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 RAVEN&CLAY ∞ « It's time to go back home »

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MessageSujet: RAVEN&CLAY ∞ « It's time to go back home »   Mer 12 Déc - 15:13






« IT’S TIME TO GO BACK « HOME ». »



Les murs d’un blanc immaculé avaient une allure des plus irréelles. Depuis combien de temps maintenant les observait-il ? Il ne saurait vous le dire, car son esprit était encore embrumé et douloureux dès qu’il essayait de réfléchir trop longtemps. Avec la violence du coup qui avait été donné, il était impossible d’être remis sur pieds en un rien de temps, en un claquement de doigts, et si tout le monde autour de lui était agréable avec sa personne, les regards n’en demeuraient pas moins troublants. A leurs yeux, le jeune homme avait l’impression de n’être qu’un étranger, alors que tout le monde prônait le contraire, répétant inlassablement combien il était chanceux, de leur avoir survécu. Et combien il était apprécié ici, qu’il était efficace. Mais ça, Clay sentait bien que quelque chose n’allait pas, c’était comme si une conscience muette lui murmurait des avertissements à l’oreille. Avertissements qu’il n’entendait pas toujours, car il lui était difficile de rester concentrer sur une seule et même chose pendant de longues heures. Même de longues minutes. Cela faisait plusieurs semaines maintenant qu’il constatait son état avec appréhension, sans même se rappeler qu’il était normalement médecin, pourtant, il semblait faire un diagnostic avant même que les autres médecins en blouses blanches ne le lui donnent. La première fois, c’était arrivé le lendemain de son réveil, on lui avait dit qu’il avait failli mourir, qu’il était un miraculé et qu’ils l’avaient récupéré de leurs griffes à temps. A ce moment-là, Clay était encore dans le brouillard, la tête lourde et sans aucun souvenir précis, hormis celui de ses deux prénoms. Son nom de famille, il avait un doute. Aucun souvenir de son district également, alors il ne fit qu’écouter ce qu’on voulait bien lui dire, absent, sûrement beaucoup trop focalisé sur la douleur physique. Au moins son esprit ne souffrait pas des images de la torture, et était donc beaucoup plus léger qu’avant. Être amnésique n’était tout de même pas facile, ni évident, car certaines personnes pouvaient facilement se jouer de vous, et ne se rappeler de rien précédent votre réveil, voir votre vie démarrer par un regard posé sur un mur blanc avait de quoi être perturbant. Plus d’enfance, plus d’amis, plus de souvenirs ou croyances auxquelles se rattacher. Plus d’arènes ni de jeux de la faim, plus de Capitole, ni même de Coin ou de Snow. Plus rien qu’un prénom, mis sur un visage qu’il n’avait pas encore revu, comme si on lui cachait. Au début, on disait que c’était pour éviter un second traumatisme, car il avait été bien amoché par « les autres », qu’ils disaient. Etant fatigué la majorité du temps, le jeune homme n’avait pas insisté. Mais aujourd’hui, après plusieurs semaines de lassitude, de maux de têtes et de rééducation physique, il allait bien falloir faire le premier pas.

Pour une raison qu’il ignorait, l’on voulait qu’il ne déambule pas trop dans les couloirs au début. Chose plutôt compréhensible lorsque l’on voyait l’état de ses jambes, et les opérations que ça avait dû coûter aux médecins. Cicatrices qu’il garderait sûrement à vie, pour ne pas oublier, ou ne plus oublier, lorsque son esprit malade aurait accepté de fouiller dans les méandres des souvenirs, qui n’étaient pas tellement loin. A dire vrai, Clay se protégeait sans même le savoir, protégeant des informations que son cerveau savait choquantes, et ingérable pour lui à l’heure actuelle. Depuis, les choses s’étaient tassées, et le jeune homme pouvait circuler de temps à autre comme il le souhaitait, bien que des « collègues » ne soient jamais très loin pour vérifier qu’il ne se cassait pas la figure. Du moins c’est ce qu’on lui avait fait croire, en vérité, il ne faisait que s’assurer que le « prisonnier malade » ne s’évaderait pas sur un coup de tête. Voilà d’où venaient tous ces regards intrigants, toutes ces prunelles qui vous scrutaient avec un air inquiet et inquiétant. Passant sa main sur l’arrière de son crâne toujours douloureux malgré les moyens impressionnants du Capitole, Clay avait d’autres envies, il voulait sortir, respirer un peu l’air frais, renouer avec le monde extérieur qui était censé être le sien, mais les négociations furent rudes. Très rudes. L’on prônait sa sécurité, une peur panique de le voir se blesser davantage alors qu’il n’avait besoin que de repos. Oui, le médecin savait tout ça, tout sauf qu’il était médecin et non pacificateur de base. Malheureusement, il n’avait pas prévu de se reposer aujourd’hui, pas tout de suite, le blanc commençait à lui sortir par les yeux, et ses prunelles fatiguées ne demandaient qu’à apercevoir un paysage, idéalement une forêt, oui, peut-être n’était ce qu’une tromperie, mais il pensait savoir qu’il aimait les forêts, le bruit du vent dans les branches, les oiseaux qui chantaient au moment de l’arrivée du printemps. Les odeurs de bois humides, et celles du bois fraîchement coupé et taillé. La texture des écorces et la rosée du matin.

