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 [Hasard] He who fears death dies every time he thinks of it - Catalina & Zoé (J6)

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MessageSujet: [Hasard] He who fears death dies every time he thinks of it - Catalina & Zoé (J6)   Lun 19 Sep - 20:03

Jour six dans l'arène. A présent, je ne considérais pas cela comme une chance, plutôt comme malédiction. Allez, qu'ils viennent, qu'ils me tuent, qu'on en finisse. J'étais lasse de devoir rester vigilante à chaque seconde, fatiguée de ne pouvoir compter que sur moi-même, épuisée de me battre contre l'infection dans mon bras et la brume dans mon esprit. J'en avais marre. Mes réserves de nourriture étaient presque épuisées; il ne me restait plus qu'un pauvre paquet de biscuits complètement ramolis. Je n'avais pas la force de chasser, ou de chercher de la nourriture. Le soir précédent, lorsque mon corps avait refusé d'avancer, je m'étais écroulée contre une haie et je m'étais aussitôt endormie, sans me soucier d'être trouvée par des tributs aux mauvaises intentions. J'avais dormi du sommeil profond mais agité de la maladie, je faisais des rêves trop colorés, trop étranges. Le matin, je n'avais pas eu la force de me lever. J'étais tellement bien...J'avais oublié où je me trouvais, j'avais oublié qui j'étais, je ne voulais plus que dormir...m'enfoncer dans cette délicieuse inconscience, cette déliverance que le sommeil m'apportait. Pourtant, quelques heures plus tard, un soleil impitoyable m'obligea à me remettre sur pieds. Je me mis à marcher, sans autre but que de bouger, d'avancer pour avoir l'impression de vivre. J'étais un fantôme, j'en avais conscience, mais cela ne m'inquiétait pas. Plus rien ne m'atteignait: ni ma faim, ni ma soif, ni mon mal de tête. La seule chose qui ne changeait pas, c'était la douleur dans mon bras. J'avais l'impression qu'on le dévorait de l'intérieur; cela faisait tellement mal que par moments je pleurais. Je n'avais pas honte de mes larmes; qu'ils les voient donc, ces spectateurs avides de tragédie, qu'ils se sentent coupables ! Ma haine, ma peur, ma tristesse, ma panique...tout s'estompait, s'enfonçait dans le brouillard cotonneux qui m'entourait. Etais-je déjà morte ? Par moments, je le pensais. La journée précédente avait été un supplice; je n'avais rencontré personne et j'avais erré sans fin sous le ciel trop clair. La solitude me pesait, elle me rendait folle. Voir un humain, lui parler...même si c'était un ennemi...Cela me ferait sortir de mes rêves éveillés. Depuis hier, j'avais baissé ma garde. J'avançais sans être vigilante, sans me presser, calmement. Je n'étais même pas sûre d'avoir la force de manier ma lance. Tant pis, je n'avais pas peur. J'étais immortelle parce que j'avais regardé la mort dans les yeux et que j'avais accepté le pouvoir qu'elle avait sur moi, parce que j'avais compris qu'elle veillait sur moi et qu'elle mettrait fin à mes souffrances et ma vie misérable une fois le moment venu. A vrai dire, ce moment, je l'attendais. Patiemment. La mort n'aime pas qu'on la presse, elle choisit elle-même son heure. C'était devenue mon amie. Tuer ne m'effrayait plus comme avant, je pourrais le faire sans hésitation. A quoi bon retarder la fin des autres, à quoi bon les laisser en vie pour qu'ils souffrent ? Que signifiait la vie humaine ? En moins d'une semaine, mon opinion à ce sujet avait radicalement changée. Je n'adhérais toujours pas aux pratiques cruelles des carrières, mais je comprenais que tuer était parfois nécessaire. Pour rester en vie. Cela me frustrait: je voulais mourir, mais mon corps voulait vivre. Il n'abandonnait pas, me poussait à avancer, à réagir. Il me liait à la vie d'une façon que je détestais. La douleur dans mon bras me rappelait que j'étais toujours là, que Zoé Williams n'était pas morte. Un cycle infini de questions me traversait l'esprit. Si on m'attaquait, que ferais-je ? Sans doute réagirais-je instinctivement, en me protégeant puis en contre-attaquant. J'essayai de me mettre à la place des autres tributs, d'imaginer que c'était mal de vouloir tuer ceux qui croisereaient mon chemin, mais je n'y arrivai plus. Mon empathie était morte en emportant ma pitié avec elle. Je vivais hors de la réalité. Au moins, les hallucinations avaient cessées. Je ne voyais plus les tributs que j'avais tués qui tendaient leurs mains suppliantes vers moi, je ne voyais plus la table bien garnie à la maison, et maman qui me disait de venir manger, je ne voyais plus ces fourmis, des centaines d'insectes, qui me grimpaient dessus et rentraient par mon bras, je ne sentais plus l'odeur de gâteaux, je n'entendais plus de rires moqueurs ou de pleurs déchirants. C'était bon signe, contrairement à mon apathie, songeai-je distraitement, puis je ne pensai plus à rien. Soudain, un bruit me fit tendre l'oreille. Quelqu'un arrivait, quelqu'un qui était sans doute pressé. Je serrai plus fort ma lance et fis de gros efforts pour me concentrer. J'allais sans doute devoir me battre. Je me postai au bord du chemin, presque contre la haie, et attendis patiemment. Malgré moi, mon coeur se mit à battre plus vite et l'adrénaline afflua dans mon corps, me sortant quelque peu de ma léthargie. Je n'allais pas fuir, non, plus maintenant. J'allais voir ce que mon sort m'apportait.


