plus jeune Flickerman quelque part, lui était sans aucun doute apparu comme étant une incohérence.

« Je crois qu'il s'agit du capitaine Rivaï, madame. il inspira légèrement avant de reprendre, Sa voiture vient d’entrer sur la propriété. Nul doute qu’il ramène votre sœur.  »

Rivaï. Silver avait de l'estime pour lui. C'était un bon élément, qui n'hésitait pas à se salir les mains pour faire son travail. Et le fait qu'il soit allé voir Gold sans en avertir sa sœur, était d'autant plus problématique. Il était sur une piste et ça ne présageait rien de bon. Que ce soit pour la cadette comme pour la famille Flickerman au complet. La haute-juge se redressa sur son siège et ordonna ses papiers avant de fermer le dossier sur lequel elle travaillait. Il était temps d'avoir une petite conversation avec ce cher Rivaï. S'il pensait pouvoir s'en prendre à Gold impunément, il se mettait clairement les doigts dans les yeux Jackie Chan là. Après quelques instants passés à fixer ses papiers, Silver se leva finalement et passa devant son assistant qui inclina la tête et la talonna.

Alors qu'elle franchissait le seuil de la massive porte d'entrée, Silver croisa sa sœur qui rentrait d'un pas pressé. Le visage de la rouquine s'assombrit un peu plus à mesure qu'elle approchait de la voiture du pacificateur. Ne daignant bien entendu pas se pencher pour lui parler, elle attendit quelques secondes que le capitaine ne sorte de lui-même. Si les circonstances avaient été différentes, elle aurait au moins fait semblant de sourire.

« Capitaine Rivaï. commença-t-elle en croisant les bras sur sa poitrine, les lèvres pincées pour exprimer clairement son mécontentement. J'ignore ce que vous vouliez à ma sœur et pour être tout à fait honnête, c'est bien le dernier de mes soucis dans l'immédiat. Soyez cependant sûr d'une chose, ce genre de débordement n'arrivera plus. ce genre de débordement de votre part, cela allait de soit. Si vous avez des affaires à régler avec elle, vous venez me trouver d'abord. le regard froid de Silver laissait entendre qu'il s'agissait là d'un ordre et non d'une requête. Peut m'importe vos ordre ou vos objectifs dans cette affaire, Gold ne sera plus impliquée sans que j'en sois informée au préalable. D'ailleurs, elle ne le sera même plus du tout. Sa naïveté lui a déjà assez coûté, et j'aimerai qu'on la laisse tranquille. encore une gentille façon de dire que sa petite idiote de sœur avait eu sa dose de problèmes, notamment avec son enlèvement et tout le reste. Bien sûr, Silver n'était pas naïve et savait très bien que quelque chose était arrivé à ce moment là. Quelque chose de probablement assez gros pour nuire à la famille Flickerman. Comme si les déboires d'Iron n'étaient pas suffisants. J'attends que vous me transmettiez votre rapport des événements au plus vite. Bonne journée, capitaine. » finit-elle par conclure sur un ton sec avant de faire demi tour et de rentrer. Par 'les événements', elle entendait bien évidemment ceux qui s'étaient déroulés aujourd'hui même. Au pire s'il refusait, elle pourrait faire jouer ses relations pour l'obtenir de toute manière. Une fois à l'intérieur, elle porta son regard inquisiteur sur Gold qui était restée dans le hall.

« Et surtout pas un mot de tout ça à père. » soupira-t-elle en lui adressant un geste de main pour la congédier. Silver ferait le nécessaire pour que le vieux Tybérius n'entende pas parler de cette histoire, ce serait regrettable.


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