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 With or without you ➸ ft. despina.

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MessageSujet: With or without you ➸ ft. despina.   Ven 13 Juin - 10:17

With or without you, I can't live.
Despina & Sage.
Panem, le Capitole et les Districts n'avait pas de prise là où elle se trouvait présentement, perdue dans les méandres de sa rêverie. Être invité à une soirée au Capitole était du domaine du grand honneur pour un non-natif mais ce soir l'esprit de Sage était ailleurs, tourné vers une multitude de choses hétéroclites: ses Tributs, les Jeux, son envie de les aider comme de les laisser mourir. Le champagne noyait les rires cristallins dans quelques tintinnabulements de verre précieux et sa propre hilarité semblait comme toujours forcée, fausse, simulée. Elle qui avait passé tant de temps à rêver de pouvoir revenir dans le faste du Capitole ne ressentait plus rien en cet instant. Un an sans voir la civilisation, sans voir de visage ami. Des mois en internement, en soin, et aucun changement: Sage n'avait fait que dissimuler ce qui déplaisait, comme de coutume; et au fond d'elle, la démence gagnait du terrain. Mais la plupart de ses connaissances s'en moquait et la jeune femme faisait fort de ne jamais en parler, pourtant ses récentes réactions, entre l'extatique et le mélancolique, avaient fait parlé d'elles. Au Défilé, Sage avait fait révérence à ses Tributs seuls, ne commentant aucun autre char en leur chantant une version personnelle de l'hymne de Panem. Elle avait vu peu de monde depuis son arrivée, prise par les Jeux et par une langueur pathologique, en phase dépressive visiblement. Car ça n'allait pas, ça n’allait plus. Ça n'avait jamais allé.

L'ombre d'Owain et de Despina, les seuls êtres qui lui restaient selon ses dires, planait sur ses pensées; les croiserait-elle, dans cette foule bigarrée et décadente où elle se sentait tant à l'aise? Le Capitole était sa maison, elle qui détestait son District de naissance. Une grande et belle maison vide comme une coquille de nacre. Une corne d'abondance qui dégueulait sa richesse en se nourrissant plus qu'elle ne pouvait le supporter; Sage aimait le Capitole; elle comprenait la beauté de la Bête, le magnétisme de ce monstre carnivore. Panem l'avait toujours séduite pour sa cruauté car c'est dans la douleur que les gens sont les plus intéressants. Elle en était persuadée; et tandis qu'elle accomplissait les besognes lubriques que lui avait ordonné Snow avec les personnes choisies, la jeune femme se rendit compte que sa vie lui plaisait, malgré la souffrance et la souillure. Il y avait quelque chose dans le sourire lointain de cette garçonne aux cheveux courts toujours en costume d'homme. Et quand ses yeux se posèrent sur une table en y remarquant une silhouette amie, ce quelque chose bougea en elle comme un poussin qui veut briser sa coquille; puis plus rien. Juste un mouvement fugace de l'esprit. Était-ce Despina là bas qui la fixait dans cette robe de créateur et avec ce sourire qui n'appartenait qu'à elle? La soirée serait peut-être moins morne qu'elle ne l'avait imaginé.

Sage se leva de sa table où elle se trouvait seule dans l'attente d'un client qu'on lui avait envoyé; un nouveau, qu'elle ne connaissait pas. Mais elle n'en avait cure: Despina méritait bien plus d'attention qu'un de ces types avec lesquels elle était obligé d'avoir quelques parties fines. Parce qu'elle était son amie, Sage essayait de s'en persuader. Cela faisait presque un an qu'elle ne s'étaient pas vues et la mentor n'en qu'un sourire formidablement idiote en s'avançant vers l'autre jeune femme, comme si elle s'étaient vues hier, avec un naturel désinvolte.

"J'ai cru que j'allais devoir m'assoir avec Diana Moon pour avoir une discussion intéressante!", fit-elle bille en tête, "mais tu es là, chaton! Comment va-tu?"

Un trait d'esprit lancé comme on jette quelque chose à la volée, presque à la poubelle. Sage souriait, comme à son habitude, et ses sourires étaient des masques finement ciselés qui ne révélait rien de ses intentions et ses émotions réelles. Elle flatta gentiment la main de Despina avec familiarité, l'air goguenarde et légère. Ses yeux bleus bien trop maquillés formaient comme deux croissants de lunes ne connaissant que la joie.

