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 + kissing death and losing my breath (poppy&hurricane)

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DISTRICT 11
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MessageSujet: + kissing death and losing my breath (poppy&hurricane)   Mar 9 Avr - 23:12


Il fixait inlassablement l'écran depuis plusieurs heures. Les pupilles dilatées, les mains s'accrochant violemment au bout de tissu qui lui servait de pantalon, il ne bougeait pas et clignait à peine des yeux. Autour de lui, le temps semblait s'être arrêté. On pouvait bien venir sonner à sa porte, implorant son aide parce que le district était en feu, il ne bougerait pas. Il resterait là, à fixer l'écran, à espérer, bien même si une petite voix lui disait que c'était stupide. « Romy Cornwells ! » Ces quelques mots, prononcés d'une voix insupportable par une hôtesse quelques mois auparavant, imprégnaient son esprit. Dès que la caméra revenait sur son visage, ce doux visage, il repensait à ce jour maudit. Le jour où on lui avait enlevé sa soeur, sa seule raison de vivre, pour la jeter dans une arène. Il avait l'impression que cela faisait des mois qu'ils étaient séparés, et plus les jours passaient, plus cette impression ce faisait lourde et oppressante. Il avait besoin de sa soeur. Romy était la seule famille qui lui restait, la seule personne suffisamment chère à ses yeux. Et on la lui avait enlevée. Du moins, pour quelques semaines. Car Hurricane faisait partie de ces personnes qui voyaient l'espoir partout. Dans sa tête, Romy ne pouvait que gagner, et sa mort lui semblait impensable. Elle allait revenir. Il le savait. Elle n'avait pas d'autres choix. Si elle mourrait, elle emporterait Cane avec elle. Il n'aurait plus d'attaches, plus rien à quoi se raccrocher. Mais il oubliait un détail, et pas des moindres. Romy n'avait que douze ans. Pigée alors que son nom n'apparaissait qu'une seule fois parmi des centaines de papiers. Le sort ne lui avait pas été favorable. Et dans le district, tout le monde savait que la gamine n'avait aucune chance de survivre dans ces jeux impitoyables. Tout le monde, sauf Hurricane.

Il fixait l'écran depuis seulement quelques minutes, mais ces minutes lui paraissaient être des heures. En silence, il implorait la caméra de montrer le visage de sa soeur. Il avait besoin de la voir, de savoir ce qu'il se passait dans sa tête. Il l'a connaissait par coeur, il pouvait interpréter chaque mimique de son visage afin de déterminer ce qui se passait dans son esprit. La caméra se posa enfin sur elle. Elle semblait confiante. Confiance, probablement parce qu'elle savait ce qui l'attendait et que son frère ne voulait pas admettre : une mort imminente. Finalement, le compte à rebours se mit enfin à marche. Les longues secondes défilèrent, montrant tour à tour chacun des tributs qui allaient combattre. Romy était la plus jeune, et de loin. Les autres devaient avoir tous plus de quinze ans. Le compte était terminé. Ils s'élancèrent rapidement, et Romy fonça vers la Corne d'Abondance. Cane ne tenait plus en place. Il savait qu'elle ferait ça, même s'il avait naïvement espéré qu'elle parte le plus loin possible de cette zone propice aux massacres. Massacre dont elle semblait ne pas pouvoir échapper. Il regarda nerveusement les deux tributs du deux s'approcher d'elle, probablement dans l'idée de se débarrasser des faibles en premier. Et Romy était la plus faible. Il avait l'impression que les jeux avaient commencée il y a des heures de cela. Pourtant, Romy s'était élancée deux minutes auparavant. Et là voilà déjà menacée de mort. Du moins, c'était avant que le tribut du quatre s'interpose. Un coup d'épée qui transperça de part en part le premier tribut, avant de terminer sa course dans le corps du deuxième. Tous deux étaient morts en même temps. Et le tribut du quatre prit la gamine par la main. Il l’avait oublié, et pourtant, le Capitole l’avait dès le début présenté comme l’allié de la pauvre gosse du dix. Il savait qu’elle avait trouvé la bonne personne. Un sourire s’afficha sur ses lèvres, et il quitta, l’espace de quelques instants, le salon pour la cuisine, à la recherche d’un verre d’eau.

