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 gwen(dal) ✤ i wanna hide the truth, i wanna shelter you.

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DISTRICT 3
△ correspondances : 546
△ points : 6
△ multicomptes : thybalt, raven, eurydice (denahi)
△ à Panem depuis le : 17/06/2014
△ humeur : faussement détaché
△ âge du personnage : trente ans
△ occupation : maire du district trois


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statut: célibataire et entretenant sa réputation de coureur de jupons.
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MessageSujet: gwen(dal) ✤ i wanna hide the truth, i wanna shelter you.   Mar 17 Juin - 22:05


gwendal kaveh jamshed
❝ ONE OF THESE MORNINGS WON'T BE VERY LONG ❞
    the fear of death follows from the fear of life.
    MARK TWAIN.

Il aurait pu être comme les autres, Gwendal. Il aurait pu n'être qu'un habitant du district trois parmi tant d'autres, il aurait pu devenir ingénieur, programmateur, préparateur. Il aurait même pu suivre l'exemple de son paternel, capitaine chez les pacificateurs du district, ou bien encore suivre les traces de sa mère, institutrice d'une des classes du district. Il aurait pu être n'importe quoi Gwendal, et parce qu'il n'a jamais eu d'espoirs démesurés à propos de rien, il s'en serait contenté. Mais au lieu de n'être qu'un n'importe qui, Gwendal a gravé son nom dans l'histoire de Panem en remportant la soixante-huitième édition des jeux de la faim ; Et ce statut cela fait dix ans maintenant qu'il le porte sans trop savoir s'il en a fait une force ou un fardeau. Gwendal est ce qu'on pourrait appeler un vainqueur modèle pourtant, apprécié par les capitoliens pour son apparente reconnaissance envers ceux qui ont fait de lui une légende, mais également apprécié de ses concitoyens du district trois qui voient en lui quelqu'un de droit, et de profondément soucieux des autres. Car c'est toujours l'image que l'on a eu de lui au trois, celle d'un garçon avenant, doux, qui n'hésite pas à aller vers les autres et dont le niveau élevé de tolérance lui permet de garder le respect à la fois de ceux qui se souviennent de ce qu'il était avant de remporter les jeux, et de ceux qui ne se souviennent pas de cette époque. De ceux qui restent fidèles au Capitole, et de ceux qui continuent de le craindre dans l'ombre et la crainte de représailles.

Et c'est précisément parce qu'il inspire confiance à la majorité des habitants, tout en ayant su se faire apprécier du Capitole qu'il a été désigné en septembre 2312 pour succéder au maire du district malgré son jeune âge, presque vingt-neuf ans. Il faut dire que le gouvernement, soucieux de se débarrasser au plus vite de l'ancien maire dont les actions durant la révolte échouée furent montrées du doigt, avait à cœur de lui trouver un remplaçant qui saurait calmer les âmes les plus volatiles du district tout en faisant -docilement- allégeance au gouvernement dirigé par le Président Snow. Débarrassé de son rôle de mentor depuis la victoire de Prudence Thornfield lorsque des soixante dix-septièmes hunger games, Gwen peut désormais se consacrer exclusivement à son district et à son rôle de maire, qui lui tient particulièrement à cœur. Pour autant il n'est pas complètement naïf, il a conscience de n'être qu'un pion de luxe pour le gouvernement, une vitrine parfaite de ce que Snow souhaite obtenir de ses vainqueurs : respect et reconnaissance. Deux sentiments que Gwendal semble respirer par tous les pores, derrière sourires et bonnes manières qu'il a appris à reproduire au contact des habitants du Capitole.

Ils n'ont aucune idée de ce qui se cache derrière les sourires de façade, ils ne savent pas à quoi ressemble Gwen une fois la porte de sa maison du village des vainqueurs refermée. Ils ne s'imaginent pas seuls l'alcool et les cachets lui permettent de dormir une nuit complète, et que parfois dans le miroir de sa salle de bain il lui suffit de poser les yeux sur les cicatrices qui lacèrent toujours sa joue gauche pour se souvenir de la douleur lancinante et de la chaleur du sang qui en avait coulé, lorsqu'il avait appris à ses dépends que faire confiance à un autre tribut était la plus grosse bêtise qu'il ait commis dans l'arène. Le sang qu'il a sur les mains, celui des trois tributs auxquels il a ôté la vie dans l'arène, lui fait l'impression de n'avoir jamais vraiment disparu. Souvent en frottant ses mains il a l'impression de les sentir encore poisseuses, il croit y sentir un goût de fer, une odeur de sang indélébile que seule sa mort à lui permettrait d'effacer. Il y a pensé à la mort, pourtant, assez concrètement pour que le suicide soit une solution qu'il a déjà envisagé, une alternative désespérée que seule l'intervention de tierces personnes a permis d'éviter. Depuis deux ou trois ans pourtant il semble renaître peu à peu de ses cendres, et quelque part au fond de lui il est persuadé que sa responsabilité de maire est ce qui lui manquait pour tenter de reprendre son existence en main.

about games and relative.


