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 Oeil pour oeil, dent pour dent. ► Allya

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MessageSujet: Oeil pour oeil, dent pour dent. ► Allya   Mar 23 Aoû - 22:10


Trois jours. Trois longues journées que j'étais sortie de cet hôpital après ma fructueuse victoire de la 66th Hunger Games. Ma peau était lisse et sans aucune imperfection. Je n'avais aucune idée du temps que j'avais pu passer dans le même lit sous une dose importante de sédatif pour calmer mes éventuelles crises de nerfs. J'avais l'impression d'avoir tout perdu. Une partie de moi-même était restée l'arène. Je voulais qu'on me relâche dans cette jungle pour aller récupérer ce bout. Pour compléter le puzzle. Juste redevenir moi-même. Et non pas ce zombie ambulant, allant d'une pièce à l'autre malgré les gardes qui semblaient se raidir à ma venue. Je ne comprenais pas la réaction de certaines personnes, ni de ce que je pouvais bien faire encore là. Pourquoi on ne me ramenait tout simplement pas chez moi, dans le District 12 pour que je puisse rejoindre mes parents et pleurer avec eux ma victoire. Eux-seuls seraient capables de faire semblant de croire à ma peine et à ma colère. Certaines personnes m'adressèrent un vague salut de la main, auxquelles je ne répondis même pas. Pourquoi ces personnes ne donnaient la peine de me faire croire qu'elles s'intéressaient à moi et qu'elles me félicitaient de tout mon courage ? Est-ce sincèrement du courage d'ôter la vie à une personne sans aucun remord en sachant que si on le fait, c'est un acte purement égoïste servant à notre propre survie ? Et tout ça pour quoi ? Nourrir les habitants du capitole de notre malheur ? Animer leur journée où des enfants se font tuer, écorcher, blesser, juste pour leur petit plaisir ? Quatre personnes. Voilà combien étaient tombés, tués de mes propres mains. La pilule ne passait pas. Il n'y avait rien à faire. Et ça ne serait ni sédatif, ni morphine, ni compliment et aucune félicitation de la main d'une personne importante et d'un élevé qui changerait la donne. Pourquoi s'évertuer à faire durer la souffrance, un peu comme remuer le couteau dans la plaie ?
Je m'installais sur un banc, prenant l'air extérieur, pieds croisés sous le banc, regard perdu dans le vague. Fixant un point invisible. Plusieurs personnes tentèrent de m'interroger et de me sortir de ce mutisme mais ne récoltèrent rien d'autre qu'un regard qui en disait long sur ma façon de penser qu'en à la situation. Je me doutais que la plupart mettait leur fierté de côté et s'armait de leur courage pour s'asseoir à mes côtés avec tous les mots que j'avais pu lancer à l'adresse du Capitole. Ce n'était pas les insultes, propos déplacés et autre sens ironiques qui avaient manqué à l'occasion. Si je n'avais pas eu à abattre mon meilleur ami de mes propres mains pour le libérer de la folie des guêpes, sans nul doute que Snow aurait cherché à rendre ma vie impossible dans l'arène. Au moins, certains sponsors avaient été sympa en lançant de temps à autre des pommades pour soigner les plaies ou de la nourriture pour se remplir la panse.

Une voix tenta de pénétrer mon esprit mais ne dépassa pas mon lobe intérieur de l'oreille. Je chassais la voix d'un revers la main comme on chasse une mouche agaçante avant qu'une main inconnue me frôle l'épaule. Instinctivement, encore remonté sur qui pouvait bien me toucher sans craindre de me tuer, je me relevais d'un bond avant de repenser au fait que j'étais désarmée. C'était un homme habillé de manière arrogante qui ne faisait que soupeser mes manières de penser sur le Captiole. « La juge Allya Eärwen souhaiterait vous voir. » Je serrais les dents, me demandant ce qu'on pouvait bien vouloir de moi encore, avant de suivre l'homme qui me mena d'abord dans un long couloir, tournant sens arrêt. Je pensais qu'il allait se perdre et demander son chemin à quelqu'un mais ce fut au bout de quelques minutes plus tard qu'il m'abandonna devant une grande porte. Sans savoir pourquoi, je m'en remettais à mon instinct que tout cela ne présageait rien de bon. La main sur la poignée, je restais un instant ainsi, observant mes jointures blanchir tant je serrais la petite poignée en or, avant d'ouvrir enfin la porte et entrer dans une salle grande et spacieuse. Je ne cherchais pas à m'intéresser de la superficie de la pièce ainsi que des meubles qui semblaient coûter une fortune pour directement avancer vers une jeune femme d'un pas décidé. Je portais mon regard vers le sien. Je m'arrêtais à quelques pas de l'endroit où elle se trouvait, tendue comme la corde d'un arc. Calme et discipline. J'essayais de me répéter ces mots dans la tête mais cela devint vite un grand n'importe quoi et je décidais d'oublier pour rester telle que j'étais ou du moins, telle que le jeu m'avait rendu. Rendons justice à ces individus...

