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 no time to play hide and seek. (ft. fleur)

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MessageSujet: no time to play hide and seek. (ft. fleur)   Dim 10 Aoû - 18:12

Fleur ∞ Saad
No time to play hide and seek
Il est là, bravant le vent engouffré dans le district, uniforme blanc impeccable sur lui, à marcher dans le district huit, épiant chaque âme humaine parlant un peu trop fort, pressant le pas. Parce qu'il est là pour ça, pas vrai ? Épier, corriger, punir même. C'est ce qu'on lui dit de faire, à Saad, qu'il le veuille ou non, il a pas le choix que de respecter les ordres de son supérieur. L'arme frottant contre l'uniforme au niveau de sa cuisse lui pèse. Il a l'impression que lorsqu'un habitant le regarde, celui-ci ne voit que ça. Pourtant, il aime pas s'en servir, il déteste ça. D'abord parce qu'il n'est pas spécialement là pour tuer, mais d'autant plus qu'il se trouve ridicule une arme à la main. Parce qu'il est encore trop frêle, le jeune, quand il a son arme en main. Parce qu'il tremble lorsqu'il pointe le bout de l'arme vers quelqu'un. Il déteste. Tout simplement. Comme il déteste certains pacificateurs, trop imbus de leur personne. Comme il déteste de plus en plus les jeux de la faim, bien qu'il certifie ne pas se préoccuper des gosses qui s'entretuent dans l'arène. Mais c'est un menteur, parce que tous les soirs, il demande aux autres ce qu'il en est des tributs du D8.

Silencieusement, il continue sa marche, priant pour qu'aucun des pacificateurs ne le rejoignent pour lui parler des dernières nouvelles du Capitole. Il veut rester seul, comme souvent. Parce qu'au fond, c'est un loup solitaire, Saad. Il préfère éviter de trop parler, de toute façon, il sait jamais vraiment quoi dire aux gens, il aime pas ça, parler. Sauf avec cette fille peut-être, qui fait chavirer son cœur de temps en temps, ou dès qu'il y pense plutôt, comme à ce moment précis. Fleur. Où est-elle d'ailleurs en ce moment ? Est-elle à l'usine ? Travaillant d'arrache-pied dans ces odeurs nauséabondes ? Ou alors, dans la plaine, seule, recherchant un peu de paix ? Il n'en sait que trop rien, et à vrai dire, plus il y pense, et moins il arrive à garder son sang froid. Parce qu'il sait bien que Fleur, c'est une tête brûlée, qu'elle a peur de rien et qu'elle est capable de tout pour le faire changer de monde. « Bon dieu, t'es où, Fleur ? » Il marmonne ces quelques mots, comme s'il était seul dans le district, alors qu'il est bel et bien au milieu des habitants, marchant d'un pas pressé, comme si tout allait fermer, comme si les rebelles avaient prévus de faire un tour dans le district pour tout foutre en l'air. Il s'arrête, sur la Grand-Place, en plein milieu. Lui-même ne sait pas trop ce qu'il fait à ce moment-là, seulement, il est persuadé qu'elle est pas très loin, prête à cracher sur un pacificateur ou à crier un truc du genre vive la révolution. Parce qu'il sait que, comme elle est partie, Fleur, elle ne risque plus de s'arrêter de si tôt dans ses actes de rébellion.