Dans l'arène. C'est irrationnel, il en a conscience, mais il a vu la mort de tellement prêt lorsqu'il n'était qu'un tribut adolescent, que désormais il n'imagine plus sa mort autrement que dans une arène pleine de ses semblables, prêts à l'égorger à la moindre occasion. La sienne, d'arène, ne quitte jamais complètement son esprit et saisi la moindre occasion de venir perturber sporadiquement ses cauchemars. Ceux qui le réveillent la nuit autant que ceux qui lui glacent le sang la journée quand, bien qu'éveillé, son esprit décroche pour se bloquer encore et encore sur les images qui l'ont fait passer d'adolescent à homme. Il mourra dans une arène, c'est sa certitude et c'est aussi sa plus grande terreur ... La peur qu'un jour le Capitole, dans sa soif de sang, n'ait l'idée de confronter une seconde fois ses survivants à leurs démons passés.

Il n'en sait rien, ce n'est pas quelque chose auquel il aime réfléchir. Il ne veut pas mourir, Gwen n'est pas le genre à foncer tête baissée vers une mort certaine au nom d'un idéal ou de quelqu'un ... Pourtant Gwen est un gentil, et sa compassion lui joue souvent des tours alors qui sait. Qui sait si sur le moment il ne ferait pas le choix stupide de se sacrifier pour les beaux yeux de quelqu'un d'autre, d'un ami, d'un inconnu ou même d'un ennemi. Parce que Gwen n'a pas envie de mourir, mais il ne considère sa vie que comme une "demi-vie", c'est ainsi qu'il s'amuse à la nommer ... Sa demi-vie, celle qui lui permet encore de respirer, de vivre, de ressentir, d'avoir mal ou de se faire du bien, mais dont il se demande chaque jour à quoi elle rime et pourquoi lui plutôt qu'un de ses vingt-trois autres compagnons d'infortune.

Pas qu'il sache, et pas encore. Et en même temps un peu, parce qu'il a eu cette fâcheuse tendance durant les neuf années où il a été mentor à se sentir responsable de ses tributs, à s'investir pour essayer de leur donner les meilleurs conseils, de leur trouver les meilleurs sponsors ... Et inévitablement pour chaque tribut qu'il a perdu il a eu la sensation de commettre un échec. Alors quelque part on peut dire qu'il a perdu huit proches, les huit tributs qu'il n'a pas réussi à mener à la victoire, la seule exception étant Constance, sa toute première tribut. Dans sa famille et dans ses amis proches en revanche il n'a jamais eu à subir la perte de personne au profit des jeux, ni avant sa victoire, ni après.

Si le visionnage des jeux ne l'a jamais particulièrement enthousiasmé, n'étant ni un fanatique du système ni un assoiffé de sang, il y a comme tout le monde été habitué depuis son plus jeune âge. Pourtant après sa victoire regarder ces combats à mort lui est devenu presque insupportable, et il lui a fallu plusieurs années et plusieurs éditions pour parvenir à nouveau à garder son sang froid face aux images. Et en même temps il éprouve à l'égard du visionnage des jeux une fascination presque malsaine, un espoir aussi futile qu'irréel qu'un jour les choses changeront. Que pour ce tribut-là, celui qui défile sur l'écran, l'issue sera peut-être différente ... Mais différente en quoi ? Chaque année c'est la même, chaque année il n'y a que deux issue possible, gagner ou perdre, vivre ou mourir. Mais chaque année Gwen espère ... Il ne sait simplement pas ce qu'il espère, au juste.

Il trouve les intentions des rebelles louables, sur le principe. Cette volonté de changer les choses, cette envie et ce besoin de rêver à quelque chose de nouveau, de différent, c'est une optique qu'il comprend aisément et qu'il admire dans un certain sens ... Mais il en veut aux rebelles, pour cette révolte. Il leur en veut pour ne pas avoir été capable de la mener de meilleure façon, pour ne pas avoir été capable de contrer et de renverser le Capitole comme ils promettaient de le faire. Il en veut aux rebelles d'avoir échoué, et d'avoir entrainé dans leur défaite des centaines, des milliers de personnes, rebelles ou civils, victimes directes ou collatérales. Il trouve les idéaux de la rébellion louables, mais si on lui demandait si cette révolte valait le coup, il répondrait non sans la moindre hésitation.

Il y a pris part de la même façon que quatre-vingt dix pour cent de la population de Panem : en tant que spectateur. Gwen n'a pas honte d'avouer qu'il n'a pas et n'aura sans doute jamais l'âme d'un rebelle, et quand bien même le gouvernement actuel ne lui apparait pas comme parfait il ne voit pas ce qui pourrait le remplacer ... Il n'a jamais connu que cela, au fond. Et on leur a assez rabâché durant leurs cours d'histoire à quel point le pays partait à la dérive, avant que le Capitole ne s'élève pour rétablir un minimum d'ordre. Les jeux de la faim sont pour lui une dérive certaine, mais pour autant il ne pense pas que tout soit à jeter dans le système politique de Panem, et pour cette raison il n'estime plus légitime la volonté des rebelles à vouloir se soulever s'ils n'ont rien à proposer de plus solide que ce qu'ils ont démontré par leur dernier échec. Cuisant, et sanglant.

