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 (EPIPHANIE) ✤ so that's the baby i'm supposed to care about...great

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MessageSujet: (EPIPHANIE) ✤ so that's the baby i'm supposed to care about...great   Jeu 14 Mar - 22:35

C'est de la merde. Putain, j'y crois pas comme ça craint trop. Ma valise dans une main, un bouquet de fleurs dans l'autre, je me dirigeais d'un pas lent, énervé vers le village des vainqueurs. Ils auraient pas choisir quelqu'un d'autre pour ça, hein? Nooooon c'est tellement plus amusant de confier une gamine de douze ans au gentil petit pacificateur à la cervelle retournée. Bhen voyons! Je ne connaissais rien à ce foutu district, celui de l'or, ou.. des bijoux, enfin, un truc du genre. A moins que ce ne soit le un... oh et puis, qu'est-ce que j'en avais à foutre. L'important, c'est que je me retrouvais dans un milieu totalement inconnu, que ma mémoire me jouait des tours, que je devais jouer les babysitters pour éviter qu'une gosse immature tue tout son village, que ma famille entière était morte, et l'on pouvait continuer encore, sur les malheurs! Ma vie n'était qu'un misérable trou noir, depuis quelques temps.

Pour l'occasion, j'avais troqué mon uniforme de pacificateur contre un élégant costume noir. J'avais l'air totalement débile, tant ça ne me ressemblait pas, mais j'y étais contraint. J'avais vaguement l'air d'un prétentieux prétendant à une quelconque fortune; mes cheveux étaient engloutis dans un bain de gel, on avait plaqué du brillant sur mes yeux, polies mes chaussures de sorte à ce qu'elles semblent tout droit sorties d'un pot de vernis,  mais le pire... le pire c'était cet énorme bouquet de tulipes jaunes et bleues qu'on m'avait collé dans la main. Jaunes et bleues oui, c'était pas une blague. J'aurais pu le larguer quelque part entre le capitole et mon nouveau district, mais voilà; le problème, c'est que j'étais surveillé. Pour le premier jour de ma nouvelle mission, le chef des pacificateurs avait tenu à ce qu'on filme mon arrivée. Pour montrer à notre cher peuple uni de Panem, à quel point le capitole était prêt à déployer ses plus belles forces pour veiller sur le bien être de ses gagnants oh combien chéris! Je me revoyais encore, quelques jours plus tôt, lorsqu'on m'avait annoncé que j'étais choisi pour servir de garde personnel à Epha Blackheart, la petite pétasse manipulatrice qui avait été jusqu'à poignarder son propre frère. Et je me revis aussi, deux éditions plus tôt, quand une autre pétasse de la même espèce m'avait poignardé avec la même volonté d'esprit. Quelle différence alors, y avait-il entre la gentille Zoé et la sanguinaire Epha? Aucune. Je ne connaissais pas personnellement la petite, mais ce qu'elle m'inspirait déjà ne me donnait franchement pas envie de faire ami-amie avec elle.

Ce district était de loin le plus propre de tous ceux que j'avais visité. Des buissons taillés parfaitement, un minimum de richesse chez tous ces gens, des maisons qui tenaient debout,... il n'y avait aucune poubelle débordante, aucun chien écrasé, aucun enfant mort de faim au bords des sentiers, aucun..."Nom de dieu Llewelyn, tu vas sourire à la fin?" La voix m'a fait sursauté. On m'avait collé un oreillette quasi-invisible, pour me glisser des ordres au cas ou je ne satisferait pas mon supérieur. Mouais Le sourire qui prit place sur mon visage à ce moment là ressemblait bien plus à une grimace. Il fallait que je tienne le coup... dès que j'arriverai devant sa porte, ils abandonneraient la caméra. Je n'osai imaginer ce qu'il se serait passé s'ils avaient carrément décidé de nous observer toute la journée... Mes pas me portaient d'eux même vers la maison de la jeune fille. Dans un sens, c'était paradoxal, car je n'avais aucune envie de la voir. Mais si cela signifiait l'indépendance face aux autres pacificateurs qui m’entouraient... c'était toujours ça de pris. Mes doigts se posèrent avec délicatesse sur la sonnette. Je me forçai à sourire, me forçai à rester droit, le regard brillant. Je n'étais vraiment pas à l'aise. Quelque chose bougea à l'intérieur de la grande maison. Il y eut comme un bruit de vaisselle cassée, un grand cri, et finalement, une toute petite fille blonde ouvrit la porte.

