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 words in my head, knives in my heart (adora)

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MessageSujet: words in my head, knives in my heart (adora)   Mer 10 Sep - 2:14

but i'm only human
they say happiness will overcome the storm... do you thing they are right ?

Les pluies d'été sont celles que je hais le plus. Chaude, presque poisseuse. Elle coule sur mes vêtements détrempés, laissant apparaître sous mon t-shirt gris un soutien-gorge de couleur noir. J’avance les yeux rivés devant moi, le passé pressé, les bras serrés sur ma poitrine, comme pour me protéger des regards que je risque de croiser. C’est stupide. Il n’y a personne.

C’est l’une de ces journées où je n’ai rien à faire. Pas de maison à nettoyer, pas de cours à suivre, pas de corvées à réaliser au foyer – bien que je ne fasse jamais ces dernières, même lorsqu’il y en a – bref, une de ces journées que je passe loin de tout, loin du monde, loin de la vie. J’étais partie courir pour l’occasion. Améliorer mon endurance ne serait pas du luxe, au cas où je me ferais moissonnée. Et quand bien même s’entraîner est interdit – même au deux théoriquement – personne ne peut m’interdire de courir pour mon plaisir. Tout au plus, je passerai pour une dérangée. J’ai l’habitude, ce n’est pas bien grave. De plus, plus que jamais, j’avais eu besoin de m’aérer. Plus tôt dans la semaine, j’ai découvert le secret de mes parents : ils étaient des rebelles, ils avaient été exécutés à raison. Enfin, dans le cadre de la loi … je ne suis pas sûre que la raison ait vraiment sa place à Panem. Encore moins au district 2.

La pluie m’avait surprise, et je m’étais retrouvée à pester de ne pas avoir été plus prévoyante. Je ne regardais jamais la télévision au foyer, du coup j’avais rarement connaissance des prévisions météo. En même temps, vu le peu de temps que je passais au foyer, pas étonnant que je n’en sache jamais rien. Courant sous les goutes tièdes, je jette un rapide coup d’œil aux alentours, en quête d’un abri. La prochaine fois, j’irai courir entre les habitations tiens. Soudain, je la repère : au loin se trouve cette grosse sur laquelle on raconte tant d’histoire. Je n’ai jamais été dupe, et encore moins superstitieuse, mais j’avais toujours pris un malin plaisir à voir les plus jeunes s’effrayer quand des plus âgés leur racontaient les légendes qu’il y avait autour de cette cavité rocheuse. Sans plus réfléchir, je me précipite vers l’entée de cette dernière, un léger sourire – ou plus exactement un rictus, les sourires n’ont jamais été ma spécialité – sur les lèvres. Comme à mon habitude, je me glisse à l’intérieur avec discrétion, longeant les parois, guettant la moindre menace. Rien.  Je réprime un soupir, au cas où l’endroit ne serait pas parfaitement sûr, et m’avance sur la pointe des pieds, m’assurant de toujours rester dans l’ombre.

