petites annonces à ne pas rater
✤ TOURNEE DU VAINQUEUR les jeux sont désormais terminés, place à la tournée du vainqueur qui met à l'honneur andro graham ! plus d'informations ici.
✤ INTRIGUES panem ne cesse de changer avec de nombreux événements inouïs. découvrez le volume 6.
✤ MISES À JOUR une nouvelle règle a été instaurée. merci de prendre connaissance de celle-ci ainsi que les autres nouveautés !
✤ MISSIONS ET QUÊTES toutes les missions ont été lancées ! rendez-vous dans ce sujet pour toutes les découvrir.
✤ SCENARIOS voici quelques scénarios qui n'attendent que vous:
rebelles. liam hemsworth
pacificateurs. boyd holbrook
district 13. cobie smulders & chris hemsworth
vainqueurs. gemma arterton & elle fanning
d'autres scénarios gagnants de la loterie à venir !

 

fermeture du forum
le forum ferme ses portes après six ans d'existence.
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 VOLUME 3. réactions aux événements

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MAITRE DU JEU
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MessageSujet: VOLUME 3. réactions aux événements   Dim 8 Sep - 17:01


Volume III.
" réactions aux événements "
Comme vous l'avez sûrement lu, à partir de maintenant il n'y aura qu'une sujet unique de réactions aux événements par Volume. La raison est assez simple : c'est principalement pour éviter la multiplication de sujets, qui sont pour la plupart déserts. Ainsi, nous espérons que ces sujets mis à votre disposition seront un peu plus remplis. Un petit message rp ne vous prendra pas beaucoup de temps, et vous pourrez ancrer au mieux votre personnage dans les événements qui se déroulent et que vous n'avez peut-être pas le temps ou la possibilité de développer dans un rp complet.

Cependant, il vous faudra suivre quelques petites règles pour éviter que le sujet soit complètement désorganisé. Pour chaque message, vous devrez préciser quel événement votre rp commente. C'est pourquoi nous vous demandons de suivre le formulaire afin que vous n'oubliez pas !


exemple a écrit:
Chapitre 3
le 10 avril au district 12
Code:
<center><span class="urname">[size=16]Chapitre ...[/size]</span>
[size=11]le ... au ...[/size]</center>


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MessageSujet: Re: VOLUME 3. réactions aux événements   Sam 21 Sep - 20:07

Chapitre 4
le 10 août au district Neuf

Je suis au milieu des autres personnes dans la Grande Place, personne à côté de moi. Mon père est chez nous, clôturé au lit, une âme gentille à côté. Marcus a disparu. Et Mattys... Tous mes amis m'ont abandonné après avoir fait face à mon mur de solitude. Et les habitants du Neuf me voient pour la plupart comme un lâche au caractère horrible. Ce qui n'aide pas à se faire des amis, vous me direz.

Un mois s'est passé de la fin des Jeux. Un mois sans Mattys. Un mois que la rousse du Trois est sortie de l'arène. Je ne l'aime pas vraiment. Parce qu'elle a gagné, alors que Mattys n'a pas eu cette chance. Mais elle a perdu son jumeau dans les Jeux. Et je suis le premier à savoir ce que ça fait d'être ôté d'une partie de soi-même. Et je sais qu'on ne sort pas indemnes de ça.

C'est le grand jour. Le jour du discours de Snow. Tout le monde en parle. Enfin, d'après mon père. Pour ma part, je passe mes journées seul. Du coup, j'ignore les rumeurs qui courent le long des masses populaires. Ce qui n'est pas forcement embêtant. L'écran est encore noir, mais tout le monde tremble d'impatience et excitation. Quelle va être le contenu de l'annonce? Quelle sera la preuve de la gentillesse du Capitole maintenant? Telle est la question qui brûle les lèvres de tous les habitants.

La noirceur qui occupait l'écran s'évanouit, et laisse place au film qu'ils transmettent lors des Moissons. Ce qui a le même effet d'un coup de massue en pleine tête. Auparavant, j'avais toujours Mattys à mes côtés en le regardant. Je pouvais compter sur lui. Ma main pouvait toujours serrer la sienne, nos pâleurs ensemble, pour que mes jambes arrêtent de danser une valse avec la tension. Mais maintenant, je suis seul avec mes fantômes. Et ma main ne rencontrera plus la sienne. Plus jamais.

Un pauvre et pâle sourire ironique se dessine sur mes lèvres, en contrastant avec les larmes qui veulent sortir de mes yeux. Mattys va rater toute la bonne bouffe. Mon estomac gargouille. Ce corps détruit par la faim qui m'appartient jouit de l'arrivée future de nourriture. Ce n'est qu'une utopie, peut-être, mais nous y croyons quand-même. Nous serrons l'espoir qui promet une vie meilleure, ne serait-ce que pendant un court laps de temps. L'espoir est la nourriture dont le peuple profite.