"Toujours aussi belle, c'en est presque criminel!", elle rit à pleine gorge, presque de manière théâtrale, soulant Despina de Paroles, "comme une admirable plante carnivore dans un pâle jardin de roses sans saveurs."

Que cela faisait un an qu'elle n'avait pas vu son amie ne semblait pas freiner la diarrhée verbale de Sage qui peut-être compensait à sa façon le manque de Despina dans son année; c'était surement maladroit et elle se préparait avec joie à recevoir le retour de cette diva au comportement parfois particulièrement assassin: elle adorait ça. Leurs disputes étaient parfois son refuge; il n'y avait que cela de constant dans sa manière de faire et de penser et Despina était un des piliers de son existence. mais cela Sage se garderait bien de lui faire savoir: on aime mieux les gens auquel on ne le dit pas trop. Ces mots-là, qu'elle employait si souvent avec ses clients, perdent vite leur saveur. Elle savait de quoi elle parlait; aimer ne voulait pas dire grand chose pour elle.

Elle lui sourit avec tout un tas d'arrière-pensées sans savoir ce que ressentait cette femme pour elle; peut-être Sage était-elle bête. Elles se croisent parfois comme un couple en amour et s'inquiètent l'une de l'autre comme si l'une appartenait un peu à l'autre et vis-versa. Et pourtant Sage ne voyait toujours rien. Était-elle bête ou préférait-elle ne as voir l'issue de cette étrange relation?


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MessageSujet: Re: With or without you ➸ ft. despina.   Sam 14 Juin - 10:24

I wait for you
Despina & Sage


Lorsque l'heure des Hunger Games sonnait, le Capitole était en ébullition. Despina aimait tout particulièrement cette période de l'année. Non pas pour les jeux eux même mais pour tout ce qui gravitait autour : rubans, diamants, champagne, froufrous, soirées. Les jeux étaient la période où les créateurs donnaient le meilleur d'eux même et cette année elle avait à nouveau fait de son mieux pour habiller les tributs du District 5. Elle avait, du moins elle l'espérait, fait vibrer le public avec ses tenues car tel était son rôle. Les stylistes n'étaient pas les éléments les plus important des jeux et pourtant tout le monde attendait impatiemment ce moment où les tributs pénétreraient au sein de l'arène. Despina avait misé cette année sur les paillettes – elle adorait les paillettes ! - et également sur les tulles scintillants qui avaient certainement eu le succès escompté. Du lumineux, du brillant, du scintillant, le tout gracieusement imaginé par elle-même et fabriqué par ses employées … Oui elle adorait ce moment. Elle adorait la gloire ! C'était pour cela aussi qu'elle était là ce soir, à cette soirée,  vêtue  d'une robe de sa collection personnelle. Elle aimait ne pas passer inaperçu, elle aimait rire à gorge déployée aux anecdotes de charmants jeunes riches. Elle aimait les regards amusés ou sensuels. Elle aimait les sous-entendus. Despina aimait sa vie. Elle aimait ne se priver de rien, vivre dans ce luxe que lui offrait sa situation. Et les jeux étaient le moment idéal pour montrer à tous à quel point elle pouvait faire partie des plus grands stylistes, des plus grandes femmes d'affaire de tout le Capitole. Oui Despina voyait grand, très grand et personne ne pouvait se mettre en travers de son chemin. Tout le monde savait à quel point elle était forte et piquante. Et pourtant peu de personnes savait qu'elle avait une peur, une vraie peur qui pouvait la faire trembler comme une petite fille. Et les jeux étaient aussi une période où sa peur pouvait prendre le dessus. La violence n'était pas pour elle. Elle respectait les tributs qui parvenaient à se battre jusqu'à la mort. Elle, elle ne pouvait supporter ça … le sang, les coups, les cris, les regards menaçants … tout ça lui rappelait trop son père et ses mains trop fortes venant s'abattre sur elle s'il ne la considérait pas à la hauteur.

