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 SAAD&WYOMING ▲ Prentending's still the best I can do

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MessageSujet: SAAD&WYOMING ▲ Prentending's still the best I can do   Mar 12 Aoû - 23:25

prentending's still the best I can do
Saad
feat.
Wyoming


 

 



 

 

Has this ever happened to you? You run into a friend you haven't spoken to in a while. You look at each other for a moment, wondering whether you should talk or not, cast awkward glances. It's funny how two friends who were once inseparable can become complete strangers, isn't it? Δ WE ARE BROKEN

Nous vivons dans un pays où il était impossible d’échapper à ce qu’on vous obligeait à vivre. Votre nom était tiré à la Moisson ? Vous n’aviez aucun moyen de rester en dehors de l’arène. Vous n’avez rien pour regarder les Jeux tranquillement dans votre cuisine, assis sur une de vos chaises au bois humide, pourrissant et aux pieds brinquebalants ? Vous pouviez toujours aller à la grand place de votre district. Non, vous ne pouvez pas, vous devez. Vous êtes contraints de regarder des gens mourir, une personne gagner, la voir passer six mois plus tard dans votre district pour témoigner du bonheur que le Capitole lui apporte. Cette personne aussi, elle est contrainte. Contrainte de vous faire croire que tout va bien. Que la Moisson n’a rien de terrifiant. Que les Jeux ne sont pas forcément la dernière chose à laquelle pour participerez. Nous en sommes la preuve. Ceux qui sont sortis. Mais nous ne sommes malheureusement pas la preuve que nous sommes libres. Nous ne le sommes pas nous-même, après tout ce qu’on a pu nous faire, nous dire et nous donner. On devait répéter le même baratin chaque année, nous faire remarquer, essayer de ne pas se faire oublier. J’avais compris que c’était le meilleur moyen que j’avais de ne pas me faire tuer. De survivre.

Voilà pourquoi sortir pour regarder les Jeux dehors, sur la place, me sembla une bonne idée. Parce qu’en restant dans la salle de projection qui nous était réservée, le peuple m’oubliait. En mon montrant, mon visage se fraierait un chemin jusqu’à leur mémoire, et ils se diraient tous « Oh, mais oui ! Je m’en souviens ! » Ils devaient se souvenir, ils y étaient contraints. Eux non plus n’étaient pas libres, finalement. Debout sur la place, devant le grand écran qui y était installé, je saluais les personnes que je connaissais vaguement, enlaçais celles que je connaissais le plus, et plaisantais avec celles que je préférais. Enfin, celles que la Wyoming de façade que j’avais revêtue aujourd’hui préférait. Celle que j’étais vraiment, celle que j’avais enfouie tout au fond de moi, afin que personne ne la remarque jamais, elle les détestait tous. Elle ne supportait plus leurs manières trop mondaines, trop exagérées, trop fausses. Mais tout cela, je le mémorisais, je m’en inspirais, pour le ressembler le plus possible, pour qu’on me prenne pour l’une des leurs.

J’ai dû me retourner quand j’ai senti quelqu’un me taper sur l’épaule. Quelqu’un que jamais je n’aurais cru pouvoir croiser ici. Au Huit, oui tout le temps. Il ne se passait pas un jour sans que l’on se croise. Sans que nos regards sur soudent l’espace de quelques secondes, que le passé nous remonte le long de la gorge, jusqu’à ce qu’on réalise que rien n’est plus pareil, et qu’il vaut mieux passer son chemin. Même si ça me brisait le cœur à chaque fois de le laisser passer. D’essuyer notre enfance en quelques pas traînés sur la poussière du Huit. Quand je l’avais vu revenir, avec son uniforme blanc, comme une fleur, j’ai cru qu’il avait tout simplement été quelqu’un d’autres pendant toutes ses années. Alors qu’il perpétuait à me prouver qu’il était toujours le même. Il avait essayé de me convaincre que le Capitole ne le changerait pas. Parfois, je me surprenais à y croire.

J’aurais pu l’envoyer bouler.

J’aurais pu gentiment lui faire comprendre que je voulais qu’il dégage.

J’aurais pu l’ignorer.

