petites annonces à ne pas rater
✤ TOURNEE DU VAINQUEUR les jeux sont désormais terminés, place à la tournée du vainqueur qui met à l'honneur andro graham ! plus d'informations ici.
✤ INTRIGUES panem ne cesse de changer avec de nombreux événements inouïs. découvrez le volume 6.
✤ MISES À JOUR une nouvelle règle a été instaurée. merci de prendre connaissance de celle-ci ainsi que les autres nouveautés !
✤ MISSIONS ET QUÊTES toutes les missions ont été lancées ! rendez-vous dans ce sujet pour toutes les découvrir.
✤ SCENARIOS voici quelques scénarios qui n'attendent que vous:
rebelles. liam hemsworth
pacificateurs. boyd holbrook
district 13. cobie smulders & chris hemsworth
vainqueurs. gemma arterton & elle fanning
d'autres scénarios gagnants de la loterie à venir !

 

fermeture du forum
le forum ferme ses portes après six ans d'existence.
merci pour tout, on vous aime.

Partagez | 
 

 Jour 1 : she's not broken, she's just a baby [Terminé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Invité



MessageSujet: Jour 1 : she's not broken, she's just a baby [Terminé]   Dim 31 Juil - 16:50

D'un geste machinal, je me passai la main dans les cheveux. Leur texture, rêche et désagréable, m'apprit que j'avais dû suer une bonne partie de la matinée. Et à vrai dire, ce n'était pas si étonnant : je n'avais jamais été habituée à l'exercice physique. C'était sans doute ce qui causerait ma perte dans ces Jeux. Un rictus dégoûté s'empara de mon visage cependant que j'entrai dans la cafétéria. Je pris soin de ne pas me confronter à mon reflet dans les vitres s'alignant face à moi - je devais être hideuse. Depuis huit heures ce matin là, j'étais confrontée à ce que les gens appellent communément «l'entraînement». Moi, personnellement, je nommerais ça «séance de torture morale» ou «test de résistance à l'ennui». Parmi tous les ateliers qu'on nous avait proposés, aucun n'avait vraiment retenu mon attention. J'avais passé quelques minutes à celui des nœuds, mais le moniteur exhalait une odeur âcre qui me rebutait franchement. Je m'étais alors éclipsée sans grande délicatesse, le privant de remerciement. Je m'étais ensuite tournée vers l'atelier de camouflage. Les adultes s'occupant de ce dernier m'avaient quasiment forcée à rester à leur côtés alors qu'ils tentaient de me badigeonner de différentes substances peu ragoûtantes. Finalement, je leur avais faussé compagnie. A la réflexion, ils n'étaient peut-être pas si méchants ; ils m'avaient fait passer une bonne heure dans en leur compagnie et m'avaient appris quelques trucs bien pratiques. Les minutes suivantes, je les avais employées à retirer la boue qui se collait à mon visage comme de la glu. J'avais alors, et pour la première fois, jeté un coup d'œil aux autres tributs. Les chances de sortir vivante de l'arène m'étaient alors apparues comme beaucoup plus infimes. Parmi les carrières et autres molosses des districts les plus riches se tenaient d'autres adolescents, fins et musclés, à l'air vil et mesquin. Je m'étais alors rendue à l'évidence : je serais parmi ceux qui mourraient les premiers dans l'arène.

Néanmoins, un jeune homme avait retenu mon attention. Je crois que c'était celui du douze. Oui, c'était celui qui avait arboré une tenue flamboyante lors de la cérémonie d'ouverture, en référence aux mines de charbon qui formaient un labyrinthe souterrain sous le district douze. Ce tribut m'intriguait assez. Il était en train de s'entraîner au lancer de haches, et se montrait plutôt satisfaisant dans la matière. Sa carrure, mince et puissante, son visage aux traits fins et la lueur d'intelligence dans son regard m'avaient tout de suite interpelée. Soucieuse de lui paraître brillante, je m'étais avancée à son atelier et avais brusquement saisi une hache, pour la lancer aussitôt. L'arme s'était échappée de mes mains maladroitement et avait frôlé la joue du moniteur, avant de finir sa course dans une des cloisons bordant l'endroit. Agacée, j'avais tout de suite pris une autre hache pour retenter l'expérience. Il fallait que ce garçon me trouve cool. Malheureusement, le moniteur ne l'entendait pas de cette oreille. Il m'avait arrêtée alors que je m'apprêtais sans aucun doute à lui perforer le torse de mon lancer particulièrement adroit, et m'avait expliqué une technique que j'avais essayé d'assimiler. Je prenais des expressions hautaines, comme si je savais déjà tout ce qu'il tentait de m'enseigner. Et alors que j'avais jeté un coup d'œil à ma gauche pour m'assurer que le garçon du douze me trouvait passionnante, je m'étais aperçue que le goujat s'était exilé à un autre atelier. Alors que j'allais le rejoindre, rageuse, le moniteur de l'atelier des haches m'avait rattrapée et forcée à continuer mon apprentissage. Au final, j'avais fait preuve d'un talent inattendu pour le lancer de petites haches. Je m'y plaisais bien, même si certaines de mes expériences manquaient parfois de tuer les personnes traînant aux alentours.
A midi, quelqu'un était venu nous avertir que l'entraînement du matin était terminé. Cela m'avait plutôt étonnée ; je croyais qu'il n'était qu'onze heures. Mais ce n'est pas pour autant que je n'en avais pas été ravie. Prenant mes jambes à mon cou, je m'étais dirigée vers la cafétéria, et voilà où j'en suis.

J'observai les tributs déjà assis à table. J'aperçus la petite fille du trois et son co-tribut, un élégant jeune homme que je n'avais pas osé approcher jusqu'alors. Les tributs féminins du quatre, aussi, qui étaient parées de si belles tenues lors de la Présentation. Le groupe de carrières s'était réuni au fond de la salle, et je me rendis à l'évidence : j'allais devoir m'asseoir seule. Au moment où j'allais joindre le geste à la pensée, j'aperçus le tribut du district douze s'avancer à mes côtés. Il me dépassa sans un regard et partit s'installer à quelques tables de là, seul. J'en profitai. L'occasion était rêvée. Me précipitant à sa suite, je m'assis à côté de lui sans aucune permission. « Euh, salut ! », lui fis-je de ma voix stridente de gamine, que je savais exaspérante. « Dis-moi, tu es plutôt doué au lancer de haches. » Je haussai un sourcil et esquissai un sourire grossier, tentative de drague qui s'avérait en général désastreuse.


Dernière édition par E. Eglenver Blackheart le Jeu 4 Aoû - 23:39, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: Jour 1 : she's not broken, she's just a baby [Terminé]   Dim 31 Juil - 23:56


Rather die half than die hollow
The higher that I climb, the deeper I fall down
I'm running out of time so let's dance while you can



Ce matin là je n'avais pas plus le coeur à l'ouvrage que précédemment. Cependant mon mentor m'avait fait remarquer que si je ne l'aidais pas un minimum, ses chances de me sauver moi ou Kirsen était nulle. Je devais faire preuve de plus d'enthousiasme et lorsqu'il m'eu dit cela je ne pu m'empêcher de le fixer apathique. Quel enthousiasme peut on ressentir à l'évocation d'un séjour dans l'arène ? Au déshonneur, a la perte de soit, à la pire ignominie qui soit ? Je ne voyais pas ce qu'il entendait par là, mais j'avais compris qu'il s'était mépris dans les propos. Lui faussant compagnie, je préférais la solitude de ma chambre ou alors la compagnie de Kirsen qui me parlait de notre district. Cette petite avait du courage, à sa façon. Je pouvais voir les marques de larmes sur ses joues, cependant jamais elle ne semblait lâcher cet espoir infime qu'elle tenait au creux de la main. Ça me faisait mal de voir une fille de son jeune âge devoir affronter cela, la mort, la distance, les regrets. Un enfant ne devrait jamais avoir à affronter pareille sentiment, à endurer la peur, le froid, la faim. Pourtant, pourtant c'était le lot quotidien qu'on vivait dans les districts. Pourtant c'était normal pour plus d'un et moi je n'y comprenais rien. Après le petit déjeuner il fallu se rendre à l'entraînement, en tenue et accompagné de la petite, je me rendais à un premier atelier qui ne m'intéressa pas, les plantes ce n'était pas mon fort contrairement à la petite qui sembla émerveiller face à tant de plantes et d'informations. Je la laissais là errant un peu avant de m'arrêter au stand de lancé de haches. Je devais me rendre à l'évidence que je n'avais jamais eu une hache en main. Prenant mon courage à bout de bras, il n'empêchait que j'en attrapais une avant de la lancer premièrement un peu gauchement. Je me rappelais du jour précédent au stand de tir à l'arc avec Ever. Dès lors que j'avais reçu des explications je n'étais plus si nul que ça, mais en attendant j'avais besoin d'explication. Voyant mon désarroi le moniteur m'expliqua comment prendre le manche afin que la trajectoire ne soit pas aléatoire. L'écoutant attentivement je m'intéressais à cela plus pour passer le temps plus que par désir d'en savoir plus. Malgré les sermons de mon mentor, je n'arrivais pas à ne plus être rebuter par l'idée de devoir tuer. Tuer pour moi même me semblait tellement injuste, tuer pour une cause ou pour une autre personne m'apparaissait toujours injuste, mais plus facilement surmontable. Comme au lieu de se faire arracher le coeur, juste se le faire transpercer et porter à tout jamais cette douleur.

