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 have you ever felt something evil lurking around ? (swain)

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MessageSujet: have you ever felt something evil lurking around ? (swain)   Mar 11 Juin - 20:48


DIG UP THE BONES BUT LEAVE THE SOUL ALONE
(swain hawkins)

Je ne sais pas ce qu’il se passe dans leur tête.

Je ne sais pas comment ils fonctionnent. Je ne sais pas d’où leur viennent leurs idées. Je ne sais pas ce qui est l’élément déclencheur. Je ne sais pas. Je ne saurais probablement jamais. Qu’est-ce qu’il se passe dans leur esprit pour décider de mettre à feu et à sang notre pays ? Qu’est-ce qui traversent leurs esprits lorsqu’ils décident d’agir alors même que tous leurs camarades ont été abattus les uns après les autres sur la grande place ? À quel degré l’esprit de ces rebelles est-il atteint ? Un mystère. C’est un mystère, qui me restera inconnu. Je ne sais pas. Je ne sais pas parce que je ne peux pas comprendre. Je ne veux pas comprendre. Ils sont fous. Ils sont fous tout autant que les autres, fous de croire que leurs actes pourra changer la nation. Fous d’imaginer que même après la purge, ils peuvent recommencer. Fous d’imaginer que cette fois, c’est la bonne. Que ça va marcher, qu’ils vont y parvenir. Ils n’y arriveront pas. Ils n’arriveront jamais à renverser le gouvernement. Ils n’arriveront jamais à prendre le dessus sur nous, représentants de la loi.

Ils n’arriveront jamais à prendre le dessus sur moi.

La moisson avait été lancée dans chaque district. Les uns après les autres, ils avaient regardé leurs enfants angoisser, pleurer, supplier. Ils les avaient amenés à la moisson. Ils avaient prié en silence. Ils avaient été soulagé ou anéanti. Ils les avaient regardés partir. Pour ne plus jamais revenir. La moisson était revenue, comme chaque année, marquant un peu plus la chute des rebelles. Ils avaient souhaité l’éviter, et pourtant elle était bien revenue, emportant vingt-quatre enfants avec elle. Si pour certains la moisson et l’arrivée des jeux étaient un pur bonheur, pour d’autres cela était un véritable enfer. Les districts pauvres voyaient les jeux comme la pire chose qui puisse exister. Et c’était ces mêmes pauvres qui avaient en grande partie décidé de se soulever contre le Capitole. Autant dire que c’était un réel plaisir de regarder la moisson de chacun des districts pauvres, en voyant les cris et les larmes des citoyens à l’annonce des deux heureux élus. Si en général je voyais cette solidarité d’un mauvais œil, en temps de moisson, rien n’était plus beau. Plus beau que de tous les voir s’effondrer en regardant partir leur fils, leur fille, leur voisin, le fils du meilleur ami, le gamin qui joue avec votre fils ou simplement la demoiselle qui vous a offert un jour son plus beau sourire dans la rue. C’est un moment parfait. Un moment qui leur rappelle qu’ils ne sont rien, absolument rien face à la grandeur du Capitole. Et que jamais cela ne changera.

Et pourtant.

Il y a toujours des irréductibles. Ceux qui s’accrochent à une poussière d’espoir, même quand il n’y en a plus. Ceux qui veulent montrer qu’ils peuvent résister à la pression. Aux exécutions, aux menaces. Ils sont là, toujours dans l’ombre, à attendre. À espérer qu’un jour ou l’autre, ils pourront revenir sur le devant de la scène sans échouer cette fois-ci. Mais pour l’instant, ils se cachent, longent les murs, prient pour leur vie. Ou du moins la plupart. La plupart, car certains ne semblent pas avoir pris conscience de la menace qui pèse sur leur tête. Un en particulier.

Omael Swain Hawkins.

Trouble à l’ordre public. Braconnage. Menaces à l’encontre des représentants de la loi. Pyromanie. La liste est longue. Mais le résultat est le même. Swain Hawkins est une menace. Une menace qui nous survole, nous rappelant sans-cesse qu’un seul homme peut tout changer si son désespoir est suffisamment important. Et de côté-là, Hawkins avait ce qu’il fallait. Castiel Lirael Hawkins, petit frère du dénommé Swain, décédé lors de la septante-sixième éditions des Hunger Games. Désespoir du grand frère n’ayant pas pu sauver le petit. Désespoir qui vous amène à perdre la raison, puisque vous n’avez plus qu’elle à perdre. Swain Hawkins est une menace. Un de ses rebelles (l’est-il réellement ?) qui ne semble pas avoir compris l’important de la purge. Son dossier est relativement important pour un type, qui d’après le dit dossier, est totalement illettré. Il avait une intelligence minime. Le genre d’homme qu’on ne soupçonnerait jamais. Et pourtant. Et pourtant, il fuyait toujours. Il avait battu des pacificateurs, mis le feu à une maison, avait été arrêté plusieurs fois pour braconnage. Et il était toujours en fuite. Impassable, qu’un homme de son intelligence puisse passer ainsi outre les Pacificateurs. Impassable, et pourtant bel et bien vrai.

Swain Hawkins est une menace. L’élément déclencheur est certainement la mort de son petit frère. Une descente en enfer qui se soldera tôt ou tard dans le sang et les cris. C’est ainsi. Ça a toujours été ainsi. Et cela le sera toujours. Un fou, un pacificateur, une tombe. Schéma classique. Hawkins a déjà enduré de nombreuses punitions pour ses brigandages, et cela ne semble pas lui avoir servi de leçon. Bien. Après tout, même les simples d’esprit peuvent comprendre qu’il faut parfois outrepasser les lois pour sa propre survie. Là où Hawkins a merdé, c’est lors de son arrestation. Quand il a jugé bon de provoquer les Pacificateurs. De frapper ceux-ci. Et ça, ça ne pardonne pas. Je ne suis pourtant pas chef du huit, ni même du cinq. Le district un n’a aucun rapport avec ceux-ci. Mais Hawkins doit payer. Qu’ils chassent des lapins ou mette le feu à une vieille maison est une chose, mais qu’il provoque les Pacificateurs en est une autre. Et si même les représentants de la loi ne lui font pas peur, c’est qu’il est définitivement une menace. Et pour lui remettre les idées en place, il faut une personne capable de faire craquer même les plus forts. Une personne comme moi.

Il ne pouvait pas fuir longtemps. Son portrait fut transmis à tous les pacificateurs, plus particulièrement ceux du cinq et du huit. Le huit… il n’avait rien à faire là-bas. Pourtant, c’est lors de la moisson de ce district qu’il fut reconnu, et arrêté. Le huit ... Il y avait une raison s’il fut capturé là-bas. Une raison qui m’avait longtemps intrigué, jusqu’à ce que j’obtienne les réponses. Les habitants de ce district n’ont, pour la plupart, aucun scrupule à vendre leur voisin contre une ration de blé. Swain était donc venu au district huit et avait été aperçu aux alentours de la maison de Silk Preston, célèbre gagnante. Il ne fallait pas être médium pour comprendre que quelque chose se passait, ou se passe encore, entre eux. Les femmes … la plus grande faiblesse des hommes.

J’entre dans la vieille bicoque qui me sert de quartier général pour mes séances de tortures. Les mois passent, mais la maison ne se dégrade pas. Elle s’améliore. L’odeur de mort. Le sang, partout. Les meubles usés. Les dents, les ongles, les bouts de peau laissés à terre par les précédents locataires d’un jour. Tout est réuni pour instaurer un climat de peur, qui pourtant me met de plus en plus en l’aise. J’aime cette maison. J’aime les souvenirs qui l’entourent. J’aime en créer de nouveau. Et Swain va m’aider. Je prépare une chaise dans la cuisine, ainsi qu’une petite table sur laquelle j’entrepose divers instruments. Pinces, couteaux ou encore cordes, ils me sont indispensables. Et j’attends. J’attends le moment où la porte va s’ouvrir, et que j’apercevrais son visage. J’attends en faisant le tour de la maison, vérifiant que les issues sont condamnées et qu’aucune autres armes que celles que je souhaite ne soient à portée. Je fais le tour jusqu’à arriver dans la dernière pièce utilisée. La pièce qui retenait le maire Bregstone avant que son fils ne se laisse héroïquement à sa poursuite. Je passe mon doigt sur la chaise encore souillée de sang frais du vieil homme. Je porte le doigt à mon nez afin de le sentir, je savoure cette odeur sucrée et je laisse échapper un sourire quand je repense au regard et au désespoir du jeune Aiden me suppliant d’épargner la vie de son père.

Les meilleurs souvenirs sont ceux qu’on décide de créer.