Un cri. Un simple cri parmi tous ceux qu'on entend pendant les Jeux. Mais pour Hurricane, ce n'était pas un simple cri. Non, c'était le cri de sa soeur, cri qu'il pouvait reconnaitre entre des milliers. Il se précipita dans le salon, et son monde semblait s'écrouler en quelques secondes. Il regardait, là, dans l'écran, sa soeur. Soeur transpercée par la même épée qui avait tué les deux autres tributs. Soeur dont le sang ruisselait sur la terre. Soeur qui était tombée dans le piège que lui avait tendu le tribut du quatre. Son verre s'écroula à terre tandis qu'il se rapprochait de la télévision, bouleversé par ce qu'il y voyait. Romy ... Il criait son prénom, bien que sachant que cela ne pourrait rien changer. Elle agonisait. Elle agonisait et il ne pouvait rien faire. Il devait assister à ce spectacle, sans pouvoir l'aider. Et c'était ça le pire, de ne pas pouvoir aider la personne qu'il aimait le plus. Le tribut fit entrer son épée à plusieurs reprises dans le corps frêle de la gamine, qui tomba rapidement dans l'inconscience, ne pouvait supporter tant de douleurs. Le coup de canon mit des siècles à retentir, des siècles durant lesquels il ne pouvait pas détourner son regard de l'effroyable scène. Du corps de sa soeur tant aimée, transpercé, massacré, anéanti. Et enfin, le coup de canon. C'était fini. Romy était morte.

Son pied vint s'abattre sur la télévision, comme s'il tentait d'atteindre le tribut qui venait d'enlever la vie à sa soeur sans faire preuve de la moindre pitié. Il tourna en rond dans le salon durant quelques minutes, larmes ruisselantes sur ces joues, en tentant de réaliser pleinement ce qui venait de se passer. Non, ce n'était pas un mauvais cauchemar, il n'allait pas pouvoir se réveiller et oublier. C'était bien la réalité, réalité qui lui semblait soudainement terriblement oppressante. Réalité dont il avait besoin de s'échapper, et au plus vite. Cette maison était sa réalité. Cette maison remplie de souvenirs, d'objets appartenant à Romy. Et il devait la fuir, au plus vite. Il se précipita rapidement vers la porte d'entrée, comme s'il manquait d'asphyxier s'il restait à l'intérieur, et couru le plus loin possible du quartier, fuyant le regard et les paroles compatissantes de ces voisins. Il courut jusqu'à y perdre le souffle, le plus loin possible, jusqu'à ne plus distinguer que les lumières du district. Plus personne pour le déranger. Plus aucune trace de vie, exactement ce qu'il était désormais. Une coquille vide. Il était une coquille vide. Le visage de Romy s'imprégnait dans son esprit. Mais pas le visage doux et souriant de sa soeur lorsqu'elle s'amusait avec ses amies. Un visage fermé, rougit par les larmes et les cris, déformé par la douleur. Il fermait les yeux, tentait d'oublier ces images, mais plus il essayait, plus elles le faisaient souffrir. Il hurlait, il pleurait, il frappait tout ce qui était à sa portée, bien même si rien de tout cela ne pourrait atténuer la douleur qu'il ressentait à cet instant précis, une douleur qui semblait broyer tous ses organes. Hurricane tomba à terre, se recroquevilla sur lui-même, comme un enfant. Il n'était pas beau à voir, du haut de sa - presque - trentaine. Pathétique, pitoyable dirait la plupart. Et il l'était. Il n'avait pas su maitriser ses émotions alors qu'il était pourtant maire. Mais qu'importe, il s'en fichait bien. On pouvait le découvrir dans pareille situation, il n'en avait rien à faire. Ce n'est pas ça qui allait ramener sa soeur et qui allait changer la douleur qu'il ressentait. Rien ne pouvait le faire.