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MessageSujet: Re: [Hasard] He who fears death dies every time he thinks of it - Catalina & Zoé (J6)   Lun 19 Sep - 21:37

He who fears death dies every time he thinks of it
« L. Catalina Meery & Zoé A. Williams »




Je n'avais pas arrêté de courir depuis plus d'une heure. D'abord d'un rythme soutenu, lorsqu'au réveil Finley et moi avions été séparé par des mutations génétiques. Courir pour fuir, pour sauver sa vie. J'avais essayé de voir vers où il allait, j'avais même hurlé son prénom durant ma fuite à plusieurs reprises, mais l'instinct de survie m'avait sauvé. J'avais réussis à semer les choses qui s'étaient lancées à ma poursuite. Je tremblait de peur à l'idée que Finley ai perdu la vie, dès que je m'arrêtais pour me reposer, dès que je fermais mes paupières je voyait ces monstres lui déchirer la gorge. Et les battements de mon cœur s'intensifiaient, je sentais les larmes me monter aux yeux. Je n'avais pas entendu de coup de canon mais je pouvais l'avoir manqué durant ma fuite. Fuite qui avait réussit à me perdre. J'avais essayé de retrouver le chemin de notre campement de fortune, mais cela faisait maintenant plus d'une demie journée que Finley et moi avions été séparés. Et je mourrai de trouille.

Jour six. Jamais je n'aurais imaginé survivre jusqu'au sixième jour dans l'arène. Nous n'étions plus qu'une petite dizaine si mes comptes étaient bons. Mais des carrières il en restait. Et des mec et des filles sans scrupules d'autre districts aussi. Finley pouvait gagner, c'était ce que je me disais. Il était fort, et grâce au petit parachute argenté envoyé par son mentor, son bras récupérait bien. Je ne devais pas m'inquiéter pour lui, voilà a quoi je devais penser. Je devais me concentrer sur ma survie, moi qui n'avait pas le sac à dos. J'avais trouvé une source d'eau, mais sans rien pour emporter, et toujours la peur de me faire rattraper par les bêtes, je m'étais rapidement désaltérée avant de repartir. J'étais morte de faim. J'avais l'impression qu'il n'y avait plus aucune zone de mon corps qui contenait encore de la vigueur. Mon dernier repas consistait en un reste de lapin hier midi, avec quelques baies. Ma seule possession, c'était le couteau que j'avais attaché à ma ceinture. Un couteau de lancé qui avait déjà tué et blessé. Sans Finley il étaient le seul à m'apporter de la sécurité. C'est ce à quoi j'étais en train de penser lorsque je sentis une main me pousser en avant et se poser sur ma ceinture pour attraper MON couteau. Celui qui avait tué le type du 11, arraché un doigts à sa garce de co tribut. La seule chose qui me permettait encore d'espérer survivre un jour de plus. Le voleur, que j'identifiais rapidement en me relevant comme une voleuse se mit à courir vers la droite. Elle n'avait pas le droit ! Cette salope n'avait pas le droit de m'ôter mon dernier bien de valeurs, on m'avait pris l'espoir depuis longtemps, grâce à leurs mutations les juges m'avait pris la présence de Finley, je ne laisserait pas ça arriver. Je me relevai sans hésitation avant de me lancer à la poursuite de cette fille dont j'ignorais tout, du district jusqu'au prénom.