J’entends un bruit sur le perron, et j’aperçois quatre pacificateurs traînant une charge. C’est l’heure. Enfin. Je redescends calmement, fais un signe de tête en direction de la cuisine et suit les cinq hommes. Swain assis sur la chaise, je prends soin d’attacher ses mains avec la corde. Je prie les quatre pacificateurs de sortir. Je fais chauffer de l’eau sur la cuisinière et je me place derrière l’homme, en silence. Et j’attends. J’attends le moment où il va rouvrir les yeux dans un univers inconnu et qu’il va prendre conscience du pétrin dans lequel il s’est fourré. Quand les premiers grognements se font entendre, j’attends encore quelques minutes pour qu’il réalise pleinement. Et finalement, je pose une main sur son épaule que je serre fortement, sans pour autant lui faire face. « Tôt ou tard, il faut assumer les conséquences de ses actes. » Mon ton est froid. Sans équivoque quant à ce qui l’attend.

Il est mort à la minute où il a mis les pieds à cette moisson.




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MessageSujet: Re: have you ever felt something evil lurking around ? (swain)   Dim 8 Sep - 19:25

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Heureux sont les cœurs orphelins car ils ne connaissent pas la vraie solitude.
Les choses devaient se passer ainsi, la conclusion est toujours la même peu importe l’histoire. Simplement parce qu’il n’y en a qu’une seule éternelle, celle qui finit mal. Simplement parce que le bien ne triomphe jamais complétement du mal, que tout peut basculer en un instant. Parce que personne ne revient à la vie mais que tout le monde connait le même dénouement. Six pieds sous terre, des cendres volatiles et il ne reste plus rien. Un rien pour autant comble, un vide dévorant de présence. Un trou béant d’où suintent d’acides souvenirs engluant l’esprit dans la douleur. Alors heureux sont les cœurs orphelins qui hermétiquement scellés ne se sont jamais ouverts aux autres. Vierges des émotions les plus dangereuses, insensibles à la pire de toutes. La haine n’est rien face à l’amour. La destruction vient par la compassion et la sympathie, cette porte laissée comme une cible à découvert des profondeurs de l’âme. Rendu fort par un but, affaiblit par l’affection. Je me pensais seul derrière le monde, spectateur lointain étranger à son agitation. Insignifiant grain de sable, trop gros pour me fondre dans la masse pourtant trop petit pour m’en détacher complétement. Je pensais être de ces cœurs orphelins, cette mécanique implacable, incapable d’autre chose qu’un but pour lequel je croyais être né. J’étais aveugle et égaré. Et face à la vérité ma réalité de verre a éclaté. Un château de cartes bien trop fier j’ai voulu essayer leurs jeux d’apparences. Soufflé sur l’autel des cendres de mon âme, un nouveau martyr consentant. J’ai joué. J’ai perdu.

Heureux sont ceux qui n’ont jamais laissé entrer l’espoir car ils ne connaissent pas la vraie solitude de ceux qui ont un jour eu quelque chose à perdre.

Je ne les comprends pas, je ne connais pas la raison de leur haine. Leur langage est sourd, des phrases formées de coups rythmés au son d’os disloqués. Je ne sais pas d’où ils viennent, je ne sais pas jusqu’où ils iront. Pourquoi font-ils ça ? Comment des gens peuvent-ils accepter de blesser des innocents juste parce qu’on le leur a demandé ? Je ne suis pas naïf au point de croire encore qu’il n’est pas de personnes foncièrement mauvaises en ce monde, mais comment un si grand nombre peut-il accepter de répondre comme à un chien son collier, une laisse fermement maintenue dans la main du Capitole ? Pacificateurs, rebelles. Je veux savoir, ce qu’il se passe à l’intérieur, à quel niveau, à quel moment. Je crois que la raison pour laquelle je n’ai jamais accepté la rébellion c’est parce que j’avais peur de devenir l’un d’entre eux. Peur de devenir un assassin sans scrupules, piétinant quiconque juste parce que la cause est juste. De leurs idéaux comme une maladie contagieuse, rampant sur ma peau de leurs perfides mensonges, suggestions sordides atomisant doucement le libre arbitre. Je me suis toujours cru un monstre d’habitudes et pourtant l’idée de même de devenir une mécanique implacable me terrorisait. Un outil, se battant uniquement pour un but, cœur orphelin. C’était si hypocrite de ma part. Je l’ai compris trop tard, quand il n’y avait plus rien à comprendre, seulement la réalité étouffante. Si vous n’êtes pas avec eux, vous êtes contre eux. Si vous êtes contre eux, alors vous avez choisi. Et si vous avez choisi, vous êtes déjà mort. Je suis fatigué de ce monde qui me force à être noir ou blanc, las de devoir le subir quand je n’en ai jamais fait vraiment partie. C’est eux ou moi. L’équation est rapide. Il y a quelques mois je les aurais laissé faire, j’aurais moi-même appuyé ma tête sous l’eau et lâché prise comme un animal sent qu’il n’y a plus d’échappatoires. La solution de facilité. L’équation est rapide mais comporte pourtant une inconnue. Je ne me suis pas laissé mourir. Cette inconnue si familière. Les choses ont tellement changées. J’aimerai croire qu’elles sont devenues plus simple. J’ai essayé de m’en persuader pendant tout ce temps, quand le vent a cédé à la neige, quand la neige a cédé à la pluie. Quand l’espoir a cédé à l’échec. Et ce soleil qui a émergé de ces tourments a éclairé mes pensées d’un jour nouveau. Plus clair. Lumineux. Eblouissant. Aveuglant. Douloureuse conclusion. Comment est-ce arrivé ? Non. Cela aussi devait se produire. Cette histoire que j’ai refusé d’écrire depuis le début, évitant avec soin de m’imprégner de ces pages blanches de tentantes possibilités. Récit de mon éternelle fuite. Et si je m’étais laissé faire ? Guidé par cette chose incompréhensible au fond de mes entrailles, cette atmosphère étrange qui lentement au fil des jours passés avec elle a annihilé mes barrières. J’ai baissé ma garde et je l’ai laissée entrer. C’est toi et moi. On est dedans jusqu’au cou maintenant. Silk. Histoire qui pouvait. Histoire avortée. C’est à ça que se résume notre relation hein Preston ? Pouvoir. Pouvoir amène un choix. Encore. Toujours. Mais cette fois j’ai choisis. Putain. Je l’ai choisie elle. Et je vais payer pour ça. La conclusion est toujours la même, peu importe que tout soit finit avant d’avoir commencé. Ils auront toujours le dernier mot.

Je suis mort à la minute où j’ai mis les pieds à cette moisson.

Trainé comme un chiot indésirable dans un sac, j’ai attendu qu’ils assènent le dernier coup. Le frottement de la toile de jute a fini par irriter mon visage, étouffé dans la sueur de ma fièvre j’aimerai mourir d’asphyxie dans l’instant. Pour ne plus avoir à penser. Je ne peux pas leur en vouloir. Ils n’ont fait qu’aboyer sur le bon ton devant leurs maitres. Les habitants du district huit nous ont dénoncés pour survivre, ils ont fait ce que j’aurais peut-être fait pour sauver la vie de mon frère s’il en avait été question. Je mentirais si je ne disais pas que je pense plus égoïstement à ma survie qu’à la sienne. Tout est de sa faute. Si elle n’était pas entrée dans ma vie et avait tout saccagé. Je suis terrorisé. Elle a insufflé la peur en moi. Elle m’a donné une raison de craindre la mort. Elle m’a rendu faible. Elle m’a métamorphosé pendant tous ces mois en quelque chose que je ne comprends pas. J’ai la sensation évidente que tout m’échappe. Même mon corps ne me semble plus être le mien, comme mobile dans l’espace sans que je sois capable de l’arrêter. Irrémédiablement attiré par son ultime destination, la marche ouverte par les pacificateurs. Ils ne m’ont pas accordé beaucoup de répits de conscience, enchainant sans scrupules les surdoses de calmants à m’en faire vomir. Gavé comme une bête que l’on emmène à l’abattoir. Non, c’est même bien pire. Je n’ai pas protesté, j’ai fini par réclamer cette inconscience. Souillé et amoindrit, quelque chose qui n’est plus considéré comme humain ni même animal. Quelque chose d’étonnamment docile. J’ai prié pour la fin, pour claquer avant de voir ce qui m’attend au bout du voyage. Je ne peux plus m’échapper. Je n’en ai plus envie. Je suis las. Tellement las. De nouveau je ne sais pas si je veux vivre ou mourir. J’avais décidé de vivre, malgré le gouffre béant laissé par Castiel. Maintenant que l’on m’arrache encore ma raison de continuer, à quoi bon ? Pourquoi prennent-ils leur temps pour me tuer ? Pourquoi m’emmener ailleurs quand ils pouvaient le faire sur la grande place et faire de moi un exemple ? A quoi rime tout ça ? Cherchent-ils à me ramener au cinq ? Perte de temps incompréhensible qui ne fait qu’augmenter graduellement mes craintes. Une Histoire, encore une. De sombres rumeurs contées à voix basses dans les districts. Des murmures, des récits d’une cruauté sans nom. C’est ainsi que fonctionne le système, jamais transparent, toujours peuplé d’ombres menaçantes laissant libre court à l’imagination. Des limites à ne pas franchir que le peuple contribue à poser. Ils disent qu’ils peuvent vous manipuler le cerveau, vous rendre autre. Ils disent que la résistance est inutile lorsque d’un claquement de doigts ils peuvent vous transformer en soldat de plomb. Et si c’était dans ce but qu’ils m’avaient gardé en vie aussi longtemps ? Je vous en supplie, tuez-moi. Tuez-moi mais ne faites pas de moi ce que je ne suis pas. J’essaie de me persuader que ce n’est pas grave, que Silk ne remarquera même pas mon absence, un lit vide dans une maison trop grande. Pourtant une partie de moi est incapable de s’en convaincre ou plutôt, espère que je lui manquerais. Pourquoi as-tu compliqué les choses ? Mon souffle éraillé résonne à mes oreilles, j’ai perdu mes repères et mes sens depuis bien longtemps. Je sais que ce train me mènera vers ma fin. J’ai reconnu le bruit de son glas de départ, j’ai entendu la foule dire adieu à ses tribus. Quelque part dans le brouhaha j’ai imaginé qu’il y avait quelqu’un pour moi aussi, agitant nonchalamment la main comme si ce n’était qu’un au revoir. Et lorsque j’ai réalisé que Silk était sûrement quelque part à bord, à quelques wagons sûrement, j’ai réclamé moi-même la dose libératrice. Prenez mon cœur, je n’en veux plus. Arrachez-moi mes derniers espoirs, j’abandonne. Cette fois j’ai atteint ma limite. C’est peut-être mieux ainsi. Après-tout, plus personne n’a besoin de moi.

