petites annonces à ne pas rater
✤ TOURNEE DU VAINQUEUR les jeux sont désormais terminés, place à la tournée du vainqueur qui met à l'honneur andro graham ! plus d'informations ici.
✤ INTRIGUES panem ne cesse de changer avec de nombreux événements inouïs. découvrez le volume 6.
✤ MISES À JOUR une nouvelle règle a été instaurée. merci de prendre connaissance de celle-ci ainsi que les autres nouveautés !
✤ MISSIONS ET QUÊTES toutes les missions ont été lancées ! rendez-vous dans ce sujet pour toutes les découvrir.
✤ SCENARIOS voici quelques scénarios qui n'attendent que vous:
rebelles. liam hemsworth
pacificateurs. boyd holbrook
district 13. cobie smulders & chris hemsworth
vainqueurs. gemma arterton & elle fanning
d'autres scénarios gagnants de la loterie à venir !

 

fermeture du forum
le forum ferme ses portes après six ans d'existence.
merci pour tout, on vous aime.

Partagez | 
 

 III.6 - tournée du vainqueur (réception)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
avatar
MAITRE DU JEU
△ correspondances : 2122
△ points : 472
△ à Panem depuis le : 20/04/2011
△ humeur : joueuse
△ âge du personnage : cinquante-quatre ans
△ occupation : interviewer et personnalité préférée des capitoliens



MessageSujet: III.6 - tournée du vainqueur (réception)   Sam 4 Jan - 16:46


TOURNÉE DU VAINQUEUR
“ Réception au Capitole ”


(c) sophiestunner.tumblr
La tournée du vainqueur débute comme chaque année par des fêtes somptueuses dans tout le Capitole. Prudence Thornfield est l'invitée spéciale du Président Snow pour une soirée dans sa demeure, avec toutes les personnes les plus influentes de la capitole de Panem. La salle est décorée dans un style baroque, très doré mais aussi très lourd. Personne ne voudrait de cette décoration chez lui. Après un repas très long et fourni, la soirée peut commencer avec des danses interminables, sans oublier les flatteries indénombrables.


plus de détails.
N'hésitez pas à poster à la suite de ce message. Vous pouvez créer un sujet à deux pour développer plus entre vous, mais étant donné que les sujets communs sont rarement pris d'assaut, je vous conseille de rester dans celui-ci.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://mockingjay.forumgratuit.fr
Invité



MessageSujet: Re: III.6 - tournée du vainqueur (réception)   Lun 6 Jan - 15:15

Alors voila, nous avions enfin un nouveau nom à afficher dans tous les magasines pour les mois à venir... c'était pas trop tôt. Ces jeux commençaient à durer un peu trop longtemps à mon goût et à chaque fois que je posais les yeux sur ma télévision, je me demandais quand tout ce cirque allait enfin se terminer. La vérité, c'est qu'on ne s'habitue jamais à voir des adolescents être torturés de la sorte, même après tout ce temps et bien que presque quinze ans me séparaient actuellement de ma sortie de l'arène, les quelques jours de Hunger Games annuels résonnaient encore avec sommeil perturbé, bien qu'il y avait eu de l'amélioration, puis-ce que j'avais cessé d'aller vomir de manière systématique lorsqu'ils donnaient le coup de départ de cette boucherie humaine.

MAIS BON ! Pas de temps pour le deuil au Capitole, show must go on, comme dirait l'autre ! Ce soir, une fête en grande pompes avait lieu chez le président et pas question pour moi d'y dérober car on m'y attendait forcément. Il y aurait sans doute du flashy et des paillettes de partout, des perruques et des vêtements exorbitants en veux-tu en voila au milieu de grande salle, mais le contraire n'aurait pas été normal. À chaque fois que je me préparais pour une réception du genre, l'envie de prendre des lunettes de soleil pour me préserver la vue me démangeais, mais je finissais toujours par renoncer au dernier moment et les troquais contre un dernier coup de laque dans les cheveux.

Une heure plus tard, je me retrouvais à monter les escaliers menant à la propriété de Mr. Snow avec une collègue actrice au bras et lançais des regard un peu partout pour m'habituer à la décoration oppressante des lieux. En comparaison de tous les efforts fournis en matière d'apparence par ici, je me sentais vraiment comme un type en t-shirt et en jeans lors d'une fête de noël, puis-ce que je m'étais contenté de mettre une chemise dont la moitié des boutons n'étaient pas fermés, ainsi un costard satiné que j'avais laissé ouvert sur l'avant pour rendre le tout juste assez suggestif. Comparez ça au dilemme des femmes avec leurs décolletés. Pas besoin d'artifices en plus, je laissais mon allure générale faire tout le travail pour moi et jusqu'à maintenant, ça n'avait jamais dérangé personne. Tiens, regardez, tout le monde me sourit, je souris à tout le monde et on est contents de se voir. Coucou madame, bonsoir monsieur, faites tourner les mini canapés, le champagne et passons à la suite. J'étais surtout impatient de trouver la personne qui me taperait dans l'oeil ce soir en se distinguant du reste des invités... quitte à être là, autant s'amuser.
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: III.6 - tournée du vainqueur (réception)   Mer 15 Jan - 19:44

Faire la bouffonne est la plus facile de mes cartes. Un charmant sourire, quelques mouvements élégants de la tête et des mains, deux mots flatteurs et mon interlocuteur devient mon meilleur ami. Le temps d'un soir, cela dit.

Et quel soir. Chaque année, c'est le même numéro. Avant de travailler pour les Jeux, j'échappais souvent à cette corvée d'une façon ou d'une autre, mais depuis trois ans je n'envisage même plus de me dérober.

J'ai donc commandé une nouvelle robe, comme il est obligatoire de le faire, dont le violet pourpre et les perles noires me plaisent presque. Le tout serait d'une simplicité outrageuse, s'il n'y avait le maquillage grimant mes traits et les minuscules joyaux maintenant mes cheveux en arrière. Je ne veux pas connaître le prix de l'ensemble. Je sais juste que je peux me le permettre.

La seule chose qui m'attire un tant soit peu dans cet endroit grotesquement décoré et bondé d'imbéciles, c'est de pouvoir admirer certains spécimens présents ; si la mode du Capitole ignore bien souvent la sobriété, je mentirais en affirmant ne pas apprécier certaines créations... et certains visages.

Je saute d'un groupe à l'autre, inlassablement, avec pour seul critère à mon errance l'attrait de mes interlocuteurs. Une femme aux courbes incroyablement mises en valeur par la coupe de sa robe parvient à garder mon attention pendant un temps record.

Quelqu'un m'attrape soudain le bras sans délicatesse et me tire en arrière. Je me retrouve pratiquement dans les bras d'une grande rousse au sourire éclatant.

"Elanor !" s'exclame Emerald d'une voix exquisément ravie tandis qu'elle m’entraîne avec elle vers la piste de danse. "Je vous l'emprunte !" lance-t-elle par dessus son épaule aux gens à qui elle m'arrache.

C'est un soulagement pour moi, autant que le début d'une nouvelle série de compliments et d'exclamations toutes plus superficielles les unes que les autres tombant de la bouche de mon amie, qui me fait tourner sans difficulté au milieu des danseurs. Même après des années d'étude ensemble, je ne suis toujours pas habituée à son entrain naturel.

Mes réponses sonnent légèrement faux, mais elle n'a pas l'air de s'en rendre compte. Elle me marche sur les pieds une paire de fois, et manque même de me faire tomber en coinçant son talon dans le bas de ma robe. Tout se finit dans un bel éclat de rire et nous reprenons nos voltes sous le regard désapprobateur des autres danseurs.

Elle est capable d'évoquer dix rumeurs à la minute, et je l'écoute presque religieusement, n'enregistrant que les informations qui m'intéressent et me paraissent crédibles. Soudain, elle se tait et je vois son regard se poser sur un point derrière moi. Sa bouche fait un O appréciateur et elle adresse un petit geste et un sourire à quelqu'un.