Depuis le début des jeux mes muscles s'étaient raffermis, mes cuisses tenaient de plus longues distances, mes mollets ne me lâchaient plus à la moindre occasion. Et j'avais toujours été une excellente sprinteuse. Je fus sur elle en quelques seconde. Là où j'étais rien ne bouchait ma vue, la trajectoire était simple, je n'avais eu aucun mal à la suivre. Je lui sautais dessus, la faisant tomber à terre. « Je t'interdis de toucher à ça sale garce ! » Elle roula sur le côté, avant de brandir son couteau vers moi. Je ne dus qu'à mes réflexes de n'être que simplement éraflée par le couteau. Une belle grifure sur mon bras nu, mais franchement c'était rien par rapport à ce à quoi j'avais échappé. Elle se releva avant de se remettre à courir. Je fis de même, et la rejoignant – elle était beaucoup moins rapide que moi – je l'attrapai avant de la jeter violemment contre l'arbre qui se trouvait à ma gauche, m'écrasant de toute mon poids sur elle.

Un cri m'échappa. Je sentis une douleur au niveau de mon abdomen. Mon tee shirt était troué et ma peau entamée. En une forme circulaire. Pas profond, mais douloureux. Je ne comprenait rien. Jusqu'à que je relève les yeux vers la fille. Elle me faisait face. Dos à l'arbre. Mais au milieu de son ventre ressortait une branche d'une dizaine de centimètre de diamètre. Elle hurlait. C'était affreux. Je venais d'empaler cette fille contre une branche de l'arbre. Je ne voulais pas la tuer, mais je ne lui voulais pas du bien lorsque je l'avais jeté contre cet arbre. Je venais de la tuer de sang froid. Elle hurlai, hurlai à n'en plus finir. Et je voulais que ça s'arrête. Je ramassai le couteau qui avait glissé de sa main avant de le lui enfoncer dans le coeur. Un coup de canon retentit. Je l'avais faite taire à jamais. Je retirai le couteau, avant de regarder mes main. Elles étaient couvertes de sang. Du sien. Mon cœur s'accéléra et je me mis à courir. Cette fois ci pour fuir le corps de cette pauvre fille... Mais qu'est ce que j'avais fait ? Je courrai une dizaine de minutes, sans m'arrêter, mon couteau serré contre moi, le souffle court. Finalement, c'est en surgissant nez à nez avec une autre tirbut que je m'arrêtai net.

La fille qui me faisait face était une carrière je le savais. Est-ce que ma fin avait sonné pour de bon ? Etait-ce un moyen pour me punir du meurtre de la brune ? Je la regardai, une lueur farouche dans les yeux. Sans même penser à l'effet que je devais faire, les mains couvertes de sang. Si elle voulait me tuer, elle n'y arriverait pas aussi facilement.
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MessageSujet: Re: [Hasard] He who fears death dies every time he thinks of it - Catalina & Zoé (J6)   Lun 19 Sep - 21:37

Le membre 'L. Catalina Meery' a effectué l'action suivante : ~ lancer de dés

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MessageSujet: Re: [Hasard] He who fears death dies every time he thinks of it - Catalina & Zoé (J6)   Mer 21 Sep - 19:26