Continuant à jeter des hanches plus ou moins longuement, je devins presque correct dans cette discipline. C'est alors qu'une jeune femme me rejoint. Lorsque je la vis attraper une hache au hasard d'un air sur, je ne pu m'empêcher de sourire en coin avant de la voir manquer de peu de défigurer à jamais le moniteur. Reprenant mon propre entraînement, la discipline commença doucement à me lasser alors je quittais l'atelier en saluant le gars courageux qui allait devoir essuyer les autres lancée de l'inconnue. Je finis par m'installer a l'atelier de survie ou d'autres que moi étaient fasciné de voir le moniteur allumer un feu à partir de rien. Écoutant dans un silence religieux j'apprenais à choisir quels bois utiliser, comment allumer des brindilles, j'appris comment faire un abris, mais surtout où. Passionné par ce qu'il racontait, j'aurai pu me croire en cours dans le district douze avec autre chose que les sujets rasoir qu'on nous rabâchait tout le temps. Sauf que quand je pensais que ça allait me servir à survivre d'ici quelques temps dans l'arène, une boule se nouait au fond de la gorge et je n'aurai pu expliquer pourquoi, mais j'avais soudainement envie de rendre tout ce que j'avais mangé le matin même. Je n'étais pas prêt, j'en étais conscient et je le redoutais. M'arrachant à mes pensées, on vint annoncer qu'il était temps de manger. Comme tout les autres je me rendais à la cafétéria, une fois arrivé je la vis presque pleine, manquant de peu de bousculer une jeune fille, je me rendais à une table vide persuadé que j'allais pouvoir broyer du noir en solitaire, ou tout du moins attendre Kirsen, à moi qu'elle ne se soit découvert des amis ici, ce qui ne m'aurait pas étonné d'une jeune fille qui pouvait être aussi pétillante et discrète qu'elle. Alors que je rompais un morceau de pain du district douze quelqu'un s'installa à côté de moi s'en prendre la peine de s'annoncer ou de me demander. Restant silencieux je croyais avoir la paix, mais il semblait que ce mot ne fit plus partie du vocabulaire de notre univers depuis bien longtemps. « Euh, salut ! » Tournant mon visage vers l'inconnue qui était une fille, je n'eu aucun mal à reconnaître celle qui avait manquée de défigurer le visage du moniteur. Esquissais un sourire assez difficilement, je me remettais à broyer mon pain entre mes doigts mangeant petite bouchée par petite bouchée avant qu'elle ne se remette à parlée. « Dis-moi, tu es plutôt doué au lancer de haches. » M'interrompant dans mon repas, je posais mes yeux sur le reste de la salle pour voir que d'autres places étaient libre et pour me demander pourquoi elle avait choisit celle à côté de moi. Me tournant vers elle je remarquais le rictus étrange qui défigurait son visage auquel j'avais trouvé de la beauté jusque là ne pouvant m'empêcher de me demander ce qui lui arrivait. «Je me débrouilles, enfin contrairement à ce que j'ai pu voir de tes tentatives. » Avalant la fin de mon pain en une bouchée, je reportais mon regard sur la cafétéria me posant toujours des questions que je ne pu garder pour moi plus longuement. Pointant mon visage du doigt en étant tournée vers elle je lui demandais alors : «Dis pourquoi tu grimaces bizarrement, la nourriture qu'il y a ne te plait pas ? » Je ne pensais pas à me présenter bien que je ne la connaissais absolument pas. J'avais du la voir dans la parade, mais comme à mon habitude je n'y avais pas porté d'intérêt.
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: Jour 1 : she's not broken, she's just a baby [Terminé]   Lun 1 Aoû - 2:52

Le garçon tourna son visage vers moi, interpellé par mon timbre de crécelle peu plaisant. Sa figure, pâle, ne présentait aucun résidu de boue séchée ou autres branchages vulgaires qu'on nous servait à l'atelier camouflage. Grand bonheur à lui, il y avait donc échappé. Contrairement à moi, qui devais sans doute me trimballer avec des épines accrochées dans les cheveux et des mottes de terre aux pieds. En bref, face à la beauté naturelle de ce tribut, je devais paraître bien effacée. En temps normal, avec ma taille ridicule, ma maigreur exacerbée et mon teint morbide, je n'aurais pas payé de mine. Alors imaginez-moi, après être passée entre les mains du moniteur de camouflage, et à côté d'un jeune homme au physique si parfait. Parvenant à cette conclusion, je passai à nouveau mes doigts dans les cheveux, les démêlant avec grand mal. «Je me débrouille, enfin contrairement à ce que j'ai pu voir de tes tentatives.» Je hoquetai. Cependant, je fis passer cela pour un éclat de rire, et en rajoutai un peu pour être certaine qu'il y croirait. Le résultat, peu convaincant, se résuma à un grincement de dents mêlé à un son aigu et déplaisant produit par mes cordes vocales. Ainsi donc, plutôt que de m'avoir trouvée géniale au lancer de haches, il m'avait collé une étiquette de fillette faible. Un instant, je repensai à la manière dont j'avais failli entailler le visage du moniteur, et je décidai de m'abstenir de tout commentaire. Il avait raison : j'avais été une quiche. Mais j'aurais au moins pensé que mes lancés suivants lui auraient plus. Seulement, il m'avait faussé compagnie avant d'avoir eu le temps de les observer.
Je retins alors un grommellement, car il fallait que je paraisse la plus avenante possible. Et ce n'était pas une mince affaire. Je décidai donc, pour faire bonne mesure, de le conforter dans ses opinions tout en me cherchant une excuse - bidon, de toute évidence, mais qu'il goberait peut-être. Ma voix, assurée et naturelle, m'assurait une crédibilité certaine. «Ah, oui, ça... Je ne suis pas du tout douée pour les haches. Mon grand-père est mort après qu'un des ses amis ait raté un de ses lancés qui lui a perforé l'abdomen. Oui, c'est triste, je sais. C'était il y a deux ans.» J'esquissai une mine éplorée. Mon grand-père était décédé d'un arrêt cardiaque, chez lui, longtemps avant ma naissance. Mais le tribut qui me faisait face eut l'air de me croire. «Alors tu comprends pourquoi je n'ose pas toucher à ces armes. Quand je les lance, je suis toute tremblotante au souvenir de mon grand-père.» Je pinçai les lèvres en une moue désolée, tout en perdant mon regard dans le vide, donnant l'impression d'être en proie à une intense réflexion mélancolique. J'étais une parfaite actrice. Mes talents m'étonnaient moi-même. Car en réalité, il n'y avait qu'une raison à mon échec au lancé de haches. Celle-ci était que je souhaitais impressionner ce garçon, alors que je n'avais jamais touché à une arme auparavant. Au District Sept, pourtant, on m'avait souvent proposé de me servir de hachettes, pour fendre des rondins ou faire du petit bois. Mais j'avais toujours refusé, par simple peur de me blesser.

Le garçon du Douze s'était tourné pour observer les autres tables, et j'en profitai pour arrêter ma mascarade. J'adoptai à nouveau mon air aguicheur que beaucoup de gens chez moi trouvaient ridicule. Quand il se retourna vers moi après quelques instants de rêverie, il prit un air inquiet tout en finissant le morceau de pain qu'il tenait dans sa main. Ah, oui, je me souvins tout à coup ce que j'étais sensée faire ici : manger. J'aurais peut-être dû aller chercher de quoi me nourrir avant de venir m'installer à son côté, histoire de paraître moins abrupte et intrusive. Mais il était seul, et c'était le moment idéal de lui parler. Pourquoi le voulais-je, d'ailleurs ? Je préférais ne pas tenter de trouver une réponse à cette question. Du moins, pas pour l'instant. «Dis pourquoi tu grimaces bizarrement, la nourriture qu'il y a ne te plait pas ?» J'observai son doigt, qu'il pointait sur son propre visage pour m'indiquer que quelque chose n'allait pas avec le mien. Après quelques secondes d'incompréhension, je me rappelai soudain que j'arborais toujours cette expression vouée à la séduction. Échec. Une nouvelle fois. Il ne détachait toujours pas son regard de moi, si bien que j'hésitais à lui répondre. Parviendrais-je à mentir avec tout autant de conviction tout en soutenant son regard ? J'en doutais. C'était étonnant. Ce tribut me faisait douter de moi. Il me déstabilisait plutôt, et j'espérais que ce ne serait pas la même chose avec les autres. Je pointai mes prunelles grises sur les mets qui jonchaient la table, et lui dis : «Oh... Tu sais, au district sept, on ne mange quasiment rien. Alors, euh... Autant ne pas changer les bonnes habitudes.» Ce que j'avais dit n'avait aucun sens. Et j'en étais consciente. Depuis mon arrivée au Capitole, je n'avais eu de cesse de m'empiffrer comme une demeurée pour profiter de la de nourriture. Mais c'était la seule excuse valable que j'avais trouvée à mon rictus - que j'avais abandonné depuis quelques secondes. Je décidai tout de même d'attraper un pain similaire à celui que mon voisin venait d'avaler et commençai à le manger d'un air distrait. Cela ferait peut-être oublier mon mensonge peu convaincant d'il y a quelques secondes. «Hum, je m'appelle Eglenver Blackheart, lui fis-je, la bouche pleine, me tournant de nouveau vers lui. Ce pain vient de ton district ?»