Assis sur le lit plus que douillet dont il avait hérité, Clay se réveilla doucement, pour une énième journée d’ennui et d’incertitude. Penchant la tête sur le côté, doucement, il effleura son visage du bout des doigts, se demandant s’il était aussi horrible que ça pour ne pas disposer du droit de renouer avec ce qu’il était, et surtout qui il était. Sans doute craignaient-ils qu’en se voyant dans un miroir, son reflet ne fasse tilt au sein de son esprit, lui permettant de se remémorer des choses qui mettrait leur plan en échec. Dans le fond, c’était sûrement ça. Il en était de même pour son dos, la chaire brûlée il l’avait bien noté en se réveillant, tant celle-ci avait fait mal, se frottant au tissu blanc de ce qui, sur le moment, avait fort ressemblé à une salle d’opération des plus étranges. Toutefois, le jeune homme n’avait pas cherché plus loin, jugeant que c’était inutile, ça ne lui apprendrait rien de plus, pourtant, il se trompait lourdement. Laissant ses jambes descendre lentement du lit, ses pieds finirent par effleurer le sol froid de la chambre, alors il se pencha doucement pour récupérer les béquilles, sachant pertinemment qu’il devait tout de même s’économiser, puis se leva, avançant par la même jusqu’à la porte donnant sur le couloir. Une fois ouverte, il ne fut pas surpris de voir deux de ses soit disant « amis » de chaque côté de celle-ci. Arquant un sourcil, il s’autorisa un fin sourire.

« Combien de fois devrais-je vous dire à tous les deux que je ne risque rien ici ? ». L’un des pacificateurs se força à sourire, jouant pleinement la comédie. « On ne le fait pas par obligation tu sais, on veut juste s’assurer que tout va bien, et que personne ne viendra t’embêter. ».

Sachant que ça ne servirait à rien de polémiquer une nouvelle fois sur leur présence, Clay se contenta d’hausser les épaules et de leur sourire. « Ma petite sortie programmée tient toujours ? ». Les deux hommes se regardèrent, s’interrogeant du regard puis hochèrent la tête. « Une heure maximum, oui. ». Le visage du médecin s’illumina. « Parfait ! ». S’extirpant entièrement de la chambre, il se mit à avancer en direction de la sortie, de toute façon il était habillé et lavé, comme il pouvait, les douches étant quasiment prohibées à cause de toutes les plaies qui cicatrisaient encore. Le mois de septembre était bien engagé, du moins, c’est ce qu’on lui avait dit. Aucun autre détails concernant la fin des jeux ou le début de la tournée du vainqueur, rien, comme si on lui empêchait tout autre choc traumatique, comme s’il était un bébé ou une mauviette. Là encore, Clay ne disait rien, n’ayant pas le courage de se battre dans le vide, avec des personnes muettes comme des carpes. Pendant plusieurs jours il avait essayé de se rappeler du moindre petit truc, mais rien n’était revenu, la seule chose qui ne cessait de revenir par contre était les maux de têtes, dès qu’il insistait de trop. Plusieurs fois il avait manqué de briser la vitre de sa chambre par élan de colère, ou plutôt de désespoir, mais il avait toujours fini par se calmer, rattrapé par la douleur ou l’épuisement. Malgré tout ça, le jeune homme était là, et ne semblait « pas si mal que ça », disons que c’était toujours mieux que les cellules sombres, bien qu’il ne s’en souvienne pas. Il n’avait donc aucune idée de ce qu’il pouvait se tramer du côté du District 13 ou même des futures révoltes. Pour le coup, Clay vivait un peu comme dans une bulle que tout le monde refusait de percer, afin de le garder, pour plus tard. Afin de l’utiliser, chose que bien sûr, il ignorait puisqu’on lui bourrait le crâne en lui répétant que l’ennemi n’était pas eux, mais les autres. A croire qu’ils ne savaient dire que cela, comme s’ils avaient peur qu’il l’oubli, ou bien même qu’il en doute. Avançant d’un pas lent mais tout de même soutenu, pour quelqu’un qui souffrait encore des jambes, l’appel de l’air frais était plus fort que tout, et le jeune médecin le sentait dans ses tripes, il avait besoin de sortir, peut-être se rappellerait-il de quelque chose, de lui quittant l’une de ces enceintes, ou bien, d’une sculpture particulière, quelque chose. Les portes s’ouvraient les unes après les autres, au fur et à mesure que lui-même et ses deux accompagnateurs arrivaient à proximité. L’excitation du jeune homme était à son comble, et lorsqu’ils atteignirent la dernière porte, son cœur manqua un battement. Trois, deux… Un. Et la porte s’ouvrit.

Il avait attendu ce moment depuis des jours, mais maintenant qu’il y était, que le soleil avait ébloui ses yeux avant qu’il ne puisse apercevoir le décor, rien n’était comme prévu. Les bâtiments, le manque de verdure, les pierres, les allures plus qu’étranges des habitants qui observaient plus ou moins ce qu’il se passait. Rien n’était comme ce qu’il avait imaginé. Où était la forêt ? La verdure ? Le bruit des oiseaux ? Etait-ce là qu’il vivait normalement ? Clay se tourna vers les deux pacificateurs d’un air un peu défait. Reportant finalement son attention sur les rues qui se profilaient à l’horizon, il déglutit. « Un problème ? ». Il signa à la négative. « Non je… ». Pinçant les lèvres il semblait déçu. « J’imaginais ça autrement. ».

