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 we'll meet a sticky end + (lincoln)

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MessageSujet: we'll meet a sticky end + (lincoln)   Sam 11 Mai - 16:38

    ⊹ tell me something new cause i've heard this


La vie des fois on se dit que ça tient pas à grand chose. Tu peux faire quelques pas et peut-être que ton coeur va lâcher. Si ça se trouve tu pourrait te prendre une balle qui ne t’était pas destinée. Au mauvais moment au mauvais endroit. Ca tient à si peu de choses. Alors les quelques personnes que tu entends dire que la cigarette et l’alcool tuent, tu leur ris au nez. C’est la vie qui tue, rien de plus. Une cigarette, onze minutes de vie. Et alors ? Dans ce monde, t’as plus de chances de connaître une mort violente et sanglante que de mourir d’une maladie quelconque due à la cigarette ou de vieillesse. Et quand bien même ce serait le cas, tu l’auras pas volé. Bâton de tabac entre les lèvres, tu aspires ton cancer avec délectation. Tes poumons te le cracheront à la gueule ça un jour mais pour l’instant ils supportent bien. T’aimes le goût maintenant. Avant t’étais comme tout le monde, tu fumais juste pour fumer parce que tu voulais prouver que t’étais plus une gamine, et ça te donnait envie de dégueuler. Le temps change les gens. Tu consommes ton ancien objet de dégoût sans même y penser, t’emplissant de la fumée, consumant ta santé sans un seul regret. Chester. Presque toujours une clope au bec, invariablement un paquet dans la poche. Ouais, tu t’en sépares jamais, mais ça t’empêche pas d’en taxer à tous les gens que tu croises ou à voler des paquets. C’est comme ça que tu les as pour la plupart, sinon ça coûte trop cher. Et puis les cigarettes c’est plus facile à voler que les bouteilles d’alcool que tu es obligée de payer. Ce paquet-là tu l’as piqué à... Tu l’as piqué à qui ? tu sais même plus. Elles sont pas trop mauvaises. Pas très fortes mais c’est pas pour autant que tu vas pas les cramer. La vie ça tient pas à grand chose et surtout pas à quelques clopes.

Appuyée contre un mur, tu regardes en face de toi même s’il n’y a rien d’autre à voir qu’un autre mur, tout aussi sale et inintéressant que celui qui te soutient. Dans la rue mais pas en train de faire le trottoir. Habillée normalement. T’es sortie de chez un mec il y a une heure - selon la montre que tu lui as fauchée - et t’as envie de te détendre un peu. Chignon mal fait avec des cheveux qui dépassent, probablement pas l’air glorieux mais à vrai dire t’en as rien à foutre. Tu pourrais le crier au premier mec qui passera, au monde même. ‘‘J’en ai rien à foutre !’’ Cap ? La flemme. Tu préfères te rendre malade à coup de blondes, tirer sur ta durée de vie en collant ta bouche au filtre d’une de ces innombrables femmes fatales. C’est ça l’amour, entre le fumeur et ses dulcinées qui finiront écrasées sous une chaussure, brûlées jusqu’à la moelle. Pauvre mégots détruits, leur meurtrier se trouvera bien vite une autre cavalière. C’est traître l’amour, hein ? Chienne de vie. Les clopes sont l’illustration de l’existence. T’es belle, t’es entière, puis on t’allume et tu crames, tu crames et te consumes pour aller t’éteindre dans un coin comme des millions d’autres sans que qui que ce soit en ait quoi que ce soit à foutre ; et ce faisant, tu tues. Coup de poignard dans le dos. Vicieux. Implacable. On t’a oubliée mais l’union fait la force et avec toutes les autres oubliées, tu reviens en force pour étrangler les poumons et les réduire à un rien. Regarde cette saloperie, regarde comme les cigarettes sont tellement l’image parfaite de notre vie. C’est déprimant. On n’est rien de plus qu’un mégot. Ce con qui a inventé ça...

