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 LYMUX — t'aimes ça le jambon ?

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MessageSujet: LYMUX — t'aimes ça le jambon ?   Mar 15 Jan - 20:55

T'AIMES CA LE JAMBON ?
Tu t'es laissé tomber dans l'herbe, près de la nappe made in district huit de papa et maman Skenandore. Sont sympa by the way de vous avoir laissés passer la journée dehors. Et puis Tansy vous a tout préparé. Elle a pensé à tout, de la bouffe aux serviette en passant par le décapsuleur. Tu peux pas t'empêcher de penser que Lyme a vraiment pas hérité d'elle et t'éclate de rire. Tu ris comme un con en imaginant la brune, munie d'un panier de pique-nique, la nappe à carreaux entre les doigts. T'es à un cheveux de te rouler par terre tellement c'est drôle et elle ne comprend pas, elle peut pas après tout. Quand tu te redresses tu sors une bière du panier et la décapsule. Elle est pas fraîche mais ça passe, t'as l'habitude maintenant. C'est pareil au six quand vous décidez de vous en boire une après le service. Elles restent tièdes mais bon ça vous empêche pas de vider les packs et de cotiser par la suite pour en racheter.

"Ta mère est vraiment cool." tu lances à Lyme. "T'es sûre que vous êtes du même sang ?"

Tu lui souris narquoisement et entreprends de déballer un sandwich. Ca ressemble à du jambon. Ca te donne faim. Pain frais, beurre, jambe non identifié. Faudra que tu penses à l'embrasser cette bonne femme sérieux.

"Bordel, ça fait du bien."


Et c'est vrai ce que tu dis. Vous avez réussit à trouver un bon coin. Avec de l'herbe et tout. Tu regrettes juste l'absence de rivière, ça t'aurais plu de la pousser à l'eau Lyme. Tu sais qu'elle aurait été folle de rage - et c'est ça qui t'amuses le plus à vrai dire -.
Il reste plus grand chose dans ta bouteille et tu la finis d'un trait. Hmm. Ouais, y'a pas à dire, ça fait du bien. Lyme te répond pas. Encore. En même temps t'as l'habitude, combien de fois elle t'a fait le coup ? Enfin, c'est vrai que pour cette fois, ça dure un peu. C'est pas que ça te fasse chier ou quoi que ce soit, c'est plutôt bien quand elle se la ferme en fait, mais bon. Voilà quoi, tu t'es quand même cassé le cul à l'emmener ici.
Bon d'accord, t'as pas fait grand chose, ses parents ont fait le gros du travail, t'as juste eut à porter le sac de bouffer tout le trajet en fumant ta cigarette. Ah, tient, en parlant de clope, tu t'en fumerais bien une. Tu fouilles dans tes poches avant de te rendre contre que tu t'es grillé la dernière en chemin. Merde. Ca t’énerve. Faudra que t'en prenne un au retour. Quoique non, plutôt deux, c'est plus sûr.

"Bon Lyme, tu comptes la fermer encore longtemps ?"


T'avales un bout de ton sandwich et la fixe un moment.

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MessageSujet: Re: LYMUX — t'aimes ça le jambon ?   Ven 18 Jan - 7:05

Une partie de moi était persuadée qu’il allait revenir. Qu’un jour, durant l’été, probablement, une de ses journées sèche, venteuse, où l’air à l’odeur de l’herbe, il allait ouvrir la porte de la maison, faire quelques pas à l’intérieur, et dire bonjour en souriant. Son sourire. J’avais la chair de poule juste à y penser. Plutôt stupide, à quel point une idée si réconfortante autrefois devient macabre, après un simple déclic.

Zeb n’allait pas revenir, et même s’il le voulait, sa chambre avait été attribuée à un autre.

Je leve les yeux et croisai le regard de Kingsley, Lux, le charognard, Kingsley. Il parle, mais je ne l’écoute pas. J’en ai eu trop marre de l’écouter après un temps à essayer de l’aider, et puis, de toute façon, j’avais réalisé assez vite qu’en fait, il se fichait bien du fait qu’on l’écoute ou non. Son truc, c’est plutôt toucher les gens pour les drainer; ils lui donnent tout ce qu’ils ont, et il les bouffe. Il les bouffe jusqu’à en être malade. Pas de pitié, il se fiche bien que toi, t’ai mal. Puis après un moment, il ne reste presque plus rien. C’est plus amusant. ( Jouer avec un vivant, c’est bien. Avec quelqu’un au bord du gouffre, c’est intense… mais avec un mort, ça vaut pas le déplacement ) Alors, il les lâche. Il les laisse, le temps qu’ils se relèvent, et il recommence. Il m’avait eu, trop souvent, il m’avait lâchée, aussi, trop souvent. C’était pourquoi j’ai tout stoppé, que je l’ai effacé de mon horizon, ou du moins, que j’ai tenté.

Papa et maman, bien sûr, se sont dits au même moment qu’il fallait mettre nos ordures au chemin pour attirer les vautours. Lyme, ma chérie, nous avons décidé de faire ta vie un monde cruel, c’est fantastique, n’est ce pas? J’étais arrivée de l’entrainement un soir, et la porte de la chambre de Zeb était ouverte, le lit défait, j’étais entré, mon cœur avait fait un bon. Ils auraient pu offrir la chambre à n’importe qui. Ils l’avaient choisi lui, la blague. Nous avions même droit aux piqueniques organisés par Maman et aux petits discours de papa.

Bizarre, pile quand le dernier Skenandore male de ma génération fuit!

Monsieur avale un fond de bouteille offert par maman, se fichant des gouttelettes qui tombent sur le pantalon neuf qu’il a eu en cadeau. Il s’en contre fou, de toute façon, s’il le tache, on va lui en donner un autre. Fuck la crise, on veut garder le Kingsley heureux. Monsieur fouille dans ses poches. On sait tous ce qu’il cherche, et on sait tous qu’il va être déçut. Plus de clopes. Je le sais, parce que celles qui lui restaient sont dans mes poches. Je lui les ai piquées en chemin; Pas pour les fumer, ni pour l’empêcher. J’ai juste envie de l’entendre soupirer, et qu’il se fasse chier quelques heures.