- "Salut princesse!" les mots sortaient d'eux même, si naturels. Et sachant les caméras déjà éteintes, bien loin derrière moi, je lui balançai mon énorme bouquet à la figure, toute trace de sourire ayant disparu de mon visage d'ange. Et toc, ça t'apprendras à tuer des gens pour rien, psychopathe.


Dernière édition par Hannibal S. Llewelyn le Mer 17 Juil - 20:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: (EPIPHANIE) ✤ so that's the baby i'm supposed to care about...great   Ven 12 Avr - 20:55

SOMEBODY MAKES MY MEDICINE
Encore un qui désertait. Au début, ça l'avait presque faite rire. Maintenant, ça ne lui inspirait rien d'autre qu'une lassitude teintée d'agacement. Après tout, s'ils étaient pacificateurs, ils devaient se forcer à accepter les pires missions qu'on leur confiait, pas vrai ? Oui, car elle, jeune fille de quinze ans, était classée d'office dans les « pires » affaires, celles dont personne ne voulait, celles que tout le monde rejetait. Aucun d'entre eux ne souhaitait se coltiner une gamine hystérique. Ils trouvaient sans doute cela dégradant, humiliant ; il est vrai que se charger d'Epha Blackheart n'était pas une mission des plus trépidantes. Mais si ça agaçait la petite brune, c'était plutôt par crainte du prochain pacificateur qui arriverait. Elle redoutait grandement les bourrus, les autoritaires, comme ceux qu'elle avait déjà pu croiser à la Noix et qui l'avaient effrayée. Elle ne voulait pas de ça. Alors à chaque fois que l'un de ses « gardes-du-corps » chéris désertait, c'était la même angoisse : et si le prochain devenait un réel problème pour elle ? Et s'il compromettait son besoin de liberté, son espace personnel ? Elle ne l'aurait pas supporté. Heureusement, on lui envoyait généralement des jeunes recrues peu expérimentées, pêchées à la sortie de l'école de formation. Leur fraicheur ne les empêchait pourtant pas de démissionner rapidement - par ennui et désespoir, le plus souvent. L'adolescente faisait peur : elle ne parlait pas, elle n'agissait pas, elle ne souriait pas ; leur unique tâche consistait donc à la garder enfermée chez elle au quotidien. Le plus patient avait subsisté trois mois.

Aujourd'hui, quelque chose semblait nonobstant différent. Était-ce à cause de la révolte qui battait son plein ? A vrai dire, Epha ne savait strictement rien de cette prétendue rébellion ; elle avait simplement entendu deux de ses femmes-de-chambre en parler, un soir. Quoiqu'il en soit, l'ambiance, en ce jour d'arrivée, était pesante. Tout le monde tremblait d'impatience ou d'excitation, à des degrés différents selon les individus. On avait fait chercher son coiffeur, son styliste, sa maquilleuse, deux cuisiniers, des femmes de ménage supplémentaires pour récurer la maison... Tout le monde s'affairait comme si l'on attendait le Président. Elle trouvait tout cela ridicule, mais ne pouvait s'empêcher de s'interroger. Pourquoi tous ces débiles semblaient si enthousiastes ? Ça ne présageait rien de bon.

