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 the one that got away (raven)

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MessageSujet: the one that got away (raven)   Mer 9 Oct - 12:02


THE ONE THAT GOT AWAY
ft. raven

Cela faisait à peine une journée qu'Aiden avait quitté le district Treize pour une expédition des plus dangereuse, voire même suicidaire. Pour la première fois ce matin, je m'étais réveillée seule mais sachant exactement ce que le jeune homme faisait et quand il rentrerait, c'est-à-dire jamais. Comment était-ce possible qu'il parvienne jusqu'à son père pris en otage par des pacificateurs, qu'il libère son père, qu'ils errent des jours voire des semaines hors des frontières des districts ? Et tout ça, sans se faire repérer bien sûr, ni blesser ou tuer... Improbable, impossible. Personne ne pouvait survivre à ce genre de mission-vendetta, surtout lorsqu'elle intégrait un certain individu nommé Hunter Blackbird-Crowley. J'avais peut-être été dure, maladroite la veille quand je lui avais dit ce que je pensais, mais honnêtement, il n'avait pas réfléchi aux conséquences de ses actes. Il partait en plein milieu d'une révolte moyennement convaincante pour se faire tuer dans une prison, sans prévenir quiconque à part moi. C'était d'un génie merveilleux. Qui allait devoir se coltiner à annoncer la nouvelle... ? Bref. Hormis le fait qu'il avait réussi à me mettre hors de moi, en même temps que l'exploit de me déprimer au plus haut point. En réalité, ma colère permanente n'était qu'une échappatoire pour masquer que son départ m'avait profondément touchée, mais ça, quiconque me connaissait pouvait le deviner, ce n'était pas une nouveauté.

Je m'étais donc levée de bonne heure pour une journée banale et pourtant différente. A tout moment je m'attendais à être interrogée sur l'absence de celui avait qui je partageais un appartement – j'espérais ne pas me retrouver à devoir changer une fois l'information parvenue à la connaissance des gestionnaires du district –, mais je tentais d'afficher une mine lasse, comme tout le monde, histoire de ne pas me faire remarquer, et avec un peu de chance gagner du temps avant que d'innombrables questions affluent. Je faisais de mon mieux pour dissimuler tout souci, toute tristesse qui aurait inquiété mes sœurs. Il fallait être stupide pour penser qu'elles ne se douteraient de rien, mais si au moins elles me laissaient tranquille aujourd'hui, j'en serais soulagée. Pourtant, il y avait un détail auquel je n'avais pas pensé. Son entraînement. Une seule absence remarquée – et elles l'étaient toutes – et c'en était fini du petit secret de sa désertion. Parce que, oui, il n'y avait pas d'autre mot pour qualifier son départ. Ce n'était pas sa volonté, mais la plupart penserait que ça y ressemble fortement. J'avais décidé de n'apporter aucun crédit à ce genre de pensées, malgré les miennes qui étaient loin d'être favorable à la situation. Enfin, c'était plus compliqué que ça. Une partie de moi bouillonnait de colère quant à cette décision prise sur un coup de tête, une autre s'affligeait au plus au point de ne plus voir celui qu'elle aimait, et une autre était fière de tout ce que le jeune homme était capable d'entreprendre lorsqu'il s'agissait de défendre ceux qu'il aimait. Comment, en vérité, lui en vouloir pour être un fils, certes téméraire, mais surtout dévoué et  déterminé ? Il fallait être sans cœur pour penser qu'une vie humaine ne valait rien, que ce soit celle d'un inconnu ou d'un parent. Il fallait certainement être du Treize, où les pertes n'avaient aucune importance tant que l'objectif était atteint. Et au fond de moi j'avais honte. J'avais honte parce que les derniers mots qu'Aiden m'avait entendu prononcer étaient les mêmes que ceux du Treize. Que c'était stupide de prendre des risques pour quelqu'un de condamné.

Il fallait alors que je dissimule toutes ces pensées qui se bousculaient dans mon esprit pour avoir la paix un peu plus longtemps que prévu. Une fois la matinée passée avec les enfants de l'école dont un bon nombre était devenu orphelin d'un parent, voire même des deux, depuis le début de la révolte dans les districts. J'essayais de garder mon calme lorsque l'un d'eux se mettaient à pleurer parce que ses parents étaient très loin, mais ce n'était pas facile. Et il ne fallait pas compter sur un arrangement des choses dans les jours ou semaines qui venaient. Une révolte ne se faisait pas en une semaine, des districts étaient peut-être sous le contrôle des soldats du Treize, mais je doutais que le Capitole abandonne sa suprématie aussi facilement et rapidement. Bref. Il était maintenant l'heure d'aller manger, pendant que la sieste des enfants avait lieu avec une de mes collègues aussi jeune que moi. Une heure que je redoutais, car l'on remarquerait les habitants qui ne se présentaient pas, et j'étais en première ligne pour les interrogatoires. Assise seule à une table, je faisais en sorte de rester décontractée même si cela devenait de plus en plus difficile. Je voyais les soldats sortir de leurs réunions ou entraînements, mais personne n'allait me rejoindre aujourd'hui. J'étais une nouvelle fois seule, livrée à moi-même. Encore quelques minutes de répit et les responsables d'Aiden viendraient me voir pour me questionner, je le savais. Il fallait que je trouve le courage de ne pas craquer, de dire la vérité tout en donnant le bon rôle au rebelle et pas au Treize qui avait tout bonnement refusé de venir en aide à un parent d'un de ses habitants, à un allié de taille. Cette histoire allait mal finir, je le sentais.


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MessageSujet: Re: the one that got away (raven)   Dim 27 Oct - 19:19


{ In the end everything collides  }

A constellation of tears on your lashes
Burn everything you love, then burn the ashes
My childhood spat back out the monster that you see


✼ ✼ ✼


Je n'en pouvais plus, de la frustration que provoquait chez moi chaque réunion de commandement. De participer à l'élaboration d'une stratégie, d'un plan d'attaque, mais de ne pas avoir la possibilité ensuite de prendre part à sa mise en application ... J'étais doué pour ça, mettre sur pieds une tactique de A jusqu'à Z, j'avais été formé pour ça et c'était sans me vanter ce dans quoi j'excellais juste après mes capacités de sniper. Et je savais très bien que cette interdiction de terrain je l'avais cherchée, que je n'avais que ce que je méritais et que j'aurais appliqué cette sanction sans sourciller s'il s'était agi de l'un de mes hommes ... Mais c'était tout de même terriblement frustrant. Et ça je ne pouvais le dire à personne, pas même à Miléna. Surtout pas à Miléna. Parce qu'elle était contre l'intervention qui m'avait valu ma mise à pieds, et surtout parce qu'elle comprendrait sans doute de travers le fait que ne pas être sur le terrain me pèse tant que ça, quand le fait d'être assigné aux souterrains me permettait de passer du temps avec elle et avec Megara. Et cela n'avait rien à voir pourtant, bien évidemment que je profitais de chaque occasion qui m'était donnée de passer du temps avec ma famille, je n'étais pas assez stupide pour ne pas avoir conscience de ma chance ... Mais j'avais attendu cette révolte pratiquement toute ma vie, et maintenant que les choses se gâtaient réellement, que nous aurions bien de chaque soldat valide pour défendre ce que nous avions gagné ces dernières semaines, j'étais coincé ici. J'avais l'impression de passer à côté de ce pourquoi j'avais travaillé pendant quinze ans. Alors c'est frustré, et déçu de ne pas pouvoir faire plus que j'avais quitté le centre de commandement en fin de matinée ce jour-là, où j'avais aidé à la préparation d'une opération à laquelle je ne participerai pas.

J'avais confié l'entrainement matinal de mon groupe de recrues à mon second, me permettant à moi de savoir qu'ils ne passeraient pas ces quelques heures à se tourner gentiment les pouces, et lui permettant à lui de se faire la main pour ce qui était de donner des ordres et non de les recevoir uniquement. L'ambiance était studieuse lorsque j'étais arrivé, chronomètre en main Wakefield observait les uns et les autres démonter puis remonter leur arme en tentant d'allier précision et rapidité ; Je restais aussi impassible que d'habitude ne les observant, les bras croisés, mais j'étais satisfait de voir que la plupart faisaient des progrès. Mes yeux balayant la pièce je n'avais pourtant pas mis longtemps à remarquer qu'il n'y avait pas le compte, il manquait quelqu'un. « Où est Bregstone ? » Signalant la fin du temps imparti le sergent avant indiqué aux recrues de laisser ce qu'ils avaient fait tel quel et leur avait donné l'autorisation de disposer jusqu'à leur session de l'après-midi. M'adressant chacun leur tour le salut réservé à mon grade les jeunes gens avaient quitté la pièce les uns après les autres, me laissant seul avec le sergent « Absent depuis la première période, je l'ai reporté dans le rapport de présence. J'attendais la mi-journée pour faire un signalement, vous voulez que je m'en charge tout de suite ? » Depuis la première période ? Bregstone avait perdu la tête ? Il avait bien de la chance que j'ai été retenu toute la matinée sinon je serais déjà allé le chercher moi-même, et à moins qu'il ne soit cloué au lit par je ne sais quel virus contagieux je ne serais pas revenu ici sans lui. « Non, je vais m'en charger, vous avez quartier libre jusqu'à treize heures, vous pouvez y aller. » Lui faisant signe que j'allais également me charger de ranger le matériel, j'avais attendu qu'il quitte la pièce après m'avoir répondu « Bien mon Lieutenant. » et à peine était-il hors de vue que j'avais laissé échapper un soupir d'agacement ; C'était vraiment pas le moment pour Bregstone de se faire remarquer, autant pour lui que pour moi. D'autant plus que je savais qu'il l'avait mauvaise de s'être vu refuser le droit de rejoindre le district un pour y chercher son paternel, et pour cette raison je n'aimais pas l'idée de ne pas l'avoir sous les yeux ... c'était le meilleur moyen que j'avais de veiller à ce qu'il ne fasse pas de connerie.