Je passe ma main dans mes cheveux, en le regardant. J’attends, je ne fais rien d’autre. Je n’ai pas faim. Je n’ai pas soif. J’ai seulement hâte de revenir chez moi, de faire semblant que c’était une journée merveilleuse et d’aller m’enfermer entre quatre mur. Oui, je compte me la fermer encore longtemps. J’aimerais me la fermer toute la vie en fait. Juste parce que ça le dérange. Parce que comme cela, il ne peut pas jouer et que ça m’amuse de le voir un peu moins sûr de lui. Il bouffe. Je le regarde. Je le revois, la dernière fois, dans cette maison. Ouaiiiiis Lyme, t’as trop raison, on se comprends, viens que je te baise et que je te laisses pourrir par après. ça me fait sourire. Putain que je le déteste. J’aimerais seulement lui planter un couteau en plein crane, et regarder le sang couler le long de son visage, le sentir se raidir, de devenir tout froid sous moi. Ça serait trop bon. « Félicitation, sinon, pour nos fiançailles – je le dis d’avance, parce que je sais que ça arrive – C’est toi qui a parlé a mon père, ou le contraire? Une autre question : on t’as bien dit de demander dans genre, deux semaines, non? Parce que j’ai reçu une nouvelle robe, et maman a étrangement invité la famille à la maison le dimanche soir. Même que je te paris cinq dollars que t’as prévu de me mettre en cloque ce soir, pour que ça fasse genre « oh, on doit se marier, vite! Avant que le bébé arrive! » et là Paf ! Nouveau bébé moitié Skenandore, l’honneur est sauvé, et t’as des esclaves à tes services. Je dois dire que c’est fort, dude. » Je hoche de la tête comme une hystérique pour lui montrer à quel point je suis heureuse, puis, je me sens obligée d’ajouter. « C’est triste, par contre, avoir su, j’aurais pas avorté l’autre, on aurait eu de l’avance… dommage. »


j'vais faire la mise en page un jour. j'ai la flemme.
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MessageSujet: Re: LYMUX — t'aimes ça le jambon ?   Dim 24 Fév - 17:16

T'AIMES CA LE JAMBON ?
Tu la regardes, la bouche entre-ouverte. Le temps s'est figé autour de toi. Elle parlait, enfin, mais tu aurais préféré qu'elle se taise, finalement. Y'a les mots qu'elle te lance et tout ces sous entendus derrière, toutes ses choses qu'elle ne dit pas mais suggère juste. Y'a ce mariage dont elle te parle, cette robe qu'elle a reçu, ce gamin qui devrait naître bien dans les temps parce que toute de même, faut pas déconner, tant qu'à vous marier tout les deux, mieux vaudrait que vous pondiez quelques petits hérités dans la foulée. Tu reposes ce que tu tiens entre tes mains et ta bouche s'étire en un rictus.

"Excellent sens de l’observation Skenandore. Par contre, j'ai pas l'intention d'attendre ce soir pour te foutre en cloque comme tu dis. Pourquoi tu penses que j'ai pas demandé à tes vieux de venir avec nous ?"

Tu lui adresses un clin d'œil. Ton comportement te dégoûte car en fait t'en sais trop rien. Bien sûr le sujet a déjà été évoqué avec son père, normal après tout, mais le simple mot "mariage" te donne envie de vomir. Et puis merde, toi, père ? Bien pour la santé mentale du gosse. En même temps, rien qu'avec une mère comme Lyme ce gamin ne serait pas gâté. Il finirait sûrement complètement barge et donnerait à tout les coups un putain de détraqué sexuel. Ou pas, murmure une voix dans ta tête. T'essaie de t'imaginer en père avec un enfant dans les pattes et le pire dans tout ça, c'est que tu n'as pas tant de mal à le voir ça. T'as juste la frousse de pas être à la hauteur, c'est tout.

"J'ai teeeerriblement hâte de te voir avec ta nouvelle robe, j'suis sûre qu'elle te fera presque ressembler à une femme."

Et puis soudain elle te dit un truc qui te laisse sur le cul. Apparemment y'en aurait eut un. Mort, bien sûr. Tu mets quelques secondes à digérer la nouvelle. T'as besoin d'une clope putain.

"Arrête de raconter des conneries."

T'es incertain sur le coup. Merde alors. T'as pas envie d'y croire. T'as pas envie de savoir ce genre de choses putain. T'es persuadé que c'est encore un de ces tours pour te foutre la tête en vrac, une de ses techniques malsaines pour se venger ou whatever.
Tu bois une gorgée de bière et regarde au loin.

"C'est vrai ce que tu dis ou t'essaie encore de me faire marcher ?"

Tu joues avec la capsule de métal sur la nappe, enfonce les petites ailettes de métal dans la pulpe de tes doigts. Tu ne peux t'empêcher de te lever pour aller faire elle. Tu piétines la nappe au passage mais n'y prend pas garde. Tu es maintenant à quelques centimètre d'elle. Tu la fixes, t'essaie de passer derrière son putain de regard provocateur.

"Tu me fais marcher hein, pas vrai ?"

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MessageSujet: Re: LYMUX — t'aimes ça le jambon ?   Mar 9 Avr - 10:41



I WANT TO FEEL THE BEAT OF YOUR SELFISH HEART

J’étais comme dans un rêve. Le genre de songe duquel on ne veut pas se réveiller. Le type parfait, qui semble aussi vrai qu’il est utopique. Je n’avais aucune envie d’ouvrir les yeux, de revoir la laideur du monde, les défauts de ma vision; Pourtant, je m’y forçais.

C’était le printemps. Une de ses journées où il fait si beau qu’on en oublie tous ses soucis; C’était avant la révolte. Avant les jeux de la faim. Avant la moisson. J’avais passé l’avant midi à me préparer, accompagnées par les moqueries de Zeb et de Falken. « Ouh, tu vas devoir mettre plus de rouge à lèvres, t’as toujours l’air d’un monstre Lymette » ou encore « Cette robe, tu ne l’as pas mise pour aller à l’abattoir l’an dernier? ». Des mots, qui m’auraient mise hors de moi en d’autres temps, ne me touchaient pas, trop préoccupée par la suite du jour. Lux avait été appelé au deux pour des examens physiques de routine. Il allait passer à la maison. Il n’avait rien promis , mais il le faisait toujours. À quinze heures, comme je l’avais prédit, il cogna à la porte du manoir. On le fit entrer. Nos regards se croisèrent pendant que mon père et lui discutaient des nouveaux programmes d’entrainement. Je rougis, sans trop pouvoir me contrôler, tombant un peu plus profond dans mon wonderland mental.