Je ne manquerais à personne.

Et.

Personne ne me manquera.



Tôt ou tard on rencontre tous notre fin. Parfois elle prend forme, parfois elle vient par le simple contact d’une main sur l’épaule. Comme si conciliante elle exprimait un bref réconfort faux pour mieux frapper brutalement d’un revers. Paume absente de compassion. Le complexe du bourreau qui se cache derrière l’excuse du devoir pour fermer les yeux sur son humanité. La nausée m’assène les tempes, mon corps s’agite d’un frisson de dégout incontrôlable. La sensation d’une ombre dans mon dos me pétrifie. Je repense à ces rumeurs sur certaines pratiques du Capitole et ne peut réprimer les tremblements soudains de mes membres. J’aimerai repousser cette poigne d’un mouvement d’épaule tant j’ai l’impression qu’elle brûle déjà ma chair à travers mon vêtement. Brûlante comme la morsure d’une corde sur mes poignets ramenés derrière ce qui semble être le dossier d’une chaise. Je n’ai pas osé ouvrir les yeux encore groggy des calmants, entre inconscience et conscience, refusant la réalité. Je ne veux pas voir cet enfer dans lequel j’ai atterrit. J’ai déjà connu la douleur, la torture en punition de ce qu’ils considéraient comme des fautes. Mais au fond de moi je sais que cette fois ne sera pas comparable à toutes les autres. Les mots glacials me transpercent comme une lame acérée, la langue des hommes sans scrupules. Peut-on d’ailleurs les nommer ainsi ? J’ai peur de me retourner et de constater que mon oppresseur est à l’image de ces monstres enfantins qui avaient coutume de régner sur mes cauchemars. Ma respiration s’accélère, hors de contrôle, rythmée par mon cœur au bord de la rupture. Le décompte se fait dans ma tête, le compte à rebours avant de devoir inévitablement faire face. Qu’est-ce que je leur ai fait ? Qu’est-ce qu’un moins que rien illettré comme moi peut bien leur faire ? Je me fiche de leurs lois, me fiche de les enfreindre comme de les respecter. Je me fiche de la rébellion, je veux juste vivre, survivre en paix. Alors pourquoi ? Pourquoi moi ? J’échappe à peine un hoquet, luttant pour retenir mes larmes. Je ne dois pas flancher, pas me briser devant celui qui ne doit attendre que ça. Pas leur montrer leur quelconque emprise sur moi, même si cela doit être la dernière chose que je ferais avant de crever. Je ne veux pas, non il ne faut pas qu’ils voient.

Je suis déjà brisé.

Les larmes s’échappent dès l’instant où j’ouvre enfin les paupières, impossible à essuyer. Le regard embué je parviens à peine à distinguer la pièce facilement identifiable comme une cuisine plutôt sommaire et en mauvais état. C’est assez ironique lorsque l’on comprend que j’ai été amené ici pour être cuisiné à la haine. Cette vision ne fait que renforcer la panique que je tente de cacher. Ce carrelage sale aux tâches sombres non-identifiables, cette fine pellicule de graisse recouvrant les meubles. Cette pièce respire la mort, le sang caillé me retourne l’estomac. Je referme les yeux quelques instants pour tenter d’encaisser le choc. Les mots peinent à se former et il me faut encore quelques minutes pour parvenir à retrouver un semblant de calme. « Tôt ou tard la proie ne peut plus éviter le chasseur… » Répondis-je simplement d’un ton difficilement lisse de tremblements. Je prends une brève inspiration, relevant la tête en hésitant un instant avant de regarder l’homme en biais et le fait qu’il s’agisse bien d’un homme et non d’un monstre suffit à calmer quelque peu mes craintes pour prononcer de nouveaux mots sur un air de défi. « Mais tôt ou tard le chasseur y laisse aussi des plumes. » Je tente de garder la tête haute car je suis bien conscient que très vite on saura me faire courber l’échine. Quitte à crever je ne leur faciliterai jamais la tâche. Non, je ne les laisserais pas faire de moi un cœur orphelin si aisément. Je tente de me redresser un peu plus sur ma chaise, reprenant mon souffle, tordant mon cou pour essayer d’effacer en vain les traces de mes larmes sur mes joues. J’expire un nouveau souffle. « Pourquoi m’avoir amené ici quand vous pouviez me tuer sur place ? » Cette question obsédante que je ne pus réprimer plus longtemps. « Je… » Déglutis bruyament. « Je suis d’aucune utilité en vie… » Les larmes me revinrent, inévitables. Putain. « Putain… PUTAIN ! » Ce dernier mot hurlé, prise de conscience soudaine. Je ne laisserai pas ces enflures me tuer. Plutôt en finir moi-même. Putain. Non. Non non non. J’échappe un gémissement hystérique, baissant la tête dans un sanglot. « Allez-vous faire foutre… qu’est-ce que je vous ai fait… qu’est-ce que je vous ai fait putain… » J’halète douloureusement, incapable de lutter contre la panique. Cet homme possède une aura de violence, je ne peux échapper à ses regards. Je ne sortirais pas d’ici vivant.

Dis-moi que je te manquerais. Dis-le-moi.

Silk. Je t’en supplie.

Pour que j’accepte que l’histoire se termine ainsi.


Dernière édition par Swain Hawkins le Ven 14 Mar - 22:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: have you ever felt something evil lurking around ? (swain)   Lun 21 Oct - 1:14

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L’espoir fait vivre. Ce proverbe n’a jamais été autant insensé que dans le monde de Panem. Notre monde. L’espoir fait vivre. Ils l’ont touché. Ils l’ont effleuré du bout des doigts. Ils l’ont espéré. Mais ils ne l’ont jamais vécu. L’espoir ne fait pas vivre. L’espoir tue. Il vous offre un aller simple pour la fosse commune. Généralement grâce à une balle dans la tête. Précédé de quelques heures de tortures, afin d’être sûr que vous n’emportez pas vos secrets dans la tombe. L’espoir tue. C’est un fait avéré. Tous ses rebelles exécutés à divers endroits de Panem étaient tous différents. Femmes, hommes, enfants. La soixantaine comme la vingtaine. Obèses comme anorexiques. Gentils et bienveillants comme mesquins et violents. Ils étaient tous différents, à un point près ; ils avaient de l’espoir. L’espoir de faire de Panem un monde meilleur, alors même qu’il n’y avait rien à changer. Un espoir qui les avait menés directement dans la tombe. Un espoir auquel Swain s’attachait sûrement, mais dont l’issue serait la même que les autres. Une fosse commune. Et personne pour le regretter. C’est le destin funeste qui le survole depuis cette fameuse moisson. Depuis cet incendie. Depuis ces braconnages. Depuis ces coups aux Pacificateurs. Qu’importe les plans que j’ai prévu pour lui, c’est son issue. Que ce soit dans quelques semaines, quelques mois ou même quelques années. Il y a deux certitudes quant à son avenir : son espérant de vie ne dépassera pas les quarante ans. Et son meurtrier s’appelle Hunter Blackbird-Crowley.

J’ai longtemps attendu cette rencontre. Longtemps préparé de nombreux scénarios dans ma tête. L’avantage d’être Pacificateur, c’est que nous avons des outils à notre disposition. Bien plus que tout citoyens. Des outils qui nous obligent à être créatifs. Et à se renouveler sans-cesse. Et j’aime ce défi. Cette obligation d’être toujours plus inventif pour faire souffrir les autres. Aucune rencontre ne ressemble à la précédente. Swain est peut-être le dixième, le centième sur la liste de mes victimes.

Il est unique à sa façon.