Dernière édition par E. Eglenver Blackheart le Lun 1 Aoû - 11:52, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: Jour 1 : she's not broken, she's just a baby [Terminé]   Lun 1 Aoû - 11:29


Rather live out a lie than live wondering How the fire feels while burning For life is like a flame and the ashes go wasting So honey, don't feel 'fraid to dance while we're waiting



Je n'avais pas trop compris pourquoi la jeune femme c'était assise à côté de moi. Il n'empêchait que je n'allais pas la pousser à me laisser seul, alors j'avais répondu sans grand intérêt tâchant de ne pas paraître malpoli. Je me souvenais d'elle au stand du lancée de haches juste parce qu'elle avait manqué de défigurer un moniteur et encore, je n'avais pas compris pourquoi elle s'était entêté. Je ne me doutais pas que derrière sa piètre tentative de lancer une hache ce cachait une histoire familial . «Ah, oui, ça... Je ne suis pas du tout douée pour les haches. Mon grand-père est mort après qu'un des ses amis ait raté un de ses lancés qui lui a perforé l'abdomen. Oui, c'est triste, je sais. C'était il y a deux ans.» Je paraissais sincèrement désolé, mais dans le fond je n'avais pas le temps de penser à cela. Dans tout les districts nous avions notre lot de mort, mon grand père était mort à la mine. Mon père allait sûrement y mourir lui aussi. C'était ça la vie, il y en avait qui mourraient quand d'autres naissaient. On ne pouvait pas enrayer la machine, il n'empêchait que ça restait triste. C'est pourquoi je préférais rester silencieux ne voulant pas retourner un peu plus le couteau dans la plaie de cette inconnue. La regardant du coin de l'oeil je remarquais sa mine éploré alors qu'elle semblait perdue dans ses pensées comme si elle revoyait son district et les morts que sa famille comptait. «Alors tu comprends pourquoi je n'ose pas toucher à ces armes. Quand je les lance, je suis toute tremblotante au souvenir de mon grand-père.» Hochant la tête je rompais encore un peu mon pain avant de lui répondre. « Excuse moi, je ne savais pas.» Ce n'était pas parce que d'ici quelques temps elle sera prête à vendre père et mère pour assurer sa survie que je ne pouvais pas rester humain le temps qu'il nous restait. Je n'avais pas envie d'être mu seulement par cet instinct de survie animal et barbare qui me pousserait à enrayer quiconque se trouverait sur mon chemin. J'avais une âme que j'aurai aimé garder aussi pur que possible, même si ça semblait totalement hors propos quand je voyais dans quel bateau je m'étais retrouvé embarqué.

Étonné par sa moue, je finissais par l'interroger me goinfrant de mon pain pour éteindre ce vide que je ressentais au creux de mon ventre. Je n'avais pas faim, en tout cas pas aussi faim qu'il m'arrivait d'avoir parfois au district. J'étais juste pas à ma place, j'essayais juste de tout faire bien loin des gens que j'aimais et j'avais peur de me perdre en chemin. Je crois que je me suis déjà perdu en venant ici. Il n'empêchait qu'aussi maigre qu'était l'espoir de ma co-tribut Kirsen, il restait cette petite flamme pour venir éclairer faiblement les ténèbres. Je n'osais pas y croire, mais peut-être que je rentrerais à la maison. Peut-être... mais rien était moins sur. M'extirpant à mes pensées, je l'écoutais alors que ses yeux semblaient toiser la nourriture qui s'étalaient devant nous. «Oh... Tu sais, au district sept, on ne mange quasiment rien. Alors, euh... Autant ne pas changer les bonnes habitudes.» Hochant la tête, j'avalais un met que je n'avais jamais mangé auparavant. M'étonnant de la douceur et de la tendresse de la chair que je mangeais, je n'en revenais pas comme on pouvait faire des festins ici alors que de l'autre côté d'une ligne se trouvait des gens en train de crever de faim. « Tu sais ce n'est pas parce que tu ne mange rien que là bas ils auront à manger. A ta place je prendrais de force pour ce qui nous attend..» Les fameux Hunger Games, les jeux de la faim, autant ne pas y aller maigre comme un clou et affamé. Je savais que j'aurai dû la laisser se sous-alimenter histoire de n'avoir aucun mal à la tuer, sauf que je n'étais pas comme cela. Je ne souhaitait à aucune des personnes dans cette cafétéria de mourir dans d'atroces souffrance. Pourtant le compte à rebours se faisait de plus en plus violent, le temps nous était compté et il n'était pas question de se mettre à l'abri. Me goinfrant de ce qui se trouvait dans ma gamelle, le silence avait reprit ses droits et je recommençais à me sentir à l'aise avec mes pensées. J'aimais la quiétude de la chasse, quand je partais tôt le matin et que rejoins par ma meilleure amie on allait trouver du gibier. J'espérais qu'elle et ma famille allaient bien, à la vérité je n'en savais rien. Me tirant encore de mes pensées l'inconnue à côté de moi commençait véritablement à se faire envahissante. «Hum, je m'appelle Eglenver Blackheart, Hochant la tête pour dire que j'avais compris, je ne me détournais pas de mon repas souhaitant un peu de calme pour une fois. Loin de l'effervescence des novices qui croyaient qu'avec un peu d'expérience ils avaient une chance, loin des carrières qui riaient grassement conscient que dans les jeux c'étaient eux les mieux placés. Loin de la tristesse de ceux qui se savaient perdu et qui ne se battaient même plus. Ce pain vient de ton district ?» Tournant ma tête vers elle pour voir un pain provenant en effet de mon district j'hochais la tête à nouveau. « Oui, c'est un pain du douze, il n'empêche qu'avant que je n'arrive ici je n'en avais presque jamais manger. Au fait, je m'appel Skyler et comme tu l'as compris je viens du district douze. Tu viens de quel district Eglenver ? »
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: Jour 1 : she's not broken, she's just a baby [Terminé]   Lun 1 Aoû - 13:45