La foule diminue de plus en plus, lentement mais inexorablement. Ils vont tous retourner chez eux, dans les bras de leurs femmes, de leurs maris, de leurs fils. Ils vont retrouver la chaleur d'une famille. Je glisse entre les personnes, essayant de me faire tout petit, de disparaître à leurs yeux. J'essaye de devenir invisible, de me faire oublier. Mes yeux se posent sur la route que je devrais prendre pour retrouver mon chez moi. L'espace d'une seconde, l'image de Mattys qui marche s'imprime dans la scène, avant de s'en aller tout aussi silencieusement qu'elle est venue. Et je commence à courir dans le sens envers.



Dernière édition par M. Jyle Hyvittae le Ven 25 Oct - 14:38, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: VOLUME 3. réactions aux événements   Mer 25 Sep - 22:49

Chapitre 4
le 10 août au District 9


Tête baissée, debout sur l’estrade qui surplombe légèrement la Grande Place, je tape discrètement du pied pour canaliser la peur panique qui m’envahit peu à peu. Je redoute le message que Snow souhaite si ardemment nous faire parvenir, et l’attente de son discours me parait interminable, pratiquement insoutenable. En vérité, depuis les dernières évènements qui ont ébranlé tout Panem, je crève de peur à l’idée que Snow annonce la mise à mort solennelle de tous les Vainqueurs qui ont un jour remporté les Jeux, pour prouver à tous que c’était lui, et lui seul, qui détenait le pouvoir et que toutes les rébellions du monde ne pourraient rien y changer. Mes mains sont moites, et de temps à autre, j’entreprends de les essuyer le plus discrètement possible sur mon pantalon de costume. Un Vainqueur angoissé par une simple annonce du Capitole ne ferait pas vraiment une bonne publicité, ni pour lui, ni pour son District.  Je n’ai pas besoin de lever la tête pour comprendre que Cerseï n’assistera pas à ce semblant de cérémonie, qui a plongé depuis quelques jours notre District dans une effervescence sans précédent. Même si elle a d’excellentes raisons de s’absenter, je persiste à croire qu’elle a tort d’agir ainsi ; ils lui feront payer un jour ou l’autre son attitude si désinvolte à leur égard.

J’observe quelques instants la foule s’amasser sur la Grande Place, poussée par la curiosité que suscite l’apparition de Snow sur l’écran géant installé pour l’occasion, et allégée de la crainte habituelle que chacun ressentait à l’approche de la Moisson. Enfin, l’écran s’allume pour projeter le film auquel nous avions invariablement droit chaque année. Ce n’était pas de bon présage. Snow avait-t-il prévu une nouvelle édition des Jeux de la Faim, un mois à peine après la précédente ? Devrais-je retourner rapidement au Capitole, alors que j’étais si soulagé de le quitter ? Une idée qui me traverse l’esprit me fait blêmir de peur. Snow souhaitait-il nous apprendre qu’il était enfin venu à bout du District 13 ? Qu’il avait réussi l’exploit de mettre un terme définitif à cette révolte qui grondait ? J’imagine Kathleen, tremblante de peur, recroquevillée dans son abri tandis que les bombes au-dessus de sa tête détruisaient tout sur leur passage, et cette vision d’horreur me donne la nausée. Non, elle va bien et elle est en sécurité là-bas. Il le faut. Il le faut… Je ne supporterais pas de la perdre une seconde fois. Pas maintenant. Pas comme ça. Elle doit vivre. S’il y en a un qui doit mourir, alors ce ne sera nul autre que moi. Mais personne ne pourra impunément lui faire du mal tant que je serai encore en vie.

Rien de tout ça. Intérieurement, je pousse un soupir de soulagement. Après nous avoir fait tant souffrir, le Sort nous a, cette fois-ci, oubliés momentanément. Snow nous livre enfin ses réelles intentions : il souhaite organiser des banquets dans tous les Districts. Puisqu’il ne pouvait pas soumettre les habitants par la peur, il allait les rallier à ses idées en comblant leur estomac. Et cette idée risquait de porter ses fruits. Les habitants étaient épuisés et effrayés par cette lutte incessante entre le pouvoir en place et les rebelles qui le contestaient. Ils prendraient systématiquement le parti de ceux qui leur offriraient le calme et… de la nourriture en abondance. Voilà comment mourrait une rébellion. L’estomac primait toujours sur la volonté et ils allaient se servir de cette faiblesse pour faire tourner la situation à leur avantage. Mais si cela pouvait permettre à mes concitoyens de manger à leur faim et de survivre encore une année, et bien soit.

Sitôt le discours terminé, je quitte les lieux sans demander mon reste. Je ne sais pas vraiment où aller. Retourner chez moi, dans cette maison bien trop grande pour moi seul ? Passer devant mon ancienne maison, histoire de m'assurer que ma famille se porte bien ? Me rendre directement chez Cerseï pour lui expliquer ce qu’elle avait raté ? A une intersection, quelqu’un me percute de plein fouet, manquant presque de me faire tomber, mais je parviens à recouvrir mon équilibre avant de chuter en arrière.

