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 Petite fille de novembre, Si blanche dans la nuit de cendre... [Camille Loreens]

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MessageSujet: Petite fille de novembre, Si blanche dans la nuit de cendre... [Camille Loreens]   Lun 15 Aoû - 21:02


J'aime les douces. Il n'y en a pas au District 8, en tout cas j'en ai jamais vu. La première fois que je suis rentré dans la salle de bain de mon compartiment du train qui partait pour le capitole, l'accompagnatrice avait dû m'expliquer qu'on pouvait se laver dedans. D'un côté, une petite salle brillante comme la plus propre des neiges et lisse comme le verre, dans laquelle la pluie tombe quand on appuie sur un bouton, je pensais que c'est ce qu'on appelait une "fontaine" moi. Ca m'apprendra à trop réfléchir.
Mais depuis que j'ai découvert les joies de la douce, je pourrais passer des heures, des journées, même toute ma vie dans cette petite salle à sentir l'eau couler sur mon corps, seulement si je n'avais pas peur de finir en pruneau humain. Je ne comprends pas pourquoi on s'en sert seulement pour se laver alors que j'ai toujours trouvé qu'un seau et une bassine avec de l'eau pas trop froide faisait bien l'affaire. Pour moi, cette cascade magique m'offre un havre de paix incroyable où je sens tout les muscles de mon corps se détendre et mon cerveau reprendre un lent fonctionnement agréable.

Un léger son interrompt cependant ma transe au milieu du ruissellement uniforme de l'eau et me fait ouvrir les yeux et regagner le monde extérieur avec une petite grimace. Des grincements ? Des souffles ? Même si j'entends beaucoup mieux ce qui m'a sorti de la douce, je n'arrive pas tout de suite à comprendre ce qu'il se passe dans le couloir.
Enfilant l'épais manteau blanc épongeant le liquide qui ruisselle encore sur ma peau, je sors de la salle de bain pour rejoindre la porte de ma chambre.
Plus je me rapproche et mieux j'entend des petits gémissements entrecoupés de reniflements et par la tonalité aiguë de la voix, je comprend rapidement que c'est la petite Camille, l'autre tribut du District 8.

Je ne la connais pas bien la petite. Je l'ai sûrement vu quelques fois à l'usine, mais là bas, on ne peut pas échanger beaucoup plus que des regards. Je sais qu'elle connait Tommy, par ce qu'il m'en a déjà parlé une fois.
Depuis qu'on a été choisi, j'avoue ne pas vraiment avoir cherché à établir le contact. Elle est si petite, si fragile, si pâle qu'on aurait dit un flocon de neige, et malgré le fait qu'elle ait réussi à le cacher assez bien, si triste. J'avais l'impression qu'elle éclaterait en mille morceaux si je m'approchais trop près. Elle d'habitude si silencieuse que même moi je ne la remarque pas toujours, là voilà qui se brise à quelques mètres de ma porte, dans le couloir de notre étage.

J'ouvre discrètement la porte même si le grincement huileux de ses gonds fait vibrer mes tympans et m'approche doucement de la petite silhouette recroquevillée contre le mur. Ma propre main me parait énorme quand je la pose le plus délicatement possible sur son épaule tremblotante, comme je caresserais les fines mailles d'une broderie délicate.

- Hey là petite… Ca va ?

Mes mots presque inaudibles pour les autres me parait briser trop fortement l'intimité de la petite fille et je surprend même une teinte de tristesse dans ma voix dont je ne connais pas la provenance.
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MessageSujet: Re: Petite fille de novembre, Si blanche dans la nuit de cendre... [Camille Loreens]   Mer 17 Aoû - 21:04

Depuis quand se trouvait-elle ici ? Un jour ? Oui, c’était le premier soir qu’elle passerait ici et à la différence de bon nombre de tribut, elle était restée devant cette table de victuaille sans y toucher. Elle mourrait de faim à vrai dire mais elle était bien incapable d’avaler quoi que se soit. Mangeant comme un véritable moineau et encore. Elle était silencieuse, n’avait pas dit un mot depuis son arrivé, elle n’avait fait qu’acquiescer à tout ce qu’on lui disait, obéissant au moindre conseil du mieux qu’elle le pouvait. Elle ne se sentait pas vraiment à sa place ici mais au fond, une partie d’elle appréciait les lieux : elle avait un véritable lit, une chambre pour elle, une vrai salle de bain avec de l’eau chaude ce qui changeait littéralement de l’eau de pluie froide ou à peine tiède lorsque sa mère avait la patience de la réchauffer à la bouilloire. Elle avait de quoi se nourrir tout les matins, tout les midis et tout les soirs, on ne l’obligeait pas a risquer sa vie dans une usine au milieu des machines à textiles. Les gens du capitole qu’elle côtoyait n’était pas foncièrement méchant et s’en était paradoxale. Était-ce de la pitié ? De l’hypocrisie parce que cette petite fille de douze ans était promise à un destin tragique ? Au final, l’enfant c’était presque mise à aimer les lieux et elle aurait pu véritablement les aimer si elle ne se sentait pas aussi proche de la fin.