Mais pas ici. Ici, j’étais l’amie du Capitole. L’amie des hommes en blanc. Et là-bas, loin, dans mon district et dans mon passé, j’étais son amie à lui.

« Saad ! J’avais totalement oublié que tu étais là, toi aussi ! Alors, comment ça se passe, ton petit séjour ? C’est grandiose, pas vrai ? »

J’ai posé mes mains sur ses épaules, lui ai souri de mes dents parfaitement blanches, parfaitement bien alignées, et l’ai regardé, droit dans les yeux, droit dans le cœur.

Je n’étais pas moi. Je me haïssais. Moi et ma robe asymétrique vert forêt. Moi et ma couronne de tresses qui enroulait l’arrière de mon crâne, en formant des méandres indéchiffrables. Moi et ma voix bien trop aiguë, bien trop enthousiaste par rapport à celle qu’il connaissait. Je ne pouvais pas me permettre d’agir autrement. Trop de gens nous entouraient, et tous savait qui j’étais. Tant pis. Il allait devoir faire face à la Wyoming que j’étais devenue, celle qu’il ne connaissait pas encore.
© Gasmask


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MessageSujet: Re: SAAD&WYOMING ▲ Prentending's still the best I can do   Lun 18 Aoû - 12:16

Wyoming ∞ Saad
Prentending's still the best I can do
Comment a-t-il fait pour se retrouver ici ? Ça lui fout presque la trouille d'être là, parmi ces personnes qui ne lui ressemblent pas le moins du monde. Il les regarde se pavaner, rire fort, comme si tout le monde devait les entendre rire, comme s'ils devaient prouver leur bonne humeur, il les regarde avec leur coiffure étrange, leur couleur de peau totalement modifiée pour certains, leur maquillage beaucoup trop poussé. Ça le dégoûte. Et c'est lorsqu'il voit tout ça, qu'il se demande bien pourquoi est-ce qu'il est dans cet uniforme blanc. Le Huit lui manque, énormément. Les habitants, tous plus simples les uns que les autres, bien qu'ils soient tristement pauvres, lui manquent. Il ne supporte pas d'être ici, au Capitole. S'il avait eu le choix, il ne serait pas venu. S'il avait eu le choix, il serait resté là-bas, dans son district. Mais il a dû partir, pour surveiller cette gamine trop frêle, trop naïve pour vivre dans ce monde aux apparences parfaites, mais réellement tordues. D'ailleurs, elle est là, la Capitolienne, il la voit. Elle n'est pas très loin, mais il ne la surveille plus, c'est fini, bientôt, il rentre chez lui, il rentre humer les mauvaises odeurs des usines, il rentre pour revoir Fleur. La rebelle. Il n'ose même pas s'imaginer ce qu'elle a pu faire en son absence. Aura-t-elle profité qu'il ne soit pas là-bas pour défier les ordres ? Aura-t-elle reçu d'autres coups de fouet ? Il ferme les yeux un instant. C'est sûr, un jour, ce monde le rendra fou. Panem le rendra fou.

En ouvrant de nouveau les yeux, il tombe sur cette chevelure blonde, qu'il connait bien. Cette chevelure tressée, qu'il n'a pas l'habitude de voir ainsi, mais après tout, lorsque l'on est au Capitole, tout change. Elle porte une robe. C'est bien la première fois qu'il la voit en robe autre part qu'à la télévision. Lui, il l'a vu plus souvent vêtue d'un pantalon et d'un t-shirt que dans une robe parfaite, sans un pli. Wyoming. C'est bien elle, il en est sûr. Dos à lui, il peut la voir discuter, embrasser ou bien enlacer des Capitolien pure souche. Comment y arrive-t-elle ? Est-ce qu'ils apprennent ça aux gagnants des Hunger Games ? Est-ce qu'ils leur apprennent à devenir courtois et hypocrites ? Sûrement. Sans s'en rendre compte, Saad s'avance vers elle, lentement. C'est qu'elle lui manque, Wyoming. Parce qu'ils étaient proches avant que tout cela n'arrive. Avant qu'elle ne devienne une gagnante et que lui ne devienne un Pacificateur. Ils allaient dans les plaines du Huit, avant. Et maintenant, les voilà au Capitole, pour deux raisons totalement différentes, mais jamais ils n'auraient pensés se retrouver ici il y a quelques années. Ça le rend triste, Saad, de savoir qu'elle le déteste pour ce qu'il est devenu. Pourtant, s'il est Pacificateur, c'est un peu contre son gré, il a dit oui parce que son instinct de survie lui a dit allez Saad, t'as pas envie de traîner dans la misère du Huit toute ta vie, saisis ta chance. De l'instinct de survie. Tout comme elle durant les jeux de la faim, rien de plus.