Il n'était pas chez lui. Pas plus que ses affaire d'ailleurs, et ce qui n'était au début qu'un peu d'exaspération de ma part se muait seconde après seconde en véritable contrariété. Et si je lui mettais la main dessus en étant contrarié nul doute que le concerné allait regretter d'avoir pris un jour de vacances sans rien demander à personne. Mais j'étais encore loin d'être à cours de ressources, et quand descendu à la crèche - où je l'avoue j'avais aussi pris deux minutes pour voir Megara - et qu'on m'avait indiqué l'endroit où je pourrais trouver la petite Sweenage, j'avais filé dans cette direction. Si y'en avait bien une qui saurait me dire où était Aiden c'était elle, et si lui n'y avait pas pensé c'était bien la preuve qu'il avait encore des choses à apprendre. J'avais fait l'effort de prendre un plateau repas avant de m'aventurer entre les tables du réfectoire, histoire de pas attirer l'attention ; Je crois que j'avais encore l'espoir de pouvoir régler ça à l'amiable et en essayant de ne pas faire de vagues, au fond je risquais des emmerdes autant que lui s'il faisait une connerie. Et j'avais pas envie d'en venir à regretter de m'être porté garant de ce gosse merde, mais fallait qu'il y mette un peu du sien ... « Où il est ? » que j'avais presque aboyé en posant mon plateau en face de la jeune femme. Avalon. Réalisant que j'étais sans doute un peu brusque et que je ne m'adressais pas à un soldat, je m'étais raclé la gorge en tentant un vague sourire avant de reprendre d'un ton plus posé « Désolé, j'en oublie les bonnes manières élémentaires. Je t’embêterai pas longtemps, tu sais qui je suis ? » Sans doute que oui, et de toute façon quand bien même ça n'aurait pas été le cas elle devait bien se douter que y'avait pas trente six raisons pour lesquelles je pouvais être là. « Bregstone ... je veux dire, Aiden, il est absent depuis le début de la journée, je voudrais juste savoir où il est. » J'essayais de ne pas me laisser gagner par l'impatience et de garder un ton un tant soit peu posé, même si qu'on se le dise je n'étais pas vraiment habitué à ne pas avoir ce que je voulais tout de suite. C'était un peu le souci quand on passait sa journée à commander d'autres personnes, on s'habituait rapidement à n'avoir à dire qu'une phrase pour se faire obéir. « Vaut mieux que tu me le dise maintenant, si tu veux lui éviter des ennuis. Parce que je suis le seul qui peut lui éviter, alors que si quelqu'un d'autre s'en charge ... il sera nettement moins compréhensif que moi. » Enfin compréhensif, ça dépendait quand même, hein. Parce que fallait pas non plus qu'il me prenne pour un crétin, ça il en aurait rapidement un avant-goût ... Mais disons que quitte à se manger une sanction, valait assurément mieux pour lui qu'elle vienne de moi, et pas de quelqu'un d'autre.


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MessageSujet: Re: the one that got away (raven)   Mer 30 Oct - 22:25


L'ambiance dans le district Treize était très tendue, particulièrement depuis que la révolte avait été officiellement lancée dans tout Panem. Les soldats étaient agités, le moment était enfin venu d'aider les autres districts à se libérer de la tyrannie du président Snow. Cependant, même si l'excitation pouvait se faire ressentir chez certains, tout le monde avait peur. Il était impossible de prévoir l'issue de cette nouvelle guerre, et malheureusement le pire pouvait arriver. Je ne préférais pas penser à cette option. Panem était déjà assez déchiré pour supporter un nouvel échec et un retour à une dictature qui serait très certainement plus stricte. Bref, tout était parfait pour qu'Aiden ne soit pas au mieux, et bien évidemment, j'avais été incapable de lui faire oublier des problèmes qui ne pouvaient être oubliés. Autant dire que l'échec était inévitable. Mais je n'avais pas envie d'y repenser. Surtout que quelqu'un viendrait bien assez tôt pour remuer le couteau dans la plaie puisque le jeune homme ne s'était pas rendu à son entraînement quotidien. Normal puisqu'il avait quitté le Treize la veille pour sauver son père dont personne n'avait voulu se soucier parmi ses supérieurs. J'avais beau eu dire que je désapprouvais son choix – je ne pouvais pas sciemment le laisser partir à la mort sans essayer de l'en empêcher –, je le comprenais et au fond ne pouvais rien y faire. Il était libre de savoir ce qui était le mieux pour lui et sa famille dont je ne faisais pas partie.

Comme chaque journée, je m'étais rendue dans le réfectoire pendant ma pause qui, depuis aujourd'hui uniquement, était des plus déprimante. J'avais l'habitude d'y retrouver les seuls qui comptaient pour moi, mais tous étaient partis en dehors de cette prison étouffante. J'étais seule, comme avant, dans le district Neuf. Mais pas pour longtemps. Les habitants du Treize étaient tellement prévisibles. « Où il est ? » J'entendis un homme me crier dessus en même temps qu'il posa peu délicatement son plateau sur la table, juste en face de moi. C'était... comment dire... une rencontre très agréable. Je voulais bien rendre des comptes aux supérieurs d'Aiden pour justifier son absence, mais de là à ma faire hurler dessus, il y avait quand même des limites. Je soulevai le regard sans porter grand intérêt à la personne qui se présentait devant moi en lui offrant un regard dont j'avais la spécialité, pour lui faire comprendre que je n'appréciais pas ce genre de comportement. « Désolé, j'en oublie les bonnes manières élémentaires. Je t’embêterai pas longtemps, tu sais qui je suis ? » Pas sûr, mais je m'en doutais bien. Ce devait être le chef de jeune homme, celui qui s'était en quelque sorte battu pour lui après mon arrivée dans les souterrains. J'avais beaucoup entendu parler de lui, Aiden ne m'en avait dit que du bien, mais apparemment il avait oublié de mentionner un détail. Je fis un signe de tête pour signifier que, en effet, j'avais ma petite idée sur son identité. « Bregstone ... je veux dire, Aiden, il est absent depuis le début de la journée, je voudrais juste savoir où il est. » Le soldat débitait ses paroles à une allure folle, à croire qu'il ne voulait même pas me laisser la parole alors qu'il ne cessait de me poser la même question... « Vaut mieux que tu me le dise maintenant, si tu veux lui éviter des ennuis. Parce que je suis le seul qui peut lui éviter, alors que si quelqu'un d'autre s'en charge ... il sera nettement moins compréhensif que moi. » De mieux en mieux. Il devait oublier que je ne faisais pas partie des rebelles sous son commandement, et cela m'agaçait fortement. J'avais horreur que l'on me dise quoi faire. Et pas de chance, aujourd'hui j'étais d'humeur à reprendre mes vieilles habitudes.

S'il espérait que je lui dise qu'il était malade, ou qu'il était partie à une expédition secrète de je-ne-savais-pas-quoi, il n'allait pas être déçu. Merci Aiden quand même de m'avoir laissé l'honneur d'annoncer la bonne nouvelle à son supérieur... « Je crois qu'il est parti ce matin parce qu'il en avait marre d'être là, des tenues grises affreuses... et il voulait cueillir des fleurs aussi pour égayer les couloirs... » dis-je innocemment pour me moquer, c'était évident, du soldat posté devant moi. Il savait très bien où il était, pourquoi me le demander ?! Alors je répliquai, très énervée, sans lui laisser le temps de me faire comprendre que j'avais été insolente en inventant une histoire que même un gamin de cinq ans aurait compris comme était une blague de mauvais goût. « Vous savez très bien pourquoi il n'est pas là ! Il est parti chercher son père comme vous vous fichez qu'il soit torturé et qu'il meurt à cause des pacificateurs ! » A moins que son petit plaisir fusse de me rappeler qu'il n'avait pas hésité à quitter le Treize, quitte à me laisser là. Mais là encore il n'avait pas de chance, puisque, pour la première fois depuis longtemps, j'avais décidé de ne plus garder mon calme pour le bien de tous. Non, à cause d'eux Aiden était parti dans une mission suicide et je n'allais pas me gêner pour leur exprimer mon ressentiment. « Vous jouez les héros avec votre révolte mais au final, tout ce que vous voulez, c'est gagner, sans même vous souciez de qui y restera... Je ne pense pas que vous seriez content si on vous avait dit la même chose pour votre femme ou votre fille... » Là, j'étais peut-être été un peu loin en m'y prenant personnellement au responsable d'Aiden, mais au pire, je risquais quoi ?


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MessageSujet: Re: the one that got away (raven)   Jeu 7 Nov - 14:00

Y'avait une chose dont j'étais absolument certain, c'était que lorsque je lui aurais mis la main dessus Bregstone allait passer un sale quart d'heure. Il avait le potentiel et la volonté pour devenir un soldat avec de l'avenir, ça je l'avais vu presque tout de suite, mais cela ne le dispensait pas de la discipline à laquelle chaque recrue et chaque soldat était soumis. Je m'étais porté garant de lui parce que je croyais en son potentiel et parce que je pensais sincèrement qu'il valait la peine qu'on se penche sur son cas, qu'on s'intéresse à lui, et même qu'on lui fasse confiance ; mais c'était à double tranchant. Il m'avait fait une promesse, et en homme de parole j'attendais des autres qu'ils respectent leurs engagements ; Je ne tolérais pas qu'on trahisse ma confiance. J'avais besoin d'avoir confiance dans les personnes avec lesquelles je travaillais, autant qu'elles avaient besoin d'avoir confiance en moi, ce n'était pas qu'une question de principe c'était une question de survie. On ne pouvait pas en tant que soldat se permettre de ne pas être digne de confiance, parce que sur le terrain chacun avait un voisin qui attendait de soi qu'on le couvre et que l'on veille à ce qu'il ne lui arrive rien. Nous étions tous responsables les uns des autres, et pour pouvoir faire assez confiance à quelqu'un pour remettre sa vie entre ses mains, il fallait commencer par pouvoir lui faire confiance sur des choses aussi basiques que le respect des règles, l'obéissance et la ponctualité. Peut-être que Bregstone était comme toutes les recrues, peut-être qu'il pensait que notre sévérité envers eux n'était qu'une bêtise, un lubie destinée à faire en sorte de ne jamais trouver plus malin que nous, mais c'était tout sauf ça. Alors oui, quand j'allais lui mettre la main dessus, il passerait un sale quart d'heure, et il ne l'aurait pas volé.

