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 where are u now ? there's nothing left ...

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MessageSujet: where are u now ? there's nothing left ...    Mer 3 Sep - 1:10

There's nothing left
only empty chairs and my broken heart



Vide. La maison était complètement vide, et ce depuis déjà onze années. Mes doigts parcourent furtivement la surface du mur, tandis que mon être s'imprègne du lieu. Je pouvais les revoir, entendre le son de leur voix, de leurs rires. Là, à côté du feu, se tenait autrefois le fauteuil de mon père. Tous les soirs, en rentrant de la carrière, il s'y installer pour fumer. Pendant ce temps, ma mère se tenait un peu plus loin, dans la cuisine, afin de nous préparer à manger. C'était un temps où je ne connaissais pas la faim. Nous avions de la viande quasi tous les jours. J'avais entendu parler, à la télévision, de districts qui n'avaient pas ce luxe. Mes parents m'avaient toujours dit d'être heureuse de ce que le capitole m'offrait. Oh, je l'étais. la vie n'aurait pas pu être plus belle. J'avais tout ce dont une petite fille pouvait rêver. And it all went wrong. Je la revoyais encore, la jolie pièce montée qu'ils avaient commandée au boulanger. Ils avaient sans doute dû épargner pour l'acheter, car l'air de rien, c'est le genre de luxe qu'on ne peut pas s'offrir tous les jours. J'entends encore leur chant résonner dans mes oreilles.

J'ignore pourquoi je suis venue aujourd'hui, pourquoi aujourd'hui, pourquoi en plein pendant les jeux. Je venais chaque année, c'est vrai. Emmitouflée dans une veste, le dix-sept février. J'apportais alors un petit quelque chose, le plus souvent une fleur que j'avais demandé à l'une des femmes pour lesquelles je travaillais. Mes préférées étaient les roses rouges. Écarlates en hiver. Comme du sang sur la neige. Pourtant, aujourd'hui j'avais éprouvé le besoin de venir me recueillir dans cette maison remplie de mes souvenirs. Je n'avais jamais compris pourquoi d'autres n'ont pas emménagé après le tragique événement, pourquoi ces murs n'ont jamais accueilli d'autres familles. Mais j'en suis heureuse. Qu'ils attendent que je sois morte s'ils souhaitent y loger d'autres personnes. Ce ne devrait pas tarder de toute façon, je me donne un an ou deux, maximum. Je survis depuis trop longtemps, je suis lasse. Toute ma vie m'a été dérobée le jour de mes cinq ans. Quelle sorte de monstres sont-ils donc pour faire cela à une petite fille ? Arrêter ses parents sous ses yeux, frapper son père si fort qu'il en cracha du sang sur la jolie pièce montée. Les hurlements de ma mère restent gravés dans ma mémoire. Je la revois, entourée de deux pacificateurs, les suppliant, criant mon nom pendant qu'un homme me ceinturait. J'aurais tant aimé suivre mes parents, peu importe leur destination.

Mon dos vient se heurter à la paroi de l'un des murs. J'ai la gorge nouée, les dents et les poings serrés. Peu à peu, je me laisse glisser jusqu'à rencontrer le sol sous mes fesses. Devant moi, je fixe la cheminée. Je ne sais pas pourquoi, mais je lutte contre l'envie de pleurer qui m'assaille. Ce jour-là je me suis jurée d'être forte en attendant que mes parents reviennent me chercher. Ils ne reviendront pas, alors j'attendrai de les rejoindre avant d'être faible. Je ramène mes jambes contre ma poitrine, me recroquevillant sur moi-même. Pourquoi a-t-il fallu que tout cela m'arrive ? Mes parents étaient innocents, j'en ai toujours été persuadée. Des rebelles ? Ma mère n'osait même pas tuer une mouche, qu'aurait-elle fait dans une rébellion ? Et mon père, lui qui me répétait si souvent que le capitole était bon et généreux avec nous ... pourquoi me dire cela s'il n'y croyait pas lui-même ? Cela n'avait aucun sens pour l'enfant que j'étais. Cela n'en a pas plus aujourd'hui.

