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 The fight isn't over until you win - Finnick, Camille et Zoé (arrangé) J2

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MessageSujet: The fight isn't over until you win - Finnick, Camille et Zoé (arrangé) J2   Lun 22 Aoû - 19:54

.Après le bain de sang de la Corne d'Abondance, les carrières se disputèrent pendant beaucoup trop longtemps pour décider dans quelle partie du labyrinthe ils entreraient. Je ne disais pas grand-chose; j'avais tué pour la première fois de ma vie et j'étais en état de choc. Mes mains étaient couvertes de sang et l'odeur métalique me rendait malade. Finalement, les carrières décidèrent d'entrer dans une partie du labyrinthe qui avait l'air inoffensive -un chemin plutôt droit avec aucun obstacle visible à l'horizon. Je doutais sérieusement qu'ils aient fait le bon choix; cela sentait le piège à plein nez. Je les suivis néanmoins sans protester. Ils se comportaient en maîtres de l'arène et faisaient autant de boucan qu'un troupeau d'éléphants. Je me retrouvai bonne dernière, à scruter les haies autour de moi d'un oeil suspicieux. Pourtant, rien ne se passa. Enfin, pas tout de suite. Le soleil commençait déjà sa descente et les ombres s'allongaient; il fallait qu'on trouve un endroit où dormir. Soudain, le chemin se transforma en une espèce de carrefour qui désservait cinq autres routes. On s'arrête ici. Décida Jane, et elle s'assit dos à la haie. Je n'étais pas à l'aise; n'importe quelle créature maléfique pouvait surgir de ces chemins. Peu soucieux d'être discrets, les carrières allumèrent un feu et se servirent dans les sacs de nourriture qu'ils avaient trouvés à la Corne d'Abondance. Soudain, un cri déchirant nous parvint; il ne venait pas de loin. Les autres rirent et se félicitèrent parce qu'il y avait déjà un autre tribut en moins. Lorsqu'il fit vraiment noir, Owen répartit les tours de garde. Rhona et Jane venaient en premières, ensuite Olliver et Jack, puis moi et Owen lui-même. Je me taisais, peu contente de la répartition. Pour une raison qui m'échappait, Owen essayait toujours de faire équipe avec moi. Une chose était sûre: je n'allais pas fermer l'oeil de la nuit. Je me couchai et fis semblant de dormir, ralentissant peu à peu ma respiration. Les deux filles de garde ne se disaient pas grand-chose; Rhona pleurnichait un peu parce que Teddy et Esmée étaient déjà morts et Jane se demandait si les monstres de l'arène pouvaient traverser les haies. Je dus me pincer pour rester éveillée. Finalement, quelqu'un me secoua doucement l'épaule. C'était Owen. J'avais dû m'endormir et je me maudis pour cette imprudence. Il s'assit à côté du feu mourant et scruta les ombres avec ses lunettes de vision nocturne sur le nez. L'arène n'était pas tout à fait silencieuse; j'entendais des petits bruits, des craquements et un bruit plus léger, plus assourdi. Je connaissais ce son...mais d'où ? Owen me donna la réponse: J'entends la mer. Chuchota-t-il. Je hochai la tête; oui, c'était bien cela que j'entendais: le bruit infini des vagues qui se brisent sur la plage. On a de la chance; demain, on pourra pêcher. Ajouta-t-il, et je hochai de nouveau la tête sans piper mot. C'est tellement bizarre... Dit-il en observant le ciel étoilé. On vivait dans le même district et je ne te connaissais même pas. Je haussai les épaules et me plongeai dans la contemplation du feu. Si j'avais su...je serais devenu ton ami. Poursuivit-il d'un ton qui ne me plaisait pas. A quoi jouait-il ? Cherchait-il à m'amadouer pour mieux pouvoir m'abattre plus tard ? Je me levai et m'éloignai de lui en disant. Je vais chercher du bois pour le feu. . J'avais besoin d'être un peu seule et de pouvoir réfléchir à beaucoup de choses. J'avais tué, qu'en pensait ma famille ? Et qu'en pensais-je, moi ? Serais-je capable de le refaire, de planter ma lance dans un être vivant ? Soudain, je réalisai que, perdue dans mes pensées, je m'étais trop éloignée des autres. Je cherchai mon chemin mais compris au bout d'une minute que j'étais perdue. Le ciel commençait à s'éclaircir; les carrières devaient s'impatienter. Je me forçai à rester calme; ça ne servait à rien de courir en rond comme une poule sans tête. J'essayai de réfléchir; avais-je déjà vu ce chemin ? Ils se ressemblaient tous ! Soudain, je vis quelque chose qui me glaça le sang. Ce n'étais pas un monstre. Ni un carrière armé jusqu'aux dents. Ni un autre tribut. C'était une espèce de fumée qui avait une étrange teinte orangée et qui progressait lentement dans ma direction. Pas naturel me dis-je immédiatement. C'est un piège !. Je n'hésitai pas une seule seconde pour identifier la nature de cette fumée et pris mes jambes à mon cou. Au bout de deux allées, je crus l'avoir semée. C'est alors que je la vis de nouveau, mais cette fois, elle était à la fois derrière de moi et à ma droite. Soudain, contre toute attente, j'arrivai à toute vitesse dans la clairière où les carrières se trouvaient. Fumée...dangereuse...attention... Réussis-je à articuler. Les autres réagirent immédiatement; en quelques mouvements, ils rassemblèrent leurs affaires. J'attrapais un sac à dos et ma lance -j'avais toujours mes couteaux sur moi. On détala à toute vitesse, la fumée étrange sur nos talons. Soudain, j'entendis un cri: Rhona avait été touché par un ruban de fumée et hurlait qu'elle ne voyait plus rien. A ma plus grande surprise, Jane revint en arrière, attrapa la carrière par son col et l'aida à avancer. Elle ne grimaça même pas lorsque Rhona vomit sur ses pieds. On arriva à une bifurcation. “A droite !” Lança la moitié de la troupe, alors que les autres criaient “A gauche !”. Je continuai de foncer droit devant moi, légèrement aveuglée. Après un moment, je constatai deux choses: premièrement, j'étais seule, j'avais perdu les carrières, et deuxièmement, la fumée ne me poursuivait plus. Je me trouvais dans une autre partie du labyrinthe. Un brouillard artificiel m'empêchait de voir à plus d'un mètre devant moi. Je sursautai en entendant soudain une lamentation déchirante. Le coeur battant la chamade, je courus pendant quelques centaines de mètres pour m'éloigner de ce bruit. J'atteignis un endroit où il y avait moins de brouillard. De partout, j'entendais des cris et des sanglots. Je me réalisai soudain que c'était sans doute un artifice de l'arène pour effrayer les tributs -en tous cas, ça marchait, car j'avais eu la frousse de ma vie. Soudain, un autre bruit m'alerta: celui de branches qui se cassent. Quelqu'un venait dans ma direction. Je serrai plus fort ma lance, prête à me battre. Le soleil sortit lentement de derrière un nuage; ma deuxième journée dans l'arène venait de commencer.


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Dernière édition par Zoé A. Williams le Ven 26 Aoû - 8:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: The fight isn't over until you win - Finnick, Camille et Zoé (arrangé) J2   Mar 23 Aoû - 14:07

Enfin calmés et bien enfoncés dans l'étrange endroit qui entourait la Corne d'Abondance, il fallait commencer à se demander comment continuer. Il était impossible de retrouver le chemin que nous avions prit dans ce brouillard étouffant, mais de toute façon, aucun de nous n'avait envie de revenir sur nos pas, même pour vérifier s'il restait quelque chose à la Corne après le passage des autres tributs. Peu équipé et déjà éprouvés par la première journée, il fallait que nous nous trouvions un endroit où s'arrêter pour la nuit.
Autour de nous s'élevaient des grands murs de végétations qui ne semblaient pas naturelles du tout et tout chemin que nous prenions avait l'air d'un couloir identique au précédent. La lueur baissante du Soleil aidait une peu à se situer dans ce labyrinthe, et après une longue marche silencieuse, ponctuée de cris et de gémissements venant du lieu même, nous arrivâmes à trouver un endroit aux apparences plutôt sûres. Un cul se sac qui devrait normalement nous énerver, nous offrait dans cette nuit tombante, une alcôve de sécurité où le danger ne pourrait venir que d'un seul côté.