C'est donc dans ce climat qu'on l'avait forcée à se lever à huit heures du matin. Livide, elle avait repoussé l'homme qui l'avait maintenue debout, et avait choisi de faire sa toilette seule. Cela lui avait pris près de deux heures ; elle avait tout fait pour retarder le moment où elle allait devoir sortir de la salle d'eau. Pourtant, il n'y avait rien d'intéressant à y faire – les pacificateurs lui avaient confisqué tous les objets tranchants, juste au cas où. Ce n'était même plus elle qui s'épilait, de fait. Elle était redevenue une espèce de larve humaine, dénuée de toute son autonomie.
A sa sortie, un « Ah ! » de soulagement avait retenti dans la maison, comme si son apparition tenait de la providence. Malgré ses protestations, on l'avait contrainte à se faire préparer par ses stylistes – elle s'était donc retrouvée fagotée d'une robe pourpre et d'un chignon ridicule sans avoir compris ce qui lui arrivait. Elle s'était trouvée immonde dans le reflet du miroir, et soudain, elle avait eu envie de lacérer le visage laiteux de son coiffeur du Capitole. Mais elle avait aperçu un de ses « gardes-du-corps » près de la porte, alors elle s'était abstenue. Elle n'avait plus droit à l'impulsivité. Elle n'avait plus droit à rien. D'autres heures s'étaient ensuite enchaînées, où Epha avait dû se prêter à telle ou telle activité déplaisante, à contrecœur. Au final, on l'avait fichue dans le hall, près de la porte d'entrée, avec comme seule consigne " Dès que ça sonne, ouvre ! ". Tu parles. S'ils la pensaient si obéissante, ils se leurraient.

Mais quand le ding-dong bien connu retentit, Epha fut saisie d'un doute. Cependant qu'une cuisinière incompétente laissait tomber un plat en criant, sans doute sous le coup de l'émotion, la jeune fille hésita. Elle apercevait une silhouette humaine derrière la porte d'entrée, et sentait les regards de tous ses préparateurs brûler sa peau, derrière elle. Tout le monde était attentif et attendait un geste de sa part. S'ils s'étaient donnés tout ce mal, c'est qu'il devait bien y avoir quelque chose d'exceptionnel, non ? La curiosité prit le pas sur l'exaspération, et elle se mit à s'imaginer divers scenarii bien trop fantaisistes à son goût. Elle se mettait à délirer. Non. Elle renonça et se retourna vers un couloir adjacent, mais un pacificateur se tenait sur le pas de la porte, les bras croisés. Le message était clair : tu ne passeras pas avant d'avoir accueilli ton invité, ma jolie. Elle posa donc sa main sur la poignée et, lentement, très lentement, attira le battant vers elle.

Quand elle leva les yeux, elle fut saisie d'un frisson. Un jeune homme se tenait face à elle, il portait un costume et brandissait un bouquet. Et alors que ce même bouquet se fracassait contre son visage, qu'un " Salut princesse ! " lui était lancé et qu'elle ne comprenait rien de ce qui se passait, elle eut l'impression de défaillir. Elle savait pourquoi ils avaient fait tout ça, et pourquoi ils l'avaient engagé lui. Ils espéraient qu'elle renaîtrait enfin. Car ce pacificateur avait le même visage que celui de Skylar.

Elle referma la porte brusquement, bouleversée, des fleurs dispersées dans son chignon. Elle avait envie de hurler, et d'agresser violemment ses préparateurs. Mais plutôt que de céder à ses pulsions, elle se précipita dans un corridor oublié et fonça vers sa chambre. Là, elle ferma les rideaux et s'accroupit sur son lit, tout en détruisant négligemment la coiffure qui avait mis plus d'une heure à être érigée sur son crâne. Elle serra les dents et se balança d'avant en arrière rapidement ; le regard dans le vague. Quand la laisserait-on tranquille ? Quand cesserait-on de la tourmenter avec son passé ? Elle ne voulait pas de leurs putains de marques d'affection. Ils ne faisaient que l'enterrer un peu plus. Elle souhaitait juste qu'on la laisse tranquille.
Et elle ne voulait pas de ce nouveau garde-du-corps. Elle avait d'ailleurs décidé, au moment-même où elle refermait la porte d'entrée à son nez, qu'elle ne l'aimerait pas.
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MessageSujet: Re: (EPIPHANIE) ✤ so that's the baby i'm supposed to care about...great   Sam 4 Mai - 22:24