Hurricane s’était éloigné du district depuis plusieurs heures. Il serait bien resté là, au milieu de nulle part, entouré de verdures et de cailloux pendant encore quelques heures. Mais le problème était que même dans le deuil, il restait le maire. Et il était fort probable que les citoyens s’étaient relayés pour sonner chez lui afin d’y présenter leurs condoléances. D’ailleurs, il s’était éloigné suffisamment loin pour ne pas à avoir à affronter ce genre de conversations. Quoi qu’il en soit, le fait est qu’étant maire, il ne pouvait pas disparaitre ainsi pendant plusieurs heures. Tôt ou tard on remarquerait qu’il n’est pas à son poste, et les recherches commenceraient. Autant rentrer tant qu’il en est tant, quitter à se terrer chez lui durant des jours entiers. La nuit était tombée, les gens étaient censés être chez eux. Il pouvait regagner son domicile, en principe, dans la meilleure tranquillité. Et il l’espérait, puisque ses yeux étaient encore rougis et les larmes présentes. Il devait absolument éviter de donner l’image d’un maire faible. Il prit toutes les petites rues pour se rendre chez lui, évitant ainsi de croiser la moindre personne. Du moins, jusqu’à ce qu’il atteigne son allée et qu’il y reconnaissance la silhouette qui était devant sa porte. Poppy. Depuis quand était-elle là ? L’avait-elle attendu ou venait-elle d’arriver ? Mise à part Romy, Poppy était la seule personne avec laquelle il se sentait bien. Peut-être parce qu’elle le perturbait bien plus que ce qu’il pouvait admettre. Il hésita quelques secondes, se demandant s’il était vraiment nécessaire qu’elle le voit dans cet état-là, ressemblant plus à un gamin qui venait de faire une grosse chute qu’un maire. Il resta silencieux quelques instants, là, à quelques pas de la porte qui renfermait désormais un enfer, chaque pièce ou objet étant désormais imprégnait des souvenirs de Romy. Il hésitait, mais en réalité, il avait besoin d’elle. Il n’avait plus personne à qui parler de ce qui venait de se passer, parce que Romy était morte. L’espace d’un instant, il l’avait oublié, avant que la réalité le rattrape de plein fouet, faisant à nouveau jouer ses émotions. « Elle … elle est morte…. C’est … c’est fini. » Articula-t-il péniblement, plus pour lui-même que pour elle, comme pour poser des mots sur la situation actuelle, comme pour se préparer à accepter l’inacceptable.
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MessageSujet: Re: + kissing death and losing my breath (poppy&hurricane)   Dim 21 Avr - 11:13


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Le coup de canon raisonnait encore dans mes oreilles. La main sur la bouche, les yeux écarquillés, je fixai l'écran de télévision pourtant déjà éteint. Les larmes roulaient sur mes joues sans que je m'en rende réellement compte. Elle était morte, c'était terminé. Déjà. Il n'y avait plus rien à faire, il n'y avait de toute façon jamais rien eu à faire. Que vouliez-vous qu'elle fasse ? Elle n'avait que douze ans. C'était impossible de survivre aux jeux à cet âge là. C'était déjà bien compliqué d'y survivre en étant plus âgé... Sans compter que le district dix n'était pas particulièrement connu pour ses vainqueurs. Aucun district ne pouvait se vanter d'avoir une ribambelle de vainqueurs à part ceux où les jeunes se portaient volontaires. Toutes les années ou presque, c'était la même chose. Il fallait regarder nos enfants se faire massacrer et ceux des premiers districts être couronnés vainqueurs. Chaque année, c'était de plus en plus dure de supporter ce spectacle sordide. Je n'y arrivais plus. J'avais de plus en plus de mal à contenir mon envie de hurler au monde à quel point je haïssais le Capitole et Snow. Prétendre les soutenir était toujours particulièrement difficile au moment des jeux. Comment aurais-je pu cautionner un tel massacre ? Cela me dégoutait, me rendait malade. Et pourtant, je jouais le même rôle chaque année. Je prétendais soutenir les jeux, j'affichais un sourire ravi aux côtés d'Hurricane à chaque fois que les participants étaient tirés au sort... Il n'y avait qu'une fois de retour chez moi que je m'autorisais à maudire le Capitole de toutes mes forces. Chaque année je regardais l'écran. Que je connaisse ou non les enfants choisis, c'était du pareil au même. Une fois qu'ils étaient morts, et cela arrivait souvent très tôt dans les jeux, j'éteignais le téléviseur, ne souhaitant pas en voir davantage. Je n'apprenais de quel district était le vainqueur qu'en entendant les gens en parler. Les numéraux ne variaient pas beaucoup.

