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 Ces visages qui hantent nos nuits Ϟ RUMER&JULIAN.

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MessageSujet: Re: Ces visages qui hantent nos nuits Ϟ RUMER&JULIAN.   Lun 3 Oct - 15:30



Refuser le bonheur avait toujours été un de ses plus grands défauts. Julian donnait tant, se vouait au bien-être d'autrui, d'inconnus qu'il ne connaissait que de vu, dont il ignorait totalement le nom ou l'âge. Aider des étrangers était pourtant si facile à ses yeux. Diriger des troupes de rebelles était un travail si naturel pour lui, il donnait des ordres comme s'il était né pour le faire. Un don inné chez lui. Il ne se posait jamais de questions. Il ne demandait jamais rien en retour. Il ne songeait aucunement à son bien-être, aux bénéfices de ses gestes sur sa personne, mais plutôt sur autrui. Bien entendu, son combat pour la liberté était au départ un désir personnel, une nécessité même. Mais peu à peu, la rébellion devint plus grande que nature et son but se transforma par le fait même. Il agit toujours pour lui-même, respectant ses valeurs, mais les résultats étaient pour les autres. S'il devait mourir à la guerre, soit, au moins il aura changé les choses pour quelques habitants de Panem. Ironiquement, autant porte-t-il un désir prépondérant de protéger toute âme vivante, autant néglige-t-il ceux qu'il aime... Ses parents. Il les a longtemps abandonné à leur sort au septième district. Non que leur condition lui était indifférente, bien au contraire. Il tenait tant à eux qu'il ne pouvait se résigner à être près d'eux et à les voir souffrir ou les mettre en danger vu son titre de chef. Peut-être faisait-il preuve d'insensibilité et de négligence, mais c'était sa façon de les protéger. Et son frère. Depuis qu'il mit ses idées de rébellion à exécution, Julian entraînait son jumeau dans toutes les situations dangereuses, y trouvant un support inestimable. Cependant, il oubliait parfois qu'ils ne partageaient pas les mêmes idéaux. Son frère était médecin et préférait davantage guérir que de foncer tête première et risquer de perdre la vie. Julian n'avait pas ce don de prendre soin de ses proches. Et de lui-même... Comme s'il ne méritait aucun bonheur. Comme s'il était destiné à souffrir et à se sacrifier pour autrui. La nuit passée, il se permit pour la première depuis toujours de s'ouvrir à quelqu'un d'autre, de prendre soin de son bien-être pour changer. Il ne regrettait aucunement cet abandon, mais il craignait pour la suite. Il s'attachait à Rumer. Il le sentait. Il commençait à éprouver un réel attachement pour elle, ce qui altérait considérablement son jugement. Il s'était aussitôt refermé sur lui-même, comme s'il refermait cette porte qu'il avait volontairement ouverte. Il savait qu'elle allait restée dans ses pensées, il savait qu'il finirait par la blesser, par la décevoir... Étant chef des rebelles, il ne pouvait lui donner la vie de famille que toutes les femmes rêvaient, il ne pouvait être cet homme... Il échouerait inévitablement à la tâche... Elle méritait mieux que ce qu'il lui offrirait. Elle méritait d'être heureuse et épanouie. Jamais il ne pourrait regretter leur moment de proximité, d'intimité. Mais ils devaient tous les deux se rendre à l'évidence que de développer un lien profond n'était pas envisageable. (Avait-il peur du bonheur ? Ou de la déception d'une femme qui prenait de plus en plus d'importance ?)