Et puis, il la voit surgir au loin. Un sourire aux lèvres, le pacificateur ne voit rien d'inquiétant chez elle, à savoir, pas de regard vicieux ou de couteau ou de quoi que ce soit d'autre avec elle. Mais c'est seulement quand il baisse les yeux vers ses bras tendus le long de son corps qu'il perd son mince sourire. Du gibier, fraichement chassé dans ses mains. C'est là qu'il se rend compte qu'elle joue encore avec le feu. Il lui a bien dit d'arrêter, il l'a prévenu qu'un jour, ça se finirait très mal. Mais elle s'en fout, Fleur, elle se fout de toutes les remarques de Saad. Passant une main sur son front, il avance alors vers elle, lentement d'abord. Elle a l'air de le chercher du regard, pourtant, il est pas compliqué à voir, dans son uniforme blanc. « T'as intérêt à repartir d'où tu viens. Ou alors, tu te bouges à rentrer chez toi. » Maintenant à quelques mètres d'elle à peine, il emploie ce ton froid avec elle, qu'elle connaît certainement par cœur. C'est celui qu'il emploie le plus avec elle, c'est celui qui veut dire méfie-toi, Fleur. Il la regarde, la bouffe du regard plutôt, comme à chaque fois. Ce qu'elle est belle, sa Fleur. Ce qu'elle est belle quand elle prend cet air faussement enfantin. Il voudrait lui arracher le gibier des mains, mais il en est incapable, parce qu'elle crève de faim et il le sait. Il peut pas se permettre de lui enlever son repas comme ça. Fleur, elle fait semblant de ne pas comprendre dans un premier temps, puis il voit bien, au fur-et-à-mesure, qu'elle a ce sourire qui se dessine sur ses lèvres. Sourire pervers, amusé et qui dit bien laisse-moi jouer avec toi. Il déteste ça, parce qu'il sait pertinemment que ce n'est que le début d'une longue course contre la montre avant qu'elle ne se fasse attraper par un pacificateur.
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Dernière édition par Saad T. Peppermint le Ven 15 Aoû - 12:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: no time to play hide and seek. (ft. fleur)   Lun 11 Aoû - 22:58

Saad ∞ Fleur
It has been a beautiful fight. Still is.

« Papa, papa ! Regarde il est… bizarre ? » Une petite brunette pas plus haute que trois pommes penche doucement la tête. « Il est superbe Fleur, on va pouvoir se faire un vrai festin ce soir. » Un rire cristallin s’échappe des lèvres enfantines de la brunette alors qu’elle soulève fièrement son premier lapin. Elle est fière, Fleur, d’avoir réussi son premier piège. Et c’est avec un cri d’amusement qu’elle se retrouve enfin sur les épaules de son père afin de reprendre la route vers le district. Fleur le sait, qu’il est interdit de chasser en dehors du district. Mais déjà… ça l’amuse bien plus que ça ne le devrait…

Elle ferme les yeux, Fleur. Juste un instant. Elle savoure silencieusement ce souvenir lointain alors que son corps se fraye un chemin parmi les herbes hautes. Ses pieds ne font aucun bruit contre la terre humide alors qu’elle observe distraitement la nature, serrant dans ses fines mains son couteau. Il ne faut pas longtemps avant qu’elle n’arrive au premier piège, posé deux jours plus tôt. Des pièges qu’elle a appris à faire avec son père, des pièges qui lui permettent aujourd’hui de survivre. Alors elle décroche l’animal de son piège avant de remettre ce dernier en place et de continuer son chemin. Elle est fatiguée, Fleur, de cette routine qu’elle déteste. Fatiguée de travailler pour une misère, de s’étouffer chaque jour alors qu’elle ne peut plus vraiment se nourrir. Et elle en veut au Capitole quand elle voit tout son district travaillait si dur pour une misère et elle le haït un peu plus chaque jour, encore. Fleur, elle voudrait partir. Loin d’ici. Peut-être pas même dans le Treize dont elle n’est pas sûre d’y trouver non-plus le bonheur. Elle rêve d’autre chose, de quelque chose de meilleur alors elle le crie, corps et âme pour espérer faire naître un changement. Un deuxième animal à la main, la jeune femme rebrousse chemin. Parce que, Fleur, elle a une autre idée en tête que de se balader dans les plaines. Une idée qui lui paraît insensée mais qui, chaque jour, s’amplifie un peu plus. Saad. Elle a peur, Fleur, de ce qu’elle peut réellement ressentir pour cet homme. Cet homme si différent et qui, pourtant, ne l’est peut-être pas autant que cela. Elle veut croiser son regard, sentir son estomac se nouer d’une douce appréhension… Mais une partie d’elle ne peut s’empêcher de le détester encore un peu, pour ce qu’il est, pour ce qu’il ne veut pas être. Saad, son paradoxe à elle… Et pourtant, Fleur accélère le pas tandis qu’un sourire s’étire doucement sur ses lèvres. Parce que non, elle n’a pas dit son dernier mot. Non, elle n’est pas prête à laisser tomber Saad.