Il n'est pas à plaindre, il a conscience que son statut de gagnant lui octroie désormais une vie plus que confortable dans un district où la misère reste malgré toute présente pour une bonne partie de la population. De là à dire qu'il en est satisfait ... Non, avoir une belle maison et un gare-manger rempli ne change rien à la difficulté des gagnants à recommencer à vivre normalement après que le Capitole en ait fait des meurtriers. C'est principalement l'attachement de Gwen pour son district et pour ses habitants qui l'aide à continuer de trouver un sens à sa vie, un attachement d'autant plus important que sa nouvelle position de maire lui donne maintenant la sensation d'être responsable de chaque habitant naissant et vivant dans les limites du district trois. C'est d'ailleurs précisément cette raison qui en fait quelqu'un de respecté au sein du district ; Quelqu'un que le Capitole a vu comme un remplaçant parfait à l'ancien maire, dont les tendances politiques semaient un trouble inacceptable. Gwen n'a jamais fait défaut au Capitole, mais fait office de figure de confiance aux yeux de son district : la combinaison parfaite, en somme.

Il les juge nécessaires, persuadé qu'aucun pays pas même Panem ne serait capable de fonctionner sans des personnes mandatées pour représenter la loi et maintenir l'ordre. Il en déplore simplement parfois le recrutement aléatoire, le fait que l'on privilégie parfois la soif de sang et le penchant pour la violence, plutôt que la droiture et la volonté de préserver un climat de paix. On peut donc dire qu'il respecte l'uniforme et la fonction de pacificateur, mais qu'il ne cautionne pas en revanche l'excuse que cette fonction fourni à certains individus pour exercer leur soif de violence ou leur besoin de puissance et de supériorité. Mais comme pour chaque fonction, celle de pacificateur possède sans doute ses dérives inévitables.

Il y croit, autant qu'il croit au malheur puisque l'un et l'autre ne sont que des frères ennemis. Mais le bonheur selon lui effraie le Capitole, assez pour que l'organisation politique de Panem ne soit ainsi faite de manière à ce que le bonheur ne soit distribué qu'au compte-goutte. Sporadiquement lorsque son nom ou celui d'un de ses proches n'est pas celui prononcé par l'hôte, lorsque l'on a l'estomac plein après des semaines de vache maigre, lorsque l'on regarde un oiseau en se prenant à songer qu'eux au moins peuvent aller ou bon leur semble ... Mais à quoi bon ? Mais le bonheur, Gwen a cessé de courir après voilà un moment. Il l'a rejeté, longtemps, puis l'a attendu, sagement ... Et aujourd'hui il se dit que peut-être c'est ça, le bonheur. De pouvoir se réveiller le matin, peu importe les cauchemars de la nuit, en ayant la sensation de faire quelque chose de sa vie ; Et si c'est cela alors Gwen n'a jamais été aussi heureux que depuis septembre 2312, époque à laquelle il est devenu maire du district trois.

Depuis sa victoire en 2303 Gwen attend chaque année la moisson avec nervosité. Il lui a suffi d'une seule année pour comprendre que l'été serait pour lui la saison de l'instabilité, celle où ses démons refont surface et le prennent à la gorge, celle où prétendre qu'il a fait le deuil du garçon qu'il était avant l'arène devient plus difficile encore qu'à l'accoutumée. La victoire de Prudence à la soixante dix-septième édition a été pour lui une délivrance, celle qui lui permettait de se débarrasser de son rôle de mentor pour laisser les deux autres habitantes du village des vainqueurs se charger d'envoyer chaque année deux de leurs enfants vers une mort probable. Finie l'obligation de faire face aux pleurs et aux peurs de gamins qui ne lui rappelaient que trop sa propre terreur quand il avait été à le place. Fini le crève-cœur de rentrer au trois accompagné de deux cercueils dans lesquels gisaient les corps sans vie d'enfants qu'il estimait sous sa responsabilité. Fini. Désormais Gwen va pouvoir tourner une page de sa vie, il en est persuadé. Il veut s'en persuader.


JE VIENS D'UN MILIEU RELATIVEMENT FAVORISÉ, AINSI, POUR MOI, LA NOURRITURE NE MANQUE JAMAIS À MA TABLE. DU COUP, MON NOM N'A PLUS AUCUNE CHANCE D'ÊTRE TIRE AU SORT. J'EXERCE LE MÉTIER DE MAIRE DE MON DISTRICT ET POUR TOUT VOUS DIRE, J'EN SUIS FIER. JE SUIS DANS LE TROISIÈME DISTRICT. AYANT VINGT-HUIT ANS J'AI DÉJÀ PARTICIPÉ AUX HUNGER GAMES ET JE SUIS TOUJOURS NERVEUX À L'APPROCHE DE LA MOISSON. ENFIN, J'ATTESTE QU'EN CRÉANT CE PERSONNAGE, J'ACCEPTE DE LE LIVRER À LA BARBARIE DES JEUX S'IL EST TIRÉ AU SORT.

reality is here.