"Regarde" me souffle-t-elle. "Tywin Nasuada. Il y en a beaucoup qui apprécieraient qu'il leur rende une petite visite. Mais qu'est-ce que c'est que cette pimbêche à son bras ? La dernière fois que je l'ai vu il n'était pas du tout accompagné. Penses-tu qu'il se rappelle de moi ?"

Je commence à fatiguer de l'entendre déblatérer des inepties, mais par politesse je jette un coup d’œil pour voir de qui il s'agit. Je l'ai déjà aperçu de temps en temps, le dit Tywin, et même s'il est loin d'être moche, j'ai du mal à comprendre l'engouement de ma comparse. Bon, peut-être suis-je un peu jalouse qu'il soit acteur. Mais personne n'a besoin de savoir ce détail, n'est-ce pas ?

"Je suis certaine qu'il se rappelle de toi. Une jeune femme comme toi ne passe pas facilement inaperçue" je lui assure avec un sourire espiègle.

Elle sait très bien que je mens. Sans moi elle n'aurait sûrement pas obtenu une entrée ici. Mais qu'importe, c'est mon amie malgré son insoutenable bonne humeur et je me dois de la soutenir. Et de ne pas avoir l'air trop dépitée d'être ici. J'enchaîne donc, avec un sourcil haussé et un sourire goguenard.

"Pourquoi ne vas-tu pas le voir, Emy ? Cette fille n'est peut-être qu'une amie, ou je ne sais qui d'autre. Elle n'a visiblement pas ta prestance."

C'est comme de tourner la clé dans le moteur. Soudain, sa main est à nouveau sur mon bras et elle me tire derrière elle. Je regrette de ne pas m'être tue. Elle va si vite que je trébuche sur le pan de ma robe une nouvelle fois et sert les dents pour ne pas l'insulter. Pourquoi m'emmène-t-elle ? Je ne suis pas sa nounou, bordel, elle n'a pas besoin de moi pour draguer. Mais je la laisse faire, serrant les lèvres pour cacher ma grimace.
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: III.6 - tournée du vainqueur (réception)   Mer 15 Jan - 21:49



Elle tourna doucement sur elle-même, jetant quelques regardés intrigués vers sa robe, puis vers le miroir, comme si le pâle reflet qui lui faisait face n'était pas le sien. Comme si elle observait le corps d'une autre, se sentant illégitime, peut-être. Elle effleura de sa main l'améthyste, incrustée dans sa peau de porcelaine, à même le cou, et un mince sourire éclot sur ses lèvres. Elle se mordit les lèvres, n'osant toucher la robe de peur de la froisser, ou pire, de la casser, si au moins c'était possible. En bustier, la robe laissait ses épaules frêles, fragiles, libres et descendait jusqu'au genou. Blanche comme la pureté, avec quelques tons de rose poudré, qui ajoutaient un côté enfantin au tout, elle était composée de pierres précieuses qui scintillaient de mille feux, et de plumes, ce qui donnait la nette impression à la jeune fille d'être un oiseau. Un oiseau pris au piège ? Ce n'était qu'une soirée, en honneur à Prudence, celle qui avait gagné la nouvelle édition des Hunger Games. Le sort lui avait été plus que favorable, après tout. Mais, malgré cette tenue, malgré l'assurance qu'elle espérait faire apercevoir à ses parents, Bambi avait peur. Elle était terrorisée, terrifiée à l'idée de devoir se fondre dans une population aussi grande. L'agoraphobie qu'elle avait jusqu'alors contrôlée d'une main de maître allait refaire surface, et elle n'aurait pas assez de forces pour l'empêcher de nuire. Ses pensées furent coupées par l'arrivée de sa mère. Ellana Poezyn était une femme au sourire omniprésent, toujours de bonne humeur et prête à aider, à faire partager son savoir. Elle avait donné ses cheveux blonds à ses deux filles, mais ses yeux d'un vert-gris que Bambi avait toujours trouvé très joli, très raffiné, étaient maintenant devenus plus ternes, avec les années. De caractère, elle avait toujours le mot juste, savait dire exactement ce qu'il fallait au bon moment, ce pourquoi Bambi lui vouait une admiration totale. « Tu es magnifique. Un vrai petit oiseau, prêt à s'envoler. » Elle releva un peu le menton de la jeune fille, observa d'un air tendre le maquillage autour de ses yeux, mélange entre le noir, quelques dorures qui accentuaient un côté ailé. « Que dirait Ruby en te voyant, ainsi ? » Elle savait. Elle savait que Ruby aimerait. Elle l'espérait. Même si sa jumelle était loin, même si elle ne savait pas réellement où elle se trouvait en ce moment elle espérait que celle-ci aimerait sa tenue. Qu'elle la trouverait délicate. Belle. Secrètement, elle voulait s'approcher assez des caméras pour que sa sœur l’aperçoive. Et si elle se trouvait à la soirée ? Comme Jaqen, lorsque les rebelles avaient attaqué le Capitole. Bambi serra les dents, ajouta un peu de noir et de blanc sur ses mains, et décida qu'elle-même se trouvait jolie. C'était une première. Elle se sentait féminine, et cela la rassurait un peu. Son cœur se mettait à battre de plus en plus fort, à mesure que la soirée approchait. Elle prit deux plumes blanches, qu'elle mit en serre-tête, sur le côté, et sortit de sa chambre, donnant l'impression d'être enfin prête. Ou presque.

Peu de monde était déjà présent lorsqu'elle arriva, et elle baissa les yeux pour se retenir de pleurer. Elle n'avait pas le droit. Elle devait garder la tête haute, et tout irait bien. Prenant une inspiration, elle fit quelques pas, tentant de sourire. Ce n'était pas bien difficile, après tout. Bambi se rassura un peu. Rien n'était arrivé. Rien n'arriverait. Tout allait bien se passer. Mais la peur était là, à demi cachée par son assurance, dans l'ombre, attendant le meilleur moment pour sortir ses griffes et achever sa proie. Elle chercha Silver à travers la foule, mais elle n'était pas là, ni Gold. Peut-être allaient-elles arriver un peu plus tard. Elle chercha sa sœur, crut l'apercevoir, mais ce n'était qu'une brève illusion, qui lui rappela des souvenirs acerbes. Décidant de se changer les idées, elle s'approcha de la grande table, où elle prit un petit canapé et un verre d'eau, avant de se trouver une chaise, ce qui n'était en soit pas bien compliqué.

Elle passa un moment à observer chaque décoration, à sculpter du regard chaque coin, chaque meuble, chaque parcelle de la pièce. Tout était magnifique. L'or donnait une teinte chaude et riche, comme si tout se résumait en un feu, un feu qui allait tout embraser, mais un feu qui n'était pas dangereux. Elle sourit à cette pensée, imaginant ce qui se passerait si tout prenait feu, d'un coup, mais n'alla pas plus loin. Elle ne voulait pas se perturber, et devait rester concentrée pour ne pas laisser passer sa peur, pour ne pas qu'elle puisse être perçue par les autres invités. Sa mère lui en voudrait, même si elle ne le lui dirait pas, Bambi le savait. Elle la connaissait, depuis sa naissance. Et c'était comme Ruby, qu'elle attendait encore et encore, qu'elle voulait voir apparaître dans l’entrebâillement de la porte, dans l'ouverture, qu'elle souhaitait plus que tout voir, passer les marches pour venir la rejoindre. Et elles danseraient, pour n'être plus jamais séparées.