Son regard scrute la foule de la Grand Place alors qu’elle retient un sourire amusé. Elle sent le regard lourd des habitants du district sur son corps alors que les murmures semblent glisser sur elle. Elle s’en fout, Fleur, de ce qu’ils peuvent tous penser d’elle. Elle leur en veut aussi, de ne pas comprendre. Parce qu’elle reste persuadée qu’ils pourraient soulever le Capitole s’il s’y mettait tous. Saad, où es-tu ? La foule s’agite autour d’elle avant que Saad n’apparaisse soudainement. Leurs regards se croisent, presque timidement alors qu’elle tient fièrement son gibier. Elle le sait, Fleur, qu’elle cherche les problèmes et que chaque jour passé la pousse un peu plus dans sa rébellion. Elle n’a pas peur de Saad alors qu’il s’approche d’elle, d’un pas si décidé. Fleur, elle ne semble avoir peur de rien, pas même des Pacificateurs. Elle ne semble pas comprendre à quoi elle joue mais elle le sait, peut-être même trop. Mais c’est une tête brûlée alors elle fonce, bercée par l’illusion de changer les choses. Elle sait, que c’est quitte ou double, qu’elle gagnera ou qu’elle y perdra tout. Mais qu’a-t ’elle réellement à perdre ? Alors Fleur relève la tête un peu plus et plante son regard interrogateur dans celui de Saad. « T'as intérêt à repartir d'où tu viens. Ou alors, tu te bouges à rentrer chez toi. » Elle voudrait lui dire, encore et encore, qu’il ne comprend pas. Qu’il n’a rien à faire dans cet uniforme si blanc. Elle voudrait glisser sa main dans la sienne et ne penser à rien. Mais ils ne peuvent pas. Fleur et Saad. Deux prénoms, deux extrêmes qui s’attirent comme ils se repoussent. Elle voudrait qu’il arrête, de représenter le Capitole et de faire du mal aux autres. Il ne comprend pas, elle persiste. Alors elle se tient devant lui, tenant fermement ses proies dans ses mains. Elle a faim, il le sait. « Ou quoi, Saad ? » Oseras-tu lever la main sur moi ? La question plane au-dessus de leurs deux corps. Fleur, elle ne fait pas attention à la foule, aux regards qui se posent sur leurs échanges. Elle se contente de regarder Saad alors qu’un sourire étire ses lèvres. Un de ses sourires qui n’a d’autre message que celui de provoquer le Pacificateur, encore un peu. Parce qu’elle, elle veut lui montrer, qu’il n’a rien à faire-là. Lui faire comprendre qu’il ne tient pas cette arme pour la bonne cause. Et elle n’a trouvé d’autre moyens que celui de se mettre en danger, chaque jour un peu plus. Parce qu’elle s’attache à lui, bien plus qu’elle ne le voudrait réellement alors elle refuse, de le laisser tomber comme ça à un destin qui ne semble pas lui appartenir. Fleur penche doucement la tête avant de s’approcher un peu plus de Saad. Et son regard plongé dans celui du Pacificateur, elle chuchote, si bien qu’il est probablement le seul à entendre. « Je sais très bien, que t’as pas envie d’être là, comme ça. » Et que je n’arrêterais pas tant que tu n’auras pas changé, Saad. Parce que… Parce que je tiens bien trop à toi. Et il le sait, Saad. Qu'elle ne l'écoutera probablement pas et que cela va, encore, mal finir...
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MessageSujet: Re: no time to play hide and seek. (ft. fleur)   Ven 15 Aoû - 13:52