Il se réveille. Doucement, mais sûrement. Je le laisse prendre ses repères. Inutile de frapper si la victime n’est pas en mesure de comprendre ce qui lui arrive. Je veux qu’il comprenne. Tôt ou tard il faut assumer les conséquences de ces actes. C’est le cas. Aujourd’hui, il comprendra. Il émerge. Il comprend dans quelle situation il se trouve. Un sourire étire mes lèvres. Que le jeu commence. Que la fête soit à son apogée. Swain est mon invité d’honneur. Un privilégié. Je me questionne quant à son état. Peut-il parler ? A-t-il les idées claires ou mes hommes ont-ils frappé trop fort ? Il semble que la première proposition soit la bonne. « Tôt ou tard la proie ne peut plus éviter le chasseur… » Serait-ce un instant de lucidité ? Je crois bien que c’est la première fois depuis toutes ses années à m’occuper des cas comme lui, que quelqu’un reconnaît qu’on ne peut m’éviter. Que quelqu’un ayant commis des actes de Rébellion ne peut pas échapper à la sentence. Que la souffrance n’est qu’une conclusion logique. « Mais tôt ou tard le chasseur y laisse aussi des plumes. »  C’était donc bref. Un instant de lucidité, avant qu’il ne tente de jouer au plus malin. Comme tant d’autres avant lui. La provocation. Seule défense des faibles. « Malheureusement, tu ne seras plus de ce monde pour le constater. » De toute évidence, ça n’arrivera jamais. Le jour où quelqu’un prendra le dessus sur moi n’est pas encore arrivé. Miléna y est peut-être parvenue une fois. Il n’empêche que j’ai eu le dernier mot. Que je le poignardée. Et qu’elle est morte. La provocation est inutile avec moi. Ça ne change pas son sort, ça n’attire pas de bons points. Cela amplifie simplement les souffrances futures. Ils se torturent eux-mêmes. Si ce n’est pas merveilleux. « Pourquoi m’avoir amené ici quand vous pouviez me tuer sur place ? » Un rire s’échappe de mes lèvres. « La réponse est évidente, pourtant, non ? » Un sourire sur le visage, je ne le quitte pas des yeux. La réponse est si évidente qu’il n’y pense même pas. Il ne pense pas. A-t-il seulement pensé un jour ? À croire ces divers actes de Rébellion, la question ne se pose même pas. « Ça aurait été bien trop facile. Et … cela aurait été indolore. » Une balle dans la tête, exécuté comme tous ses rebelles, sur la grande place. Bien trop facile. Je ne rate jamais mon coup. Je ne l’aurais pas loupé. Il aurait ressenti la peur avant que j’appuie sur la détente, mais aucune douleur puisqu’il aurait été mort à la seconde où la balle serait entrée en contact avec sa boîte crânienne. Et son district a connu bien d’autres exécutions. Dans une masse ainsi, une de plus ou une de moins n’apporte pas grand-chose. Les citoyens sont habitués à le voir tomber les uns après les autres au bout d’une petite dizaine de morts. Celle de Swain n’aurait servi à rien. Mais … Le torturer, et le renvoyer chez lui… Le message était clair. Personne n’est à l’abri. On ne se contente pas de vous détruire physiquement, mais mentalement aussi. « Je… » Parle Swain, je t’écoute. Je suis tout à toi. Nous avons tout notre temps. Et pourtant. Il se contente de déglutir. Après tous ses actes, je m’attendais à ce qu’il ait bien plus de répondant. Qu’il soit un adversaire de taille, illettré ou non. Quelle grande déception. « Je suis d’aucune utilité en vie… » Il l’est, en effet. Si on ne sait pas quoi faire de lui. Ce qui n’est pas mon cas. J’ai des projets bien précis concernant l’avenir de Swain. Des plans qu’il sera obligé d’accepter, sans quoi … la fausse commune l’attend. Quoi qu’il en soit, avec la persuasion dont je vais faire preuve, il cédera sans même que je le force. « Tu te trompes. » Je lâche, froidement. Il se trompe. Bientôt, il découvrira ce que je lui réserve. Un avenir bien plus intéressant que celui auquel il était voué jusqu’ici. Il me remerciera. Ou pas. Je n’ai pas besoin de sa gratitude. C’est un objet. Un objet que j’utiliserais jusqu’à ce qu’il ne me soit plus d’aucune utilité. Et là, il rejoindra la fausse commune. Si son travail sera bien exécuté, il aura le droit à un traitement de faveur. Une simple balle dans la tête. Rapide, simple et efficace. « J’ai des grands projets pour toi, Swain. » Je ne dis rien de plus. Le moment où je lui révélerais ce que je compte faire de lui arrivera bien assez vite. Libre à lui d’interpréter cette phrase jusqu’ici. « Putain… PUTAIN ! » Les hurlements déchirent sa gorge tandis que les larmes ruissellent sur ses joues. C’est ce que je veux. Mais pas ainsi. Je ne veux pas de la faiblesse. Je veux de la douleur. Je veux qu’il souffre. Je veux que les larmes brûlent son visage tandis que les cris dévorent son âme.  « Allez-vous faire foutre… qu’est-ce que je vous ai fait… qu’est-ce que je vous ai fait putain… » Je secoue la tête, exaspéré. « Je te trouve bien vulgaire. » Qu’il soit illettré était une chose, mais cela ne l’empêchait pas de garder un minimum de politesse. Allez-vous faire foutre. Il a osé. Il a osé s’attaquer personnellement à moi. Qu’il déclare que je vais laisser des plumes m’importent peu, puisque ça n’arrivera jamais. Mais qu’on m’insulte ? Je sens la colère monter. Allez-vous faire foutre. Non, je ne compte pas aller me faire foutre. Il ne sait pas ce qu’il dit. Il ne sait pas à qui il s’adresse. Allez-vous faire foutre. Il avait signé son arrêt de mort en mettant les pieds à cette moisson, il a désormais signé son arrêt de mort dans d’horribles souffrances. En réalité, il ne va pas mourir. C’est d’autant plus amusant de s’approcher de la ligne blanche, sans pour autant la franchir. L’aider à sentir la vie quitter son corps, la douleur l’envahir jusqu’à le paralyser, espérant vainement que la mort survienne pour le libérer. Ce qui n’arrivera jamais, j’en ferais une priorité. Allez-vous faire foutre. Les paroles résonnent dans ma tête. Il va souffrir. C’est une certitude. Lentement, mais sûrement. Je veux lui arracher des cris, je veux voir la haine dans son regard. Il va souffrir. Allez-vous faire foutre.

Il va souffrir. Et ça commence maintenant.

Je l’abandonne du regard un court instant. Je me dirige vers la petite table où sont exposé divers objets, attendant d’être utilisé chacun leur tour sur le corps de Swain. Je passe mon regard sur les objets, les effleure du bout des doigts. Et porte mon choix sur une pince à dénuder, servant plus facilement aux électriciens qu’aux Pacificateurs. Je l’a saisis, l’a fait claquer une ou deux fois pour m’assurer de son fonctionnement. Elle n’est pas rouillée, malgré les nombreuses fois où elle fut sollicitée. On devine encore la couleur de l’usure et le sang séché sur celle-ci. Bientôt celui de Swain s’y ajoutera. Je reviens en sa direction. Il n’a pas bougé d’un poil. Il n’y arriverait de toute manière pas. Je me pose face à lui, m’agenouille afin qu’il puisse me regarder de haut. Qu’il puisse avoir l’impression de maitriser la situation ne serait-ce que quelques secondes. Je fais à nouveau claquer la pince. « Je n’aime pas qu’on soit vulgaire. Particulièrement sous mon toit. » Qu’il interprète cela comme il le souhaite. Officiellement, ce n’est pas ma véritable maison. Mon nom n’est pas sur l’acte de propriété, je n’ai aucune affaire personnelle et elle est à l’abandon.

Officieusement, je ne me suis jamais senti aussi chez moi qu’ici.