Mais la vie n'était pas aussi simple. Malheureusement. Bambi faisait tout pour la rendre plus simple. Elle était simple, vivait simplement, sans se poser trop de questions. Elle se releva, marcha quelques instants, écoutant les conversations en passant, sans réellement trouver de personne à qui parler. Pour dire quoi, de toute façon ? Elle n'était pas très douée en communication. Elle n'était même pas du tout douée. D'elles deux, c'était Ruby qui avait ce don, de savoir quoi dire. Elle le tenait de sa mère, sans nul doute. Mais Bambi était une enfant. Bambi était maladroite, naïve. Candide. Et c'est sûrement pour cette raison que, sans vraiment savoir ce qu'elle faisait, elle rentra dans une personne et baissa les yeux instinctivement, avant de les relever doucement, restant silencieuse, les mots ne voulant pas sortir de sa bouche, restant coincés au fond de sa gorge. Encore.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
CAPITOL
△ correspondances : 1699
△ points : 0
△ multicomptes : avalon, ridley, dahlia
△ à Panem depuis le : 17/09/2011
△ humeur : appréhende l'avenir
△ âge du personnage : trente-deux ans
△ occupation : hôtesse du district onze et autres occupations au Capitole


can you save me?
statut: célibataire
relationships:


MessageSujet: Re: III.6 - tournée du vainqueur (réception)   Mar 11 Fév - 12:28


Ça n'en finissait pas ! Soirées, festivités et cocktails... Cette année, nous en avions sans fin ! Et ce n'était pas pour me déplaire, loin de là. Je ne comptais même plus le nombre de sorties que j'avais pu faire depuis le début des jeux tellement nous avions été occupés au Capitole. Et dire que les prochains étaient déjà si proches... Que le temps passe vite ! Surtout quand on s'amuse comme ça. Ce soir-là, c'était la tant attendue réception en l'honneur de la nouvelle vainqueur des jeux qui n'était autre que Prudence Thornfield du district trois. Son seul défaut était de ne pas venir du onze riais-je. A mes yeux en tout cas, c'était la vérité. Cela faisait si longtemps que je n'avais pas préparé un vainqueur... Je n'avais pas eu la chance d'être présente pour l'année d'Alexiane, chose qui me chagrinait énormément puisqu'à la place j'avais dû m'occuper d'un district où la dernière vainqueur avait déjà une bonne trentaine d'année ! Tallulah était bien sympathique, mais nos discussions n'étaient pas aussi développés que j'avais pu l'espérer, malheureusement. Enfin bref, je devais arrêter de penser au passé quand l'avenir me tendait les bras.

Pour cette soirée chez notre président, j'avais décidé de me vêtir avec la robe la plus décolletée de tout le continent. J'en avais assez marre d'être célibataire alors peut-être que quelqu'un allait tomber dans mon piège ce soir. C'était une magnifique tenue de soirée rouge, pétillante comme les cocktails que j'aimais le plus et délicieuse comme les petits cupcakes multicolores de la meilleure boulangerie du Capitole. Personne n'allait pouvoir me résister, même pas les juges que j'allais me faire un plaisir de renvoyer balader. Une soirée comme je les aimais. Heureusement que Lavinia venait avec moi d'ailleurs, sinon tout aurait été tellement... inintéressant. Mon autre passe-temps favori était de me moquer des tenues affreuses avec une compatriote et ce soir nous allions nous amuser comme jamais, je le sentais.

« Dely, regarde... On dirait que la vieille Danson a encore oublié son rendez-vous chez Lizoa... » pouffa ma complice. Je dus me retenir d'éclater de rire dans le jardin lorsque je vis l'ancienne hôtesse débarquer non loin de nous deux. Jamais je n'avais vu de robe aussi boudinée sur quelqu'un... Ahlala... Et dire que les gardes l'avaient laissée entrer pour la fête... C'était un crime contre l'humanité ! A rendre hilare le plus stoïque des vainqueurs. Nous allions bien rigoler avec Owain et les autres en voyant sa photo partout dans les magazines dès le lendemain... Même le nouveau styliste en vogue ne se ridiculisait pas autant, c'était pour dire... Ce fut à cet instant que je vis au loin une personne indésirable qui me gâchât tout envie de continuer à m'amuser, mais je ne voulais pas pour autant me laisser abattre et abandonner une soirée à cause d'un hypocrite de plus. Autant dire que je fis tout pour l'éviter, et partis en bonne compagnie dès la première occasion. Après tout, c'était peut-être ça aussi une bonne soirée au Capitole.



WE'RE JUST A BUNCH OF BROKEN ROBOTS

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mockingjay-rpg.net/t9072-winslow-broken-robots http://www.mockingjay-rpg.net/t9088-delysia-echoes-in-rain http://www.mockingjay-rpg.net/t2747-delysia-why-is-everbody-so-serious
Invité



MessageSujet: Re: III.6 - tournée du vainqueur (réception)   Mar 11 Fév - 14:37

Il paraît que tout cela est pour moi. C'est ma soirée a dit mon hôtesse totalement fière de me présenter enfin au Capitol. Ma soirée.. je suis censée faire la fête sur des cadavres et parmi ses cadavres se trouve celui de mon frère. Excusez moi si je n'ai pas le moral, si je ne souris pas si on ne me le rappelle pas..C'est juste infernal mais je dois faire avec, c'est comme ça, il paraît que l'enfer vient après les jeux, pas pendant, l'enfer c'est vivre avec ça sur la conscience, l'enfer c'est se souvenirs des morts, se dire qu'on vit grâce à eux. L'enfer c'est sourire alors qu'il y a une seule idée qui vous trotte en tête c'est de vous passer la corde au cou et de ne plus respirer pour enfin quitter cet enfer. Je déteste cette robe, elle n'est pas du tout confortable.. j'ai l'impression d'être enroulée dans du papier d'aluminium.. Elle est relativement serrée cette robe.. et argentée.. Longue.. Fendue.. bref j'ai connu largement mieux. Mes cheveux sont légèrement ondulés.. mais toujours laissés ballants. D'après mon coiffeur ils sont tellement beau qu'il faut absolument qu'on ne voit que ça.. je suis un peu un tigresse comme ça.. Bah voyons. Alors il faut jouer le jeu. Je m'y prête. Mais j'étouffe.. Alors j'ai mangé trop de trucs.. on me propose de me faire vomir.. mais non merci.. je préfère attendre un peu. Tout le monde vient me parler.. J'ai l'impression d'être l'objet le plus convoité du pays.. Je passe de bras en bras, mon hôtesse me présente à tout le monde.. et j'oublie la moitié des prénoms.. je ne retiendrais jamais tout cela.. et pourtant je suis censée le faire.. Puis il y a ce moment où je me retrouve seule devant le buffet. Je prend une coupe de champagne.. J'ai besoin d'air.. je ne veux pas danser encore, trop de valse.. j'ai la tête qui tourne. Et je risque vraiment de vomir. Je prend la direction d'un grand balcon pour respirer.. j'ai l'impression d'avoir les seins comprimés. Mais dans ma précipitation je bouscule une personne ( Tywin ). Sur le moment je ne le reconnais pas.. puis je comprend qui il est.. " Oh.. Tywin.. je ne savais pas que tu étais de la partie.. " Je souris légèrement. Qui ne le connait pas. La coqueluche de Panem. " Je suis désolée.. j'ai besoin de prendre l'air, j'enchaîne les danse avec de vieux inconnus.. Hum tu m'accompagnes ? " Je souris amicalement. Peut-être qu'il ne voudra pas.. peu importe.
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: III.6 - tournée du vainqueur (réception)   Mar 11 Fév - 19:41