M'arrêtant, je me retourna vers Camille en lui désignant d'un coup de tête l'endroit où nous allions pouvoir nous reposer un peu. Le noir n'allait pas arranger l'angoisse que me procurait déjà l'arène, mais le pire était quand même le constant vacarme de cris et de pleurs qui m'embrouillait l'esprit et les sens. Même si j'avais finis par comprendre que ce n'était qu'un artifice du labyrinthe, comme la brume épaisse qui enveloppait tout, je ne pouvais m'empêcher de sursauter et de me retourner lorsque le niveau sonore d'un appel était plus grand que la normal. Comment savoir si un autre tribut mal attentionné ou un animal dangereux était à proximité ? Même ces haies infranchissables et serrée n'arrivaient pas à m'offrir autant de confiance qu'un solide mur de pierre. Comme je manque les bâtiments et les constructions, la nature et vraiment bien trop vaste.
Je chuchote doucement à Camille que je monterais la garde pour cette nuit même si je doute qu'un seul de nous deux n'arrive à dormir. Le choc et la peur étaient encore trop présents pour que nous ne puissions arrêter de guetter le moindre son suspect. J'examinai mon accoutrement en espérant que l'un deux soit fait d'un fil assez épais et solide pour nous procurer quelque chose de similaire à une corde, mais ne trouva que le cordage qui parcourait ma capuche. Avec celui de Camille, je réussi à créer un cordage assez long pour former un piège quasi-invisible dans la brume, juste au carrefour où notre culs de sac débouchait, histoire de se rassurer un peu plus. Le piège immobiliserait un seul intrus, mais serait inefficace contre deux, alors j'entrepris de mettre ma boucle de ceinture en équilibre sur le tout pour que le bruit de sa chute nous prévienne assez tôt de la venue de quelqu'un.

La température avait rapidement baissée et je m'habituais lentement au noir lorsque je revenais aux côtés de ma camarade recroquevillée dans un coin. Elle avait étalé notre seul sac de couchage sur le sol pour qu'il puisse au moins garder nos jambes au chaud, nous nous blottirons pour se réchauffer. Même si quelques mots rassurants n'aurais tué personne, je préférais garder le silence, trop effrayé de nous faire repéré, et ne trouvant rien d'agréable à dire.
La nuit passa plus rapidement que je ne l'avais prévu, et même si je m'étais réveillé deux fois en sursaut en me maudissant de m'être assoupis, rien ne vint troubler ce qui aurait pus être une longue nuit de sommeil réparateur. Le soleil n'était pas encore levé lorsque je décidais de réveiller la petite fille en lui caressant doucement les cheveux. Le ciel s'était juste éclaircit assez pour nous permettre de reprendre la route, et mieux valait se reposer plus tard lorsque nous trouverions un endroit assez sûr où nous pourrions nous cacher plus longtemps.
J'allais défaire mon piège de fortune en laissant Camille rassembler nos affaires lorsqu'un cri retenti au loin. J'aurais pus ne pas faire attention à lui en croyant aux fantômes du labyrinthe, mais cette voix là avait clairement prononcé des mots, ce qui était différents des gémissements plaintifs habituels.

"Camille ! J'ai entendu quelqu'un, il faut partir tout de suite."

Même si la menace était encore très loin sachant que j'avais presque eu du mal à l'entendre, je pressais le pas pour revenir à l'intersection et défaire rapidement mon piège. Le seul problème était qu'il y avait trois chemins possibles qui s'offraient à nous : le cul-de-sac où nous avions passé la nuit, le retour vers la Corne d'Abondance, et le chemin que nous allions prendre, qui tournait dangereusement vers la provenance de la voix. Hésitant trop longtemps, je cherchais l'appui de ma camarade pour enfin nous diriger en avant, le pas léger, l'oreille attentive et l'oeil aux aguets même si le brouillard épais ne révélait rien passé un mètre devant nous.
Le m'arrêta soudain, le sang glacé, en entendant une respiration saccadée, pas très loin juste en face de nous. Je fis signe à la petite fille de s'arrêter, même si elle avait peut-être aussi sentit la présence de cette personne à une dizaine de mètres. Je sortis le lacet, encore attaché sous forme de piège et le plaça au sol en l'attachant solidement à une branche haute mais épaisse de la haie. Pointant mon oeuvre du doigt, je lui fis comprendre que j'allais voir ce qu'il y avait plus loin car de toute manière, nous ne pouvions pas faire demi-tour. S'il nous fallait fuir, nous éviterions notre propre piège en espérant que notre poursuivant se prenne les pieds dedans et de retrouve la tête en bas, la cheville bien haute contre la haie.

Avançant à pas de loup, je m'approchais lentement jusqu'à entendre le battement de coeur excessivement rapide de l'inconnu. A mon grand désarroi, la brume se fit moins épaisse autour de moi et ne me cacherais bientôt plus assez. Me collant contre le mur de végétation pour être le moins visible possible, je finis par distinguer une silhouette à moins de cinq mètres de nous. Déglutissant avec difficulté, je m'approcha d'un pas de plus pour voir si je reconnaissais la personne.
Ce fut le pas de trop.
Une branche craqua sous mes pieds telle une détonation à mes oreilles qui me fit sursauter avec force et tomber à la renverse. Pris de panique, je ne pus que jeter un regard de terreur à la grande blonde qui me faisait face, lance en main. Avec des gestes tremblants et hérétiques, j'arrivai néanmoins à sortir le petit canif coincé dans la poche de mon pantalon. Tremblant comme une feuille, je n'osa pas lancer un regard à ma petite Camille encore cachée dans la brume, de peur que l'autre tribut ne remarque sa présence.

"Qu-qu-qu'est ce que tu veux !"

Bafouillant la gorge sèche, je ne pus lire la propre peur de l'ange de la mort qui me faisait face et pria intérieurement de ne pas sentir la pointe de sa lance s'enfoncer dans mon corps dans les prochaines secondes.
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MessageSujet: Re: The fight isn't over until you win - Finnick, Camille et Zoé (arrangé) J2   Jeu 25 Aoû - 22:55

Leur première nuit allait bientôt commencer…Ils avaient courut une majeur partie de la première journée, c’était posé pour vérifier ce qu’ils avaient tout deux réussis à obtenir à la corne d’abondance mais avait prit très rapidement la route pour trouver un endroit qui serait beaucoup plus sur pour passer leur première nuit. C’était ainsi que le duo certainement le plus "bizarre" des Hunger Games de cette année se retrouva dans un cul de sac. Cela aurait pu avoir quelque chose de rassurant, au final, si un ennemi devait arriver, les deux personnes du district 8 l’entendrait venir très rapidement mais un cul de sac évitait aussi toute fuite. Sans parler de ses lamentations qui ne cessaient dans la pénombre de cette brume épaisse. Il lui demanda la corde de sa capuche et la petite la lui donna directement, le laissant s’éloigner avec une certaine crainte pour pouvoir placer un piège. Finnick était beaucoup plus doué qu’il en avait l’air au final…Seule dans le cul de sac, la petite avait déroulé le sac à couchage que Finnick avait récupérer…Et au final, il y avait un avantage certain à être aussi jeune et petite que l’était Camille, ils pouvaient tout deux se glisser dans le sac à couchage sans aucune difficulté…Glissant ses jambes à l’intérieur après avoir ôté ses douloureuse chaussures. Elle resta assise, fixant l’horizon du couloir surmonter par les hautes haies…Elle sursautait, tout le monde, se retournant, ayant l’intime impression de voir des ombres et cela ne s’arrangeait absolument pas avec les plaintes qui semblaient provenir de partout à la fois.