Rien ne lui revint en mémoire, même lors de leur promenade dans les rues du Capitole. Les allures colorées ne lui rappelaient absolument rien, mais il ressentait tout de même comme un malaise. Comme s’il ne faisait pas parti de ce monde-là, et dans le fond il avait pleinement raison. Les regards qu’on lui adressait n’étaient pas méchants mais… Toujours cette maudite impression d’être un étranger. Passant outre, le jeune homme se surpris à baisser les yeux au sol, comme s’il surveillait que ses jambes ne se fassent pas la malle, ou bien qu’elles décident de céder sous son poids. Intrigué, perdu, il se laissait plus ou moins guider par ses accompagnateurs, conscient qu’avec son amnésie, il ne savait même pas où il allait. Ce qu’il ignorait, c’est que même sans amnésie il n’aurait su se diriger dans les rues du Capitole, car il ne venait pas de ce monde-là, parce qu’il venait du District 7, et qu’il n’avait absolument rien d’un pacificateur…




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MessageSujet: Re: RAVEN&CLAY ∞ « It's time to go back home »   Mer 26 Déc - 0:10

Clay & Raven
I'LL LIFT YOU OUT Ҩ It's in your eyes, a color fade out looks like a new transition. The starting up and shaking your ground, turning your head to see a new day calling. Does it feel like a head to lean on ? A snapshot from where you were born ? I'm looking for your hand in the rough, you're caught in the wire, well, I'll lift you out.
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« Il est pas là ! Où est-ce qu'ils l'ont emmené bordel ? » Elle était vide, cette cellule qu'on nous avait indiqué et dans laquelle aurait normalement du se trouver Clay était vide et à en juger par son état elle n'avait pas eut d'occupant depuis plusieurs semaines. Se pouvait-il que … non, ce n'était pas possible, nous ne pouvions pas arriver trop tard. Dès que j'avais appris où il était je m'étais promis de ramener Clay au treize tout comme j'avais promis de le faire avec Miléna sept mois auparavant, et j'avais réussi par le passé alors il était hors de question qu'il en soit pas de même cette fois-ci … Clay faisait partie de ma famille, et je ne laissais pas ma famille derrière moi. « Brendel et Wakefield vous restez ici avec Morgenstern et Watson et vous fouillez les environs. Hawkins et Wayland vous m'accompagnez, Loop tu viens avec nous. » Je ne savais pas encore ce que j'avais prévu de faire, en réalité je réfléchissais à toute vitesse pour tenter de trouver un plan et de ne pas me contenter d'envoyer mes hommes un endroit ou un autre en comptant sur le hasard et la chance … J'avais juste besoin d'un peu de temps. Les trois pacificateurs gardant l'entrée étaient KO pour un petit moment et dans le doute nous les avions enfermés dans une cellule vide histoire qu'ils ne se révèlent pas encombrants. Les trois soldats que j'avais cité et moi avions repris le chemin des souterrains, le réseau d'égouts du Capitole étant la seule raison pour laquelle il nous était encore possible d'y venir, la possibilité de se fondre dans la masse dans cet endroit était égale à zéro. « Wayland, Hawkins, prenez à droite, on ira tout droit. N'oubliez pas que la prochaine ronde est dans moins de deux heures, si vous ne trouvez rien faites demi-tour, gardez vous assez de marge pour retourner au point de ralliement. » A mesure que nous nous enfoncions dans les couloirs j'avais senti mes mains se resserrer instinctivement sur mon fusil, et le bruit de mes pas et de ceux de Loop raisonner plus fort à mes oreilles. Nous ne pouvions pas, JE ne pouvais pas revenir sans Clay, et ça ce n'était pas quelque chose de négociable. « Où est-ce que tu es Clay … où est-ce que tu es ? » avais-je fini par murmurer sans pour autant ralentir mon allure ou relâcher même un peu l'emprise que j'avais sur mon arme.

◮ ◮ ◮ ◮ ◮


Cela faisait alors une dizaine de jours que j'avais rejoint le septième district, et c'était la première fois que j'avais l'occasion d'y déambuler comme bon me semblait sans réel risque pour moi ou mes hommes que notre escapade ne finisse mal. Pourtant tout cela avait eut un prix, et si aucun des hommes de mon unité n'étaient tombés le treize déplorait pourtant des pertes, dans les affrontements du sept mais également ailleurs ; Il n'y avait pas de guerre sans sacrifice, et c'était sans aucun doute la raison pour laquelle en quittant mes souterrains et mon appartement quelques jours plus tôt j'avais ressenti ce pincement dans ma poitrine, cette culpabilité de laisser Miléna toute seule au treize malgré la dangerosité de la mission pour laquelle je partais, et malgré le fait que ses yeux me suppliaient pratiquement de rester lorsque je l'avais embrassé une dernière fois avant de partir. Elle aurait voulu que je reste, je le savais, et une partie de moi le voulait sans doute aussi mais je ne pouvais pas m'y résoudre ; Participer à la prise du district sept c'était quelque chose que j'avais toujours désiré, c'était quelque chose dont je rêvais depuis pratiquement mon entrée dans l'armée du treize … et je savais aussi qu'à ma place elle n'aurait pas renoncé, parce que nous étions des soldats, et que ce qui se passait dans Panem depuis ces quelques semaines c'était ce que nous avions attendu dans l'ombre toute notre vie ou presque.