La foule, on finit par s'y faire, surtout quand on n'a pas le choix. J'aurais pu dire que ça me dérangeait d'avoir des regards braqués dans ma direction toute la soirée, mais cette déclaration aurait été un peu hypocrite de ma part, car ce n'était pas tout à fait le cas. La vérité, c'est que savoir que je restais intéressant aux yeux du Capitole constituait l'une de mes préoccupations principales et que cette capacité à entretenir mon image, je la devais principalement à Sappho. Soyons honnêtes, je ne m'en serais jamais sorti sans elle dans ce monde de fou, mon visage se serait progressivement fondu dans la masse et alors j'aurais pu dire bye bye aux informations importantes que me donnaient les hauts-placés avec qui j'avais l'occasion de... disons, m'entretenir en privé. La perfidie pullulait dans la capitale et je ne faisais que m'en rendre de plus en plus compte au fil des ans, raison pour laquelle je restais très à cheval sur ma règle numéro un concernant la préservation de mon identité. Pas question de me dévoiler plus que nécessaire, si ce n'est pour tourner les évènements à mon avantage. Ce petit jeu avait été compliqué au début car il impliquait de ne pas faire confiance à qui que ce soit, de ne pas se montrer impulsif malgré la colère ou la tristesse et surtout de faire preuve d'une certaine intelligence pour toujours avoir un coup d'avance, mais après presque quinze ans de pratique, je pense que j'avais atteins un certain niveau de maîtrise en la matière. La preuve, regardez le réaction des gens ! La moitié des femmes aimerait avoir le privilège d'en savoir plus que leur voisine sur moi pour se sentir d'une importance supérieure. Franchement, si je n'avais pas su que le président Snow pouvait me briser en un claquement de doigts, je peux vous assurer que l'idée de jouer au semi-dieu avec ces gens, en instaurant des tensions entre les clans discrètement pour aider à semer la discorde de l'intérieur afin d'aider les rebelles, aurait finit par me trotter dans la tête. Après tout, on vient déjà me manger dans la main pour obtenir mon attention... donc ça ne serait pas difficile de commencer à manipuler, l'air de rien. Mais je n'étais pas comme ça et mon personnage non plus. Rester à ma place, être gentil et surtout me montrer suffisamment réveillé intellectuellement pour tenir des conversations avec tout le monde, mais pas trop non plus pour éviter qu'on se méfie de moi, étaient les trois règles d'or auxquelles je devais me tenir pour préserver l'équilibre. Pas question d'être vicieux. Sois beau et fais plaisir à ton dictateur, un point c'est tout. Or, ce soir, c'est exactement ce à quoi je me suis attelé.

Après avoir passé un moment en compagnie d'Elizabeth, je finis par la laisser partir discuter plus loin avec ses amies et il ne fallut pas plus de quelques secondes pour qu'un visage plus ou moins familier vienne m'aborder avec un joli sourire aux lèvres, suivi de près par une jeune femme que je n'avais jamais remarqué jusqu'à présent, mais qui qui attira néanmoins mon regard quelques instants de par ses traits singuliers. « Mesdames... » J'attrapais la main de la première et pliais légèrement un genou pour me baisser afin d'y effleurer un baiser, pour me redressais. Très bien. Sa réaction me confirma que je la connaissais... ou tout du moins qu'elle me connaissais elle. La majorité des filles du coin avaient toutes la même dégaine, alors ce n'était pas de ma faute, non plus, si j'oubliais une personne que je n'avais croisé une seule fois... « C'est un plaisir de vous revoir, je ne vous avais presque pas reconnue avec ce changement. » Baratineur professionnel. « Moi qui commençais à penser que les femmes qui s'embellissent avec le temps n'existaient plus, par ici. » La voir battre des cils m'arracha un sourire franc, mais je n'eus pas le temps de lui demander de me présenter son amie avant que l'on me bouscule et que je me retourne aussitôt pour attraper le bras de la personne en question, au cas où elle s'apprêtait à tomber en perdant l'équilibre.

Ca, pour une surprise... je n'aurais su dire si notre grande gagnante avait eu de la chance ou plutôt son contraire de me tomber littéralement dessus, mais moi, je n'allais pas laisser passer cette occasion pour avoir une petite discussion en tête à tête.

J'écoutais donc attentivement ce que Prudence avait à me dire, mais observais surtout l'expression au fond de ses yeux pour chercher ce qu'il en était vraiment. Pauvre gamine... « Tu apprendras vite que je suis toujours de la partie. » Je lui offris d'abord un petit clin d'oeil puis m'excusais auprès de mon ancienne interlocutrice, non sans pouvoir m'empêcher d'enregistrer le visage de son amie dans ma mémoire. J'aurais bien aimé connaître son nom... quelque chose chez elle, sous cette robe argentée, me semblait en décalage avec le Capitole et ça me laissait perplexe.

Sans plus m'attarder, cependant, je me mis aux côtés de Mlle. Thornfield et passais une main derrière sa chute de reins pour l'accompagner au-dehors, un demi sourire encore croché au coin de mes lèvres. « Oh, Prudence, à peine sortie de l'arène que tu deviens déjà sélective vis-à-vis de tes cavaliers ? Ravi d'apprendre que je suis encore sur ta liste. » Je lui tins la porte, puis la laissais passer avant de lui emboîter le pas. Une fois à l'extérieur, tout parut infiniment plus calme et j'imagine que pour quelqu'un qui venait de remettre les pieds hors d'un bain de sang, ça devait être un vrai soulagement. Lentement, je la contournais en la frôlant presque pour venir m'appuyer contre la rambarde qui entourait la terrasse. En passant à côté de son oreille, un « bienvenue dans la famille » s'échappa discrètement de mes lèvres, dans un petit murmure. Evidemment, j'aurais préféré avoir une conversation un peu plus intime avec cette jeune fille, mais si l'on s'éloignait trop pour éviter les micros et que le mentor de notre vainqueur se rendait compte de l'absence de sa pouliche, dieu sait ce qui se serait passé. Sans lâcher Prudence du regard, je repris la parole en penchant légèrement la tête. De l'intérieur, on aurait facilement pu confondre cette scène avec du flirt et dans le fond, peut-être que ça en était. J'étais attiré par les personnes intéressantes, après tout, et on n'allait pas me blâmer d'avoir testé la résistance de la reine de la soirée. En tout cas pas moi. À vrai dire, j'étais à peine désolé pour les ragots que cela allait lancer. « C'est effrayant, la première fois qu'on met les pieds dans ce genre de fête, hein ? Tu verras, on fini par s'habituer. » Je pris une grande inspiration, puis tournais la tête pour observer les arbres un peu plus loin, ceci avant de lever ma coupe de champagne pour en boire une gorgée. « Tu as déjà parlé avec quelqu'un pour la suite ? » La suite. Elle avait dix-huit ans, elle était belle et avait ce petit air mélancolique... mais peut-être qu'elle ne savait pas encore ce que ça signifiait. Être mentor, c'était une chose. Quand à la prostitution qui y était rattachée... personne n'était au courant jusqu'à ce qu'il ou elle reçoive ce message du président lui-même qui vous invitais chez tel ou tel individu et ce à une heure bien précise. Je pensais surtout à Elyas qui subissait une pression sans doute affreuse de ce côté-ci et qui de ce fait me faisait mal au coeur, mais je n'avais aucune raison d'en parler au Capitole. Néanmoins, il avait passé la soirée toute entière aux côtés de la rouquine et je me posais quelque questions. On ne me la ferait pas à moi concernant cette histoire de couple, j'avais envie de savoir ce qu'il en était vraiment, ce qui nécessitait ce besoin de couverture médiatique chez eux.


Dernière édition par Tywin I. Nasuada le Mar 11 Fév - 22:23, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
DISTRICT 11
△ correspondances : 1464
△ points : 11
△ multicomptes : Charlie la Pacificatrice, Juju le Rebelle & Gold la rêveuse (Ex Elyas)
△ à Panem depuis le : 09/01/2013
△ humeur : Se sent vide et abandonné, désespéré par la chute de Coin et l'échec de la rébellion.
△ âge du personnage : Vingt-six ans
△ occupation : Sniper dans l'armée du Treize


can you save me?
statut:
relationships:


MessageSujet: Re: III.6 - tournée du vainqueur (réception)   Mar 11 Fév - 21:28

Je scrute d’un œil averti mon reflet dans un miroir en songeant aux progrès que la médecine moderne a accompli. Des blessures qui meurtrissaient mon corps, il n’en reste aucune trace. Pas la moindre séquelle. Je dois l’admettre, ils ont fait du bon boulot ; à me voir ainsi, un sourire greffé sur les lèvres, personne ne soupçonnerait les horreurs que j’ai récemment vécues. Et c’est peut-être ça, le pire. Je suis condamné à jouer la comédie, à sourire à la foule quand mes yeux voudraient pleurer, à rire aux remarques que l’on me glisse quand je voudrais hurler jusqu’à m’en casser la voix. Condamné à rester fort, quand je voudrais m’effondrer. Les yeux clairs de mon double qui me fixent semblent me juger. Regarde-toi, me crient-ils. Regarde un peu ce que tu es devenu, ce que le Capitole a fait de toi. Je détourne les yeux, incapable de soutenir mon propre regard tant le mépris que j’y lis me transperce de part en part. Alors oui, mon visage est intact, mais mon âme, elle, est brisée à tout jamais.