Lorsqu'il est assez près d'elle, le Pacificateur lui tape sur l'épaule. C'est maladroit, mais il se savait incapable de prononcer son nom. Et lorsqu'elle se retourne vers lui, pour planter ses yeux bleu au plus profond de son âme, dans lesquelles il se perdait autrefois et dans lesquelles il se perd toujours à sa grande surprise, il sent en lui une pointe de douleur, de regret. Pourquoi t'es venu la voir espèce d'idiot ? Il s'attend à ce qu'elle se retourne et l'ignore, mais au lieu de cela, elle lui sourit. D'un sourire faux, excessif, qui désespère Saad, qui le fait même soupirer. Lorsqu'elle se met à lui parler, à dire des choses insensées, le visage de Saad reste impassible, si froid et si dur. Il y a des jours où le garçon ne fait pas son âge, mais ce jour-là, c'est à peine s'il n'en ferait pas plus. Le regard meurtrier qu'il lance à Wyoming veut dire beaucoup. Quand elle pose ses mains sur les épaules du Pacificateur, il ne bouge pas. Se contente juste de claquer sa langue sur son palais. « J'ai pas le temps de voir si c'est grandiose ou pas, tu m'excuseras. » Ton froid, qui veut bien faire comprendre à Wyoming qu'il n'est pas fou. Et qu'il se fout pas mal des Capitolien autour d'eux. Ils peuvent bien penser ce qu'ils veulent de lui, ça ne lui fait strictement rien. Pour lui, ce ne sont que des moutons ayant oubliés la vraie valeur des choses. « Mais et toi, ton séjour ? Ça fait quoi de devenir une véritable princesse ? » Aucun sourire, ni même légère mimique agréable à lire sur son visage. Et dire qu'à la base, il était simplement venu pour lui dire qu'il repartait bientôt dans le Huit, leur district. Dire qu'à la base, il voulait simplement lui dire, que l'ancienne Wyoming lui manquait.
code by Silver Lungs
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MessageSujet: Re: SAAD&WYOMING ▲ Prentending's still the best I can do   Mer 27 Aoû - 14:12

prentending's still the best I can do
Saad
feat.
Wyoming


 

 



 

 

Has this ever happened to you? You run into a friend you haven't spoken to in a while. You look at each other for a moment, wondering whether you should talk or not, cast awkward glances. It's funny how two friends who were once inseparable can become complete strangers, isn't it? Δ WE ARE BROKEN

Son soupir me fit déglutir. J'essayais d'être la plus discrète possible, afin de ne pas attirer l'oreille de la vraie Capitolienne qui se trouvait à côté de moi, celle avec qui j'étais en train de discuter avant que Saad n'arrive. J’espérais d'ailleurs que son sourire était passé inaperçu auprès d'elle. Bien qu'elle soit sûrement aussi bête que ses pieds, le soupir d'un Pacificateur pouvait être le genre de subtilités qu'elle veillait à relever, et que ce détail atteindrait des oreilles malveillantes. J'ai détendu un peu mon sourire, le rendant beaucoup plus naturel, beaucoup lus franc. Quant à mes yeux, je les ai plantés encore un peu plus dans les siens, avec la très forte impression que, de toute façon, quoique je veuille, je n'arriverais pas à les en retirer.

C'est moi, Saad.