Mon pauvre grand-père devait se retourner dans sa fosse commune. Cela aurait pu paraître irrespectueux à d'autres personnes de se servir ainsi des membres de leur famille pour se sortir d'une situation difficile. Moi, pour être sincère, je m'en fichais. Mon aïeul était mort. Qu'est-ce que mes mensonges auraient pu y changer ? Qu'il soit décédé d'un lancé de hache mal calculé plutôt que d'un infarctus ne pourrait plus rien lui faire. Et s'il pouvait encore m'aider de là où il était pas le biais de cette invention le concernant, ce devait être une fierté pour lui. Utile dans la mort. J'espérais secrètement que ce serait pareil pour moi. Après m'être faite tuer dans l'arène, je ne voulais pas être inutile. «Excuse-moi, je ne savais pas.» Comment aurait-il pu savoir quelque chose qui n'était qu'un mensonge que je venais tout juste d'inventer, en même temps ? Je m'abstins tout de même d'une réflexion, car, encore une fois, je devais paraître gentille. A la réflexion, ce garçon pourrait peut-être devenir un allié judicieux dans l'arène. Mais je repoussais cette pensée à plus tard, car pour l'instant j'étais trop occupée à l'amadouer. Il semblait docile, et j'arriverais sans doute à le faire tomber sous mon joug sans le moindre problème. Néanmoins, la réflexion qu'il venait de faire sur l'air que j'avais pris pour le séduire m'avait tout de suite refroidie. J'avais l'impression de m'être pris un seau d'eau croupie sur la tête. J'étais donc si laide que ça pour qu'il n'eût même pas songé à quelque tentative de drague de ma part ? Nonobstant ma déception, j'étais tout de même parvenue à lui répondre que c'était à cause de la nourriture. C'était assez insensé, mais contre toute attente il sembla avaler à nouveau cette invention. Il m'étonnait de naïveté. Pourtant, une lueur de perspicacité dans ses iris me troublait. Je me doutais que mon manège ne pourrait pas durer très longtemps. Et de toute manière, ce petit jeu ne mènerait à rien... «Tu sais ce n'est pas parce que tu ne mange rien que là bas ils auront à manger. A ta place je prendrais de force pour ce qui nous attend.» Le tribut de district douze m'adressa un regard compatissant. Je lui répondis par un petit sourire, un peu moins hypocrite cette fois-ci. «Tu as raison. Mais de toute manière, je ne pense pas faire long feu dans ces Jeux... » Ce que je venais de déclarer n'était pas complétement faux. Certes, je me la jouais nunuche fragile, ce qui ne me ressemblait pas. En revanche, je ne pensais réellement pas survivre très longtemps dans l'arène. Si ce n'était pas Esmée et sa bande de carrières qui me tueraient, ce serait le garçon du trois, qui paraissait si fort. Ou bien la fille du neuf, une certaine Kathleen, qui faisait preuve d'un sang-froid déconcertant lors des entraînements. En bref, on pouvait déjà retirer mon nom de la liste des potentiels vainqueurs de l'Expiation. «Enfin, bon, autant profiter à fond de mes derniers repas.» Je commençai à engloutir un pain à l'allure peu appétissante, mais dont le goût ne s'avéra pas si mauvais. Je questionnai mon voisin sur l'appartenance de cette miche à son district, ce à quoi il ne répondit pas tout de suite. De toute évidence, nous entamions un discours qui ne nous avancerait à rien. Pure rhétorique. C'était tellement inutile, mais peut-être que cela amènerait le garçon à m'accorder sa confiance. Ou pas. «Oui, c'est un pain du douze, il n'empêche qu'avant que je n'arrive ici je n'en avais presque jamais manger. Au fait, je m'appelle Skyler et comme tu l'as compris je viens du district douze. Tu viens de quel district Eglenver ?» J'éclatai d'un rire suraigu et enfantin. Skyler – puisque c'était son prénom - ne sembla pas partager mon hilarité et me dévisagea de la même manière que s'il s'était trouvé devant une crotte de geai bavard en décomposition. Je coupai court à mon effusion d'amusement, et me raclai la gorge pour me donner une contenance. Gênée, je me tournai à nouveau vers mon pain et continuai à le manger, mais il me parut bien moins appétissant qu'auparavant. J'avais la gorge sèche. Un silence de mort venait de s'installer entre mon voisin et moi, prodigué par mon rire peu discret. «Je te l'ai dit tout à l'heure, lui répondis-je d'une voix que je tentai de rendre douce. Du Sept. Le bois, tout ça, donc les haches.» J'avais sans doute perdu tout espoir de m'attirer ses faveurs. M'amuser d'une telle absurdité, d'un défaut de mémoire passager de sa part, c'était pathétique et puéril. A mon image, quoi. En temps normal, mon caractère de gamine me faisait rire. Là, c'était différent.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: Jour 1 : she's not broken, she's just a baby [Terminé]   Lun 1 Aoû - 14:33


Rather live out a lie than live wondering How the fire feels while burning For life is like a flame and the ashes go wasting So honey, don't feel 'fraid to dance while we're waiting


La discussion que nous menions ne servait à rien, je n'avais pas envie de savoir d'où elle venait, ce qu'elle faisait avant où quoique ce soit dans le genre. J'étais bien mieux seul tourné vers mes pensées qui plus le temps passaient plus elles me pourrissaient de l'intérieure. On ne gagne pas une guerre grâce aux armes, mais bien grâce aux mentalités. Je ne savais plus qui avait du me dire ça une fois au détour d'un couloir dans les mines. Cette personne n'avait pas totalement tord, on gagnait bien plus à rester maître de soit qu'à se laisser déconcentrer, qu'à ce laisser happer par des pensées qui vous détourne de votre but premier. La tribut qui s'était assise à côté de moi, plus que de me raconter un peu de sa vie commençait à m'insupporter. Dieu que je regrettais le silence de la forêt du douze, ou bien même le bruit des machines que nous utilisions dans les mines. Bon sang qu'est-ce que je regrettais ce sentiment de marcher sur la brèche sans savoir si on reverra la lumière du jour. J'avais l'impression d'être sous terre ici, enfoui dans ma propre tombe, caché à ma famille jusqu'à l'instant immonde ou le dénouement se fera. Jusqu'à l'instant ou une lame se plantera dans ma gorge, ou une flèche se plantera dans mon coeur, ou des mains m'étrangleront sans que je ne puisse rien faire contre. J'étais enfoui, caché à la lumière du jour espérant avoir un rabe, quelques heures, quelques minutes, juste de quoi me souvenir qu'avant ça le soleil se levait encore au dessus de mes paupières. Que sa douce chaleur m'encerclait et que la vie continuait. Plus par politesse que par réel intérêt je disais à la jeune femme que ce n'était pas parce qu'elle ne mangeait pas que les gens de sont district allaient avoir à manger. C'était stupide comme idée, surtout que se priver maintenant c'était un bon moyen de crever encore plus vite dans l'arène. «Tu as raison. Mais de toute manière, je ne pense pas faire long feu dans ces Jeux... » La regardant le visage froid et sans aucune once de gentillesse ou bienveillance je restais immobile quelques instants m'étant moi même interrompu dans mon repas. « Et tu crois que te priver t'aidera à tenir plus longtemps ?» Retournant à ma nourriture ne comprenant pas où cette fille bizarre voulait en venir je préférai replonger dans mes pensées plutôt que de perdre mon temps et mon énergie pour rien. «Enfin, bon, autant profiter à fond de mes derniers repas.» Cette fille était pareille à une girouette et pour moi qui n'avait pas l'habitude de tellement en fréquenter je devais avouer que je n'y comprenais plus rien. Je savais juste que ça me tapait un peu sur le système.

Désireux de continuer à être poli et aimable, je tâchais d'entamer la conversation bien que jusque là je n'avais guère prêté grande attention à ce qu'elle me disait. Lorsqu'elle se mit à rire pour je ne savais quel raison elle eu le mérite de me faire passer l'envie de recommencer une quelconque tentative de conversation. A vrai dire j'avais juste envie de retrouver la quiétude du silence qui n'avait eu de cesse de m'entourer jusqu'à ce qu'elle ne vienne troubler mon équilibre déjà bien précaire. La fixant apathique et froid, ses éclats de rire se stoppèrent avant que je ne reporte mon attention sur ma nourriture. «Je te l'ai dit tout à l'heure... Du Sept. Le bois, tout ça, donc les haches.» N'en pouvant véritablement plus de l'avoir dans les pattes pour dieu seul savait quel bonne raison, je m'arrêtais à nouveau conscient que ce n'était pas le meilleur moyen de se faire des amis. De toute manière on n'avait pas besoin d'ami, d'ici quelques jours on allait être quasiment tous mort à quoi bon entretenir de bonne relation jusque là ? « Très intéressant... mais si tu ne l'avais pas remarquer je ne t'écoutais pas vraiment.» Reportant mon regard sur elle, je poussais un léger soupir en levant les yeux au ciel avant de rajouter. « Je suis juste ici pour manger et je ne comprends vraiment pas pourquoi tu t'entêtes à me parler. Qu'est-ce que tu espère avoir en échange ? Comme tu l'as dis on va pas faire long feu dans l'arène alors pourquoi tu ne profite pas du peu, de ce qu'on pourrai appeler, liberté qu'il te reste pour faire je ne sais quoi.» Sur le coup Kirsen me manquait vraiment, cette petite était une des rares qui arrivait à rester dans mon espace sans me taper sur le système ces derniers jours. A croire que le reste du monde m'était hostile et que j'attendais juste de tout voir s'effondrer pour me détendre.
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: Jour 1 : she's not broken, she's just a baby [Terminé]   Lun 1 Aoû - 15:16

