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✤ MISES À JOUR une nouvelle règle a été instaurée. merci de prendre connaissance de celle-ci ainsi que les autres nouveautés !
✤ MISSIONS ET QUÊTES toutes les missions ont été lancées ! rendez-vous dans ce sujet pour toutes les découvrir.
✤ SCENARIOS voici quelques scénarios qui n'attendent que vous:
rebelles. liam hemsworth
pacificateurs. boyd holbrook
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d'autres scénarios gagnants de la loterie à venir !

 

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 III.5 - fête de clôture (tous les districts)

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MessageSujet: III.5 - fête de clôture (tous les districts)   Lun 23 Déc - 13:41


Chapitre 5
“ le capitole ouvre ses portes ”


(c) winteriscoming
Après avoir visité la grand-place, le grand-cirque, les studios de Capitol TV avec une rencontre inoubliable avec le grand Caesar Flickerman et une arène qui a marqué l'histoire des Hunger Games, le Capitole offre aux invités une soirée extraordinaire, vitrine de toutes les merveilles de la capitale. Le lancement est dès 20h, au retour des différents groupes des visites des arènes pour continuer jusqu'au bout de la nuit. Les invités ne quitteront ces beautés que dans la nuit pour revenir, sains et saufs, dans leurs districts.


infos pratiques.
Dans ce topic et uniquement celui-ci, tous les invités du Capitole pourront se rencontrer pour une dernière soirée exceptionnelle. Vous pourrez créer des sujets entre vous si vous souhaitez développer avec un autre membre en particulier. N'oubliez pas alors d'ajouter dans le titre la mention 'III,5.' Sinon, vous pouvez poster à la suite de ce message.

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MessageSujet: Re: III.5 - fête de clôture (tous les districts)   Dim 12 Jan - 18:57

- where the mind blows -
A little party never killed nobody. Right here, right now's all we've got.


Alors c’est de ça qu’ils parlent à la télé. De toutes ces choses qu’un cerveau étriqué ne peut décemment imaginer. Toute personne qui t’aurait décrit ceci comme une réalité t’aurait parue plus folle encore que tu ne peux l’être dans tes rêves. Quel est l’inventeur fou qui a croqué ces silhouettes difformes ? Où s’arrête la personne et où commence le costume ? Ce défilé est aussi ignoble et fascinant qu’une foire aux autres, il a cet attrait révulsant et inhumain. La tenue étrange qu’on t’a fait enfiler te donne l’impression qu’on a essayé de t’intégrer un petit peu à la ronde. Tu aimes ça. Pas la ronde, ils ne sont que des animaux de concours, non, l’impression d’être riche. L’étoffe qui recouvre ton corps semble n’avoir pas le moindre lien de parenté avec ce que tu portes au district. Alien. C’est cela, il ne vient pas de ce monde. Pas de ton monde. Tu ne sais même plus si tu devrais être repoussée par toutes ces faces de clown. L’alcool qu’ils servent à outrance te les rend presque sympathiques, lumineux. Et tu es le papillon de nuit qui va comme un idiot se coller à l’ampoule. Il faut dire qu’ils s’appliquent à te prendre dans leur filet tous ces gens, à tourner autour de toi comme des charognards. Ils semblent réellement intéressés par ce que tu es, au point que tu ne sais plus qui, d’eux et toi, est l’étrangeté. Leur danse semble être un rituel des plus mécaniques, mis au point par un génie intransigeant. Mais que connais-tu du génie, toi que trop de lumières aveuglent ? Tout ce qui brille est de l’or et tu te perds dans ces cascades de richesses. Tu es comme un obèse à qui on donne du McDo à volonté. Tu veux te remplir les yeux à en vomir, bien qu’anatomiquement parlant ça n’ait aucun rapport. Tu pourras vomir de tout ce qu’ils ont placé sur les tables cependant. Est-ce seulement de la nourriture ? Cela en a peut-être l’appellation mais pas l’apparence. Quelle est la sorcerie qui sévit dans ce pays et qu’ils osent nommer richesse ? Tu as observé leur horloge colorée pendant des heures, collée à la fenêtre de la chambre qui t’a été attribuée, sans en comprendre le fonctionnement. Quel monde surréel. Et après ça ils vont vous renvoyer dans la fange de votre vie qui jusque là ne te dérangeait pas mais te rappellera toujours maintenant, à quel point les choses sont extraordinaires. Tu croyais que c’était de la propagande, c’est faux. C’est réellement un paradis dans lequel tous ces gens vivent. L’injustice de la situation t’apparaîtrait si tu ne la savais pas aussi acquise. Tu ne vois pas toutes ces intrigues politiques, aucune révolte ne saisit tes tripes alors même que tu réalises à quel point les riches sont riches et les pauvres pauvres. Oh non, rien qui ne te donne envie de retourner la situation à coup de cris et d’émeutes. Juste un désir irrésistible de faire partie de ce qu’ils sont. Leur accent t’écorche les oreilles, leurs visages te font penser à un zoo, mais quelle vie grandiose, Dieu, tu supporterais tout cela et cent fois plus avec joie. Tu ne peux t’empêcher d’escamoter les simples faux diamants qui parsèment les tables en cascades rutilantes. Tu voudrais rester dans ce paradis matériel, même si bien d’autres en semblent dégoûtés, de ce que tu vois des visages des autres habitants de districts. Oh ce n’est pas dur de les trouver, il suffit de chercher un cercle de capitoliens et on trouvera en son centre un intrus qui, bien que fardé et habillé mieux qu’il n’aurait jamais imaginé l’être, semble terne comme un papillon de nuit au milieu de sphinx. Vous êtes ceux qui sont laids dans cette assemblée de monstres. Tu veux devenir un monstre, toi aussi. C’est bien cruel cette invitation, de vous montrer ce qui ne vous a jamais manqué pour qu’il vous manque. Tu t’y noies déjà.
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MessageSujet: Re: III.5 - fête de clôture (tous les districts)   Sam 18 Jan - 17:00