Fleur ∞ Saad
No time to play hide and seek
Quand il repense aux premiers jours où il revêtait son uniforme, l'effet que ça lui faisait, il pourrait encore en frissonner. Il se souvient, avoir voulu partir lorsqu'il le pouvait encore, détruire l'uniforme, le noircir. Parce qu'au fond, c'est son père qui était Pacificateur. Lui, il a jamais demandé à l'être. Lui, il fait juste ça pour l'honorer, pour qu'il soit fier de lui, là-haut. Il le fait aussi, parce qu'il veut pas avoir tous ces problèmes de bouffe, de santé qu'ont les habitants du huit. C'est mal, il le sait, de profiter d'une situation, mais après tout, bien d'autres doivent le faire aussi. Il ne se sent pas coupable pour ça, ou pas tout le temps. Lorsqu'il est en présence de Fleur, il pourrait se sentir coupable. Parce qu'elle est si maigre, Fleur, si fragile, bien qu'elle ne se laisse pas faire, bien qu'elle se montre forte. Il le sait bien, qu'elle ne peut pas faire le poids face aux Pacificateurs. Et ça lui fait peur. Il veut pas voir sa rebelle à genoux devant des types comme lui, et parfois, il a tout simplement peur que ça arrive. Il se rend bien compte qu'elle le tue à petit feu, qu'à cause d'elle, il a peur. Peur pour sa vie à elle. Et il se rend bien compte aussi, qu'il pourrait tout faire pour lui éviter d'autres coups de fouets.

Alors, quand il est face à elle, avec son regard dur, son ton distant, comme un simple Pacificateur face à un rebelle, comme s'il ne la connaissait pas, ça lui fait mal. Mais il ne peut pas se permettre d'être autrement, comme il est lorsqu'ils sont dans la plaine, à flâner en observant les nuages, en oubliant les odeurs des usines. Il ne peut pas, impossible. Sinon, elle n'en ferait qu'à sa tête, encore plus que maintenant. Sinon, elle lui rirait à la face, lui faisant comprendre que oui, c'est bien elle qui mène la danse. Mais ç'a toujours été elle, et jamais Saad. Jamais. Il pourrait essayer de paraître impassible, mais c'est bien trop compliqué. Parce qu'elle a de l'emprise sur lui, beaucoup trop, qui lui empêche de rester impassible à ses remarques, à son insolence. « Ou quoi, Saad ? » Dans d'autres circonstances, il aurait pu lui sourire, de ce sourire charmant, dont lui seul détient le secret, mais là, en plein milieu de la Grand-Place, il se contente seulement de croiser les bras. Ou quoi ? C'est vrai ça Qu'est-ce qu'il pourrait bien lui faire ? La menacer ? Ça ne marche pas avec elle, parce qu'elle commence à le connaître et elle sait. Elle sait que ce ne serait que des paroles en l'air, qui pourrait effrayer les habitants, mais pas elle. Lorsqu'elle s'approche, le Pacificateur hésite à reculer, mais ne bouge pas. Son corps voudrait bouger, son esprit refuse. « Je sais très bien, que t’as pas envie d’être là, comme ça. » Cette fois, il rit, mais si faiblement, que l'on pourrait croire que ce n'est qu'un bref soupire. Ses yeux à ce moment-là, ressemblent à des mitrailleuses, traversant Fleur de plein fouet. Tu sais rien, Fleur. Tu comprendras jamais. Voilà ce qu'il voudrait lui dire. Voilà ce qu'il faudrait qu'elle entende. Mais lui dire ça, serait l'éloigner de lui.