Je m'emmêlais dans mes dires, si bien qu'au final ce que je débitais ne voulait plus dire grand chose. Le garçon me le fit remarquer. «Et tu crois que te priver t'aidera à tenir plus longtemps ?» Évidemment, non. Rosissant légèrement, je décidai de ne rien répondre. Sa remarque était pertinente et visait sans doute à me faire taire. J'étais trop bavarde, trop intrusive. Si je voulais faire de ce tribut un allié, il allait falloir que je révise ma tactique d'approche. Car pour l'instant, elle s'avérait déplorable. Je pris donc l'initiative de manger sans piper mot. Cependant, je m'adaptais difficilement au calme de mon voisin, et je lui lançais parfois des regards en coin qu'il ne décelait pas, trop occupé par ses pensées. Il me prenait pour une cruche, c'était évident. Je devais à tout prix me reprendre. Malheureusement, le rire qui m'avait échappé après que Skyler m'eût demandé mon numéro de district n'allait pas favoriser notre rapprochement. Il dardait sur moi un regard froid et hostile, qui m'effrayait presque. Un instant, j'entrevis la possibilité de changer de table. Mais cela signifierait clairement que je deviendrais une cible pour les tributs du district douze. Le premier adversaire à abattre : la fille trop envahissante. A défaut de devenir l'alliée de Skyler, je devais au moins lui inspirer un peu de sympathie pour éviter qu'il me tue dans l'arène. Mais c'était très mal entamé. Le ton qu'il employa pour me rembarrer ne me plut d'ailleurs pas du tout. «Très intéressant... mais si tu ne l'avais pas remarquer je ne t'écoutais pas vraiment.» C'était donc bien ce que j'avais pensé : il voulait se débarrasser de moi pour retrouver sa tranquillité solitaire. Je grinçai des dents, retenant une injure à grand peine. Il n'était vraiment pas gêné. Après tout, je n'avais pas été si méchante pour mériter un rejet de la sorte. Mais les nerfs des tributs étaient à vif, et je parvenais encore à le comprendre. Seulement, s'il recommençait, je n'allais pas me gêner pour lui dire le fond de ma pensée. «Je suis juste ici pour manger et je ne comprends vraiment pas pourquoi tu t'entêtes à me parler. Qu'est-ce que tu espère avoir en échange ? Comme tu l'as dis on va pas faire long feu dans l'arène alors pourquoi tu ne profites pas du peu, de ce qu'on pourrai appeler, liberté qu'il te reste pour faire je ne sais quoi.» Il avait levé les yeux au ciel, comme si ce qu'il venait de dire était évident. Je décidai alors de changer totalement d'approche. J'allais être sincère. Il verrait bien. Mon expression d'enfant niaise se mua soudainement en un masque de torpeur irritée. Je plantais mon regard vif dans celui, presque surpris, de Skyler. «Que veux-tu que je fasse, ici ? Me lier d'amitié avec les carrières ?» Quelque chose chez lui m'indiquait qu'il ne supportait sans doute pas les tributs du Un et du Deux. Moi, je n'avais rien contre eux, mais je me gardai bien de le lui dire. «Écoute-moi bien attentivement, chéri, lui murmurai-je avec un sourire charmeur. Je suis faible, mais j'ai beaucoup de ressources dont tu ignores tout.» En vérité, je n'avais aucun talent, mais passons les détails. «Si nous nous allions, nous pourrions aller loin dans les Hunger Games. Nous ne gagnerions certainement pas, mais nous irions le plus loin possible, chacun apportant son petit plus à notre équipe. Nous mourrions avec un peu de fierté, tu vois ?» Cette fois-ci, je ne souriais même plus. J'étais très sérieuse, et j'espérais qu'il le comprendrait. Tout ça, évidemment, n'était qu'un tapis de mensonges. Je voulais simplement m'allier à lui pour qu'il me protège, dans l'arène. Après, je n'aurais aucun mal à le supprimer. Cette conclusion avait mis un petit moment à se faire une place dans mon esprit, mais maintenant, j'étais certaine que c'était ce qu'il fallait que je fasse. Skyler était la personne la plus apte à me garder en vie sans se douter un instant de ma félonie.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: Jour 1 : she's not broken, she's just a baby [Terminé]   Lun 1 Aoû - 19:23


Rather live out a lie than live wondering How the fire feels while burning For life is like a flame and the ashes go wasting So honey, don't feel 'fraid to dance while we're waiting


Eglenver eu le mérite de me faire perdre patience. Dans mon district je n'avais jamais eu à me confronter avec des gens véritablement envahissant, juste la première fois que j'étais véritablement tombé sur Blue. Il y avait eu quelques étincelles, mais mise à part cela je n'avais pas trop eu à mettre ma patience à rude épreuve. Ne supportant bien vite plus la jeune femme je passais outre tout mes bons sentiments et je lui intimais d'aller profiter de sa liberté ailleurs, loin de moi en gros parce que je n'étais pas sur de la supporter encore un peu plus. «Que veux-tu que je fasse, ici ? Me lier d'amitié avec les carrières ?» Me tendant perceptiblement alors qu'elle me parlait des tributs de carrières je soupirais ensuite ne m'arrêtant pas de manger pour si peu. « Pourquoi pas ? Au moins tu pourras survivre un peu plus avant qu'ils ne te tuent sans ciller » Fixant la table des carrières je n'en revenais pas comment ils avaient pu vendre leur âme juste pour la reconnaissance de leur district et la perte du peu d'humanité qu'il nous restait. Espérant intérieurement qu'elle se lève et aille les rejoindre afin de me laisser enfin en paix, je ne pu que me tendre un peu plus en l'entendant me murmurer ce qu'elle pensait prise d'un soudain pique de sincérité dans la voix. «Écoute-moi bien attentivement, chéri. Je suis faible, mais j'ai beaucoup de ressources dont tu ignores tout.» Tournant ma tête vers elle je remarquais le léger sourire qu'elle arborait, certainement charmeur pour des garçons en manque de fille et sans une once de cervelle dans le crâne. Me tournant complètement vers elle, j'attrapais un peu de je ne savais quel district le réduisant en poussière pour occuper mes mains alors que je répliquais : « De quel talent parle tu ? Tu vas nous jouer la comédie pendant les jeux et charmer tout les tributs masculin ? Je suis pas sur que ça marchera de trop, de ce que j'en ai vu t'es pas des plus douée. » Répliquais-je ma voix railleuse et caustique. Bien vite le pain se transformait en mie que j'écrasais sur la table sans logique et sans aucun but. Je faisais juste ça pour m'occuper les mains et un peu occuper mon esprit parce que si je devais l'écouter sans chercher à me détendre j'étais pas sur de conserver mon calme très longuement. «Si nous nous allions, nous pourrions aller loin dans les Hunger Games. Nous ne gagnerions certainement pas, mais nous irions le plus loin possible, chacun apportant son petit plus à notre équipe. Nous mourrions avec un peu de fierté, tu vois ?» Son sourire s'était effacé et ainsi elle semblait bien plus sinistre, ses joues émacié et son teint blafard pouvaient faire peur, mais je restais stoïque cherchant plus à lutter contre moi que contre la pitié que m'évoquait nos états. Lâchant le morceau de pain que je tenais et qui était quasiment détruit, je respirais tranquillement cherchant à ne pas me laisser emporté. « Parce que tu crois en plus qu'on va mourir avec un peu de fierté ? Notre fierté on l'a perdu le jour où ils sont venu avec leur urnes et leur règles nous imposer ce jeu de fourbe. Si tu penses qu'on gagne gloire et honneur dans ces jeux tu t'imagines pas à quel point tu ressembles au décerveler de la table des carrières. » Cherchant un point sur lequel me fixer je n'arrivais pas à sortir de la tête les images de ma famille, mes amis, ma meilleure amie. Toutes ces personnes que j'avais laissé dans le douze et que je ne reverrais jamais. Me levant car je ne le supportais plus, j'ajoutais ma voix plus dur que ce que je ne pouvais l'imaginer : « On va crever la bouche ouverte comme des moins que rien. On a vécu comme des moins que rien et pire que ça on va perdre notre liberté en tuant pour survivre à leur jeu. Peut-être que ça t'apportera de la fierté, moi ça m'apporte juste l'impression qu'une fois dans l'arène j'aurai perdu tout ce que j'avais. » Laissant tout sur la table, je ne prenais même pas la peine de lui lancé un dernier regard. J'étais trop en colère et j'avais besoin de me calmer.
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: Jour 1 : she's not broken, she's just a baby [Terminé]   Lun 1 Aoû - 20:57