« Fais attention où tu mets les pieds ! », je rugis. Je relève la tête et là… le choc. J’ai l’impression que mes poumons se sont entièrement vidés de leur air. Il est là, il me regarde. Mattys. Mattys est revenu d’entre les morts. Peut-être n’a-t-il jamais été envoyé dans l’Arène. Peut-être ai-je rêvé tout cela. Je ne parviens plus à faire la distinction entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Et puis, je me rappelle que Mattys a un frère jumeau. Kyle, ou un prénom de ce genre, il me semble que j'ai entendu Mattys le prononcer une fois ou deux. Ça ne peut-être que lui. Mattys… Mattys est mort. Il ne reviendra pas. Et je n’étais même pas là, devant mon écran, pour assister à son trépas. Quel piètre mentor je fais.

« Kyle, je… » Je ne sais pas quoi lui dire. Je suis désolé pour ton frère seraient peut-être les mots qu’il attendait. Mais pourquoi devrais-je lui faire la conversation ? Ce gamin, c’est à peine si je le connais. C’était son frère que j’appréciais. Pas lui. Après tout, je ne lui dois rien. Ce n’est pas moi qui ai tiré au sort le nom de son jumeau. Ce n’est pas moi qui l’ai envoyé à la mort. Ce n’est pas moi qui ai planté ce couteau dans sa poitrine. Ce n’est pas ma faute si… Mais au fond, peut-être aurai-je pu faire quelque chose pour empêcher que tout cela ne se produise.



"No time for goodbye" he said, as he faded away. "Don't put your life in someone's hands, they're bound to steal it away. Don't hide your mistake, cause they'll find you, burn you", then he said "If you wanna get alive, run for your life." - "This is my last time" she said, as she faded away. "It's hard to imagine, but one day, you'll end up like me", then she said "If you wanna get alive, run for your life." If I stay it won't be long 'til I'm burning on the inside. If I go I can only hope that I make it to the other side.©️ caius
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MessageSujet: Re: VOLUME 3. réactions aux événements   Dim 29 Sep - 13:52

Chapitre 4
le 10 août au district Neuf


J'heurte quelqu'un, et je tombe, mon derrière rencontrant le sol. « Fais attention où tu mets les pieds ! » Je baisse ma tête, en la pointant vers la terre, sans oser observer la personne qui m'a fait tomber. La force dans sa voix -qui ressemblait fortement à un rugissement- suffit pour me convaincre que ce n'est pas la peine d'essayer de m'imposer. « Désolé... » La voix sortie de ma gorge n'est qu'un faible murmure, difficilement audible. Je lève mon visage pour voir la personne que j'ai rencontré. Elyas. Le blond mentor du District Neuf. Celui qui a échoué dans son boulot. Il m'a reconnu. Son visage a perdu l'assurance qui y régnait. Sans doute à cause de mes traits. Les mêmes traits de Mattys, avant qu'il ne rencontre le carrière du Quatre. Avant qu'il ne trouve la mort. Ce qu'il ne sait pas, c'est que moi, je vis ça à chaque fois que je vois mon image. Je ne suis qu'un fantôme revenant d'entre les morts.

« Kyle, je... » Dans sa bouche, mon prénom sonne comme une abrasion. Ce n'est plus une union de sons doux qui ont le goût du sucre. Mais je ne le corrige pas. Ma voix ne sort pas de ma gorge. Je ne ressens pas le besoin de lui dire quoi que ce soit. Je ne veux pas lui parler. Je ne veux pas entendre des excuses qui n'ont pas de valeur à mes yeux. Je ne veux pas entendre sa voix prononcer des paroles de réconfort de quelqu'un responsable de la mort de Mattys. Il devait le sauver. Mattys avait toutes ses chances. Elyas a échoué. Et Mattys en a payé les frais. Je ne veux pas entendre le "désolé" de quelqu'un qui n'a jamais ressenti le vide opprimant qui me secouait lors des premiers jours.

Les secondes passent, sans que je ne ressente le besoin de parler. Je veux juste reprendre ma marche vers... vers mon but, quel qu'il soit. « Jyle. » Ma voix se perd avec le vent. Le silence retombe entre nous. Je n'ai rien à dire. Rien de positif, tout de moins. C'est Mattys qui le connaissait. C'est lui qui l'aidait lorsqu'il en avait besoin. J'ai essayé de faire connaissance avec lui, mais je n'ai jamais réussi à...  je n'ai jamais réussi à l'apprécier. Et le voir retourner du Capitole alors que mon jumeau est mort n'est pas exactement ce qui aide à changer d'opinion sur quelqu'un. Ma mâchoire reste serrée. « Est-ce que je pourrais continuer ma route, ou bien ça vous dérange? » L'utilisation de la politesse ici est purement formelle. Commencer à insulter une des personnes plus connues par le Neuf devant tout le monde n'est pas exactement ce qu'on appelle une bonne idée. « … à moins que vous n'ayez autre chose à me dire... » Je veux recommencer à courir. Vaguer sans but. Faire taire la culpabilité naissante dans ma poitrine.