OH NON ENCORE ELLE :kathleen:    

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    - oh friends forgive me to live when you're gone -


Dernière édition par Gwendal K. Jamshed le Mer 2 Juil - 18:30, édité 18 fois
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MessageSujet: Re: gwen(dal) ✤ i wanna hide the truth, i wanna shelter you.   Mar 17 Juin - 22:05

tell us your story.

❝ Under which star were you born ❞


Il soupire, trépigne. Il s'impatiente, et se tortille sur sa chaise en lançant vers sa mère des œillades presque désespérées. Le petit Gwendal n'est pas patient pour deux sous, et ces conversations d'adultes l'ennuient terriblement. C'est presque un rituel chaque vendredi soir, les Jamshed et les Ashes se retrouvant pour dîner. Car si au district trois la vie n'est pas plus clémente qu'ailleurs, pour les pacificateurs et leurs familles elle l'est assez pour que la nourriture ne manque jamais à table, et que les deux chefs de famille en apprécient autant les avantages que le prestige. Car c'est bien un prestige pour Rowan Jamshed que de porter cet uniforme ; Il le porte comme on porterait le flambeau de sa réussite, et elle semble loin l'ombre du fils d'ouvriers en électronique qu'il a été toute son enfance en aspirant à mieux. Aspirer à mieux, c'est un précepte que Jamshed tente jour après jour d'inculquer à son unique fils, pour que Gwendal un jour lui aussi puisse remercier le gouvernement de Panem de lui offrir l'opportunité de s'élever. Il ne s'imagine pas Rowan, à cet instant, que le destin de son fils est déjà tout tracé, et que s'ils n'ont pour l'instant que quatre et six ans les deux enfants assis à cette table deviendront ce que le Capitole a de plus cher et de plus éphémère. Et le nez dans leurs assiettes Gwendal Jamshed et Moïra Caelleigh ne s'imaginent pas eux non plus que leur chemin jusqu'à l'arène est déjà dessiné, et leur destin scellé. Le destin de deux gagnants, qui en ce vendredi soir se soucient autant des jeux que des discussions politiques de leurs parents, en bambins insouciants qu'ils sont.


❝ Childhood, innocence, recklessness ❞


« Range ça. Tu sais bien que j'ai horreur que tu laisses traîner ton arme quand Gwen est là. » Debout sur un des tabourets de la cuisine, désireux d'aider sa mère à faire la vaisselle, un Gwen haut comme trois pommes perd toutes ses bonnes résolutions lorsqu'il entend la porte de l'entrée claquer et le pas si particulier de son père raisonner. Sa mère, bien que gardant son air reprobateur, avait déposé un baiser sur les lèvres de son époux, arrachant au garnement une silencieuse grimace de dégoût tandis qu'il descendait de son perchoir en s'exclamant « Papaaa ! » avant de s'accrocher à sa taille, ses mains encore pleines d'eau de vaisselle laissant une trace sur l'uniforme du pacificateur. Attrapant son fils en dessous les épaules pour le soulever à sa hauteur, l'homme avait esquissé un sourire tandis que l'enfant venait déposer un baiser sur sa joue mal rasée, et répondu d'une voix calme à sa femme « Il le sait, que ce n'est pas un jouet et qu'il n'a pas le droit d'y toucher. Pas vrai bonhomme ? » D'un air résolu Gwendal avait secoué la tête pour donner raison à son père, passant ses petis bras autour de son cou tout en relevant les yeux vers sa mère. Elle avait l'air soucieuse. Et si l'enfant était bien trop jeune pour en comprendre les raisons Rowan Jamshed lui savait très bien d'où lui venaient ses inquiétudes. « Y'en a plus pour longtemps. Dès que les choses se seront calmées je la laisserais au QG. Promis. » Le climat était tendu au district trois depuis quelques semaines. Rien qui ne soit pas gérable, mais les esprits s'échauffant un certain sentiment d'insécurité continuait d'habiter la population. Et les pacificateurs se retrouvaient en première ligne, comme souvent ... c'était leur boulot, de faire le sale boulot. Bien loin de ces considérations d'adultes Gwendal avait repris de son air espiègle « Tu sais, aujourd'hui à l'école la maîtresses nous a demandé ce qu'on voulait faire quand on serait grands. » Il annonçait cela fièrement, et en effet il n'était pas peu fier d'avoir su répondre sans la moindre hésitation à cette question pour le moins existentielle pour un enfant de son âge. « Et qu'est-ce qu'elle a dit quand tu lui as répondu "comme papa" ? » L'enfant secoue la tête un court instant, gesticulant pour que son père le repose par terre, et haussant les épaules comme si son père venait de dire une énormité il avait répondu le plus naturellement du monde « Non, j'ai dit que je voulais jouer du piano. » Et déguerpissant jusqu'à sa chambre pour retrouver ses animaux en pâte à sel, Gwen avait laissé à ses parents le soin de terminer la vaisselle.