D'ailleurs la préparation des jeux avait été difficile pour elle. Son père, bien que n'aimant pas spécialement la mode, n'avait cessé de mettre son grain de sel dans la préparation des tenues pour les tributs. Et dans l'intimité de l'appartement de Despina, quelques coups étaient tombés. Durant ces moments douloureux la belle blonde aurait tant aimé se réfugier un peu dans les bras de son amie et amante … Mais Sage avait tout simplement disparue de la circulation et personne n'avait voulu dire à Despina où la belle était aller. Alors ce fut seule ou dans les bras d'amants que la fille de Capitole avait fait passer ses peurs, maquillant les hématomes pour passer inaperçu. Mais bien évidemment Despina avait croisé Sage durant les préparatifs. Comment pouvait-elle rester éloignée d'elle alors qu'elle était mentor du District 5 ? Quoi qu'il en soit les deux femmes ne s'étaient pas adressées la parole depuis … depuis un an déjà. Une année sans elle.

A sa table Despina parlait de tout et de rien avec des personnes qui n'étaient pas réellement intéressantes. Mais ce genre de soirées étaient naturellement plus que nécessaires et terriblement importantes pour l'image des personne venant s'y perdre. Et quelle surprise de voir Sage, toujours aussi belle, s'incruster aux côtés de Despina. Cette dernière cacha merveilleusement bien son étonnement mais également sa colère envers celle qu'elle considérait comme son amie … et certainement plus d'ailleurs. Chaton … Despina se demanda comment Sage pouvait oser l'appeler ainsi et faire comme si de rien était, comme si elles s'étaient vu la veille comme deux bonnes vieilles amies. Comment pouvait-elle lui toucher la main de cette manière comme si leurs corps étaient encore habitués l'un à l'autre. Despina ruminait. Despina ne montrait rien. Et lorsque Sage s'arrêta enfin de flatter Despina et de caresser son égo dans le sens du poil, la styliste se força de sourire sans rien faire paraître. Elle était parfaite dans son rôle. Elle aurait certainement pu être comédienne. Mais si Sage la connaissait réellement bien, elle pourrait déceler dans le regard de la blonde cette colère naissante.

+ Sage. Quelle surprise de te voir ici. Oh pardonne moi, je n'ai pas pu venir te voir plus tôt et te dire à quel point ta chute durant le défilé fut magnifique !

Évidemment Despina avait tout vu, n'ayant pas quitté Sage des yeux durant tout le défilé, ne s'occupant même pas des tributs. Lui jeter ainsi une pique à la figure, tranchante.

+ Heureusement Ellyn et Levi furent parfaits et terriblement beaux afin de masquer au minimum ta prestation un brin ridicule.

Despina offrit un sourire à Sage et bu une gorgée de champagne dont le bulles lui semblèrent aussi amères que son sourire.

+ Que me vaut l'honneur de ta présence après une année d'absence ? N'as tu pas de client à voir ce soir ? Étonnant, la soirée regorge d'hommes seuls.

Personne ne les entendait. Personne ne s'occupait d'elles. Tant mieux. Despina n'avait pas envie de faire semblant encore longtemps. Elle était en colère. Elle était blessée. Et il était préférable de ne pas être sur son passage lorsqu'elle était dans cet état et ça Sage le savait très bien.
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MessageSujet: Re: With or without you ➸ ft. despina.   Mar 17 Juin - 18:19

With or without you, I can't live.
Despina & Sage.
Despina excellait dans l'art délicat et très à la mode du Capitole qui consistait à dissimuler ses émotions négatives; à ce jeu là Sage n'était pas mauvaise non plus, force était de l'avouer. Ainsi elle se souriaient l'air de rien avec surement un tas d'arrières pensées que jamais un tiers observateur n'aurait pu soupçonner. Peut-être se ressemblaient-elles sur plus de points qu’elles n'auraient pu le penser; dans tout les cas la colère masquée de la belle blonde apparue claire comme de l'eau de roche à Sage qui décida de jouer le jeu. Un jeu dangereux: leur jeu. Le monde pourrait être en feu que la première préoccupation de Sage resterait de taquiner Despina, envers et contre tout. Un an sans la voir avait relevé de la torture; après tout Despina était-elle sa meilleure amie, sa seule véritable amie. Jamais les deux femmes n'avaient réellement mit de mots sur leur relation ambigüe mais Sage savait bien, au fond, qu'elle avait quelqu'un sur qui compter, malgré leurs disputes incessantes. Ou peut-être grâce à ces dernières. Alors la voilà assise à côté de la beauté Capitolienne avec un sourire formidable, complètement insouciant qui dissimulait avec brio tout le manque d'elle que Sage avait eut, toute cette dernière année de souffrance.