Tu penses pas à tout ça toi, hein ? Oh que non. Toi tu fumes comme tu bois, sans y penser. Auto-destruction anodine. Ton quotidien c’est ça. Même pas honte, même pas peur. Il est vraiment pas intéressant ce mur. Le paroxysme de l’ennui. Ca t’ira bien, la vie c’est ennuyeux. Elle est jolie cette montre que t’as fauchée au pigeon. Montre de femme. Peut-être qu’il était marié et qu’il voulait l’offrir à son épouse. Ils s’étaient peut-être disputés. On comprend pourquoi vu que le mec est venu se jeter dans tes bras. Toutes ses histoires, quelques larmoyantes qu’elles aient pu être, ne t’intéressaient pas. Tout ce que tu voulais de lui c’était les billets qu’il avait à offrir et les objets de valeurs qui se trouvaient dans ses poches. Vraiment jolie cette montre. Fine et tout. Travail d’orfèvre. Tu te demandes où il l’a eue. Il l’a achetée ou elle était dans la famille ? Tu doutes qu’il l’ait volée, il était trop con pour ça. Peut-être qu’il l’a achetée à un mec qui l’avait volée. On sait jamais trop ce qu’on achète dans les districts. Tu laisses ton instrument de mort entre tes lèvres pour ceindre ton poignet de l’objet. Tu vas pas la revendre celle-là, tu vas la garder jusqu’à-ce que tu t’en lasses et que tu la refourgues pour quelques bouteilles ou de la nourriture. Là t’as pas faim. Enfin t’as pas mangé. Cependant ton estomac est habitué, cela ne te dérange pas. Tu observes distraitement les allées et venues de quelques personnes lorsque tu as la foi de détacher tes yeux du bâtiment d’en face. Non, le bâtiment n’a rien de spécial avant que vous ne posiez la question. C’est juste qu’il semble presque plus intéressant que les habitants de ce trou.

Tu aperçois une silhouette sur laquelle tu passes sans s’attarder. Puis tu y reviens, te rendant soudainement compte que tu la connais. Le connais. Qu’est-ce qu’il fout là ? Pour un mec du trois, il est quand même plutôt souvent au cinq. La dernière fois que tu l’as vu il a pété la gueule d’un mec. La première fois que tu l’avais vu, il avait pété la gueule d’un mec aussi. Avec un peu de chance, personne n’aura à souffrir cette fois. Tu fixes sans un mot la silhouette familière, attendant qu’il s’approche. Tu as tout ton temps. Et puis lorsqu’il n’est plus loin, tu prends enfin la parole, d’un ton quasiment désintéressé, sans te redresser. T’es bien, avachie contre ce mur.

« Qu’est-ce que tu fous là Salem ? »
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MessageSujet: Re: we'll meet a sticky end + (lincoln)   Jeu 13 Juin - 22:39

› chester & lincoln.
Tu vois, j'suis pas un homme. Je suis le roi de l'illusion. Au fond qu'on me pardonne. Je suis le roi, le roi des cons. Je suis un homme au pied du mur. Comme une erreur de la nature. Sur la terre, sans d'autres raisons. Moi je tourne en rond, je tourne en rond. Je suis un homme et je mesure. Toute l'horreur de ma nature. Pour ma peine, ma punition. Moi je tourne en rond, je trourne en rond.


Mais qu'est-ce que tu fous là Lincoln. Tu n'en as plus aucune idée toi-même. La seule chose que tu sais, c'est que tu continues de déambuler comme un fantôme, d'errer comme une pauvre loque dans les rues du district cinq. À la recherche de quoi ? Ou peut-être est-ce à la recherche de qui. Tu as cette foutue migraine qui tapisse les parois de ton crâne et qui t'oppresse sans cesse, ça fait mal, ça siffle, ça cogne. Comme ce semblant de coeur dans ta poitrine qui se démène pour te garder en vie, encore un peu plus longtemps. Parce que ce serait trop gentil de te laisser crever maintenant. Tu passes d'une ruelle à une autre, refusant de t'attarder ici, ou là. Tu veux rentrer, tu veux dormir car dans ton sommeil, c'est bien le seul endroit où il n'y a personne pour te faire chier. Rien ni personne. C'est le paradis ça, en fait. Faudrait rester endormi, plus jamais se réveiller. Peut-être que les choses iraient mieux, peut-être que Todd serait en vie, que Salem aurait l'usage de la parole. Mais non, c'est loin ça, c'est un monde parallèle qu'est pas tellement fait pour les gens comme toi. Toi Lincoln, tu restes dans la réalité, ta réalité, parce que tu vaux pas mieux qu'elle, tu vaux pas mieux que tous ces pauvres fous que tu frappes et qui en décèdent par derrière. Elle est belle la vie, elle est riche ton existence.