Bien que moi et quatre de mes hommes ayons trouvé hospitalité chez une jeune rebelle du district nous dormions peu, souvent à tour de rôle et jamais plus de deux ou trois heures consécutives ; Le plus dur n'étant pas tant de prendre le contrôle d'un district mais bien de le garder ensuite, et même dans des districts en retrait comme le sept Snow et ses sbires ne se laisseraient pas faire ainsi sans résister. Je n'avais donc pas beaucoup dormi la nuit précédente lorsqu'en fin d'après-midi une milice venue du sud avait atteint la bâtisse où le treize avait temporairement établi son quartier général, en attendant de trouver mieux ; Parmi eux se trouvaient Loop, et j'avais su dès qu'elle avait ouvert la bouche que ce qu'elle s'apprêtait à me dire m'intéresserait. Je ne savais pas trop comment elle réussissait à en savoir autant sans jamais s'être faite attraper, je ne savais pas mais les résultats eux étaient là, et toujours fiables. Raison pour laquelle lorsqu'elle avait évoqué Clay et le fait qu'elle avait enfin des informations solides sur l'endroit où il était retenu mon sang n'avait fait qu'un tour. Il m'avait fallut moins de quarante-huit heures pour monter une équipe, exclusivement composée d'hommes de mon unité mais également de Loop ; Elle avait insisté pour venir, là non plus je n'avais pas vraiment saisi pourquoi mais soit, je l'avais eut assez longtemps sous mes ordres pour savoir qu'elle serait un atout non négligeable.

◮ ◮ ◮ ◮ ◮


C'était la raison pour laquelle j'étais tellement à cran alors que nous parcourions les galeries souterraines du Capitole ; Loop ne pouvait pas s'être trompée, s'il n'était pas dans ces cellules c'était qu'on l'avait emmené ailleurs, ou du moins qu'il n'avait plus rien à faire là … et ça c'était loin de me rassurer. J'avais beau essayer de ne pas y penser je ne pouvais m'empêcher de me dire que peut-être il était trop tard, peut-être qu'en arrivant un ou deux jours avant … Que dirait Julian ? J'étais déjà pratiquement certain qu'il me détestait, alors que serait-il s'il apprenait que j'avais eut l'information d'où était retenu Clay et que malgré cela je n'avais pas été fichu de le ramener au treize ? Il ne me le pardonnerait jamais, et à raison … je ne me le pardonnerais jamais non plus d'ailleurs. Soudain je m'étais arrêté net, attrapant du même coup le bras de Loop pour la forcer à en faire de même ; Je n'avais pas rêvé, derrière nous des bruits de pas se rapprochaient et parce que le reste de l'équipe était partit dans des directions différentes cela ne pouvait pas être une bonne nouvelle. Ni une ni deux nous nous étions mis à courir, droit devant nous, sans réfléchir plus loin et rendant ainsi difficile de savoir vraiment où nous allions … et puis d'un seul coup je l'avais attrapé par le bras et tiré vers la droite, à l'intérieur d'une galerie adjacente où l'obscurité quelques mètres plus loin nous permettrait de nous cacher. A bout de souffle nous n'osions pourtant pas faire le moindre bruit, quitte à retenir notre respiration en attendant que le danger passe … Et puis finalement il nous avait suffit d'un regard et d'un signe de tête pour comprendre quel serait le plan.
Quelques minutes plus tard deux pacificateurs de plus se retrouvaient assommés et ligotés dans un coin de souterrains, et Loop et moi avions enfilé de quoi nous fondre un peu plus dans le décor … Il n'y avait pas à dire, l'uniforme de pacificateur était aussi laid qu'il était désagréable à porter. Mais l'avantage, c'était que je pourrais aller chercher Clay un peu plus loin … C'était risqué, et surtout Coin nous interdisait formellement de nous montrer à découvert au nez et à la barbe de Snow, mais elle ne le saurait jamais, et d'une manière ou d'une autre je reviendrais de toute manière avec mon cousin … J'étais venu pour le ramener, je ne repartirais pas sans lui. Mais à mesure que nous approchions d'une sortie – j'avais profité de l'intermède pacificateur pour consulter ma carte et tenter de retrouver avec Loop où nous étions – j'avais compris que si j'étais décidé à désobéir aux ordres, chose que je ne regrettais pas le moins du monde, je ne pouvais pas demander à Loop de faire de même, je ne pouvais même pas la laisser faire tout court. « Tu montes la garde ici. Si dans vingt minutes je suis pas revenu tu rejoints les autres et vous retournez au point de ralliement. » Elle n'avait rien répondu, mais elle avait ce regard qui ne trompait pas et qui disait qu'elle n'approuvait pas. « Considère que c'est un ordre. » avais-je donc fini par ajouter, avant d'enfin me jeter … dans la gueule du loup.