J'aurais bien du me douter pourtant que ça aurait été trop beau, d'obtenir simplement la coopération de la jeune femme avec qui il vivait. En vérité je n'étais pas étonné, même si profondément agacé qu'elle semble disposée à me faire perdre mon temps. « Je crois qu'il est parti ce matin parce qu'il en avait marre d'être là, des tenues grises affreuses ... et il voulait cueillir des fleurs aussi pour égayer les couloirs ... » Mais c'est que Bregstone s'était dégoté une comique ma parole, j'étais mort de rire là. En fait non, je n'avais absolument pas envie de rire, et si tenté que la jeune femme en doute encore, la sévérité avec laquelle je la fixais devait lui donner un début d'indice au moins. Elle pensait vraiment que j'avais que ça à foutre, de jouer aux devinettes ? C'était déjà du temps de perdu de devoir courir après son roméo, j'étais pas là pour faire de la garderie bon dieu, on était en temps de guerre c'était donc si difficile à imprimer ça ? « Vous savez très bien pourquoi il n'est pas là ! Il est parti chercher son père comme vous vous fichez qu'il soit torturé et qu'il meurt à cause des pacificateurs ! » Merde. Merde, merde, merde, mais quel imbécile. Je me doutais bien qu'il y aurait un rapport avec ça, au fond, mais j'arrivais encore à espérer que Bregstone boudait dans un coin en signe de protestation et qu'il me suffirait de le sermonner un peu avant de lui expliquer pourquoi une telle décision, et pourquoi je restais persuadé que c'était mieux ainsi. Je ne m'attendais pas à ce qu'il aille aussi loin, à ce qu'il décide d'y aller malgré l'interdiction formelle qu'avait été la mienne, qu'il y aille seul et en dépit du danger que cela représentait pour lui et pour le treize. Pour lui parce que s'il se faisait attraper il ne s'en sortirait pas vivant, et pour le treize parce que ceux qui lui mettraient la main dessus ne se contenteraient pas de l'exécuter, ils attendraient d'avoir fait cracher à Aiden toutes les informations qu'il pourrait posséder sur nous, sur notre mode de vie, sur la façon dont nous entrainions les recrues ; Ils le presseraient comme un citron, et seulement après ça il l'achèveraient. « Vous jouez les héros avec votre révolte mais au final, tout ce que vous voulez, c'est gagner, sans même vous souciez de qui y restera ... Je ne pense pas que vous seriez content si on vous avait dit la même chose pour votre femme ou votre fille ... » avait-elle enfin fini par vociférer sans doute en espérant me faire perdre mon calme ou m'atteindre de je ne savais quelle façon. C'était mal me connaître, elle n'avait absolument aucune idée de quoi elle parlait. « Vous êtes bien tous les mêmes. » que j'avais simplement répondu d'un ton froid, avant de frapper mon poing sur la table pour la faire sursauter, ne me préoccupant absolument pas de qui autour de nous pourrait bien se retourner pour voir ce qui me prenait. Ceux qui me connaissaient même vaguement savaient que je n'étais pas du genre à accepter que l'on me tienne tête, et la plupart seraient donc bien trop intelligent pour oser se mêler de notre conversation. « Vous avez vingt ans, et vous êtes tous tellement persuadés de tout savoir de cette guerre, et de comment elle fonctionne. » Y'avait cette arrogance, particulièrement chez les nouvelles recrues, tous persuadés qu'ils allaient sauver le monde et arrivant déjà en se prenant pour les plus forts. Ils tombaient généralement de haut, et suaient sans et eau un bon moment avant de comprendre que peu importait où on se situait et qu'elle rôle on jouait, rien n'était jamais gagné dans cette révolte. On ne devenait à mes yeux un véritable soldat que le jour où l'on avait appris à faire preuve d'humilité devant la situation qu'était la nôtre. « Qu'est-ce que tu penses qu'il va lui arriver, là, tout seul ? Quelles chances tu crois qu'il a de retrouver son père sans aucune aide, et encore plus de revenir avec lui ici ensuite ? » La réponse était simple, tout seul il n'avait aucune chance. Tout seul il se ferait tuer, il mourrait d'avoir été trop orgueilleux et de s'être cru capable d'agir en solo. Comme Cray était mort l'an dernier.

J'avais soupiré avec lassitude, passant une main sur mon visage en secouant légèrement la tête. Il ne me facilitait pas la tâche, bien au contraire ; Il pensait sans doute faire ce qui lui semblait le plus efficace, mais en n'en faisant qu'à sa tête de cette manière il se desservait. Et en réagissant de la sorte sa petite chérie prouvait qu'elle ne savait pas plus que lui dans quoi il s'embarquait « Je comptais pas laisser son père dépérir sans lever le petit doigt, contrairement à ce que tu penses. On est des soldats, pas des machines, on a aussi des familles et on sait ce que ça implique. » C'était tellement plus facile pour elle de nous considérer comme des acharnés, n'ayant pas plus de conscience que de compassion ; Et peut-être que si tel était le cas notre boulot n'en serait que plus efficace. Mais ce n'était pas le cas, et c'était ce qui nous différenciait encore des bêtes sauvages. Simplement avoir une famille n'excusait pas tout, et surtout pas l'impulsivité des décisions ; Même quand il s'était agi de Clay je n'étais pas partie à l'aveugle sans un minimum de préparation. J'avais monté une équipe, j'avais échafaudé un plan ... je n'étais pas partie la fleur au fusil, en me disant que qui vivrait verrait. « Mais ma priorité c'est la sécurité de mes hommes, et ça sous entend celle d'Aiden également. Une mission ça se prépare, particulièrement une mission de sauvetage, on y va pas comme ça sans plan, en espérant avoir de la chance. Y'a pas de place pour la chance. Tu penses peut-être qu'il a agi intelligemment en voulant sauver son père à tout prix, mais tout ce qu'il vient de faire c'est s'embarquer dans une mission suicide, et très sincèrement je ne sais pas si je vais pouvoir y changer quoi que ce soit. » Parce que non seulement il ne sauverait pas son père mais il y resterait aussi, et son si joli sacrifice n'aurait servi à rien, rien d'autre qu'à prouver une nouvelle fois qu'être trop sûr de soi finissait toujours par vous revenir en pleine face. Quant à moi, réussir à trouver des volontaires - parce qu'il était hors de question que je force qui que ce soit à se mettre en danger pour quelque chose qui, rappelons-le n'était pas une mission vitale pour le district - et à monter une équipe aurait déjà été ardu de base, mais maintenant qu'Aiden s'était fait la malle je ne savais pas si quoi que je dirais aurait encore une quelconque influence. Basiquement, je n'étais pas sûr et certain que j'allais pouvoir sortir Bregstone de la situation dans laquelle il s'était embarqué. Et ça, il valait mieux que mademoiselle en face de moi en ait conscience.


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MessageSujet: Re: the one that got away (raven)   Dim 8 Déc - 15:09


Face au supérieur d'Aiden, je m'énervai. C'était la seule chose que je savais faire ces temps-ci. M'énerver. Mais je ne pouvais pas le laisser venir m'agresser alors que j'étais tranquillement assise à une table lors de ma pause déjeuner. Il ne pouvait pas s'occuper de ces affaires tout seul ? Et même si j'étais très certainement l'unique personne à savoir où était Aiden à ce moment-même, il n'avait pas à m'aboyer dessus comme si j'étais un de ses petits soldats. Malheureusement, je n'étais pas du genre à garder mon calme quand on venait m'attaquer comme il le faisait, si bien que ma délicatesse fut du même niveau de la sienne. Sauf que j'y ajoutai de l'insolence. Chose qui ne plut bien évidemment pas au lieutenant-colonel Abernathy. « Vous êtes bien tous les mêmes. » dit-il avec condescendance juste avant de frapper sur la table. Ses actes ne faisaient que m'énerver davantage et me donner envie de le détester plus que tout. Il agissait comme s'il avait tous les droits... Mais à regarder autour de moi, j'avais l'impression que ce n'était pas si étonnant. Personne n'avait l'air interloquée par la scène, même si quelques regards se dirigeaient bien trop souvent vers ma table. « Vous avez vingt ans, et vous êtes tous tellement persuadés de tout savoir de cette guerre, et de comment elle fonctionne. » Et lui était enfermé dans les souterrains depuis des années mais savait mieux que quiconque ce que les gens pouvaient ressentir ces derniers temps dans les districts et ce qui faisait l'essence-même de cette révolte. J'en avais rien à faire de ce qu'il pouvait penser. J'eus l'envie de lui faire remarquer que je n'avais que dix-neuf ans et non vingt, mais je me dis qu'un haussement des sourcils pour indiquer mon indifférence totale à son petit discours moralisateur bidon lui suffirait amplement.

« Qu'est-ce que tu penses qu'il va lui arriver, là, tout seul ? Quelles chances tu crois qu'il a de retrouver son père sans aucune aide, et encore plus de revenir avec lui ici ensuite ? » Là c'était trop. Avant de raconter ce n'importe quoi, il aurait mieux fait de se renseigner, de connaître mon passé. Est-ce que je me permettais de dire tout haut des jugements sur sa vie alors que je ne connaissais rien de lui à part ce que m'avait dit Aiden ? Non. Alors pourquoi lui se le permettait ? Il croyait tout savoir, et même jusqu'à mes sentiments et émotions sur la situation présente. Avais-je tant l'air joyeuse au sujet du départ du rebelle qui comptait retrouver son père ? Certainement pas. « Vous croyez peut-être que j'ai rien vu et vécu quand j'étais dans le Neuf ? Qu'on m'a emmenée ici parce qu'il faisait plus doux dans les souterrains du Treize qu'ailleurs ?! J'en sais assez, malgré mes dix-neuf ans. Et j'ai beau ne pas être dans votre armée, je sais aussi très bien qu'une personne ne peut pas se défaire seule d'une situation délicate. » Je n'étais pas prête à me laisser faire, tout comme l'homme qui se tenait en face de moi. Notre situation allait aussi être délicate apparemment. Mais tant pis si je devais passer pour l'hystérique du coin. Il voulait la vérité, j'allais lui donner. « Comme si je n'en étais pas consciente... Si vous aviez pris la peine de me parler correctement ou d'observer un minimum, vous auriez compris depuis longtemps que je suis loin d'être enchantée par son départ... » J'aurais pu lui parler avec la plus grande politesse dès le début, mais j'avais changé d'avis dès qu'il était venu dans l'unique but de m'agresser pour avoir des réponses. « Vous me croyez assez stupide pour ne pas savoir ce qui l'attend dehors ?! Je sais très bien qu'il va certainement y rester ! Mais non, vous, vous pensez que je l'ai encouragé à partir dans sa mission... Qu'est-ce que je pouvais faire ?! Lui dire d'abandonner son père peut-être ? Il a toujours fait ce qu'il voulait, et ça n'allait pas changer hier soir parce que je lui disais que c'était une mauvaise idée... »