Je ne voulais pas. Je ne pouvais pas. La moisson arrivait, lentement mais sûrement, je devais me concentrer sur l’entrainement. De toute façon, j’avais remarqué depuis longtemps son intérêt se limitait aux plaisirs de la chair; pour ne pas dire à son plaisir à lui. Je ne pouvais pas. Je ne pouvais pas m’empêcher de sourire en voyant son petit air concentré, ni bloquer ces images magiques qui me venaient en tête lorsque sa voix arrivait à mes oreilles. Je devais. Un refus serait honteux; Les femmes ne faisaient jamais les premiers pas, de toute façon.

Le pire dans tout cela, c’est qu’il n’en a aucune idée. Il me parle de me mettre en cloque comme si c’était un jeu, quelque chose de bien. Il me dégoute. Je me déteste. Il fait un clin d’œil; Un simple geste qui aurait fait fondre l’ancienne moi, qui se serait probablement collée sur lui pour sentir son cœur battre en ce moment parfait, mais qui me fit soupirer. J'avais appris depuis longtemps que, peu importe notre proximité, le torse de Lux était vide de tout rythme.


HE SAID " I WANT YOU " IN THE MOST UNROMANTIC WAY


Il me parlait de son travail actuel, de ses voyages au onze, des gens qu’il y avait rencontrés. J’aurais voulu porter attention à ses mots, mais j’étais trop occupée à contempler son regard, à essayer de le décoder. Ses yeux étaient pareils à des aimants; Comme si un petit diable y était caché, invitant ceux qui le remarquaient à s’y noyer. Il était beau; mais il sentait encore meilleur. Lux avait l’odeur d’un feu de joie sur une plage en plein été. Un parfum totalement opposé à la sueur et au métal qui hantait constamment le district deux. J’étais si concentrée sur ses atouts, que je ne remarquai pas sa main qui lentement défaisait les boutons de ma robe; ni l’autre qui s’approchait de mon visage pour le prendre. Seulement lorsque ses lèvres touchèrent au miennes, je revins sur terre, ou presque. Pour moi, cette fois allait être la bonne. Ce n’était pas une visite comme ses précédentes. Je n’allais pas me retrouver seule dans mon lit au réveil. Il allait être près de moi et y rester. Je rêvais les yeux grands ouverts, pendant que la bretelle de ma robe glissait sur mon bras.

A mes yeux, ce moment était beau. Le début de quelque chose d’important, de fort, de durable. Je le laissai donc m’enlever ma robe. Je l’aidai même à se défaire de ces habits; Ce n’était pas ma première fois, j’avais l’habitude. Je fis tout ce qu’il avait tant apprécié lors de nos rencontres précédentes. Je me pliais à toutes ses demandes. Je devais le faire. Je devais lui prouver à quel point je tenais à lui. Je voulais qu’il le sache, sans avoir à le dire, parce que je ne savais pas comment.

Quand la lune laissa place au soleil, il était reparti. J’aurais dut me sentir mal, utilisée, salie, mais j’avais trop l’habitude ce genre de choses. Je pris une douche et fis comme si tout avait été merveilleux; Puisque quelque part en moi, j’y croyais toujours, lui inventant des excuses. il ne pouvait pas savoir, je n’avais rien dit. Mais n’avait-il pas remarqué les heures que j’avais mises à me préparer avant son arrivée? Il ne m’avait probablement jamais vu sans, de toute façon... mais ça l’avait tout de même empêché de me laisser une note?

Un raisonnement ultime décida que oui, c’était suffisant pour me laisser seule. Je n’avais pas pu lui avouer mes sentiments envers lui; il était probablement dans le même bateau… Ou m’avait-il prévenu, la veille, alors que je dansais avec le diable? Nul ne le sait, mais je laissai couler, l’imaginant revenir dans son bel uniforme blanc, pour moi. Que pour moi.

Il parle de la robe, tentant de blaguer un peu. Ne pas trop le connaitre, je le croirais neveux. Je rigole, sans trop savoir pourquoi. Puis je lui parle du bébé. Je le regarde tomber de son trône. Oui Lux, ça fait mal.


HOLD ON TILL MAY


J’avais du retard. Beaucoup de retard. Un genre de retard qui ferait fuir un homme infidèle et pleurer une femme faible. Ça m’était déjà arrivé, deux ans plus tôt. Un malheur, à l’époque. L’homme était inconnu, ma famille trop fière. Maman m’avait amenée à cette femme à l’extrémité du district et tout c’était bien terminé. Cette fois, c’était différent. Je me réveillais heureuse de voir que dame nature n’était pas passée. J’étais calme, tout était sous contrôle, secret. Lux devait être le premier mis au courant.

J’allais lui annoncer à sa prochaine visite, il devait venir avant la moisson. Il allait sourire, peut-être verser une larme de joie ou deux. Puis, entre deux baisers, il allait m’avouer qu’il avait déjà pensé à quelques noms, rêvant sans doute que de tels évènements se produiraient dans un futur proche. À sa visite suivante, nous fêterions nos fiançailles. Tout serait parfait. La plus belle des utopies, aux yeux d’une idiote de 15 ans.

Le matin de la moisson, il n’était toujours pas passé. Ree, Zeb et moi eurent droit à l’entrainement pré-moisson, sans Lux et avec extra nausées pour ma part. Mon frère aîné lui eut droit à un arrêt fatal. Je dus faire comme si rien ne me touchait, encore une fois, et marcher jusqu’à l’hôtel de ville avec ma cousine, sans l’ombre d’un Kingsley à l’horizon.