« J’ai un horaire chargé aujourd’hui, c’est parfait. » Son coeur se serra soudainement dans sa poitrine. Comme s'il avait espéré une réponse chaleureuse et rassurante face à sa déclaration froide et détachée. Qu'espérait-il donc ? Qu'elle le supplie de rester plus longtemps ? Qu'elle le rassure ? Peut-être bien. Peut-être avait-il réellement désiré qu'elle lui démontre qu'il avait tord de se refermer telle une huître effrayée et qu'il n'y avait rien de mal à souhaiter un peu de chaleur humaine. Il s'était tiré dans le pied. Il espérait des choses, mais son corps exprimait tout le contraire. Sans jamais relever le regard - car il avait l'impression qu'il craquerait s'il posait les yeux sur le visage probablement aussi froid que le sien de Rumer -, il fixa le plancher, faisant mine de cherche le reste de ses vêtements. Et elle quitta la pièce. Elle tourna les talons et le laissa seul avec sa confusion. Aussitôt, sa tête s'éleva légèrement, toisant l'embrasure de la porte où la rebelle venait juste de disparaître. Inerte, il avait peine à comprendre ses propres sentiments contradictoires qui se bousculaient brusquement dans sa tête. Julian échappa un long soupir d'entre ses lèvres alors qu'il se laissait tomber sur le matelas, en position assise. Ses coudes s'encrèrent dans les muscles de ses cuisses afin d'enfouir son visage dans le creux de ses paumes. La confusion se faisait sentir. Il ressentait une sorte de déception mélangée avec de la satisfaction. D'un côté, il avait espéré l'impossible, il avait espéré que Rumer le convainc de rester, de ne pas se refermer aussi rapidement à elle. Mais la connaissant, cette possibilité semblait tout à fait improbable. Surtout vu leur situation. Et d'un autre côté, il était soulagé qu'elle prenne sa froideur avec autant de maturité. Elle lui avait paru totalement détachée, acquiesçant même sa décision de partir le plus vite possible. Il ne le prenait pas mal. Il connaissait cette attitude. Il avait l'impression de voir son propre reflet. Julian se frictionna durement le visage, tentant de remettre un peu ses idées en place. Il ne pouvait plus faire marche arrière, ce qui était dit était dit. Ce qui était fait était fait... Reprenant sur lui-même, le rebelle se releva de contre le lit et enfila son pantalon en vitesse. Un chandail et un manteau sur le dos, il rangea le reste de ses effets personnels dans son unique sac de voyage, se préparant au départ. Chose faite, il balança le sac sur son épaule et fit une pause au pied du lit. Il restait là, immobile, à toiser les draps défaits, les oreillers déformés par la courbe de leurs têtes. Il aurait tant voulu demeurer étendu sur ce matelas, Rumer dans ses bras, faisant semblant de dormir seulement pour perpétuer le moment. Observer son corps menu s'élever et s'abaisser au rythme de sa respiration... Il aurait souhaité que la réalité ne rapplique jamais, que le matin ne vienne jamais. Hélas, il devait se faire à l'idée... Rajustant son sac sur son épaule, Julian remit ses pensées en place et quitta à contre coeur la chambre. Alors qu'il atteignait le couloir de la maisonnée, se dirigeant vers la porte de sortie, il tomba face à face avec Rumer. Accotée contre le mur, vêtue d'une simple serviette de bain. Son coeur palpita à toute allure dans sa poitrine. Tout aurait été plus simple s'il avait pu filer en douce... Mais en même temps, il lui devait des remerciements. Elle l'accueillait avec tant de bonté et de chaleur. « Je... Je devrais me mettre route si je veux me rendre... au Sept » justifia-t-il dans un murmure incertain, conscient que la petite soeur de Rumer se trouvait dans l'une des chambres. Ses yeux demeuraient hypnotisés par sa beauté... Il avait peine à garder ses idées claires, s'obligeant à garder le regard bien haut. « Merci, Rumer. Pour tout. » Sa voix beaucoup plus sincère et moins austère qu'auparavant. Elle avait toujours été si respectueuse et agréable avec lui... Alors qu'il lui offrait qu'une façade de glace. Tout ce dont il espérait pour l'avenir - car tout semblait si incertain maintenant qu'ils avaient franchi un nouveau cap - c'était qu'elle soit heureuse. Peu importe où leur relation sera mené, il désirait qu'elle trouve la paix avec la décès de sa soeur, de ses parents et qu'elle trouve quelqu'un pour prendre soin d'elle. Quelqu'un qui pourra enlever tout ce poids de ses épaules.