Je lui épargnai le reste de la conversation que j'avais eu avec Aiden, tout simplement parce que ça ne le regardait pas. Cependant, je sentis mon ton se calmer vers la fin. J'essayais peut-être de lui rendre la monnaie de sa pièce en l'attaquant aussi peu délicatement, je ne pouvais pas effacer la soirée d'hier qui avait été, disons-le, pourrie et qui m'avait brisé le cœur encore une fois. A quoi pensait-il ce lieutenant-colonel en me disant que la personne avec qui j'avais partagé mes derniers mois allait se faire tuer sauvagement par des psychopathes comme le pacificateur Blackbird-Crowley après avoir subi des interrogatoires bien plus douloureux que le mien ? S'il voulait me pourrir cette journée aussi, il avait tout gagné. « Je comptais pas laisser son père dépérir sans lever le petit doigt, contrairement à ce que tu penses. On est des soldats, pas des machines, on a aussi des familles et on sait ce que ça implique. » Il n'aurait pas pu le dire à Aiden avant plutôt que de venir me crier dessus alors que je n'avais rien fait ? Mais non. C'était trop compliqué de montrer son soutien à quelqu'un dans le besoin. « Pourquoi vous ne lui avez pas dit alors ? » dis-je d'un ton beaucoup plus calme que précédemment, presque même au bord de la détresse. Il avait fait tout ce petit discours pour remuer le couteau dans la plaie et me dire qu'il aurait été dans la capacité de l'aider ? Pourquoi ne partait-il pas tout de suite à sa poursuite alors pour lui prêter main forte ? « Mais ma priorité c'est la sécurité de mes hommes, et ça sous entend celle d'Aiden également. Une mission ça se prépare, particulièrement une mission de sauvetage, on y va pas comme ça sans plan, en espérant avoir de la chance. Y'a pas de place pour la chance. Tu penses peut-être qu'il a agi intelligemment en voulant sauver son père à tout prix, mais tout ce qu'il vient de faire c'est s'embarquer dans une mission suicide, et très sincèrement je ne sais pas si je vais pouvoir y changer quoi que ce soit. »  Il avait tout faux. S'il avait eu l'idée de me demander ce qu'il s'était passé, il aurait tout de suite su et n'aurait pas eu à parlementer pendant de longues minutes pour me dire que j'étais stupide de lui faire confiance alors que ce n'était pas le cas. Même quelqu'un de stupide aurait trouvé cette idée folle. Le désespoir avait eu raison de la lucidité d'Aiden.  « Vous vous trompez. Il a agi sur un coup de tête et j'en suis consciente. Si vous ne m'aviez pas aboyer dessus alors que j'essayais tant bien que mal de profiter de ma pause déjeuner, peut-être que vous auriez su que j'ai essayé de l'en empêcher. Mais qu'est-ce que j'avais comme argument ? Qu'il devait laisse son père entre les mains de pacificateurs pour rester ici avec moi ? Ou bien qu'il ne lui arriverait rien puisque ce n'était qu'un piège pour l'attirer lui ? Que vous alliez l'aider alors qu'il m'avait dit que ça ne serait jamais le cas ? Ça n'aurait pas eu de sens. Qu'il revienne ou non, de toute façon il me déteste sûrement pour ce que j'ai dit afin de le faire rester vainement. C'est fini pour moi. » Je m'étonnais moi-même de ma voix calme et posée. Quelqu'un me connaissant aurait certainement compris qu'il ne m'en fallait pas beaucoup plus pour que les larmes remplacent la colère que m'avait habitée quelques secondes auparavant. Par chance, ce n'était pas le cas du soldat qui était en face de moi.


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MessageSujet: Re: the one that got away (raven)   Mer 1 Jan - 22:28

Je n'essayais pas volontairement de lui faire peur en lui balançant de but en blanc que la décision d'Aiden de partir tout seul à la recherche d'un père qui peut-être était déjà mort était pratiquement une mission suicide. Je savais que ce n'était pas ce qu'elle voudrait entendre, je savais qu'à sa place je serais probablement mort de trouille, parce que Dieu sait que je l'étais quand Miléna faisait preuve d'obstination et d'inconscience concernant la façon dont elle agissait parfois sur le terrain ; Mais mon but n'était pas de ménager Sweenage simplement parce qu'elle était jeune, ou parce qu'elle était une civile. J'avais toujours été partisan de croire que le seul moyen de survivre lorsque l'on habitait le treize était de ne pas avoir peur de se confronter à la dangerosité de ce qui se tramait au dehors, qu'on soit amené à sortir un jour ou qu'on se destine à œuvrer toute sa vie dans nos souterrains. Et je me foutais bien qu'elle fasse partie de ces nouveaux habitants venus d'autres districts, je partais du principe que quiconque vivait dans nos souterrains et partageait notre nourriture devait être traité de la même manière que n'importe quel autre habitant du district treize, et donc se soumettre aux mêmes règles. Je me foutais bien qu'elle me prenne pour un sale con qui manquait de finesse et de délicatesse, je n'avais pas le temps pour ça, et j'estimais ne pas lui rendre service si j'essayais de l'être. Nous étions en guerre, c'était dur, c'était injuste mais c'était ainsi. La demoiselle en tout cas semblait ne pas avoir sa langue dans sa poche, chose qui si elle me déroutait un peu – j'avais peu l'habitude qu'on me tienne tête, je devais l'avouer – me prouvait aussi que j'avais affaire à quelqu'un qui n'avait pas peur de dire les choses telles qu'elles étaient. « Vous croyez peut-être que j'ai rien vu et rien vécu quand j'étais dans le neuf ? Qu'on m'a emmenée ici parce qu'il faisait plus doux dans les souterrains du treize qu'ailleurs ?! J'en sais assez, malgré mes dix-neuf ans. Et j'ai beau ne pas être dans votre armée, je sais aussi très bien qu'une personne ne peut pas se défaire seule d'une situation délicate. » Ma phrase avait fait mouche, de toute évidence, et elle avait sans doute raison je ne savais pas grand chose de ce qu'elle avait pu vivre dans le neuf, à vrai dire du neuf je n'avais jamais entendu que ce que Julian et Aiden avaient pu m'en dire. Je campais pourtant sur mes positions, je ne pensais pas qu'elle réalise sincèrement ce que signifiait le fait d'être en guerre ; Elle avait peut-être vécu la répression, sans doute même, et la dictature du Capitole comme n'importe quel autre habitant de Panem, mais elle ne savait rien de ce que signifiait un conflit armé comme celui dans lequel nous étions embarqués depuis quelques mois. Elle ne savait rien des décisions difficiles et parfois injustes que cela impliquait souvent de prendre. « Comme si je n'en étais pas consciente … Si vous aviez pris la peine de me parler correctement ou d'observer un minimum, vous auriez compris depuis longtemps que je suis loin d'être enchantée par son départ … » Certes, j'avais pas été d'une amabilité folle, et disons que j'avais manqué un peu de retenue … Mais je m'étais excusé, non, alors nous n'allions pas passé cent sept ans là-dessus ? Ne pas froisser les humeurs d'une adolescente qui prenait sa pause déjeuner n'était pas le principal de mes soucis actuellement, je n'allais pas non plus le cacher ; Elle s'en remettrait vite, de ma brusquerie. Mais non, je me doutais bien que son départ ne l'enchantait pas non plus, je doutais qu'il puisse y avoir une seule équation où cela serait le cas, de toute façon … Bregstone s'était mis dans de beaux draps, elle n'avait sans doute pas attendu que je lui dise pour le réaliser. « Vous le croyez assez stupide pour ne pas savoir ce qui l'attend dehors ?! Je sais très bien qu'il va certainement y rester ! Mais non, vous, vous pensez que je l'ai encouragé à partir dans sa mission … Qu'est-ce que je pouvais faire ?! Lui dire d'abandonner son père peut-être ? Il a toujours fait ce qu'il voulait, et ça n'allait pas changer hier soir parce que je lui disais que c'était une mauvaise idée … » Non, bien sûr que non. Parce que Bregstone était une véritable tête de mule, chose que j'avais fini par comprendre et qui n'était absolument pas pour arranger mes affaires. Être obstiné pouvait être une qualité lorsque l'on avait acquis un certain âge, et que l'on avait assez de recul sur l'existence pour se targuer d'avoir ou non raison ; C'était un âge que je n'avais moi-même pas encore atteint, ce que j'essayais de me rappeler. Pas toujours avec succès, je l'avouais. Et si je ne l'avais pas encore atteint ma recrue en était encore plus loin, et chez lui l'obstination s'apparentait plutôt à un défaut que j'aurai préféré pouvoir trouver un moyen de gommer, avant qu'elle ne mène à une situation comme celle-ci.