Il était dramatique pour une petite fille de douze ans de se rendre véritablement compte de sa mortalité dans des circonstances comme celle-ci. On l’avait emmené jusqu’à sa chambre, on lui avait montré la salle de bain, son fonctionnement et aussi une armoire qui contenait des pyjamas moelleux. Et c’était de manière presque robotique qu’elle c’était d’abord déshabiller, nettoyer brièvement quelque peu apeuré par ses jets d’eau qui sortait du plafond. Au final, c’était agréable, comme une pluie en été. Elle avait quitté la salle de bain pour se rendre dans la chambre et prendre le pyjama qui était là. Elle c’était à peine essuyer et ses petits pieds laissaient des empruntes d’eau sur le tapis luxueux de la chambre. Un vêtement, puis l’autre, elle était dans le pyjama chaud et doux qu’on lui avait laissé avant de se glisser dans son lit. Ses cheveux trempés laissaient une marque visible sur l’oreiller qui en absorbait l’eau. Doucement, elle ferma les yeux et en deux minutes, elle les rouvrit, se redressant brusquement sur le lit et inspirant avec force comme si l’air lui manquait !

S’hyperventillant, elle posa sa main sur son cœur douloureux, les crises d’angoisse n’avaient jamais rien d’agréable et surtout ce genre de crise là. Elle voyait différentes images de sa propre mort, remplaçant les horribles visions qu’elle avait eu à force de regarder les Hunger Games chaque, remplaçant les visages des victimes des années précédente par le sien. Son cœur s’emballait, cognait contre sa poitrine alors qu’elle posa ses mains contre ses oreilles en murmurant…


« Laissez moi…Laissez moi… »

Suppliant ses images de disparaitre de son esprit mais rien y faisait, elle inspirait et expirait presque violemment alors qu’elle se retrouvait au pied de son lit, pleurant et tremblant. Elle devait sortir, son corps tout entier lu sommait de sortir d’ici ! Se relevant tant bien que mal, ses jambes tremblaient et elle avait des difficultés a marché ainsi mais très vite elle rejoint le couloir…Elle voulait sortir, prendre l’air, sentir le vent, elle aimait avoir froid quand elle se sentait pas bien, allez savoir pourquoi mais le froid avait toujours eu tendance à l’apaisé étrangement, surtout le vent. Se tenant a un mur, continuant de pleurer sans véritablement s’arrêter, c’est au bout de quelque mètre qu’elle chuta à nouveau contre le sol…Fatiguée, les mains toujours contre ses oreilles, elle ne voulait plus entendre cette voix dans sa tête qui lui disait encore et encore « Tu vas mourir… »

« Taisez-vous… »

Murmura-t-elle une nouvelle fois, son corps tremblait par les soubresauts de ses sanglot. Elle pleurait sans pouvoir s’arrêter, ses ongles se plantaient légèrement dans la chaire de ses tempes alors qu’elle essayait de calmer sa respiration, de chasser les images de son esprit. Elle n’entendit même pas la porte s’ouvrir, ne sentit pas tout de suite les pats de cette personne s’approcher doucement d’elle. Finnick…Doucement, se pencha vers la petite fille et tenta alors de poser sa main sur elle. Sa réaction ? Un nouveau sursaut, où elle se retourna vivement, prête à frapper sur le moment mais s’arrêtant à temps.

- Hey là petite… Ca va ?

La question semblait presque s’évanouir. Plongeant d’un coup dans les bras de Finnick, elle y cherchait le réconfort qu’elle n’avait jamais eu depuis de sa naissance ou plutôt…Qui était mort il y a un an, presque jour pour jour, dans les mêmes jeux auquel elle allait bientôt participer. Dans ses bras, elle enfuit sa tête contre la nuque du garçon.

« Je veux pas mourir… »

Fini-t-elle par admettre…Incapable à présent de lâcher Finnick, sa chaleur, sa présence lui permettait doucement de calmer cette crise d’angoisse.
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MessageSujet: Re: Petite fille de novembre, Si blanche dans la nuit de cendre... [Camille Loreens]   Jeu 18 Aoû - 16:35

Elle sursaute ce qui me fait sursauter à mon tour et je me retrouve parterre sans vraiment comprendre pourquoi. J’entends toujours ses pleurs mais ils sont étouffés dans ma poitrine. Un peu mal à l’aise, je n’ose pas me relever tout de suite mais me redresse lentement pour accueillir la petite fille dans mes bras. J’entoure son petit corps tremblant de mes grands bras protecteurs en espérant la calmer, mais ses larmes continues de couler contre mon coup.
Je suis pas très doué avec les enfants vous savez. Des fois je me demande si Tommy est vraiment mon petit frère parce qu’il a toujours une tête de petit chef à vouloir tout organiser à la maison, faire des calculs avec l’argent. Il est le plus intelligent de la maison et même s’il ne travaille pas, il est très important. J’ai toujours l’impression que c’est lui qui s’occupe de moi plutôt que le contraire, toujours à m’expliquer ce que je comprends pas.