Les mains au fond des poches, la fatigue dans les yeux, la mélancolie au creux du coeur. Toujours vers le fond, vers le bas, vers l'arrière. Parce que c'est ça ta vie ; on recule toujours, on avance jamais. Et quand tu as le malheur de faire un pas en avant, tu te rapproches un peu plus du vide, pour y sauter à pieds joints, comme un aveugle se jetterait d'un pont par accident. Tu sautes dans le précipice, et tu te fous pas mal des conséquences, car tu te dis toujours que ça ne peut pas être pire que ta vie sur le moment. Le vide, le néant. Notions très poétiques qui te bouffent les tripes. La ruelle aussi est morte, il n'y a personne, même pas un rat pour se faire les dents sur un bout de taule. Rien que des morceaux de verre par terre, quelques cadavres de clopes et de bouteilles. C'est vrai que t'aurait pu choisir mieux, pour te balader. Mieux que cette petite scène de film d'horreur, reflet d'une société en déclin. Et pourtant, malgré les constats que tu peux faire, tu n'iras pas les plaindre. Si les choses sont ainsi, c'est pour une raison précise. Raison inconnue de tous, sans doute. Mais raison précise.

Las, tu envoies balader un débris au sol, shootant dedans du bout du pied. À quand le retour au district trois, à quand le retour dans ta grande baraque, tu t'y enfermes, et qu'on t'oublie, pour quelques jours au moins ? C'est bien là que tu es paradoxal, Lincoln. Tu veux partir et immédiatement après, tu veux revenir. Et c'est ainsi, tout du long. Comme une boucle qui n'est jamais réellement bouclée, un cercle vicieux qui t'épuise et que pourtant, tu suis sans protester. Pauvre fou que tu es, toi aussi. Qu'est-ce que tu cherches, au final ? T'en as aucune idée. Peut-être échapper à ta réalité, échapper aux autres. Échapper à ton reflet qui crie à l'aide, muet. Échapper à cette lueur de vie qui se tait dans tes yeux, jusqu'à en mourir. Échapper à toi-même, plus simplement.

Tu abordes une ruelle un peu plus vivante. Il y a quelques passants ternes qui vont et qui viennent, deux trois gosses qui se chamaillent pour un bout de plastique. Rien d'intéressant, rien pour retenir ton attention. Alors tu avances comme toujours, tu fais ton fantôme, la pauvre âme en peine qui erre sans but précis. Sans le vouloir vraiment, tu t'approches d'une gamine qui te jauge presque méchamment. Ses cheveux roux retiennent ton intention un instant, et c'est alors que tu t'apprêtes à reprendre ta route qu'elle t'interpelle. « Qu'est-ce que tu fous là Salem ? » Tu t'arrêtes net devant elle, et tu fronces un peu les sourcils, peu sûr de comprendre. Qui c'est hein ? Qu'est-ce qu'elle te veut ? Tu la fixes de tes prunelles noires et tu restes là, à réfléchir un court instant. « Qu'est-ce que tu me veux toi ? » Ouais, très poli, très agréable, très sympathique. Mais t'apprécie pas tellement qu'on te tape la discussion comme ça, surtout quand on ne te connaît pas. Tu détailles un instant cette silhouette un peu chétive qui se détache du mur. Elle a l'air désintéressée au possible, avachie contre son muret. C'est bien, on a au moins l'impression qu'elle en a quelque chose à faire de toi.