Passé l'éblouissement du au fait de retrouver la surface et la lumière qui allait avec, j'avais pu réaliser pour la première fois à quel point le Capitole n'était en rien comparable avec tout ce que j'avais déjà pu voir dans ma vie. J'étais déjà venu au Capitole par le passé, mais jamais je n'étais allé plus loin que ces souterrains, jamais je n'avais désobéi à Coin , et pour la première fois je voyais de mes propres yeux ce que je n'avais entendu que par des on-dit et de vagues descriptions qui il faut bien le dire ne m'intéressaient pas vraiment … et mon avis, maintenant que je voyais tout cela en vrai, c'était que s'il y avait une raison laide à Panem, c'était bien le Capitole. Passé cette contemplation cependant il m'avait bien fallut décider de ce que j'allais faire, je disposais de peu de temps et si cet uniforme me permettrait je l'espérais de me fonde plus ou moins dans la masse des habitants je savais qu'il me serait impossible de duper un pacificateur pure souche. Par où aller, où chercher … Je n'en avais pas la moindre idée, c'était plutôt une tentative désespérée due au fait que je ne voulais pas abandonner et me faire à l'idée que si Clay n'était plus dans une cellule c'était probablement qu'il n'était plus tout court. Sans trop savoir pourquoi j'avais pris à droite, marchant vite et gardant la tête baissée, pour ne croiser le regard de personne, les mains toujours serrées sur mon fusil. Mais à tourner à gauche et à droite j'avais peur de finir par ne plus retrouver l'endroit par lequel j'étais arrivé, et finalement après dix bonnes minutes j'avais pris la décision de faire demi-tour quand j'étais arrivé face à un cul de sac … je détestais l'idée de repartir, mais je n'avais plus beaucoup d'autres choix. Je n'avais pas fait vingt mètres pourtant que l'impossible s'était produit, et qu'au bout de la rue j'avais cru reconnaître mon cousin, encadré par deux pacificateurs. J'avais froncé les sourcils, cru avoir mal vu, mais après deux pas de plus j'avais compris que non. « Clay. »

Je n'allais pas m'en sortir comme ça, j'étais persuadé qu'ici tous les pacificateurs ou presque devaient se connaître au moins de vue, et il me suffirait de faire un pas de plus dans leur direction pour que ces deux là ne prennent conscience que je n'étais absolument pas l'un des leurs. Regardant à gauche, puis à droite, j'avais remarqué soulagement qu'en dehors de nous quatre l'endroit était – provisoirement – désert ; Dans ma tête j'avais refait mentalement le trajet qui menait jusqu'à l'endroit où j'avais laissé Loop, puis j'avais laissé glissé une main le long de mon fusil pour poser un doigt sur la détente. Coin me tuerait si elle apprenait ce qui était sur le point de se passer, peut-être pas littéralement mais ma réputation de soldat qui ne faisait jamais la moindre faute allait en prendre un certain coup … Mais merde, j'avais toujours suivi les ordres jusqu'à aujourd'hui, et il s'agissait d'un cas particulier. Et puis que Coin aille se faire foutre, j'étais sûr et certain que si elle devait choisir entre son statut et l'intégralité de sa famille – qu'elle n'avait pas, pas que je sache du moins – elle ferait tuer père, mère, frères et soeur presque sans remords … Et je n'étais pas comme Coin. « Halte ! » avais-je finalement lancé en direction des trois hommes, me demandant combien de temps le doute subsisterait avant que ces deux imbéciles ne tentent de me canarder. Et bon dieu pourquoi Clay donnait-il l'impression de faire une promenade de santé ? Pourquoi tenait-il le bras de ce pacificateur ? Et pourquoi avais-je l'impression que j'aurais pu être Pierre, Paul, Jacques ou le Président Snow Clay ne m'aurait pas regardé d'une manière différente ?


when the day has come that I've lost my way around, and the seasons stop and hide beneath the ground, oh, you tell me to hold on, but innocence is gone and what was right is wrong ⊹ bleeding out


Dernière édition par Raven H. Abernathy le Lun 11 Fév - 19:07, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: RAVEN&CLAY ∞ « It's time to go back home »   Dim 3 Fév - 15:32






« I DON’T KNOW YOU. »



La Capitole n’était qu’un amas de couleurs et de grands édifices, le genre de chose que l’on ne pouvait réellement trouver dans les districts. Persuadé pourtant, de faire partie de ce monde, le médecin n’avait fait qu’écouter ce qu’on avait bien pu lui raconter, le cerveau ayant été beaucoup trop abîmer pour forcer. Malgré tout, le jeune homme n’avait eu de cesse de toucher du doigt cette vérité qui résonnait au fond de son cœur, tout cela n’était pas normal. Des sensations étranges, il en avait eu pendant des jours, des semaines alors que la convalescence se faisait des plus rudes et était encore loin d’être terminée. Les traits tirés par la fatigue, Clay avait tout de même tenu à sortir d’ici, et on ne lui avait donné l’occasion que dans le but de poursuivre la mascarade et éviter qu’il ne se pose trop de questions. Il était cependant loin d’imaginer que quelque part, quelqu’un cherchait à le ramener jusqu’à sa véritable « maison », ce ne serait pas le district 7, ce ne serait pas réellement son chez lui, mais ce serait toujours plus proche de ce qu’il était, qu’ici. Car ici il n’était rien, le Capitole comptait se servir de lui, en faire l’un des leurs dans le but de blesser et ébranler un peu plus la rébellion qui, pourtant, prenait un tournant des plus incroyables. Un tournant des plus inespérés. Marchant comme il pouvait dans les rues, tantôt aidé par l’un de ses gardes du corps, tantôt par la simple force de ses bras, le jeune homme observait chaque chose présente autour de lui, comme un enfant découvrant les possibles merveilles de la nature. Combien de fois avait-il rêvé de ce moment ? Combien de fois avait-il vu de la verdure et entendu le son de la pluie sur les feuilles des arbres lors de ses nuits ? Un nombre incalculable de fois, son esprit cherchait à lui envoyer des signes, et la vérité était parfois si proche… Mais il n’y avait rien à faire, quelque chose bloquait toujours. C’était comme si son esprit bloquait les souvenirs pour que le corps guérisse mieux, qu’il se sente « bien », comparé à toutes les horreurs qu’il avait pu vivre. On lui avait brisé les jambes, et celles-ci commençaient à peine à se remettre. L’on avait mis du temps à les soigner, et si Ydris n’avait pas eu la bonté d’âme de mettre des attèles construites avec les moyens du bord, sans doute serait-il handicapé à vie. Oh bien sûr… Cela mettrait du temps, et malgré les techniques innovantes du Capitole, et les opérations, sans doute boiterait-il toujours un peu, comme un éternel mauvais souvenir. Si encore il n’y avait que ça… Il n’avait pas vu le symbole gravé dans la chair de son dos. Un symbole qui était censé tout dire mais qui ne ferait que rappeler à Clay tout ce dont était capable le Capitole. Des pires atrocités. Clay ne serait sans doute plus jamais le même, mais à l’heure actuelle il ne savait rien de tout ça, et dans le fond, il avait retrouvé un brin d’innocence propre aux gamins qui exploraient le monde sans avoir conscience de tous les problèmes qui pouvaient exister.