Cette année, c'était différent. Je connaissais personnellement la jeune fille qui avait été sélectionnée. Je la voyais presque tous les jours. C'était la fille de mon meilleur ami et maire, Hurricane. Romy. Une petite poupée qui avait seulement douze ans. J'avais été étonnée du sang froid dont elle avait fait preuve alors que son nom avait été tiré au sort. Elle avait été courageuse. On aurait dit qu'elle avait accepté son sort plus vite que nous. À l'instar de son frère, j'avais suivi les interviews, les entrainements, dans le seul but de voir comment la petite s'en sortait. Elle avait l'air confiante. Cependant je m'étais méfiée lorsque j'avais vu qu'elle se rapprochait d'un garçon de je ne sais quel district. J'aurais voulu lui dire de rester seule, de ne faire confiance à personne. Les alliances n'étaient pas rares dans les jeux, mais elles étaient toutes temporaires. Toutes. C'était un jeu où le principe était tuer ou être tué. S'allier ne servait à rien d'autre que repousser l'échéance. Je n'aurais pas pu m'allier à qui que ce soit, trop terrifiée à l'idée de me faire poignarder dans mon sommeil. Mais comment vouliez-vous qu'une enfant de douze ans comprenne tous les enjeux des jeux ? À douze ans, un enfant ne comprend pas le monde qui l'entoure, ou très peu. En revanche, la finalité de la mort, il la comprend parfaitement... Et j'imaginais que tout pouvait paraître salvateur.

J'aurais voulu qu'elle s'éloigne aussi vite que possible des autres tributs et de la corne d'abondance, qui n'était qu'un piège pour les plus faibles. Mais elle y était allée. Plusieurs fois j'avais sursauté. Les enfants commençaient à tomber, le sang à rougir la terre. Et puis deux tributs avaient tenté de s'en prendre à elle. J'avais hurlé, puis j'avais plaqué mes mains sur ma bouche. Allez savoir pourquoi, j'eus un semblant d'espoir lorsque le garçon qui était du quatre, je le réalisai un peu tard, s'interposa pour lui venir en aide ? Se pouvait-il qu'il se soit vraiment pris d'affection pour elle ? Peut-être... Je n'arrivais pas à me défaire de mon mauvais pressentiment. J'avais eu raison. Son cri me glaça le sang. Le mien fut écho au sien, alors que le tribut la transperça de sa lame. Elle était tellement petite, tellement frêle que je me demandais pourquoi elle n'avait pas été coupée en deux. Le coup de canon ne résonnait pas, elle n'était pas morte. Alors il la transperça, encore et encore, jusqu'à ce qu'elle perde connaissance, incapable de supporter la douleur. Mais Romy ne mourrait pas. Alors, il s'acharna, encore et encore... Et puis finalement il y eut le coup de canon. Il résonna longtemps dans l'air. Autour de Romy, il y en avait beaucoup d'autres. Tant d'enfants massacrés... Imaginer les citoyens du Capitole se réjouir du spectacle derrière leur écran me soulevait le cœur et me donnait envie de vomir. Folle de rage et de douleur, je m'étais levée et avais éteint le téléviseur. J'étais partie m'enfermer pour pleurer. J'avais entendu mes parents murmurer derrière la porte, mais je n'avais pas bougé. J'étais une adulte oui, mais comme tout à chacun je réagissais à la mort d'un proche violemment. J'avais toujours adoré Romy. Et maintenant, la prochaine fois que je la verrais, ce serait quand ils nous la renverraient dans un cercueil en bois, sans aucun égard pour son petit corps massacré. Ils nous la renverraient comme si elle était un paquet indésirable.