Lorsque Despina lui parla de sa chute durant le Défilé, la mentor se pencha un peu en arrière sur son siège et se laissa aller à sa plus franche hilarité. Peu de choses la touchaient en réalité, venant de la bouche venimeuse des autres femmes et plus particulièrement celle fielleuse de sa meilleure amie. Despina était une vraie commère mais également un redoutable papillon social. Sage battit des mains, de bonne guerre à bonne perdante et prit finalement la parole sur un ton à la fois désinvolte et détaché.

"Ma chérie, tu as vu le meilleur alors!", elle rit encore un peu, d'un aplomb formidable, "j'ai éclipsé tous les Tributs. Je sais bien comment avoir ton attention pour moi toute seule."

Du vrai, du faux, du faux pour prêcher un peu de vrai. Sage était comme ça: toujours sur le fil comme un funambule suicidaire qui courait pieds nus sur des lames de rasoirs. Toujours à rire et se vanter, à masquer, à travestir tout et n’importe quoi; à se mettre en valeur et se déprécier à la fois. Despina la voyait, elle le savait bien; Despina faisait même mieux: elle la regardait. Et toutes les vilénies et les hypocrisies de son amie ne pouvaient la toucher car elle savait bien qu'elle existait dans ce regard clair; c'était tout ce qu'elle désirait: exister pour quelqu'un. Et Sage savait qu'elle avait un intérêt pour Despina. Elles étaient amies, après tout. De vraies amies, et Sage n’en avait jamais douté. Elle refusait d'en douter car elle aimait l'image d'elle-même que lui renvoyaient les pupilles bleues de Despina.

"Terriblement beaux en effet, grâce à ton travail, ma chère!"

La flatterie était aussi nécessaire que l'air au Capitole mais lorsque Sage complimentait Despina, elle le faisait le plus souvent sur deux choses qu'avaient indéniablement la jeune femme et de la manière la plus sincère qui soit: la beauté et le talent. Il aurait fallut être aveugle et idiot pour ne pas voir que la jeune femme était surement une des stylistes les plus audacieuse de sa génération et Sage avait en un premier temps été attirée par sa créativité presque agressive. Mais Despina n'était pas qu'une styliste. Elle était aussi une femme, et quelle femme... on était facilement conquis par ces hautes pommettes, ce sourire maitrisé mais aussi ce regard qui sait retenir l'attention. Ha Despina, tu ne t'arrêtes jamais; tu griffes, tu mords et tu t'indignes. Jamais tu ne t'arrêtes. Et Sage la regarda avec un petit sourire triste qui ne montrait pourtant rien de son émotion présente; elle était émue de retrouver après tout ce temps sa seule amie sincère, la seule personne en qui elle avait confiance dans ce monde de brutes.

Sage ne chercha aucun défilement, aucune justification face à son amie; elle s'était faite remarqué au Défilé mais n'en regrettait aucun moment et avait la sincérité de prendre de bonne guerre les piques de la blonde. Il fallait être bonne perdante dans la vie. Et ce genre de chose n'avait finalement que peu d'importance. Lorsque Despina lui offrit à nouveau une pique de son cru, tranchante et presque sanglante, Sage demeura égale à elle-même: elle ne montra pas le manque qu'elle ressentait, ni son bonheur pourtant évident d'être enfin réunie avec son amie. Parce qu'elle avait du mal avec ce genre d’effusions de sentiments, parfois; les gens vous aiment parfois mieux quand vous jouez au dur fanfaron, une image qui collait à la peau de cette pitre au cœur lourd qui se faisait passer pour un clown; un clown triste.

"Oui, j'ai un client ce soir", répondit Sage sur un ton égal, aussi cruelle que Despina, avant de reprendre, "oh, c'est vrai que tu ne t'es pas renseignée sur la disparition de ta meilleure amie, chaton..."