❝ Reaping, games, victory ❞


Du piano. Ça avait fait rire sa mère, mais il ne saura jamais avec certitude si c'était la façon dont il avait cloué le bec de son père ou bien la naïveté du propos qui en était à l'origine. Il l'entendait encore rire parfois, et il pouvait presque entendre les notes de son prélude préféré entre deux respirations difficiles. Il ne pouvait pas rester ici éternellement, s'il prenait racine ce serait la dernière chose qu'il aurait l'occasion de faire. Passant machinalement le dos de sa main contre sa joue il en avait essuyé le sang qui, bien que coagulant doucement, continuait à s'échapper de la double plaie qui lui lacérait la joue gauche ; La douleur des premières heures était passée, la pommade envoyée par un sponsor avait fait des miracles dessus, mais la douleur dans son palpitant, elle, n'avait pas faibli. On ne pouvait faire confiance à personne, pas dans l'arène des jeux de la faim, jamais, mais pourtant si le danger pouvait venir de partout Gwen n'aurait jamais pensé qu'il viendrait de Sora, sa co-tribut. Une petite blonde de seize ans qui en paraissait treize ou quatorze, dont il s'était senti responsable dès l'instant où ils avaient du se serrer la main sur l'estrade du district trois, après que le sort leur ait été défavorable. (...) Il était perdu dans ses pensées, jusqu'à ce qu'un cri strident de ne le ramène à la réalité. Ce cri il le connaissait, cette voix il la connaissait. « SORA ! » Quittant sa cachette il s'était à nouveau mis à découvert, la lumière faiblarde du crépuscule suffisant à éclairer la ruelle pavée dans laquelle il s'était échoué. Un pavé couvert d'un sang poisseux et qui avait séché durant les quatre jours qui le séparait maintenant du bain de sang. « GWEN ! » Elle était là. Les joues trempées de larmes, la voix tremblante et les cheveux collés par le sang qui y avait séché. Cette plaie à la tête c'était à Gwen qu'elle la devait, tout comme les entailles sur sa joue étaient l’œuvre de la jeune femme. La veille leur alliance avait subitement pris fin, à l'instant même où profitant de son sommeil la blonde avait tenté d'égorger celui qui la protégeait depuis leur arrivée dans l'arène. Par faiblesse sans doute, le jeune homme n'avait pu se résoudre à la tuer, et après lui avoir asséné un coup avec son poing américain et l'avoir assommée il n'était pas parvenu à l'achever ... Alors il était parti, en laissant là toutes ses affaires, sa couverture de survie et sa gourde, simplement désireux de fuir et d'aller panser ses plaies dans un endroit où elle ne pourrait pas le retrouver. Maintenant ils n'étaient plus que trois. Après le coup de canon survenu en milieu de matinée il avait espéré que la jeune femme ait fait une mauvaise rencontre, pour ne pas avoir à se retrouver à nouveau face à elle ... La réalité était toute autre. Ne restait donc plus que le garçon du quatre, et la fille du huit. Le garçon du quatre, c'était lui qui se tenait derrière Sora, la lame de son poignard brillant contre la gorge blanche de la jeune femme, du sang s'échappant de sa bouche et lui donnant l'air d'un animal plus que d'un humain. Mais n'étaient-ils pas tous devenus des animaux ? « Je te l'avais dit ! Je t'avais dit que j'en ferais mon affaire, de ta petite chérie ! » Ses doigts se resserrant sur son poing américain Gwen avait fait un pas en avant. Il aurait du faire demi-tour, il ne devait rien à Sora, elle avait tenté de le tuer et elle essayerait à nouveau si l'occasion devait se représenter ... Mais il ne pouvait pas laisser ce crétin la tuer. « Gwen ! » La ferme. La ferme, il fallait qu'elle la ferme, il n'avait pas besoin de ça, de la regarder sangloter, de l'entendre supplier ... Il ne faisait pas ça pour elle. « Tu vas me regarder la saigner sans rien dire, ou tu vas enfin agir comme un homme ? Amène-toi ! Parce qu'après lui avoir réglé son compte je m'occuperai de toi, et je me casserai enfin de cette putain d'arène ! » L'attention de Gwen un instant avait été déviée. Au fond ce mec n'était pas différent de lui, pas différent de Sora ; Il voulait simplement sortir d'ici, il voulait simplement rentrer chez lui. La vie qu'il tenait entre ses mains n'était qu'un verrou de plus à faire sauter avant de pouvoir sortir de cette prison ... « SORA NON ! » Cela n'avait duré qu'un dixième de seconde. La lame pénétrant dans la chair comme dans du beurre, et le râle s'échappant des lèvres de la jeune femme tandis que sa tête basculait mollement contre son épaule, ses jambes se dérobant sous son poids tandis que le garçon du quatre la laissant s'écraser au sol, le bruit de son corps résonnant mollement contre le pavé humide. Coup de canon. « Maintenant qu'on en finisse. » Sans répondre Gwen s'était élancé vers le jeune homme en poussant un hurlement de rage. Le combat était inégal, entre un poignard et un poing américain, mais peu importe ... Vivre ou mourir, ce n'était plus l'enjeu. Tout ce qui comptait c'était de quitter cet endroit, vivant ou mort ce n'était que secondaire. Mais il avait raison : qu'ils en finissent.