J’enterrai mon frère sans lui, mais il se pointa quelques jours plus tard, changé. Le peu de moi qui restait était vraiment heureuse de le revoir, d’enfin pouvoir lui dire… mais il avait d’autres préoccupations, plus importantes. Si importante, qu’il ne pouvait pas s’arrêter pour reprendre son souffle entre deux phrases. Il devait absolument me dire à quel point cette Viha était merveilleuse, comment il se sentait mal de ne pas avoir fait d’adieux convenables. Il me la décrivait en oubliant la liste des défauts, pareil à moi, quand je parlais de mon Lux. Le voyant comme cela, je ne dis rien sur mon frère, ni même sur le bébé. À la place, je me levai et demandai à ma mère, secrétaire au service des pacificateurs, de faire un ordre de déploiement au nom de Lux pour le capitole. Il partit le soir même, sans même me dire merci.

J’eus mal. Une douleur insupportable. Comme si une volée de vautours déchirait mon cœur toujours battant. Il était avec l’autre, cette Viha. La petite qui avait eu un des meilleurs scores. Elle avait des chances de s’en sortir vivante, elle. Sandoval aurait la vie parfaite des gagnants, avec Lux en prime. Je visitai la femme que j’avais vu quelques années plutôt la journée du début des jeux. Chez elles, des découpures de journaux parlant des jeux faisaient guise de décoration; de quoi me faire vouloir cet enfant hors de moi encore plus vite. Elle ne tenta pas de m’en dissuader quand je lui expliquai la situation, et quelques heures plus tard, j’étais chez moi, comme si rien n’était jamais arrivé.


ONE HUNDRED SLEEPLESS NIGHTS



Il est tout près de moi, me suppliant d’avouer avoir fait une mauvaise blague. Je le regarde dans les yeux; Il porte son regard supposément intense et effrayant, comme toujours. « La dernière maison brûlée, c’était pas au hasard. » Je recule, ne le voulant pas si près de moi, son odeur arrivant presqu’à mes narines. « Tu sais Lux, t’écoutes pas du tout quand on te parle… Mais t’écoutes encore moins… comment… Quand un cœur bat. » Je ne sais pas quoi faire de moi, comme toujours. Dans ce genre de moment, de toute façon, il n’y a rien à faire. « J’étais obligée de le faire. Crois-moi, j’aurais voulu que ça soit différent. » Mon corps tremble comme une feuille d’automne au vent; prête à tomber à tout moment. « T’as un truc magique en toi Lux, tu souris, et tu as tout ce que tu veux. N’importe quoi, n’importe qui… mais c’est comme si tu te foutais des conséquences, de ce qui reste après. » il fait beau, les oiseaux chantent; mais je ne les entend pas. « J’ai fait ce que j’ai pu pour te montrer je sais pas quoi, et tu es revenu parce que tu risquais de perdre quelqu’un qui allait peut-être avoir de l’importance. » Mon cœur bat. Vite. Mes mains sont moites. Je ne comprends plus rien. « Il me restait toi et le bé… et tu es parti Lux. » J’arrête. Je respire. Le silence me fait du bien, sans parler du poids qui s’enlève de sur mes épaules. « Ça m’a fait mal. C’était ça, ou vivre avec un rappel constant que, ce bébé et moi, n’étions pas les premiers choix. » je le regarde, puis mon regard fuit. J’aurais dû ne rien dire; rester silencieuse comme toujours. Oublier tout.


rp #YOLO
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MessageSujet: Re: LYMUX — t'aimes ça le jambon ?   Mer 10 Avr - 15:41

T'AIMES CA LE JAMBON ?
Toute ta vie tu avais vécu avec cette idée que toi, Lux Kingsley, ne devais rien à personne. Ce que tu avais voulu, tu l'avais toujours prit, considérant que pour ce que tu avais vécu, c'était normal. Normal putain. Tu la regardes, la dévisage longuement, un peu trop longtemps. C'est fou de voir comme son regard s'est durci depuis votre première rencontre il y a quelques années déjà. Tu te souviens qu'à l'époque, quand elle faisait encore des efforts pour te plaire, ils brillaient ses yeux. Ils étaient beaux. Ils avaient une vraie couleur, pas comme les tiens. Tu te rappelles qu'un jour, en quittant la chambre d'une fille que tu te tapais, celle ci t'avais lancé qu'ils étaient aussi noirs que ton âme. Tu avais ri et tu étais parti. Bizarrement, tu n'étais jamais retourné la voir, on se demande bien pourquoi. C'était au Deux d'ailleurs, pendant l'un de tes pseudos déploiements. T'étais passé chez les Skenandore après ça, tu t'étais tapé la discute avec le père et c'était chez la fille que tu étais montée ensuite. Elle s'était faite jolie la Lyme, c'était sa mère qui te l'avait dit. Effectivement, elle s'était coiffée et portait même une robe. Incroyable. Pourtant tu n'avais rien dit, aucun commentaire n'était sorti de ta bouche, strictement aucun. Bien sûr tu aurais pu lui dire qu'elle était jolie comme ça, mais sincèrement, c'était nue sur un lit que tu la préférais. Quand tu te tirais après coup, tu restais toujours quelques secondes à la regarder comme ça, le visage enfouit dans l'oreiller avec toutes ses mèches brunes éparses autour d'elle. Elle avait la peau pâle, bien plus que toi, et un corps fin. Quand elle dormait, il y avait toujours sur ses traits quelque chose de calme, un quelque chose de serein. Un truc qui avait disparu depuis.

« La dernière maison brûlée, c’était pas au hasard. Tu sais Lux, t’écoutes pas du tout quand on te parle… Mais t’écoutes encore moins… comment… Quand un cœur bat. »

Tu l'as vu reculer et un sourire narquois, sans joie est apparu sur tes lèvres. Tu souris parce que t'as peur, tu souris parce que tu commences à la croire. Tu souris parce que tu ne sais pas quoi faire d'autre. Une part de toi la pousserai bien contre le tronc d'arbre derrière elle pour lui faire mal, et une autre est tellement sur le cul qu'elle ne sait pas quoi faire. Bon sang. Tu réalise pas trop qu'elle te parle, tu comprends pas réellement ce qu'elle te dit. Ta tête est trop pleine, trop proche de l'explosion.

"De quoi tu parles putain ?" Tu secoues la tête, la pousses un peu de tes mains, recules, te tournes, fais quelques pas. "C'est pas comme si t'en avais un, toi." T'as la voix roque, sans trop d'émotions, t'as la voix que tu prends lorsque tu exécutes ton boulot, fait tomber les sentences.