J'étais déjà en train de faire ce que je ne faisais jamais en temps normal, j'essayais de réfléchir à comment peser mes mots, pour éviter de l'accabler encore plus et tout à fait inutilement. Je n'étais pas un rustre, pas plus que je n'étais avare de sentiment bien qu'elle ait visiblement eu le temps de se convaincre du contraire à la simple brusquerie dont j'avais il est vrai fait preuve dès mon arrivée. « Peut-être, oui, mais tu aurais du venir en parler directement, plutôt que d'attendre que je vienne te trouver. Maintenant qu'il a plusieurs heures d'avances dieu sait où il peut être, j'ai plus aucun moyen de le rattraper. » D'autant plus qu'avec l'interdiction de terrain qui était toujours la mienne j'aurai déjà eu de la chance si l'on me permettait d'aller en surface ; Depuis la nuit Bregstone avait largement eu le temps de quitter les limites géographiques de notre district et j'étais totalement pieds et poings liés. Même si comme je l'avais justement assuré à la jeune femme mon intention n'avait malgré tout jamais été de rester à rien faire tandis que le père d'Aiden subissait de plein fouet la répression et les conséquences directes du soulèvement que nous avions organisé au neuf. Je pouvais sans mal entendre l'attachement d'un fils pour son père, et je savais qu'à la place d'Aiden j'aurais tout mis en œuvre pour le mien … Mais pas en dépit du bon sens, pas en en regardant Miléna dans les yeux en lui disant Advienne que pourra et en la laissant là, Megara sur les bras, tout comme Aiden venait de laisser cette petite avec rien d'autre que ses inquiétudes. « Pourquoi vous ne lui avez pas dit alors ? » Pourquoi je ne lui avais pas dit ? Pourquoi bon dieu Aiden n'avait-il pas écouté aurait été une question plus adaptée. Mais en plus de l'insolence de son jeune âge Bregstone possédait également l'impatience qui allait avec, une impatience qui si elle ne sauverait sans doute pas son père n'aiderait pas non plus le fils à rester en vie. « Je n'ai rien promis, je ne fais jamais de promesses que je ne suis pas certain de pouvoir tenir. » Et c'est vrai je lui avais aussi dit assez abruptement que je ne pouvais rien faire dans l'immédiat, et surtout pas le laisser aller vadrouiller tout seul jusqu'au district neuf. J'avais pensé, visiblement à tort, que me montrer ferme le dissuaderait de faire une connerie, une connerie qu'il regretterait bien lorsqu'il se retrouverait face au canon du premier pacificateur venu avant d'avoir eu le temps de faire quoi que ce soit de nature à changer ce qui attendait son père. « Si Julian était avec lui au moins … » Cela m'avait plus échappé qu'autre chose, disons que j'avais pensé tout haut. A Julian je ne pouvais pas donner d'ordres, et d'ailleurs je ne m'étais jamais vraiment permis de le faire, déjà bien conscient qu'il ne voyait pas d'un bon œil les méthodes du treize, et désireux sans doute de ne pas aggraver mes relations avec ce qui restait malgré tout un membre de ma famille. Quand bien même lui aurait sans doute préféré qu'il n'en soit pas ainsi. Mais Julian n'était pas avec Aiden, il était introuvable, c'était bien là le souci, et maintenant son petit protégé également. « Vous vous trompez. Il a agi sur un coup de tête et j'en suis consciente. Si vous ne m'aviez pas aboyé dessus alors que j'essayais tant bien que mal de profiter de ma pause déjeuner, peut-être que vous auriez su que j'ai essayé de l'en empêché. Mais qu'est-ce que j'avais comme argument ? Qu'il devait laisser son père entre les mains des pacificateurs pour rester ici avec moi ? Ou bien qu'il ne lui arriverait rien parce que ce n'était qu'un piège pour l'attirer lui ? Que vous alliez l'aider alors qu'il m'avait dit que ce ne serait jamais le cas ? Ça n'aurait pas eu de sens. Qu'il revienne ou non, de toute façon il me déteste sûrement pour ce que j'ai dit afin de le faire rester vainement. C'est fini pour moi. » J'étais resté un instant silencieux, considérant ce qu'elle venait de me dire, presque attendri devant cette amertume teintée de désespoir dont elle faisait preuve, et un peu amer moi aussi de l'entendre me dire qu'Aiden à aucun moment n'avait sincèrement cru que je pourrais l'aider. Comme si lui aussi au fond, ne nous voyait moi et les autres soldats natifs de ce districts que que comme des machines, des hommes fait de chair et de sang mais dépourvu du cœur qui nous aurait permis de comprendre des notions telles que celle de famille. « Ça n'aura plus d'importance. Quand il … si il revient, s'il passe aussi près de se faire tuer qu'il risque de le faire, tout ce qui lui importera en revenant c'est de retrouver les gens qu'il aime. » Parce que nous étions tous les mêmes au fond, et à la fin d'une journée éreintante de travail ou d'une mission particulièrement dangereuse tout ce que chacun souhaitait c'était rentrer et retrouver celles et ceux grâce à qui son existence dans les souterrains n'était pas que solitude. « Et si on ne peut pas ramener son père … si il revient sans lui il aura besoin de quelqu'un ici. De quelqu'un pour le raisonner et l'empêcher de faire une bêtise. » C'était tellement ironique, de réaliser seulement maintenant que la jeune femme était un peu pareille à ce que j'avais pu être face à Miléna pendant un temps. Une Miléna tellement aveuglée par la mort de Cray et par son désir de vengeance qu'elle ne voulait reculer devant rien pour arriver à ses fins ; Alors j'espérais, je priais presque. Pour que Megara et moi soyons des raisons suffisantes à l'empêcher de faire n'importe quoi, que nous soyons plus importants à ses yeux que sa volonté de se venger.

Je n'avais pas touché à ce qui se trouvait dans mon plateau, je le réalisais seulement maintenant. Machinalement et sans grande envie j'avais pioché dans la portion de fruits secs qui constituait notre dessert ; Bien souvent le fait que je rechigne à manger était la seule façon de voir que j'étais préoccupé pour ceux qui ne me connaissaient pas, ou pas assez. Et préoccupé je l'étais, en colère aussi de la désobéissance d'Aiden mais préoccupé de le savoir tout seul dehors alors que les combats ne faisaient que s'intensifier. Pour être un chef rebelle je savais qu'il devait être capable et que nous n'étions pas en train de parler d'une brebis égarée, mais il n'en restais pas moins qu'il s'apprêtait à se jeter dans la gueule du loup, peut-être en pensant n'avoir absolument rien à perdre. « Il t'as vraiment dit ça ? » avais-je finalement demandé à voix basse, rechignant à relever les yeux vers la jeune femme pour la regarder, mais finissant tout de même par le faire. « Que jamais je l'aiderai, c'est vraiment ce qu'il pense ? » C'était stupide mais c'était quelque chose que j'avais un peu de mal à avaler. Je savais bien que je passais pour quelqu'un de sévère et d'exigeant, parfois trop, aux yeux des recrues ; C'était ma façon à moi de veiller dès le départ à me faire respecter et à obtenir des soldats rigueur et obéissance, qu'ils soient destinés ou non à être ensuite sous mon commandement direct. Mais chaque homme de mon unité savait aussi, du moins j'espérais que depuis le temps ils en avaient conscience, que pour chacun d'eux j'étais capable de tout mettre en œuvre, que le pacte qui liait chaque membre d'une unité au reste de son équipe allait bien plus loin que le simple serment d'un soldat à un autre.


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MessageSujet: Re: the one that got away (raven)   Sam 1 Fév - 1:52


Premiers contacts avec le supérieur d'Aiden. Ce n'était pas vraiment la joie. A peine avait-il commencé que nous étions déjà en train de nous crier dessus. Heureusement que je n'étais pas l'un de ses soldats, sinon cela aurait été bien pire que cette discussion assez bruyante dans ce réfectoire. Les avantages d'être une fille au district treize il faut croire. Mais ce n'était pas pour autant que j'allais me sortir de cette situation aussi facilement. Je ne m'étais pas doutée que les soldats du district souterrain puissent être aussi... froids et obstinés. Je l'avais découvert à mon arrivée il y a maintenant un peu moins d'un an. Et dire que je me plaignais du comportement d'Aiden. Si j'avais su. Je n'aurais jamais créé tous ces problèmes nous menant dans ce trou à rats lorsque le jeune homme m'avait embrassée pour la première fois. Nous serions encore chez nous, sans toutes ces cicatrices pour nous souvenir de nos erreurs passées. Le père d'Aiden serait même encore en vie. Mais bref. Trêve d’apitoiement. Cela n'allait pas m'aider à me débarrasser de ce soldat désagréable. Alors je répondis à ses questions, ou plutôt à ses critiques. Parce que oui, monsieur savait mieux que tout le monde ce qui s'était passé entre Aiden et moi avant son départ, alors il pouvait me dire que j'étais bête et naïve de l'avoir laissé partir comme ça. Sauf que je ne l'avais pas laissé partir de bon gré. « Peut-être, oui, mais tu aurais du venir en parler directement, plutôt que d'attendre que je vienne te trouver. Maintenant qu'il a plusieurs heures d'avances dieu sait où il peut être, j'ai plus aucun moyen de le rattraper. » Le soldat semblait avoir compris que me crier dessus et me reprocher des choses que je ne pouvais contrôler ne faisaient que m'énerver et me rendre encore plus hermétique à ses demandes. Et, même si j'avais horreur de l'avouer, il avait raison. J'aurais dû réagir pour l'empêcher d'aller plus loin, mais je n'y avais pas pensé, tout simplement. J'étais restée dans mon coin à m'apitoyer sur moi-même comme je sais si bien le faire. Tout le reste m'était sorti de la tête. De toute façon, je me voyais mal courir dans tout le district à la recherche d'un des supérieurs d'Aiden pour les prévenir de son départ. S'ils n'étaient pas fichus de contrôler les entrées et sorties du district, c'était aussi leur problème. « Il était tard et... je pensais que quelqu'un d'autre s'en chargerait peut-être, il doit bien y avoir des gardes non ? » Ou la phrase la plus stupide et mensongère de la conversation. Au fond de moi, j'avais aussi cette idée que... j'avais voulu lui donner une chance de trouver son père. Qu'aurait fait le lieutenant-colonel si je l'avais prévenu ? Il lui aurait souhaité bonne chance ? Certainement pas. Il se serait assuré qu'il reste bien enfermé dans son appartement le temps que l'on retrouve le corps de son père, mais n'aurait rien fait d'autre. Pourtant, il me soutenait que j'avais fait une erreur, et qu'il ne comptait pas le laisser seul dans cette galère. Bien sûr.

Je ne comprenais pas trop la façon de s'exprimer du supérieur d'Aiden. Il passait de l'agression à une certaine sympathie, du mois c'était ce que me semblait être ses paroles. Peut-être avait-il décidé de changer de tactique en voyant mon malaise grandissant face à la situation évoquée, ou alors il essayait de me faire culpabiliser tout en me soutirant le plus d'informations. Le pire était qu'il parvenait à ses fins. « Je n'ai rien promis, je ne fais jamais de promesses que je ne suis pas certain de pouvoir tenir. » Et après c'était ma faute s'il était parti... Je me serais tirée dès que possible à la place d'Aiden si j'avais reçu autant d'aide généreuse d'une personne aussi importante. Ne pas lui dire qu'il allait véritablement l'aider, c'était comme lui dire clairement qu'il pouvait partir de lui-même pour s'en occuper. Pas besoin de connaître aussi bien Aiden pour le savoir. « Si Julian était avec lui au moins … » Julian. Julian, et toujours Julian. Je commençais à en avoir marre d'entendre tous ces éloges sur celui-là. A croire qu'il était parfait et invincible. Je ne réagis pas tout haut pour ne pas faire dévier le débat, mais mon expression avait suffi à résumer ma pensée peu agréable pour ce rebelle du district sept. Certes, je lui devais beaucoup. Beaucoup plus que je ne l'aurais souhaité. Mais il avait aussi blessé ma sœur. Et ça non plus je n'allais pas l'oublier de sitôt.