different as can be
quelque part entre le rêve et le cauchemar, 22h

Des mets aux mille senteurs dédiés à satisfaire les palais les plus difficiles trônaient fièrement de part et d’autre. Leur mise en scène était tellement raffinée et réfléchie qu’elle semblait orchestrée dans les moindres détails. On n’aurait su dire quid de la décoration ou des victuailles prenaient le pas sur l’autre. La visite de l’arène de la 3e expiation paraissait appartenir à un autre monde, et le mal-être qui s’en était suivit était à présent évaporé, à la manière d’un mauvais souvenir dont on se débarrassait aisément. Une fausse note dans une symphonie entière, rien de plus. On pouvait même dire qu’elle s’était révélée enrichissante sur l’organisation des jeux, tant sur le fond que dans la forme. N’ayant que très peu suivi cette édition de ses propres yeux, c’est plutôt détachée qu’elle avait entreprit cette mauvaise passe. Aussi intimidante soit elle, l’arène n’était pas plus dangereuse une fois débarrassée de ses démons. Une terre morte crée par la mort et sortie toute droite des cauchemars les plus fous dorénavant sanctuaire ; des âmes sacrifiées dans une danse macabre. Comment le Capitole pouvait-il autant fantasmer sur le lugubre et arborer des tenues aussi colorées ? Se doutaient-ils qu’ils vivaient à travers les Hunger Games la seule touche véritablement réelle de leur monde ? Cette violence savamment organisée n’était-elle qu’une parenthèse artificielle pour eux ? Il était difficile d’imaginer cela pour une jeune fille de dix-sept ans, quand la peur de ces Jeux sombres était réelle au quotidien ou presque. Le réel pour les uns n’était qu’illusion pour les autres. Les théories d’Ambre commençaient à présenter un sérieux défaut, car il était impossible qu’on puisse prendre autant de plaisir à banaliser la violence pour des faits commis 75 ans en arrière. Comment le mot sacrifice pouvait-il coexister avec le luxe de leur train de vie ? Et surtout, ses idées étaient-elles les siennes ou les lui avait-on soufflées ? N’était-elle qu’en fin de compte que le fruit d’un endoctrinement réussi ? Il n’était pas bon de ressasser ces idées-là. Plus tard, elle aurait le temps d’y réfléchir plus tard.