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MessageSujet: Re: VOLUME 3. réactions aux événements   Sam 26 Oct - 12:13

Chapitre 4
le dix août au District Neuf


C’est un fantôme resurgit du passé qui me toise avec dégoût. Et je retrouve dans ce regard l’amertume et l’animosité dont Mattys avait fait preuve envers moi dès le premier jour, à bord de ce train, me jugeant d’ors et déjà responsable pour tous les malheurs qui s’abattaient sur lui. A tort. Je n’étais pas là pour l’accabler. Je n’étais pas là pour l’envoyer à la mort. J’étais là pour lui sauver la vie. Mais j’ai échoué. Comme à chaque fois. Et c’est tellement dur de les voir tomber les uns après les autres, année après année, sans pouvoir rien faire .

« Jyle. », prend-il la peine de me corriger d’une voix éteinte. Eteinte, comme tout son être. Croit-il que je ne comprends pas les souffrances qui le consument de l’intérieur jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien à brûler ? Cette peine qui l’empêche de respirer au quotidien ? Il me blâme pour le décès de son frère, et j’accepte d’endosser le rôle du seul et unique fautif. Parce que ce gamin n’a personne d’autre sur qui déverser sa haine, et que cela lui fait sûrement un bien fou d’en vouloir autant à quelqu’un. Mais ne sait-il pas que nous sommes plus proches qu’il ne le pense ? Que je ne dors presque plus, parce que je crève de peur à l’idée de fermer les yeux et de revoir Mattys dans mes cauchemars, ainsi que tous les autres tombés au combat avant lui ? Des gamins innocents sacrifiés sur l’autel de la vengeance. Une rancune vieille de presque quatre-vingt ans. Il serait temps que le Capitole pardonne les Districts pour une révolte perpétrée dans un passé lointain, et dont les principaux acteurs sont morts et enterrés depuis des décennies. Mais le Capitole ne pardonnera jamais ; tant que le Gouvernement actuel sera au pouvoir, il n’aura de cesse de nous persécuter pour nous faire payer les actes de nos ancêtres.

« Est-ce que je pourrais continuer ma route, ou bien ça vous dérange ? », me demande-t-il finalement après un long silence. Sans ajouter un mot, je me décale sur le côté et lui fait signe de passer maintenant que le chemin était dégagé. « … A moins que vous n’avez autre chose à me dire… », semble-t-il presque me supplier. Mais pour toute réponse, je secoue lentement la tête et le voilà qui s’éloigne déjà, me tournant le dos et je revois Mattys partir pour l’Arène d’où il n’est jamais revenu.

« Tu crois que je ne sais pas ce que tu vis ? », je hurle finalement dans son dos. « Tu crois que ça ne me fait rien ? J’ai perdu trois êtres chers aux Jeux. Trois ! » Billie, brutalement assassinée à l’aube de sa jeunesse au cours des soixante-dixième Hunger Games, puis Jeremiah la rejoignait dans la tombe quelques années plus tard, pendant les soixante-quatorzième Hunger Games… Et enfin sa sœur, Kathleen… Kathleen qui avait trouvé la mort au cours de l’édition suivante. Je n’ai jamais réussi à surmonter cette terrible épreuve, sa perte m’a rendu fou de chagrin et si Cerseï n’avait pas été là, j’aurai sombré dans la folie. Et même si aujourd’hui je sais qu’elle est toujours en vie, au District Treize, cet éloignement forcé est tout aussi difficile à supporter. « J’ai voulu mourir. Tellement de fois. Je priais chaque jour pour que ma mort vienne. Ils étaient sous ma responsabilité, et je n’ai rien pu faire pour les sauver. Ils sont morts, ils sont tous morts ! Mais je suis un Vainqueur, et ils s’échinent à me garder en vie. Pas par bonté d’âme, mais pour me punir de ne pas être mort dans cette Arène cette année-là. Pour me forcer à assister à la mort de mes tributs, année après année ! » J’ignore ce qui m’a poussé à lui déballer ce que j’avais sur le cœur, mais je dois avouer que cela me soulage d'enfin vider mon sac.

« Ton frère était quelqu’un de bien. Comme Billie, Jeremiah, Kath’, Loa, Serena… comme tous les autres. Il ne méritait pas ça, personne ne le mérite. Tire-toi d’ici, quitte le Neuf, ou tu seras peut-être le prochain sur la liste. Parce que ça s’arrêtera jamais. Ça s’arrêtera jamais… » Ma voix se brise dans un murmure.