La douleur était vive, mais il sentait surtout les marques sur son visage encore meurtri. Les regards de ces gens aux allures farfelues, le jeune homme les avait bien sentis, comme s’il n’était qu’un étranger, qu’on ne le connaissait pas. Si seulement il savait. La sensation de malaise était omniprésente, comme un réel poids sur son estomac, et ses compagnons de sortie ne pipaient mot, ce qui rendait l’escapade encore plus glauque que prévue. Au fur et à mesure qu’il avançait, le futur rebelle se sentait de plus en plus mal, comme s’il s’avançait vers un danger, qu’il le sentait au fond de ses tripes. Jetant un rapide coup d’œil à l’un de ses accompagnateurs, il se permit un sourire hypocrite, car au fond de lui tout n’était qu’inquiétude, il ne se sentait pas à sa place. « Dites… J’avais l’habitude de me promener dans ces rues ? ». Une simple question. L’un des pacificateurs s’arrêta à son niveau, l’on lui avait dit de toujours répondre par l’affirmative ou presque, afin que le prisonnier n’ait aucun doute quant à leur attitude. « Tu n’avais pas toujours le temps mais on passait souvent par là pour aller dans notre bar favori, tu ne te rappelles même pas un détail ? ». Clay observa les coins de rues et les magasins déserts, puis signa finalement à la négative, non il ne se rappelait pas. Baissant les yeux, le malaise s’accentua mais il reprit sa route, s’aidant de ses espèces de béquilles cette fois, il ne se sentait pas de resté comme un éclopé accroché à un pacificateur en uniforme, d’ailleurs il ne pouvait s’empêcher de le trouver affreux, cette uniforme. « Ne t’en fais pas, ça finira bien par revenir. ». Le pacificateur ne savait pas si bien dire… Mais ça ne reviendrait pas avant quelques temps, il faudrait des déclics, de véritables déclics et non des mensonges pour espérer que le véritable Clay ne revienne à la surface de sa personnalité. Que sa mémoire puisse revenir enfin et sa vie, reprendre un peu de son cours, malgré le fait qu’il soit complètement brisé de l’intérieur. Qui sait, peut-être deviendrait-il un bon baby-sitter, après tout, son cousin, qui le cherchait et dont il ne se souviendrait pas encore, était censé être bientôt papa.

L’air beaucoup moins enjoué qu’au tout début de sa sortie, Clay continuait d’avancer aussi vite qu’il le pouvait, et l’heure, à ce rythme défilait à vitesse grand V sans qu’il ne puisse voir tout ce qu’il souhaitait. Les gens ne trainaient pas vraiment dans ces rues, il trouvait donc étrange qu’un bar favori s’y trouve. Le médecin songeait d’ailleurs à faire demi-tour quand un autre pacificateur leur demanda de s’arrêter. Perplexe, le jeune homme s’immobilisa et laissa ses deux pseudos « amis » régler le problème, complètement loin de se douter que sa vie allait prendre un énième tournant et que tout ce que le Capitole avait bâti pendant plusieurs jours auparavant allait bien voler en éclat à partir de cet instant, et que le doute s’installerait en laissant place aux migraines qui reprendraient de plus belles. L’expression du visage de Raven, Clay ne put la déceler, car il ne le reconnaissait absolument pas, qui plus est, avec l’uniforme des Pacificateurs il était difficile de reconnaître quelqu’un. L’un de ses accompagnateurs s’avança vers l’homme qui s’était rapproché d’eux, et tandis qu’il pensait qu’il s’agirait là d’une simple explication, la situation dégénéra… Très vite, si vite que le médecin n’eut d’autre choix que de relever les yeux et de reculer légèrement, le second pacificateur souhaitant déjà prêter main forte au second, qui venait de tomber au sol. L’air ahuri, le jeune homme ne demanda pas son reste, craignant pour sa vie, il faisait déjà demi-tour pour retourner là d’où il venait, un pacificateur n’attaquait pas un autre pacificateur, il s’agissait donc d’un imposteur. Si on ne lui avait pas dit que les rebelles étaient violents et qu’ils lui avaient causé toutes ces douleurs, sans doute jamais Clay ne serait parti dans l’autre sens, à la recherche d’une issue, claudiquant comme il pouvait. L’inquiétude avait laissé place à la panique, ou plutôt à un réflexe bien ancré dans sa chair depuis son arrivé ici. Fuir la violence, la violence n’était pas bien, c’était… Mauvais, ça causait de la souffrance.