Puis, tu tiques. Tu rembobines ce qu'elle a pu dire dans ta petite tête, et tu captes le prénom qui t'avait échappé au début. Salem. Comme une évidence, la question s'impose à ton esprit. « T'es qui d'abord ? Tu connais Salem ? » Mais non, sans blague Lincoln. C'est peut-être pour ça si elle demande si c'est lui, si elle cherche confirmation. Hé bien, trompée, elle avait une chance sur deux, elle a donné le mauvais prénom. Tu restes figé là, devant elle avec ce petit air un peu perturbé, le temps de remettre un nom sur son image, de calculer que tu es dans le district cinq, pas dans le trois. Le temps de te souvenir qu'on t'avait parler d'une rouquine qui tournait autour de ton frère ou plutôt, qui se servait de lui comme garde du corps. Au hasard, tu tentes. T'as rien à perdre de toute façon. « Ce serait pas toi Chesler ? Ou Chesser, ou un truc dans le genre. » Allez, tu y es presque. Et si c'est elle, tu en jubiles d'avance. Depuis le temps que tu veux la choper, la garce.

shame on me:
 
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MessageSujet: Re: we'll meet a sticky end + (lincoln)   Dim 23 Juin - 13:33


    ⊹ tell me something new cause i've heard this


Ton apathie. C’est elle qui te façonne jour après jour, alors que tu t’enfonces dans l’ennui et que de moins en moins de choses peuvent t’en faire sortir. L’indifférence c’est la porte de secours. Elle n’est troublée que par tes remarques assassines, tes piques dénuées de tout savoir vivre et de toute gentillesse. Oui, la plupart du temps, tu dis les choses pour être méchante. Puis tu finis par lâcher le morceau quand l’apathie viens clamer de nouveau ses droits sur tes actes, te rendant imperméables à tous ces hommes grivois, à toutes ces femmes outrées, à tous ces regards méprisants, à tous ces coups. Tu t’en fous. Dieu bénisse l’indifférence. L’indifférence née de la vie, de l’alcool et des cigarettes. Peut-être pas le meilleur cocktail non. Et alors ? Qu’est-ce que ça fait ? Je l’ai bien dit, tu l’as bien dit. Tu t’en fous, il n’y a que toi qui compte, les autres sont soumis à ton mépris royal. A quelques exceptions près. Tous des hommes d’ailleurs. Rae, Caleb, Thybalt et Salem. Le cadavre, le chien, le guérisseur et le tueur. La rancoeur, la haine, la reconnaissance et la protection. Et encore pour ces deux derniers, tu ne les regarderais probablement même pas s’ils ne t’étaient pas utiles. Tu es comme ça, déchet de l’humanité sans compassion, errant dans les rues sans autre but que d’observer la vie qui passe. Enfin à la base c’est ce que tu veux faire mais à peine à l’extérieur, tu te rends compte que cette vie qui passe t’importe peu. Alors que fais-tu là ? Tu règnes. Tu règnes sur ces rues crasseuses, ces bas-fond d’un royaume sans aucune valeur. Toutes ces allées, toutes ces rues aux pavés brisés, ces coins sombres, ça ne vaut pas un clou. C’est pour ça que tu en es la reine. Tu ne portes pas de couronne mais la royauté se lit dans ton attitude méprisante. Souveraine incontestée. Incontestée ? Evidemment. Qui voudrait venir clamer des droits sur ces terres dégoûtantes ? Autant laisser les traîne-misères dans ton genre se bercer d’une souveraineté imaginée, ça ne coûte rien. C’est pour cela que tu jettes des regards vides sur les passants, surveillant tes sujets sans leur accorder vraiment d’attention. Vous êtes d’un monde différent. C’est toi et ta clope contre le reste des gens.