Paillettes, paillettes, paillettes, coeurs, étoiles, paillettes, nom de dieu. Ce n'était pas une robe pour une adolescente, c'était une robe pour une princesse dégueulasse. La robe que portait Epha n'était vraiment pas à mon gout. En fait, elle avait l'air aussi ridicule que moi, dans mon costume minable. La situation m'aurait fait rire, si la jeune demoiselle ne s'était pas cassé en courant dans la direction opposée, à la seconde où elle avait posé ses yeux sur moi. « Bah! » m'exclamai-je, surpris. « T'attends pas ton prince charmant? » dis-je, d'une voix désespérée; avant de me rendre compte qu'une bonne vingtaine de personnes m'observait. La porta claqua violemment. Double humiliation. Outch. Je tournai la poignée avec rage, faisant rebondir la porte contre le mur. « PAR OU EST-ELLE PASSÉE? » Hurlai-je, en agrippant par le col l'une des bonnes qui nettoyait le coin de la porte. « Elle.. elle est partie dans sa chambre, sir. » Sir? Ce titre me plaisait. Jamais personne ne m'avait appelé comme ça. Pour ça, je décidai de la lâcher. « Au bout du deuxième couloir à gauche, il y a une porte. Ce n'est pas là, il faut prendre celle qui est à droite, puis tourner jusqu'au vase rose. Ensuite il y a un escalier, il ne faut monter que la moitié, et il y a une porte près de la septième marche. » Oui, oui. Bon, ça ne devait pas être bien compliqué à trouver.

Un couloir, une porte à gauche, non, plus loin, à droite, un vase bleu. Merde. Ou était le rose. Un rose, voilà. L'escalier. Je montais les marches en prenant bien soin de les compter. Une toute petite porte se dressait dans le mur, au niveau de la septième, comme l'avait annoncé la grosse servante. C'était une porte pour une maison de souris, ça, pas une chambre pour une gagnante. Je me faufilai à l'intérieur avec beaucoup de mal, évitant les rideaux jaunes qui tombaient d'un peu partout. « Ouhoooou? Ephaaaa...ïstos? » ricannai-je bêtement, tentant de faire un peu d'humour. Pourvu qu'elle s'y connaisse en mythologie, autrement, j'allais encore passer pour un crétin. Une petite tignasse blonde se fit enfin voir.

Epha était roulée en boule sur son lit, totalement décoiffée, le maquillage de travers. Un bout de sa robe était déchiré sur le côté droit, près de la hanche, laissant apercevoir un morceau de culotte. Feignant l'indifférence, je tâchai de ne pas regarder cette partie là de son corps, prenant comme prétexte principale le fait qu'elle n'avait que quinze ans. « Désolépourlesfleursjevoulaispastefairepeur » Je n'étais vraiment pas doué pour les excuses, surtout quand je ne les pensais pas. Hésitant, je me dirigeai vers Epha sans vraiment savoir comme procéder. Après quelques hésitations, je m'installai sur son lit, près d'elle. « Bon, je sais pas vraiment ce que je suis supposé te faire. Enfin, faire. Pas TE faire, juste, faire. Tu veux jouer aux poupées, ce genre de chose? » Babysitteur n'était pas franchement le job idéal. J'avais encore des progrès a faire.



Dernière édition par Hannibal S. Llewelyn le Mer 17 Juil - 20:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (EPIPHANIE) ✤ so that's the baby i'm supposed to care about...great   Mer 8 Mai - 15:04