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MessageSujet: Re: Ces visages qui hantent nos nuits Ϟ RUMER&JULIAN.   Mer 5 Oct - 3:42



Rumer sursauta légèrement en voyant Julian apparaître au bout du petit corridor. Elle était très consciente du fait qu’elle ne portait qu’une serviette sur le corps et regrettait de s’être perdue dans ses pensées plutôt que d’être allée directement se mettre des vêtements. Elle se redressa légèrement, nerveuse, et resserra sa poigne contre le nœud qui retenait la serviette au-dessus de sa poitrine. Elle fronça les sourcils en l’observant. Son sac à la main. Son manteau sur le dos… Il partait. Si elle n’avait pas été dans son chemin en étant dans le couloir, lui aurait-il seulement dit au revoir? Elle secouait légèrement la tête, de légers mouvements quasi imperceptibles alors qu’elle levait les yeux en l’air. Son intuition avait bien été la bonne : les choses étaient bel et bien gâchées. Elle ne savait pas ce qu’ils avaient exactement encore tout juste la veille, mais elle savait que c’était partit, qu’ils ne retourneraient pas à cette relation là. Pourtant, ses sentiments envers lui, l’admiration qu’elle lui vouait grâce à son courage et à ce qu’il avait accompli jusqu’à maintenant pour la rébellion était toujours intacte. Seulement, elle avait du mal à être en sa présence. « Je... Je devrais me mettre route si je veux me rendre... au Sept. » Lorsqu’il lui avait dit qu’il devait partir alors qu’ils venaient de se réveiller, elle ne pensait pas qu’il voulait dire… aussi tôt. Ne pouvait-il plus supporter d’être seulement sous le même toit qu’elle ? Si tôt le matin, les pacificateurs venaient de changer leur tour de garde et ceux qui venaient de prendre possession de leur poste seraient bien aux aguets, mais elle savait que Julian avait suffisamment d’expérience dans le district et avec les pacificateurs en général pour sortir du périmètre ni vu, ni connu. Elle s’inquiétait quand même. Elle se contenta d’hocher faiblement de la tête avant de relever les yeux vers ceux de Julian. Elle remarqua qu’il fuyait son regard, fixant une sorte de point probablement invisible au haut de sa tête. Donc, il ne pouvait plus être sous le même toit qu’elle, et non plus poser son regard sur elle. « Merci, Rumer. Pour tout. » Les remerciements de Julian la ramenèrent à la réalité, la sortant de son esprit où elle ne faisait que se torturer. Ils étaient au neuf, dans sa maison. Elle l’hébergeait comme elle le faisait depuis de nombreuses années à chacune de ses visites au district et il partait? Jamais elle ne l’aurait laissé partir comme ça… Elle qui s’efforçait de le recevoir avec de la nourriture d’une qualité supérieure aux repas qu’elle cuisinait pour sa sœur et elle. Elle qui passait des heures supplémentaires dans la forêt avec son arc et ses flèches pour avoir quelques dollars de plus, pour pouvoir acheter des produits de luxe. Elle voulait bien le recevoir, elle savait qu’elle réussissait à lui montrer une bonne hospitalité. Si c’était la dernière fois qu’il venait chez les Sweenage, aussi bien terminer les choses en bonne et due forme. De longues secondes avaient dû passer durant lesquelles elle n’offrait aucune réponse à Julian et alors qu’il semblait prendre le silence pour la salutation