Plus tard, on y était. La magie des lieux avait éclipsé les discours intellectuels pour laisser place à une nouvelle nuit d’excès. C’était le dernier jour, la dernière occasion de faire bonne impression avant de retourner dans le froid de l’hiver. Même le temps était favorable ici, agréable et relativement sec. Habituée à porter des vêtements empilés les uns sur les autres, c’était un changement saisissant et bienvenu que de se balader en tenue légère. Enfin ça, c’est ce qu’elle pensait avant de se retrouver parmi les convives. Elle avait l’expérience d’une fillette et étincelait dans un corps de femme, parée d’une robe de satin ressemblant à s’y méprendre à de l’ambre. Ses cheveux n’avaient plus rien à voir avec la masse emmêlée habituelle mais étaient au contraire élégamment relevés sur la nuque, dévoilant quelques boucles dorées sous un nouveau jour. Amarinda Carter en serait jalouse. Faite qu’elle ne la reconnaisse pas. Mais elle était méconnaissable. Est-ce bien moi, cette fille qu’on regarde ? Elle n’était plus la fille bizarre du district 7, elle était une petite princesse au Capitole. Dieu, que cela lui plaisait.

L’alcool était à lui seul une sensation merveilleuse, et elle porta rapidement un nouveau verre à ses lèvres minces, sirotant ce liquide prometteur. Si seulement elle pouvait en ramener demain et en faire goûter à Isaac, jamais plus il n’avalerait une de ces substances dégueulasses qu’il consommait. Cette boisson-là n’embrumait pas l’esprit non, elle le rendait au contraire aérien et sensible. La plus belle découverte de toute sa jeune vie. « J’ai de ces difficultés à dormir en ce moment » entendit-elle bientôt, occupée à décider entre autre si c’était une femme ou un homme qui parlait. « Ne m’en parlez pas, toute cette agitation rendrait insomniaque n’importe qui » répondit-on sur le ton de la conversation. Bon sang, mais jouez le jeu. Avez-vous déjà assisté à pareille fête ? La grande place était devenue un terrain propice au jeu et à l’amusement. Tout lui faisait envie. Oui, Ambre en profiterait bien pour eux tous. Elle n’avait aucune idée de ce qu’elle mangeait ou de ce qu’elle buvait mais elle en savourait chaque instant ; bercée dans ce paradis sans scrupules. Plus elle buvait et plus elle oubliait d’où elle venait : les gens étaient tellement accueillants. Rien à voir avec les mines maussades du reste de la population. A quelques pas du buffet –ou plutôt, de l’un des buffets présents-, Freaks admirait un art d’une toute autre forme : des sculptures entières de glace étaient réalisées, des heures et des heures de travail destinées à fondre. Elle aimerait bien vivre de l’éphémère, elle aussi. Maman, Papa, si seulement vous m’aviez fait naître ici.

« Faire le choix de la simplicité aujourd’hui est assez risqué, étant donné à qui nous avons à faire… Mais je dois avouer que cela vous va bien. » Ambre se retourna, détaillant des yeux son interlocuteur. Elle aurait aimé qu’un habitant du district 1 vienne lui parler, mais c’était mieux encore. Les bijoux incrustés sous sa peau ne laissaient aucun doute sur son identité, elle avait affaire à un Capitolien de pure souche. Il la prenait pour l’un des leurs. Combien de jours pourrait-elle vivre si elle lui entaillait la peau avec l’un de ses couteaux ? « Loin de moi l’idée de vous mettre mal à l’aise, permettez ? » Elle se contenta de sourire à sa remarque et à son accent prononcé, et lui pris bien volontiers la main qu’il lui tendait. Elle prendrait tout ce qu’il y’ avait à prendre, et d’avantage, aussi.

S’en suivit une danse plutôt maladroite qu’elle mit sur le compte de la boisson, mais le jeune homme eut la délicatesse de ne rien lui dire. Elle tenta d’imaginer la réaction de ses parents, et décida d’arrêter de penser. Après tout, c’était sa soirée. La mélodie terminée, il l’entraîna un peu à part pour discuter loin des caméras et des oreilles indiscrètes. Chemin faisant, elle croisa Ethan qui l’interrogea du regard et elle se mit à rougir violemment avant de rejoindre l’inconnu. « Je sais où je vous ai vu. Il y a deux semaines chez Skyler, c’est cela ? » Aussi muette que la tombe qu’elle commençait à creuser directement sous pieds, Ambre répondit par une dénégation de la tête tout en continuant de sourire. « Ah, enfin je te retrouve ! Qui sait ce qui se passerait si j’égarais une de mes petites protégées hein ? » Son sourire se crispa quand elle prit conscience des dires de son hôtesse. Un éclair de compréhension traversa les yeux de l’inconnu, et il ne se priva pas pour afficher une mine de dégoût. La situation changea radicalement, et Ambre se retrouva aussi seule qu’elle était arrivée. Etait-il parti parce qu’elle lui avait menti par omission ou parce qu’elle était ce qu’elle était ? Elle eût beau le chercher du regard, elle ne le revu pas. Se faire évincer de la sorte lui rappela sa condition misérable, et elle éprouva aussitôt le besoin de s’enfuir. Mais elle n’avait nulle part pour se cacher ici ; pas plus qu’il n’y avait d’arbre ou cabane pour pleurer. La déception était cruelle. Pour ne pas arranger les choses, elle remarqua le vainqueur qui semblait avoir assisté à toute la situation, flanqué sûrement d’autres vainqueurs dont elle ne connaissait pas le nom. Freaks s’apprêtait à s’enivrer un peu plus en piochant au hasard un verre sur le plateau d’un Muet - la chance qu’ils avaient d’être autorisé à ne rien dire, ceux-là - , mais une main l’empêcha de boire. Ethan.