Qui étais-je ? Où étais-je ? Pourquoi me trouvais-je là ? Peu à peu, la compréhension de ce qui m'entourait m'échappait. Je tentai de préserver mon identité, de me souvenir de qui j'étais avant d'entrer dans l'arène. Je m'appelais Zoé Williams. J'avais 18 ans et je vivais dans le district 4. Mon frère s'appelait Maxime. Mon père était mort. Ma mère pêchait et nettoyait chez les riches, comme moi. Ma meilleure amie, c'était June. J'étais amoureuse de son frère Théo... Je tentai de me représenter ces personnes, mais leurs visages étaient flous dans ma mémoire. Je voulus me souvenir du goût du pain de mon district, de l'odeur de la mer, de la sensation agréable qui m'envahissait lorsque Théo était là, de la façon dont je riais et bavardais avec June, des moments précieux où je me laissais porter par les vagues, le regard rivé sur le ciel d'un bleu presque trop clair. Je me souvenais encore de tout ça, mais je n'arrivais plus à comprendre comment je me sentais à ce moment-là, je ne savais plus me représenter dans une vie normale, entourée de gens normaux. Etais-je heureuse, avant la moisson ? Sans doute, oui. Trop heureuse. Le bonheur m'avait été arraché impitoyablement, on l'avait remplacé par le malheur, la peur, la haine, la douleur et la tristesse. Je n'étais plus moi-même, j'avais perdu Zoé Williams. Elle s'était échappée peu à peu de moi...chaque jour un peu plus. Lorsque j'avais tué pour la première fois, lorsqu'un chien des Enfers m'entailla le bras, lorsque je mis fin à la vie du carrière Owen, lorsqu'un tribut fou, un certain Skyler, essaya de me torturer et de me tuer, lorsque j'attaquai mon alliée, Ever, parce que je croyais que c'était une ennemie...A présent, une partie de moi était morte, disparue, cette jeune fille gentille et douce, cette simple habitante du district 4. Le pire, c'était que j'étais la seule à le savoir, la seule à pleurer la Zoé d'avant. Je fredonnai une chanson funèbre mais m'arrêtai aussitôt lorsque je m'en rendis compte. Il n'y aurait pas d'enterrement décent pour la fille que j'avais été. Tout ce que je pouvais faire, c'était me souvenir d'elle et essayer de lui ressembler.

Au début, lorsque je me retrouvai seule, j'avais peur, je paniquais. Maintenant, plus rien n'avait d'importance. Je sommeillais en marchant, à peine consciente de ce qui m'entourait. J'étais dans l'arène des Hunger Games, mais je m'en fichais à présent. Mourir serait ma déliverance, ma récompense, mais j'étais patiente. Je pouvais attendre. Pour tuer le temps, je marchais, j'avançais calmement, un pied devant l'autre, sans ralentir ni accélerer. Aux croisements, je prenais la route la plus proche. Si je n'avais pas déjà été dans un état de léthargie, cela aurait été psychologiquement difficile pour moi de toujours avancer au milieu des haies, toujours les mêmes, et d'avoir l'impression de tourner en rond. Il regnait un silence de mort dans le labyrinthe, de temps en temps troublé par un cri ou un coup de canon. Cela ne me faisait déjà plus sursauter. Un tribut de moins, me disais-je, et je songeai aussi est-ce bientôt fini ?. Oui, je ne voulais plus que ça, que ces satanés Jeux finissent. Les spectateurs au Capitole devaient sans doute me trouver ennuyeuse, à me voir errer sans fin, sans la moindre émotion apparente, l'image même de la défaite et de la lassitude. Les premiers jours, je voulais être forte pour mes parents, pour tous ceux qui me regardaient...mais c'était trop difficile maintenant. La douleur dans mon bras me faisait perdre la tête, j'étais trop fatiguée, j'avais trop faim et soif pour réfléchir logiquement. Combien de tributs y avait-il encore ? Combien avaient réussi à garder la tête haute ? Aucun, j'osais le parier. On était tous dans le même bâteau.

Soudain, j'entendis un bruit qui me sortit de mes rêves éveillés. Quelqu'un arrivait en courant. Je brandis ma lance et me campai solidement sur mes deux jambes. Je tentai de chasser la brume de mon esprit, de me concentrer. Il fallait que je me batte. La fille qui surgit devant moi, je ne la connaissais pas. Cheveux bruns, regard farouche, mains couvertes de sang. Une battante, une tueuse. Pour moi, son nom ou son district ne faisaient aucune différence. Les tributs étaient tous les mêmes, leurs visages se rassemblaient et se mélangeaient dans mon esprit; c'étaient tous des adolescents destinés à mourir. On allait se battre jusqu'à la mort, pourquoi vouloir apprendre à mieux se connaître ? Sans gaspiller ma salive, j'attaquai. J'aurais pu blesser la fille, la tuer même, la transpercer avec ma lance, s'il n'y avait pas eu la haie. Une branche qui dépassait m'effleura le bras gauche, celui qui était blessé, et cela me dévia de ma trajectoire. Le souffle coupé par la douleur, je voulus attaquer une nouvelle fois. Ma lance était tombée, je ne la voyais plus, mais j'avais toujours mon couteau. Je le tirai de ma ceinture et essayai de blesser mon adversaire, mais cela ne marcha pas. Elle n'avait pas bougé et je l'avais bien visée, pourtant mon couteau ne rencontra que de l'air. Le monde dansait devant mes yeux, se pliait et se déformait, je voyais la fille en double. Qu'est-ce qui m'arrivait ? L'affolement me gagna. Je jetai un regard à mon bras et compris aussitôt ce qui s'était passé: la branche avait déchiré mon bandage et ma plaie s'était ouverte de nouveau. Je chancelai, je tremblais de tous les membres de mon corps, j'avais chaud et froid. Soudain, je ne voulais plus mourir, je voulais me battre jusqu'à la fin, pas me laisser abattre comme un lapin ! C'est fini. Dis-je, plus à moi-même qu'à la fille. Oui, tout serait terminé dans quelques instants. Je vivrais ou je mourrais, c'était aussi simple que ça.