de Rumer, elle sortit de sa léthargie et lui attrapa le bras, doucement, mais assez fermement pour qu’il s’arrête. « Reste. … Je veux dire, pour le déjeuner. Je ne pourrais pas te laisser partir avant que tu aies repris des forces pour la route. » Ses propres paroles semblaient rester suspendues dans l’air et Rumer réalisa la référence inconsciente qu’elle semblait avoir faite à leur nuit passée ensemble, impliquant involontairement qu’elle l’aurait épuisé. Elle lâcha le bras de Julian aussitôt, probablement aussi rouge que les tomates qu’elle avait échangé contre un beau morceau de lapin la veille au marché. Avant que Julian n’ait le temps de répondre, avant qu’il n’ait eut le temps de trouver une raison de décliner l’offre et de partir, elle disparue dans le couloir et s’échappa dans sa chambre où une Avalon près du réveil devait encore être. Elle réalisait que la situation devait être difficile pour lui également et elle regrettait d’avoir été froide avec lui. Elle ne pouvait pas s’attendre à autre chose de sa part, vraiment. Il avait toujours été ainsi avec elle. De son côté, elle lui devait bien de retourner aussi à ses habitudes – où elle ne faisait que redoubler d’ardeur devant ses mines renfrognées où ses répliques sèches et (parfois trop) franches. Elle sentait que sa façon d’agir serait celle qui influencerait Julian à rebaisser ses gardes. Elle enfila les premiers vêtements qui lui passaient sous la main et ressortit aussi silencieusement de sa chambre qu’elle y était entrée.

Comme vêtue convenablement pour la première fois depuis la veille, Rumer se sentait déjà revenir plus à l’aise dans sa propre maison. Pendant une fraction de seconde, elle s’inquiéta qu’il ait pu partir pendant qu’elle se changeait, mais en pénétrant dans la pièce centrale de la maison, elle le trouva. Elle inspira profondément, comme pour prendre le dessus de sur elle-même et se dirigea directement vers la cuisine. Elle fouilla rapidement dans les quelques cabinets et sortit les aliments frais qui n’étaient souvent présents que lors d’occasions spéciales. Des œufs et du pain frais, par exemple. Pas la miche trop cuite du boulanger qui lui laissait à rabais. Non, la belle miche qui vous fait saliver et qui vous demande toute votre discipline pour ne pas la dévorer en quelques secondes, sachant que vous allez trouver une croûte bien croustillante et, surtout, une mie tendre et moelleuse. Un sourire s’empara du coin de ses lèvres alors qu’elle se surprenait à comparer Julian et une miche de pain. Dur à l’extérieur, mais incroyablement tendre une fois qu’on avait dépassé la croûte. Elle n’aurait probablement, comme pour les miches qu’elle se procurait, droit qu’au pain brûlé, dur de bord en bord. Elle lui concocta une assiette qui saurait sans doute le faire tenir jusqu’à une bonne partie de son voyage. Elle prenait soin de lui, comme elle prenait soin d’Avalon. Comme elle avait prit soin de son père durant les derniers instants de sa vie et comme elle avait prit soin de Billie. C’est ce qu’elle fait, ce qu’elle a toujours fait. Elle prenait soin des gens à qui elle tenait et apparemment Julian faisait partie de ce petit groupe. Rumer déposa l’assiette à table et retourna vers la cuisine. Il lui restait suffisamment de nourriture