« J’étais obligée de le faire. Crois-moi, j’aurais voulu que ça soit différent. »

Tu te retournes brusquement, les lèvres pincées et tu la vois comme ça, toute frêle, toute tremblotante. Tu remarques pour la première fois cette faiblesse dans ses yeux, cette faille dans le système. Tes sourcils se courbent, se lèvent. Tu comprends pas. Tu comprends pas ce qu'elle ressent, t'imagines même pas. Tu la regardes comme ça et tu te dis que ça doit faire mal d'être forte tous les jours et de faire semblant que tout est all right. Toi même t'en es pas capable : la preuve, tu craques tout le temps, et les gens autours de toi s'en prennent plein la figure dès que tes nerfs lâchent un peu.

« T’as un truc magique en toi Lux, tu souris, et tu as tout ce que tu veux. N’importe quoi, n’importe qui… mais c’est comme si tu te foutais des conséquences, de ce qui reste après. »

Tu ris doucement, sans conviction. Tu as fourré tes mains dans tes poches pour qu'elles arrêtent de s'agiter comme ça. La maintenant tu aimerais te fumer une clope, te donner l'impression que tu gardes le contrôle, que ça va, tu gères. T'as la gorge sèche. T'es tellement concentré sur elle que t'en oublie le reste. T'oublie qu'il y a maintenant des traces de terre sur la nappe, t'oublie ta bouteille, ton reste de sandwich, t'oublie les bruits autour de toi, le souffle de l'air, l'odeur de l'endroit.

« J’ai fait ce que j’ai pu pour te montrer je sais pas quoi, et tu es revenu parce que tu risquais de perdre quelqu’un qui allait peut-être avoir de l’importance. »

Elle parle de Viha, tu le sais. Pas de doute la dessus. C'est comme si ton ventre se remplissais de gravillons, comme si on te frappait à l'estomac. T'as l'impression que ça tourne autour de toi. Viha. Des fois ça t'arrive d'oublier les traits de son visage et le son de sa voix. Des fois ces images disparaissent et te laissent en paix. Des fois tu oublies qu'elle s'est faite tuer. Et tu ne sais pas ce qui est le pire : ne plus t'en souvenir ou le contraire ? Tu ne parles pas, tu déglutis. Tes paupières papillonnent, t'es un peu sonné, là maintenant.

« Il me restait toi et le bé… et tu es parti Lux. Ça m’a fait mal. C’était ça, ou vivre avec un rappel constant que, ce bébé et moi, n’étions pas les premiers choix. »

"Tu n'as jamais été le premier choix Lyme, jamais. T'as toujours été trop fière pour que je fasse autre chose que de t'allonger sur le lit et te déshabiller. Tu sais, au fond, j'ai l'impression que t'es la seule à me connaître vraiment. J'imagine que ça ferait un peu trop cliché si je t'annonçais maintenant de quelconques sentiments pour toi, mais t'aurais dû le garder, ce bébé. T'aurais dû parce que tu savais, qu'au fond, je reviendrais toujours vers toi. Tu l'as toujours su."

Tu avances vers elle. Tu ne sais pas vraiment ce que tu es en train de faire, dans ta tête c'est le foutoir. Tu n'as aucune idée des sentiments que tu as pour elle, tu ne les as jamais connu à vrai dire.

"Tu me connais j'ai jamais été bon en déclaration, pour l'unique et bonne raison que j'en ai jamais fait. De toute façon, qu'est ce que ça change ? Dans la tête de tes vieux ont est déjà mariés avec trois enfants adorablement niais." Tu soupires. "Tu sais, si tu l'avais voulu t'aurais pu faire le premier pas. T'aurais dû. Ca t'aurais évité de faire crever un gosse et on aurait gagné du temps."

Tu sais que tu n'as pas le droit de dire ça, tu sais que tu es dur avec elle, mais ton orgueil t'empêche toute gentillesse à son égard. Pourtant, tu secoues la tête et te rattrape.

"'Enfin, non, c'est pas non plus ta faute..." Tu passes ta main dans tes boucles blondes. "J'suis désolé."



SORRY J'AI RIEN RELUUUU. C'EST KEUKA BTW. yolo.
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MessageSujet: Re: LYMUX — t'aimes ça le jambon ?   Jeu 25 Avr - 20:22



LEAVE A WHISPER

Je le regarde, tentant de comprendre ce qu’il dit. Est-ce que j’ai bien capté? Est-ce que la mort de cet enfant était ma faute? Est-ce que tout, en fait, est de ma faute? Je serre les poings, prête à attaquer. Il est plein de merde. Pourrit jusqu’à la moelle. Je cherche quelque chose à frapper. Je le déteste. Je le haïs comme je n’ai jamais haïs avant, mais je l’aime aussi. Je l’aime tellement. Vas te faire foutre Lux Kingsley. Je le regarde, et comme pour le provoquer, donne un coup de pied au panier à piquenique. C’est la seule chose qui me venait en tête. T’es un gros, putain, d’enculé. J’ai avancé, pour être à quelques centimètres de son visage. Je veux voir la détresse dans ses yeux; L’enfant qui pleure encore sous la pluie. Je veux voir celui qu’il y a sous son masque de fer, et cette fois ci, son odeur ne me fera pas reculer. Le parfum putride de la haine avait pris toute la place dans mes narines, il n’aurait aucune chance. Je te déteste… tellement. J’inspire; j’expire, fixant toujours ses yeux à la recherche de ce petit étincelle, ce signe, mais vite, je ne vois plus rien. Mon regard est rempli d’eau.