"No time for goodbye" he said, as he faded away. "Don't put your life in someone's hands, they're bound to steal it away. Don't hide your mistake, cause they'll find you, burn you", then he said "If you wanna get alive, run for your life." - "This is my last time" she said, as she faded away. "It's hard to imagine, but one day, you'll end up like me", then she said "If you wanna get alive, run for your life." If I stay it won't be long 'til I'm burning on the inside. If I go I can only hope that I make it to the other side.©️ caius


Dernière édition par Elyas Aedan Chesterfield le Mar 5 Nov - 21:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: VOLUME 3. réactions aux événements   Sam 2 Nov - 19:56

Chapitre 4
le 14 août au district Neuf


« Tu crois que je ne sais pas ce que tu vis ? » Je m'arrête net. Sa voix n'est plus celle qu'on pourrait reconnaître dans une interview au hasard du Capitole. Ce n'est plus le ton calme qu'il a d'habitude. Sa voix se déforme dans un cri, sous le coup de la colère, probablement. « Tu crois que ça ne me fait rien ? J’ai perdu trois êtres chers aux Jeux. Trois ! » Son affirmation ne me fait pas retourner. Mon dos reste pointé vers lui. Je n'ai pas envie de savoir. Je ne veux pas l'entendre parler de ceux qu'il a perdu, en imaginant que ses partes soient aussi graves que les miennes. Lui, il n'a pas regardé une partie de soi se faire tuer à un doigt de la fin. Mattys aurait pu aisement arriver jusqu'à la fin, s'il n'avait pas péri lors du cinquième jour. Sixième jour. Festin. Septième jour. Finale. « J’ai voulu mourir. Tellement de fois. Je priais chaque jour pour que ma mort vienne. Ils étaient sous ma responsabilité, et je n’ai rien pu faire pour les sauver. Ils sont morts, ils sont tous morts ! Mais je suis un Vainqueur, et ils s’échinent à me garder en vie. Pas par bonté d’âme, mais pour me punir de ne pas être mort dans cette Arène cette année-là. Pour me forcer à assister à la mort de mes tributs, année après année ! » Je me retourne. Il a gagné. Il a réussir à se sauver de la pauvreté. Il n'est pas mort comme Mattys, vidé de son sang dans une grotte froide. « Ton frère était quelqu'un de bien. Comme Billie, Jeremiah, Kath’, Loa, Serena… comme tous les autres. Il ne méritait pas ça, personne ne le mérite. Tire-toi d’ici, quitte le Neuf, ou tu seras peut-être le prochain sur la liste. Parce que ça s’arrêtera jamais. Ça s’arrêtera jamais… » Sa voix se termine par un soupire. Comme si tous ces noms étaient maintenant gravés sur ses épaules, tels un poids qu'il est condamné à porter pour l'éternité.

« Non. » Ma voix est sèche, tranchante. « Non. Quitter le Neuf? Comment pourrais-je quitter le seul endroit où il y a encore ma famille? » Ma mère est morte. Mattys aussi. Mon frère, Marcus, a tout simplement disparu du jour au lendemain, telle une ombre qui s'enfuit avec l'arrivée du soleil. Je n'ai plus que mon père. Mon père, coincé dans un lit par une maladie qui risque de le tuer. « J'ai été assez lâche pour laisser partir Mattys sans bouger le plus petit doigt. » Mes doigts se serrent sur la fine étoffe qui couvre mes jambes, alors que j'entends à nouveau le « Mattys Hyvittae! » prononcé par l'hôtesse du district Neuf. J'aurais pu me porter volontaire, ça aurait été si simple. Rien que trois mots. J'aurais pu le faire. Mais je ne l'ai pas fait, tétanisé par la peur. Et Mattys est mort. Et c'est de ma faute. Je n'ai rien fait, et il est mort. Et je suis tout aussi coupable qu'Elyas. Je pointe mes prunelles grises dans les siennes, bleues. Il a peut-être gagné. Il a peut-être tué. Mais il n'a pas dû voir son jumeau, une partie de lui-même mourir devant tout l'état. Il n'a pas dû regarder le corps sans vie de sa mère. Il n'a pas découvert la disparition de son frère d'un moment à l'autre, comme ça. Et il n'assiste pas impuissant à la mort de son père. Il n'assiste pas à la fin de sa famille. « Je ne peux pas faire ça à mon père. J'en ai pas le droit. » La semelle vieillie de ma chaussure gratte le sol. Pourquoi je devrais laisser tout ce qui reste de ma vie, de ma mère, de mon frère, de Mattys pour partir vers un futur dont la fin serait une mort violente causée par le Capitole suite à mes erreurs? Pourquoi essayer de renier ce qui nous garde en vie depuis toujours? Pourquoi lutter vainement? « Et après tout, pourquoi je devrais quitter le Neuf? Ça relèverait de la bataille. Ça voudrait dire que j'ai encore un but, de l'espoir. » Je pointe mes prunelles sur les siennes, le ton rempli de calme résignation. « Que j'ai une raison pour quitter tout ce que je connais depuis ma naissance. »

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MessageSujet: Re: VOLUME 3. réactions aux événements   Sam 30 Nov - 22:29

Hj : Désolée du retard...