Il a voulu jouer, on va jouer. Après tout, nous étions bien là pour ça. Pas pour discuter, pas pour lui demander de mettre une pièce dans la cagnotte à chaque vulgarité prononcée. Je ne peux pas être plus patient. Ma patience a des limites, et celles-ci viennent d’être franchies. Quoi qu’il en soit, il sait très bien pour quelles raisons il est ici. Enfin … il l’ignore, mais il doit probablement savoir ce qu’il va subir. Je me relève, reviens me positionner derrière lui. Ses mais sont attachées, j’en attrape une que je tords légèrement afin d’y voir les doigts. Nouveau claquement de la pince. Elle s’accroche à l’extrémité de l’ongle. Je tire un coup sec. Le sang perle, quelques gouttes tombent au sol en compagnie de l’ongle. « Ça c’était pour le putain. » Je lance. Je marque une pause. Je ne bouge pas. La pince s’accroche à un deuxième ongle de sa main gauche. Nouveau coup sec. Nouvelles gouttes de sang. « Ça, c’était pour le second putain. » Il n’avait qu’à ne pas être vulgaire. Il retiendrait probablement la leçon. Dans le pire des cas, il ferait le deuil de ses autres ongles. Ça fait affreusement mal, mais ça repousse ces petites choses-là. Je me relève, l’abandonne à nouveau quelques instants tandis que j’essuie le sang gisant sur la pince à mon pantalon, avant de la reposer. Elle me sera certainement à nouveau utile. Rapidement. Mais pour l’instant, place à l’amusement. Au vrai. Des ongles arrachés ? Désagréable, mais supportable. Pas de cris. Pas de larmes. Pas de supplications. Juste une douleur vive et insupportable, qui passe après quelques minutes. D’autant plus qu’il ne voit pas ses mains, et que l’esthétique nouvelle de ses doigts ne lui retournera pas l’estomac. J’hésite quant à la suite. Un marteau ? Non. Trop simple. Après quelques coups, le doigt se retrouve totalement assommé par la douleur. Il ne sentirait plus grand-chose, et ce rapidement. Le couteau ? Trop difficile. J’utiliserais mes forces pour sectionner son doigt. Mais ma force, j’en aurais besoin pour la suite. La pince. Une valeur sûre alors que le choix est illimité. J’opte pour une pince multiprise. Un sourire s’affiche déjà sur mes lèvres à la simple pensée de ce à quoi elle va me servir. Je me rapproche à nouveau. Dos à moi, il ne sait pas ce qui l’attend. La pince entoure l’annulaire gauche à la perfection. Elle a été créée pour cela. Je la referme. Je la tourne, à droite, à gauche. Je force. La peau craquèle, fait place à une couleur rougeâtre qui colore la pince. D’abord la peau. Puis les muscles. Puis l’os. Et enfin, après quelques minutes à tourner la pince très rapidement …

Le doigt s’abat sur le sol.

Le sang ruisselle à terre, s’ajoute à celui des autres visiteurs d’un jour, qui ont subi un sort semblable à celui de Swain. « Et ça… c’était pour le allez-vous faire foutre. » Au moins, cette fois-ci il est prévenu.

Pas de vulgarité sous mon toit.



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MessageSujet: Re: have you ever felt something evil lurking around ? (swain)   Sam 15 Mar - 20:45


   
   
   

C’est l’acide, la vérité liquide.
Vouer à son immuabilité allégeance aveugle, et c’est la fin. Parce qu’elle est toute fin, la pluie qui s’infiltre dans l’entre-deux de ce que l’on croyait scellé. Celle qui en ressort des entailles, charriant des contenus chaotiques, un fleuve anatomique en crue. Elle est ultime, immortelle mortelle que l’on ne trompe jamais deux fois. C’est l’acide, la vérité liquide. Qu’a ressentit le premier homme, la première femme lorsqu’il l’a vue pour la première fois tangible ? S’est-il questionné sur l’intérieur, a-t-il retourné vers l’extérieur son esprit pour en trouver le sens ? Pourquoi. Comment. A-t-il cherché à recoller les morceaux d’innocence bout à bout comme un enfant mettrait son cœur à réparer un vase brisé par sa maladresse ? Parce qu’il n’y a jamais vraiment de fautif, et c’est en cela qu’elle se drape de noir. Parce que les ténèbres sont la dernière chose qui s’imprime sur la rétine. Parce qu’elle est aveugle tout comme celui qui prétend ne pas la voir venir. Car la fin ne vous veut ni mal, ni bien, c’est ainsi que tourne le monde. C’est le mensonge qu’ils vous enfoncent dans le fond de la gorge pour que vous étouffiez votre libre arbitre avec. La mort n’est pas neutre et équitable. Elle n’a que faire des faibles ou des forts, elle se contente juste de prendre votre dernier souffle sans se déranger de savoir si vous n’avez pas déjà assez souffert. Elle vous donne juste la dernière impulsion, ce léger tremblement qui vous fait lâcher prise. La mort est injuste. Si elle l’était on n’en verrait pas de toutes les couleurs avant le tombé de rideau. Si elle l’était nous serions à égalité des chances au bord du précipice sans personne pour nous pousser à sauter. Aucune cruauté pour vous réduire en morceaux à semer au vent, retarder votre chute en vous précipitant autant de fois contre les parois acérées juste parce que le bruit que vous faites en vous cognant est drôle. Si la mort était juste, les personnes comme ce pacificateur n’existeraient pas. Aucun bourreau, pour nous pousser à embrasser le sol, nous forcer à plier en nous écrasant le visage. Et sans personne pour nous retenir en arrière. Et tu m’as retenu en arrière Preston. Toi et l’espoir, j’ai même commencé à vous confondre. Tu me fais tellement plus mal que de croire. J’ai finis par te vouloir plus que la liberté, me remettre des chaines a signifié mon arrêt de mort. Et cette mort aurait été plus simple si je n’avais pas moi-même jeté la clé. J’aurais pu partir dignement d’une balle perdue, tragique mais si indolore comparé à ce qui m’attend. Oui, on en voit tellement avant la fin. Tu m’as montré tant de choses que j’aimerai mieux me crever les yeux que d’en garder les images fantômes pour hanter chaque seconde de ma misérable vie. Mais c’est l’acide au creux de mon estomac, l’amertume d’avoir entrevu la chance que tu m’offrais pour me l’avoir retiré aussi violemment. Tu me rends égoïste. Je te veux pour moi, je veux que tu ne sois qu’avec moi. Je veux continuer à cultiver ma mélancolie insensée dans cette chambre obscure si tu es là pour me tirer de force vers la lumière. J’ai déjà trompé ma fin deux fois, j’ai profité d’un temps qui n’aurait pas du m’être accordé. Parce que je suis trop faible, trop faible pour faire face à la violence de la réalité seul, parce que j’ai honte de m’avoir enfin avoué que j’ai crée de toute pièce cet univers où je suis important pour toi et où tu es importante pour moi. L’un des deux est un mensonge, et je sais maintenant lequel. Un univers qui m’a aidé à survivre jusque-là. Je deviens fou Preston, moi qui ne vivait que pour les autres, j’ai besoin que tu vives pour moi. J’ai besoin de toi. Je veux que tu aies besoin de moi. Face à la vérité je ne peux plus l’éviter. Au dessus du vide je suis prêt à tomber. Ton visage disparaît, non je ne veux pas oublier. J’ai peur de ce qu’il va se passer. Je voulais une dernière chance, juste quelques minutes pour te le dire. Ce que je voyais, toi et moi. La mort m’attire dans sa noirceur glacée. Noir, on ne voit que du noir avant de mourir.

Mais moi je ne vois plus que du rouge.