Les carrières ne m'inspiraient pas grand chose. C'était bête à dire, mais je les enviais presque. Eux qui étaient forts et puissants, formaient une équipe soudée qui parviendrait à hisser un de ses membres au rang de vainqueur. J'en étais presque parvenue à jalouser Jane, la fille du Deux qui n'aurait sans doute même pas besoin de tuer pour obtenir sa place dans les huit derniers concurrents. Les deux molosses et la garce qui l'accompagnaient suffiraient à la protéger jusque là. Moi, pour ma protection, j'avais quoi, au juste ? Mes beaux yeux et mes mensonges. Ah, oui, c'est sûr, j'allais aller très loin avec cela. Skyler semblait avoir assimilé que les carrières ne me rebutaient pas, puisqu'il répondit : «Pourquoi pas ? Au moins tu pourras survivre un peu plus avant qu'ils ne te tuent sans ciller.» Je n'avais jamais évalué cette hypothèse. Elle me paraissait tellement incongrue et absurde ! Pourquoi ces machines à tuer auraient accueilli dans leur rang une jeune fille telle que moi ? C'était inimaginable. J'étais plus un fardeau qu'un cadeau. Et pourtant, ç'aurait été parfait pour moi. C'était sans doute la solution qui me mènerait le plus loin dans ces Jeux. Seulement, en avais-je envie ? De me faire tuer comme un simple pion, d'une manière barbare, sans aucun être près de moi pour accompagner mon départ vers l'au-delà ? Cette idée me glaçait le sang. Je me recentrai sur l'instant présent et tentai d'attendrir Skyler à l'aide de belles paroles sans aucun fondement. «De quel talent parles-tu ? M'interrompit-il finalement. Tu vas nous jouer la comédie pendant les jeux et charmer tout les tributs masculin ? Je suis pas sur que ça marchera de trop, de ce que j'en ai vu t'es pas des plus douée.»[/color][/b] Je m'énervai. Frappant un coup sur la table, mes yeux se mirent à lancer des éclairs haineux vers mon voisin. Il était donc clairvoyant. C'est bien ce que j'avais pensé. J'étais dans une bien laide situation, et Skyler ne devait éprouver plus aucune compassion pour moi. «Alors tu me laisseras crever comme une moins que rien ?» J'arrachai une bouchée de pain et l'avalai avec raideur. Je décidai de rager en silence, en m'occupant la bouche avec de la nourriture plutôt qu'avec des paroles irréfléchies. Je lui exposai alors mon plan, devenant sérieuse pour qu'il m'écoute attentivement. Cela eut un effet que je n'avais pas escompté. Skyler se mit à respirer avec difficulté, tout en broyant un morceau de pain de sa poigne de fer. De toute évidence, il tentait de ne pas s'emporter contre moi. «Parce que tu crois en plus qu'on va mourir avec un peu de fierté ? Notre fierté on l'a perdu le jour où ils sont venu avec leur urnes et leur règles nous imposer ce jeu de fourbe. Si tu penses qu'on gagne gloire et honneur dans ces jeux tu t'imagines pas à quel point tu ressembles au décerveler de la table des carrières. On va crever la bouche ouverte comme des moins que rien. On a vécu comme des moins que rien et pire que ça on va perdre notre liberté en tuant pour survivre à leur jeu. Peut-être que ça t'apportera de la fierté, moi ça m'apporte juste l'impression qu'une fois dans l'arène j'aurai perdu tout ce que j'avais.» Au fur et à mesure qu'il parlait, son timbre s'était fait plus blessant. C'était comme si tout ce qu'il débitait m'accusait de quelque chose dont j'étais à proprement dire innocente. Il me jeta un dernier regard empreint de rage, et se concentra une nouvelle fois sur son repas. Finalement, n'y tenant plus, il se leva et partit. Nous laissant en plan, moi et sa nourriture. Je l'avais poussé à bout. J'avais été infecte, en cherchant à m'allier à lui sans aucune délicatesse. Je restai donc là quelques secondes, hébétée et choquée. Finalement, je me levai à mon tour et m'empressai de le rejoindre : il avait déjà progressé de quelques mètres vers la sortie. Il marchait vivement, bien décidé à ne plus m'adresser la parole. «Attends ! Couinai-je. S'il te plaît !» Je l'attrapai par le bras pour le forcer à s'arrêter. Soudain, je m'aperçus que la plupart des tributs s'étaient tournés vers nous. Nous offrions un spectacle sans doute très intéressant, dont ils essaieraient de tirer des informations pour nous tuer avec plus de facilité dans l'arène. Affolée à cette idée, je contournai Skyler sans le lâcher. Je me retrouvai face à lui, de sorte à ce que son corps face un barrage contre les regards des autres adolescents. Comme il avait deux bonnes têtes de plus que moi, je dus lever les yeux pour croiser son regard. Cependant, je les abaissai tout de suite au sol. Ses prunelles étaient accusatrices. Que me reprochait-il, au juste ? De l'avoir rattrapé, ou d'avoir alerté les autres tributs ? Un air attristé s'incrusta sur mon visage sans que je n'aie besoin de le préméditer. Était-ce donc cela qu'on appelait la sincérité ? «Skyler... je ne survivrai jamais seule dans l'arène. Ils me tueront sans que j'aie le temps de m'en apercevoir Je suis trop vulnérable... S'il te plaît, ne me laisse pas les affronter seule... Ne me laisse pas seule.» Pour la première fois depuis le début de notre conversation, je m'étais adressée à lui d'une petite voix atone, qui trahissait mon malheur.
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: Jour 1 : she's not broken, she's just a baby [Terminé]   Lun 1 Aoû - 21:49


Rather live out a lie than live wondering How the fire feels while burning For life is like a flame and the ashes go wasting So honey, don't feel 'fraid to dance while we're waiting


Je ne savais plus ce qui me faisait tant rager. Était-ce son implacable instinct de survie qui était bon contrairement au mien. Était-ce cette certitude que j'avais de ne plus jamais rentrer chez moi, de ne plus avoir à m'inquiéter pour mes frères et ma famille ? Je n'étais pas un saint, loin de là, lorsque mon nom avait été tiré j'avais quasiment souhaité qu'il s'agisse celui d'un de mes frères, d'une de mes connaissances, n'importe qui sauf moi. Sauf que j'étais là, j'étais là à faire face à cette fille qui par cette assurance de faire de son mieux pour aller le plus loin m'irritait au plus haut point. Je voulais survivre, je me refusais à tuer, pourtant je savais qu'une fois dans l'arène mes beaux espoirs, mes belles paroles n'auront plus leur place. Ça serait fini tout ça et j'aurais beau faire tout ce que je veux, je savais que je n'y échapperais pas, je me perdrais pour survivre un peu plus. Son poing s'abattit sur la table alors que j'avais toucher un poing sensible, elle était mal partie si elle voulait aller loin comme ça. «Alors tu me laisseras crever comme une moins que rien ?» Sur le coup elle m'insupportait à se faire passer pour la victime. Elle allait crever, mais c'était le cas de presque tout le monde dans la salle, c'était triste, mais je n'allais pas tout faire pour la sauver juste pour ses beaux yeux, surtout après ce que j'avais entendu. Sans le vouloir, je me retrouvais à l'accuser de tout ce qu'il m'arrivait. La douleur que j'éprouvais à savoir que j'avais tout perdu. Mon adolescence, ma vie, mes amis, ma famille. Je les avais perdu en un claquement de doigt lorsque les doigts de l'hôtesse de mon district avait pêché mon nom. Mais plus ce que ça, je m'en voulais à cause de tout mes regrets. Toutes ces choses que je n'avais pas faîte et que je ne pourrais jamais plus faire. Je l'accusais pour cette vie avorté en son cours, je lui en voulais parce qu'elle croyait encore pouvoir mourir avec fierté alors qu'on était juste des pions sur un jeu d'échec géant.

Je m'étais levé n'en pouvant plus de l'écouté, presque arrivé à la porte je l'entendais dans mon dos couinée comme une enfant qui se lancerait à la poursuite de ses parents. «Attends ! S'il te plaît !» J'allais continuer lorsqu'elle s'agrippa à mon bras. Soupirant je m'arrêtais pour la toiser du regard alors qu'elle se cachait devant moi, mon corps l'empêchant certainement d'être observé par les autres. Jetant un regard sur la salle je grondais à la manière des carrières qui se faisaient respecté comme des brutes. Reportant mon regard sur Eglenver j'attendais qu'elle dise quelque chose parce que j'en pouvais vraiment plus là. «Skyler... je ne survivrai jamais seule dans l'arène. Ils me tueront sans que j'aie le temps de m'en apercevoir Je suis trop vulnérable... S'il te plaît, ne me laisse pas les affronter seule... Ne me laisse pas seule.» Hochant négativement la tête je levais les yeux au ciel avant d'hausser les épaules avant de dire : «Tu te trompes de gars, t'as misé sur le mauvais tributs. Je compte pas devenir un tueur et si tu viens avec moi tout ce que t'arrivera c'est à te faire tuer dans les premiers.» Je refusais de devenir un petit soldat du gouvernement. Je refusais de vendre mon âme au Capitole juste pour l'espoir de survivre. J'étais déjà mort à mes yeux et vendre le peu qu'il me restait de ma personne dans l'espoir idiot d'y remédier ne m'intéressait pas le moins du monde. « Puis ne me prends pas pour un con. Je sais bien qu'une fois que tu n'aurais plus eu besoin de moi tu m'aurais tuer sans prendre la peine de me regarder dans les yeux. Tu implores ma pitié mais tu ne t'embarrassera d'aucun bon sentiment dans l'arène. La preuve, tu cherche à te cacher derrière moi au lieu d'affronter les autres tributs.» Me décalant afin qu'elle affronte les autres, je faisais un nouveau pas vers la porte tout en rajoutant : «Désolé, mais tu devras les affronter. Puis on est déjà mort, à quoi bon se voiler la face, tout ce que j'espère c'est resté digne dans mes derniers instant. Au lieu de recherché la fierté, tu devrais faire comme moi.»
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: Jour 1 : she's not broken, she's just a baby [Terminé]   Mar 2 Aoû - 1:27