❝ Aftermath, depression, questions ❞


Assis sur son fauteuil, ou plutôt affalé, il avait englouti la dernière gorgée de sa bouteille de Whisky, la lâchant ensuite mollement et l'écoutant rouler sur le parquet, jusque contre le mur où elle avait terminé sa course. Maintenant. Non. Peut-être ... Maintenant ? Oui. Peut-être. Luttant contre la nausée inhérente à la quantité d'alcool qui circulait dans son organisme, lequel n'avait rien avalé d'autre depuis plus de deux jours, il s'était laissé glissé au bas du fauteuil en réprimant un sanglot. Le sang sur sa main continuait de couler, mollement, souillant la chemise déjà sale qu'il portait depuis son retour du Capitole l'avant-veille, le tapis poussiéreux et le cuir du fauteuil, mais il ne le remarquait même plus. Cela ne faisait pas mal. Pas autant que le reste, pas autant que l'intérieur, parce que la douleur au fond de ses tripes, elle, lui donnait envie de crever. Chaque année c'était pareil, chaque année la moisson, les tributs, les souvenirs, le sang, la mort ... C'était toujours pareil, mais c'était plus insupportable année après année. Maintenant. C'est mieux, oui, maintenant. Ou non, peut-être pas ... peut-être. Il avait essuyé la sueur de son front, y laissant une nouvelle trainée de sang, son autre main se resserrant sur la crosse du pistolet. Tellement que ses phalanges en blanchissaient, comme s'il s'y accrochait plutôt que de simplement le tenir. Il s'en souvenait encore, de sa mère réprimandant gentiment son père lorsqu'il ramenait cette arme à la maison « Tu sais bien que j'ai horreur que tu laisses traîner ton arme quand Gwen est là. » Il pouvait presque l'entendre encore. Presque. Elle n'était plus là pour le surveiller, et qu'y avait-il encore à surveiller de toute façon ... Une loque. Un zombie. Une coquille vide. Une demi-vie. C'était à se demander pourquoi il avait besoin de ce vieux flingue, pourquoi une arme aussi radicale pour ne supprimer qu'une parodie d'existence ... Mais il n'avait plus le temps d'attendre. Il en avait assez, c'était trop douloureux, chaque journée un calvaire et chaque nuit un enfer. Maintenant. Oui, maintenant, ça doit s'arrêter, maintenant. Alors pourquoi ? Pourquoi sa main pourtant si occupée à serrer l'armée ne voulait-elle pas obéir lorsqu'il voulait la lever ? « Putain de merde Gwen, t'es même pas ... même pas f-foutu de finir le tr-travail ... » Il s'était mis à rire. Et à pleurer en même temps, parce que c'était tellement pathétique. Les larmes avaient pris le pas sur les rires et voilà qu'il sanglotait maintenant comme un enfant ... Pourquoi il n'était plus un enfant ? C'était tellement simple, c'était tellement tranquille. Son père, sa mère, Rhett, Grazzie, Qasim, Moïra ... C'était tellement, tellement tranquille. Pourquoi. Pourquoi lui, pourquoi les jeux, pourquoi la victoire, pourquoi tout ça. Pourquoi. « Gwen ? » Il avait sursauté, la voix raisonnant dans sa boite crânienne presque autant que dans la pièce, et instinctivement il avait dirigé le canon de l'arme dans cette direction. « C'est moi. » Il savait très bien qui c'était. Il le savait parce qu'il n'y avait guère plus qu'elle qui venait, parce qu'elle avait pitié de lui, parce qu'elle se donnait bonne conscience. C'était pour ça qu'elle était ici, pour ça et pour aucune autre raison. « Allez vous-en. » C'était une plainte, une supplication bien plus qu'un ordre. Il ne voulait pas d'elle, il n'avait pas besoin d'elle ... et elle n'avait pas besoin de voir ça. Elle n'en avait pas eu assez, ces trois dernières semaines ? Du sang, des larmes. Lui si. Il en avait assez, et son sang et ses larmes à lui il les avait en horreur aussi à cet instant. Alors maintenant, maintenant, maintenant. « Gwen, hey. Gwen ? » La ferme, la ferme, la ferme, pourquoi elle restait là, pourquoi elle n'allait pas s'occuper de sa fille plutôt, pourquoi elle n'allait pas s'occuper de Moïra ? Il avait baissé son arme, sans s'en rendre compte, tout comme il ne s'était pas rendu compte qu'elle s'était avancée, s'abaissant à son niveau et passant une main sur son front comme le ferait une mère. « Ta main ... Tu t'es blessé ? » Ses yeux glissant vers sa main Gwen semblait confus, comme s'il découvrait la chose « Oh ... j-je sais pas ... » Sa tête retombant en arrière, il avait relâché l'étreinte autour de son arme, et lentement dans son autre main la douleur était revenue, ravivée, de nouveau présente « Tu as bu. Est-ce que tu as mangé quelque chose depuis ton retour, au moins ? » Non. Il n'avait rien avalé, il n'avait rien fait d'autre que boire, il portait encore les vêtements qu'il avait au Capitole, il ne s'était pas changé, il ne s'était pas lavé ... il n'avait pas bougé de ce fauteuil. « Tu n'as plus besoin de ça, Gwen. » Il avait sursauté en sentant la main de la mère de Moïra sur la sienne, et à nouveau resserré sa prise sur la crosse du pistolet « Gwen ... » A nouveau il avait laissé échapper un sanglot, et secoué doucement la tête, sa voix se transformant en un murmure plaintif « Je peux ... j'arrive même pas à ... » Lentement il avait senti l'arme lui glisser entre les doigts, en même temps que de nouvelles larmes débordaient de ses yeux, et renonçant à lutter parce que s'il ne parvenait pas à appuyer sur la détente tout seul il n'y arriverait probablement pas avec elle dans la pièce, il avait simplement posé sa joue contre l'épaule d'Alexandrya et laissé libre cours à son désespoir « Shhht, ça va aller. Je te promets que ça va aller. » Vraiment ? Cela faisait cinq ans pourtant. Cela faisait cinq ans et rien n'allait mieux, rien du tout. Rien n'irait jamais mieux.