En vérité, je pourrais bien soupirer, personne ne risque de m’entendre. Le bruit de la pluie se répercutait sur les parois rocheuses, le son se réverbérant dans chaque recoin de la grotte, si bien que l’on se serait cru sous une véritable chute d’eau. Le son m’importait peu – il était presque apaisant en vérité pour qui aime la pluie – du moment que j’étais au sec. Je passe une main distraite dans mes cheveux, mes doigts détachant les mèches mêlées par la pluie alors que je continue de progresser à pas lents et réguliers. Tout à coup, un détail attire mon attention : une gibecière, et ce qui ressemble à un faisan mort laissé à lui-même derrière un rocher. Bien sûr, cet animal n’avait pas atterrit là par magie. Il y avait donc quelqu’un d’autre. À la vue de la volaille, mon estomac se serre et me rappelle que je n’ai strictement rien avalé ce matin. Je me mords légèrement la lèvre inférieure, mesurant à quel point il serait dangereux de me faire prendre en train de voler de la nourriture dans une grotte. D’autant plus que pour défier les lois du district 2, il ne devait pas s’agir d’une minette de douze ans pesant trente kilo à tout casser. Je parierais plutôt sur un homme. Barraqué probablement. La dernière fois que je m’étais fait prendre à voler, j’avais eu un bol monstre, mieux valait-il ne pas tenter le diable ? Tu parles. Rien à foutre du diable. Après m’être assurée qu’il n’y a personne autour, je me jette vers le faisan, attrapant un couteau rétractable dans ma poche (volé au centre d’entraînement celui-là) et m’en coupe un morceau. Je suis prête à déguerpir me cacher dans un recoin de la grotte quand une pierre roule un peu plus loin. Intervention humaine, sans aucun doute. Sans doute une pierre qui a roulé suite à une rencontre avec un pied. Fichu estomac. Je recule précipitamment, collant mon dos contre une paroi humide, mes cheveux trempés masquant en partie mon visage. Je tente de me fondre dans l’obscurité, mais qui s’y laisserait prendre ? Sûrement pas un chasseur. Au pire, je suis dans une grotte. Personne ne m’a vu y rentrer. Personne ne me verra en sortir. Je suis armée d’un couteau. Je suis rapide. Je suis une carrière. Je me rappelle de toutes les techniques qui sont censées me servir en ce moment tandis que je me concentre sur mon rythme respiratoire. À la moindre menace, je suis prête à faire face. Je l’ai toujours été. I’ve always been.

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MessageSujet: Re: words in my head, knives in my heart (adora)   Lun 15 Sep - 0:02

but i'm only human
they say happiness will overcome the storm... do you thing they are right ?



L’été, ici, rimait avec des pluies torrentielles. Pourtant, je m’étais dit que je ne risquais pas d’être trempé aujourd’hui avec le soleil qui brillait dans le ciel. C’était un jour propice pour la chasse. La chasse clandestine était interdite dans notre district et dans tous notamment, mais j’y allais quand même. J’avais de quoi subvenir à mes besoins, mais j’aimais aller chasser et avec mes trouvailles, je pouvais les redistribuer à ceux qu’ils ne pouvaient pas s’offrir un petit bout de viande. Je trouvais cela injuste. Pourquoi d’autres gagnerais plus que d’autres ? On ne pouvait même pas dire qu’ils étaient paresseux ou quoi que ce soit. On trimait tous dans cette misère pour essayer de gagner ne serait-ce qu’un peu d’argent. Il n’y avait que ceux du capitole qui se roulait dans leurs paillettes et froufrous ridicules, pavanant leur fric comme bon leur semble alors que nous on devait se trainer dans la boue pour espérer manger un peu de riz. Je vouais une telle haine contre eux que parfois, je me faisais peur moi-même.

J’avais donc pris ma veste légère pour me couvrir les bras au cas où je devrais m’accroupir dans les ronces pour guetter un animal et éviter de me faire de nouvelles griffures. J’avais déjà assez de cicatrices sur le corps pour en rajouter de nouvelles. Je me dirigeais à grandes enjambées vers l’entrée de la forêt. Mon pas était assuré. Je donnais l’air de savoir où j’allais et puis, ce n’était pas la première fois que je me rendais dans les bois. Une à deux fois par semaine, on pouvait me voir ainsi, sans doute dans la pensée des gens, j’allais simplement me promener, ni plus ni moins. Je saluais deux femmes et un homme que je rencontrais sur mon chemin. Deux pacificateurs me suivirent du regard, l’air mauvais. Je leur souris, le faisant signe de la main. Les provoquais-je ? non pas du tout, je voulais juste être poli avec ceux qui me prenaient pour leur défouloir. Je traçais mon chemin à travers le village pour la forêt. Arrivé à sa lisière, je me détendis, faisant craquer mon cou. Je ne m’étais même pas rendu compte que j’étais nerveux. Il fallait dire que moi et ces hommes c’était une grande histoire d’amour. Il ne fallait pas m’en vouloir d’être crispé à leur rencontre.