Un bruit me surprend sur ma droite, et je suis prête à détaler. Ce n'est qu'un chat errant qui me regarde d'un air blasé, puis qui disparaît dans une chambre. La curiosité me pousse à le suivre, discrètement, en essayant de ne pas l'effrayer. Quand j'arrive sur le pas de la porte, je suis frappée de plein fouet par ce que je vois. Il n'y reste rien si ce n'est le lit, nu de couvertures. Le matelas était creusé en son centre, surement un ancien terrier. Les animaux ont cette capacité de reprendre le dessus même après que l'homme soit passé. Pourrions-nous faire de même si on perdait tous nos repères ? Certains peut-être, mais pas tous. L'homme était trop confiant, trop sûr de lui, il ne se remettait jamais en question. Pourtant, ce n'était pas là la question. Confortablement niqué dans le trou du matelas, quatre petites boules de poils miaulaient faiblement en voyant leur mère approcher. Ils étaient là, si doux, si fragiles, si innocents. Ils ne pouvaient pas se douter de ce que cette maison avait abrité avant eux. S'en soucieraient-ils ? J'aime à penser que oui. J'ai besoin que les gens se soucient de mes parents, de leur sort injuste. Mais les gens les ont oublié, ou bien s'en souviennent comme des traîtres. Il ne fait pas bon d'être rebelle, surtout pas au deux.

Je reste là un instant, à observer les chatons réclamer de l'attention. Une première larme coule le long de ma joue, puis une seconde. Cela faisait onze ans que cette maison n'avait plus connu de scène de vie. Ou plutôt, que je n'y avais plus assisté. Cet endroit était mon sanctuaire, aussi vide et torturé que je pouvais l'être à l'intérieur. Pourtant ... pourtant ces murs accueillaient encore la vie. Pourquoi ces blocs de granit se voyaient-ils accordé une deuxième chance et pas moi ? Pourquoi me sentais-je aussi morte que l'on puisse l'être ? Pourquoi chaque battement de mon cœur me rappelait-il l'affreuse vérité ? Au fond, je n'étais qu'une orpheline, blessée, mutilée. Une bête sauvage qui fuyait, qui courait se cacher dans les tréfonds de son être. Je refoulais ce que j'étais, qui j'étais, mes peines et mes souffrance au plus profond de moi en espérant qu'elles disparaissent. Mais elles étaient toujours là, elles surgissaient de temps à autre. Comme maintenant. C'en est trop, je n'arrive pas à supporter cette image d'insouciance. Mes jambes menacent de se dérober sous mon corps, alors je me mets à courir. Je grimpe l'escalier, quatre à quatre, franchis une porte, grimpe un autre escalier, et me laisse tomber sur le sol. Je pleure à chaudes larmes à présent, mon corps secoué par de violents sanglots. Je sens un feu me ravager de l'intérieur, et se propager dans tout mon corps. Je serre mes poings si fort que je sens mes ongles s'enfoncer dans ma peau. Est-ce de la colère ou de la tristesse ? à ce stade, je ne fait plus de différence. « Maman » appelé-je. « Maman » dis-je plus fort. « Maman » finis-je par hurler, libérant l'air de mes poumons. Mais personne ne vint. Ma mère ne franchit pas la porte. Ses bras ne m'encerclèrent pas. Ses cheveux bruns ne vinrent pas chatouiller ma nuque. Je l'appelai encore et encore, ma voix étouffée par mes sanglots tandis que me recroquevillai en position fœtale. Pourquoi est-ce impossible pour moi de faire mon deuil ? Pourquoi d'autres y arrivent et pas moi ? Wait for me.

Les minutes passent lentement, et je peine à reprendre mon souffle. J'ai l'impression d'étouffer, je ne suis sans doute pas loin de la vérité. Mais je sais que je vais me reprendre. Je me reprends toujours. Parce que je n'ai pas dit mon dernier mot. Je ne veux pas mourir, par comme ça. Je veux une mort spectaculaire. Je veux que les gens entendent mon histoire, et qu'ils me voient l'emporter avec moi. C'était pour ça que les Hunger Games étaient aussi important pour moi. Et si je vivais ? c'était possible après tout. Je ne sais pas. Vivre n'a jamais été une option. En pensant cela, je me rends compte qu'il est stupide de souffrir. Car j'avais seize ans, et que de toute façon, mes tourments pendraient fin dans peu de temps. Qu'est-ce qu'une ou deux années, en comparaison des onze que j'ai déjà passé ? Une bagatelle. Je ferme les yeux, et je compte jusqu'à dix. Doucement. Lentement. Quand je les rouvre, je sens les larmes sécher sur mes joues. Je reste un instant comme ça, prenant conscience du fait que je suis dans le grenier, et qu'au dessus de moi, les rayons du soleil me bercent. Je reste un moment comme ça, immobile. Je ne pense pas. À rien. J'ai peur que sinon, je sombrerais à nouveau.