Il me fallut des heures pour cesser de pleurer. Et ce ne fut qu'après ces quelques heures que je réalisais soudain quelque chose. Hurricane. Il avait perdu sa petite sœur, le dernier membre de sa famille. Il devait être dans un état terrible... Je me demandais s'il continuerait à soutenir le Capitole après cela... Il fallait que je sois là pour lui. Je ne pouvais pas le laisser surmonter cette épreuve seul. Alors je m'étais redressée sur mon lit, j'avais séché mes larmes, et je m'étais recomposé un visage. Sans un mot pour mes parents, j'étais sortie. J'étais allée directement chez Hurricane. J'avais frappé à la porte, mais il n'était pas là. Mon cœur s'était serré. Où était-il donc parti ? J'espérais qu'il n'avait pas fait de bêtise... Je m'étais donc assise sur le perron et j'avais attendu. J'avais attendu, luttant contre les larmes qui cherchaient de nouveau à se frayer un chemin jusqu'à mes joues. J'avais attendu, sans avoir aucune notion du temps. Et puis il était apparu. Il avait pleuré. Bien sûr qu'il avait pleuré. Je m'étais levée, sans un mot je ne savais pas quoi dire. Y avait-il simplement quelque chose à dire ? Je ne pouvais décemment pas lui dire ne t'en fais pas, tout ira bien. Je ne pouvais pas lui dire quoi que ce soit. Je voulais être là pour lui, mais je ne savais pas comment faire. Alors j'attendis qu'il parle, qu'il dise quelque chose, qu'il... Elle est morte. À ces mots je sentis le sang quitter mon visage. « Je sais », dis-je simplement, la gorge serrée. Puis sans trop réfléchir, je parcourus les quelques pas qui nous séparaient et le pris dans mes bras. Il était beaucoup plus grand que moi, mais en cet instant cela ne comptait pas. J'étais sur la pointe des pieds, je passai mes bras autour de son cou, passai une main dans ses cheveux. « Je suis là. Je suis là, d'accord ? »
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MessageSujet: Re: + kissing death and losing my breath (poppy&hurricane)   Dim 12 Mai - 20:36

C'était fini. Il n'avait pas fallu plus d'une dizaine de minutes pour que la petite Romy passe de vie à trépas, laissant son frère dans le désespoir le plus totale. S'il avait l'impression que les quelques minutes qui avaient suivi sa mort, lorsque son regard avait croisé son petit corps inerte, était les pires qu'il n'avait jamais vécues, il ne savait pas ce qui allait l'attendre. Lorsqu'il avait perdu ses parents, il avait bien évidemment eu de la peine à se relever de cette double perte, mais il y avait eu un soutien, une raison qui l'obligeait à ne pas se laisser abattre : Romy. Il avait dû prendre soin d'elle, s'occuper d'elle alors qu'elle n'avait pas réellement réalisé ce qu'il se passait autour d'elle. Mais aujourd'hui, il n'y avait plus de raison qui l'obligeait à se relever de cette épreuve. Il y avait bien son travail de maire qu'il exerçait depuis quelques temps maintenant, qui lui donnait une raison de se lever le matin, mais pas forcément une pour rester en vie. Romy était sa raison de vivre. Un maire, on pouvait facilement en trouver un de remplacement. Il avait beau être apprécié dans le district dix, il n'était pas indispensable. Peut-être qu'on le pleurerait le premier jour, mais au bout de quelques semaines, il ne serait plus qu'un lointain souvenir. On pouvait remplacer un maire, mais pas une sœur. La douleur n’était plus qu’intense alors qu’Hurricane se persuadait qu’il était responsable de cette mort. Il s’en voulait, pour ne pas avoir su mieux protéger sa sœur, bien même s’il n’aurait rien pu faire. Il avait besoin de chercher un responsable à ce drame, et si la plupart des gens pointeraient le gouvernement et leurs Jeux stupides, Hurricane se contenterait de regarder dans un miroir. Parce que pour lui, abruti par la propagande du gouvernement, il en était le responsable. Pas eux, pour avoir décréter que ces Jeux tueraient chaque année vingt-trois gamins, dans d’atroces souffrances, plus pour le plaisir de leurs riches citoyens que pour maintenir la population sous contrôle, mais bel et bien lui, pour ne pas avoir pu empêcher cela. Il vivrait toujours avec cette plaie qui ne serait que plus douloureuse au fil des années, et que personne ne pourrait atténuer.