Finnick revenait enfin vers elle et la petite laissa échapper un sourire, rassurée, tellement sur le moment que les larmes lui montaient aux yeux mais elle les retenait, se poussant légèrement pour laisser la place à Finnick de glisser lui aussi ses jambes dans le sac à couchage. Ainsi coller l’un à l’autre, le froid de cette première nuit semblait beaucoup plus facile à pouvoir vivre…Mais ce n’était pas le froid qui les empêcherait de dormir au final, c’était la crainte, les voix qui semblaient ne jamais cesser et Camille qui continuait de fixer Finnick. Finnick qui se montrait si gentil avec elle, si doux, attentionné, tellement que la petite était complètement perdue incapable de savoir quoi dire ou quoi faire car au final, elle n’avait jamais connu autant de gentillesse. Elle eut une pensée pour son ami, décédé l’année dernière dans les Hunger Games…Alors qu’elle continuait de regarder Finnick sans pouvoir trouver le sommeil. Malgré son jeune âge, elle restait vive et perspicace, remarquant qu’à chaque son trop strident, trop bruyant, le visage de son compagnon se crispait. Elle devinait que le bruit le gênait, ne comprenait ni le comment, ni le pourquoi…

Se redressant légèrement, elle tendit doucement ses petites mains, les plaquant contre celle de Finnick, en lui disant juste avant : « C’est juste pour te reposer un peu la tête ». Les gardant contre les oreilles de Finnick, elle rassembla tous les efforts du monde pour ne pas sombrer dans le sommeil qui l’attirait à lui. Ses paupières s’alourdissaient alors qu’elle baillait à plusieurs reprises, sombrant bien malgré elle dans la fatigue et les bras de Morphée…Ses mains quittèrent les oreilles de Finnick sans véritablement le vouloir alors qu’elle s’endormait contre lui. Son sommeil était agité, les cauchemars lui prenaient mais elle ne s’en réveilla que lorsque les doigts du jeune homme vinrent caresser ses cheveux roux, retrouvant l’aube du deuxième jour. Elle rangeait les affaires alors qu’il allait récupérer le piège mais il fallait croire que le calme de cette nuit n’était que de courte durée car déjà le jeune homme revenait prévenir Camille de la présence qu’il avait ressentit, rangeant en vitesse les affaires, elle enfila sa cape, suivant d’un pas furtif le jeune homme qui décida de partir devant mais c’était sans compter sur le "courage" de Camille qui l’incitait à le suivre discrètement…Parfaitement camouflé ( son unique talent ). Elle était bien plus proche que Finnick le pensait, profitant de la brule des lieux…Et profitant alors de la chute de Finnick pour échapper à l’attention de la jeune femme et de son co-tribut. Il n’était pas question qu’elle reste là à survivre en laissant Finnick prendre tout les risques. C’était bien là une chose que semblait oublier le jeune homme à la vue de Camille, c’est qu’elle ne souhaitait absolument pas le ralentir, c’était le moins qu’elle puisse faire pour lui : se rendre utile autant que cela était possible. C’était ainsi qu’elle avait échappé à l’attention des deux protagonistes de la scène, permettant à Camille de se glisser derrière la demoiselle.
"Qu-qu-qu'est ce que tu veux !" Il n’était pas question pour Camille d’attendre la réponse, sa main passa sous la cape qui la cachait entièrement…Attrapant la cheville de la jeune fille, elle tira de toute ses forces…Espérant que la demoiselle tomberait…« Desarme là » dit-elle en essayant de ne pas crier, sachant que son ami l’entendrait malgré tout.
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MessageSujet: Re: The fight isn't over until you win - Finnick, Camille et Zoé (arrangé) J2   Ven 26 Aoû - 8:45

En général, je ne suis pas trouillarde. J'ai dû me battre pour ma survie, je me suis déjà retrouvée avec une épée de Pacificateur sur la gorge, j'ai vu mon père mourir et j'ai fait beaucoup de choses interdites dans mon district. Je croyais avoir eu ma dose de peur, de cauchemars et d'horreur. Ce n'était pas le cas. Je compris la vraie signification du mot “peur” lorsque je vis le regard du tribut que j'allais tuer, lorsque la fumée étrange me poursuivait et enfin lorsque je me retrouvai seule dans une partie particulièrement lugubre du labyrinthe. Les lamentations et les sanglots générés par le labyrinthe ne cessaient pas et cela me faisait froid dans le dos. Je n'arrêtais pas de me retourner pour vérifier que personne ne me suivait. La peur me faisait voir et entendre des choses qui n'étaient pas là et je croyais trouver un ennemi à chaque coin de la haie, chaque bifurcation. Soudain, la brume se fit moins dense et je m'avançai avec soulagement dans une petite clairière. Le craquement d'une branche me fit sursauter; j'étais sûre qu'il ne s'agissait pas d'un tour de mon imagination. Je m'avançai prudemment et me retrouvai devant un spectacle inattendu: un tribut était étendu par terre devant moi. Il n'était pas mort, mais il pensait certainement qu'il le serait bientôt, à voir la peur dans ses yeux. Je croyais trouver un tribut armé jusqu'aux dents et prêt à me hacher menu, ou une jolie petite mutation génétique ayant envie d'un dessert humain. Il avait l'air tellement inoffensif, ce garçon qui se trouvait devant mes pieds et tremblait comme une feuille. Cependant, je pointai ma lance sur lui d'un air méfiant. On ne sait jamais. Cela pouvait être une ruse. Je reconnaissais vaguement le tribut...n'était-ce pas celui du district huit ? Celui qui ne se séparait jamais de sa co-tribut, une petite fille ? Comment s'appelait-il encore...Finley ? Non, ça, c'était celui du trois. Finnick, voilà son nom ! Il avait obtenu un dix à l'entraînement, une score bien haute pour un tribut qui avait l'air mort de peur. Peut-être était-il le roi de la comédie ? "Qu-qu-qu'est ce que tu veux !" Bafouilla-t-il. Si j'étais vraiment une carrière, je l'aurais embroché sur-le-champ et sans verser une larme. Les spectateurs s'attendaient à ce geste, mais j'en étais incapable. Tuer ce pauvre garçon sans défense, non, je refusais de faire ça. Il pointait un misérable petit couteau dans ma direction, mais ce n'était pas une vraie arme. Tant pis si le public découvrait que je n'étais pas une vraie carrière. J'allais répondre à Finnick lorsque soudain, quelque chose m'attrapa la cheville. Je tombai par terre, surprise par cette manoeuvre, mais je n'étais même pas sonnée et je me retournai rapidement. Ma lance avait roulé à environ un mètre de moi, mais j'avais toujours des couteaux dans ma ceinture. J'en sortis un à la vitesse de l'éclair et je l'aurais planté dans la gorge de mon assaillant si je n'avais pas entendu sa petite voix ordonner: Désarme-là. . C'était la petite fille, celle qui traînait toujours avec Finnick au centre d'entraînement. Houps ! Lâchai-je en me retenant juste à temps d'enfoncer le poignard. T'es bien courageuse, petite, et discrète aussi, mais évite de refaire ça, d'accord ? J'aurais pu te faire mal. Elle n'avait pas beaucoup de force; je dégagai ma cheville d'un coup de pied et me relevai rapidement. Pas question de me faire tuer maintenant. Je me retournai et vis que Finnick avait pris ma lance. Comme j'allais dire...avant que ta copine ne nous dérange... Commençais-je en me plaçant de sorte à voir les deux tributs en même temps. J'ai l'intention de vous écorcher vifs et de vous arracher les yeux. Ensuite, je vous mangerai tout crus avec un peu de sel et de poivre. Enfin, j'irais boire le thé avec quelques mutations génétiques et je jouerais à cache-cache avec le Président. . Je levai les yeux au ciel et affichai un sourire amusé. Je reculai de quelques pas pour qu'ils ne se sentent plus menacés. J'étais plutôt tendue et prête à lancer mon couteau s'ils tentaient de m'attaquer. C'étaient des tributs gentils, du genre qui se fait tuer par les carrières, mais ils pourraient tenter de me tuer s'ils pensaient que j'étais leur ennemie. Ils étaient deux, même si la fillette ne comptait pas vraiment, et puis Finnick avait toujours ma lance. Je me présente: Zoé Williams, district 4. Dis-je gentiment. La mention de mon district leur ferait immédiatement penser aux carrières et ils penseraient sans doute que ma gentillesse n'était qu'une comédie pour mieux pouvoir les tuer. Si j'avais voulu vous tuer, je l'aurais fait depuis longtemps. Ajoutai-je en souriant de toutes mes dents.