LEAVE BRITNEY ALONE !
Mais le répit fut de courte durée. La porte de sa chambre s'ouvrit à la volée, découvrant la silhouette du pacificateur maudit. Il essayait de progresser au milieu du maelström d'objets projetés au sol par la jeune fille, se déplaçant avec une nonchalance vraiment déplaisante. Epha s'obstinait à ne pas le regarder, mais elle aperçut nonobstant un sourire totalement débile sur son visage. Cet idiot promettait d'être insupportable. Soudain, il demanda, hilare ; « Ouhoooou ? Ephaaaa...ïstos ? » Ephaïstos ? C'était quoi, cette ânerie ? S'il s'agissait d'une marque d'humour quelconque, Ephasia la trouvait particulièrement grossière. Elle n'aimait pas l'humour. Elle n'aimait pas ce garçon. Elle ferma les yeux pour se calmer. Mais la tension bouillait en elle, prête à fuser à tout moment.
« Désolépourlesfleursjevoulaispastefairepeur », déclara-t-il à nouveau. Pitié, ne pouvait-il pas se taire, juste un instant ? Et pourquoi s'invitait-il dans sa propre chambre, sans sa permission ? Elle avait envie de le faire fuir, de lui lacérer le visage – non, elle devait rester tranquille. Elle serrait les draps gris de son lit à l'intérieur de ses poings, à s'en briser les phalanges. Ses jointures commençaient à blanchir sous cet effort. S'il ne prenait pas l'initiative de déguerpir aussitôt, alors elle... « Bon, je sais pas vraiment ce que je suis supposé te faire. » Du calme, Epha, du calme.  « Enfin, faire. Pas TE faire, juste, faire. Tu veux jouer aux poupées, ce genre de chose ? » Elle ne put s'empêcher d'ouvrir les yeux pour les écarquiller aussitôt. Était-ce une blague ? Était-ce possible de se voir doté d'un humour aussi ridicule et inefficace ? Du moins, si on pouvait qualifier ce genre de boutades futiles d'humour...

Mais le pacificateur débile semblait très sérieux. Il s'était assis près d'elle – elle s'était de ce fait blottie contre le mur – et dardait sur son corps maladif un regard interloqué. Les prunelles inquisitrices du jeune homme lui brûlaient la peau ; c'était une sensation des plus désagréables. Non, c'était assez, il troublait trop son équilibre. Elle devait faire quelque chose. Elle s'arma donc des maigres relents de courage mis à sa disposition, et sans le regarder, dit sèchement :
« Dégage. » Assez étonnamment, elle était parvenue à parer sa réplique de beaucoup de conviction. Epha était fière d'elle. Si le débile avait un peu de bon sens, il allait s'enfuir sans demande son reste. Mais après quelques secondes d'inertie, elle fut contrainte de constater que ses dires n'avaient aucun effet sur le pacificateur. Elle s'agaça davantage, et décida de lui demander un peu plus explicitement de déguerpir. « Bon, je sais pas si on t'a prévenu, mais tu vas juste servir de déco, ici. Compris ? Retourne avec tes potes, laisse-moi tranquille. » Ce n'était que la stricte vérité : les autres pacificateurs ne s'occupaient jamais d'elle. Ils veillaient simplement à ce qu'elle reste cloîtrée dans sa maison. Le débile allait sans doute le comprendre, non... ? Non. Bon, elle en avait assez.

Soudain, Ephasia tourna son visage vers lui et le fusilla de ses prunelles anthracite, tout en lui hurlant de sa voix perçante :
« Laisse-moi tranquille, j'ai dit ! » Ce n'était pourtant pas bien compliqué ! Mais au vu du regard hagard, voire éberlué, du débile... Il ne comprenait toujours pas. Bon sang, qui avait eu l'idée de lui attribuer un attardé de première ?
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MessageSujet: Re: (EPIPHANIE) ✤ so that's the baby i'm supposed to care about...great   Mer 17 Juil - 20:05

« Dégage. » Le ton qu'employa la jeune fille était sec et déplaisant. Hannibal se sentit tout de suite agressé. « Non. » répondit-il avec beaucoup de répartie. Son boulot était de surveiller la gamine et il le ferait jusqu'au bout. Il ne ferait pas partie de cette équipe de losers qui avaient démissionné au bout de cinq jours. Hors de question, il avait bien plus d'estime de lui même que ça. Et ce n'était pas une petite gamine de douze ans qui allait lui poser des problèmes. « Bon, je sais pas si on t'a prévenu, mais tu vas juste servir de déco, ici. Compris ? Retourne avec tes potes, laisse-moi tranquille. » Bien. Elle avait probablement ses règles, ce n'était pas normal d'être aussi désagréable, surtout envers quelqu'un qui désirait vous aider. Hannibal plissa le frond, et se mordilla les lèvres, visiblement vexé. Qu'est-ce qu'il lui prenait à cette mouette de le rembarrer comme ça. Il avait même proposé de jouer aux poupées! Il s'impliquait réellement dans cette mission, alors qu'elle, ne faisait aucun effort. « J'ai pas de potes. » dit-il d'un ton qui se voulait calme. Puis, affichant son plus beau sourire, il annonça : « Ou du moins, SI! J'ai une gentille copine!! Et tu sais qui c'est? C'EST TOI. » Fier de lui, Hannibal se rapprocha de la jeune fille, qui touchait à présent le mur, et posa ses mains sur son ventre pour l'attaquer dans la plus grosse crise de guiliguilis jamais vue. Mais ça ne marchait pas. Epha ne riait pas. Elle avait pratiquement les larmes aux yeux. Hannibal faisait-il si peur que ça? Il recula.