Peut-être n’était-ce qu’un des nombreux effets de l’alcool, mais il lui apparût comme beaucoup plus beau qu’à l’ordinaire. Dans un costume flambant neuf, il avait la même décontraction apparente qu’à l’accoutumée et semblait avoir les idées beaucoup plus claires qu’elles en cet instant. Avec trop de poigne pour être tendre, il l’entraîna sur une des pistes de danse. On aurait plutôt dit qu’il cherchait à faire passer un message. La musique était beaucoup trop lente pour un rythme endiablée et Ambre craignait de se prendre les pieds dans sa robe. Elle arrêta momentanément de respirer quand il plaça une main derrière son dos, touchant également sa peau nue. « Profite, ce sera pas tous les jours » qu'il disait, trop bas pour que les autres puissent l'entendre. Elle était complétement abasourdie. Qu’est-ce que tu fais ? Ne m’as-tu pas dit hier que c’était dangereux ? Elle se sentait filmée. Non, elle se savait filmée. Ce garçon était vraiment imprévisible. Si tu savais comme je ris du danger dans tes bras, Nash. Vous pouvez tous mourir, elle dansait avec un Vainqueur.



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MessageSujet: Re: III.5 - fête de clôture (tous les districts)   Jeu 6 Fév - 21:52

Fête de clôture

« Monsieur ! Votre cravate ! »

La. Ferme. Putain. De. Merde ! Je me retourne, elle devient rouge. Hypocrisie d’un sourire neuf et d’élégance pur, je lui fais signe que rien n’est grave dans son action. Cette bonne doit être nouvelle. Je n’aime pas ce genre de manière. Je sais me servir tout seul. Non. Je dois me servir tout seul. J’attrape ce qu’elle tient dans ces mains, pose ma main sur son épaule, puis la colle à mon flanc, en chemise non boutonnée, blanche, en dehors du pantalon, laissant apparaître le cœur de mon corps. Et je baisse la tête, rigolant de nouveau. Finalement, enfin virée poliment de la chambre, je ferme la porte en douceur, voulant le faire avec violence. Tu sais ô toi qui dois m’écouter là-haut, si tu existes, que je déteste ce genre de fête. Le monde de notre jour ne fait ces fêtes que pour la présence des gens grands, des gens riches, des vainqueurs. Il y a quatre personnes dans notre monde. Les nobles qui pensent que la vie se résume à vomir d’une liqueur pour manger encore plus sous leur maquillage abominable, les politiciens qui contrôlent tout et savent tout, les pauvres des districts qui ne sont que les boucs émissaires de notre horrible société, et, pour finir, nous, les Vainqueurs, la flèche de l’arc qui a su déchirer la zone à cent points de la cible pour continuer sa course encore loin et se perdre dans l’immensité de la montagne.
Je lance la cravate noire sur le lit, boutonne ma chemise blanche pure, la rentre dans ce pantalon d’un noir parfait. Je me regarde dans le miroir. Mes cheveux. Une bataille de nouveau qui s’enchaîne. Bientôt, une fois le haut ajouté et boutonné de trois boutons, laissant le haut apparaître, un col carré de chemise entrouvert, je finis par tout serrer pour y ajouter cette cravate de noir profond avec l’envie de paraître un peu négligé et original. Les chaussures qui vont avec, je suis droit, simplement.