Toi et ta clope contre ce mec qui passe et que tu connais. Ca arrive, tu connais des gens. Surtout des hommes. Mais ce n’est pas la question. Tu détailles la silhouette de haut en bas. Pas d’uniforme . L’air aussi désintéressé que toi. Les grands esprits se rencontrent. C’est marrant parce que tu ne peux lire sur son visage aucun signe qu’il t’a reconnue quand il lève les yeux vers toi. Pourtant il ne peut pas ne pas t’avoir reconnue. Ce n’est pas exactement comme si tu l’avais juste croisé une fois dans la rue. Toi même tu ne t’en souviendrais pas - même si les pacificateurs ont tendance à rester un peu plus gravés dans ta mémoire, question de survie. Sauf que là, il n’a pas vraiment d’excuses. « Qu'est-ce que tu me veux toi ? » Sécheresse dans la voix, la même sécheresse qui marque tes paroles la plupart du temps. Mais pas celle dont tu te souvenais chez Salem. Tu lèves un sourcil dubitatif. Peut-être qu’il nie ton existence, peut-être qu’il nie t’avoir rencontrée. Il peut bien le faire si tu veux pour se donner bonne conscience mais ce qui est fait est fait. Tu te détaches du mur. Traîne-misère ou pas, tu n’aimes pas qu’on te parle comme ça, et tant pis si c’est ce que tu fais à tout le monde. Tu t’apprêtes à rétorquer quelque chose quand l’autre semble réaliser quelque chose. Comme s’il se souvenait soudainement de qui tu étais. Il est bourré ou quoi ? Non, il a pas l’air bourré.

« T'es qui d'abord ? Tu connais Salem ? » Comment ça si tu connais Salem ? Ton deuxième sourcil se hausse pour aller le rejoindre. Puis ton cerveau se met à comprendre. Oui, seulement maintenant. Moi j’ai déjà compris hein, je suis pas conne. Tu devrais plus m’écouter des fois. S’il te demande si tu connais Salem c’est bien qu’il n’est pas Salem. C’est la partie logique et simple du truc. Mais s’il n’est pas Salem et qu’il est physiquement identique à Salem - oui parce que là, je suis désolée, ce n’est pas une simple ressemblance, essayez pas d’aller me faire croire ce genre de conneries - ce doit être son frère. Et pas n’importe quel frère. « T’es pas Salem ? T’es genre... Son jumeau ou quelque chose comme ça ? » Quelle perspicacité dis,moi. Tu devrais être le meilleur détective du monde Chester, pas Batman. Tu as raté ta vocation. Quel dommage... C’est vrai que maintenant qu’il a levé la tête, tu vois la différence. Le col de son manteau ne cache plus son cou qui est vierge de toutes cicatrices. La dernière fois que Salem est venu, il avait des cicatrices qui s’étiraient le long de sa gorge comme les tentacules d’un filet du diable. - cherche pas princesse t’as pas la référence. - Tu t’appuies de nouveau contre le mur. Pas que cela ne t’intrigue pas cette histoire de jumeau mais ça ne va pas changer ta vie. Il n’est pas Salem, il n’est pas Salem, tant pis, au revoir. Tu tires une latte de ton concentré de cancer et laisses tes yeux divaguer.

La voix de l’homme te rappelle à l’ordre. « Ce serait pas toi Chesler ? Ou Chesser, ou un truc dans le genre. » Chesler ? Il y est presque. A une lettre près. Il pourrait faire un effort quand même. Tu dardes ton regard sur lui. Alors comme ça il a entendu parler de toi. Il a entendu parler de toi mais tu n’as pas entendu parler de lui ? Ce n’est pas très juste ça, il a l’avantage pour l’instant. On ne peut pas dire que ça te plaise énormément. Certes, ça ne va pas changer ta vie mais c’est toujours désagréable. Une reine devrait avoir l’avantage, n’est-ce pas ? Tu écrases ta clope sous le talon de ta chaussure et croises les bras. « Chester. C’est Chester, ducon. » Ce qui est la manière la plus diplomate de dire que, effectivement, c’est bien toi. Tu devrais faire attention à là où tu mets les pieds princesse, agir comme ça avec des pacificateurs - il doit forcément être pacificateur pour être ici - peut te valoir des ennuis. Tu as bien vu de quelle violence faisait preuve l’autre, qui sait de quoi est capable celui-ci ? Et si Salem t’aide, il est très peu probable que lui soit aussi conciliant. Mais la diplomatie t’ennuie et les codes du savoir vivre sont trop contraignants. « Toi c’est quoi ton nom ? Et comment t’as entendu parler de moi ? » Ouais, t’aimerais bien savoir. Ton apathie n’est pas encore totale.
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MessageSujet: Re: we'll meet a sticky end + (lincoln)   Mer 4 Sep - 20:08