C’est la vérité liquide. Elle se déverse sur le sol, je peux sentir chaque unité s’étendre comme si ma conscience s’écoulait aussi de mon corps avec elle. A cet instant je me pose ces questions innocentes. Je ne réalise pas encore ce qui vient d’arriver. Il n’y a aucun paramètre définit dans mon esprit pour supporter l’idée de l’existence de tels actes. Aucune barrière empêchant l’horreur et la douleur de se déverser comme un fleuve en colère dans chaque recoins de mon corps. Les choses sont allées beaucoup trop vites pour que je les comprennes. J’ai le goût du sang dans la bouche, j’ai mordu ma lèvre de toutes mes forces pour ne pas crier, ne pas lui donner la satisfaction de me voir plier. Sa présence derrière moi comme un prédateur, la domination glacée du métal au bout de mes doigts puis celle brûlante du sang s’échappant des plaies. Ma respiration se meut en hoquets peinés, elle trahit ma terreur. J’aimerai arrêter de respirer à cet instant, faire le mort pour qu’il se lasse et me laisse en paix comme le chat en a marre de jouer avec le cadavre de l’oiseau. Il veut me faire payer pour mes paroles, je peux sentir toute la profondeur de sa haine, le dégoût avec lequel il me regarde. Je ne leur ai rien fait, pourquoi s’acharner autant si l’issue sera toujours la même, pourquoi ne pas se contenter de me tuer ? La mort est immuable, torturer mon âme avant de la laisser partir ne fera rien d’autre que de m’estampiller martyr. Mon cœur s’étouffe lui-même dans son rythme accéléré, il veut se court-circuiter pour m’épargner d’en subir plus. Le cliquetis du métal derrière-moi m’arrache des sursauts crispés, je sens le léger mouvement dans l’air provoqué par ses gestes. Le bout de mes doigts est lancinant, une douleur aigüe qui martèle à intervalles la musique effrayée de mes entrailles. Mes yeux se sont fermés sur mes halètements, j’essaie de me calmer pour me dissocier de mon corps, m’éloigner de tout ça. Ce n’est pas réel. Ce n’est pas en train d’arriver. C’est impossible. Je n’ai rien fait de mal, je n’ai rien fait pour mériter que l’on s’acharne ainsi sur moi. Je n’ai rien fait putain. Je voulais juste vivre en paix, je voulais juste survivre loin de leur monde. Je ne peux réprimer plus longtemps les tremblements de mes membres. Les larmes menacent encore une fois de percer mes yeux. Ses mains cherchent à agripper les miennes, ce simple contact me retourne l’estomac. Ne me touche pas, ne me touche pas enflure. Les mots s’étouffent dans ma gorge, un gémissement s’en échappe pour toute protestation. Pourquoi suis-je si impuissant ? Pourquoi suis-je si faible face à ce système que je hais ? Je le sais maintenant, je ne peux plus rester neutre, je n’ai jamais été neutre. Je me suis fourvoyé en y croyant alors que depuis le début je les hais. Je les hais tous autant qu’ils sont pour chercher à m’opprimer, pour avoir rendu ma mère folle, pour avoir tué mon père au travail, pour m’avoir arraché mon frère, pour avoir détruit ma vie. Pour avoir détruit celle de Silk, pour m’avoir prit la seule chose qu’il me restait. Preston. Preston est-ce que tu es là avec moi. Je t’en supplie pense à moi. Je n’ai même pas la force de rester fier, je n’ai même pas la force de rester droit. Je serais prêt à tout pour te revoir. Même au pire. Je les comprends maintenant, oui je comprends comment un homme peut arriver à devenir le pire des égoïste, s’affilier avec la pire des cruauté. Il suffit de croire. Il suffit de vouloir. Je ne voulais rien avant toi. Je ne croyais en rien. Et je ne suis qu’un homme. Oh je ne suis qu’un homme Preston je t’en supplie. Trop. Trop de choses se bousculent en moi. Mon esprit va se disloquer. La morsure métallique se referme sur l’une de mes phalanges et mon cœur rate un battement. « Non… Non…NON…NON…NON. » Mes murmures de supplicié se transforment en gémissements, mes gémissements en cris jusqu’à ce que ma voix ne soit plus qu’un long hurlement à m’en déchirer la gorge. Tout mon corps réagit d’un spasme brusque. La douleur est intenable, elle m’arrache un vomissement qui me fait me recroqueviller mais rien n’en sort de plus qu’un mélange de salive et de sang. Du rouge, je ne vois plus que du rouge et du noir. L’odeur mêlée à celle du lieu est infecte et me donne un nouveau haut le cœur. Je n’arrive plus à respirer, mon cerveau manque d’oxygène et la tête me tourne. Je crois que je suis proche de l’inconscience, je ne peux plus réprimer les sursauts de mes nerfs. Mon corps brûle, sueur, sang et larmes. Trop que je puisse supporter. Je tangue, mon cœur chavire. Mon corps bascule et s’écrase sur le sol, emportant la chaise à laquelle je suis lié avec moi tête la première. La violence de l’impact m’achève, je crois qu’il ne reste plus grand-chose à sauver. J’ai l’impression que même ma raison m’abandonne. Ce bruit sourd qui tambourine à mes tempes me rends dingue, je vais craquer, je n’ai plus rien à perdre. Un doigt de plus ou de moins, quelle importance si je suis de toute manière appelé à sortir de cette maison les pieds devant ? Tu peux m’arracher mes mains, tu peux m’arracher les yeux et le cœur, je n’en ai plus besoin. Je n’en ai plus besoin car elles n’auront jamais l’occasion de se poser sur ce que je désire, plus jamais l’occasion de frissonner à cause d’elle. Pourquoi toi, dans un moment pareil ? Pourquoi me torturer plus que le fer et le bourreau ? Je mords la poussière au sens propre du terme, je mords à pleine dents ce qui me reste d’instants à vivre. Car malgré tout je ne veux pas lâcher prise. Je ne veux pas, pas jusqu’à mon dernier souffle, pas jusqu’à ce qu’il m’ait arraché la moindre once de désir de vivre. Le carrelage sale est glacé, je n’arrive plus à ouvrir les yeux. C’est terrifiant cette sensation,  croire encore en l’existence de quelque chose qui a disparu. Elle est comme ce doigt dont je perçois encore la présence douloureuse. Il a toujours été là, et maintenant il n’est plus, un peu comme toi. Je pourrais le plier comme je pourrais toucher ton visage dans les ténèbres. Mon corps se recroqueville sur le côté, la chaise me meurtrit le dos et les bras. Ce salaud est toujours là quelque par, probablement à m’observer en riant. Je le tuerais, je les tuerais tous s’il le faut. Si je peux me frayer ainsi un chemin jusqu’à toi. Je n’entends plus que mes halètements, je ne sens plus que le froid qui m’enveloppe, je sais déjà ce que ça veut dire. Mais j’ai au moins le réconfort si cela en est un de me dire qu’il ne me laissera pas mourir en si bon chemin. Pourquoi dans un tel moment es-tu la seule chose à laquelle je peux penser ? Qu’est-ce que tu m’as fait Preston ? Je n’ai pas la force de rester debout et faire face. Est-ce que tu as envie de rire de moi de me voir ramper ainsi, ridicule à trainer mon fardeau pour échapper encore et encore à la réalité ? Je décolle mon visage du sol et peine à entrouvrir les yeux. Comment tu peux être là et me regarder sans rien faire, comment tu peux m’abandonner comme ça après m’avoir fait croire que j’étais important ? Est-ce que c’est moi qui ai voulut y croire trop fort ? « Pres… » A peine murmuré. Ai-je parlé au delà de mon esprit ? Déglutir m’est douloureux. Je perds la raison. « Pres…ton. » Je ferme les yeux au contact de sa main sur mon visage, ses doigts glissent le long des gouttes de sueur, elle arrive à apaiser un instant mon tourment. Je sens sa chaleur sur mon front, elle est comme une fièvre ou est-elle la fièvre ? « Me…laisse…pas. » Elle ne me laissera pas mourir, elle soignera mes blessures une fois encore. Je suis en sécurité, je suis sauf si elle est à mes côtés. « Silk… » Mes traits se crispent de souffrance, mon cœur anémié crie pour elle. Elle me sourit, agenouillée sur le sol crasseux. C’est probablement ma dernière chance de le lui dire. Des mots que je ne connais pas, des mots que j’ai cru entendre une fois. Je ne comprends pas leur sens, mais je veux les dire, je veux les dire pour toi Preston. « Je… » J’échappe un nouveau gémissement plaintif. Je ne dois pas flancher, non, pas encore. « Je…t’… » Un haut le cœur m’arrête. Non. C’est injuste. Pas maintenant. Pas. Maintenant. C’est ma faute, j’aurais eu tellement d’occasions de le dire. Mais j’ai préféré me fourvoyer, faire l’aveugle, me mentir. J’avais peur, si peur de ce que cela impliquait, de ce que cela signifiait. De ce que cela allait changer. Mais je n’ai plus peur maintenant. Au bord du gouffre, je ne suis qu’un homme qui n’a plus rien à perdre. « Je t’aime… » A peine murmuré, oublié dans un soubresaut. Elle n’a pas réagit, elle n’a pas fuit. Preston. Je crois qu’un faible sourire s’est formé sur mes lèvres, une délivrance. J’essaie de me redresser mais elle me cloue au sol. Je ne comprends pas. Ses mains enserrent mon souffle, j’essaie de l’en empêcher mais la pression éclate dans mon cerveau. Elle appuie de tout son poids sur moi, elle se fond en moi. Un cri de terreur passe mes lèvres. Mes mains s’agrippent à ses poignets pour la faire lâcher prise. Mes mains ? Mes mains sont attachées. Mon cœur s’accélère. Les larmes m’empêchent de rouvrir les yeux. La douleur a prit son visage, elle m’a trompé. « Non… » Mes larmes redoublent. « Non… » Il n’y a personne ici, personne d’autre que moi et ma fin. Douce illusion, douce hallucination. C’est toi ma mort, qui a revêtit son visage pour mieux me torturer. C’est toi mon esprit qui déraille. Je suis en train de me vider de mon sang, de me vider de ma raison. J’échappe une plainte de ma voix brisée. Pourquoi. Je suis devenu fou. Elle m’a rendu fou. Ce monde m’a rendu fou. Je tangue, mon corps menace encore de flancher. Tout mon être est parcourut de spasmes, la chaise entrave mes mouvements. Je suis pitoyable, recouvert de mon propre sang et de la saleté de l’antre de cet homme. Mon esprit ne tiendra pas longtemps, mais je sais qu’il saura me maintenir éveillé de sa cruauté. Je parviens à trouver le courage de ramper tant bien que mal mais je ne cherche pas la fuite. J’essaie de me rapprocher de cet homme. Je veux le regarder en face. Me hisser à genoux et douloureux, je m’appuie en arrière sur la chaise. Mes poignets sont meurtris, mon corps est meurtrit et mon cœur, se brise encore. Je le distingue à peine entre mes larmes, je n’arrive pas à tenir ma tête droite, j’ai besoin de repos. Mes yeux le fixent, mes yeux le jugent. Il va me réduire en pièces. Je suis terrorisé. Mais il est trop tard. Je rassemble ma sanité dans une dernière action, je vais chercher mon courage au plus profond de ma gorge pour cracher à son encontre. Je n’ai sûrement pas atteint son visage dans mon état, mais le simple fait de lui exprimer mon mépris suffit à m’agiter de soubresauts et me recroqueviller sur moi-même. Mais ce n’est pas des gémissements cette fois, mais bien un rire. Dément, bruyant, j’éclate de rire à m’en faire exploser le cœur. Névrosé, nerveux, un mépris tonitruant. Il n’y a plus rien pour m’arrêter. Je suis devenu fou. Complétement timbré. Complétement pitoyable.