Chapitre 4
le 10 août au district Neuf


« Non. » Sa voix reste calme, posée, mais l’agressivité de son ton ne m’échappe pas, et son refus me fait l’effet d’un coup de tonnerre. J’aurai pourtant dû m’attendre à une telle réponse. « Non, répète-t-il. Quitter le Neuf ? Comment pourrais-je quitter le seul endroit où il y a encore ma famille ? J’ai été assez lâche pour laisser partir Mattys sans bouger le plus petit doigt. »

« Ce n’était pas ta faute. », je tente de le persuader, mais autant parler à un mur. Il se sent responsable de la mort de son jumeau, et c’est compréhensible ; moi-même j’ai croulé sous le poids de la culpabilité quand Kath a trouvé une mort sanglante dans l’Arène, mais avec le recul, j’ai compris que ce n’était pas ma faute. Ce n’est pas moi, l’ennemi. C’est le Capitole. La Capitole qui nous a tout pris, tout volé. Sans pitié, ni remords. Aussi longtemps qu’il vivra, Jyle ne trouvera jamais le repos, je le sais, je le sens. Mais il est en vie, et c’est tout ce qui compte.

« Mattys n’aurait jamais permis que tu prennes sa place dans l’Arène, et tu le sais. Il était soulagé de te savoir toujours en vie, c’est ce qu’il voulait. Ne gâche pas tout. » Mes paroles semble le convaincre, car il évoque à présent une toute autre raison qui l’empêcherait de céder à ma requête et de partir sans se retourner, de tout abandonner derrière lui.

« Je ne peux pas faire ça à mon père. J’en ai pas le droit. » Je n’ignore pas que son père est atteint d’une maladie incurable, dont j’ignore l’origine. Le fait est que l’homme s’éteint à petit feu, chaque jour un peu plus ; ce serait suicidaire de chercher à l’emmener dans sa fuite, tout comme ce serait suicidaire de rester dans ce District pour un homme qui a déjà un pied dans la tombe, tout père qu’il soit. Mes propres pensées me font peur et sèment le trouble et la confusion dans mon âme et dans mon cœur. Suis-je devenu un monstre sans cœur, incapable de ressentir le moindre sentiment, dépouillé de toute empathie ? Ce monstre que le Capitole a voulu que je devienne le jour où Il m’a envoyé vers une mort certaine, pour me battre dans cette Arène. Je suis rentré vivant, mais je n'ai pas gagné pour autant. Le seul Vainqueur dans cette histoire est le Capitole, encore et toujours.

« Je m’occuperai de ton père. Je te le promets. J’ai suffisamment d’argent pour lui acheter les traitements dont il a besoin. Toi… toi tu ne peux plus rien pour lui. Fais-toi une raison. »

« Et après tout, pourquoi je devrais quitter le Neuf ?, trouve-t-il encore à répliquer. Ça relèverait de la bataille. Ça voudrait dire que j’ai encore un but, de l’espoir. Que j’ai une raison pour quitter tout ce que je connais depuis ma naissance. »

« Vivre est une raison suffisante, crois-moi. » Paroles d’hypocrite. Je lui intime de continuer à avancer, de continuer à se battre, de continuer à vivre, tout simplement… quand moi-même ne rêve que de la mort. « Il reste encore de l’espoir. » Je lui agrippe fermement le bras et le tire brusquement vers un coin sombre, à l’abri des regards et des oreilles indiscrètes. « Je reviens du Treize… Là-bas… Là-bas, tu pourras vivre en sécurité. Avec chaque jour, de la nourriture dans ton assiette. Sans la menace des Hunger Games au-dessus de ta tête. Tu dois vivre, c’est ce que Mattys voudrait. Ne lui refuse pas sa dernière volonté. »

Si Jyle refuse encore de m’écouter, et bien qu’il reste dans ce foutu District, et qu’il y meurt ! Son sort ne m’importe guère, au fond. Si j’essaye à ce point de lui faire entendre raison, de lui sauver la vie, c’est uniquement pour Mattys. Parce que j’ai une dette envers lui. Si je n’ai pas réussi à le sauver, lui, peut-être parviendrais-je à sauver son frère. C’est ce qu’il aurait voulu, je le sais.

« Si je te dis tout ça, c'est par respect pour Mattys. Si tu veux rester ici et crever comme un chien, alors fais-le, ça m'est strictement égal. », je conclus, avant de le libérer de mon étreinte, conscient que je n'y étais pas été de main morte en refermant ma main autour de son bras.  