Il porte la main sur la crosse de son arme, sans s'en rendre compte. Est-ce que cela effraye Fleur ? Il n'en sait rien. Et puis, il a l'impression qu'elle n'a peur de rien, sa rebelle. « M'oblige pas à t'enlever ton repas. » Il emploie les mots qui pourraient la faire réagir. Mais elle reste impassible, tout comme le regard de Saad. Elle n'a sûrement pas l'habitude, de le voir aussi dur, comme de la pierre. Il sait qu'il serait capable de lui prendre le gibier en fin de compte, si c'est le seul moyen de l'affaiblir pour qu'elle arrête ses rébellions. Il le ferait, pour son bien. Les autres penseront que ce n'est qu'une punition banale que tous les Pacificateurs donneraient, mais pour Saad, ce serait le moyen de lui faire comprendre que c'en est assez, qu'elle en fait trop. Qu'il est Pacificateur, que ça plaise ou non. Que c'est trop tard pour reculer. « Arrête. » C'est sec. Il lui demande tout simplement de se taire. C'est un ordre. L'ordre d'un Pacificateur, et il le lui fait bien comprendre, en un regard. Elle le hait certainement, et puis, ça se voit bien, dans le regard sombre de Fleur qu'elle le déteste. « C'est comme ça, Fleur. T'y changeras rien. Même pas en te promenant avec du gibier dans le district. Alors arrête ça. Rentre chez toi et tout ira bien. » Il y a cette colère en lui, qui grandit à vu d'œil lorsqu'il reste planté là, devant Fleur, la protégeant tant bien que mal des Pacificateurs qui pourraient se ramener, les sens aux aguets. C'est bien parce que je tiens à toi que je fais ça. Mais elle le sait pas ça. Elle doit sûrement se dire que s'il fait ça, ce n'est que pour la punir de son mauvais caractère. Comme on punirait un enfant ayant fait une bêtise.
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MessageSujet: Re: no time to play hide and seek. (ft. fleur)   Dim 24 Aoû - 0:21

Saad ∞ Fleur
It has been a beautiful fight. Still is.
Combien d’années déjà ? Combien d’années à détester ce pays, à détester le Capitole ? Trop, déjà. Trop pour qu’elle soit capable aujourd’hui de faire machine arrière. Parce qu’ils avaient détruit sa famille, détruit ses amis et qu’au fond, ils l’avaient peut-être détruite bien plus qu’elle ne voulait l’accepter. Et Fleur, elle voulait se venger. Pour elle, pour ses parents, pour tous ceux qui souffraient chaque jour, de faim, de peur… Mais elle savait, Fleur, elle avait toujours su que ses deux mains ne suffiraient jamais à soulever Panem. Elle avait tenté, déjà, de lancer une nouvelle vague de rébellion dans le district huit. En vain. Mais jamais, Fleur n’avait perdu espoir. Parce qu’elle était comme ça. Parce qu’elle était aussi bornée qu’intrépide, aussi courageuse qu’aveugle. Elle avait promis de se venger, un jour, mais elle s’était également fait la promesse de sortir Saad de son uniforme. Parce que Saad, elle avait besoin de lui et qu’il l’avait changé au fil du temps. Peut-être pas en bien, parce qu’elle fonçait encore plus dans ses actes de rébellion mais elle n’était plus la même. Parce que pour la première fois depuis bien trop longtemps, elle éprouvait ce sentiment étrange qui la liait à ce jeune Pacificateur. Parce qu’elle donnerait tant pour passer un peu plus de temps avec lui, assis dans l’herbe fraîche de la prairie. Parce qu’elle frissonne toujours quand ses doigts se posent sur sa peau. Et elle ne comprend pas, Fleur, elle ne comprend rien. Elle veut juste qu’il arrête. Parce qu’elle a peur qu’il devienne l’un des leurs. Peur qu’il devienne ces personnes qui lui ont fait tant de mal.