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MessageSujet: Re: The fight isn't over until you win - Finnick, Camille et Zoé (arrangé) J2   Sam 27 Aoû - 10:22

La blonde ne m’attaqua pas immédiatement, au contraire, son expression semblait montrer de l’hésitation, même de l’incompréhension devant la situation. Mais n’ayant pas le temps de réfléchir, elle trébucha et tomba au sol sans aucune cause apparente, laissant son effrayante arme rouler plus loin. Pris d’un élan de réaction, je me mis rapidement sur mes deux jambes et prévoyait même de battre en retraite en entrainant Camille pour ramener l’assaillante vers le piège que nous avions conçu, mais une petite voix s’éleva dans mon dos, m’arrêtant net avec une expression d’horreur.
Faisant volte face, je vis enfin la cause de la chute de notre ennemi. La petite, cachée sous sa cape de camouflage avait saisit une des chevilles de la blonde, la poussant à la renverse. Mais cette dernière n’avait perdu l’équilibre que sous l’effet de la surprise et avait déjà sorti un poignard pour se débarrasser d’un de ses ennemis.

« NON ! » criais-je avec puissance en m’étourdissant presque moi-même. Son geste s’arrêta juste à temps et je ne pris pas le temps de réfléchir au pourquoi du comment en me jetant sur la lance qui reposait au sol. La brandissant au dessus de ma tête avec des mains tremblantes, prêt à embrocher l’autre tribut, je m’interrompis en voyant qu’elle ne semblait pas plus paniquée que ça.
« T'es bien courageuse, petite, et discrète aussi, mais évite de refaire ça, d'accord ? J'aurais pu te faire mal. » dit-elle en dégageant Camille d’un coup de pied indélicat.
« Ne bouge plus ou je… ou je… ! » sentant mes mains et le reste de mon corps trembler de plus en plus, je rabaissai mon arme pour la prendre mieux en main. Mais me trouver dans la situation inverse que quelques secondes auparavant, ne me mettais pas mieux à l’aise. Ou quoi ? Allais-je l’embrocher comme un vulgaire cochon ? L’idée même m’effrayait plus que la possibilité de mourir sous la lame de mon ennemi. Tuer, allais-je devoir tuer ?

Je ne pus arrêter cette réflexion effrayante avant de voir le tribut se relever et s’éloigner de nous, mais dans une position aussi défensive qu’offensive. Heureusement, Camille regagna mes côtés et je lui chuchotai un petit « Ca va ? » du coin des lèvres, le cœur encore bondissant dans ma poitrine.
« Comme j'allais dire...avant que ta copine ne nous dérange... J'ai l'intention de vous écorcher vifs et de vous arracher les yeux. Ensuite, je vous mangerai tout crus avec un peu de sel et de poivre. Enfin, j'irais boire le thé avec quelques mutations génétiques et je jouerais à cache-cache avec le Président. » Emplis d’incompréhension et se peur, je ne pus retenir mes tremblements à la découverte des plans de la jeune femme dont, évidemment, je ne pus saisir le sarcasme. « On ne te laissera pas faire ! » Grognais-je devant la mine réjouie de notre ennemie.

Heureusement, elle recula de quelques pas en restant à bonne distance et ne titillant pas mes nerfs déjà à vifs. Elle se présenta comme si notre rencontre était anodine et que nous ne venions pas tous de frôler la mort. Qu’essayait-elle de faire ? Pensait-elle vraiment que nous allions croire qu’elle ne représentait plus de danger ? Mais nous étions deux, j’avais sa grosse lance et Camille un poignard, pourquoi était-elle tant en confiance ? J’avais sentit ma co-tribut se crisper en entendant le District dont venait la jeune femme, à quel point pouvait-elle encore être dangereuse ? Refusant de communiquer aussi légèrement, j’esquissais un pas vers l’arrière en jetant un coup d’œil à ma camarde. Peu importe ce qu’elle avait encore à dévoiler, une fois la tête en bas et la cheville accrochée à la haie, elle ne pourra plus rien cacher.
« Si j'avais voulu vous tuer, je l'aurais fait depuis longtemps. » ajouta-t-elle avec un sourire qui me fit froid dans le dos. Serrant la lance, je me retins de prendre mes jambes à mon coup et m’enfuir de là où je venais, car il était nécessaire que nous continuions, pour sortir de ce labyrinthe. Mais elle d’où vient-elle ? Elle avait forcément commencé à la Corne d’Abondance comme nous tous. Une sueur froide coula le long de mon dos. Le labyrinthe n’avait-il de sorties débouchant autre part qu’à la Corne ? En tout cas je n’avais aucune intention de regagner ce lieu sûrement plein de cadavres.
« Y a quoi par là ? » Demandais-je enfin et pointant le couloir derrière Zoé, la voix encore tremblante. Malheureusement, mon questionnement était bien inutile sachant que j’aurais du mal à croire la réponse de la blonde, quelle qu’elle soit.

Nous sommes deux et elle est toute seule me répétais-je pour me rassurer avant d’avoir un hoquet de stupeur.
« Où est ton co-tribut ! » demandait-je agressivement et avec méfiance en inspectant les alentours des yeux. Mes oreilles ne m’avaient pas indiqué un autre souffle à côté de nous, mais peut-être arrivait-il à se dissimuler à mon ouïe grâce aux gémissements du labyrinthe ? Il pouvait aussi attendre l’occasion d’attaquer par surprise comme l’avait fait Camille. Reculant encore d’un pas en espérant que la petite fille m’imite et que la jeune femme aussi, se lance à notre poursuite pour tomber dans notre piège, je commençais aussi à me demander si ça ne serait pas mieux d’attaquer directement l’ennemi. Avec cette lance j’avais plus de porté qu’elle…
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MessageSujet: Re: The fight isn't over until you win - Finnick, Camille et Zoé (arrangé) J2   Jeu 1 Sep - 15:47

Les choses s’enchainaient toujours avec rapidité dans les jeux de la mort qu’était les Hunger Games…Un geste mal calculé, un réflexe trop tard et vous vous retrouver avec une lame dans la gorge, une lance dans le cœur, une épaule vous décapitant ou démembrant. C’était ce manque d’inattention de la jeune fille du District 4 qui avait faillit lui couter cher mais c’était aussi le manque de prudence de la petite fille du District 8 qui avait faillit écourter la vie de Camille. Elle avait vu le corps de Zoe tomber sur le sol, mais avait à peine eu le temps de percevoir les réflexes de la jeune femme et avoir un geste de recule…La lame d’un couteau était à deux doigts de lui traverser la gorge alors que Camille contre le sol, une main maintenant encore la cheville de leur assaillante. Elle avait fermé les yeux, elle avait eu le reflexe de fermer les yeux pour ne pas voir la mort venir mais un Houps ! l’amena à les rouvrir…Se rendant alors compte que la pointe de l’arme était à deux doigts de sa gorge alors que Finnick avait hurler un « non » des moins discrets mais des plus touchant au final. T'es bien courageuse, petite, et discrète aussi, mais évite de refaire ça, d'accord ? J'aurais pu te faire mal. Pouvait-on réellement appeler ça comme étant du courage ? Concrètement, elle n’avait pas véritablement le choix si elle souhaitait survivre…Voilà…Ce n’était pas du courage mais de l’instinct de survie…Peut être un peu de l’inconscience car elle n’avait pas essayé de survivre elle mais plutôt d’aider Finnick à survivre. Un coup de pied plus tard, les mains de l’experte en camouflage lâchèrent la cheville de la jeune femme alors, profitant du moment pour retourner rapidement auprès de Finnick. Ils étaient deux…Elle était seule… « Ca va ? » Elle acquiesça simplement, esquissant un sourire rassurant à son ami…Oui, elle allait bien, même si elle avait eut la peur de sa vie.