Je quitte ce couloir, et sa solitude bienvenue, pour retourner dans la salle principale, là où la fête bat son plein. Les réjouissances, qui durent depuis plusieurs jours déjà, sont en l’honneur de Prudence, la dernière Gagnante en date.  Cette soirée, censée glorifier son retour à la vie, ne célèbre en réalité rien d’autre que le début de sa longue descente aux Enfers. Heureusement – si on peut appeler ça une chance – je suis là pour la soutenir dans cette épreuve. Après tout, je suis passé par là, moi aussi. Comme tant d’autres avant moi. Et comme tous ceux qui restent à venir. Je la cherche des yeux à travers la foule pour retourner auprès d’elle, mais je ne l’aperçois nulle part. Et pour apaiser l’inquiétude qui me gagne, je me répète qu’elle est sûrement sortie prendre l’air. Quand bien même elle a multiplié les sourires tout au long de la soirée, pendue à mon bras, elle semblait ailleurs, à mille lieux d’ici. Et je sais le mal qui la ronge. Son esprit est encore dans l’Arène, il n’en sortira d’ailleurs jamais vraiment.

Nous avons joué au parfait petit couple une grande partie des festivités, elle et moi, si bien que nous sommes rapidement devenus l’attraction principale de la soirée, félicités de toutes parts. Suggéré par Prudence, c’est le plan que nous avons mis en place pour me tirer de la situation délicate dans laquelle je me trouve. Soupçonné de suivre le chemin de mes parents, et d’adhérer à la cause rebelle, je me dois de redoubler de vigilance, et d’adopter un comportement exemplaire. Ils m’ont torturé des jours entiers pour m’arracher des aveux dont j’ignorais tout, et il y a fort à parier que si je n’étais pas un Vainqueur réputé, chouchou du Capitole, je pourrirais encore dans leurs geôles à l’heure actuelle.

Je fends la foule ça-et-là, m’excusant auprès de ceux, et surtout celles, qui tentent de requérir mon attention, pour gagner les jardins. Quand j’arrive à la hauteur d’une hôtesse appréciée du grand Public, et qui officie dans, et bien, je ne sais plus quel District – le Onze, peut-être – je m’arrête à son niveau. Il serait très malvenu de continuer ma route sans lui adresser un regard.

« Delysia ! », je m’exclame d’un air faussement enjoué, en posant une main sur son bras tout en lui offrant mon plus beau sourire, celui qui, je le sais, les fait toutes fondre sur place. « Vous êtes plus ravissante d’année en année ! Et laissez-moi vous dire, cette robe vous sied à merveille.»



"No time for goodbye" he said, as he faded away. "Don't put your life in someone's hands, they're bound to steal it away. Don't hide your mistake, cause they'll find you, burn you", then he said "If you wanna get alive, run for your life." - "This is my last time" she said, as she faded away. "It's hard to imagine, but one day, you'll end up like me", then she said "If you wanna get alive, run for your life." If I stay it won't be long 'til I'm burning on the inside. If I go I can only hope that I make it to the other side.©️ caius
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité



MessageSujet: Re: III.6 - tournée du vainqueur (réception)   Mer 12 Fév - 12:09


Avaient-ils vraiment besoin de moi ici ? Non. Mais c'était leur petit plaisir. Rappeler à chacun que nous étions leurs sujets, que nous ne devions la vie et la gloire que grâce à eux. Mais quelle vie ? Quelle gloire ? J'aurais préféré vivre dans la boue que dans cette maison du village des vainqueurs. Village des malheurs surtout. Dès l'instant où j'y avais posé les pieds mon existence avait radicalement changé. Tout avait commencé par les fiançailles imposés – enfin, j'avais eu le choix entre ça ou la prostitution et la possible disparition des gens que j'aimais, quelle générosité – puis c'était devenu de pire en pire. Mon seul bonheur fut ma fille, mais elle fut trop vite rattrapé par l'origine de son sang, le mien, celui de mon grand-père, qui la destinait à un sort tragique. C'était donc ça que le Capitole avait la générosité d'offrir à ma famille et à moi-même après ma victoire ? Bon présage pour cette soirée regroupant tous les districts.

*
Pour l'occasion, on m'avait fait parvenir de nombreuses robes plus extravagantes les unes que les autres. L'essayage n'était pas l'une de mes activités préférées, surtout lorsqu'il s'agissait d'une soirée au Capitole, mais je savais que ça faisait plaisir à Ikki de me voir dans de belles tenues, alors nous avions passé une soirée entre filles, rien que nous deux. Première robe : des froufrous roses vifs dessus avec des paillettes sur le bustier. Nous rîmes comme jamais quand j'entrai dans la pièce avec cette tenue ridicule. A la poubelle ! J'en passai encore plusieurs dans le même genre avant de tomber sur la perle rare. « Celle-là maman, c'est la plus belle robe que j'ai jamais vu ! » Je me regardai dans le miroir de la chambre, nous étions d'accord. Voilà au moins un styliste qui avait pris en compte la couleur de ma peau, et qui surtout avait compris que l'originalité débordante n'était pas le goût de la plupart des vainqueurs qui n'y étaient pas habitués. Je vis les yeux brillants de ma petite, ce qui me créa un nœud dans le ventre. Dire que le Capitole lui avait pris sa liberté, alors qu'aujourd'hui il lui remontait le moral avec toutes ces belles robes. Je devais avouer qu'ils savaient s'y prendre là-bas pour susciter l'admiration quand il fallait. « Je te promets de t'en rapporter une encore plus belle que celle-là. » dis-je à Ikki afin d'illuminer encore plus sa journée. On ne pouvait pas me refuser ça au Capitole. Qu'était une robe pour eux quand ils pouvaient en avoir des centaines et mêmes des milliers comme ils le souhaitaient ? Voici l'un des rares avantages à la victoire des Hunger Games.

*
Je fis mon entrée dans le jardin du la résidence de notre cher président. De nombreux invités vinrent me présenter leurs condoléances pour ma perte qui devait être dramatique pour ma fille et moi. Pour quoi ? Ah oui, mon mari. En effet, dramatique. Je les remerciai tous en feignant d'être attristée par ces durs souvenirs qui étaient plutôt une semi-libération pour ma famille. Il ne restait plus qu'à se débarrasser du Capitole, mais je préférais rester dans le village des vainqueurs avec ma fille et m'occuper de ce qui me regardait. Contrairement à d'autres, j'avais encore beaucoup à perdre en agissant comme les rebelles. Je me sentais tellement mal dans cette soirée. Devais-je aller à la rencontre des autres vainqueurs ? Pas tellement envie. Et les capitoliens ? Encore moins envie. Autant rester à côté du buffet, profiter de la seule chose intéressant à des kilomètres à la ronde et m'enfuir dès que possible.
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: III.6 - tournée du vainqueur (réception)   Mer 12 Fév - 23:37