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MessageSujet: Re: [Hasard] He who fears death dies every time he thinks of it - Catalina & Zoé (J6)   Mer 5 Oct - 14:59

la tribut face à laquelle je me trouvais ressemblait à la plupart des tributs, carrières exceptés. C'est pourquoi c'était d'ailleurs difficile de deviner qu'elles venait du 4. Elle était comme nous, elle avait l'air normale, frêle, une visage délicats, de long cheveux blonds dont on devinait qu'en temps normal ils devait être soyeux et beaux, elle n'avait rien à faire dans les jeux. Comme moi, comme Finley, comme Nathan, Reena, Kathleen, ou même cette garce du onze. Victimes de l'injustice du tirage au sorts. Je me demandai quelle allure je devais avoir. Mon visage avait été relativement épargné, et au bout du sixième jour j'étais pas réellement mal en point. Un bleu violacé devait s'étirer sur une vingtaine de centimètres dans mon dos, mon visage devait être marqué par la fin et la fatigue, et même si on devinait que mes cheveux encore mouillés et fraichement démêles avec mes doigt et tressés avaient connus de jours meilleurs j'avais plutôt fière allure. Pas comme la fille du onze, avec son doigt en moins et son visage qui n'avait plus rien d'humain, j'étais étonnée qu'elle ai survécu jusqu'au sixième jour, mais puisque je n'avais pas vu son visage dans le ciel, pas le bras de Finley, et pas comme la fille que j'avais en face de moi. Alors certes mes mains et mon tee shirt étaient tachés de sang, mais au moins cela montrait que j'étais prête à tout pour survivre à ces jeux non ? Surtout que même si mon tee shirt était déchiré et ma peau encore fraichement égratignée par la branche qui avait ôté la vie à la fille que je venais d'assassiner, on devinait facilement qui ce sang qui maculait mes mains et mon tee shirt n'était pas le mien. Pas en grand partie du moins. Que devaient penser mes parents ? Qu'avaient-il pensé en me voyant me lancer à la poursuite de la brune pour récupérer une arme ? En me voyant m'acharner sur elle, et la pousser violemment contre cet arbre ? Je ne pensais pas la tuer par ce geste à la base, mais tout le monde avait du comprendre que je ne lui voulait pas du bien. C'était un accident qui n'en était pas vraiment un. Elle venait de mourir. Parce qu'elle m'avait volé un couteau. C'était démesuré, mais tout dans les jeux était démesuré.

L'ironie c'est que maintenant que je me trouvais face à la carrière, je ne regrettais absolument plus d'avoir tué la fille brune. Parce qu'il était clair que la blonde du quatre n'hésiterait pas pour tenter de me tuer. Et le couteau que j'avais récupéré était ma seule chance de survie, de salut. Si j'avais laissé la brune s'échapper, la blonde m'aurait descendue comme un lapin avec sa lance. Lance qu'elle brandit d'ailleurs, avant d'esquisser un geste dans ma direction. Et je n'eus pas le temps de réagir. Seulement elle me manqua de plusieurs dizaine de centimètres. Je fronçai les sourcils. Elle aurait pu me tuer, ou au moins me blesser gravement. Elle n'arrivait pas à viser seulement trois mètres de moi ? Elle brandit ensuite son couteau et fouetta l'air encore une fois bien trop loin pour me blesser. Je ne bougeai pas. Elle semblait aussi surprise que moi, je la vis baisser les yeux vers son bras, et je découvrit une blessure qui n'avait vraiment pas bonne allure. Une blessure qu'une d'ouvrir à nouveau et d'exposer en déchirant son bandage. Du sang et je ne sais trop quoi en suintait. La fille tremblait, et ne marchait même plus droit. J'aurais pu l'achever si facilement... C'était presque ironique. Je n'avais qu'à lancer mon couteau, elle n'aurait rien le temps de voir arriver. Mais un je ne savais quoi me retenait immobile. Je l'observai farouchement, avant de la voir relever les yeux vers moi avant de les rebaisser. Elle semblait vraiment mal en point. Qui lui avait fait ça ? « C'est fini. » Je fronçai à nouveau les sourcils. A qui parlait-elle ? A moi, à elle même ? Etait-ce une menace, ou pensait-elle au contraire qu'elle allait périr aujourd'hui ? Maintenant.