« Comme j'allais dire...avant que ta copine ne nous dérange... J'ai l'intention de vous écorcher vifs et de vous arracher les yeux. Ensuite, je vous mangerai tout crus avec un peu de sel et de poivre. Enfin, j'irais boire le thé avec quelques mutations génétiques et je jouerais à cache-cache avec le Président. » A côté d’elle, Finnick semblait prendre ses paroles aux premiers degré ce qui était fort amusant au final de voir que c’était la plus jeune du duo qui se rendait compte du cynisme de la jeune femme. « On ne te laissera pas faire ! » Avait répliqué Finnick, ce qui avait presque fait rire Camille sur le moment mais elle était au fond d’elle particulièrement fière et heureuse d’avoir un ami comme lui. Malgré la peur qui les tenaillait tout les deux, ils étaient prêt à tout l’un pour l’autre et au final, dans un univers comme celui-ci…C’était l’unique chose à laquelle Camille pouvait se raccrocher : Son unique ami. Se présentant alors, la prudence de Finnick sembla contagieux, Camille avait jeté un regard froid et crispé à la demoiselle…Le district 4…Une carrière c’était-elle dit mais comme si Zoe était capable de lire dans l’esprit de la petite, elle rajouta rapidement : Si j'avais voulu vous tuer, je l'aurais fait depuis longtemps.
Et que pouvait-on ajouté à de tel chose ? Camille n’était pas le genre de petite fille à parler, elle ne l’avait jamais vraiment fait, elle était discrète, presque muette à ses heures. Elle avait toujours été seule et par conséquent elle ne connaissait pas vraiment les subtilités des conversations…Sans compter qu’on ne pouvait dire que c’était le meilleur moment pour un brin de causette.

« Y a quoi par là ? Où est ton co-tribut ! » Regardant Finnick qui reculait, Camille en faisant de même, attrapant par la même occasion son poignard. L’unique arme qu’elle avait réussi à prendre dans la corne d’abondance en plus de sa cape de camouflage. Fixant Zoe, Camille ajouta à la suite : « Où sont les autres carrières ? ». Si Finnick n’était pas au courant de toute les subtilités des Hunger Games, la vivacité de Camille rattrapait cette lacune de son co-tribut. Il n’était pas question seulement d’un co-tribut, elle savait que le genre de Zoe se promenait plutôt en meute, c’était pas du genre solitaire…Sauf si le pire était arrivé à ses "ami(e)s".

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MessageSujet: Re: The fight isn't over until you win - Finnick, Camille et Zoé (arrangé) J2   Sam 3 Sep - 20:24

Depuis le jour de la Moisson, j'avais imaginé un tas de scénarios tous plus sanglants les uns que les autres. Je m'imaginais dévorée par une mutation génétique, torturée par les carrières, tuée froidement par les juges ou hachée menu par un tribut assoiffé de sang. Je faisais des cauchemars de sables mouvants, de pièges, de forêts sombres et de lacs sans fond. Je m'étais préparée au pire, mais même le pire que je pouvais imaginer n'égalait pas l'horreur de l'arène. J'avais vu du sang, beaucoup de sang, ainsi que des choses auxquelles je préférai ne pas donner de nom, j'avais vu des gens agoniser et mourir. A présent, je me trouvais face à deux tributs. La petite fille devait à peine avoir douze ans; elle me faisait pitié. Quant à l'adolescent qui l'accompagnait, il avait l'air terrifié. C'était donc ça aussi, l'arène ? Des gosses malades de peur qui tremblent à l'idée de devoir tuer ? Ce n'était pas très glorieux, comme image; les habitants du Capitole ne devaient pas apprécier. Curieusement, cette fois, c'était moi qui me retrouvais en position de force, même s'ils étaient deux. « Ne bouge plus ou je… ou je… ! ». S'exclama Finnick. Je grimaçai et m'éloignai un peu d'eux avant de dire d'un ton agacé: Vas-y, dis-le-moi ! Qu'est-ce que tu vas me faire, me chatouiller ? Ou t'enfuir en hurlant ? Du calme, bon sang ! Ne crie pas avant d'avoir mal. . Ca alors, j'avais trouvé un tribut qui était encore plus paniqué que moi à l'idée de tuer. Je croyais que j'étais la seule. Savoir que ce n'était pas le cas me réchauffa le coeur; au moins, ce jeune homme était humain, pas une brute sanguinaire comme les carrières. Camille se leva et alla se placer à côté de son co-tribut. Je plaisantai à propos de ce que je comptais leur faire. Malheureusement, Finnick ne saisit pas mon ironie; était-il toujours comme ça ou était-ce à cause du stress ? La petite fille sembla comprendre ma blague, mais il s'exclama: « On ne te laissera pas faire ! » . Je levai les mains en signe d'innocence; je savais qu'il pouvait m'embrocher sur ma lance s'il voulait, mais qu'il en serait incapable. L'ironie, vous ne connaissez pas ça, au district huit ? Demandai-je en levant les yeux au ciel. Finnick fit un pas en arrière, mais je n'avançai pas, ne voulant pas parraître menaçante. Je souriais calmement, mais les deux tributs avaient toujours l'air méfiants. Voilà pourquoi j'ajoutai: « Si j'avais voulu vous tuer, je l'aurais fait depuis longtemps. » . Mes paroles n'eurent pas l'effet escompté; au lieu de se détendre, Finnick se raidit. Il semblait prêt à prendre ses jambes à son cou, ce qui m'exaspéra. Quel peureux !« Y a quoi par là ? » Demanda-t-il en pointant le couloir derrière moi. La question m'étonna, mais je répondis néanmoins: Des haies, des haies et encore des haies. De la brume et des cris. Une fumée orange qu'il vaut mieux ne pas toucher et qui m'a poursuivie un bon moment. Enfin, tout au bout, la Corne d'Abondance. . C'était tout ce que je savais; je haussai les épaules en espérant que ce serait suffisant. Qui pouvait dire ce que l'arène cachait, tous ses pièges et ses culs-de-sac, toutes les horreurs qui attendaient encore les tributs ? « Où est ton co-tribut ! » . Demanda agressivement Finnick. Houlà, il se sentait vraiment acculé alors que je ne représentais aucun danger. Il recula encore, était-ce parce qu'il voulait fuir ? Si c'était le cas, je ne le poursuivrai pas, non seulement parce que je ne voulais pas sa mort, mais aussi parce que je ne voulais pas tomber dans un piège. J'ai trois co-tributs. Répondis-je d'une voix douce et apaisante. Nous avons été séparés lorsque la fumée nous a pourchassés. Rhona avait été touchée; je ne sais pas si elle est encore en vie. Jack et Owen...Sont partis ensemble dans une autre direction. Je ne sais pas où ils sont, mais je préfère encore être seule qu'en leur compagnie. . Je regardai le jeune homme dans les yeux, en y mettant toute ma conviction, tout mon désir de lui faire croire que je disais la vérité. A présent, les deux tributs pointaient leur arme dans ma direction. Aïe aïe, ça risquait de finir en combat....Je n'en avais aucune envie. Où sont les autres carrières ? Me demanda alors Camille. Je soupirai; elle me prenait toujours pour une brute sanguinaire. Les autres carrières ? Dis-je en feignant ne pas comprendre. Tu vois des carrières où, ici ? Moi en tous cas, je n'en apperçois pas. Il fallait que je leur donne plus d'explications que ça pour qu'ils me croivent, alors j'ajoutai: Tous les tributs du district quatre ne sont pas des carrières. Je n'en suis pas une, même si vous croyez sans doute que ce n'est pas le cas et que je dis ça pour vous amadouer. A vous de choisir si vous me faites confiance ou pas. De toute façon, une carrière n'aurait pas parlé aussi longtemps; elle vous aurait déjà tué. Ils reculèrent encore de quelques pas, et comme un stupide mouton, je les suivis. J'avais faim d'amitié et de chaleur humaine; ces tributs me ressemblaient, ce n'étaient pas des barbares et je voulais rester avec eux un moment. Peut-être pourrions-nous devenir alliés ? Ce n'était pas encore gagné... Soudain, je me raidis. Mon intuition m'avertissait qu'il y avait un piège. En général, je ne me trompe jamais à propos de ce genre de choses.Je fis encore un pas en avant, et alors le monde chavira. Je me retrouvai la tête en bas, accrochée à un pied, comme un poisson ferré. Je me maudis intérieurement; pourquoi n'avais-je pas reculé ? C'était un piège ! Les deux tributs allaient sans doute se transformer en machines à tuer impitoyables et me tuer lentement. Déjà, le sang me montait à la tête et ma cheville meurtrie m'envoyait des avertissements pressants. J'ouvris les yeux et vis Finnick et Camille qui m'observaient, l'air de ne pas trop savoir que faire de moi. Je vous en prie...libérez-moi. Je ne veux pas vous tuer, j'en serais bien incapable. Murmurai-je. Si vous voulez tout savoir, j'étais avec les carrières parce que je voulais les tuer. C'était un double jeu dangereux. J'avais un plan pour les éliminer, mais nous avons été séparés...Je ne veux pas que ce soient toujours eux qui gagnent. Ils ne le méritent pas, ces brutes assoiffées de sang et avides de gloire ! Poursuivis-je avec véhémence. C'était trop injuste ! Allais-je finalement mourir de la main de ces tributs qui pourraient être mes amis ? J'avais révélé mes véritables intentions; les spectateurs devaient être étonnés. Eux qui croyaient que j'étais une vraie carrière...Mais peut-être pensaient-ils qu'il s'agissait d'une ruse ? Je ne pus qu'attendre la réponse de Finnick et Camille en m'exhortant à la patience. Me débattre ne servirait à rien; je n'avais pas envie de perdre l'usage de mon pied.