J'ai bêtement ricané à sa remarque, comme quoi il avait autre chose que de profiter de ce qui l'entourait. Même si je devais bien admettre qu'il était un peu hypocrite. Il était au Capitole. C'était la première fois de sa vie qu'il y venait. Certes, cet endroit représentait ce que nous n'étions pas, ce qu'on feignait tous les deux d'être histoire de nous rendre plus crédible, ce que, au final, nous détestions. Mais il n'était pas venu ici pour mourir, lui. J'ai légèrement haussé les sourcils tout de même, avant de me tourner vers mon "amie" Capitolienne.

« Il a toujours été comme ça. Un peu trop sérieux. »

Avant de me retourner vers lui et de laisser retomber mes bras le long du corps. Je ne savais pas trop où traînaient mes yeux, mais ils n'étaient plus coincés dans ses iris à lui.

C'est toi, Saad ?

Il me faisait peur. Sa question m'effraya encore un peu plus. Il n'était pas comme ça. Pas si froid, pas avec moi. Mon petit Saad. Celui avec qui j'avais tant couru, tant parlé, tant ri. Une boule vint se former au niveau de ma gorge, une boule dure au goût amer. Le goût amer de l'amertume, de la nostalgie, et du regret. Mais en même temps, j'étais ravie qu'il réagisse de la sorte. Ça avait toujours été moi, la méfiante et la sarcastique. Je le revis franchir le pas de ma porte, au village des Vainqueurs, dans son uniforme blanc et immaculé - le même qu'il portait là, maintenant, à des kilomètres de chez nous.... Je ne l'avais pas cru quand il m'avait dit qu'il était toujours le Saad que je connaissais, qu'il n'avait pas tant changé que ça. A son tour de ne pas me croire quand je lui disais que tout ça - tous ces bijoux, toutes ces étoffes, tout ce maquillage - ça ne m'avait pas changée non plus. Au final, qu'étions-nous ? A part des êtres qui prétendaient se connaître à la perfection, alors que plus rien ne pouvait nous en assurer ? Le mot princesse, celui qui sortit de sa bouche, ce fut comme une gifle. Une gifle qui m'a coupé le souffle l'espace de quelques dixièmes de secondes.

Ton sourire me manque, Saad.

Ton son être me manquait, en fait. Comme si tout ce qu'on avait vécu tous les deux avait été effacé par les paillettes qu'on m'avait mises sur les paupières et la matraque qu'on avait attaché à sa ceinture. Deux simples petits statuts qui nous avaient éloignés. J'ai répondu à sa question avec un enthousiasme monotone, celui que j'avais désormais l'habitude d'arborer sur la place du Capitole. Je lui ai raconté, dans les grandes lignes, en lui précisant bien que les détails manquaient, la soirée d'ouverture des Jeux, les rencontres que j'y avais faites, mon dîner d'hier soir avec une styliste qui m'avait dessinée une robe rien que pour moi, les sponsors qui venaient me voir à chaque minute pour parler du sort de mes tributs. La Capitolienne approuvait mes dires avec un hochement de tête. Elle commentait parfois avec un "C'était grandiose !" ou un "Quelle merveille, si vous l'aviez vue !". Ce genre de petites réflexions que ne faisait que renforcer ma crédibilité, et tendre le Pacificateur un petit peu plus. J'ai fini par un autre faux sourire aux deux, et un regard qui n'était adressé qu'à lui.

« Suis-moi, il faut absolument que tu vois quelque chose ! Tu ne pas vagabonder ici sans le voir, c'est tout simplement inacceptable ! »

Un autre ricanement stupide. Je lui aurais bien pris la main, mais c'était le genre de choses que les habitants du Capitole ne faisaient pas. Je lui ai juste fait signe. Et on s'est mis à marcher, l'espace de quelques instants, comme lorsqu'on marchait sur la grand-place du Huit, le jour de la Moisson, parmi toute cette foule. J'ai retrouvé le banc auquel je pensais depuis que Peppermint m'avait tapé sur l'épaule. Loin de tout le monde, de tous les yeux, de toutes les oreilles. Je m'y suis assise, sans croiser mes jambes, sans rien. Juste assise, comme j'aurais pu m'assoir sur les marches du Palais de Justice. Je n'ai pas attendu qu'il fasse de même pour lui lancer :

« Tu sais que je comprends rien à ce que tu me fais, j'espère. »
© Gasmask


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