Personne sauf peut-être Poppy Blackwood, son adjointe, celle vers qui ses pensées s’étaient rapidement tournées. Il avait confiance en elle, mais surtout, il savait qu’il pouvait compter sur elle. Depuis qu’il l’avait rencontrée, un drôle de sentiment enveloppait Hurricane. Bien évidemment, il l’a considérait comme une très bonne amie, mais la plupart des gens qui le connaissait savaient pertinemment que c’était bien plus que ça. Quant à lui, il ne semblait même pas réaliser qu’il tombait amoureux d’elle un peu plus chaque jour, aveuglé par sa naïveté. Quoi qu’il puisse se passer dans sa tête et dans son cœur, une chose était certaine, il l’appréciait énormément. Elle n’avait pas besoin de parler, sa simple présence suffisait à l’apaiser. Ainsi, quand il l’avait vue sur le seuil de la porte, il eut envie d’émettre un sourire. Dans d’autres circonstances Hurricane l’aurait fait, mais à cet instant il en était totalement incapable. Il était épuisé, épuisé d’avoir couru, hurler et pleurer, épuisé par ce qu’il venait de subir, un simple avant-goût de ce qu’il traverserait ces prochaines semaines. Il ressemblait à un gamin effrayé, ce qui le rendait honteux face à Poppy. Ceci dit, il ne pouvait pas faire semblant d’aller bien alors qu’il venait d’être totalement brisé quelques minutes auparavant. Elle est morte. Pas de bonsoir ou de sympathies, mais juste ‘’elle est morte’’. C’est tout ce qu’il était parvenu à articuler péniblement, prêt à s’effondrer à terre, alors que la pensée de sa sœur sans vie le rattrapait de plein fouet.