Je n'ai jamais vraiment porté les hunger games dans mon coeur. On peut pas aimer ce genre de jeu, si jeu cela est vraiment. Ce n'est pas tellement s'amuser que de tuer pour survivre, c'est juste abominable. Les jeux m'ont retiré ma mère une fois.. je ne m'en souviens plus, j'étais petite.. Mais je n'aurais jamais pensé.. vraiment jamais pensé qu'un jour je puisse à nouveau perdre quelqu'un de si proche partageant mon sang, étant ma chaire. Je pensais qu'on serait tranquille.. Qu'on serait laissé un peu à l'écart, mais ce n'était vraiment pas une idée envisageable. On m'a retiré Adrian. On m'a retiré ma propre personnalité. Je ne suis plus que l'ombre qu'une fille qui un jour n'était pas l'image de la victoire écrasante.. qui n'était pas une tueuse.. qui n'avait pas du sang sur les mains.. partout même. On vous promet mondes et merveilles mais il n'y plus rien qui vous attend, ce n'est pas le bon deal. Personne ne voit l'envers du décor, décor en carton, qui vaut des milliers, cet argent est à la population lorsque l'on y réfléchit.. mais on n'a pas le droit de se plaindre, on est en vie. On est riche. On ne peut pas se plaindre, c'est interdit. Le sourire doit être plaqué sur les lèvres. On doit saluer la foule. On a un tas de choses à faire.. nous ne sommes que des marionnettes.. On ne pense plus par nous même, nous n'avons vraiment pas le droit. Cette soirée ne m'enchante pas. Je souris trop, je n'ai plus la force de sourire pourtant.. je repense à lui, on aurait pu aimer cela à deux.. y prendre goût mais ma vie a chavirer lorsque son sang a été sur mes mains. Je ne sais pas comment je vais faire. Supporter son absence, lorsque j'y pense mon coeur se brise à chaque fois un peu plus. On ne peut pas vivre sans sa moitié.

Ma robe me serre trop. Ma poitrine est compressée. Je me sens oppressée, je ne connais pas la moitié des gens.. même pas le tiers, si j'ai le noms de trois ou quatre personne.. le reste.. je ne les connais pas et je n'arriverais jamais à tout retenir.. Si je ne suis pas aux bras de mon mentor, je suis à ceux d'Elyas. Allez savoir comment les rumeurs d'un couple entre nous est arrivé ? Mais en tout cas c'est mieux comme ça. Oh il ne se passera jamais rien sans nous.. Je crois que les gens nous voyez souvent ensemble déjà.. et puis nous on a vu que cela pouvait l'aider.. je me souviens encore cette soirée lorsqu'il est arrivé chez moi.. avant la tournée.. Il avait été torturé et il fallait faire quelque chose. Et cette idée était surement la mieux. Mais Elyas est un peu plus qu'un frère.. mais je l'aide.. et il m'aide on a besoin l'un de l'autre.. Ce soir on a salué des gens que je ne connais pas.. on a dansé.. puis j'ai changé de bras une dizaine de fois.. lui souriant de loin comme c'est logique dans un "couple". Je suppose qu'il faudra que nous partir ensemble. En tout cas j'ai besoin d'air maintenant. L'odeur des parfums.. l'odeur de la nourriture, la chaleur.. ma robe.. Je ne peux plus il me faut de l'air. Vite, alors j'attrape une coupe de champagne et en me retournant rapidement vers un des balcons je fonce dans quelqu'un. Par chance je n'ai rien renversé. Je reconnais alors Tywin. Tiens, j'aurai dû me douter que la coqueluche du Capitol était aussi là. Je lui souris. Il n'est pas si superficiel.. je lui ai parlé une fois ou deux, faut le connaitre.. même si ce n'est pas vraiment mon cas. Je ne sais pas tellement comment le cerner. Je me méfie toujours un peu. " Toujours ? Je ne sais pas si c'est une chance. " Je lui fais un petit sourire forcé, presque agacée.. parce que la soirée n'est pas tellement ce que je préfère, j'aimerais pleuré mon frère tranquillement mais on m'en empêche. Je n'arrive même plus à pleurer. Il me suit dehors, je sens frôler sa mains dans le bas de mon dos et je cherche presque à éviter ce contact, les contacts j'ai du mal.. juste Elyas lorsqu'il dort avec moi.. qu'il me serre contre lui pour calmer mes angoisses que que je calme les siennes, notre lien est inexplicable. Peut-être que c'est ce que j'aurais fait avec Adrian.. je ne sais pas.. Je lève les yeux au ciel.. sa réflexion, je dirais presque que c'est digne de lui. " Il n'y a pas de liste. Le principal intéressé c'est Elyas mais le pauvre il ne peut même pas profiter de moi. " Oui.. parce que Tywin ne sait pas non pus je présume que tout cela n'est rien. Alors je joue le jeu.. j'arrive bien à mentir. Je m'appuie contre la rambarde.. j'ai l'impression d'avoir pris 10 ans depuis la sortie des jeux. Je tourne d'un coup vivement la tête vers lui.. je suis presque sûre de l'avoir entendu.. ce bienvenue.. " Qu'est ce que tu as dit ? " Je veux savoir.. De quoi il parle.. J'inspire profondément.. lui lançant un regard presque intimidant.. sachant que je ne pense pas que cela marchera. La site de ses paroles m'exaspèrent.. Je soupire. " Je ne crois pas m' habituer, il faudrait avoir l'envie, ce que je veux c'est pleurer mon frère tranquillement, le deuil ne semble pas exister ici.. " Je le dis froidement. Puis je me tourne dos à la balustrade. " Mais je pense que s'il avait été là.. j'aurais adoré.. " Je bois une gorgée.. " Toi tu es comme un poisson dans l'eau c'est bien connu.. Tu sembles totalement à l'aise et tu adores non ? " Je regarde à travers les fenêtres ouvertes les gens qui semblent tellement heureux d'être ici.. Je tourne alors ma tête vers oui. " Quel avenir ? Mentor ? Non.. pas encore. " Je finis mon verre.. " Je déteste cette soirée.. les gens se réjouissent de la mort de mon frère au final.. " J'évite le regarder pour le moment prenant conscience que je suis seule au final.. il n'y a personne.. au final, ici je suis seule.
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: III.6 - tournée du vainqueur (réception)   Jeu 13 Fév - 12:54

La remarque sur Elyas me fit tourner la tête en direction de l'intérieur pour tenter de repérer la tête blonde du jeune homme dans la foule. Avec toutes ces couleurs extravagantes qui voltigeaient dans la grande salle, c'était cependant une mission impossible et je me contentais d'afficher un demi-sourire. « Il semblerait, oui... » Sans rien ajouter, j'ignorais également la question suivante de Prudence en feignant de ne pas l'avoir entendue. Elle semblait clairement à bout de nerfs et mon comportement n'aidait sans doute pas à calmer ça, mais je n'allais pas dénaturer mon attitude publique, pas dans un endroit aussi exposé que la maison du président, si bien que face aux signes d'exaspération de mon interlocutrice, mon visage ne changea pas d'expression. Je me suis contenté de l'écouter et de finir ma boisson en me tournant de profil, sans lui adresser le moindre regard. « Chérie. » Je haussais un sourcil en fermant les paupières un instant et en retenant un soupir, puis me redressais. « On est au Capitole et tu as mérité ta place. Sois reconnaissante pour ce qu'on t'offre. Ton frère serait content d'apprendre que tu as gagné tous ces privilèges aujourd'hui et que ton district va recevoir des vivres. Qu'est-ce que les gens diraient s'ils t'entendaient, là ? » Le ton de ma voix était plutôt sec, pour le coup, mais je n'avais pas d'autre choix que de m'exprimer ainsi en appuyant volontairement sur le fait que ses paroles n'étaient pas à l'abri des oreilles indiscrètes. De plus, on me considérait comme un citoyen à part entière du Capitole, j'étais donc obligé d'avoir une certaine ligne de conduite dans mes réactions. Toute la propriété était sans doute sur écoute en ce moment-même, je n'avais donc pas spécialement envie non plus que la rouquine se mette le président à dos. Regardez ce qui était arrivé à Noa à cause de ça: il avait fini par devoir fuir son district, après l'assassinat de membres de sa famille et je ne sais même pas si on le reverrait un jour.