"No time for goodbye" he said, as he faded away. "Don't put your life in someone's hands, they're bound to steal it away. Don't hide your mistake, cause they'll find you, burn you", then he said "If you wanna get alive, run for your life." - "This is my last time" she said, as she faded away. "It's hard to imagine, but one day, you'll end up like me", then she said "If you wanna get alive, run for your life." If I stay it won't be long 'til I'm burning on the inside. If I go I can only hope that I make it to the other side.©️ caius
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△ occupation : Sniper dans l'armée du Treize


can you save me?
statut:
relationships:


MessageSujet: Re: VOLUME 3. réactions aux événements   Dim 29 Déc - 12:23

Chapitre 5
Le 9 Novembre au district Neuf


Inspirer. Expirer. Inspirer. Expirer. Tête baissée, sans un regard pour la foule en contrebas, je me concentre sur ces gestes d’une banalité affligeante, respirer, et qui pourtant me semblent insurmontables, pour éviter la crise d’angoisse qui me guette sournoisement. Je glisse nonchalamment ma main gauche au creux de ma droite pour dissimuler les tremblements qui la secouent. Je n’aime pas me retrouver ici, sur l’estrade qui surplombe la Grande-Place. Cela me rappelle des souvenirs trop douloureux, trop insupportables. Mon nom qui brise le silence des lieux, ces regards qui me dévisagent avec soulagement et pitié, l’incompréhension d’être tiré au sort alors que je n’ai pris aucune tesserae puis la peur qui me coupe les jambes et fait battre mon cœur, mes mains moites que j’essuie sur mon pantalon avant de m’extirper du rang pour rejoindre l’estrade, mes adieux à mes parents et à ma petite sœur, le voyage en train vers la Mort, la pression des entrainements, la nervosité avant les interviews et enfin, l’Arène. Là où les tributs, la terreur, la faim et le froid auraient pu avoir raison de moi à de multiples reprises. Mais au final, c’est la folie qui l’a emporté ; c’est elle la grande gagnante de ces Jeux, année après année. Oui, tout ici me rappelle cette foutue Arène qui a fait de moi le monstre que je suis à présent. Démon au visage d’ange, aussi dangereux pour lui-même que pour son entourage.

Je sais pertinemment que les noms qui sortiront de ces urnes en verre ne seront pas sacrifiés pour le bon plaisir des Capitoliens comme j’ai pu l’être un jour, pourtant je ne parviens pas à dompter la panique qui me gagne peu à peu. Suffoquant, incapable de respirer correctement, je dénoue légèrement la cravate qui m’enserre le cou. Il n’y a rien que je puisse faire pour me calmer, et cette impuissance à agir me tue. Je ne peux qu’attendre la fin de cette pitoyable mascarade. Je ne porte pas le moindre intérêt au discours stéréotypé de notre hôte, mais lorsque j’entends mon nom, je fais appel à tout mon self-control pour relever la tête vers la foule, leur offrir mon plus beau sourire et les saluer d’un rapide geste de la main. Je suis si doué à ce petit jeu ; sauver les apparences, dissimuler au plus profond de moi mes peurs, mes doutes, ma colère, ma rage et ma folie. Etre un bon petit soldat du Capitole.

C’est lorsque deux adolescents nous rejoignent sur l’estrade que je réalise que je n’ai pas suivi la suite des évènements. Cela m’arrive de plus en plus régulièrement d’avoir des absences de ce genre. C’est comme si le temps suspendait son cours et que j’en étais le seul affecté, tandis qu’autour de moi, il continuait à défiler à vitesse normale. C’est une sensation extrêmement déroutante que de reprendre conscience sans savoir ce qu’on a pu penser ou faire dans les minutes – voire les heures ! – précédentes. Je jette un coup d’œil aux deux heureux élus qui auront la chance et le privilège de visiter le Capitole, de manger à leur faim pendant quelques jours et de dormir dans un confort et un luxe qu’ils ne peuvent même pas imaginer. Je réprime un grognement quand je reconnais le garçon ; Jyle, le jumeau de Mattys, le tribut de l’an passé à qui je m’étais attaché, et qui depuis, me juge seul responsable pour ce qu’il s’est passé dans cette Arène. Et quant à la fille… Mon cœur rate un battement quand mon regard glisse vers elle, vers les traits délicats de ce visage familier, si cher à mon cœur. Ma sœur. Ma petite sœur. Elle doit certainement se réjouir à l’idée de participer à ce voyage, elle qui a toujours été fascinée par le monde inaccessible du Capitole. Toute petite déjà, elle jouait à être une dame du Capitole, ce qui faisait beaucoup rire notre père. Elle déchantera vite quand elle comprendra que cette société qui l’émerveille tant n’est pas meilleure que les nôtres ; au contraire, c’est même la pire de toutes. Là-bas, nulle solidarité ; chacun s’efforce de mettre des bâtons dans les roues de ses adversaires les plus directs et les coups bas sont légions pour être le seul à briller, à sortir du lot. Virani a toujours été une gentille fille, et si elle vivait là-bas, elle se ferait manger toute crue. Je retiens à grand peine un soupir ; le voyage s’annonce joyeux ! Il a fallu que je tombe sur les deux personnes du District qui me détestent le plus. Aujourd’hui encore, la chance n’était pas vraiment de mon côté.  