Malgré la colère qui m'avait gagnée dès l'arrivée du soldat, je ne pus m'empêcher de laisser transparaître mes véritables peurs et sentiments face à ce départ aussi impromptu. J'avais beau essayer de me montrer forte, la méchanceté ne faisait que trahir ce qui se cachait au fond de moi. Une fois encore, je finissais par me dévoiler moi-même. Cela m'énervait tellement de le faire devant celui-là qui m'avait traité comme une fille stupide dès la première seconde... « Ça n'aura plus d'importance. Quand il … si il revient, s'il passe aussi près de se faire tuer qu'il risque de le faire, tout ce qui lui importera en revenant c'est de retrouver les gens qu'il aime. » Merci du réconfort, j'en aurais presque oublié qu'il était parti pour une mission suicide dans je ne sais quel district. « Et si on ne peut pas ramener son père … si il revient sans lui il aura besoin de quelqu'un ici. De quelqu'un pour le raisonner et l'empêcher de faire une bêtise. » Franchement, c'était bien les seules choses que je ne voulais pas entendre. Voir Aiden revenir sans son père ? Je m'en voudrais toute ma vie, et lui en voudrait à tout le monde. Alors ça risquait d'être un peu plus compliqué qu'il le disait. « Vous ne devez pas connaître Aiden pour dire ça. Il ne voudra voir personne, et encore moins ceux qui peuvent lui rappeler le district neuf. » J'espérais avoir tort, mais lui en vouloir pour ça serait tout aussi égoïste. Je ne pouvais pas imaginer ce que l'on pouvait ressentir après la mort d'un proche à cause de pacificateurs et je ne le souhaitais pas. Pour moi, il n'y avait qu'une seule issue possible et acceptable : Aiden devait revenir avec son père. Un peu utopique peut-être, surtout sans Sire Julian pour sauver toutes les âmes en peine, mais je ne pouvais imaginer une autre fin à toute cette histoire. C'était trop dur. Une espèce de blanc affreux s'installa un court instant dans la conversation. L'espace d'une demi-seconde j'eus presque envie de sourire en me disant que nous allions bien rire avec Aiden lorsque je lui raconterais cet échange avec son chef, qu'est-ce que je pouvais être stupide quand je m'y mettais... Quel mot est-ce que je n'arrivais pas à comprendre dans « il est parti » ?! Ce n'était pas dur pourtant... « Il t'as vraiment dit ça ? » Comment ? Le soldat me réveilla de mes pensées. Je n'avais même pas idée de ce dont il voulait me parler. Enfin si, du départ d'Aiden et de ce qu'il avait dit, je n'étais pas non plus si bête que cela. « Que jamais je l'aiderai, c'est vraiment ce qu'il pense ? » Franchement, on s'en fichait non ? Aiden était dehors, peut-être même déjà mort ou sur le point de l'être, et le type voulait savoir ce qu'il avait dit ou pensé... Il réussit tout de même à me remettre de mauvaise humeur, ou plutôt à me faire réagir de manière plus violente que je ne l'aurais pensé. « Oui... enfin je sais pas... » eus-je le temps de dire avant de sortir de mes gonds. Heureusement que nous étions dans un lieu public, sinon je sentais que ce plateau aurait été balayé de la table immédiatement. « Vous croyez vraiment que je vais me souvenir de ça ?! On s'en fiche de ce qu'il pense ! Il est parti ! » sortis-je, entre la colère et le chagrin. Il croyait vraiment que j'allais me souvenir de ce qu'il avait dit au début alors que nous avions eu des mots difficiles à la fin ? Puis je finis ma petite scène sur le même ton énervant, la voix tremblante et prête à se briser. J'étais vraiment irrécupérable. « Réfléchissez un peu, s'il est parti c'est qu'il ne vous fait plus confiance. » C'était assez mauvais de rejeter la faute sur les autres, mais ce n'était pas non plus la mienne si Aiden avait fait ce choix. Et s'il fallait jeter la pierre sur quelqu'un, celui qui venait de se présenter devant moi était un bon candidat.


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MessageSujet: Re: the one that got away (raven)   Mar 25 Fév - 3:34

Fallait que je sois parfaitement honnête, il est vrai que je n'avais jamais fait beaucoup d'efforts avec émigrés des autres districts, particulièrement ceux qui n'avaient pas fait le choix de rejoindre les rangs de notre armée. Pas que je leur en tienne rigueur pour cela particulièrement, car après tout nous avions toujours eu ici aussi des gens qui occupaient leur vie à autre chose, dieu merci … Mais je crois que je n'avais simplement pas confiance. Au fond nous ne savions rien de ces gens, nous supposions qu'ils venaient ici parce qu'ils ne se sentaient plus en sécurité chez eux, sous la coupe directe du Capitole, mais nous n'avions aucune garantie au fond que leurs intentions n'étaient pas autres. Et je n'étais pas en train de dire qu'ils étaient tous des espions, je savais bien que ce n'était pas le cas mais … Je n'avais pas confiance, simplement. Cela ne s'expliquait pas, c'était simplement un sentiment que j'avais et dont je n'arrivais pas à me débarrasser. Et puisque je restais persuadé que la plupart d'entre eux ne nous faisait pas confiance non plus, disons que c'était de bonne guerre. Pour cette raison je me savais donc en terrain glissant en étant face à la jeune femme qui partageait la vie d'Aiden ; Pas que je la craigne, comme on s'en doute, mais je savais que si je voulais obtenir quoi que ce soit de tangible de sa part j'allais devoir faire preuve de doigté et de diplomatie. Deux disciplines pour lesquelles je me savais en désavantage, pour ne jamais avoir besoin d'en user. Et comme on pouvait s'y attendre je m'y étais donc pris comme un manche, m'attirant la méfiance et les foudres de la jeune femme alors que j'aurais surtout voulu m'attirer sa coopération, à défaut de pouvoir espérer obtenir sa confiance. Elle n'avait même pas assez confiance en nous pour se résoudre à faire autre chose qu'attendre dans son coin pendant qu'Aiden partait la fleur au fusil pour ce qu'elle savait très bien être proche du suicide. « Il était tard et … je pensais que quelqu'un d'autre s'en chargerait peut-être, il doit bien y avoir des gardes non ? » Il était absolument hors de question que je rentre avec elle dans un débat sur les autres choses qui avaient merdé cette nuit et permis à Aiden de se tirer sans que personne ne s'en rende compte immédiatement. Mais une chose était certaine, si personne ne songeait à sanctionner le ou les imbéciles qui par inadvertance avaient permis à une simple recrue de se faire la malle sans être le moins du monde inquiété, je m'en chargerais moi-même et les concernés s'en souviendraient pour un moment. « Ne jamais se reposer sur les autres pour quelque chose que l'on est capable de faire soi-même. » Je m'en foutais bien que ce soit d'abord un principe militaire, et je m'en foutais bien qu'elle ne soit pas une recrue. C'était un principe qui pouvait s'appliquer à des centaines, des milliers de situations selon moi, parce qu'il revenait simplement à se prendre par la même et à faire preuve d'esprit d'initiative ; Un truc dont les pièces rapportées des autres districts avaient bien besoin à mon avis.

J'essayais tant bien que mal de mener de front la discussion et mes réflexions intérieures quant à savoir comment j'allais pouvoir me démerder. Me jeter dans la gueule du loup de la même façon que lui n'était pas envisageable, parce que j'avais perdu mon droit d'aller sur le terrain pour l'instant, parce qu'il était de question que je mette la vie de mes hommes en danger aussi simplement que ça, et parce qu'il me fallait un plan. Quelque chose d'un peu plus imparable que de compter sur la chance comme le génie Bregstone avait décidé de le faire. Je regrettais l'absence de Julian, je l'avais avoué sans réfléchir mais c'était on ne peut plus vrai. Mon cousin et moi avions peut-être nos différents, mais j'étais quasiment certain que s'il avait été question d'Aiden nous aurions pu mettre provisoirement nos divergences d'opinions de côté pour trouver une solution ; Lui y serait allé, sans hésitation, il aurait pu faire ce que je n'avais actuellement pas les moyens de faire, et il partait avec un avantage que je ne possédais de toute évidence plus : la confiance du jeune rebelle. Mais Julian n'était pas là, une fois encore, une fois de plus devrais-je même dire, et je n'avais pour le moment que des suppositions et des brides d'idées quant à ce que j'allais pouvoir faire pour essayer d'éviter que toute cette histoire ne se transforme en sanglante catastrophe. La petite Sweenage parlait comme si Aiden n'avait plus rien à perdre mais je voulais croire que c'était faux ; Je me disais que nous adultes disons parfois déjà des choses sans réfléchir et que nous regrettions ensuite, alors que dire des adolescents si ce n'étaient qu'ils ne savaient communiquer que comme ça. Si Bregstone n'était pas entièrement stupide il réaliserait bien vite – si ce n'était pas déjà fait – que tant qu'il avait cette fille il n'avait pas totalement rien à perdre. « Vous ne devez pas connaître Aiden pour dire ça. Il ne voudra voir personne, et encore moins ceux qui peuvent lui rappeler le district neuf. » Non, elle semblait vraiment croire à ce qu'elle disait, et sans doute que si j'avais été de meilleure humeur j'aurais pu trouver quelque chose d'un peu réconfortant à dire, mais pour l'heure j'avais d'autres préoccupations qui passaient avant le fait de l'aider à recoller les morceaux de son cœur qu'Aiden avait de toute évidence décidé de mettre en miettes avant de s'en aller. Histoire de faire les choses bien, bah oui. « Et si tu tiens à lui autant que tu le dis, tu laisseras pas tomber simplement parce qu'il te le demande. Le fait de vouloir rester seul ça dure pas éternellement. » J'aurais pu dire autant que tu le sembles, et pas autant que tu le dis, mais je crois que j'essayais volontairement de l'obliger à me donner une réponse qui soit plus qu'un marmonnement. Tant pis si je la piquais au vif, ce n'était pas comme si nous avions prévu de devenir potes ou je ne sais quoi … Je la pensais sincère, mais je me foutais bien qu'elle le sache ou non à vrai dire.

La seule confiance dont j'avais besoin dans le cas présent c'était celle de Bregstone à vrai dire, et pas pour une question de fierté ou de satisfaction personnelle, puisque mon boulot n'était pas rappelons le de me faire apprécier des recrues mais de veiller à ce que leur formation leur permette de se démerder sur le terrain et au sein de notre corps d'armée, qu'elles soient destinées à être sous mes ordres directs ou non. Non, c'était simplement le fait que si Aiden ne me faisait plus assez confiance j'allais devoir trouver une parade … s'il était aussi tête de mule que la petite Harper je n'avais aucune garantie qu'il suive sans faire d'histoires si j'allais le chercher, ou envoyait quelqu'un pour le faire à ma place. « Oui … Enfin je sais pas … Vous croyez vraiment que je vais me souvenir de ça ?! On s'en fiche de ce qu'il pense ! Il est parti ! » J'avais rassemblé tout ce qui me restait de volonté pour m'empêcher de lever les yeux au ciel, et pourtant dieu sait si j'en avais eu envie. On ne s'en fichait pas, justement, je ne m'en fichais pas et j'aurais pu mettre ma main au feu qu'elle non plus. « Réfléchissez un peu, s'il est parti c'est qu'il ne vous fait plus confiance. » C'est bon, elle avait fini ? Bon dieu mais qu'est-ce qu'ils avaient ces gosses à tout prendre de travers, que je sache ce n'était pas à elle que je venais de faire un reproche, j'avais simplement posé une question. Et j'essayais de contenir ma frustration et de parler de façon plus posée par dessus le marché, mais y'avait des limites … Soupirant, j'avais secoué la tête une seconde avant de reprendre d'un ton qui se voulait posé « Tu as sans doute raison. » Et c'était vrai, je veux dire, inutile de se le cacher au fond. Même si cela me coûtait plus que je ne souhaitais l'avouer que de le dire à haute voix. « Même si à vrai dire non, on ne s'en fiche pas, faut que je m'adapte à la situation et pour ça j'ai justement besoin de la connaître, la situation. » Et autant dire que j'étais prêt à ramener Bregstone ici de force si c'était la seule façon d'empêcher qu'il se fasse bêtement tuer. Mieux valait qu'il soit en colère mais vivant, que mort, tout simplement. Je me foutais bien qu'une personne de plus ici me trouve méprisable et intransigeant, je le vivrais de toute façon mieux que de rester là à rien faire pour apprendre ensuite que mon absence d'initiative avait coûté la vie à quelqu'un. Même si encore une fois Bregstone s'était foutu dans la merde tout seul, à croire qu'il avait décidé de prendre exemple sur cet imbécile de Cray … Rien à foutre de vexer la mémoire d'un mort, Cray était un imbécile, justement par la façon dont il était mort, et je ne tenais pas spécialement à voir une de mes recrues suivre le même chemin.