« Laisse-moi tranquille, j'ai dit ! » Pour le coup, c'est lui qui avait envie de pleurer maintenant. Pourquoi cette enfant était-elle si froide? Il ne méritait pas tant de haine. Il était bon et généreux, et il allait lui prouver. Quitte à être condamné à avoir ce job pourri, autant que ce soit intéressant pour lui aussi, non? « Bon écoute moi bien gamine, tu penses peut-être que je ne suis pas là pour écouter tes pleurnicheries, mais c'est faux. A partir de maintenant, je vais être là, tout le temps, que tu le veuilles ou non alors tu vas devoir apprendre à m’apprécier! » Il fit une pause, étonné que ses paroles soient si sages. Et puis il se reprit. « Et puis d'ailleurs t'as quoi? DOUZE ANS? tu crois vraiment que tu peux mener le monde à la baguette. Hors de question, t'as besoin d'une belle éducation. » Voilà, au moins, ça c'était dit.
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MessageSujet: Re: (EPIPHANIE) ✤ so that's the baby i'm supposed to care about...great   Jeu 18 Juil - 13:16

LEAVE BRITNEY ALONE !
Le comportement de ce débile de pacificateur, bien que primesautier et totalement puéril, avait quelque chose de rassurant. Car il contrastait totalement avec celui – doux, réfléchi, rusé – de son frère. La ressemblance entre les deux hommes s'arrêtait donc à leur plastique. Ses préparateurs avaient encore, et pour la énième fois, fait preuve d'une naïveté touchant au sublime en s'attendant à la berner. Quand comprendraient-ils enfin qu'à quinze ans, on n'avait pas forcément la capacité de déduction d'une huître ? Epha en avait assez d'eux, de leur myriade de plans foireux et inefficaces, de leurs sourires de benêts. Ils la connaissaient si mal. S'ils n'étaient pas là à lui tourner autour sans cesse, qui sait, peut-être n'éprouverait-elle plus l'envie de commettre des attentats kamikaze de manière hebdomadaire... Et voilà que ses geôliers accentuaient son calvaire en lui attribuant un pacificateur chiant qui – horreur! – avait l'ambition saugrenue de s'impliquer. C'était inattendu, inédit, et très déplaisant. Comme si son enfer n'était pas assez éprouvant comme ça. Comme si les liens qui l'entravaient n'étaient pas assez serrés.

Prostrée sur son lit, vague créature de soie purpurine frémissante, la gagnante des soixante-quatorzièmes Hunger Games attendait désormais patiemment que le pacificateur daigne quitter sa chambre. Mais il s'accrochait. Lui non plus ne comprenait rien – un énième incompétent qui se croyait plus doué que les autres. Élan d'égocentrisme pathétique. « Bon écoute moi bien gamine, déclara-t-il, toujours assis à ses côtés, intrusif. Tu penses peut-être que je ne suis pas là pour écouter tes pleurnicheries, mais c'est faux. A partir de maintenant, je vais être là, tout le temps, que tu le veuilles ou non alors tu vas devoir apprendre à m’apprécier ! » Alors que son pouls s'accélérait, l'adolescente ferma les yeux et frappa violemment l'arrière de son crâne contre le mur. Il lui fallait se calmer et se fermer aux remarques du pacificateur. Ne plus entendre que le bruit irrégulier des battements de son cœur. Voilà. Elle y parvenait presque. Mais la voix grave et éhontée du jeune homme – qui n'avait désormais plus rien de similaire à Skylar – parvint à nouveau à percer ses défenses. « Et puis d'ailleurs t'as quoi ? DOUZE ANS ? tu crois vraiment que tu peux mener le monde à la baguette. Hors de question, t'as besoin d'une belle éducation. » Ses deux mâchoires s'entrechoquèrent l'une contre l'autre. Elle en avait assez, il allait trop loin. Pour qui se prenait-il ?