Je ne comprends pas trop. Je ne me sens pas triste, pourtant, un filet d’eau déferle hors de mes yeux. Je ne pleure jamais, habituellement. C’est peut-être mes hormones d’adolescente, ou le fait que je ne puisse pas m’arrêter d’imaginer qu’au fond, il avait peut-être raison. Il serait revenu après la mort de la Viha, un peu perdu. Je l’aurais aidé à retrouver son chemin, comme je le faisais toujours, et lui aurait tout annoncé. Il aurait été incertain au début, puis, quelque chose l’aurait amené à croire que c’était une bonne chose, au fond. Nous aurions eu une seconde chance. On se serait marié avant la fin de l’été; Les entrainements pour moi auraient été terminés, tout comme l’école. Lux aurait pris un poste plus stable, dans le district, aidé par mon père. On aurait réarrangé la chambre de Zeb, installé un berceau et une table à langer. Le bébé serait né en hiver. Un garçon aurait probablement porté le nom de mon frère disparu, une fille, le nom de la sœur de Lux. Nous aurions probablement trouvé le moyen d’être heureux, malgré les difficultés… et aujourd’hui, nous serions trois au piquenique. Tous souriants, profitant de cette belle journée ensemble. Je suis désolée aussi Je ne sais même pas pourquoi je m’excuse. Il ne le mérite pas. Il m’a détruite; M’a dit que je n’avais pas de cœur; Que je n’étais qu’une seconde option… Mais pourtant. J’aurais tellement voulu que ça se passe autrement. – Voir le visage de Lux s’illuminer soudainement quand bébé lui sourit sans raison. Les voir faire des grimaces, rire, sans que je puisse vraiment comprendre pourquoi. Les observer, a l’heure du couché, pendant que papa raconte à son enfant une histoire sortie de nulle part. J’aurais voulu connaitre l’autre côté de Lux, celui que l’amour inconditionnel de sa progéniture aurait pu réveiller. J’aurais voulu le voir joyeux. - Mais ça aurait fini par me tuer. Je n’aurais pas pu vivre dans l’incertitude. Oui, il revenait toujours, mais serait-il revenu cette fois-là? Aurais-je été une bonne mère? Est-ce que j’aurais été capable de mener cet enfant à terme, sans trop de complications? Et si mon nom était appelé? J’avais toujours deux moissons à passer. Les larmes continuaient leur chemin vers le sol, ruisselant sur mon visage. Lux m’avait rendu folle, à en faire pitié. Malgré cela, je passai tout de même mes bras près de ses côtes et lui volai un câlin. Une action qui ne me ressemblait pas du tout, mais dont j’avais besoin.

Je me sentais vide. Finie. Pourtant, j’aurais voulu que cet instant soit bloqué dans le temps, qu’il soit éternel. Lux ne me repoussait pas; Il n’en avait pas le droit, de toute façon. Je pouvais sentir son torse se soulever; Un détail qui me faisait me sentir en sécurité, comme si le passé n’était qu’une grosse blague. J’allais me réveiller, dans mon lit, près de lui. Dehors, il ferait beau. Le district serait aussi lumineux qu’il l’était avant; La révolte ne l’aurait jamais touchée. Mon rêve rose bonbon serait réalité. Ce serait parfait.

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MessageSujet: Re: LYMUX — t'aimes ça le jambon ?   Dim 12 Mai - 15:57


T'AIMES CA LE JAMBON ?
Tu la serres dans tes bras, tu la serres fort putain. T'enfouis ton visage dans ses cheveux et tu serres, serres. Tu es bien là contre elle en fin de compte. Tu sens ses joues chaudes contre ta peau.
Dans ta tête une bombe a explosé, une bombe terrible qui vient de tout balayer en quelques secondes. T'oublie tout ce qu'elle vient de te dire, ses "je te déteste" et ses insultes. T'oublie tout car pour la première fois elle craque. Comme toi. Y'a cette faiblesse que tu ressens et qui te noue la gorge, tes yeux qui se ferment et tes doigts qui s’agrippent à elle. Et puis tu sais qu'elle ne le pense pas. Enfin, non, t'en sais rien. Lyme a toujours été imprévisible. Pour ce que tu en sais, elle pourrait tout aussi bien te repousser, là maintenant et te rire au nez. Te dire que le gamin était moche anyway.
Tu te demandes si ça aurait un fils ou une fille, s'il aurait eut tes boucles blondes ou les cheveux raides de sa mère. Aurait-il eut tes yeux noirs ? Putain y'a tellement de questions que tu te poses. Ça t'es jamais arrivé à toi de faire un gosse à quelqu'un bordel. Ce qui te dégoûte le plus, c'est que tout soit arrivé lorsqu'il y avait Viha. Si tu ne l'avais jamais rencontré dans son district d'origine, tu serais sûrement allongé sur la nappe à contempler ton gamin à cette heure ci. Tu te demandes comment tu aurais été. Comment ça aurait été. Tu te demandes si Lyme aurait été la même, si vous auriez été heureux. Vous auriez été mariés, sans doute, son père t'aurait refilé un boulot ici, un emploi fixe. Tu n'aurais sûrement pas cessé d'aller voir ailleurs, l'interdit de l'adultère aidant. Te connaissant tu n'aurais pas changé d'un poil en fait. Tu te serais juste enfoncé dans ta débauche et l'aurait rendue malheureuse. Tu n'as jamais été quelqu'un de respectable.

"Je sais Lyme, je sais tout ça."


Tu te détaches d'elle tout en douceur. Tu n'as pas l'habitude. Tu es Lux après tout, Lux le méchant pacificateur, celui qui couche avec la moitié des habitants de Panem. T'es le Kingsley sans morale, celui qui fait cramer ses ennemies. La douceur ne fais pas parti des adjectifs qu'on utilise pour te définir, c'est même plutôt antithétique.

"Je sais pas quoi te dire, je sais pas quoi faire. Les mots ça n'a jamais été mon truc, je te l'ai toujours dit. "
Tu soupires. "Je sais que c'est totalement useless et que ça n'changera rien, mais je suis désolé. J'aurais du être là, pour toi, pour tout."

Tu rentres tes mains dans tes poches. Tu as la bouche sèche. Tu es le plus pitoyable parleur qui existe. Bordel, si tout pouvait se résoudre avec le sexe, tu n'aurais jamais plus de problème.

"Et puis tu sais, moi un bébé j'te le fais quand tu veux. Même ici dans l'herbe si ça te fait plaisir."