    « Je suppose que je ne suis pas là pour prendre un café avec vous. Alors abrégez. J'voudrais pas gaspiller inutilement mon oxygène et mon temps. Parlons de moi. Sa personne, juge ou non, ne m'intéressait pas plus que la vie d'une autre. J'en ai assez bavé comme ça. »


On sentait dans ma voix du reproche. De la haine et de la colère coulant comme le venin d'un serpent dans le fond de ma gorge. Que tout ça soit bref et sans reproche. Pourtant, j'étais prête à tout entendre. Cela pourrait être ma première source d'amusement depuis ma sortie de l'arène !
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MessageSujet: Re: Oeil pour oeil, dent pour dent. ► Allya   Jeu 25 Aoû - 21:39

Les jeux sont terminés...terminés depuis deux jours...deux longs jours. Deux jours qui furent éprouvant pour les nerfs. Le grand vainqueur de cette édition était une jeune fille, j'avoue avoir été surprise de la voir arriver aussi loin. Lorsqu'elle est arrivée pour présenter son « talent » je n'ai rien vu de bien exceptionnel. Je reconnais, sans regret, qu'elle avait un petit quelque chose d'intéressant...mais je n'aurais jamais crus que cela lui permettrait de gagner. Assise derrière un bureau, je me fis un massage du crâne tout en fermant les yeux. Je savourais le silence qui était maître dans l'office, tout à bouillant à l'intérieur. D'un mouvement, j'ouvrais grand les yeux, fis pivoter mon fauteuil vers un écran. J'allumais celui-ci et les images défilèrent. Certaines furent un vrai régal pour les yeux, réveillant des souvenirs des dernières semaines. D'autres, néanmoins, furent difficiles, notre jeune gagnante clamant un peu trop haut et fort ses opinions politiques. Je fronçais les sourcils tout en fixant les images; si l'on ne fait rien cette jeune fille va devenir vraiment gênante. En fait...pour être honnête, elle est gênante.
Les jeux, cette année, ont été extraordinaires. Nous offrant spectacle, sang, amitiés et tout ce qui va avec. Ils ont diverties le Capitole et ses districts pendant de nombreuses semaines où le rythme de vie des gens. Tout s'était très bien passé...du moins au début. Je grognais de mécontentement, tout s'était enchaînée trop vite pour moi. Je ne suis en fonction que depuis peu, je n'ai pas l'habitude de traiter ce genre d'affaire. De toute manière, ce n'était pas mon rôle, pas encore. D'un mouvement du poignée, j'éteignis l'écran et lui tournais le dos à l'instant même où Apolline entra dans la pièce tel une furie. Sans passer par les banalités, elle entama des critiques, des menaces de mort contre la jeune gagnante -dont je n'avais pas pris la peine de retenir le nom. Je l'écoutais blablater, imaginer les pires scénarios de mort lente et douloureuse. Ce n'est qu'au moment où elle pensa à demander à Phoenix de l'aide pour la torturer avant de la lancer dans un lac, attachée à des grosses pierres pour qu'elle meure noyée, que je décidais d'intervenir -sans beaucoup d'entrain je l'avoue. Je lui dis que je parlerais à la demoiselle le lendemain dans la journée afin qu'elle calme ses envies de rébellion avant que nous la calmions d'une toute autre manière. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'Apolline se calma, enfin, et quitta la pièce. Quant à moi, je m'enfonçais davantage dans mon fauteuil, songeant déjà à l'entrevue du lendemain.

Le jour était levé depuis peu, moi en même temps. Je me dépêchais de me rendre régler quelques affaires importantes avant d'aller voir notre nouvelle gagnante. Une fois arrivée, j'envoyais un jeune homme lui porter un message, je n'allais tout de même pas m'abaisser à lui demander une entrevue. Non non, j'exige; on obéi. Ça fonctionne de cette manière. On m'indiqua une salle où je pourrais avoir cet entrevue avec Lyra -j'ai vérifié son prénom avant de venir. Je m'y rendis d'une démarche franche et rapide, je n'avais pas de temps à perdre avec une gamine qui se croit supérieur aux autres car elle a gagné les Hunger Games. Plus vite je serais partie, plus vite tout le monde se portera mieux. Je remerciais la personne qui m'avait conduit dans cette salle aux proportions raisonnables. En effet, elle était assez grande, avec deux grandes fenêtres qui renvoyaient une lumière vive et agréable. Un sofa était installé un peu sur la gauche qu'une petite table venait embellir. Il y avait un bureau, mais dans les circonstances, il ferait bien trop officiel pour être utilisé. Je m'installais confortablement, le regard plongé dans le vide, totalement ailleurs. Je n'entendis même pas la porte s'ouvrir, ni la jeune personne entrer. Ce ne sont que ses paroles froides qui me firent sortir de ma létargie. « Je suppose que je ne suis pas là pour prendre un café avec vous. Alors abrégez. J'voudrais pas gaspiller inutilement mon oxygène et mon temps. J'en ai assez bavé comme ça. » Elle avait, dorénavant, toute mon attention. Je la dévisageais sans manière, jugeant mon adversaire. J'eus un sourire qui s'agrandit rapidement.

    « Ah Lyra ! Enfin...notre grande gagnante des Hunger Games ! Comment vas-tu ? »


Mon sourire s'agrandit, j'affichais une mine réjouie alors qu'à l'intérieur je n'en avais cure. Je m'étais levée à l'apparition de Lyra, je l'embrassais sur les deux joues. Lorsque je me reculais pour l'observer, toujours avec un grand sourire hypocrite sur le visage, je fis une petite grimace tout en conservant mon sourire.

    « Je suis désolée...je n'ai, en effet, pas prévue de café...entre nous, je n'aime pas vraiment le café. Je préfère le thé. »


Alors que je prononçais mes dernières paroles, la porte s'ouvrit laissant passer un chariot où un thé à la menthe trônait en roi, accompagnée de petits gâteaux. Alors que le serveur déposa le plateau de thé sur la petite table, je le remerciais. Il sortis de la salle, son chariot avec lui. Je pris mon verre de thé et un petit gâteau. C'est la bouche pleine que je continuais notre conversation.

    « Hum...un vrai délice ! Mais je t'en prie, sers-toi et installe-toi ! »


Je tapotais le siège à mes côtés, toujours cet affreux sourire sur le visage. Pour dire vrai -et je pense que Lyra a compris- je ne lui avais pas proposé de s'asseoir à mes côtés...il s'agissait plus d'un ordre qu'autre chose.

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