Alors que j'attendais une réponse de la part de Skyler, je m'aperçus de ce que j'étais en train de faire. Je me montrais faible et fragile. Et si ce garçon, malgré ses prétentions, n'était qu'un tueur sans foi ni loi ? Si tout ce que je venais de déclarer lui servait plus tard pour me tuer avec plus de facilité ? Je m'étais dévoilée à lui comme je ne l'avais fait avec personne au Capitole. Je n'aurais peut-être pas dû. Il est vrai qu'il ne me paraissait pas dangereux, mais... Non, c'était bien pire que cela : je l'indifférais. Il se fichait complètement de moi et de ma vie. De ma mort. Il haussa les épaules, me confortant dans mon idée, et dit : «Tu te trompes de gars, t'as misé sur le mauvais tribut. Je compte pas devenir un tueur et si tu viens avec moi tout ce qui t'arrivera c'est te faire tuer dans les premiers.» Je relevai les yeux et figeai mon regard dans celui du jeune homme. Il semblait bien décidé à ne pas se laisser amadouer par ma petite personne et à rester seul. «Puis ne me prends pas pour un con. Je sais bien qu'une fois que tu n'aurais plus eu besoin de moi tu m'aurais tuer sans prendre la peine de me regarder dans les yeux. Tu implores ma pitié mais tu ne t'embarrassera d'aucun bon sentiment dans l'arène. La preuve, tu cherche à te cacher derrière moi au lieu d'affronter les autres tributs.» Je tressaillis. Il venait de marquer un point. Tout ce qu'il venait de dire était fondé sur la pure et simple vérité. Mon petit numéro n'avait pas marché avec lui et avait au contraire produit l'effet inverse de celui que je désirais. Désormais il voulait se débarrasser de moi comme de la peste. D'ailleurs, c'est à cela qu'il devait me comparer. A une peste. Pour bien me remettre à ma place, il se décala et me laissa face aux regards pénétrants d'une demi douzaine de tributs qui avaient arrêté de manger. Parmi eux, deux carrières m'analysaient d'un air réfléchi. Je devins blême, et priai pour qu'il arrêtent de me dévisager. «Désolé, mais tu devras les affronter. Puis on est déjà mort, à quoi bon se voiler la face, tout ce que j'espère c'est resté digne dans mes derniers instant. Au lieu de recherché la fierté, tu devrais faire comme moi.» Et sur ce, il poursuivit sa route vers la double porte marquant la sortie des lieux. Bien qu'affolée, je pris soin de ne rien trahir de mes ressentis, car certains tributs me regardaient encore. Je me tournai vers Skyler, qui était à un mètre de moi. «Je crois que tu ne comprends pas.» Je m'étais exprimée assez bas pour qu'il soit le seul à m'entendre. «Comme tu viens de le dire, on nous a forcés à participer à ces Jeux. Et toi, tu voudrais faire quoi ? Rester discret et te faire tuer dans le silence et l'ignorance la plus complète. En gros, tu désires faire de ta mort une inutilité pour tous les citoyens de Panem.» Cette fois ci, j'avais capté son attention. Je m'approchai de lui, comblant la distance qui nous éloignait. Je le sentais intéressé par mes dires, mais il n'avait toujours pas l'air de comprendre où je voulais en venir. Un regard vers ma droite m'apprit que tous les tributs s'étaient remis à leur repas, estimant que moi et Skyler entretenions une conversation des plus banales. Je pus donc m'exprimer avec plus de conviction lorsque je poursuivis ma tirade. «Si tu te laisses mourir ainsi, Skyler, que vont penser les gens de ton district ? Qu'ils ne comptaient pas assez pour que tu aies la force de survivre. Bats-toi. Fais-le pour eux! Si tu ne désires pas tuer, fuis, au moins. Mais aie le courage de te garder en vie jusqu'à ce que la mort vienne à toi d'elle-même. Fais-le pour ta famille, ton père, ou ta mère. Mais ne te laisse pas abattre comme si plus rien ne comptait pour toi.» Je repris mon souffle. J'avais peut-être été un peu loin dans mes propos, mais j'avais au moins eu le mérite d'avoir été sincère. J'attrapai alors sa main sans qu'il m'y ait invitée et la serrai contre la mienne. Étant situé dans l'ombre d'un mur, ce geste ne pouvait pas avoir été décelé par les autres tributs. «J'ai décidé de ne pas mourir seule... ajoutai-je à voix basse. Reste avec moi dans l'arène. Je t'en prie. C'est le dernier vœu que j'aurai à formuler de ma vie. Tu es le seul ici qui fasse preuve d'un peu d'humanité. Dans ton regard, je vois que tu n'as pas renoncé à te battre pour les tiens.» Je serrai un peu plus sa paume contre mes doigts, ne comprenant pas très bien s'il cherchait à se débarrasser de cette infime étreinte que je lui avais imposée.
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: Jour 1 : she's not broken, she's just a baby [Terminé]   Mar 2 Aoû - 9:38


Rather live out a lie than live wondering How the fire feels while burning For life is like a flame and the ashes go wasting So honey, don't feel 'fraid to dance while we're waiting


Je rageais intérieurement de ne pas pouvoir profiter de mes derniers instants. Je voulais juste pouvoir repenser à mon passé, je voulais juste pouvoir me concentrer assez longuement que pour trouver la force, que pour trouvez le courage d'affronter la mort. Je ne cessais de dire que nous étions déjà tous mort il n'empêchait que je n'arrivais à m'y résoudre. Je n'arrivais pas à me résoudre que c'était fini mes longues journées de chasse en compagnie de Blue le dimanche, je n'arrivais pas à me résoudre à l'idée que je n'entendrai plus mes frères brailler pour un rien et serrer les dents quand on mourrait de faim. Et cette fille m'insupportait, mes proches étaient peut-être loin, mais je me repaissais des souvenirs que mon coeur voulait bien m'offrir. Ce n'était pas suffisant bien entendu, il me manquait la chaleur de leurs bras, la douceur de leur voix, mais c'était trop tard. Tout s'effaçait déjà. Dépassant Englever sans un dernier regard j'allais enfin pouvoir sortir pour m'aérer l'esprit lorsque je l'entendis encore, n'avais-je pas été assez clair ? «Je crois que tu ne comprends pas.» Me figeant, j'attendais la suite, qu'est-ce que je ne comprenais pas ? La curiosité plus forte que mon énervement, j'attendais la suite histoire de comprendre.«Comme tu viens de le dire, on nous a forcés à participer à ces Jeux. Et toi, tu voudrais faire quoi ? Rester discret et te faire tuer dans le silence et l'ignorance la plus complète. En gros, tu désires faire de ta mort une inutilité pour tous les citoyens de Panem.» Serrant les dents je la vis s'approcher avant de se remettre face à moi. Je ne comprenais pas ce qu'elle voulait dire, on était inutile, on ne servait à rien d'autre qu'à divertir le Capitole dans ces jeux. Mort, ou vif, aucune différence tant qu'on assurait le show. « Je ne vois pas comment ma mort pourrait être utile aux citoyens de Panem et c'est mon droit de vouloir rester un peu humain dans ma mort. » C'était le droit que je c hérissais le plus fort depuis que j'étais là.

Mes paroles semblaient n'avoir aucun effet sur elle, déjà elle reprenait pleine de sa conviction à toutes épreuves. «Si tu te laisses mourir ainsi, Skyler, que vont penser les gens de ton district ? Qu'ils ne comptaient pas assez pour que tu aies la force de survivre. Bats-toi. Fais-le pour eux! Si tu ne désires pas tuer, fuis, au moins. Mais aie le courage de te garder en vie jusqu'à ce que la mort vienne à toi d'elle-même. Fais-le pour ta famille, ton père, ou ta mère. Mais ne te laisse pas abattre comme si plus rien ne comptait pour toi.» Serrant les poings et les dents je ne savais plus ce qui agitait mon coeur à l'instant. La colère et la tristesse ? J'avais fait tant et tant de promesse, protéger ma co-tribut, rester en vie, revenir à la maison. Tant de promesses que j'avais prononcé en sachant que je n'aurai pas l'occasion de les honorés. Sans le savoir la jeune femme venait de mettre le doigt sur un point sensible. Sa main attrapa alors la mienne sans que je ne comprennes pourquoi, mes phalanges étaient blanches, mes poings crispé bien trop fort. Et je la fixais, comme si j'attendais un autre coup pour m'achever, plus que les images de mes frères, plus que celles de me parents, de Blue, de mes amis que j'avais mais dont je n'avais jamais senti la présence. «J'ai décidé de ne pas mourir seule... Reste avec moi dans l'arène. Je t'en prie. C'est le dernier vœu que j'aurai à formuler de ma vie. Tu es le seul ici qui fasse preuve d'un peu d'humanité. Dans ton regard, je vois que tu n'as pas renoncé à te battre pour les tiens.» Sur le coup je ne savais pas quoi faire ou quoi dire parce qu'elle m'insupportait depuis qu'elle était arrivé, parce qu'elle jouait sur tout les tableaux pour que je me retrouve à la protéger. C'était le genre de confiance à qui je n'apporterais sûrement pas une once de confiance et pourtant je me retrouvais à souffler : « Tu as fini avec ta tirade ...? Tu n'auras qu'à suivre, mais compte pas sur moi pour te servir d'ange gardien. » J'avais déjà une autre vie sur laquelle veillé et le challenge était déjà bien compliqué. Poussant un soupir je plongeais mon regard dans le sien mes iris redevenue froide et terne alors que cherchant à éliminer toute la rage que je pouvais ressentir je rajoutais : « Ne parle jamais plus de ma famille, de mon district et d'une quelconque personne proche à moi. »