Mon assiette devant moi avait eu largement le temps de refroidir, puisque je n'y avais pas touché, et la repoussant sur le côté de mon plateau j'avais abandonné définitivement toute intention de manger ce midi. Pas le temps, de toute façon, parce qu'une fois ma discussion avec mademoiselle ici présente terminée j'avais des choses à faire, des gens à convaincre et des décisions à prendre concernant la conduite de Bregstone. Le dénoncer, attendre d'avoir échafauder un plan, assurer autour de moi que je ne savais pas encore pendant quelques heures … Comme si nous n'avions que ça à foutre, comme si je n'avais pas d'autres recrues plus disciplinées à entraîner, cet après-midi. Soupirant à nouveau, décidément, j'avais reposé mes yeux sur la jeune femme et tenté d'adopter un ton … conciliant. « Écoute, si quelqu'un d'autre vient te demander si tu sais où il est … dis simplement que tu n'en sais rien, d'accord ? » Oui, j'étais en train de lui demander de mentir, ni plus ni moins. Je le faisais un peu pour elle, mais aussi un peu pour moi on ne va pas se mentir, j'avais besoin de gagner un peu de temps. « Tu t'es levée ce matin, Aiden n'était plus là, et tu ne sais pas du tout où il est allé. Fin de l'histoire. » Je précisais, au cas où elle n'aurait pas compris où je voulais en venir. Et puis si on me posait la question ensuite, puisque la moitié du réfectoire avait du me voir discuter avec elle, nous serions au moins d'accord sur une version des faits. « Je dis aussi ça pour toi, si on apprend que tu ne l'as pas dénoncé alors qu'il s'apprêtait à déserter, il t'arrivera des bricoles à toi aussi. » Autant appeler un chat un chat après tout, ce n'était ni plus ni moins que de la désertion ce qu'avait décidé de faire Bregstone. Et parce que je me méfiais de plus en plus de Coin, de son intransigeance et de ses désirs parfois soudain de faire des exemples, je préférais éviter que Sweenage ne soit dans son collimateur.


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MessageSujet: Re: the one that got away (raven)   Mer 5 Mar - 22:59


Cette conversation ne tournait pas bien, pas bien du tout. J'étais si têtue et le lieutenant-colonel Abernathy ne comptait pas lâcher le morceau de sitôt. Autant dire que nous étions dans une impasse. Je savais pertinemment que ce genre de comportement n'allait pas me mener loin, mais je n'avais aucune envie de faire preuve d'une quelconque sympathie avec cet homme qui n'avait pas eu ce souci. Il pouvait continuer à me crier dessus comme une vulgaire recrue ou à se calmer pour un peu plus de diplomatie, je ne ne voulais juste pas être gentille ce jour, ni même plus tard. Tant que ma vie se résumerait à rester coincée dans des souterrains en assistants des soldats se croyant supérieurs et investis d'une mission sacrée, jamais je n'allais sourire à ces gens poliment. Chacun vivait sa petite vie dans son coin, qu'elle soit merveilleuse ou pourrie. « Ne jamais se reposer sur les autres pour quelque chose que l'on est capable de faire soi-même. » Il devait se croire drôle avec son petit proverbe. Il était le premier à me faire comprendre que la situation était délicate, et pourtant il aurait fallu que j'avertisse tout le monde. Parce que, oui, tout le monde aurait été averti comme je ne connaissais rien au système de l'armée dans ce district, et encore moins qui était en charge d'Aiden. Jusqu'à aujourd'hui. « Pas étonnant qu'il soit parti seul alors si vous répétez tout le temps ça. » Ok, je détournais son petit proverbe, mais la notion de 'capable' pour Aiden était certainement autre que celle de son supérieur. Il avait eu la volonté, le courage mais surtout l'audace, ce qui apparemment manquait cruellement à ces stratèges restés tapis dans un district pendant des décennies dans le seul but de survivre. Contrairement à eux, le jeune homme n'avait pas eu peur de sortir de sa cachette pour sauver un proche alors que les combats faisaient rage dehors. C'était peut-être suicidaire, mais tout aussi admirable.

Le soldat avait réussi à me pousser dans mes retranchements en me rendant plus sensible et disposée à ne plus m'énerver gratuitement. Mais ça n'allait pas être pour un bon moment puisque sa réplique suivante me donna envie de le renvoyer balader. « Et si tu tiens à lui autant que tu le dis, tu laisseras pas tomber simplement parce qu'il te le demande. Le fait de vouloir rester seul ça dure pas éternellement. » Ça m'agaçait tellement cette façon de parler, comme s'il savait tout sur tout, avait tout vécu... Avait-il était dans cette même situation ? J'en doutais. Sinon, il n'aurait jamais réagi de la sorte face à la nouvelle du départ d'Aiden. J'avais envie de jouer au petit jeu des proverbes en lui en sortant un pour rétorquer que tout ne dépendait pas de moi dans l'idée d'un potentiel retour du jeune rebelle, mais je n'eus pas la foi de me lancer dans ces enfantillages ridicules et puis, je n'avais pas trouvé de bon proverbe. Dommage. Je levai les yeux vers lui avec un regard froid. « Je ne crois pas non. Ce n'est pas si simple. » Soyons honnêtes, les chance qu'Aiden revienne étaient minces, alors celles qu'il revienne avec son père en vie étaient plus que minces, voire inexistantes. Ainsi, il allait revenir dans un état pitoyable que je ne pouvais imaginer alors que j'avais déjà perdu beaucoup dans ma vie. On aurait dit que le lieutenant-colonel n'avait quant à lui perdu personne, chose dont je doutais fortement après ce que j'avais appris sur le district treize, notamment l'épidémie qui l'avait rongé de l'intérieur. Arriva ensuite une petite discussion sur la confiance qui me mit hors de moi, il fallait l'avouer. Je n'avais aucune envie de me replonger dans la soirée d'hier, encore moins avec cet homme devant moi qui ne voulait que me soutirer des informations sans se soucier de l'être humain qui se trouvait en face. « Tu as sans doute raison. »  Voilà au moins une chose sur laquelle nous étions d'accord. Enfin. « Même si à vrai dire non, on ne s'en fiche pas, faut que je m'adapte à la situation et pour ça j'ai justement besoin de la connaître, la situation. » J'avais parlé trop tôt. La situation ? Vraiment ? Qu'est-ce que ça pouvait bien changer qu'Aiden lui fasse confiance ou non ? La réponse était clair en plus, il était parti seul, donc non il ne lui faisait pas confiance... Et ça n'allait rien changé de plus. Aide ou non, il suivait dorénavant son propre chemin pour sauver son père et fin de la discussion. Ces soldats réfléchissaient bien trop pour être efficaces. Pas étonnants qu'ils soient restés si longtemps dans l'ombre des ruines. « La situation est simple... Il est parti seul parce qu'il ne voulait pas laisser un jour de plus son père seul entre les mains de l'ennemi. Il a confiance en vous peut-être, j'en sais pas plus que vous, mais pas dans les décisions prises c'est certain. » dis-je d'un ton ferme et agacé. J'avais peut-être tout faux, mais c'était pour moi la seule interprétation que je pouvais faire des paroles du jeune rebelle. Après tout, comment pouvais-je réellement savoir ce qui se tramait dans sa tête ? Surtout lorsqu'on comprenait qu'il n'en avait pas dévoilé la moitié pour ne pas paraître faible, ou trop rude. Nous ne saurions peut-être jamais l'entière vérité sur cette décision, mais ce n'était pas une raison pour dire qu'il était fou. Nous ne comprenions juste pas, ou plutôt, nous n'acceptions pas.

La conversation prit un tournant plus calme. A vrai dire, nous avions déjà échangé les politesses, il était maintenant temps de réfléchir vraiment à la situation. J'avais beau rejeter le soldat qui se trouvait devant moi, je devais accepter qu'il était la seule solution pour moi de m'en sortir sans trop de problèmes, de même pour Aiden s'il revenait en vie. J'attendis alors quelques secondes en finissant mon assiette qui en donnait pas envie. Mais c'était toujours mieux que le peu que j'avais lorsque j'habitais dans mon district d'origine. J'entendis cependant soupirer et relevai la tête avec une expression plus impassible qu'auparavant. « Écoute, si quelqu'un d'autre vient te demander si tu sais où il est … dis simplement que tu n'en sais rien, d'accord ? » Voilà un plan qui m'étonnait assez. J'aurais voulu être en position de faire objection, mais le pouvais-je vraiment ? Pour une fois, je devais faire confiance à quelqu'un que je ne connaissais pas. Pour le bien de tous. Alors j'acquiesçai pour lui montrer mon accord. Je me demandais bien ce qu'il avait en tête pour mentir comme ça aux autres. « Tu t'es levée ce matin, Aiden n'était plus là, et tu ne sais pas du tout où il est allé. Fin de l'histoire. » Il me prenait pour une attardée ou... ? Je savais très bien inventer des mensonges, et celui-là n'allait pas être bien difficile puisqu'il était vrai à moitié. A moins que ce ne soit pour que l'on ait une version accordée, ce qui n'était pas si bête. Je devais avouer que je n'avais pas pensé aux témoins de cette conversation. « Et je dirai que notre conversation s'est résumée à ça,  j'ai compris. » répondis-je d'un ton prudent. Pour une fois, je l'écoutais attentivement pour ne pas rater un seul mot. Je ne savais pas pourquoi il prenait tant d'attention à me dire cela, mais il devait bien avoir une raison qui me préoccupait. On aurait dit qu'une mauvaise réponse de ma part entraînerait des conséquences désastreuses. Ce n'était pas si grave si ? « Je dis aussi ça pour toi, si on apprend que tu ne l'as pas dénoncé alors qu'il s'apprêtait à déserter, il t'arrivera des bricoles à toi aussi. » Quoi ? Déserteur ? Elle était bien bonne... Aiden n'avait pas déserté, il comptait faire le boulot qu'eux ne voulaient pas faire... C'était vraiment n'importe quoi ! « Il a pas déser... ! » sortis-je inconsciemment alors que je réussis à taire la fin de ma phrase pour ne pas attirer plus l'attention. Je pouvais être vraiment stupide quand je m'y mettais. Mais sa dernière phrase me glaçait presque le sang. Savait-il des choses que les simples habitants de ce district ignoraient ? C'était à se le demander, et pas forcément dans le bon sens. Il était clair qu'il me mettait en garde contre des comportements, et j'avais intérêt à ne pas m'éloigner de notre compromis. « Pas un mot j'ai compris. » finis-je par dire avant de me rendre compte que ma pause était arrivée à son terme. Ce n'était pas que j'avais tellement envie de retourner m'occuper des gamins, mais il le fallait. Et je ne voulais pas ajouter un autre problème à notre liste en abandonnant à mon tour mes obligations dans le district treize. « Je dois retourner à mon travail. » Moment de malaise. Je ne savais pas quoi faire. Est-ce que je devais partir comme ça, sans rien dire ou être polie ? Je n'avais pas l'habitude de parler à d'autres personnes que celles que je connaissais depuis des années. Pourtant, je me voyais mal prendre mon plateau et quitter la table sans un mot. Un timide « merci » s'échappa. Il allait tout de même essayer de nous sortir de cette situation, c'était le moins que je pouvais faire.