J'aimerai que tu vois ce que t’aimer à fait de moi, Silk Preston.
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MessageSujet: Re: have you ever felt something evil lurking around ? (swain)   Ven 29 Aoû - 21:11

Le doigt s’abat sur le sol. Un sourire se dessine sur mes lèvres.

Il a voulu jouer, il en a payé le prix. Il ne peut qu’observer son doigt maintenant sur le sol, et les quelques gouttes qui perlent petit-à-petit sur le sol, et regretter ses provocations. Mon toit ; mes règles. Il les a enfreintes, il en assume les conséquences. Cela aurait pu être pire. J’aurais pu le priver d’une main entière. Lui briser l’épaule comme je l’ai fait pour Avalon. Lui briser les jambes comme ce fut le cas pour Clay. Au lieu de ça, il a simplement perdu un doigt. Un seul misérable doigt, une blessure dont il arrivera à se remettre rapidement. Il ne sera pas handicapé outre mesure. Il est chanceux, il devrait me remercier. Au lieu de ça, il offre un spectacle des plus pathétiques. Tandis qu’il tombe à terre, qu’il parle seul, qu’il implore je ne sais qui, que ses larmes humidifient la presque totalité de son visage, je l’observe silencieusement, accoudé contre le mur face à lui, les bras croisés. Son vocabulaire n’est pas très riche, à base de protestation, et de romantisme pitoyable pour dire à une femme qu’il l’aime. « Quel dommage qu’elle ne soit pas là pour l’entendre. » Je laisse échapper. Quel dommage, ou pas, en réalité, cela m’importe peu qu’il n’ait pas été en mesure de l’entendre. Je m’en fiche pas mal de leur histoire de couple, je n’ai pas même saisi l’identité de cette inconnue. Il faut dire qu’entre les gémissements et les hoquets provoqués par les sanglots, il est plutôt dur à comprendre, le Swain. Ce qui ne me dérange pas réellement, sachant que je m’intéresse peu à ce qu’il dit. Mais je le laisse faire. Je le laisse pleurnicher. Les choses ne font que commencer, alors autant qu’il fasse ses adieux dès maintenant, qu’il prononce ses dernières volontés à voix haut plutôt que plus tard, quand je serais pleinement lancer sur mon objectif qui consiste à lui donner la mort. Même s’il m’agace, je tâche de me montrer patient. Inutile de se précipiter. Je ne peux rien faire de lui tant qu’il n’est pas en mesure d’y voir clair, de réaliser le spectacle pathétique qu’il offre, tant qu’il ne se calmera pas. « Non… » Il se répète tandis que les larmes continuent à couler le long de ses joues. Déception. C’est le seul mot que m’inspire cette crise de larmes. Je suis déçu. Je suis déçu de la tournure que prennent les choses. Déçu de constater que Swain n’est au final qu’un citoyen d’un district pauvre, apeuré comme tous les autres. Déçu que les choses échappent à mon contrôle. Je pensais qu’il était tellement plus que ça. Tellement plus qu’un homme sans intérêt aveuglé par un amour factice qu’il voue à une femme sans plus d’intérêt que lui. Je ne réagis même pas quand il tente de cracher en ma direction, tant cela ne me touche pas. Certes, c’est un manque de respect flagrant, mais il n’est ni le premier, ni le dernier à commettre un tel geste à mon encontre. Et je sais pertinemment que la situation m’est favorable, que malgré cela, il n’arrivera pas à me mettre en colère ou à retourner la situation de son côté en me provoquant. Ses paroles étant dans un premier temps incompréhensibles dû aux gémissements avec lesquels elles se mêlaient, je prends le temps de repenser à celle-ci tandis que je laisse ma victime sangloter comme l’enfant qu’il est.

Silk. Silk Preston. Manque de chance pour Swain, ce nom ne m’est pas inconnu. Silk Preston est une légende dans Panem, au même rang que tous les vainqueurs qui l’ont précédées et suivies. On ne les oublie pas. Je ne les oublie pas. J’ai toujours voulu être à leur place, me retrouver propulsé dans cette arène et faire éclater la rage qui m’est propre. Mon métier a beau me le permettre, je n’ai pas la gloire que je mérite. Je n’ai pas leur gloire, alors que certains d’entre eux ne sont que des ingrats qui ne se gênent pas pour tourner le dos au Capitole, à notre Président qui a tout fait pour leur offrir une vie meilleure. Certes, il y en a d’autres qui sont bien plus reconnaissantes envers la patrie, mais je ne peux m’empêcher de ceux qui ne le sont pas et qui ont pris la place de quelqu’un d’autre, qui ont pris ma place. Silk Preston n’entre dans aucune de ces deux catégories. Silk Preston est une énigme à mes yeux, comme à ceux de la plupart des hommes et des femmes qui ont l’occasion de le côtoyer un jour ou l’autre. Bien que ne la connaissant pas personnellement, je ne suis pas en mesure de savoir à quel clan appartient, où son idéologie va, alors que c’est la première chose que je décèle chez les gens que je rencontre, sans même qu’ils aient besoin d’ouvrir la bouche. Mais Silk… Je ne sais pas. J’aurais tendance à croire qu’elle préfère servir ses propres intérêts avant toute chose.   Mais s’il y a une chose dont je suis certain, c’est que Silk Preston est intelligente. Et que, par conséquent, elle n’a aucune raison d’aimer son parfait contraire en la personne de Swain. Un être immature, illettré, peu cultivé, dont l’âge mental s’approche doucement des quinze ans que des quarante. Je jette un coup d’œil en sa direction. Il semble avoir repris le contrôle de lui-même, du moins, il ne se noie plus dans ses larmes. Et si celles-ci m’agacent au plus haut point, je ne suis pas contre l’idée d’en déclencher quelques-unes de plus. Un torrent même. Je suis obligée de changer mes plans, autant le faire avec ce qu’il vient de m’offrir sur un plateau d’argent. Le nom de Silk Preston. « Tu crois qu’elle pense à toi quand elle se fait baiser par tous les plus haut-placés du Capitole ? Tu crois que c’est ton nom qu’elle crie quand ils sont en elle ? » S’il y a une autre chose dont je suis certain, c’est que Silk Preston n’est pas un modèle de vertu et de pureté. Loin de là même. Au même titre que la plupart des vainqueurs, en réalité, il n’y a pas besoin d’être devin pour savoir quelle est l’activité que la plupart ont en commun. Silk ne fait pas exception à la règle, même si je n’ai personnellement jamais fait appel à ses services ou même si j’ignore si elle est toujours demandée. Il y a des gagnantes plus jeunes, plus jolies, plus innocentes, plus naïves, alors pourquoi puiser dans les archives ? « Oh, elle ne t’a jamais dit ce qu’elle faisait réellement dans la vie ? Tu sais, gagnant n’est pas vraiment un métier. Faut bien faire quelque chose à côté, tu devrais le savoir. » Sa mère a gagné une ancienne édition des Jeux, ça doit remonter à plusieurs dizaines d’années. Mais elle a gagné, c’est certain. « Tu penses vraiment que ta mère n’était que simple mère au foyer ? » Je m’avance un peu sur le véritable statut de la mère du jeune homme, je ne l’ai jamais connue personnellement, mais elle a sûrement du consacrer quelques années de sa vie à ses enfants, sachant que ce n’est pas l’argent qui lui manquait et qu’elle n’avait donc aucune raison d’exercer une activité professionnelle. Je ne sais pas si je suis dans le vrai ou dans le faux, je n’ai pas la science infuse, mais ça m’importe peu. Tout ce que je souhaite, c’est bousculer tout ce dont il a cru jusqu’ici. Qu’il l’ait su pour sa mère ou non m’importe peu, je sais qu’il n’était pas au courant, jusqu’il y a quelques instants, pour Silk. « Toutes les femmes que tu as aimé sont des putes. » Un type comme lui n’a pas connu beaucoup de femmes. Il n’a rien pour lui, il faut dire. Il n’est pas particulièrement charmant, ni sympathique, ni intéressant et encore moins intelligent. À la rigueur, il a connu quelques femmes esseulées par la mort d’un mari ou un physique peu agréable, mais c’est tout. Le fait que Silk ait pu vivre une relation avec cet énergumène m’échappe toutefois. « Silk ne t’aime pas Swain. Tu crois que si c’était le cas elle se vendrait à certains hommes comme elle le fait ? Oh, non, attends, je rectifie un point. Elle ne se vend pas. Tu peux obtenir ses services gratuitement. Faut croire que tu ne lui suffis pas. » Il ne fait que me prouver une fois de plus que j’ai raison depuis le départ. Les femmes sont la plus grande faiblesse des hommes, et ce n’est pas prêt de changer. « Ta Preston ne vaut pas mieux que toutes ces prostituées de bas étage qu’on trouve dans les districts pauvres. » Peut-être qu’à la rigueur, elle est parvenue à échapper à une grossesse non-désirée, ce à quoi certaines putes des districts n’ont pas la chance d’y échapper. « Tu lui as juste fait pitié. C’est l’impression que tu laisses sur la plupart des gens. » Ce n’est pas difficile à imaginer que ce soit la vérité. Une mère qui se prostitue, un gosse illettré, un frère qui meurt aux Jeux… ce sont des facteurs qui suffisent à la plupart de la population des districts pauvres pour se prendre de pitié envers quelqu’un. « Et puisque je suis gentil... » Je me tais un court instant. Lançant libre court à son imagination de compléter la phrase restée en suspens. La gentillesse ne fait pas partie des adjectifs que l’on utilise pour me décrire, il doit certainement le savoir. Et même si cette idée est utopique, j’ai envie qu’il pense, l’espace d’un instant, que je vais le laisser repartir. Mais je crois que lui comme moi savons que ça n’arrivera pas. « Je vais leur donner une autre raison de te prendre en pitié. » Je le quitte des yeux. Il ne peut pas aller loin de toute façon, et bien même si la chance s’avérait être de son côté, nul doute que je ne mettrais pas long avant de le rattraper. J’ai la chance d’être sur mes terres, sur mon district. Je le connais mieux que personne. Il ne fera pas dix mètres avant que je remette la main dessus. Je le contourne, me retrouvant derrière lui. Mon regard passe sur les diverses pinces qui sont à ma portée, pour finalement s’arrêter sur l’eau qui a désormais finit de bouillir. « Le doigt n’était qu’une partie de plaisir. » J’annonce. Les ongles n’étaient rien, le doigt qu’un léger picotement. Le pire reste à venir, Swain, oh oui. Bien même s’il m’apparait totalement ridicule désormais, ce n’est pas pour autant que je compte le laisser repartir, ou du moins non sans l’avoir marqué physiquement au préalable.