Ses paupières se rouvrirent, découvrant des prunelles anthracite furibondes. Ephasia se leva debout sur son lit, parvenant à grand peine à dominer son interlocuteur de sa hauteur, alors qu'il n'était qu'assis. « Tu n'as aucune leçon à me donner, grinça-t-elle dans un murmure presque inintelligible. Tu ne sais absolument rien ! Tu... » C'était peine perdue. Peut-être la solution ne résidait-elle pas là où elle le pensait. Peut-être lui fallait-il simplement agir de la manière qu'elle maitrisait le mieux. Par la violence. Oui, c'était le dernier recours.
La jeune fille s'approcha du pacificateur, sans ciller. Il la regardait avec des yeux ronds, se demandant sans doute ce que cette gamine allait faire. Elle posa ses mains pâles et osseuses sur le visage parfait du jeune homme, d'une manière douce et délicate, presque amoureuse. Elle patienta quelques secondes avant de raidir ses doigts, et soudain, elle enfonça ses ongles dans les joues qui lui étaient offertes. Avec force et placidité. Horrifié et surpris, le pacificateur poussa un cri et tomba sur le sol, mais Epha le suivit dans sa chute, comme accrochée à son visage. Elle lui maintint la tête fixée contre le parquet – il semblait à la fois pétrifié et émerveillé. Enfin elle faisait preuve de vie ! « Tu sais comment j'ai gagné les Hunger Games ? Demanda-t-elle sans un sourire, particulièrement agacée. J'ai saigné mon propre frère. Je l'ai éventré, comme un porc. J'ai osé le trahir, j'ai vu dans ses yeux toute l'horreur que je lui inspirais lorsqu'il était en train d'agoniser. Et ça ne m'a rien fait. » En d'autres circonstances, elle se serait ouvert les veines pour oser proférer de tels mensonges. Mais il était nécessaire qu'elle lui dise cela. Car après tout, si tout le monde la craignait, c'était bien pour ce qu'elle venait de lui déclarer, non ? Elle se sentait pathétique. Mais c'était un mal pour un bien... Après cet épisode, il allait l'abandonner, et elle pourrait enfin retrouver sa solitude.

Les doigts toujours enfoncés dans les joues du pacificateur sur lequel elle était accroupie, Epha poursuivit. « Je pourrais faire la même chose avec toi, là, tout de suite. Si tu dégages pas, je t'assure que c'est ce qui va se passer. » Elle retira enfin ses mains du visage de l'éphèbe, puis se releva avant de se reculer. Elle l'avait sacrément amoché : des perles d'hémoglobine suintaient à dix emplacements réguliers, réceptacles de ses ongles acérés. Elle était plutôt fière.
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MessageSujet: Re: (EPIPHANIE) ✤ so that's the baby i'm supposed to care about...great   Jeu 18 Juil - 20:15

« Et puis d'ailleurs t'as quoi ? DOUZE ANS ? tu crois vraiment que tu peux mener le monde à la baguette. Hors de question, t'as besoin d'une belle éducation. » L'adolescente ne semblait visiblement pas prête à entendre ces mots de la bouche d'Hannibal. Elle grinça des dents, probablement plus vexée qu’énervée, et sans doute parce qu'au fond d'elle même, elle savait qu'il avait raison. Elle ferma les yeux un instants. On avait prévenu Hannibal qu'elle avait des instants de folie, mais qu'elle parvenait - la plupart du temps - à les contrôler en ce concentrant. Bien, tant qu'elle ne lui sautait pas à la gorge, ça pourrait marcher. Elle rouvrit les yeux.