"No time for goodbye" he said, as he faded away. "Don't put your life in someone's hands, they're bound to steal it away. Don't hide your mistake, cause they'll find you, burn you", then he said "If you wanna get alive, run for your life." - "This is my last time" she said, as she faded away. "It's hard to imagine, but one day, you'll end up like me", then she said "If you wanna get alive, run for your life." If I stay it won't be long 'til I'm burning on the inside. If I go I can only hope that I make it to the other side.©️ caius


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MessageSujet: Re: VOLUME 3. réactions aux événements   Dim 29 Déc - 14:25

Chapitre 5

le 9 novembre au District Neuf




Je n'en crois pas mes yeux. Tout d'abord parce que cette journée, si extraordinaire soit-elle, n'aurait même pas dû voir le jour, mais en plus parce que maintenant, tous les habitants de notre district sont réunis ici, et tous, guette l'Appel.

De celui et de celle qui auront la chance de visiter le Capitole, par tirage au sort, sans leur vie à payer pour toutes les choses qui leur seront permises, une fois arrivés là-bas. Je suis pratiquement sûre que le train qui les emmèneras au somptueux Capitole sera aussi luxueux que l'ont prétend. 

Oh, comme je meurs d'envie d'y aller ! Mais ce ne sera pas moi. L'Élue.

Je ne suis pas la seule à convoiter la vie rêvée des capitoliens, leur nourriture et leur luxe à volonté. En me rendant au point de rendez-vous tout à l'heure, j'ai entendu

les chuchotements de deux filles, qui disaient avoir les bonnes relations pour être tirées au sort sans problème.

La tension est de plus en plus à son comble, d'ailleurs, tout le monde est réuni, en rangées strictes(garçons d'un côté, filles de l'autre) et le silence ne tarde pas à se faire. Une hôtesse appelle le mentor gagnant d'une des anciennes éditions des Hunger Games, et je vois mon frère s'avancer. Il monte les marches de l'estrade, survole la foule d'un regard, puis retombe dans ses pensées. Je le sais car, à chaque fois qu'il baisse la tête et que son regard est flou, est le signe qu'il réfléchi. Je m'en suis rendue comte quand les jeux auxquels il a participé ont étés diffusés : on faisait de gros plans sur son visage pour montrer sa terreur, et d'ailleurs, à chaque fois que je le voyait ainsi, j'avais l'impression de ressentir la même chose que lui. Cela me faisait mal de le voir ainsi filmé, toutes les raisons étaient bonnes pour dire que le Capitole se délectait de la souffrance et de la destruction des familles qui voyaient un de leur membre mourir sous leurs yeux. Quand Jeremiah est mort, c'était encore pire. Je ne haïssait pas le Capitole, mais les jeux.

Je me disais que je comprenais que le Capitole veuille tenir le peuple en organisant ces jeux, mais je pensais que ce n'était pas la bonne méthode. 



Et puis, le Capitole s'est montré si généreux ces quelques temps... Nous avons eu des cadeaux pour l'anniversaire de Panem, des dons et enfin ce tirage, qui comme une loterie, offrira des plaisirs que nous n'aurions jamais pu avoir, sauf en gagnant les jeux.

Vient enfin le tour des tirages pour les habitants du Neuf. Après un discours, proclamé avec une telle excitation par son lecteur, un garçon est désigné par un minuscule bout de papier, presque imperceptible dans les mains du lecteur.

Quand vient le tour des filles, j'ai d'abord l'impression d'être sourde. Je vois le lecteur, gesticuler dans tous les sens, ses lèvres qui bougent. Les autres autours de moi me regardent et me poussent doucement vers l'allée. Je rejoins le garçon. Je ne me rend même pas compte que je sourie, ni que je marche assez timidement tellement je suis heureuse. J'ai été appelée. Moi. Virani Lean Chesterfield.

Je n'aurais jamais voulu être appelée en d'autre circonstances, sur l'estrade, parce que cela représente un aller pour la mort à mes yeux. On s'avance, sous le tonnerre d'applaudissements , vers l'estrade, où je croise le regard de mon frère, qui est enfin revenu parmi nous.

Puis je revois Jeremiah, et l'instant d'après, j'ai l'impression que tout s'arrête, mon sourire s'effaçant peu à peu.
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