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MessageSujet: Re: The fight isn't over until you win - Finnick, Camille et Zoé (arrangé) J2   Jeu 8 Sep - 20:56

Chacun hurle pour chasser sa propre peur et gonfler en soi le peu de courage que l'on trouve. Mais même si j'arrive à crier sur mon adversaire, mon corps lui, semble très loin d'être capable de le terrasser. Tremblant de la tête aux pieds, c'est pourtant moi qui ai l'arme terrifiante de la blonde, qui ai préparé un plan de secours pour la fuite, et qui possédait l'avantage de ne pas être seul, pourtant, c'était l'autre qui semblait assez détendue pour faire de l’humour, et c'est ça que je n'aime pas. Peut-être croit-elle qu'en ayant l'air calme et confiante elle arriverait à nous transmettre ses émotions, mais j'aurais déjà du mal à me sentir en position de force si elle pleurait pour qu'on l'épargne, alors face à quelqu'un qui a l'air de faire une plaisante balade dans le labyrinthe, je ne peux que avoir l'impression qu'elle nous cache quelque chose.
Mais aucun tribut près à nous sauter dessus n'est en vue et elle n'a pas l'air assez massive pour cacher une arme plus monstrueuse que le poignard qu'elle avait faillit planter dans le cou de ma co-tribut. Alors pourquoi être aussi détendue ?

Des haies, de la brume, et au bout la Corne d'Abondance, c'était exactement la description du chemin que nous avions pris jusqu'ici avec Camille à l'exception de la fumée orange à éviter. Je grimaçais. Allions-nous vraiment revenir sur nos pas ? N'y avait-il, dans cette arène, rien d'autre que ce maudit labyrinthe ? A quoi servait-il de s'entrainer à reconnaitre des plantes ou à se cacher dans les buissons s'il n'y avait que ces couloirs interminables et impénétrables ? Non, de toute façon il est exclu de revenir à la Corne où les cadavres doivent être en train de pourrir lentement, mieux valait continuer.
J’eus un frisson de panique lorsque la jeune femme mentionna trois co-tributs, mais elle assura rapidement qu'elle e savaient pas où ils étaient et qu'ils avaient étés séparés dans la panique. Trois ? Cela voudrait-il dire que quatre tributs auraient été envoyés par leur district ? Il est vrai que j'avais eu l'impression que nous étions beaucoup, mais je n'avais pas pris la peine de compter les 24 tributs. Étant habitué à être seul ou avec Tommy, la foule m'avait toujours l'air énorme de toute manière.

Les derniers mots de la blonde me trottèrent un peu plus longtemps dans la tête alors que Camille éleva sa propre petite voix pour poser une question que je ne compris pas. Lui lançant un regard interrogatif discret, j'en conclu qu'elle me dirait ce que sont les "carrières" plus tard. Non ce qui m'intrigua fut de savoir que notre interlocutrice préférait la solitude à la présence de ses co-tributs. Je peux concevoir qu'on ne s'entend pas toujours bien avec tout le monde, mais livré à soi-même au milieu des fous est tout de même plus effrayant. Moi-même qui ne pensait pas rester avec quelqu'un pendant l'aventure, j'étais très heureux d'être avec Camille qui m'avait déjà sauvé la vie une fois et m'empêchait de perdre la boule à chaque minute passée dans ce vacarme morbide.
Peut-être ses camarades étaient-ils des fous qui voulait la tuer ? C'était une bonne possibilité sachant que les tueurs avaient forcément des co-tributs, et même s'ils partageaient le souvenir d'une même origine, elle n'avait peut-être pas très envie de rester avec des meurtriers. Ou bien était-ce elle qui les avait tous tués et elle nous mentait pour nous mettre en confiance ?

Plongé dans mes pensées en fixant sans ciller mon adversaire, les mains fermement agrippées au manche de la lance, je ne pus m'empêcher de reculer lentement, pour agrandir la distance entre nous, ce que l'autre ne semblait pas vouloir faire. Nous suivant tout aussi lentement, elle semblait presque sympathique, amicale et rassurante, s'approchant doucement de nous comme pour nous rassurer. Mais ne disait-elle pas qu'elle préférait la solitude ?
Mais mes réflexions se brisèrent dans un sursaut lorsque la blonde se retourna dans l'air pour finir accrochée par la cheville à la haie. Entendant mon cœur battre à la chamade, je mis quelques longues secondes à me rendre compte qu'elle s'était prise le piège que nous avions posé auparavant pour prévenir d'être poursuivis.

Jetant un regard effrayé à Camille, je ne savais pas du tout quoi faire. Elle était incapable de faire quoi que ce soit, d'accord, et maintenant ? Maintenant c'était à nous d'agir et de choisir son sort. Allions nous la tuer ? Rien qu'à cette pensée je sentis le poids de la lance quitter mes mains tremblotantes. Non, nous ne pouvions pas. Alors la seule possibilité était de la détacher ? Mais nous n'étions même pas sûr qu'elle ne nous sauterait pas dessus pour se venger ! La laisser accrochée là serait plus cruel encore car elle serait condamnée à mourir de faim et de soif dans ce lieu si lugubre. Poser un piège m'avait paru jusque là un prodige d'intelligence de la part de mon cerveau, mais maintenant, je trouve ça complètement débile.