Je me rendis prêt d’un gros chêne, je regardais aux alentours si il n’y avait personne et j’en sortis un arc à flèches taillées dans le bois et 5 flèches que j’accrochais dans mon dos. Je m’enfonçais à travers les arbres, aussi silencieux qu’un papillon, aussi discret qu’une souris. Je regardais au sol, cherchant après des traces de pas d’animaux, dans les buissons, après des branches cassées, preuve d’un passage récent. Il ne me fallut pas plus d’une demi-heure pour repère la trace d’un faisan. Je le suivis sur plus de deux cents mètres avant de le trouver là avec ses comparses. Il picorait tranquillement des glands. Je l’observais un moment, accroupi derrière un buisson, patient. Puis, je pris doucement une flèche dans mon dos pour l’arquer prêt à faire feu au moindre mouvement de l’oiseau. Mon pied cassa une brindille sur le sol, alertant les faisans. Sans plus attendre, ils s’envolèrent vers la cime des arbres le plus près, mais malheureusement pour lui, ma flèche était déjà partie sa planter droit dans son cou et il retomba lourdement par terre. Il était mort sans souffrir. Tant mieux. Je n’aime pas que ma flèche dévie et que je doive les achever à coup de pierre. Mon dieu que je détestais cela. J’en avais eu un, c’était plus que suffisant. Je le ramassais et le déposais dans ma besace. Encore une proie et ce sera bon pour aujourd’hui. Avec un peu de chance, je trouverais la trace d’un lapin. Je ne pouvais pas me permettre de proies plus grosses, je ne pourrais pas les dissimuler dans ma gibecière ou sous mon manteau.

J’allais reprendre ma traque quand la drache me tomba dessus par surprise. J’étais tellement absorber par ce faisan que je n’avais même pas fait attention aux nuages qui avaient recouvert le sol. Je me mis à courir à la recherche d’un abri et c’est là que je vis une grotte. Elle serait parfaite pour m’abriter de la pluie. Je frissonnais, j’étais trempé jusqu’aux os. J’enlevais ma veste que je déposais sur un rocher pour la faire sécher, puis je déposais mon faisan derrière celle-ci. Une envie pressante se faisait ressentir. Je regardais à gauche et à droite avant de trouver un endroit un peu reculé, un endroit idéal pour aller faire ma petite commission. J’allais faire ce que j’avais à faire avant de revenir presqu’en sifflotant avant de m’arrêter net, faisant rouler une pierre et par reflexe, je me cachais dans la pénombre, me dissimulant. Une jeune femme était entrain d’engloutir la récolte de ma chasse, mais m’entendant, elle se cachait tout comme moi. Que faisait-elle ici et pourquoi se cachait-elle à moins d’avoir quelque chose à se reprocher. Elle devait avoir franchement faim pour s’être jeté sur mon gibier ainsi. J’attendais qu’elle sorte de sa cachette pour s’excuser ou pour fuir, mais rien. On dû rester de longues minutes ainsi à ne pas bouger avant que je ne décide de sortir le premier et de me diriger vers le centre de la grotte, tournant en rond, cherchant des brindilles et des feuilles sèches. Une fois que j’estimais en avoir assez ramassé, j’en fis un tas et sortis une boite d’allumette de ma veste. J’en craquais une pour allumer un feu. J’avais fait cela dans le moindre silence, ignorant presque la jeune fille. Enfin, c’était l’impression que je donnais, car en réalité, je ne l’avais pas quitté du coin de l’œil, une seule seconde. On ne savait jamais si elle avait décidé de m’attaquer dans un acte suicidaire. Le feu allumé, je regardais dans sa direction. « Viens là avec mon faisan ! Cru, c’est indigeste. Je vais te cuire cela, tu verras, c’est bien meilleur. » A quoi bon lui en vouloir de me l’avoir volé ? Dans ce monde, on essaye tous de survivre à notre manière. Et ce n’était surement pas moi qui lui en tiendrais rigueur.