Qu'aurait fait Allen a ma place ? Qu'auraient fait Finley, Kathleen, ou même la fille du onze ? Qui sait, peut être que cette fille essayait de me désarçonner, de me déstabiliser pour pouvoir me tuer dès que j'aurais baissé ma garde ? Je pensai à Finley, comment se sentirait-il si mon visage s'affichait dans le ciel ce soir ? Non, je lui devais de survivre. Je lui devais de tuer cette fille, ou d'essayer de le faire en tout cas. J'empoignai mon propre couteau d'un geste rapidement, avant de me jeter sur elle. Je ne réfléchissais même plus à ce que je faisais. La faisant basculer à terre, mon instinct de survie repris le dessus. Plus personne n'aurait pu reconnaitre en la fille qui venait se se jeter sommairement sur la blonde l'ancienne Catalina, adolescente effacée et réservée du district . Que pensaient mes professeurs, mes rares amis, Pepper, mes parents, Allen, les filles de ma classe ? Que j'étais devenue folle, probablement, et il n'étaient pas loin de la réalité. Je m'étais enfermée dans un monde où seul Finley importait. Les autres étaient des ennemies, et ils devaient tous mourir. Finley et moi devions survivre, le plus longtemps possible, et si le prix à payer était de me transformer en tueuse alors je l'acceptais. Je brandis mon couteau, avant de l'abaisser à l'endroit où son cœur se trouvait quelques minutes auparavant, et ou il n'étais plus, surement grâce à un dernier réflexe de survie de la blonde. Si quelque chose était clair à présent, c'est que j'avais prévu de la tuer.
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MessageSujet: Re: [Hasard] He who fears death dies every time he thinks of it - Catalina & Zoé (J6)   Dim 9 Oct - 18:58

Lorsque je mourrai, se souviendra-t-on de moi ? Qu'est-ce que mon nom évoquera ? La jeune blonde sympathique qui aide toujours les autres ? Ou la tueuse qui est devenue folle pendant les Jeux ? Ou encore la rebelle qui s'est battue jusqu'au bout ? Zoé Williams, un nom parmi les centaines de noms sur la liste de victimes des Hunger Games... Car j'allais mourir, j'en étais sûre à présent. J'étais incapable de tenir la promesse que j'avais faite à ma famille. Ces quelques jours dans l'arène m'avaient transformée, tant physiquement que psychologiquement. Mes vêtements étaient déchirés à de nombreux endroits en collants de sang, mon sang, celui de mes ennemis. Mes cheveux, dont j'étais si fière avant, étaient sales et emmêlés. Au début, j'avais essayé de les peigner avec mes doigts, mais j'avais fini par renoncer en pleurant. J'étais couverte d'écorchures, de bleus et de petites blessures, sans oublier mes deux joues meurtries. Mon cou portait encore les marques de mon affrontement avec Owen et mon bras...mon bras me faisait tellement peur que je n'osais plus le regarder. Le bandage sale qui couvrait la blessure ne pouvait pas empêcher le suintement de sang et d'une substance verdâtre à l'odeur horrible. J'avais renoncé à nettoyer la plaie. L'infection me rongeait, sappait mes forces et me faisait halluciner, mais la douleur me réconfortait. Je redoutais le moment où mon bras deviendrait insensible, signe qu'il était mort. J'avais l'air d'une créature des Enfers, mais je m'en fichais. Mon corps n'était plus qu'une charge inutile, une litanie de petites voix qui criaient de douleur et me suppliaient d'arrêter de marcher. J'attendais avec impatience le moment où je glisserai dans l'inconscience, pourtant je n'arrivais pas à me laisser aller à la tentation de m'asseoir...ou de m'allonger. Si je faisais ça, ce serait terminé. Je ne me relèverai jamais plus. Une partie de moi jubilait à cette idée. Cette Zoé-là n'aspirait plus qu'à la mort, à la fin de la souffrance. Mais elle n'était pas assez forte pour vaincre mon instinct, mon désir primitif de vivre. Pas encore.