› chester & lincoln.
Tu vois, j'suis pas un homme. Je suis le roi de l'illusion. Au fond qu'on me pardonne. Je suis le roi, le roi des cons. Je suis un homme au pied du mur. Comme une erreur de la nature. Sur la terre, sans d'autres raisons. Moi je tourne en rond, je tourne en rond. Je suis un homme et je mesure. Toute l'horreur de ma nature. Pour ma peine, ma punition. Moi je tourne en rond, je trourne en rond.


Salem. ah. Salem. Au final, il ne te quitte jamais vraiment celui-là. Mais pour une fois que tu n'es pas dans ton district, tu te dis que ouais, il y a peut-être une petite chance que tu n'en entendes pas parler. Que les choses se passent comme si tu étais le seul et l'unique. Bien, non, vois-tu. Il y a cette fille que tu ne connais pas, cette espèce de gamine méprisante qui t'interpelle comme on siffle un clébard dans la rue. Non, non ma fille, je suis pas un de potes, encore moins le genre de personnage que tu dois te mettre dans la poche en claquant des doigts. Sa posture, sa manière de t'adresser la parole. Tout te donnait envie de passer ta route, au risque d'être désagréable et de lui parler comme à une moins que rien. Enfin, de toute façon, pour se retrouver dans ce quartier, elle ne devait pas être grand-chose pour la société, guère plus qu'un indésirable qu'on jette aux caniveaux. Alors pourquoi rester ? Pourquoi chercher à argumenter, quand tu sais pertinemment qu'avec ce genre de personne, le débat est stérile et sans intérêt. Pourquoi chercher à engager la conversation, alors que tu te fous de son existence comme elle se fout de la tienne. T'aimerais bien mettre ça sur le dos de l'ennui, la vérité, c'est que t'en sais rien ; tu veux t'accrocher une fois de plus, avoir un motif valable pour te défouler un bon coup et fracasser mille remarques blessantes sur sa petite tête rousse. Ah, ouais, tu peux le dire, sur le coup tu ne vaux pas mieux qu'elle ; les ramassis de la société, on les laisse crever dans leurs problèmes, on ne leur tend pas la perche, on ne leur donne pas la moindre chance d'avoir un peu d'importance, d'être sur le même piédestal qu'un pacificateur comme toi. Vous n'êtes pas du même monde, et c'est pour une bonne raison. Une raison que tu ignores, comme bien d'autres qui fondent ce système dont vous êtes tous si fiers. Ou presque. Toi t'es bien trop paumé pour te rendre compte que derrière toute cette grandeur dont on vous gave continuellement, il y a des gens qui souffrent, des gens qui crèvent, par centaines, si ce n'est plus. Tu t'en fous. T'es en vie toi, c'est tout ce qui compte, pas vrai ?

Là n'est pas la question. On s'en fout que tu sois en vie Lincoln, car on sait déjà comment tu vas finir ta vie ; une balle entre les deux yeux, au milieu d'un champ, abattu comme un chien par des rebelles. Oh, ça, ce ne sera que la dernière étape, t'as encore du chemin avant. Enfin, tu espères. La vraie question, c'est qui elle est, elle. Ou plutôt, d'où est-ce qu'elle connaît ton frère. Ouais, il faut croire que tu es un peu ralenti mentalement, tu mets du temps à tilter, à comprendre qu'elle t'a appelé Salem. ah. Comme quoi, même ici, les gens sont encore capables de vous confondre. Trop grosse notoriété ou simple coïncidence, c'est la deuxième option qui l'emporte, de toute évidence. « T'es pas Salem ? T'es genre... Son jumeau ou quelque chose comme ça ? » Tu arques les sourcils. Non, tu n'es pas Salem. Sinon, tu l'aurais accueillie autrement, non ? Tu ne sais pas qui cette gamine peut bien être pour ton aîné, mais, bonne ou mauvaise relation, il ne se serait pas montré aussi indifférent que toi sur l'instant. Son jumeau ? Ah, ça se précise dans sa petite tête, c'est déjà ça. Tu te contentes de la regarder, de tes grands yeux vides. Allez, qu'elle fasse le raisonnement, c'est pas si compliqué. « Non, j'suis pas Salem. » C'est l'instant où, une personne normale aurait dit un truc du genre ; je pensais que ça se voyait. Mais dans ton cas, ce serait plutôt ironique. Toujours est-il que tu ne l'avances pas plus. Non, t'es pas Salem. Ouais, et, la suite ? Non. Tu ne la connais pas cette fille, pourquoi est-ce que tu irais plus loin dans les présentations ? Tu te fiches pas mal de qui elle est, elle.