Je ne sais pas depuis combien de temps je suis là, mais tandis que je cligne les yeux, un détail attire mon attention. Là, dans un coin à l'abris des rayons, une planche semble se détacher des autres. Je ne l'avais jamais remarquée, pour la simple et bonne raison que je n'avais pas le droit de monter dans le grenier, mes parents me l'interdisaient formellement. Je n'avais jamais protesté. Je fronce légèrement les sourcils, et me redresse, observant ce bout de bois qui m'interpelle. Lentement, je me remets sur mes pieds, même si j'ai la désagréable impression d'être restée trop longtemps quand une position douloureuse pour mes genoux. Néanmoins, je m'approche de la planche et m'accroupit. Je remarque un vide sous elle. Pourtant, ce n'est pas sous la chambre d'en-dessous que je tombe en la bougeant, mais sur une petite boite métallique.


Dernière édition par Enora O. Whitson le Jeu 11 Sep - 23:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: where are u now ? there's nothing left ...    Dim 7 Sep - 21:29

There's nothing left
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Secret. C'est le premier mot qui me vient à l'esprit là tout de suite. C'est stupide pourtant, jamais mes parents n'ont eu de secrets pour moi. Non, jamais. Je ne veux pas envisager une autre possibilité. Ils m'aimaient, ils me faisaient confiance, pourquoi m'auraient-ils caché des choses ? Au fond, une petite voix me souffle la réponse "tu avais cinq ans". Cela signifie que peu importe ce que contient cette boite, cela représente un potentiel danger. Ce qui me pousse à hésiter. Je suis partagée entre l'envie de voir ce qu'elle renferme, ou bien m'enfuir et ne jamais revenir. Quelque part en moi, j'entends la voix de ma mère. Ce qu'elle dit ? Je ne sais pas. Je ne comprends pas. Elle est trop lointaine, comme enfouie au plus profond de mon être. Je suis seule à prendre une décision. Seule, oui. Plus que je ne l'ai jamais été. Alors je reste, là, indécise, à observer le petit coffret métallique. Du bout des doigts, je parcoure les dessins forgés, me perdant dans leur contemplation.

Je passe un moment perdue dans mes pensées, à peser le pour et le contre de mes actions. Ce qui m'empêche de reposer cette boite et de faire demi-tour ? C'est tout ce qu'il me reste de mes parents. Les pacificateurs m'ont tout ôté, mais ils ont laissé derrière eux cet ultime témoignage de notre passage. Nous avons vécu ici, nous avons ris à en pleurer, nous avons été heureux. Ils peuvent bien tout détruire, ils ne changeront jamais le passé. Si seulement j'avais pu penser de la sorte plus tôt, serais-je malgré tout devenu cette fille froide et un peu sauvage que les gens voient en moi ? Je l'ignore, et je préfère éluder la question. À quoi ? Tout ce qu'elle risque de faire, c'est d'immiscer le doute dans mes pensées. Je n'ai pas le droit au doute, je ne me le suis jamais accordée. J’agissais parfois comme une machine. Les machines ne sont pas victimes de leurs propres émotions. Je ne voulais plus être blessée, plus jamais. Pourtant, je n’y tiens plus. Je fais sauter le clapet qui tient le coffret fermé, et mets à jour son contenu. Il contient sorte de papiers, certains jaunis par le temps. En premier lieu, je découvre quelques factures sans importance, qui date du mariage de mes parents, cinq ans avant ma naissance. Pourquoi les avoir gardées ? Probablement pour faire diversion. Pour cacher ce que contient réellement cette petite boite. Je tombe alors sur une première lettre. Trois ans avant ma naissance. Elle parle de rebelles, d’infiltration, du centre des pacificateurs, du président, de district 13. Ces mots qui s’agencent les uns à côté des autres n’ont aucun sens. Pourquoi en auraient-ils ? Mes parents étaient des citoyens lambda, et pas des rebelles. Il est impossible que je croie de pareilles balivernes. Ils ont été arrêté à tort par les pacificateurs, et exécutés pour rébellion. Mais jamais ils n’auraient fait une chose pareille. Je déglutis difficilement, sentant à nouveau les larmes me monter aux yeux. … l’étaient-ils ?
Je repose le coffret métallique sur le sol, ramenant mes jambes contre ma poitrine. J’ai l’impression de manquer d’air, sans doute parce que je respire peu. Quand j’étais enfant, et que j’étais contrariée, j’arrêtais de respirer. Cela inquiétait mes parents. Ce n’était pas un caprice, c’était comme un oubli de ma part. Comme si mon corps pensait tout à coup qu’il pouvait survivre sans oxygène. Mes parents ne manquaient jamais de me réprimander. Mes parents. J’en prends une bouffée d’air, rejetant en arrière, observant le plafond dépravé. Mes parents. M’ont-ils jamais préparé à une telle découverte ? J’entends encore mon père fait l’éloge du président Snow « C’est grâce à lui que nous avons à manger, et que nous vivons en paix ». Pourquoi aurait-il dit cela s’il n’en pensait pas un mot ? Il devait y avoir une erreur, forcément. Prenant mon courage à deux mains, j’attrape la seconde lettre. Elle traite à peu près de la même chose. Cela a de moins en moins de sens. Comme si mon cerveau avait décidé de complètement se fermer à la moindre information. Je ne vois que des mots qui se succèdent, des agencements de lettres sans la moindre signification. Et ainsi de suite. Le fait de ne posséder que la moitié de la correspondante ne m’aide pas. De toute façon, mon être tout entier refuse d’y croire. Mes parents, des rebelles ? Ma mère, si douce et si gentille, engagée ? Non. Mon esprit se borne à cette réponse : Non.