Elle mit la main sur sa bouche et ses yeux se creusèrent en demi-lunes emplies de malice un peu théâtrale. Mais cette expression fut bientôt balayée par une autre, plus sincère et sérieuse; elle lui devait bien ça.

"J'ai été internée six mois en psychiatrie, au Capitole. Le président Snow m'a ensuite renvoyé au District Cinq pour prendre du repos", elle ajouta: "sans possibilité de remonter à la capitale avant un moment, bien sûr."

Sage prit le verre de champagne de Despina et le vida d'un trait avant de le lui glisser, vide,d ans le creux de la main; elle cherchait à la mettre un peu au pied du mur histoire de la piquer comme elle l'avait piquer; c'était de bonne guerre, n'est-ce pas?

"Mais j'imagine que tu avais de quoi te distraire, pendant mon hospitalisation, ma chérie."

Elle ne lui en voulait pas vraiment, voir pas du tout; parce que Sage adorait plus que tout Despina et que son ton de voix n'avait aucune agressivité; ce n'était qu’un jeu pour la blondinette, une sorte de passe au ballon entre elle et Despina qui finirait tôt ou tard pour leur offrir des réconciliations car de vraies amies ne se chiffonnent que pour le sport. C'était tout du moins le point de vue de Sage qui ignorait que du côté de son amie, leur amitié se teintait d'une coloration plus intense...


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MessageSujet: Re: With or without you ➸ ft. despina.   Mer 18 Juin - 8:22

Don't play with fire
Despina & Sage


Les relations humaines étaient, aux yeux de Despina, très particulières au sein du Capitole : beaucoup de fioriture, peu de sincérité. Tout le monde souriait et riait en permanence, vêtu et paré comme pour un mariage et ce en toutes circonstances. Au Capitole tout était superficialité. C'était ainsi. Despina aimait ça. Elle aimait ce monde où tout était beau, où tout était faux. Elle se moquait bien que certains fassent des courbettes devant elle sans pour autant l'apprécier. Le paraître était bien plus important que le reste et il fallait savoir jouer les bonnes cartes pour se faire une bonne place. Despina était excellente à ce jeu. Elle jouait la comédie à la perfection. Mais Sage jouait très bien elle aussi, cachant facilement ses véritables émotions aux yeux de tous.  Mais des meilleures amies parviennent à tout déceler chez l'autre n'est-ce pas ? Ainsi Despina savait pertinemment que Sage percevrait son agacement, sa colère. Et elle-même savait très bien que Sage aimait jouer à ce jeu … celui des piques cachées à se lancer en pleine face, sans lever la voix, sans pour autant permettre à la colère de sortir. Elle jouait. Car Despina ne jouait pas réellement. A cet instant précis elle gardait toute sa superbe avec beaucoup de cran et de volonté. Si elle ne se contrôlait pas la belle blonde savait très bien qu'elle risquait de créer une esclandre ici même, devant tout le monde. Et elle n'avait pas besoin de ça. Elle ne voulait pas salir sa belle réputation de femme forte et droite. Hors de question donc de répondre avec violence aux propos de la mentor du District 5.

Malgré tout Despina sourit au compliment de Sage concernant les tenues de leurs tributs. Elle savait son amie sincère, là dessus elle n'en douta pas une seule seconde. Elle savait que Sage ne flattait pas son égo. Pas avec elle, il n'y avait pas de ça entre elles en tout cas. Malheureusement Despina ne pouvait prédire comment cette conversation allait se terminer. Si Sage s'amusait à jouer et à répondre aux phrases piquantes de la Capitolienne, cette dernière ne s'amusait grandement. Sa fierté la poussait à rester là, assise, droite, fière aux cotés de Sage. Mais au fond d'elle, elle mourrait d'envie de gifler la jeune femme et de s'en aller de manière totalement théâtrale, blessée. Ses sentiments pour la jeune femme n'avaient visiblement cessés d'exister durant ces longs moins sans se voir et ils venaient de lui sauter à la figure, lui rappelant à quel point elle pouvait tenir à elle … à quel point elle pouvait également se montrer terriblement jalouse, surtout en entendant que oui Sage avait un client ce soir là

Et soudain la nouvelle tomba. Psychiatrie. Internement. Despina cacha tant bien que mal sa surprise, sa stupéfaction, sa peur aussi. Et quelque part, au fond d'elle, un sentiment de culpabilité se mit à pointer le bout de son nez. Alors Despina resta inerte quelques instants. Elle ne broncha pas lorsque la belle lui vola sa coupe de champagne pour la vider cul sec. Ce fut la dernière phrase qui fit sortir Despina de son mutisme. Son visage cette fois laissa certainement transparaître une émotion étrange, un mélange de colère et de tristesse.