« Chester. C'est Chester, ducon. » Pour peu, tu serais offusqué. Tu te contentes de froncer un peu les sourcils, demeurant perplexe. Oh, tendres souvenirs qui te reviennent brusquement au visage. Celui d'une fille aux cheveux roux, tournant autour de ton frère par intérêt. Après tout il est grand le Salem, il fait ce qu'il veut. Mais tu ne peux pas t'empêcher de voir un guet-apens là où il n'y en a pourtant pas. Tu ne peux pas t'empêcher d'imaginer que cette fille ne soit rien d'autre qu'un outil des rebelles pour avoir ton frère une deuxième fois. Deuxième, et dernière fois. Chester. C'est ça, de toute façon, comment elle pourrait se tromper, c'est son prénom, pas le tiens. La Chester qui profite de ton jumeau. Tu ne veux pas savoir pourquoi, ni même comment ils ont monté leur affaire, puisque tu t'en fous pas mal. Tu veux juste lui faire comprendre qu'il va falloir arrêter de jouer, sinon, elle va finir par se brûler. Sévèrement. « Toi c'est quoi ton nom ? Et comment t'as entendu parler de moi ? » Un léger sourire tellement ironique vient étirer tes lèvres. Comment t'as entendu parler d'elle. C'est presque marrant, dans le sens où tout ce qui touche ton frère, te touche indirectement puisque tu finis par l'apprendre. Et réciproque. Puis, franchement, les rumeurs vont bon train entre les pacificateurs parfois. Et même inconsciemment, quand il s'agit de ton aîné, tu as toujours l'oreille au mauvais endroit. « Lincoln, le jumeau de Salem. » Tu marques une pause, la regardant. « Comment je te connais ? J'sais pas, on m'a dit qu'une certaine Chester tournait autour de mon frère. » Tu croises les bras, soupirant. Tu la détailles un peu, et ça ne te laisse pas vraiment de doute ; elle est jeune, rousse, elle s'appelle Chester. Quoi d'autre ? Non, ça te semble suffisant pour faire le rapprochement. Elle devrait peut-être s'inquiéter, rien qu'un peu. D'avoir le jumeau à dos. Ah, mais elle n'est pas encore au courant. Il serait peut-être temps de lui expliquer pourquoi tu lui adresses la parole. « Vu que t'as l'air de connaître Salem, j'pense pas me tromper si je dis que tu es celle que je cherche. » Dit comme ça, ça peut prêter à confusion, peut-être. Rien qu'un peu. Tu t'en fous, t'es pas là pour faire dans la dentelle, encore moins avec elle. Tu t'approches un peu, avec vigilance ; un pas puis un autre, pas plus. « Qu'est-ce que tu lui veux à mon frère ? C'est quoi ton deal avec lui ? » Ce ne sont peut-être pas tes affaires. Certainement pas même. Et après ? Rien à secouer. Tu la détailles de tes grands yeux vides, attendant une réponse, avide. Tu n'attends qu'une chose, une seule ; qu'elle te confirme que c'est bien elle. Que tu puisses lui faire comprendre sans aucune délicatesse qu'elle joue au mauvais jeu. Et surtout, avec la mauvaise personne.
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