Et elle le voit dans les yeux de Saad. Parce qu’il n’est plus vraiment lui quand il lui parle comme ça, comme si elle n’était rien. Comme s’ils ne se connaissaient pas. Et ça lui fait mal autant que ça l’énerve. Alors elle lui dit, la rebelle, que ce n’est pas lui. Combien de fois a-t’elle essayé dans l’espoir de lui faire comprendre ? Trop, sans résultat. Mais elle n’abandonnera pas, plus maintenant. Et pourtant, elle le voit bien, dans les yeux de Saad, qu’il faut qu’elle arrête. Et elle sent doucement la colère s’installer en elle, parce qu’elle le déteste de continuer, de ne pas voir la vérité en face et de remettre chaque jour cet uniforme si affreux. « M'oblige pas à t'enlever ton repas. » Elle serre les dents, Fleur, alors qu’elle tente de rester impassible. Elle ne sait plus si elle est triste ou en colère contre Saad. Elle ne sait jamais, avec Saad. Et maintenant, elle a juste envie de lui dire ses quatre vérités, de lui dire d’aller se faire voir. Alors elle ouvre la bouche, prête à cracher son venin si souvent utilisé. Parce qu’elle s’en fout, de mourir de faim. Parce qu’elle est prête à ça, pour qu’il réagisse. Et qu’une part d’elle ose espérer qu’il serait incapable de lui faire ça. « Arrête. » Elle fronce violemment les sourcils, Fleur. Parce qu’elle n’a pas l’habitude qu’il soit si… autoritaire avec elle. Alors elle ne comprend pas, à quoi il joue. Elle serre son gibier dans ses fines mains, retenant l’envie soudaine de lui en coller une. Voilà, de quoi elle avait peur. De ça. De lui, comme ça. Et elle a peur qu’il ne soit plus jamais le même et qu’elle perde alors la seule personne pour qui elle avait ce genre de sentiments. Elle ne veut pas qu’il fasse ça, qu’il devienne l’un des leurs. Et pourtant, aujourd’hui, elle le déteste tout autant. « C'est comme ça, Fleur. T'y changeras rien. Même pas en te promenant avec du gibier dans le district. Alors arrête ça. Rentre chez toi et tout ira bien. » Et tout ira bien ? Elle voudrait tellement lui dire qu’il ne comprend rien à rien, que si elle fait ça, ce n’est pas parce qu’elle aime jouer les martyrs mais parce qu’elle tient à lui et qu’elle ne supporte pas de le laisser s’enfoncer dans cette voie qui lui paraît si sombre. Mais elle reste profondément silencieuse, son regard sombre empli de colère plongé dans celui de Saad. Elle voudrait parfois tout oublier mais elle sait bien, que ce n’est pas si simple. Qu’elle est incapable d’accepter ce que Saad fait. « Alors c’est quoi ton problème ?! Fais-le, ton putain de boulot si ça te pose pas de problème ! Parce que moi, j’ai décidé de me promener avec mon repas si ça me chante. Si ça te pose un problème, tu sauras bien où me trouver. » Elle plante une dernière fois son regard noir dans celui de Saad avant de glisser dans la foule sans un mot, ne laissant probablement pas le temps à Saad de réagir. Elle se faufile dans la foule, Fleur, comme elle sait si bien le faire. Elle ne veut pas que Saad la rattrape, pas maintenant. Parce qu’elle est sur le bord d’exploser et qu’elle n’est pas certaine que ce soit la meilleure chose à faire pour le moment. Mais elle refuse de rentrer chez elle, elle refuse de lui montrer qu’elle peut obéir à un Pacificateur, quel qu’il soit. Alors elle tient fermement son gibier et profite de la foule pour se faufiler le long des murs, échangeant quelques regards par-ci par-là. Elle ne sait pas, Fleur, si Saad la suit ou s’il a décidé de l’ignorer. Elle essaie de s’en foutre mais c’est bien plus compliqué que ça. Elle pense à lui, tout le temps. Et elle lui en veut aussi un peu pour ça. Elle voudrait arrêter de penser à lui constamment. Elle pense encore à lui quand soudainement, une main gantée s’abat sur son épaule. Son cœur fait un bond alors qu’elle s’apprête à se retourner pour faire face au Pacificateur. Elle ne sait pas, Fleur, s’il s’agit de Saad ou d’un autre. Et elle sait, au fond, que l’issue de son petit jeu ne sera probablement pas le même. Peut-être que si, vu l’énervement de Saad. Mais elle voudrait tellement qu’il comprenne qu’elle ne s’arrête plus, Fleur. Alors elle ferme les yeux et se retourne.
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