A présent, je me trouvais devant une fille brune que je ne connaissais pas. Son district, son nom, tout m'échappait mais cela n'avait aucune importance. Ce serait ma victime ou je serai la sienne. Voilà tout. Peut-être méritait-elle de vivre. Peut-être pourrions-nous êtres amies, si nous n'étions pas en plein Hunger Games. Survivre était le seul mot qui comptait. Le reste, la gentillesse, la pitié, l'humanité : tout avait disparu. Les visages s'effaçaient pour devenir des simples cibles, les liens entre les tributs s'effritaient. Tuer m'avait fait horreur, la première fois. Maintenant, cela ne me faisait plus peur. C'était nécessaire. Sa vie ou la mienne... cette vie que je n'aimais plus, mais que je n'avais pas le courage de fuir. Je l'attaquai. Mon bras frôla une branche de la haie et la souffrance me fit perdre l'équilibre et la prise sur ma lance. Mon bandage improvisé se déchira, révélant la peau boursoufflée, déchiquetée, rouge et mauve, le sang presque noir et le pus jaune. J'avais largement manqué l'autre tribut. Elle fronça les sourcils, essayant de comprendre, puis son regard se posa sur mon bras et je vis l'horreur dans ses yeux. J'étais parcourue de frissons incontrôlables et mes jambes tremblaient. Ma vision se brouillait ; je voyais double et des petits points noirs dansaient devant mes yeux. La fille m'observait. Qu'attendait-elle pour m'achever ? J'étais déjà à moitié morte, de toute façon ! Pourquoi ne plantait-elle pas son couteau dans mon coeur, que je n'aie plus à ressentir cette douleur abominable ? « C'est fini. » Murmurai-je pour moi-même. Oui, c'était terminé. Je n'avais plus de cartes en main ; j'avais perdu. Maintenant, j'allais mourir. Elle allait me tuer. Il fallait qu'elle me tue.

Comme si elle avait perçu ma prière muette, la brunette se jeta sur moi. Je n'avais pas la force de rester debout et elle tomba sur moi. Son couteau s'abaissa tellement vite que je le vis à peine arriver. Il aurait dû me toucher en plein coeur. Pourtant, il atterit plus bas et dérapa sur mes côtes avant de se planter beaucoup plus bas que prévu. Mon corps, ce traître, avait bougé plus vite que la fille, s'était déplacé avec ses dernières forces pour éviter le coup de couteau fatal. Je n'avais pas mal... Je ne ressentais rien, absolument rien ! Pas la moindre douleur... Puis, je baissai le regard et je vis l'entaille profonde dont s'échappait une quantité hallucinante de sang. Un hurlement horrible, presque inhumain, s'échappa de mes lèvres. La douleur me frappa d'un coup, impitoyable, emportant mes derniers vestiges de raison avec elle. Au lieu de me plonger dans l'inconscience, elle me réveilla, envoya une décharge d'adrénaline dans mon corps...l'énergie du désespoir. Sans réfléchir, je relevai mes jambes ; mes genoux percutèrent violemment le ventre de mon adversaire. Elle se plia en deux et je m'éloignai d'elle en rampant. Je cherchais mon couteau...mais mes yeux étaient réduits à des fentes, et ma vision, obscurcie par un brouillard rouge. Soudain, je vis que mon corps était couvert de fourmis...Des fourmis géantes qui me piquaient et me chatouillaient...qui entraient dans mes plaies...qui trottaient à l'intérieur de mon corps...qui me mangeaient...Je poussai un cri et fis des gestes frénétiques pour les chasser, mais il y en avait trop...Puis, aussi vite qu'elle était apparue, la hallucination disparut. Il n'y avait pas de fourmis. Je ne pus retenir un son étrange, entre le rire et le sanglot. J'entendais mon adversaire bouger derrière moi. Elle devait penser que j'étais folle... Oui, j'étais folle. Je vais mourir, n'est-ce pas ? Et toi aussi... On va tous mourir. Murmurai-je d'une voix distante qui ne me ressemblait pas. Je me retournai vers la fille. Je voulais au moins avoir le courage de regarder ma mort dans les yeux.


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[Hasard] He who fears death dies every time he thinks of it - Catalina & Zoé (J6)

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