Et là, le drame commença. Epha se leva, dominant soudain Hannibal. Il songea qu'elle était tout de même petite, car si lui se levait, sa tête cognerait le plafond. Mais là n'était pas la question. La jeune fille explosa. « Tu n'as aucune leçon à me donner! Tu ne sais absolument rien ! Tu... » Sa voix avait changée. Bien que d'ordinaire plutôt grave pour une petite fille, elle était maintenant rauque, froide, comme si elle cherchait à se maitriser sans y parvenir. « Caaaaalme-toi Epha, làààà, doucement, voilà, reeespire. » tenta-t-il pour la calmer. Elle posa ses deux mains sur les joues douce du pacificateur, et satisfait, il lui sourit. Mais sa réaction était bizarre. Il se doutait que quelque chose clochait, et soudainement, il prit peur. Epha allait l'embrasser. C'était sûr! Mais elle hésitait. Peut-être avait-elle peur qu'il la rejette? Bien sûr qu'il la rejetterait de toute façon. Elle n'avait que quinze ans, et il n'était pas totalement certain que les relations entre pseudo garde du corps et protégée étaient autorisées. Alors qu'il songeait à tout ça, une douleur lancinante lui éclata à la figure. Putain ! Cette petite peste avait plonger ses ongles de sorcières dans le visage si délicat du jeune home. Et dire qu'il pensait qu'elle était sensible ! Hannibal tomba du lit, se cogna la tête contre le coin dans sa chute et fut momentanément incapable de réfléchir ou de comprendre quoi que ce soit de ce qu'il lui arrivait. Mais la réalité était frappante : il était en train de se faire dominer par une fillette. Certes il avait voulu la bouger en lui balançant les horreurs précédentes à la figure, mais il n'avait quand même pas voulu qu'elle en arrive à l'attaquer. Reprenant un peu ses esprits, il marmonna un mgkfùmmmm incompréhensible, caché par le bruit des paroles d'Epha. « Tu sais comment j'ai gagné les Hunger Games ? » Hannibal secoua la tête, même s'il savait déjà. On l'avait prévenu de tous les aspects sombres de cette mission. « J'ai saigné mon propre frère, continua-t-elle. Je l'ai éventré, comme un porc. J'ai osé le trahir, j'ai vu dans ses yeux toute l'horreur que je lui inspirais lorsqu'il était en train d'agoniser. Et ça ne m'a rien fait. » Le pacificateur eut un frisson à cette dernière phrase. Mais il savait que c'était faux. Elle avait certes tué son frère, mais elle s'en mordait les doigts à présent, c'était clair pour lui comme de l'eau de roche. Les deux jeunes gens avaient bien plus en commun que ce qu'Epha pouvait croire. Lui aussi avait vécu l'arène. Lui aussi avait tué son ami. Il avait vu sa sœur cadette mourir aux jeux. Et pire, il en était mort aussi. Il savait comme le traumatisme pouvait être long à guérir. Lui avait eu de la chance, elle en aurait aussi. Si elle acceptait son aide.

« Je pourrais faire la même chose avec toi, là, tout de suite. Si tu dégages pas, je t'assure que c'est ce qui va se passer. » Epha retira ses ongles du visage d'Hannibal. Pourquoi n'avait-il pas tenté de se défendre? Il l'ignorait. Mais ce qu'il savait, c'est qu'il avait vécu de pires douleurs. Elle se releva, le regarda dans les yeux avec un air de défi, et croisa les bras sur sa poitrine. Hannibal se leva à son tour, et se posa en face d'elle. Elle semblait s'être calmée. Mais pas lui. Sans attendre une seconde, il leva le bras, et étala sur la joue de l'enfant la plus grosse claque qu'il n'aie jamais mise. Il savait qu'elle allait s’énerver, qu'elle allait riposter, et l’amocher encore. Mais peut-être que c'était ce qu'il lui fallait. Une bonne bagarre, un bon épuisement. « Moi non plus je n'ai pas toujours été sage, gamine. Le monde ne tourne pas autour de toi. Je vois bien que ton corps est trop petit pour ton contenir ton énorme égo. Mais vas-y, frappe-moi, ne te gène surtout pas. » Epha n'avait pas besoin d'être sauvée tout compte fait. Elle avait besoin d'être détruite.
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