Je repérais une caméra du coin de l'oeil, puis tournais immédiatement le dos à celle-ci pour diriger mon visage face à Prudence qui s'apprêtait à poursuivre sur sa lancée. Bon sang, mais est-ce qu'elle se rendait compte de... ? Ni une ni deux, je l'attrapais de façon à l'empêcher de bouger la tête et plaquais mes lèvres contre les siennes afin de la faire taire, puis plantais immédiatement mes yeux sur ses pupilles avec une expression qui voulait tout dire concernant mes véritables intentions. J'aurais vraiment voulu pouvoir lui dire qu'elle avait le loisir de se laisser aller ici, en ma présence, mais il fallait qu'elle sache que ce n'était pas le cas, que l'endroit n'était pas sûr, que je ne n'allais pas compatir à sa cause devant tout ce monde parce que je ne pouvais pas. « Evidemment, que j'adore, comment faire autrement ? On ne se refuse rien! Tu devrais en profiter aussi tant que tu peux. » Je lui fis un petit sourire sincèrement attristé, puis l'embrassais à nouveau, sur le front cette fois, avec une affection qui se rapprochait plus de celle d'un ami ou d'un frère. Je n'avais rien le droit de dire, pas ici et j'en étais désolé. Une fois mes distances reprises, je me tournais un peu de côté pour laisser voir mon visage à nouveau aux gens ainsi qu'aux caméras, puis me rhabillais d'un sourire en coin. « Tu voudrais que j'aille chercher Elyas ? »
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: III.6 - tournée du vainqueur (réception)   Jeu 13 Fév - 16:55

Quel monde s'ouvre à moi ? Pour avoir gagner ? Celui dans lequel je trempe là maintenant. Je n'arrive pas à quoi que je suis embrigadée dans ce genre de plan.. je n'aurais jamais pensé cela.. et là.. je me retrouve dans une robe qui coûte surement plus cher que ma propre maison dans le 3.. Les gens du capitol ont fait en sorte que je ne reste pas dans mon district.. je suppose que les choses se passent mal.. dans les autres districts aussi.. j'ai bien remarqué.. j'ai bien vu que les gens perdent l'enthousiasme d'acclamer une personne qui a gagné, gagner en tuant, ce n'est pas vraiment gagné je crois c'est juste survivre. On ne vit pas.. on survit ici c'est ce que je me tue à dire maintenant, je ne vis plus je survis, je survis parce que c'est juste affreux. Affreux que je ne suis plus être avec mon frère. Les gens ne semblent pas comprendre.. moi je comprend que c'est un spectre qu'ils ont en face eux. J'ai beau être la reine cette année, je ne pourrais jamais me réjouir d'avoir gagner et profiter sans culpabilité. " Mon frère détestait tout ce qui est ici.. " Je deviens toujours un peu plus impulsive lorsque l'on parle de lui sans savoir. Il n'aurait jamais aimé.. et je ne sais pas s'il me pardonnera un jour de me voir vivre dans un luxe débordant alors que d'autres n'ont pas de quoi manger. " Les gens diraient que je pleure mon frère. " Ou pas.. je le sais bien, mais c'est cette excuse que je me donne, je pleure ma moitié disparue. Mais c'est surtout que plus j'avance dans ce monde plus il me révolte. Il faut que je me contrôle, je sais parfaitement gérer une situation après tout, je suis la reine du bluff.. je peux mentir sur commande et je l'ai toujours fait.. ça m'a réussi jusque là. Je soupire. " Tu as peut-être raison, mais vivre tout ça sans on frère j'ai du mal. tu vois ? " C'est son ton sec qui me fait réfléchir.. il a peut-être raison.. c'est peut-être seulement moi qui me monte la tête.. peut-être qu'Adrian lui aurait apprécié malgré le fait que je ne sois pas là.. je n'arrive pas à avoir cette vision là des choses.

Alors que j'allais dire quelque choses.. je me retrouve bloquée.. se sont ses lèvres que je sens sur les miennes.. Je reste totalement choquée, je manque de lâcher mon verre. Il est beaucoup plus vieux que moi.. et je ne suis pas sûre que ce soit l'endroit où faire cela.. je suis censée former un couple avec Elyas et là par cet acte il risque de mettre tout en péril. On ne va pas cesser de parler de moi.. Je regrette cependant, tous mes baisers sont ceux d'hommes qui ne me désirent pas.. enfin.. pour euh Tywin je n'en sais rien mais je doute.. tout cela semble surtout être jouée.. je ne sais pas si je suis censée faire comme lui.. Mes bras restent juste ballant..Il répond alors à ma question presque enjouée.. j'ai fait quoi ? Je le regarde légèrement incrédule. Puis je me reprend et je me redresse. Je ne comprend toujours pas pourquoi il m'a embrassé.. il le refait au le front cette fois. " Je vais tenter de faire ça.. mais.. " Il s'écarte.. et là je vois alors une caméra.. ok.. c'était surement pour faire diversion. " Merci.. " Je le légèrement.. et je souris.. un sourire qui se veut chaleureux.. mais qui n'est qu'un mensonge parfaitement dissimuler. Il me demande s'il veut que j'aille chercher Elyas. Je regarde dans les grandes fenêtres.. je l'aperçois.. il est avec une fille au cheveux colorés et que je crois être une hôtesse. je souris, je ne suis pas de nature jalouse ni rien. Je souris. Je me replace à coté de lui. " Non, il semble occupé, je crois qu'on devrait trouver un endroit plus calme.. " Je fais un faux sourire charmeur. Je ris moi même.. " Je me tourne légèrement pour éviter qu'on voit mon visage à la caméra. " On va lancer des rumeurs, mais je crois que tu as des choses à m'apprendre.. " Je bois le reste de mon champagne. Je le regarde, je le défis presque du regard, un regard amusé, ou faussement allez savoir.
[/quote]
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: III.6 - tournée du vainqueur (réception)   Dim 16 Fév - 12:18

Bien. J'étais rassuré de voir que notre grande gagnante comprenait finalement un peu mieux où j'essayais d'en venir depuis une minute et qu'elle entre enfin un minimum dans mon jeu... voir même plus que ce à quoi je m'attendais. Après lui avoir lancé un rapide coup d'oeil en l'entendant me dire qu'on devrait se trouver un coin plus calme, je ne pus me retenir d'afficher un sourire en coin, très vite suivi par un regard lancé vers l'intérieur de la grande salle. Certaines personnes semblaient déjà intriguées par ce qui se passait sur la terrasse, mais je fis comme si je n'avais rien remarqué. J'étais bien au-dessus des commérages et pour le souligner, je redressais même légèrement le menton, ceci avant de me retourner vers Prudence. « Oh... les rumeurs et moi, on est copains depuis plus de dix ans, t'en fais pas. » Son air charmeur me fit étouffer un petit rire et je haussais un sourcil pour répondre à sa provocation. Voila, c'est comme ça qu'on s'y prend. L'attaque était la meilleure défense en public, je l'avais toujours pensé, et l'attitude soudainement plus assurée de mon interlocutrice en était la preuve-même. La jeune femme mélancolique semblait derrière, à présent. Je lui fis un bref signe approbateur de la tête, puis levais une main pour faire glisser une mèche de ses cheveux entre deux doigts. Mon visage se pencha à nouveau à quelques centimètres sur sien et je souris à nouveau du bout des lèvres. « Je serais devant l'entrée dans trois quart d'heures... il me tarde d'apporter ma contribution à ta victoire. » Après un petit baise-main, je me retournais finalement pour rentrer à l'intérieur et rejoindre les autres invités, non sans lancer quelques regards par-dessus mon épaule de temps à autre. Oh que la soirée promettait d'être intéressante ! Foireuse pour certains, mais intéressante. Il semblerait que je m'apprêtais à prendre une nouvelle personne sous mon aile, maintenant que Noa était parti pour le district treize. Peut-être était-ce mon rôle dans cette société, qui sait... aider un peu les tributs à s'en sortir dans le Capitole.
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: III.6 - tournée du vainqueur (réception)   Dim 16 Fév - 18:20