Ne se préoccupant pas de ce qu’il se passait en arrière, Clay tentait de fuir, mais la douleur de ses jambes et le léger mal de tête qui lui prit ne l’aidèrent pas à avancer correctement, et il manqua de s’effondrer au sol. Sans doute aurait-ce été le cas si Raven, déguisé en pacificateur ne l’avait pas rattrapé de justesse pour l’attirer ailleurs. Ne sachant qui était quoi, et qui était avec lui ou non, il chercha tout d’abord à se dégager, grimaçant sous la douleur. « Qu’est ce qui se passe ?! ». La précipitation était telle qu’il ne sut réellement s’il eut une réponse à sa question ou non. N’ayant pas les moyens de protester, et l’uniforme des pacificateurs étant tous identiques, il ne put dire si oui ou non il s’agissait de l’un de ses accompagnateurs, et à dire vrai il ne put observer en arrière pour savoir ou comprendre. Etant obligé de forcer sur ses jambes, le médecin se retrouva bien vite dans les souterrains du Capitole, et la chute dans ceux-ci ne fut pas des plus agréables, ni même brillante.

Clay laissa échapper un gémissement de douleur avant de passer sa main derrière sa nuque, l’arrière de son crâne disposant toujours d’un pansement. « Aoutch… ». Se massant le crâne pendant quelques secondes il s’autorisa enfin à observer son ravisseur, car lui, il le prenait comme ça. Pourtant, Dieu savait qu’il n’y avait pas de temps à perdre mais le jeune homme était encore blessé, et surtout amnésique. Quand vous ne vous rappeliez plus de rien, la panique pouvait très vite vous envahir. « Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous me voulez ? ». La voix était légèrement tremblante, car le traumatisme se répétait quelques peu, la dernière fois qu’on lui avait fait ce genre de coup, il avait été torturé, et si son esprit ne se souvenait pas des tortures et qui les avaient prodiguées, son corps en revanche se rappelait toujours de la souffrance. Sur le moment, Clay ne pouvait savoir que ces deux questions pourraient avoir un impact sur la personne se trouvant en face de lui. Il ne pouvait deviner combien il serait sûrement difficile pour Raven de se rendre compte que son cousin ne se rappelait même plus de lui, qu’il n’était plus qu’un amnésique qui ignorait tout de ce qui se tramait dans Panem ou presque. Le jumeau du chef des rebelles, lui, était on ne peut plus apeuré, car incertain de ce qui l’attendait, il ne connaissait pas cet endroit pourtant par le passé il y avait déjà navigué, pour aider Julian dans ses missions suicides, afin de s’assurer qu’il reviendrait en vie au district. Adossé contre l’un des murs, la migraine se fit plus forte, car les souvenirs enfouis étaient en alertes, et cherchait tout de même à se faire une place dans son esprit malade qui refusait absolument toute forme de violence. Raven pouvait toujours essayer de faire bouger Clay, celui-ci s’y refusait catégoriquement, il ne bougerait pas d’un poil tant qu’il ne saurait pas ce que tout ce cirque voulait dire.


Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: RAVEN&CLAY ∞ « It's time to go back home »   Lun 11 Fév - 23:14

Je ne sais pas pourquoi je n’avais jamais ne serait-ce qu’envisagé l’éventualité que nous ne retrouvions pas Clay, que peut-être sa disparition était une fin en soi et que tous ceux qui le connaissaient, l’avaient côtoyé et savait où non ce qu’il était advenu de lui devraient se faire une raison. Peut-être était-ce simplement que trop de choses s’étaient déjà produites ces derniers mois pour que mon esprit n’accepte la moindre mauvaise nouvelle supplémentaire … Sans doute, parce que sans être le dernier des pessimistes j’étais pourtant quelqu’un de foncièrement réaliste en temps normal, pas le genre à me faire de faux espoirs sur tout ce qui ne se passait pas comme je l’avais prévu ou espéré. Mais cette fois-ci j’avais espéré, trop peut-être, mais à raison, et je n’en avais pas démordu un seul instant, même quand je n’avais plus eut de nouvelles de Sydney non plus, même quand j’avais compris que la Présidente ne ferait rien de plus … au fond en avait-il déjà été autrement ? Clay n’aurait eu aucune chance si je n’avais pas persévéré, tout comme Miléna et Aiden n’auraient eu aucune chance quelques mois plus tôt si le Major Templesmith n’avait pas su trouver les mots justes pour faire plier Coin. J’étais même persuadé qu’elle n’avait accepté que pour ne pas risquer de perdre l’estime et la confiance de Cray, l’un de ses plus proches soldats … Elle ne l’avait pas fait par bonté, ou par remords, ça non. Mais des remords en revanche je savais que j’en aurais eu si j’avais laissé tomber aussi facilement et en même temps qu’elle, aussi n’avais-je pas hésité longtemps avant de prendre la décision de désobéir … Ou plutôt, d’agir sans autorisation, même si j’étais excessivement bien placé pour savoir que le mensonge par omission ne valait pas mieux que le mensonge tout court aux yeux de notre armée. Mais mes états de service étaient irréprochables, et même si penser ainsi était contre mes principes j’en étais vite arrivé à la conclusion que je n’aurais pas grand-chose à craindre pour ce qui était d’une sanction, à la condition de faire les choses comme il fallait. C’est à dire rapidement, efficacement, et discrètement.
Et tout aurait pu se dérouler comme prévu si mon cousin s’était toujours trouvé dans sa cellule quand nous étions arrivés ; Pas que l’idée de le voir enfermé comme un rat dans une boite me soit plaisante, mais si tel avait été le cas nous aurions déjà regagné l’hovercraft. Au lieu de ça je me retrouvais là, dans ces rues où jamais aucun soldat du district treize n’avait réellement eut l’autorisation de mettre les pieds, dans un uniforme dont la simple vue suffisait d’ordinaire à me crisper, à prier pour ne pas avoir à faire usage de mon arme mais sans vraiment savoir où j’allais. Où allais-je ? Nulle part, sans doute, j’étais juste trop désespéré pour me résoudre à abandonner si facilement, je voulais croire que je n’étais pas venu ici pour rien, qu’il n’était pas trop tard, que je n’allais pas devoir rentrer au treize, regarder Julian en face et lui dire que je n’avais pas été foutu de lui ramener son frère … Julian ne m’aimait pas, j’en étais persuadé, et si jusqu’à présent le fait qu’il fasse sa mauvaise tête avait tendance à m’agacer, si j’abandonnais Clay à son sort ici il aurait alors une bonne raison de m’en vouloir définitivement.