Dernière édition par Skyler N. Adkins le Mer 3 Aoû - 22:27, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: Jour 1 : she's not broken, she's just a baby [Terminé]   Mer 3 Aoû - 22:02

RP supprimé par erreur. Youhou -_-'




Dernière édition par E. Eglenver Blackheart le Jeu 4 Aoû - 14:27, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: Jour 1 : she's not broken, she's just a baby [Terminé]   Mer 3 Aoû - 23:36


Rather live out a lie than live wondering How the fire feels while burning For life is like a flame and the ashes go wasting So honey, don't feel 'fraid to dance while we're waiting


La façon de voir les choses d'Englever m'énervait au plus haut point, n'étant déjà pas de particulièrement bonne humeur à cause des Hunger Games qui approchaient, de ma vie qui entre mes doigts filait, j'avais du mal à la supporter. Peut-être que si on s'était rencontré en d'autre circonstance les choses se seraient passée autrement. De ce que j'avais vu de son caractère, j'aurai très certainement eu un peu de mal à la supporter, mais peut-être que j'aurai été moins extrême. Je ne comprenais pas son entêtement. Son but ultime ? Sa survie bien sur, mais que faisait elle à s'entêter avec un gars comme moi ? Pourquoi n'essayait elle pas de draguer un des carrières afin de s'assurer une place provisoire ? Si j'aurai dû faire un choix, c'était sur que je me serai rapproché des carrières. C'était ceux avec le plus de chance d'aller loin. Sauf que je ne l'avais pas désirer ne voyant pas les jeux sous le même point de vue. Puis je voulais défendre tant de chose de ma personne, tant de carte dans mon chateau qui s'envoleront à la première bourrasque sur l'arène ne laissant qu'un champ de ruine abandonner à la place. J'avais finalement céder à son désir de me voir la protéger, je n'étais pas prêt à me sacrifier pour elle et ses beaux yeux, mais je lui offrais le droit de me suivre moi et ma co-tribut. Si elle espérait obtenir plus elle se mettait le doigt dans l'oeil. Pas après tout ce qu'elle avait dit, pas après ce que j'avais vu de sa personnalité. «Alors tu te fiches complètement de moi ? Tu es quelqu'un de bien, Skyler. Ça se voit. Tu ne me laisseras pas crever sous tes yeux si tu peux empêcher ma mort.» Balayant ses paroles d'un regard, je l'informais sur un point qui allait être déterminant si elle voulait se retrouver dans mes pattes ou crever seule comme une moins que rien.

«J'ai dit la vérité, et au fond de toi, tu le sais. Mais tu fuis. Es-tu lâche ?»[/b] L'indifférence et le silence suivirent ses propos, conscient qu'elle me jaugeait je ne montrais rien conscient qu'un brasier ardent s'allumait alors qu'elle se remettais à glisser sur une pente bien plus dangereuse que ce qu'elle semblait s'en apercevoir. Sa main serrant toujours la mienne je ne faisais rien pour me détendre allant jusqu'à arborer un rictus mauvais sur mon visage. La toisant encore quelques instants je me retrouvais à nouveau à lui offrir quelques conseil si elle voulait assurer la co-entente. « Évite de jouer sur se tableau là, tu risquerais te retrouver pieds et poings lié abandonné sans personne pour te protéger. » Je tentais de l'effrayer ou tout du moins de la faire taire. Je ne voulais pas l'écouter chercher à me retourner la tête comme si elle savait tout ce qu'il y avait à savoir. Elle ne me connaissait pas, ne savait pas ce qui me faisait bouger ou m'énervait pour de vrai. Elle avait tout intérêt à restée dans mes faveurs, sans quoi cette mésentente pourrait vite tourner à un carnage. Je savais que je me donnais des raisons pour ne pas avoir à affronter ses mots qui n'étaient pas si faux que ça, sauf que je ne désirais pas. Je préférais resté aveugle avant de rentrer dans l'arène, c'était dans mon droit. Ma dernière volonté était de porter des oeillères afin de ne pas penser au monde extérieure, à ma famille, à Blue, à toutes ces choses que j'ai laissé en plan derrière moi et dont je ne reprendrai jamais le cours. « Tu as fini ou tu comptes m'empoisonner encore longtemps ? » Je fixais sa main toujours agrippée à la mienne conscient que j'aurai juste pu m'en aller sans rien dire ni ajouter. Juste partir sans un bruit comme je m'en irais dans mes derniers instants, seul, désespéré, incapable de penser aux personnes que j'ai aimé.
Revenir en haut Aller en bas
Invité



MessageSujet: Re: Jour 1 : she's not broken, she's just a baby [Terminé]   Jeu 4 Aoû - 14:13

Plus les minutes s'écoulaient, et plus Skyler semblait se lasser de moi. Alors qu'au début de notre conversation il me parlait avec une certaine amabilité, il ne s'adressait désormais à moi qu'à renforts de phrases visant à m'éloigner de lui. En d'autres circonstances, si une personne m'avait toisée avec autant de mépris, je me serais vexée et l'aurais envoyée se faire voir. Mais avais-je un autre choix que d'être l'amie de Skyler, ou du moins de faire tout mon possible pour le devenir ? Je ne souhaitais réellement pas m'allier aux carrières. Et si on excluait ces derniers de la compétition, c'était le tribut du District Douze qui me semblait le plus apte à perdurer dans les Jeux. Comme je désirais moi-même y demeurer le plus longtemps, il fallait que Skyler me prenne sous son aile. Malheureusement, il ne l'accepterait sans doute jamais. « Évite de jouer sur se tableau là, tu risquerais te retrouver pieds et poings lié abandonné sans personne pour te protéger. » Certes, il ne m'aimait pas. Mais je doutais franchement de la véracité de ses propos. Il ne pourrait pas m'abandonner, à la merci de tous les autres tributs... C'était invraisemblable. Il était bien trop gentil. Il avait lui-même expliqué qu'il ne pourrait jamais tuer quelqu'un. Et me laisser seule et entravée dans l'arène serait relatif à un meurtre. Et pourtant, il me dévisageait toujours avec une lueur de méchanceté au fond des yeux. Il voulait me faire peur. Et il réussissait presque son tour de force.

Je m'agrippai un peu plus à sa main et, l'air implorant, lui murmurai : « Tu ne ferais pas ça... » Il m'ignora royalement. A cet instant présent, j'éprouvai un puissant besoin de le frapper. Ce qu'il pouvait paraître désagréable, quand il s'y mettait ! Je détestais qu'on se montre indifférent à mon égard. Et lui passait son temps à m'ignorer, à se ficher complètement de mes réactions. Il faisait peut-être cela pour ne pas alerter les autres tributs dans le réfectoire, à vrai dire. Car moi, je n'étais pas très discrète. J'espérais juste que mes adversaires ne prendraient pas cela pour une marque de faiblesse, même si c'en était une. « Tu as fini ou tu comptes m'empoisonner encore longtemps ? » Après quelques instants de réflexion, je lui lançai un regard froid. Il continuait à se montrer distant. Je lâchai sa main avec un léger regret et lui dis sèchement : « De toute manière, nous nous retrouverons dans l'arène. Que tu le veuilles ou non. » Je croisai les bras et attendis qu'il fasse ou dise quelque chose.



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Jour 1 : she's not broken, she's just a baby [Terminé]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Jour 1 : she's not broken, she's just a baby [Terminé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MOCKINGAY - rpg inspiré de Hunger Games ::  :: Archives :: Volume 1 :: rps avant et pendant les jeux-
© MOCKINGJAY-RPG.NET (2011-2017)
L'INTÉGRALITÉ DU FORUM APPARTIENT À SON ÉQUIPE ADMINISTRATIVE.
TOUTE REPRODUCTION PARTIELLE OU TOTALE DE SON CONTENU EST INTERDITE.