Si ça te rend heureuse. Tu ne l'ajoutes pas cette phrase, faut pas abuser non plus, on est pas dans un roman d'amour de merde pour adolescente dépressive. Vous êtes Lyme et Lux et non quelques abrutis brillants au soleil. Tu attends qu'elle parle. Tu aimerais qu'elle parle. Alors tu restes immobile. Peut être devrais-tu déposer un baiser sur son front ou une connerie du genre pour appuyer tes propos, tu n'en sais rien.
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MessageSujet: Re: LYMUX — t'aimes ça le jambon ?   Dim 19 Mai - 2:47



SCAR AND LEAVE ME;

Et puis tu sais, moi un bébé j'te le fais quand tu veux. Même ici dans l'herbe si ça te fait plaisir. Je souris, pensant sur le champ à la scène que ça donnerait si, simplement, je lui disais oui; Un bébé, maintenant, pourquoi pas. Il serait probablement surpris sur le coup, mais se ferait bien vite à l’idée. Il reviendrait vers moi, glissant quelques mots à mon oreille. Il ne lui en fallait pas trop, au Kingsley. Il m’embrasserait, s’occuperait de moi – pour une fois – et bang bang bang. Il ferait de moi sa reine pour une vingtaine de minute, dans l’herbe. Ce serait bien, juste assez. Il passerait un de ses petits commentaires qui me donnent envie de lui arracher le visage avec les ongles, puis, on retournerait à la maison, heureux sans raison. Amoureux, presque.

Amoureux. Ma tête pencha légèrement vers la gauche. Wait. Il venait vraiment de me proposer d’avoir un enfant avec lui? Lux, et proposer un engagement aussi important, sans que mes parents soient derrière pour le pousser? Lux? Je rêvais peut-être. D’un coup de manche, j’essuyai l’eau qui me piquait les joues. T’es au courant que tu viens de me proposer un bébé? Le genre de truc dont tu peux pas t’enfuir, que t’es forcé d’aimer comme un esclave durant tout le reste de tes jours… et que je suis presque tentée d’accepter? Tentée, mais gardant une certaine retenue. Lux m’avait trop fait mal; Il réalisait à peine, mais surtout, il allait retirer ses paroles dès qu’il réaliserait ce qu’il avait dit. non mais c’était une expression, idiote! il dirait. Je me vexerai et le frapperait. On repartirait chacun de notre côté, et je le détesterai jusqu’au prochain piquenique de maman, ou, sous d’étranges circonstances, il réussirait à retourner sous ma jupe, son but premier, depuis toujours. Mais bon, comme tu dis que je me couche trop facilement alors… Meilleure chance la prochaine fois pour le makeup sex. Je lui adressai un sourire radieux, malgré mes yeux bouffis par les larmes. Ça allait lui apprendre à m’insulter.

Je m’assois en indien sur le sol, jouant du bout des doigts avec les brins d’herbe qui auraient pu nous servir de nid d’amour. J’attendais; j’espérais qu’il se bouge, qu’il rage contre moi pour que dans un élan de passion, quelque chose arrive. Bien sûr, j’avais oublié que j’étais avec Noah Lux Kingsley. Monsieur « regardes, je suis assis sur mon gros derrière en attendant d’être servit. ». Dimanche, c’est vraiment nos fiançailles? J’étais terrifiée, tout d’un coup. Si la fête que ma mère avait préparé était vraiment l’annonce de notre mariage proche; cette journée devait être la demande. Il était donc sensé, d’une minute à l’autre, sortir une bague de sa poche et me demander ma main. La demande la plus romantique du monde. Un fiasco qui était entièrement de ma faute, en plus. Je suis désolée si je suis chiante. Mes règles s’en viennent, je crois. Excuses. Je ramenai mes jambes vers moi. si tu veux, on peut inventer une histoire qui fera fondre les cœurs des grand-maman du district – Nous serions partis pour un piquenique en amoureux par un bel après-midi d’avril. Main dans la main, on serait montés jusqu’à l’endroit parfait. On aurait mangé, lors d’un repas parsemé d’éclats de rire et de regards brillants. Après une longue accolade; Lux m’aurait lâché, soudainement, pour se lever. Alors que le mercure commencerait à descendre, et que le soleil, en arrière-plan, se coucherait, il se serait mis sur un genou, pour me faire la grande demande; que j’aurais accepté de suite, versant quelques larmes de joie. J’aurais attendu ce moment depuis notre rencontre. Le plus beau jour de ma vie, je dirais à qui veut bien l’entendre. Nous aurions l’air heureux, amoureux, parfait. - Ou je peux t’aider à t’enfuir pour je sais pas où, si t’en a envie. J’étais numéro deux. Il l’avait dit. Ailleurs, peut-être, il trouverait une un-point-cinq. Quelqu’un avec qui il aurait vraiment envie de passer toute sa vie, avec qui il n’hésiterait même pas à faire un bébé dans un champ. Les parents de un-point-cinq n’auraient pas à arranger un joli mariage, ni à proposer à Lux un emploi payant en échange. Mon cœur, une fois de plus, se serra; S’il partait, ça en était fini de la petite Skenandore.


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MessageSujet: Re: LYMUX — t'aimes ça le jambon ?   Ven 31 Mai - 22:13


Un bébé, c'est le genre d'animal qu'en réfléchissant bien tu aimerais avoir. Un enfant. Un enfant de toi, un enfant de Lyme. Un truc qui serait un mixte entre vous deux. Une espèce de bombe atomique qui aurait deux jambes et deux bras. Une petite chose fragile, fragile et inestimable.
Tu profites que Lyme soit là près de toi pour passer une main malhabile près de son visage, caressant au passage ses cheveux sombres. C'est rare que tu te permettes ce genre de délicatesses et tu te prépares presque à essuyer quelques insultes et moquerie de sa part. Mais tu t'en fous car à cet instant présent, la Skenandore, elle est à toi. Ses parents ne sont pas là, sa famille n'est pas là, personne ne te dicte ce que tu as à faire, personne ne rédige un planning pour toutes tes petites affaires. Sexe, plusieurs fois pour être sûr que les petites cloches résonnent et qu'un gamin puisse pointer son nez neuf mois plus tard puis le mariage, un peu avant. Enfin, vous voyez le topo. "Ouais Lyme, t'as bien entendu. Et je sais que t'es tentée, je sais bien que t'en as envie." T'étouffe un éclat de rire. "Tu serais juste jalouse si c'était une fille, t'aurais peur que je l'aime plus que toi."