Hurricane ne savait que faire. Il aurait voulu s’effondrer sur le sol, mais le peu de fierté qu’il lui restait l’en empêchait. Il voulait rentrer chez lui, se cacher des regards, s’enfermer pour ne plus ressortir. Mais Poppy était là, elle était là et il avait juste besoin de se jeter dans ses bras, tel un gamin perdu. « Je sais » Bien sûr qu’elle le savait. Tout le monde le savait. Ils regardaient tous les Jeux, que ce soit sur la grande place ou chez soi, par obligation ou par envie. Ils avaient tous assisté à la mise à mort en direct de la petite Romy. À cette pensée, à l’idée que même dans la mort elle fut observée comme une bête de foire, d’autres larmes se firent un chemin jusqu’à ces joues, avant que Poppy ne prenne les devant et le serre dans ses bras. Il se laissa faire, il en avait plus que jamais besoin. Besoin de sentir que quelqu’un était là pour lui. Malgré tout, il hésitait. Il hésitait à renfermer l’étreinte, cette proximité avec la jeune femme lui faisait mal. Non pas qu’elle n’était pas appréciée, mais cela lui faisait peur, peur de se sentir heureux l’espace de quelques instants alors qu’il n’en avait pas le droit. Pas maintenant. Pas alors que le corps de Romy était encore chaud. Cane ne dit rien, se contentant de faire le tri dans ses pensées, d’essayer de ne pas se laisser submerger par ses deux émotions si contradictoires. « Je suis là. Je suis là, d'accord ? » Il hocha simplement la tête, les mots étant incapable de se frayer un chemin jusqu’à sa bouche. Elle était là. Et heureusement qu’elle était là. Sans elle, il n’aurait plus rien à quoi se raccrocher, plus personne sur qui compter. « Merci. » Murmura-t-il après un léger silence. Merci, parce qu’il savait qu’elle serait là, et pas juste pour lui présenter ses condoléances. Elle serait là, elle serait sa bouée de sauvetage. « Ils… lls vont me voir ainsi. Il faut pas. » Il en perdait ses mots, s’exprimait tel un gamin traumatisé. Mais le raisonnement était juste. Ils, ses citoyens, ceux qui comptaient sur lui pour faire du district dix un district agréable, ils ne devaient pas le voir dans cet état-là. Il ne le voulait pas. Ainsi, Hurricane se détacha à contre-cœur de l’emprise de Poppy, pour ouvrir la porte sans un mot, pénétrant à l’intérieur de la maison en laissant le soin à la jeune femme de le suivre ou non, même s’il ne doutait pas de son choix. Une fois à l’intérieur, à l’abri des regards, il se dirigea immédiatement vers la cuisine, faisant couler l’eau froide avant de s’en asperger le visage, comme une énième tentative pour se réveiller de ce cauchemar qui n’en était pas un. « Il faut … Il faut que je prépare l’enterrement. Que … que je mette sur son registre qu’elle est … qu’elle est … partie, faut que je prépare un discours pour … pour elle comme chaque tribut … parti, faut que je trouve son bracelet préféré pour qu’elle puisse l’avoir… faut que je m’occupe de ça, faut que je le fasse. » Il semblait comme presser par le temps, comme si ces détails étaient les plus importants, comme s’il n’avait pas une minute à perdre. Il s’essuya le visage d’un revers de manche, avant que les mots vagabondent dans son esprit. Enterrement, partie, discours… à chaque fois il en oubliait l’effroyable vérité avant que celle-ci ne retourne son esprit dans tous les sens, attisant la douleur. « Je sais pas comment… comment je vais faire sans elle. » Parce qu’au-delà d’un deuil à faire, il y avait tout un quotidien à reconstruire.


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MessageSujet: Re: + kissing death and losing my breath (poppy&hurricane)   Dim 16 Juin - 12:02


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Et maintenant ? Maintenant il allait falloir garder la tête haute, la tête sur les épaules, accepter la fatalité de la chose, plus mal que bien. Il allait falloir faire comme si de rien n'était quand ils nous renverraient le corps sans vie d'une jeune fille sacrifiée pour le bon plaisir d'une foule d'idiots. Je pensais à Romy, mais je pensais aussi aux autres tributs, ceux qui ne reviendraient pas vivants chez eux non plus. Je ne comprenais pas, n'avais jamais compris pourquoi il fallait sacrifier notre jeunesse. C'était un spectacle hideux, honteux, qui se tenait chaque année. Chaque année, le Capitole fêtait les jeux comme s'il ne s'agissait que de cela, des jeux. Moi, chaque année, j'avais l'impression de voir ces enfants partir à l'abattoir. Si ce n'était qu'aux contraire des animaux, leur mort, ils la voyaient venir clairement. On les préparait, on les faisait beaux... Pour les jeter dans un bain de sang sans la moindre hésitation. Comment pouvaient-ils faire cela sans s'habituer aux jeunes, sans s'y attacher ? Cela me dépassait complètement. Je ne voyais pas l'intérêt de faire durer leur souffrance... Mais pour les citoyens du Capitole, c'était certainement très amusant ? Je le supposais, j'étais bien incapable de me mettre à leur place – je n'en avais de toute façon pas envie. C'était dans ces moments là que j'avais envie de hurler ma haine pour ces gens et pour ce gouvernement. Et je ne pouvais pas, je ne pouvais pas, sous peine de trahir la cause rebelle et d'être tout simplement exécutée sur la place publique. Je ne serais pas la première.