Mais voilà, je me retrouve avec la petite Camille qui pleurniche dans mes bras et je sais pas trop quoi faire. Ma main se lève sans que je sache vraiment quoi faire avec et la pose sur la petite tête blonde de l’enfant. Ses petits gémissements qui montent jusqu’à mes oreilles font vibrer mes tympans douloureusement, pas parce qu’ils sont trop fort au contraire, mais parce qu’ils ressemblent étrangement à ceux d’un petit chiot qui crève sur le bord de la route.
Je sais que l’image n’est pas très ravissante, et la petite poupée blanche recroquevillée là est bien loin d’avoir l’air d’un animal boueux, mais je comprends que c’est la douleur dans ses sanglots qui m’affectent.

« Je veux pas mourir… »

Je mets du temps à comprendre que ses petits couinements forment en fait une phrase pleine de sens et de désespoir. Baissant la tête pour observer un bout de visage rose crispé contre mon torse, j’aimerais lui répondre quelque chose d’intelligent qui la rassurerait, lui ferait penser qu’avec le bon vieux Fin à ses côtés, elle n’avait rien à craindre, mais bien sûr, rien ne viens et je reste là à l’observer, les sourcils un peu froncés et les yeux brillants.
Machinalement je caresse ses cheveux brillants en cherchant dans le vide, une réponse qui pourrait mettre fin à sa douleur, mais mes pensées vagabondent autre part pendant un instant.

Je me souviens d'une fois pendant l'été, on avait tellement faim qu'on aurait pu manger nos vêtements. Contrairement a dans beaucoup de districts où c'est l'hiver que c'est dur, pour le district 8 c'est aussi l'été, parce qu'on a moins besoin de vêtements. Je voyais rouge quand les côtes de Tommy lui donnait l'air d'une cage à oiseau gargouillante et j'ai retroussé mes manches pour aller chercher quelque chose qui lui remplirait la panse. Je connaissais pas du tout les plantes à cette époque et j'étais d'ailleurs jamais sorti du District, mais je savais que certains se glissaient dehors par des trous dans le grillage. Je me suis tortillé à travers l'un d'entre eux et je le suis retrouvé dehors. Oh j'ai pas tenu très longtemps. J'ai réussi à rattraper un lapin qui s'enfuyait à travers les fougères, mais j'avais rien pour l'achever et il a finit par le glisser des doigts et se faire dévorer par une meute de chien sauvage. J'ai mis un certains temps à comprendre qu'après le lapin, ça serait moi qu'ils étriperaient, mais heureusement j'ai couru tellement colle un taré après mon déclic tardif que j'ai réussi à dépasser une biche qui détourna leur attention le temps que je retourne derrière le grillage. Ce fut la dernière fois que je le trouvais dans la nature et la première fois que je m'inscrivais pour les tesseraes pour toute ma famille, alors que Tommy m'avait toujours dit de ne pas en prendre. C’est la seule fois où je l’ai vu pleurer. Ca et la dernière fois où je l’ai vu tout court, après que mon nom soit sorti de la boulle de verre.

Bien sûr elle ne veut pas mourir, elle a peur des Hunger Games, d’être lâchée au milieu de nulle part avec comme seule compagnie les autres tributs qui voudront tout pour eux-mêmes. Alors que je sens que sa respiration saccadée s’est quelque peu calmée avec le temps, je sens mon propre rythme cardiaque monter en flèche. Les Hunger Games, je n’y avais pas encore vraiment pensé, mais beaucoup de gens y restent. Aucun tribut du Disctrict 8 n’en est revenu depuis longtemps, ça ne doit donc vraiment pas être une partie de plaisir.
Mais non, moi je vais revenir, il n’y a aucune raison que je meure. J’ai étudié des plantes que je pourrais manger, je pourrais même m’essayer à la pèche et à la chasse si je me débrouille pour trouver des lianes ou des cordes.

- Non non, on va pas mourir. On a juste à se trouver un coin tranquille et attendre.

Parlant pour me convaincre moi-même, je ne me rends pas compte que mes mots peuvent sonner comme une stratégie pensée aux oreilles de la petite fille. D’un ton presque léger, je chasse mes propres peurs en espérant faire de même avec les siennes.
Je suis plutôt content d’avoir la petite Camille avec moi au final. J’aime pas trop quand elle pleurniche, mais elle est bien gentille et calme d’habitude. Et puis même si je déteste le bruit, j’ai un peu de mal à rester tout seul. Caressant ses doux cheveux, un petit sourire s’étire sur mes lèvres en me disant que j’ai eu de la chance d’avoir une des seuls co-tribut qui ne devrait pas m’appeler l’attardé et avec qui ça sera un plaisir de partager l’aventure.
Survivre dans la nature, croiser le moins de monde possible et attendre. Attendre la fin des Hunger Games.
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