Mais le sujet est clos semble t-il, pas de bébé pour aujourd'hui : miss Skenandore reste là, les jambes closes. Miss Skenandore sourit, et miss Skenandore se casse pour aller s'asseoir dans l'herbe. Toi tu restes là et croise les bras. Elle évoque vos fiançailles et tu vois à sa tête que si elle le pouvait, elle fuirait loin, loin d'ici. "C'est une manière subtile de me demander de me presser pour la demande ?" Narquois, tu fais quelques pas dans sa direction. En parlant de demande, t'as encore aucune idée de ce que tu es sensé faire. Mettre un genoux par terre et pondre un discours à la con ? Planquer une bague dans un morceau de gâteau pour que SURPRISE elle tombe dessus - et s'étouffe avec l'anneau - ? Putain, c'est pas vraiment ce qu'ils vous apprennent pendant la formation pour devenir pacificateur.
"Pour changer de d'habitude j'ai envie de dire." Tu la vois replier ses jambes vers elle. "Je te laisse le soin d'inventer une quelconque connerie pour faire pleurer les vieilles, moi j'dois réfléchir pour te demander ça correctement. J'ai beau être un con, j'ai pas spécialement envie de te gâcher ça tu vois, j'veux faire les choses bien, pour une fois." Ces trois derniers mots, tu les murmures seulement, espérant peut être qu'elle ne les entendrait pas. Tu viens t'asseoir en face d'elle et arrache à ton tour quelques brins d'herbe. "Je pense que ton père m'étriperait si je partais tu vois, donc bon, c'est pas que je tiens à ma peau hein, mais si ça n'te dérange pas je crois que je vais rester un peu. Assez longtemps pour te rendre folle au moins." Tu plisses les yeux et souris, une expression gamine que tu gardes depuis ton enfance. Tu n'sais pas trop quoi lui dire. Faire un bébé aurait peut être été une bonne idée en fait. "J'suis sûre qu'au fond de toi t'es une grande romantique ma petite Skenandore, que t'attends des fleurs grosses comme ma main et des trucs à manger avec. Des trucs sucrés, des trucs de fille." Bien sûr, tu te fous d'elle, tu n'peux pas t'en empêcher. Et encore, tu ne dis rien sur la robe que sa mère la forcera sûrement à porter, ni sur la coiffure qu'elle lui fera sans doute. Non, sur ça, tu te tais. T'oses même pas la questionner sur ses potentielles demoiselles d'honneur, si elles seront jolies et bien foutues ou non. Après tout t'es pas non plus sensé les sauter pendant la cérémonie. C'pas ton genre. Ou peut être que si ? T'es jamais allé à un mariage, et tu t'es jamais marié non plus, ces affaires de coucheries, t'en sais pas grand chose au final. "Tu m'fais quand même chier ma Lyme, un peu, mais tu vois, j'suis près à me faire couper les couilles pour rester. C'est pas une preuve d'amour ça ? Tu devrais me faire un bisous sur les pieds et me masser dos, ça t'entraînerait pour après notre mariage."
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MessageSujet: Re: LYMUX — t'aimes ça le jambon ?   Mar 4 Juin - 5:37



AT LEAST WE PRETEND

Je regarde le sol – Je l’écoute. Bien sûr, il allait rester pour papa, pour me rendre folle, ah, et puis, parce qu’il m’aimait. J’avais un goût amer dans la bouche, malgré le fait qu’il ait mit une partie de son anatomie à laquelle il tenait précieusement dans la balance. Numéro deux. J’expirai. J’allais passer ma vie avec Monsieur Lux « je ne sais pas m’exprimer » Kingsley; Je devais apprendre à lâcher prise maintenant. Je lève les yeux, retrouve les siens; J’y vois une personne que je n’ai qu’aperçue avant. Ses yeux sont lumineux et, cette fois, ce n’est pas le reflet d’une flamme. Ses dents se montrent sous ses lèvres un peu relevées. Il est différent; Il me force à lui sourire. Du chocolat. Je cesse de le fixer, cherchant à me montrer indépendante, alors que bon.. Si tu veux bien faire, je veux du chocolat, des chandelles. Mes joues se rougissent. Une demande qui fait officielle, claire. Pas de « mouais peut-être » Ma voix sonne dix fois plus aigüe qu’à l’habitude; Je racle la gorge et je continue. Après, on se réserve pour le mariage, pour avoir une nuit de noce des plus mémorables. Je meurs d’envie de me retourner vers lui; Son expression doit être à en mourir de rire, mais je me retiens. Il tousse Je ris. Monsieur ne semblait pas d’accord, mais il avait tout de même écouté : un miracle dans mon livre à moi. D’un bon, je me relevai et le tirai pour qu’il se relève. J’en avais marre d’être là; j’attrapai le panier et voilà.

* * *

Il était collé contre moi; Nous regardions l’horizon, satisfaits. C’est à ce moment-là qu’un groupe d’oiseau c’était envolé. Une vision magique, parfaite. Celui qui allait être mien avait profité de l’occasion pour se lever, me proposant le dessert dans une boite de chocolat – ce que j’avais bien sûr accepté. Alors que j’étais dans une position un peu loufoque – j’avais un chocolat fictive dans ma bouche aussi inventée – il sorti une bague des plus jolies de sa poche, posa le genou au sol, et me demanda ma main. je lui sautai au cou, amoureuse, et criai « oui » comme si c’était le seul mot de mon vocabulaire. Un sourire, des larmes, des émotions si intenses qu’elles devenaient impossibles à décrire nous avaient alors parcourus. Si heureux, nous n’avions pas vu passer le temps, mais finalement, réalisant l’heure, avions couru à la maison, annoncer l’heureux évènement. J’essuyai une larme d’une main, serrant celle de Lux de l’autre. C’était la millième fois que je racontais ce mensonge, pourtant, je réussissais toujours à faussement pleurer à son apogée. C’est une histoire magnifique, mes enfants. Je souris à la dame et me retournai vers Lux, lui lançant un regard amoureux – J’aurais presque pu y croire pour vrai, à celui-là tellement il semblait vrai. Merci. Ce sera un plaisir de vous revoir au jour J. La femme hocha de la tête et s’enfuit; Je libérai vite ma main, me détachant de Lux. Un jour, il y aurait une vrai histoire à raconter.


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