Je ne me trouvais pas particulièrement douée pour rassurer les gens. Mais il me semblait ne pas avoir le choix cette fois-ci. Hurricane avait besoin de moi. Je crois... Je crois qu'à présent, j'étais tout ce qu'il lui restait. Sa petite soeur était morte, et elle était sa seule famille. Quelle cruauté... Mais il y avait plus cruel encore. Il était le maire, on ne le laisserait certainement pas faire son deuil tranquillement. On ne lui donnerait pas le droit d'être triste. Et cela, il le savait. Je soupirai quand il se défit de mon étreinte, parce qu'il ne fallait pas que quelqu'un le voit ainsi. Nerveusement, je croisai mes bras sous ma poitrine et je le suivis à l'intérieur de chez lui. Je restai plantée dans le salon tandis qu'il allait se rincer le visage. C'était la première fois que j'étais directement concernée par la mort d'un tribut. Chaque année c'était terrible, certes, mais la jeune fille qui était mort cette fois-ci, je la connaissais, très bien même. J'avais passé des heures à pleurer avant de venir. Et maintenant, je me sentais simplement... vide. Au delà de la colère, il y avait cette étrange sensation de vide, comme si on m'avait arraché un organe. Je sentais qu'il me manquait quelque chose. Et cette sensation ne disparaitrait probablement jamais, parce que Romy ne reviendrait jamais. Seigneur, quelle horreur... S'occuper des familles touchées c'était une chose, s'occuper d'un ami... C'en était une autre, parce que je partageais sa peine, je la comprenais. Du moins, dans une moindre mesure. C'était tout de même sa sœur qui avait été massacrée. Je redoutais le moment où nous recevrions le corps. Il... Elle serait dans un état lamentable. Elle avait été mise en morceaux.

« Je t'en prie, arrête. Je vais m'occuper de tout ça, ce n'est pas à toi de le faire. Tu n'es pas en état. Je vais le faire, d'accord ? » Soupirant une fois de plus, je le rejoignis dans la cuisine. Les bras toujours croisés, je m'appuyais contre le comptoir. Il n'allait tout de même pas s'occuper de la paperasse alors qu'il était encore sous le choc. « Nous n'aurons qu'à dire que tu as tout fait. Tu signeras les papiers, personne ne le saura. » Après tout, j'étais plutôt douée pour falsifier des documents... Mais cela, j'étais bien la seule à le savoir. Et puis cela ne changeait rien cette fois-ci. Je ne ferais absolument rien d'illégal. J'aiderais juste un ami dans le besoin à passer un moment difficile. Ce n'était pas grand chose, et je lui devais bien cela. Mon cœur se serra lorsqu'il me demanda comment il allait faire sans elle. À dire vrai, je n'avais pas la moindre idée de ce que j'étais supposée lui répondre. Je ne savais même pas si il y avait une réponse correcte à cette question. « Je... J'aimerais pouvoir te dire que tout ira bien, que tu vas t'en sortir, mais... Je ne sais pas, j'ai peur que cela sonne faux. » Évidemment que cela sonnerait faux. Je ne pouvais pas lui dire que tout irait bien alors qu'il venait de perdre sa seule famille. « Mais je suis là, d'accord ? Je suis là. Si tu as besoin de quelque chose... Quoi que ce soit... Je suis là. Tu n'es pas seul. Ça ne va pas être facile... Je pourrais rester ici avec toi, si tu veux. » Il allait lui falloir un certain temps d'adaptation, et je le savais plus fragile qu'il ne le paraissait. Voulant me montrer rassurante, je posai une main rassurante sur son épaule. « Je sais bien que je ne suis pas elle, mais... Je peux t'aider. Je peux t'aider à supporter ça. Ça ne sera pas facile, mais je peux t'aider, Hurri... »
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