❝ Rebirth, going ahead, hoping ❞


Il allait mieux. Pour la première fois en neuf ans il allait mieux. Jetant un regard à son reflet dans le miroir il y voyait depuis peu un homme, et non plus un fantôme ou une ombre. Les cicatrices sur sa joue étaient toujours bien visibles, et jamais il ne cèderait aux propositions pourtant répétées de certains capitoliens de lui proposer les service d'un chirurgien esthétique qui ferait disparaitre ces marques "disgracieuses" en un rien de temps. Il ne voulait plus les voir disparaitre, au même titre que tout le reste ces cicatrices faisaient désormais partie de lui. Il n'avait pas moins mal, il n'était pas moins abimé à l'intérieur, mais il avait appris à canaliser sa colère autrement, et à vivre avec sa douleur plutôt que de la subir. C'était ce qu'il se répétait, tous les jours, et neuf fois sur dix cela fonctionnait ; Il buvait toujours, mais quel homme n'avait pas sa faiblesse. « Monsieur le maire ? » Il s'était retourné, ses yeux se posant avec bienveillance sur la jeune femme récemment engagée pour lui servir de secrétaire. Pas qu'il ait besoin d'une secrétaire, à vrai dire il préférait gérer ses affaires tout seul ... Mais c'était ainsi, c'était le protocole. « Gwen. Est-ce qu'un jour vous m’appellerez pas mon prénom ? » Probablement pas, ce n'était pas faute de le lui avoir répété un nombre incalculable de fois pourtant. Ignorant la question elle avait préféré lui faire doucement remarquer « Vous allez vous mettre en retard. » tout en remettant machinalement en place le col de sa chemise par dessus sa veste. Il avait esquissé un sourire et n'avait rien répondu, se contentant de tirer sur le bas de son blazer pour le réajuster. Mais elle avait raison, il allait se mettre en retard, et ce n'était absolument pas le jour pour cela. Ouvrant la porte de son bureau il avait salué d'un signe de tête les deux pacificateurs qui encadraient la porte et avaient automatiquement emboité le pas sur lui tandis qu'il traversait le couloir. Il faisait beau dehors, et malgré le froid mordant de ce mois de janvier cela semblait être une belle journée. Une belle journée pour le district trois, qui pour la première fois depuis huit ans se coucherait avec une sensation éphémère de quiétude. Éphémère, mais tellement agréable.