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MessageSujet: Re: words in my head, knives in my heart (adora)   Dim 5 Oct - 15:51

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Je pouvais presque sentir la sueur couler dans ma nuque, collée à cette paroie rocheuse. Mon coeur se cognait douleureusement à ma cage thoracique. Puis enfin, l'inconnu se pointe. Ses traits ne me sont pas inconnus, et je reconnais le frère de la seule fille qu'on pourrait qualifier "d'amie". Je creuse dans ma mémoire, il s'appelle Adam. Adam Blake. Je me détends quelque peu, à peu près persuadée qu'il ne me fera aucun mal. Je ne lui ai jamais parlé, je ne l'ai jamais que regardé que loin, comme bien des filles. Après tout, quelque part, je reste une adolescente
comme une autre, et la pénombre ne lui enlève rien au charme que je lui ai toujours trouvé. Bien sûr, ça s'arrête là. Comme dirait ma tutrice à l'orphelinat, je ne suis qu'une coquille vide. Je ne ressens pas. Je n'ai pas de sentiments. C'est ce qu'elle dit en tout cas. Je sais que c'est faux, mais le résultat revient au même : je ne suis jamais tombée amoureuse, et je ne le serai jamais. De toute façon, ce serait égoïste : vu la façon dont je vis, je serais bien chanceuse d'atteindre les vingt ans. Pourquoi faire souffrir quelqu'un du coup ? Non, ce serait stupide. Et complètement futile.

Finalement, il sort de l'ombre. Mon coeur rate un batement, et j'essaie de reculer un peu plus. Idiot, étant donné que j'étais déjà coincée. Mais à ma plus grande surprise, il ne se dirige pas vers moi. En vérité il m'ignore totalement. Je l'observe, intriguée, tente de comprendre son petit manège alors que je suis toujours à moitié cachée. Mes jambes commencent à me faire souffrir, mais il est hors de question que je m'assoie. En cas de danger, je perdrais un temps précieux pour m'enfuir. Alors je me contente de rester debout, taisant ma faim, taisant le froid, taisant toutes les faiblesses qui pourrait me faire tomber, taisant mon corps qui aurait vite fait de me trahir. "Tout est dans la tête", ouais, c'est ça, et Snow est un bisounours aussi tant qu'on y est.

Il fait semblant de m'ignorer : à chaque instant, je me sens épié, et je hais ça quand bien même il n'y ait rien de plus logique. Je pourrais être une folle furieuse prête à lui arracher la gorge. Qui sait, je le suis probablement. Néanmoins, au fil des minutes je finis par me détendre, et reprendre une respiration plus ou moins normale. La tension a endolori mes muscles, à moins que je ne commence à sentir les courbatures. Je me saisis légèrement lorsqu'Adam se tourne vers moi « Viens là avec mon faisan ! Cru, c’est indigeste. Je vais te cuire cela, tu verras, c’est bien meilleur. » Je reste un instant à l'observer, le visage à moitié éclairé par les flammes de son feu de fortune. Puis je pose mon regard sur la viande, et sur le morceau que je garde encore entre les doigts. Je finis par me décider, et à la force de mes petits bras, lui amène la viande sans un mot, avant de partir de l'autre côté du feu. À croire que je suis pire qu'un animal des fois. Je reste à, à le regarder faire, tout en me demandant pourquoi tant de gentillesse à mon égard. Puis finalement, ma bouche finit par s'entrouvrir pour prononcer quelques mots « Tu t'appelles Adams Blake, ta soeur était dans ma classe. » Et elle était dans ma classe. Et elle a disparu du jour au lendemain. Bref, peut-être pas un excellent sujet de conversation, mais je n'ai jamais prétendu être douée à ce genre de chose. C'est même tout le contraire. Je finis par rapprocher mes jambes de ma poitrine, et dépose mon menton sur mes genoux « Si c'est de la pitié » dis-je en désignant son faisan du regard « je n'en veux pas. ». Bizarrement, le fait de savoir que sa soeur a disparu fait de lui quelqu'un que je n'ai pas envie de manipuler. À chaque qu'il me reste un semblant de compassion, enfoui au plus profond de mon être.


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