pour Avalon et, si elle coupait légèrement dans ses propres portions, aussi pour mettre quelques victuailles de côté à Julian, pour la route. Elle se montrait plus lente qu’à son habitude – elle qui était habituée de se préparer des repas pour manger dans la forêt. Elle prenait son temps, plus elle le prenait et moins de temps elle passerait avec lui à la table. Éventuellement, elle devait se résoudre au fait qu’elle avait terminé. Si elle continuait, elle n’aurait plus rien à manger et elle pigerait dans la portion d’Avalon. Elle leva la tête et regarda la pièce pour trouver le sac de Julian. Posé près de la porte d’entrée, elle se fraya un chemin en dissimulant contre son corps les petits paquets de nourriture. Rumer avait comme l’impression que si Julian les voyait avant d’avoir entamé son voyage, il n’accepterait pas le cadeau. Mais elle y tenait. Elle s’accroupit devant la porte et ouvrit le sac. Elle empila avec soin les paquets et plaça la bouteille d’eau de façon à ce qu’elle soit sous des vêtements, pour la gardée à l’abri des rayons du soleil qui la réchaufferait prématurément. La rebelle allait refermer la fermeture éclaire du sac quand le mouvement de son bras envoya directement une bouffée du parfum du chef rebelle à ses narines. Elle fixa le contenu du sac longuement, méticuleusement. Sa main plongea à l’intérieur et du bout des doigts elle toucha le tissu agréable et souple d’un chandail. Elle referma sa main contre le tissu et sortit le vêtement du sac. Fermant les yeux, elle le rapprocha de son visage. Peut-être qu’elle s’imaginait avoir la dernière accolade alors qu’il était sur le point de partir, celle à laquelle elle n’aurait pas droit. Ou c’était la sensation de confort et de sécurité dans laquelle elle s’était réveillée qui lui revenait en tête. Sur elle, l’odeur de Julian l’avait angoissée. Lui mettait sous le nez leur erreur, la forçait à avoir des remords. Autour d’elle, c’était la sécurité. C’était l’affection dont elle allait s’ennuyer en se demandant si c’était la seule fois où elle en aurait eut droit… Était-ce cet odeur, ses bras autour d’elle qui l’avait tenue loin de ses cauchemars? Pourrait-elle leur échapper à nouveau un jour? Rumer rouvrit les yeux, en visage collé contre le coton. Sans réfléchir, elle le posa sur le sol et referma rapidement le sac. Elle reprit le chandail et disparu vers le couloir menant à sa chambre. Sans faire de bruit, ne voulant alarmer personne, elle cacha le vêtement de Julian sous ses couvertures. Et retourna vers le salon et la cuisine. Elle regrettait déjà d’avoir fait ça, de lui avoir volé un vêtement. Et s’il remarquait? Et s’il ouvrait son sac avant de partir et qu’il remarquait que quelque chose avait disparu… Elle songea à le remettre à l’intérieur du sac, mais pouvait-elle jouer dans son sac deux fois de suite sans qu’il ne s’en rende compte? Rumer, aux joues écarlates, se rendit jusqu’à la table où était toujours installé son invité. Elle comptait manger, mais son estomac était maintenant noué. Elle apporterait ce qu’elle avait dans le bois. Elle qui rêvait d’aller s’y réfugier depuis leur premier baiser, la veille. La seule évocation de cet échange entre eux envoya directement une nouvelle vague de chaleur à Rumer et la fit rougir d’avantage.