J’effleure la casserole contenant l’eau du bout des doigts. Sans même l’avoir touchée, elle m’a légèrement brulé le doigt. Parfait. C’est exactement la bonne température. Je remplis une tasse d’eau bouillante et n’ajoute rien dans celle-ci. Je m’empare d’un de mes gants de travail blanc, le met sur ma main droite, avant de prendre la tasse bien en main. Je reviens en direction de Swain, l’observe un court instant, lui laisse le temps d’observer à son tour ce qu’il se passe autour de lui, notamment de prendre conscience que la tasse d’eau qui fume encore n’est pas là pour calmer sa soif. En passant derrière lui, je m’assure que ses liens sont bien serrés et qu’il n’aura pas la possibilité de se libérer. Ce serait dommage de tout faire foirer pour une simple inattention. D’un geste brusque et rapide, je resserre ma main autour de sa mâchoire, obligeant sa tête à se pencher afin que ses yeux observent le plafond, mais plus que tout, qu’ils m’observent moi. Son bourreau. Celui qui mettra fin à sa misérable existence. Ou non, peut-être, ça dépend de ma clémence. Mais je serais celui qu’il verra à chaque fois qu’il aura le malheur de fermer les yeux. Je serais là, dans ses pires cauchemars. Pendant des mois, les seuls moments de répit que son esprit daignera lui accorder, ne seront que de puissants souvenirs de ce jour. Du jour où j’ai fait de lui ma marionnette, du jour où je l’ai brisée, lentement et douloureusement. Je vais le suivre durant toute sa vie, je serais toujours présent dans un coin de sa tête, à le guetter, à le faire souffrir sans même le toucher. Je serais toujours là. Et qu’importe s’il tente de mettre fin à ses jours, s’il souhaite mettre fin à ma présence à l’aide de diverses méthodes telles que l’alcool ou les médicaments. Il pourra faire ce qu’il souhaite, je serais toujours là, car il ne pourra jamais oublier ce qu’il s’est passé, ce qu’il va se passer. Car le meilleur reste à venir. À chaque fois qu’il se regardera dans le miroir, il pensera à moi, même si cette pensée sera la plus douloureuse de toute. Et je souris. Je souris à l’idée que quoi qu’il puisse faire, où qu’il soit, il ne pourra jamais m’oublier. Même après ma mort, s’il me survit, je serais là. Et le souvenir de cette journée sera à jamais gravée dans son esprit. Et même quand il pensera atteindre la paix intérieure lorsque la mort viendra se saisir de lui, je serais sa dernière pensée.

Je tiens encore fermement sa mâchoire dans ma main, tandis que je m’avance un peu plus pour que j’entre complètement dans son champ de vision. « Profite d’y voir clair tant que tu le peux encore. » J’annonce, tandis que je déplace ma main jusqu’à sa paupière droite que je force à rester ouverte. Il peut bien fermer l’œil gauche si ça lui chante, du moment qu’il m’offre un accès à l’œil droite sans fermer le rideau qui me sépare de celui-ci. Mes doigts effleurent son globe oculaire à plusieurs reprises, ce qui ne doit pas être agréable pour lui, mais je m’en fiche. Si ça ne dépendait que de moi, je n’aurais aucun scrupule à lui arracher l’œil avec mes seuls doigts comme arme. Oh, attendez… Cela dépend de moi. Mais je n’ai pas envie de me salir les mains, raison pour laquelle j’ai opté pour une autre solution. Je sens sa paupière lutter pour protéger son œil, mais qu’importe, je la tiens toujours fermement tandis que mon pouce tire sa peau vers le bas. Je lève la tasse remplie à ras bord, la fait apparaître dans son champ de vision, l’agite légèrement. Quelques gouttes s'en échappent pour venir se frotter à sa peau. J’ai conscience que quelques gouttes versées par ci, par-là, ne suffisent pas à marquer sa peau comme il se doit, mais ce n’est pas le but recherché. Le but est qu’il réalise, qu’il réalise ce qui est en train de se passer. Qu’il ait le temps d’imaginer le scénario dans sa tête. Je ne lui demande pas de s’y préparer puisque je souhaite l’entendre hurler tout comme je souhaite voir son visage déformé par la peau, mais je veux qu’il comprenne. Je veux qu’il comprenne que dans quelques instants, son œil droit ne sera plus qu’un lointain souvenir.

Je pourrais faire durer la chose encore longtemps. Je suis impatient dans certaines circonstances, mais dans d’autres, j’aime faire durer le plaisir. Exactement comme à cet instant. Je pourrais, en effet, attendre encore un peu, m’amuser avec lui comme un chat s’amuse avec une souris qui ne peut plus s’échapper, mais la curiosité l’emporte sur ma patience et mon sens du spectacle. J’ai déjà crevé des yeux à quelques rebelles, c’est un peu comme les rendre muets, c’est une solution comme une autre. Ce n’est pas inédit que de m’occuper de faire perdre la vue à quelqu’un. Ce qui est plus inhabituel… c’est de m’en occuper avec de l’eau bouillante. De ce fait, l’aveuglement n’est pas certain, mais qu’importe, je pourrais toujours m’arranger pour finir le travail au couteau ou à la petite cuillère, cela dépend de si je suis pressé ou non. Pour l’instant, je suis simplement curieux. Et finalement, sans plus attendre, je m’exécute. Mais pas comme un forcené, je ne compte pas vider la totalité de la tasse en quelques secondes. Je commence par quelques gouttes, avant un court instant de répit. Il voit encore, j’en suis sûr. Peut-être un peu flou, mais il distingue encore ce qu’il se passe autour de lui. Plus pour longtemps, je l’espère. Je renverse à nouveau de l’eau sur son œil, cette fois non pas par goutte, mais de façon à ce que l’eau coule continuellement sans pour autant vider la tasse en quelques secondes. Lentement, mais sûrement. J’attends que l’eau se soit déversée au trois quart pour finalement m’arrêter et observer la blessure. Son œil fume, à cause de la chaleur encore bien présente de l’eau. Sa peau s’est craquelée tout autour de l’orbite. Elle est marquée de rougeur là où les gouttes ont rencontré sa peau. Cela pourrait être pire, il s’en sort bien. Si effectivement, il a perdu la vue, au moins l’aspect sera plutôt agréable à la vue. Pas pire qu’un aveugle de naissance. « Maintenant, Swain, je vais te faire une proposition. » Je ne lui laisse aucun instant de répit. Pas le temps de penser à mes prochaines paroles, pas le temps de réfléchir à la réponse qu’il me donnera. « Promets-moi de te dire oui, et je te laisserais l’œil gauche intact. » Et s’il refuse, je continuerais de m’attaquer au droit jusqu’à en être sûr que tout n’est plus qu’obscurité totale. « Tu pourras encore admirer Silk… Si tu n’en es pas encore dégoûté. » Ce qui n’est pas certain. Ou peut-être que passer après des dizaines d’homme ne le dérange pas. Quoi que, il ne peut pas réellement se permettre de faire le difficile. Quant à ma proposition, elle reste en suspens. Ce serait trop facile de le lui avouer avant même que j’obtienne une réponse.

Ce n’est pas comme s’il a le choix, de toute manière.




you see, in their last moments, people show you who they really are. so in a way, i know your friends better than you ever did. would you like to know which of them were cowards ?
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