+ Naturellement j'étais très occupée durant tout ce temps. Tu me connais chérie.

Despina jeta un coup d’œil autour d'elle. Quelques personnes s'étaient levées et avaient quitté la table. Elle aurait tant aimé en faire autant. Mais un air grave planait sur son visage.

+ Tu sais toujours mieux que tout le monde n'est-ce pas ? Comment oses-tu penser une seule seconde que je n'ai pas cherché à savoir où tu étais ? Que tu puisses penser ainsi me dégoûte et me déçois au plus haut point chérie

Cette fois il lui fut bien difficile de garder son calme légendaire. Une flamme étrange brillait dans son regard glacial. La colère montait en elle.

+ De toute manière tu es folle, tout le monde le sait, j'aurais du m'en douter. Ma pauvre chérie. Tu as du manquer à tes clients j'en suis certaine !

Despina retrouva son calme et son masque, affichant à nouveau cet air hautain et suffisant. Mais le jeu devenait de plus en plus dangereux.
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MessageSujet: Re: With or without you ➸ ft. despina.   Mer 18 Juin - 10:48

With or without you, I can't live.
Despina & Sage.
Despina ne semblait ni surprise, ni heurtée d'apprendre que Sage avait fait un séjour en hôpital psychiatrique. Mais la jeune femme se doutait bien que cela couvait au fond de ses tripes: Despina était une femme d’émotions et au Capitole, en public, il est de bon ton d'être un roc; elle comprenait bien cela. C'était une sorte de règle de survie tacite pour tous les Capitoliens. Mais elle-même n'était pas Capitolienne, et malgré tout son regret elle savait bien qu'elle ne le serait jamais. Sage ne serait jamais rien d'autres que la petite fille du District Cinq qui ne s'était jamais sali les mains dans l'arène mais bien après. Pas dans le sang et la jungle, mais dans l'intimité obscène de quelques obscures chambres à coucher. Elle y avait appris bien plus que dans l'arène, pour tout dire; elle y avait découvert les nuances des sourires et des soupirs, à comprendre le langage non-verbales de ses amants et ses amantes; elle avait compris sans jamais vraiment la saisir pleinement la complexité des gens du Capitole, à singer leur accent aigu, leurs petites manières, leur hypocrisie et leurs crainte continuellement du monde extérieure. Mais c'était avec Despina que Sage avait le plus appris et expérimenté. L'amitié, la tendresse. La confiance. Un sentiment nouveau d'attachement à l'autre sans chercher midi à quatorze heure; faire confiance, faire des farces. Rire et vivre. Et malgré l'argent qui les avait liées au début, apprendre à se plaire, renouveler à chaque jour pour lui plaire. Car oui, Sage ne cessait de vouloir plaire à Despina. Pour qu'elle ne se lasse pas, pour qu'elle ne parte pas. Pour qu'elle ne déserte pas sa vie minable qui n'avait définitivement aucun intérêt à part si elle était souligné de la présence de quelques êtres qui avaient une place particulière dans son cœur.

Et plaire était une chose difficile. Elle consistait en la force d'attirer l'attention, de se tourner en dérision, de tourner en bourrique et d'être sincère à la fois, juste quand il le fallait. L'affection immense que Sage avait pour l'autre blonde était sincère mais dans le monde dans lequel elles évoluait, il fallait farder cet intérêt pour entretenir l’intérêt. Parfois c'était un jeu fatiguant, mais souvent c'était excitant. Parfois encore c'était un jeu qui faisait mal; mais Sage faisait la brave et continuait à avancer en louvoyant entre les pièges qu'elle-même parfois posait sans précaution. Despina semblait à la fois triste et en colère alors qu'elle-même ne ressentait absolument rien de précis, ayant comme un trou béant dans la poitrine,d ans la tête. Comme si on lui avait tiré dans le crâne à bout portant et qu'à présent, elle ne ressentait plus rien de construit. Ou qu'elle ne parvenait à l’identifier. Alors oui, son amie lui avait manqué plus que l'absence même et ce manque avait été intolérable; de la voir la remplissait de joie et d'énergie mais elle ne se sentait pas agressée par les piques de Despina; parce qu'elles étaient fausses. Mais Despina était une femme plus authentique qu'on ne voulait bien le pensait. Sage le savait: elles se ressemblaient un peu; rien qu'un tout petit peu mais c'était suffisant. Il faut se ressembler pour se plaire et différer pour se garder.