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MessageSujet: Re: the one that got away (raven)   Sam 24 Mai - 18:51

Elle me rappelait la petite Harper, sur certains côtés. Le caractère douteux sans aucun doute, et la tendance à ne pas savoir tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de dire quelque chose. Je ne savais pas trop si c'était plutôt la faute à leur âge, ou bien à la façon dont on pouvait élever les gamins dans le district neuf … Quoi que Duncan n'était pas du tout comme ça lui, et pourtant il venait du neuf. Pourquoi est-ce que je me mettais à penser à Duncan ? J'avais secoué la tête, et reporté mon attention sur la dulcinée d'Aiden. Évidemment que si une personne pouvait savoir ce qui était passé par la tête de ma recrue c'était elle, c'était tellement prévisible … Et en même temps compréhensible. N'allez pas croire que j'étais incapable de comprendre pourquoi il en était ainsi, je comprenais, tout ce que je disais c'était que si Bregstone avait vraiment eu envie qu'on ne sache pas où il était allé il n'aurait jamais du mettre sa précieuse petite amie dans la confidence. Il aurait bien du se douter qu'elle serait la première personne que l'on viendrait interroger, et il ne réalisait pas comme il venait de la mettre dans une situation compromettante en la forçant à mentir pour le couvrir. « Pas étonnant qu'il soit parti tout seul si vous répétez tout le temps ça. » Son ton était tranchant, comme si elle se fichait bien des répercutions que cela pourrait avoir sur elle. Et c'était probablement le cas d'ailleurs. Mais si j'étais disposé à ne pas relever aujourd'hui parce que je pouvais comprendre que toute cette histoire la travaillait aussi, j'espérais pour elle qu'elle se mettrait rapidement du plomb dans la tête, ne serait-ce que parce que je doutais que Coin accepte longtemps sans broncher le fait de ramasser tous les rebelles échoués de Panem, y compris ceux qui méprisaient presque sans s'en cacher le toit que nous leur offrions. Je comprenais que l'adaptation aux souterrains et à notre façon de vivre puisse être compliqué pour ceux qui n'y avaient pas été habitués, mais nous ne retenions personne ici ; Seulement la plupart savaient très bien qu'une fois ici il n'y avait plus de retour possible, tout ce qui pouvait encore les attendre au dehors c'était la fuite perpétuelle ou la mort.

Mais ils avaient tout mieux que nous, c'est vrai. Ils connaissaient la mort, l'oppression et la peur mieux que nous, ils savaient la souffrance et la contrariété et pas nous. Le bombardement du treize ne comptait pas, l'épidémie qui avait décimé la moitié de notre population non plus, tout comme les soldats qui avaient donné leur vie pour défendre celle d'une cause qu'ils croyaient juste n'avaient aucun mérite, parce qu'après tout ils n'étaient pas vraiment comme eux, pas vraiment des habitants de Panem, pas vraiment des victimes du Capitole malgré que ce soit les pacificateurs qui fassent couler leur sang. C'était ce que j'avais la sensation de lire parfois dans leurs yeux, les yeux de tous ces réfugiés que nous avions malgré tout accepté d'accueillir, d'héberger pour qu'ils ne restent pas à la merci d'un gouvernement qui rêvait de voir leur sang rougir un peu plus les terres du pays. C'était ce que je lisais dans ses yeux à elle tandis qu'elle me répondait « Je ne crois pas non. Ce n'est pas si simple. » comme si elle me reprochait de ne pas comprendre, parce que de ne pas savoir. Et je ne connaissais pas très bien Aiden c'est vrai, mais des gens qui avaient perdu quelqu'un au treize nous en connaissions tous, nous en avions assez vu pour comprendre comme ils réagissaient dans la plupart des cas, comment un deuil fonctionnait. « La situation est simple … Il est parti seul parce qu'il ne voulait pas laisser un jour de plus son père seul entre les mains de l'ennemi. Il a confiance en vous peut-être, j'en sais pas plus que vous, mais pas dans les décisions prises c'est certain. » Parce que sa vision était biaisée, parce qu'il n'avait pas appris à faire la part des choses et qu'en voyant son père il ne voyait plus rien d'autre, pas même lui-même, ni même les gens qu'il ferait souffrir en se faisant bêtement tuer. Il pensait agir en son âme et conscience mais en vérité il agissait égoïstement, il agissait parce qu'il ne SE pardonnerait pas de n'avoir rien fait si son père mourrait, mais il se foutait bien des conséquences de ses actions sur les autres en revanche. « Ne pas autoriser à quelqu'un de mettre sa vie en danger pour une cause à priori perdue, j'estime que c'était la seule décision raisonnable à prendre. Et le père d'Aiden penserait certainement de même, je ne pense pas qu'il approuverait le fait que son fils mette sa vie en danger pour lui. » Et je n'avais pas besoin de connaître le maire Bregstone pour savoir cela, ça coulait de source, c'était dans la nature humaine de protéger sa progéniture. Et il ne fallait pas croire, je n'étais pas hypocrite au point d'essayer de vous faire croire que ma décision était guidée par une quelconque grandeur d'âme ou volonté de rendre service au père d'Aiden … Mais c'était comme ça, lui et moi avions la même volonté, celle de ne pas voir ce gamin mourir bêtement, et pour une cause qui avait ou sans lui ne valait sans doute plus que l'on se batte pour elle.

Fallait que je bouge en tout cas, maintenant que je savais de la bouche de la jeune femme quelle mouche avait piqué le jeune homme et où il était parti, il fallait que je trouve un moyen de m'organiser … Et ça m'agaçait à vrai dire, de me dire que j'allais devoir mettre en danger la vie de mes hommes pour aller le chercher, comme si des occasions de nous mettre en danger nous n'en avions pas déjà suffisamment. Je ne savais pas encore si j'avais véritablement envie de faire des efforts pour alléger les ennuis qui allaient tomber sur Aiden lorsqu'il serait de retour au treize, il méritait une sanction exemplaire, le genre qui lui couperait l'envie de recommencer une telle connerie … Mais pour le moment il n'était pas encore question de ça, pour le moment il était question de le ramener, et avant même ça il fallait encore réussir à convaincre la Présidente de laisser des hommes partir à sa recherche. Putain mais quel imbécile. J'avais commencé par demander à Sweenage de garder le silence, inutile d'aggraver le cas d'Aiden, son cas à elle, et le mien par la même occasion. « Et je dirais que notre conversation s'est résumée à ça, j'ai compris. » Bien, voilà au moins une bonne nouvelle. Enfin bonne, tout était relatif n'est-ce pas. En même temps je pense qu'elle avait assez de jugeote pour avoir compris qu'Aiden n'était pas le seul à risquer des ennuis dans cette histoire, ne pas reporter une tentative de désertion c'était s'en rendre complice « Il n'a pas déser... ! » Pardon ? Je préférais ça, qu'elle ne termine pas sa phrase. Parce que si, c'était ce que c'était, quitter son poste contre les ordres et quitter les limites du district sans autorisation quand on aspirait à devenir un soldat c'était de la désertion, ni plus ni moins. « Pas un mot, j'ai compris. » J'avais hoché légèrement la tête. C'était tout ce dont j'avais besoin, qu'elle tienne sa langue. Elle avait bien réussi à le faire pour Aiden, alors elle devrait pouvoir le faire pour s'éviter les ennuis, à priori. « Je dois retourner à mon travail. » m'avait-elle finalement annoncé, l'air presque indécis. Elle attendait quoi, que je lui en donne l'autorisation ? Y'a deux minutes elle ne se souciait pas de mon autorité pour parler à tort et à travers et me faire comprendre son ressenti. « Va. J'essayerai de te tenir au courant, si je peux. » Je préférais rajouter une nuance à ma phrase, qu'elle ne me reproche pas de ne pas avoir tenu parole si finalement je n'en avais pas l'occasion, je ne savais pas comment les choses allaient évoluer, si la situation allait se débloquer rapidement ou bien si j'allais devoir puiser dans mes réserves de patience. Mais j'essayerais de le faire dans la mesure du possible, je comprenais son inquiétude malgré tout. J'allais devoir m'absenter, Miléna n'allait pas apprécier … Et il ne fallait pas croire, cela ne m'enchantait pas non plus. Mais j'avais décidé de m'occuper d'Aiden et cela signifiait dans les bons moments comme dans les mauvais. « Merci. » j'avais relevé la tête vers la jeune femme tandis qu'elle se levait, sa voix plus un murmure qu'autre chose. J'avais acquiescé d'un signe de tête en guise de réponse, et sans broncher ou ajouter quoi que ce soit je l'avais regardée s'éloigner.

Mon assiette avait refroidi, et je n'avais pas faim. J'avais tout de même englouti ma pomme en quatrième vitesse, histoire de ne pas repartir le ventre vide, et puis j'avais déposé mon plateau sur le portant prévu à cet effet avant de prendre moi aussi le chemin de la sortie. Fallait que je m'organise, j'avais des gens à voir, des choses à faire … Bon dieu mais Aiden, quand au juste allais-je réussir à te mettre assez de plomb dans la tête pour que tu arrêtes tes conneries.

fin du sujet.


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