Je lis toutes les lettres, machinalement, les unes après les autres, mais n’en retiens rien. Seuls quelques mots se détachent les uns des autres, sans me donner de réelles indications. J’ai la gorge nouée quand j’attrape la dernière lettre. Je me saisis en constatant qu’il s’agit de l’écriture de ma mère et pas celle d’un tiers. Elle date de quelques jours avant mon cinquième anniversaire. Je prends une profonde inspiration avant de commencer à la lire. Elle m’est adressée. « À notre petite princesse ». Petite Princesse. C’était comme cela qu’ils m’appelaient. Je réprime un sanglot en poursuivant ma lecture. Ces mots-là, je les comprends. Je peux presque entendre ma mère me les lire au creux de mon oreille. Elle décrit nos moments de bonheur, évoque des souvenirs que j’avais oubliés. La fois où j’étais rentrée couverte de terre parce que j’avais couru après le chien du boucher notamment (malgré mes chutes, j’avais d’ailleurs fini par l’attraper). Je ris entre deux crises de larmes. Elle ne parle pas de rébellion, pas non plus de ce mystérieux district 13 évoqué à quelques reprises. Elle ne parle même pas du capitole ou de Snow.



    Ma chérie, ton père et moi avons confiance en toi. Nous savons que lorsque viendra le temps de faire tes propres choix, quand nous ne saurons plus là, tu sauras écouter ton cœur. Ne laisse jamais personne te dicter sa façon de penser. Nous t’aimons tendrement.



Faire mes propres choix ? Depuis quand, à Panem, avions-nous ce droit ? Je me laisse tomber en arrière, mon dos rencontrant le sol du grenier. Je ferme les yeux quelques instant, ils me brûlent d’avoir trop pleuré. Soudain, un bruit me fait sursauter. C’est le chat de tout à l’heure. Je la suis du regard tandis qu’elle s’approche de moi, avec méfiance. Sans y réfléchir, je tends ma main vers elle, et elle vient s’y frotter avant de se mettre à ronronner. Je reviens sur terre, et me redresse. Un peu trop vivement sans doute, car l’animal s’enfuit. Je jette un regard à la boite un métal, et au trou dans le plancher. Je ne peux pas laisser ça là. Mes parents sont peut-être morts, mais il figure sur ces papiers d’autres noms, des personnes qu’ils auraient sans doute tenu à protéger. Pire, des noms que le capitole aimerait posséder. J’entasse les lettres en vrac dans la boite métallique, ne gardant que celle de ma mère en dehors. Je plie cette dernière, et la glisse dans l’armature de mon soutien-gorge. Hors de question que je la laisse derrière moi. Je descends les escaliers quatre à quatre, quand bien même rien ne presse. Une fois arrivée à la porte d’entrée, je m’assure que personne ne regarde, avant de prendre une direction au hasard. Je débouche dans un cul de sac, à l’abri des regards. Il n’y a pas de végétation à proximité, tant mieux. Je m’accroupis et ouvre le coffret métallique, exposant son contenu, avant d’attraper un briquet que je garde constamment sur moi. Sans réfléchir plus d’une seconde, je mets le feu au papier, avant de m’enfuir en courant. Personne ne saura jamais ce qui se trouvait sur ces papiers. Et personne ne saura jamais qu’ils étaient dans ce qui restera à jamais ma maison.
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