Bien sûr, la victime nous supplie d'épargner sa vie et tente de nous convaincre qu'elle n'est pas dangereuse, mais une fois de plus c'est un discours de sourd. La peur ne me quittait déjà plus et les hurlements qui semblaient s'élever partout dans le labyrinthe me rendait complètement paranoïaque. Nous ne pouvons pas lui faire confiance.
Elle semblait bien bavarde pour quelqu'un qui était en danger de mort, mais seule Camille pouvait comprendre ses mots car la panique avait augmenté le volume de sa voix et baisser mon seuil de tolérance. Fermant les yeux en essayant de regagner un souffle régulier, je me mis à faire les cents pas frénétiquement en me bouchant au maximum les oreilles pour essayer d'arriver à une décision. Mais le vacarme de mon rythme cardiaque ne m'aidait pas et sortant de ma réflexion stérile dans un grognement, je me m'approchais enfin de la jeune femme et la dépouilla de toute arme ou objets, les jetant sur le sol un peu plus loin.

Légèrement calmé de ne pas découvrir grand chose d'autres de dangereux, je lançais enfin un dernier regard à Camille pour voir sa réaction, et repris mon canif, m'avançant pour couper le lacet...
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MessageSujet: Re: The fight isn't over until you win - Finnick, Camille et Zoé (arrangé) J2   Ven 16 Sep - 12:17

Les choses c’étaient enchainée trop rapidement…Cette jeune demoiselle qui leur faisait face avait faillit égorger la petite d’un geste vif et précis et maintenant elle se défendait oralement, jurant que ses attentions n’étaient pas mauvaise et qu’elle ne se considérait pas comme une carrière, le problème étant c’est que le numéro de son district parlait pour elle…La misère, elle ne savait pas ce que c’était... Cette phrase eut un drôle d’effet sur l’enfant qui se demanda sur le moment « mais qui sont ils pour choisir qui peut ou ne peut pas gagner ». Bien sur, elle ne pensait pas vraiment à la fille en face d’elle mais plutôt au membre qui s’occupait d’organiser les jeux…Et aussi au sponsor. Observant Finnick tout en reculant encore d’un pat, elle se demandait à présent si leur duo avait un quelconque sponsor pour les protéger ou les aider quand l’heure viendra. Mais Camille avait très peu d’espoir, en règle général, c’était les carrières encore une fois qui raflait la majorité des sponsors mais ils avaient une petite chance non ? Finnick avait obtenu l’une des meilleures notes…

Cela pourrait attiser la curiosité des sponsors…


Et alors qu’elle réfléchissait et se perdait dans ses pensées, le piège que son coéquipier avait mis en marche se déclencha. En deux secondes, leur "adversaire" du moment se retrouva la tête en bas, suppliant à présent qu’on la relâche et avouant que l’unique raison pour laquelle elle s’était approchée des carrières c’était parce qu’elle avait tout simplement l’intention de les tuer.
Finnick se plongeait littéralement dans la panique, incapable de savoir quoi faire, quel décision prendre et Camille restait planter là, trop petite pour défaire le piège. Elle s’approcha de son co tribut, s’apprêtant à lui dire ce qui devait être fait mais celui-ci compris avant que l’enfant n’ouvre la bouche.


Désarmant complètement la jeune fille, Camille éloignait chacune des armes au fur et à mesure qu’il les détachait de la ceinture de celle-ci. Il sorti alors son canif mais avant qu’il n’agisse, Camille attrapa son bras. « Fais pas ça… » Voulait-elle la mort de ce tribut ? Pas vraiment non… « Porte moi sur tes épaules, je vais détacher le piège d’en haut, si tu coupe la corde on pourra pas en refaire un… » Oui, le stock de corde était très limité au final et il serait mieux pour eux d'en garder le maximum.

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MessageSujet: Re: The fight isn't over until you win - Finnick, Camille et Zoé (arrangé) J2   Lun 19 Sep - 19:18

Les Hunger Games réservent bien des surprises aux tributs; la plupart du temps, ce sont des mauvaises surprises: des pièges, des mutations génétiques, des banquets à la Corne d'Abondance où les tributs s'entretuent pour un vieux croûton de pain. Là, je venais d'avoir la surprise agréable de rencontrer deux tributs comme moi, c'est-à-dire normaux, sympathiques et pas du tout prêts à tuer. Leur répugnance pour la violence était encore pire que la mienne. La mauvaise nouvelle était qu'ils croyaient que j'étais une carrière, une ennemie. Je tentai de leur démontrer qu'ils avaient tort. Avec beaucoup de calme et de douceur, je plaidai mon innocence. Me moquer d'eux ou refuser de répondre à leur questions ne ferait qu'accroître leur méfiance. Je me comportai comme si je me trouvais en face d'animaux apeurés: je ne faisais pas de gestes brusques et respectai leur espace personnel. C'était sans doute la meilleure chose à faire. La petite avait l'air futée mais pas méchante, le jeune homme était mort de peur. Pendant que je parlais, je pouvais les voir réfléchir, analyser mes paroles et mon comportement. Ils avaient raison d'être aussi prudents; un autre tribut que moi aurait pu essayer de leur tendre un piège. Oui, l'arène était un monde où il fallait agir avant de poser des questions, tuer pour sauver sa vie, se montrer original pour gagner les faveurs du public. Je me demandai soudain quels étaient les paris à mon sujet. Pensait-on que j'avais une chance de gagner. En tous cas, on ne dirait pas ! Pas un seul cadeau ne m'était parvenu...Mais bon, je n'en avais pas encore vraiment besoin et ce n'était que mon deuxième jour dans l'arène. Avais-je seulement des sponsors ? Je l'espérais. En tout cas, les spectateurs devaient être fascinés par mon double jeu. D'abord, je jouais à la carrière, à présent je me transformais en agneau...Ils devaient se demander laquelle de ces deux faces était la vraie. Qu'ils se cassent la tête, va, ça les occuperait un peu.