Tywin.. j'ai du mal à le comprendre et je ne comprend pas comment il fonctionne.. Je préfère ne pas me prendre trop la tête, j'ai assez à penser, à m'inquiéter. Je pense à Elyas lorsqu'il est revenu dans un état horrible à la porte de l'appartement que le capitol me prête. J'ai du mal à comprendre ce qui se passe, j'ai du mal.. vraiment je n'arrive pas à voir ce que les gens me veulent pourquoi moi et pas une autres. Tout devient si compliqué.. c'est horrible.. ma tête finira par exploser.. ou je deviendrais folle. Je soupire.. trois quart d'heure alors.. alors c'est j'ai intérêt de tuer le temps.. d'aller retrouver Elyas.. et de jouer la fille amoureuse. Je suis censée l'être même si je sais que je ne suis pas prête d'aimer une personne, jamais peut-être avec les traumatismes que j'ai vécu. Je le regarde partir. Je me tourne vers le parc de la demeures présidentielle. Je vide mon verre.. je ne suis pas une fan de champagnes mais apparemment c'est la boisson d'excellence. Je laisse mon verre sur le rebord de la table et j'entre à nouveau, comme si je me jetais dans la gueule du loup. Je cherche rapidement Elyas, pour me joindre un petit moment à lui. Je le retrouve avec l'hôtesse réputée ( Delysia ). Je souris et je me lance, il faut être audacieuse. Je le suis.. J'ose. J'arrive vers eux, je saisis le bras d'Elyas et je souris à la jeune femme avec lui. Je souris aussi à mon faux compagnon. " Bonsoir, j'espère que je ne vous dérange pas. "
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: III.6 - tournée du vainqueur (réception)   Sam 22 Fév - 15:30

Owain n'était pas à l'heure. Bien sûr. Parce que le styliste avait pour principe de ne jamais l'être, estimant qu'il n'y avait rien qui vaille plus que le fait de se faire désirer au maximum du raisonnable. Arriver à l'heure représentait pour lui le summum du ringard et du mauvais goût, et fort heureusement pour lui il n'était doté de ni l'un ni l'autre. Voilà pourtant une quinzaine de jours qu'il se faisait discret, et que parmi le gratin du Capitole on ne l'avait plus vu nul part ... Accaparé par son travail, il ne sortait pratiquement pas de son atelier disait-on. Et cela aurait pu être vrai après tout, la tournée du vainqueur touchant à sa fin il fallait commencer à penser aux prochains jeux, et quand on était styliste c'était une source de stress et de travail considérable. Ce n'était pourtant pas la seule raison. Owain vivait à vrai dire la pire crise existentielle qu'il n'ait jamais connu, et ni l'alcool, ni les corps nus qui partageaient d'ordinaire ses draps, ni même son travail ne parvenaient à l'en sortir ... Il venait d'avoir quarante ans. Quarante ans putain, il était certain de ne jamais s'y faire, il se demandait presque quel intérêt y'avait-il encore à vivre lorsque l'on avait passé un tel cap ... Il était vieux. Il se sentait vieux tout du moins, comme si le temps du jour au lendemain l'avait fait passer sans son consentement au dessus d'un gouffre qui marquait la limite entre la force de l'âge et le déclin. Il était vieux, et par conséquent il était déprimé. Mais il y avait quelque chose qu'il redoutait encore plus que de vieillir, croyait-il, et c'était d'être l'objet de commérages ... Enfin, il aimait que l'on parle de lui inutile de se mentir, mais il avait l'impression que désormais si l'on parlerait de lui ce ne serait que son pour "grand" âge et ça il ne pouvait le supporter. Alors la fête présidentielle il se savait obligé d'en être, pour faire taire les mauvaises langues, pour donner le change.

Soignant son apparence au maximum, presque plus que d'habitude si tenté que cela soit encore possible, Starkweather avait donc fait une entrée remarquée à la soirée, parlant fort, riant beaucoup et ne restant jamais plus de dix secondes avec un verre vide à la main, en attrapant directement un autre sur le premier plateau à sa portée. Bleu, rouge, vert, rose, orange ... Peu importait la couleur et la teneur de son verre, pourvu qu'il soit plein. Dans les conversations on ne tarissait pas d'éloges sur la nouvelle gagnante des jeux ; Il faut dire que la couleur flamboyante de ses cheveux faisait jaser, et faisait beaucoup d'envieuses. Qu'aurait donné Owain pour avoir le privilège d'habiller une créature aussi captivante ? Beaucoup. Et il ne désespérait pas d'y arriver, d'ailleurs comptait-il trouver un moment pour alpaguer la jeune femme au cours de la soirée ... Mais pour l'heure il la laissait aux premiers vautours qui la voulaient. « Mais enfin Titania vous délirez complètement, j'associerais la soie et le satin avant que cette couleur ne redevienne acceptable. Regardez-là, elle ressemble à un cornichon ou une asperge. » s’exclamait-il sans aucune gène en désignant l'hôtesse du district sept, moulée dans une robe droite vert bouteille sans doute un peu trop étroite pour elle. En plissant un peu les yeux il est vrai qu'elle ressemblait un peu à un cornichon que l'on aurait sorti de son bocal, mais vous demandiez à Owain il vous dirait sans aucune doute que cette fille n'avait de toute façon jamais eu aucun sens du style. Interpelant le muet qui tenait un plateau à quelques mètres de lui, il avait reposé son verre vide sur le dit plateau avant de se saisir d'un plein ; Il commençait à avoir chaud, signe que le taux d'alcool dans son sang avait déjà plus ou moins dépassé la limite du raisonnable, mais ce n'était pas le genre de chose dont le styliste se préoccupait.

Les piaillements de Titania commençaient eux à lui donner la migraine en revanche, aussi soupirant de façon théâtrale et sans aucune cérémonie il avait quitté le cercle de conversation, avec la volonté de trouver un autre endroit où s'incruster ; Ce n'était pas le monde qui manquait de toute façon. Slalomant entre les gens, portant son verre à ses lèvres, il avait à peine eu la présence d'esprit d'éloigner le dit verre de sa chemise lorsque quelqu'un l'avait bousculé. « Regardez un peu où vous mettez les pieds ! » s'emporta-t-il alors tout en vérifiant que son beau costume n'était pas tâché. Ouf, il avait évité le drame. Et lorsqu'il avait relevé les yeux et aperçu Nasuada à quelques mètres de là, il eu vite fait d'oublier l'existence du malotru qui venait de le bousculer. Se dirigeant vers l'ancien gagnant il avait retrouvé son sourire colgate et entamé la conversation sans attendre « L'homme que je cherchais justement ! » C'était faux, bien sûr, parce qu'Owain ne cherchait jamais personne et se contentait de saisir les opportunités. Mais Tywin faisait partie de ces gagnants qu'il ne parvenait pas à mépriser ... Parce qu'issu d'un district prestigieux, bien entendu, mais également pour son physique avantageux. Un physique comme Owain ne savait les ignorer, Nasuada ou Thornfield avaient au moins cette chose en commun à ses yeux.


Dernière édition par A. Owain Starkweather le Sam 3 Jan - 16:56, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: III.6 - tournée du vainqueur (réception)   

Revenir en haut Aller en bas
 

III.6 - tournée du vainqueur (réception)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MOCKINGAY - rpg inspiré de Hunger Games ::  :: Archives :: Volume 3 :: Intrigues-
© MOCKINGJAY-RPG.NET (2011-2017)
L'INTÉGRALITÉ DU FORUM APPARTIENT À SON ÉQUIPE ADMINISTRATIVE.
TOUTE REPRODUCTION PARTIELLE OU TOTALE DE SON CONTENU EST INTERDITE.