***

Traversant l'estrade, son regard s'arrêtant un instant sur Prudence, et plus longuement sur Moïra, il s'était ensuite détourné d'elles pour faire face à la foule des habitants du district, emmitouflée dans des vêtements chauds, des bonnets et des écharpes. Balayant ces hommes et ces femmes du regard il avait gardé le silence un moment, face au micro disposé au centre de l'estrade, et après une courte hésitation il avait ouvert la bouche. « C'est un honneur pour moi, en cet hiver 2312, d'accueillir une nouvelle fois dans notre bien aimé district les représentants de notre belle Capitale. » Marquant une pause, il avait offert un sourire de façade à l'hôtesse du district trois, aux deux stylistes, ainsi qu'à la journaliste spécialement dépêchée pour l'occasion. « En tant que maire de ce district c'est une fierté immense d'accueillir à nouveau, et au terme d'une tournée de vainqueur exceptionnelle, la jeune Prudence Thornfield. Nous le savons tous, le prix payé chaque année par le district trois à l'issue des jeux de la faim est immense, mais cet été le courage et la détermination de cette jeune femme lui ont permis de se hisser sur le piédestal du vainqueur et de couvrir notre région toute entière de reconnaissance. » Son visage quittant la foule il avait reporté son attention sur la jeune Prudence, et lui tendant la main il lui avait offert un sourire engageant pour l'inciter à s'avancer. « Avant de vous permettre de vous restaurer, aux frais de notre Capitale, je vous demande donc d'accueillir chaleureusement celle dont vous avez pu admirer la victoire : mademoiselle Prudence Thornfield ! » Laissant là la jeune femme, lui murmurant deux ou trois mots d'encouragement avant d'aller prendre place sur le siège qui lui était réservé à côté de celui de Moïra, Gwen avait repris sa respiration. Il avait encore un peu de mal à donner le change, à enchainer les sourires et à se faire vitrine du gouvernement, mais il savait que cela viendrait avec le temps. Tout comme sourire aux caméras du Capitole et rire aux plaisanteries futiles de ses habitants lui était venu avec le temps également. Personne n'avait besoin de savoir que les sourires n'étaient que de façade, que son dégoût des jeux ne s'était pas estompé avec les temps, que s'il tolérait le gouvernement il n'en ignorait pas les travers et les abus ... Personne ne savait. Presque personne, mais lorsqu'il avait senti la main de Moïra frôler la sienne il s'était rappelé qu'elle oui. Elle savait, et sans rien dire il avait refermé ses doigts autour de la main de la jeune femme, comme un merci silencieux.



    - oh friends forgive me to live when you're gone -


Dernière édition par Gwendal K. Jamshed le Dim 28 Fév - 15:15, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: gwen(dal) ✤ i wanna hide the truth, i wanna shelter you.   Mar 17 Juin - 22:35

Oh mon dieu je suis à nouveau amoureuse.

Trop cool de te voir ici again


I GUESS I FORGIVE YOU
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MessageSujet: Re: gwen(dal) ✤ i wanna hide the truth, i wanna shelter you.   Mar 17 Juin - 22:48

Rebienvenue Thythy d'amour ! I love you



Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: gwen(dal) ✤ i wanna hide the truth, i wanna shelter you.   Mar 17 Juin - 22:51

Ambre Merci
Je comprends, c'est l'effet que me fait Tobias à peu près tout le temps aussi innocent Arrow

Swainito my love
Merci chou



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MessageSujet: Re: gwen(dal) ✤ i wanna hide the truth, i wanna shelter you.   Mar 17 Juin - 22:57



Recoucou
Bon courage pour ton perso, il a l'air super intéressant !





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I learned a long time ago that some people would rather die than forgive. It's a strange truth, but forgiveness is a painful and difficult process. It's not something that happens overnight. It's an evolution of the heart. ©️ .bizzle
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MessageSujet: Re: gwen(dal) ✤ i wanna hide the truth, i wanna shelter you.   Mar 17 Juin - 23:07

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MessageSujet: Re: gwen(dal) ✤ i wanna hide the truth, i wanna shelter you.   Mar 17 Juin - 23:48

JE T'AIME. et j'aime déjà ce personnage, gosh. crac crac
rererebienvenue. hâte de lire la suite.
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MessageSujet: Re: gwen(dal) ✤ i wanna hide the truth, i wanna shelter you.   Mer 18 Juin - 9:19

rebienvenue.
putain mais so seksy crac crac
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MessageSujet: Re: gwen(dal) ✤ i wanna hide the truth, i wanna shelter you.   Mer 18 Juin - 19:51

Merci vous chou
Clyde, ô Clyde



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MessageSujet: Re: gwen(dal) ✤ i wanna hide the truth, i wanna shelter you.   Mer 18 Juin - 20:34

RE bienvenue  Cool 
Mwaa qu'il est beau   
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MessageSujet: Re: gwen(dal) ✤ i wanna hide the truth, i wanna shelter you.   Mer 18 Juin - 22:20

Re bienvenue !
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MessageSujet: Re: gwen(dal) ✤ i wanna hide the truth, i wanna shelter you.   Mer 18 Juin - 23:58

Merci vous deux



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MessageSujet: Re: gwen(dal) ✤ i wanna hide the truth, i wanna shelter you.   Jeu 19 Juin - 22:57

reBienvenue Thythy   
Je vais te réserver ton avatar pour une semaine


'CAUSE I STILL DO DEPEND ON YOU
SO DON'T SAY THOSE WORDS, THAT RUN ME THROUGH

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MessageSujet: Re: gwen(dal) ✤ i wanna hide the truth, i wanna shelter you.   Ven 20 Juin - 9:57

rebienvenou
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MessageSujet: Re: gwen(dal) ✤ i wanna hide the truth, i wanna shelter you.   

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