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MessageSujet: Re: Ces visages qui hantent nos nuits Ϟ RUMER&JULIAN.   Sam 8 Oct - 18:29



Ses petites pommettes enflammées qui la rendaient encore plus attendrissante, Julian pouvait les apercevoir du coin de son oeil alors qu'il s'obstinait à garder le regard bien haut. Il craignait de croiser son regard, comme s'il savait qu'il allait perdre ses moyens à nouveau. Un chef rebelle ne devait pas se laisser distraire aussi facilement... Un simple regard, un simple touché, et son corps en devenait tout dérégler, sa tête s'embrouillait instantanément. S'il désirait sortir de cette maison en un morceau, sans trop d'interrogations ou de confusion, il se devait de le faire vite. Et comme Rumer demeurait inerte à ses avants, Julian ne voyait pas ce qu'il pouvait ajouter de plus à leur séjour... ensemble... Sentant un certain malaise s'être installé dans le couloir, le leader se racla la gorge et fit un pas sur le côté, abaissant cette fois la tête vers le sol. Il s'apprêtait à contourner une Rumer muette et figée, alors qu'une poigne s'empara de son bras. Elle lui demandait de rester. Julian sentit son coeur fondre, faire des bonds prodigieux dans le creux de sa cage thoracique, comme si un espoir inespéré venait d'y naître. Ses yeux clairs s'élevèrent vers le visage enjôleur de son hôtesse où il perçut plus que de la déception, que de la gêne. Mais la suite de sa phrase fit disparaître presque aussitôt cette pulsion incongrue qui s'était manifesté au niveau de sa poitrine. Il lui fallut quelques secondes avant qu'il ne comprenne réellement ce qu'elle lui proposait. Elle voulait qu'il reste pour déjeuner. Un simple repas. Et après il partirait. Il ne fit même pas attention au sous-entendu qui s'en suivit, celui indiquant qu'ils étaient épuisés par leur nuit ensemble. La main de Rumer relâcha soudainement son bras avant qu'elle ne disparaisse derrière une porte. Confus, Julian demeura un certain moment inerte sur les planches du couloir, analysant tant bien que mal les désirs de la blondinette, ses propres attentes... Le temps d'un simple repas. Aussi contradictoire peut-il paraître, il aurait préféré qu'elle lui demande de rester pour de bon plutôt que pour un simple petit-déjeuné. Ça aurait été beaucoup moins difficile de décliner et de tout simplement s'enfuir pour ne pas ajouter davantage de confusion... Retrouvant finalement l'usage de ses jambes, le rebelle parcourut la distance qu'il lui restait afin d'atteindre la cuisine de la maisonnée. Il s'arrêta devant la porte d'entrée. Cette même porte où la veille il avait embrassé le cou de Rumer avec fougue et gourmandise... Il se secoua la tête et laissa tomber son sac de voyage près de celle-ci, s'éloignant légèrement. Comme s'il craignait que d'autres souvenirs lui revienne en tête... Mains dans les poches de son jeans, il tentait de ne poser les yeux sur rien qui lui rappellerait la nuit de la veille... Et bientôt, Rumer réapparut, vêtue convenablement, comme chaque fois qu'ils se voyaient finalement. La voir ainsi, toujours aussi belle, certes, mais naturelle, comme elle avait toujours été, fut un brutal retour à la réalité. Il l'observa entrer dans la cuisine et commencer les préparatifs pour le repas. Elle redevenait la Rumer qu'il avait toujours côtoyé, l'hôtesse qui lui préparait des repas qu'elle ne mangeait jamais à l'habitude, qui le traitait comme un roi. Julian déglutit difficilement, réalisant que tout devait un jour ou l'autre revenir à l'état 'normal'. Le camp de vacances était fini. Ils avaient tous les deux des responsabilités, une vie à accomplir malgré les conditions de vie néfastes et ils ne devaient certainement pas laisser un simple et unique moment de perdition tout bouleverser. Il était celui qui se referma aussitôt à leur réveil et il était celui qui avait le plus de difficulté à accepter que tout redevienne comme avant... Ironie, quand tu nous tiens.