Finnick et Camille se mirent à reculer, et, petite naïve stupide que j'étais, je les suivis. Je voulais rester avec eux, j'avais soif d'amitié et de simplicité. Je voulais avoir une conversation normale avec des gens qui n'avaient pas comme but unique de me planter un couteau dans le dos. Je voulais pouvoir dormir calmement en sachant que je n'étais pas seule. Ils ne semblaient pas prêts à me faire confiance, et cela me peinait. Avais-je donc l'air tellement dangereuse ? Bon, d'accord, ma chemise était couverte de sang, mais c'était le cas pour presque tout le monde. J'avais tué par self-défense, pas par plaisir. Je n'étais pas sadique ni avide de gloire comme les carrières, j'étais une simple fille qui aurait tellement voulu revenir à sa vie d'avant. Les virées nocturnes, les pêches clandestines, la menace des Pacificateurs, le travail épuisant, la mauvaise nourriture...Tout cela était préférable à l'arène. J'aurais enduré mille fois avec joie la monotonie et les dangers du quotidien dans le district 4, si cela aurait pu me sauver. J'aurais supporté de me lever à quatre heures du matin, de travailler sous la surveillance de ce capitaine cruel qui ne cessait de frapper ses employés et qui les faisait trimer comme des bêtes, j'aurais supporté que les Pacificateurs me regardent de travers et me piquent ma récolte, que Théo fasse sa crise et que ma mère pleure en revenant du travail. A présent, tout cela me semblait presque agréable. Pourquoi n'avais-je pas plus profité de ma vie ? Pourquoi m'étais-je appesantie sur mes malheurs sans me rendre compte à quel point j'étais heureuse ? C'était fini, maintenant, j'allais sans doute mourir, et il y avait tant de choses que je regrettais. Ne jamais avoir pleuré correctement mon père, par exemple, ne pas avoir bricolé un peu pour rendre notre maison plus vivable, ne jamais avoir passé une journée à la plage avec June sans me sentir coupable, ne jamais avoir embrassé Théo, ne jamais avoir tiré la langue au maire, ne jamais avoir chanté en travaillant. Des petites choses, des détails, mais qui prenaient une importance énorme à présent qu'ils étaient perdus à jamais. Je soupirai et avançai encore d'un pas. Erreur qui aurait pu m'être fatale. Le monde bascula, et je me retrouvai la tête en bas, suspendue à l'air par un pied. C'était un piège ! Me dis-je avec fureur. Stupide, stupide, stupide ! Pourtant, les deux tributs ne se changèrent pas en machines à tuer. Au contraire, ils semblaient plutôt effrayés. Je tentai de les raisonner. Malgré moi, ma voix était devenue aigue à cause de la panique. Soudain, Finnick se mit à faire les cents pas en se bouchant les oreilles et en fermant les yeux. Je l'observai, étonnée par son attitude. Il essayait sans doute de réfléchir; pour lui faciliter la tâche, je me tus. Comme il ne me délivrait toujours pas après un petit moment, je commençai à m'impatienter. J'avais le tournis, mon coeur battait à tout rompre et ma cheville faisait mal. Le tribut sembla prendre une décision; il s'approcha de moi et, aidé par Camille, me dépouilla de toutes mes armes et de mes objets. Je serrai les dents; allaient-il me voler avant de m'abandonner ? Je ne les en pensais pas capables, mais les apparences sont trompeuses dans l'arène. Finnick s'avança vers moi avec son canif. Malgré moi, ma respiration s'accéléra, l'adrénaline courait dans mon corps, j'étais tendue, prête à attaquer bien que je ne savais pas faire grand chose dans ma position. .« Fais pas ça… » Intervint Camille. J'eus du mal à cacher mon soulagement. Elle poursuivit: « Porte moi sur tes épaules, je vais détacher le piège d’en haut, si tu coupe la corde on pourra pas en refaire un... Je fronçai les sourcils, je n'avais pas vu les choses comme ça. J'avais surtout pensé que je ferais une méchante chute s'il coupait le fil. Je risquais même de me rompre le cou. Pourtant, je ne bronchai pas, trop heureuse qu'on me délivre. Comme Finnick était d'accord, Camille grimpa sur ses épaules et détacha le noeud. Elle le fit lentement et ne le lâcha pas brusquement, mais je fis quand même une bonne chute. Je restai allongée face contre terre, trop heureuse de sentir le sol ferme sous mon corps, même s'il semblait encore tanguer. Heureusement que j'avais l'estomac solide. Je m'assis prudemment et massai ma cheville pour faire circuler le sang. Merci beaucoup. Dis-je avec gratitude aux deux tributs. Je réussis à me lever et leur souris. D'autres que vous auraient pu me faire beaucoup de mal. Je suis heureuse d'avoir rencontré des gens...normaux et humains dans les Hunger Games. . Je fis un pas en direction de mes affaires, puis je m'arrêtai et demandai, hésitante: Je peux ? Après réflexion, Finnick me donna l'autorisation et je repris mes armes et mon sac à dos avec soulagement. Je crois que je ferais mieux de partir. Murmurai-je. Je comprends que vous ne me faites pas vraiment confiance. De toute façon, vous vous en sortez très bien à deux. Je voudrais vous donner ceci, pour vous remercier...Ce n'est pas grand chose... Je leur tendis l'un de mes paquets de nourriture, sans regrets. Me remplir le ventre était le moindre de mes soucis, j'étais en vie et c'était ce qui comptait. Alors, je me retournai et m'en allai calmement. Il me fallut me battre contre mon instinct qui me disait de me retourner, mais je tins bon. Ils avaient prouvé qu'ils n'étaient pas mes ennemis. Je leur dis par-dessus mon épaule: Bonne chance, Camille et Finnick. Votre district peut être fier de vous. . Après cela, je m'enfonçai dans les profondeurs du labyrinthe.


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MessageSujet: Re: The fight isn't over until you win - Finnick, Camille et Zoé (arrangé) J2   Mar 20 Sep - 12:54

Une petite main s’approcha des miennes et j’arrêtais mon geste avant qu’elles ne se posent sur mon bras pour stopper mon geste. Pouvions-nous vraiment lui faire confiance ? Son air apeuré, sa voix douce et ses yeux bleus embués voulaient m’en convaincre, mais la peur qui sinuait en moi m’empêchait d’en être persuadé. Tournant la tête vers ma co-tribut pour comprendre son opposition. Avait-elle saisit notre situation ? Si nous ne la détachions pas, elle mourrait par notre faute. Vivre poursuivit par la culpabilité et les regrets étaient peut-être mieux que de ne pas vivre du tout, mais je ne pouvais me résoudre à faire ce choix. Camille, innocente petite fille ne put trouver d’autre solution et me proposa plutôt de détacher le lacet une fois sur mes épaules. En effet, les ressources étaient maigres et ce piège pourrait se révéler plus utile une prochaine fois.

Acquiesçant, je me baissai pour lui permettre de s’assoir sur mes épaules et la souleva pour qu’elle atteigne la branche à laquelle la cheville de notre victime était solidement attachée. A la sensation du poids si léger de la petite fille sur mes épaules, je ne pus m’empêcher de me rappeler Tommy, plein de joie qui peinait à atteindre les bouquins les plus hauts dans les étagères de la petite bibliothèque.
« C’est pas parce qu’ils sont plus haut qu’ils sont plus intéressants Tommy. » lui disais-je en rigolant avec lui, si heureux de voir mon petit frère découvrir une nouvelle rangée remplie de livres inconnus. Nous n’avions pas vraiment les moyens de nous payer de la lecture, mais Tommy venait tellement souvent à la librairie les yeux brillants d’émerveillement que le propriétaire avait finit par lui autoriser d’ouvrir et de feuilleter ces bouquins qu’il venait regarder toutes les semaines. Il rigolait sur mes épaules jusqu’à qu’un silence absolu vienne m’indiquer que ses yeux avaient commencés à suivre ces longues lignes de lettres, emportant son esprit dans un monde beaucoup plus merveilleux que le notre.

Le bruit de la demoiselle chutant sur le sol me fit revenir à la réalité et je posais rapidement Camille au sol en regardant avec méfiance la blonde libérée. Elle se massa la cheville et sembla très soulagée et nous remercia en souriant, même si je n’étais toujours pas sûr de notre décision. Normaux et humains, quoi de plus évident, et pourtant les mots « dans les Hunger Games » semblaient donner tout son sens à la phrase. Les gens deviennent facilement fous lorsqu’ils ont peur, nous l’avions tous vu à la Corne d’Abondance, et quelques minutes auparavant, nous étions près à nous égorger l’un l’autre.
Mais au final, lorsque nous sommes normaux et humains, la seule solution qu’il nous reste c’est de prier pour que l’autre le soit aussi et qu’il ne nous poignarde pas dans le dos une fois que nous le laissons passer. C’est la pensée qui me vint à l’esprit lorsque la jeune femme se dirigea naturellement vers le tas d’affaire que nous lui avions confisqué. Elle se retourna vers moi et me demanda tout de même la permission, montrant une fois de plus qu’elle ne nous voulait aucun mal. Comme nous devions la détacher pour ne pas la laisser mourir de faim où sans défense contre les dangers du labyrinthe, nous ne pouvions garder sa nourriture et ses armes. Après avoir longuement hésité, je finis par l’autoriser d’un signe de tête, reculant inconsciemment d’un pas.

Oui, nous ne faisions pas facilement confiance et à deux, nous avions trouvé notre force pour continuer l’aventure. Même le sachet de nourriture offert par Zoé en main, la voyant s’éloigner lentement dans la brume après nous avoir souhaiter bonne chance, je ne pus me forcer à lui faire confiance. Pourtant, j’eu un pincement au cœur en voyant la jeune femme ne devenir qu’une silhouette, puis une ombre dans la fumée. Seule dans ce labyrinthe, rencontrerait-elle d’abord la mort ou la folie ?
« Bonne chance à toi aussi… Zoé. » murmurais-je inaudiblement dans les plaintes du labyrinthe en posant une main réconfortante sur l’épaule de ma partenaire. Nous ne nous reverrions sûrement jamais.


Fin
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The fight isn't over until you win - Finnick, Camille et Zoé (arrangé) J2

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