Alors elle souriait, hochant la tête à la réponse de son amie. Oui, Despina était une femme occupée. C'était une mondaine et une artiste, une femme d'affaires aussi. Elle la regarda jeter un coup d’œil autour d'elle sans la quitter du regard, comme si elle se moquait des gens alentours. C’était faux mais l'air grave de son amie la fascinait. La vérité allait sortir et il ne faudrait pas la louper. C'était excitant. Sage l'accueillit avec un large sourire un peu carnassier, sans montrer aucune souffrance. Il trônait sur son visage une expression d'intense satisfaction, presque extrême, presque effrayante. La vérité, la vérité toute nue. La vérité. La souffrance: la seule chose de vraie dans ce monde d'hypocrisie; car nos seules vérités sont nos douleurs, ne sachant pas mentir.

"Je sais que je suis une idiote, et que je ne sais pas grand chose", répondit-elle à Despina avec un adorable sourire d'enfant satisfait de sa farce, "J'ose prêcher le faux pour avoir le vrai, ma chérie. Tu sais que je ne penses pas souvent."

Par là, elle lui signifiait son amitié; Sage était une femme complexe, retorse et complètement ambigüe; elle aimait emprunter les marches glissantes de la manipulation pour faire dire au gens des choses qui venaient du plus profond de leur tripes. Despina avait lâché son indignation au visage de Sage et cette dernière avait été touchée de pouvoir obtenir la vérité.

"J'adore te dégouter", elle adorait cela, parce que ça offrait une réaction et c'était bien tout ce qu'elle voulait. Sage continua, fixant Despina, "Oh j'ai du certes leur manquer, surtout à toi!", elle la cherchait consciemment, "on m'a rappelé que si je ne continuai pas à honorer ma position, mes proches auraient des problèmes. C'est pour dire la demande que j'ai!"

Son regard clair tomba lourdement sur son amie en espérant lui faire comprendre l'affaire sans trop entrer dans les détails. Au sortir de sa psychothérapie offerte par Owain, le président Snow lui avait fait très clairement comprendre que si elle essayait de se défiler, on tuerait Despina. Sage n'avait plus aucune famille au District Cinq, mais elle avait une meilleure amie. Elle n'avait qu'elle, sa faiblesse. Et quand à dix sept ans Snow lui avait proposé d'offrir son corps aux riches du Capitole pour sauver son père, ce n'était pas une proposition. Le père de Sage était mort sans soin et elle tait entrée dans un cercle vicieux: si elle n'était pas prostituée, que serait-elle? Une Vainqueur qui n'avait tué personne, une folle dans sa grande maison du District Cinq. Et si s'offrir la dégoutait, elle devait continuer, autant pour protéger Despina que pour se préserver elle-même. C'était un cercle sans fin. Elle rappelait à Despina qu'elle n'avait pas le choix, malgré toutes les apparences.

"Moi, tu m'as manqué, Despina", dit très sérieusement Sage, "je n'ai pas cessé de penser à toi pour tenir. Je rêvai de ce jour où je pourrai te revoir."

Elle n'ajouta plus rien. Oui, elle aimait provoquer et dégouter Despina autant qu'elle voulait lui plaire, pour dispenser la morsure et le baiser; les gens du Capitole ont besoin de rebondissements. Mais Despina n'était pas une de ces perruches; elle était Despina. Et c'était elle qui dispensait la morsure et le baiser alors il fallait prendre garde. Et Sage faisait tout pour lui plaire. Même des choses déplaisantes pour Despina car elle savait qu'on ne plait pas en ne montrant que le bon en soi, le bon de la relation à l'autre.


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