Se secouant la tête, Julian s'éloigna de la cuisine et alla s'installer à la table à manger. C'était ce qu'il faisait toujours, non ? Pendant que Rumer s'acharnait à lui concocter le meilleur des repas, lui attendait patiemment à la table. Cette position, qui ne l'avait jamais vraiment déranger auparavant, car il n'a jamais rien demandé de la part de la rebelle, le mettait aujourd'hui inconfortable. Il avait l'impression d'abuser de son hospitalité... Et de sa générosité. Il pouvait très bien se trouver de la nourriture en chemin, voler discrètement un lapin au marché ou le chasser lui-même une fois la forêt atteinte - malgré son talent restreint pour la chasse. Il saurait se débrouiller. Cependant, il ne pouvait se résigner à quitter en douce, pas maintenant qu'elle l'avait semé de rester le temps du déjeuné. Son regard s'était perdu dans le vague lorsque Rumer apparut à ses côtés, déposant une assiette pleine devant lui. Sorti subitement de ses songes, il releva la tête vers elle et avant qu'il ne puisse lui offrir le moindre merci, elle s'éclipsa à nouveau dans la cuisine. Déconcerté, il ramena son attention vers le plat posé sur la table. Un léger sourire gratifié se dessina sur ses lèvres si rigides et glaciales quelques secondes plus tôt, pour une fois attendri par cette délicate attention. Sans plus attendre, sachant que Rumer passerait un temps fou dans sa cuisine à faire Dieu sait quoi, Julian s'attaqua au repas. Le pain était frais, croquant et moelleux tout à la fois. En temps normal, il n'avait jamais la chance de manger de la boulangerie aussi bien confectionnée. Il n'avait aucun revenu d'argent, il vivait sur la route, par le troc ou le vol. Parfois, des familles rebelles reconnaissantes de son travail lui offraient quelques victuailles, mais rares étaient-ils puisqu'ils étaient tous en besoin de nourriture. Chaque graine de pain était précieuse. Et il comprenait. Il avait parfois un mal fou à accepter les cadeaux de personnes démunies avides d'espoir et de paix. Des familles comme les Sweenage. Plongé dans ses songes, Julian ne fit pas attention aux activités de Rumer dans la maison. Il l'entendait bouger, mais ne s'interrogea guère. Finalement, elle le rejoignit à la table alors qu'il terminait presque son assiette. Risquant un oeil en sa direction, il remarqua qu'elle avait toujours les pommettes rougies. Par la gêne ? L'embarras ? L'inconfort ? Il ne saurait dire. Elle ne semblait pas vouloir toucher à sa propre assiette... Peut-être que sa présence se faisait de trop. Il ne voulait pas prolonger davantage le malaise alors que tout semblait si... confus malgré le retour à la réalité. Peut-être avaient-ils besoin de réfléchir à tout ça individuellement. Peut-être avaient-ils besoin de temps pour que tout rentre dans l'ordre. Retrouver leur routine respective, leurs tâches assignées. Oui, c'était peut-être ce dont ils avaient le plus besoin. Se raclant nerveusement la gorge, le chef rebelle détourna les yeux et s'apprêta à se lever de table. « Merci pour le repas. » Les seuls mots qui parvinrent à franchir ses lèvres. Que pouvait-il ajouter de plus ? Ses oreilles fines perçurent alors du mouvement derrière une porte... La porte même où Rumer avait disparu pour se changer. Avalon ? Elle se réveillait. Pour une raison inconnue, Julian se leva d'un bond. Comme s'il craignait de faire face à la jeune soeur Sweenage et de se trahir. C'était une chose de gérer la situation entre eux, mais il ignorait s'il parviendrait à faire comme si rien était en présence de d'autres gens... Il avait l'impression qu'il allait se trahir. Et il ne pouvait démontrer une telle faiblesse. Sur ses pieds, Julian tenta d'avoir l'air le plus naturel possible. « Il serait temps que j'y aille. » Sans plus attendre, il se dirigea vers la porte et attrapa son sac qu'il repositionna sur son épaule. Son coeur se serra. C'était rapide. Beaucoup trop rapide, même pour lui. Il hésita un bref instant alors qu'il savait que le temps était venu. Il posa tranquillement la main sur la poignée et la tourna. La porte s'entrouvrit, mais Julian demeura immobile. Dans un élan de nostalgie, il tourna la tête vers Rumer et croisa enfin ses magnifiques prunelles azures. Il gravit cette image dans sa tête, même s'il pouvait la décrire parfaitement les yeux fermés. « Prends soin de toi, Ru' » Et il quitta la demeure, refermant la porte derrière lui.


THE END
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Ces visages qui hantent nos nuits Ϟ RUMER&JULIAN.

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