Les violons montent, les contrebasses baissent, les saxophones accompagnent. La musique est belle, douce, entraînante pour la piste de danse. Alors que je passe la voûte de la grande place. Voici plusieurs années que je ne me suis pas montré à ce genre de soirée. Je l’ai fait au début, mais je n’étais pas à ma place, clairement. Aujourd’hui, je suis droit, souriant, je m’abaisse doucement aux jeunes femmes qui posent leurs regards sur moi, le baisemain pour certaines, la poignée pour certains hommes, tout le monde connait tout le monde ici.  Moi, je fais juste semblant. J’attrape une belle coupe de champagne et me joint à un haut groupe au hasard. Verres contre verres, rires contre rires, les échanges se font. De ma haute taille je dois baisser la tête pour parler. Mais je ne dis que des « évidemment », « oui », « bien sûr que non », « tout comme vous dites ». Et lorsqu’à ce moment je lève la tête, je vois Ambre, dansant avec un homme élégant. Je me mors les lèvres, je ferme les yeux, et j’attends, je comprends, j’attends… Et ce que j’attends arrive. Elle se fait remarquer, elle se fait jeter. Les gens autour d’elle rit, la méprise.

« Quelqu'un ▬ « Regardez-moi cette gosse, du district sept, elle a touché ce pauvre  homme.
« Moi ▬ - En espérant qu’il n’attrape pas la peste ! »

On se croirait vraiment à l’époque du Moyen Âge. J’attends quelques secondes, hésitant. Et puis finalement je souffle, exaspéré, faisant voler la boucle qui me tombe sur le front. Sa main attrape un verre qu’elle veut poser délicatement à ses lèvres, pour oublier. Je guide son bras vers le tableau d’argent, lui ordonnant d’une douceur offerte de remettre le riche nectar qu’est l’alcool sur l’objet. Mes yeux sont mi-clos, posés sur ses cheveux, un peu perdus, montrant de la pitié. Tu ne devrais pas faire ça Ambre, tu sais très bien, non. Je sais très bien, que tu n’es pas le genre à faire ça. Puis finalement, je me demande qui tu es. Un jour tu m’énerves au point de t’engueuler, un jour ton existence ne m’apporte que le doute ce qui pourrait être de ma décision d’indépendance. La regardant dans ses yeux, mes doigts qui agrippaient son bras glissent jusqu’à sa main, profitant du délicat touché de sa peau blanche jusqu’à des mains neuves et manucurés.

« Moi ▬ « Profite, ce ne sera pas tous les jours. »

Ma main se pose au-dessus de sa hanche et vient continuer sa course sur son dos. Je me courbe doucement afin que ma tête soit juste plus haute que la sienne, mais pas trop, un juste équilibre collant les corps d’une femme et d’un homme, dansant ensemble, devant tous, au milieu de tous, cachés de tous. Entraînements de pas à gauche, à droite, en arrière, en avant, ne plus bouger pour profiter du doux son des violons.  Un vainqueur qui danse avec une habitante d’un district pauvre. J’ai envie de rire à cœur ouvert de ce que nous faisons. Sérieusement, quelle belle merde je suis en train de faire. Tout le monde devrait être abasourdi, aux yeux grands, la main devant leur bouche. Et nous, nous dansons. Les pleurs ne doivent pas être enclenchés. Quel est la différence entre nos deux peuples ? Grand con, tu l’as laissé tomber il y a quelques secondes. Gros con, maintenant, elle danse avec un vainqueur. Et les bruits de chuchotement que j’entends, ce sont les seuls mots d’une popularité.

« Quelqu'un ▬ « Regardez, c’est Ethan.
« Quelqu'un ▬ - Et c’est qui la jolie blonde à côté de lui ? »

Aujourd’hui, d’après le Capitol, nous devons tous être égaux. Alors soyons-le au moins pour cette soirée, le temps de s’éclipser avant la fin complète de la soirée pour finir par boire enfin ce verre abandon avant de retourner dans nos salles respectives pour dormir en pensant à cette folie, dos contre matelas, bras contre front, et rire, encore une fois, avant de s’endormir. Je ris en plaçant ma bouche à côté de l’oreille d’Ambre. Et tout ce que je trouve à dire d’autre c’est cette seule phrase…

« Moi ▬ « Ambre, tu as déjà dansé avec un vainqueur ? ».


I thought I saw the devil, this morning looking in the mirror, drop of rum on my tongue with the warning to help me see myself clearer. I never meant to start a fire, I never meant to make you bleed, I'll be a better man today. But the blood on my hands scares me to death maybe I'm waking up today.
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III.5 - fête de clôture (tous les districts)

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