Rapidement, efficacement, et discrètement. Je savais que je ne pourrais pas m’en tenir à mon plan à la seconde où j’avais vu les deux pacificateurs qui encadraient Clay ; Je n’avais même pas eu le temps de me réjouir de le savoir sain et sauf. La seule façon de m’en sortir était de tenter de jouer le jeu jusqu’au bout, peu importe le temps que cela durerait. L’un des deux hommes avait fait quelques pas vers moi, d’abord sans se méfier puis fronçant les sourcils à mesure qu’il se rapprochait et réalisait sans doute la supercherie ; Il doutait, je l’avais compris dès l’instant où il avait lâché d’un ton perplexe « Qu’est-ce que tu fous là, on patrouille pas dans ce secteur, tu … » La fin de sa phrase je ne la connaîtrais jamais, à la seconde où j’avais vu sa main se poser sur la crosse de son pistolet j’avais compris que la sauce ne prendrait pas et que la seule manière de nous sortir de ce pétrin serait de foncer dans le tas … ce que j’avais fait. Profitant de l’hésitation de mon opposant j’avais balancé mon pied dans son abdomen pour lui couper la respiration et l’avais assommé avec mon fusil qui, qu’on se le dise, ne servait pas toujours uniquement d’arme à feu. Avec un peu de chance – et je comptais sur la chance, clairement – il serait dans les vapes un peu trop longtemps pour prêter main forte à son collègue, qui parce que je ne pouvais pas profiter de l’effet de surprise une seconde fois risquait de me donner un peu plus de fil à retordre. « COURS ! » avais-je crié à l’intention d’un Clay qui ne semblait rien comprendre à ce qui se passait ; Et bon dieu il allait falloir qu’il se secoue, ce n’était pas le moment de moisir ici s’il avait envie de revoir son frère un jour. Par chance il semblait avoir compris, puisque sans un mot il avait fait demi-tour pour fuir en sens inverse … et moi je ne comptais pas m’attarder, aussi bousculant l’autre pacificateur d’un violent coup d’épaule je l’avais empêché de me prendre le pistolet que j’avais volé à son collègue, et tenté de rattraper Clay qui boitillant n’avançait pas aussi vite que je l’aurais espéré … il ne semblait d’ailleurs pas en aussi bonne forme que je l’avais pensé au début, en le voyant de loin, d’ailleurs. « Saloperie de rebelle ! » avait vociféré l’autre derrière moi, et un sourire narquois s’était malgré moi affiché sur mon visage. Un court instant, après quoi il m’avait agrippé la jambe et manqué me faire tomber à mon tour ; J’avais réussi à garder l’équilibre, mais le pistolet que je venais de récupérer s’était lui décroché de ma ceinture et avait glissé sur le pavé à plusieurs mètres de moi. Me retournant je m’étais retrouvé nez à nez avec mon assaillant, son pistolet pointé sur moi, et ce fut seulement au dernier moment que je parvins à faire dévier son bras, le coup de feu partant vers un mur tout proche. Il était fort physiquement, plus que je l’avais imaginé à sa carrure, et notre corps à corps s’éternisa quelques instants sans que ni lui ni moi ne parvienne à prendre le dessus … quand finalement un coup de feu avait retenti. Le pacificateur et moi nous étions regardés dans les yeux un court instant, la crispation autant présente sur son visage que le mien, mais enfin ce fut lui qui d’un seul coup tomba à genoux sur le sol, sa main lâchant mon bras pour venir se crisper sur son abdomen où une tâche de sang grandissait déjà. Instinctivement j’avais fait un pas en arrière, puis deux, trois, et finalement j’avais tourné les talons pour prendre la fuite à mon tour. J’avais blessé un pacificateur sur le sol du Capitole, peut-être mortellement ; J’avais tué un pacificateur sur le domaine même du Président Snow, et quand bien même ce n’était pas mon principal souci à cet instant je savais déjà que pour cela j’aurais de sérieux ennuis.

En quelques foulées j’avais atteint la hauteur de Clay, qui claudiquait toujours difficilement visiblement sans même savoir où il allait. Une main à nouveau solidement serrée sur la détente de mon fusil j’avais attrapé son bras avec ma main libre pour lui faire accélérer le mouvement ; Il avait mal, je le voyais bien, mais il aurait bien plus que ça si nous ne disparaissions pas très vite. Les coups de feu avaient sans doute alerté les environs et je ne tenais pas à me trouver encore à proximité lorsque des renforts arriveraient et découvriraient le corps de deux des leurs, dont un serait peut-être un cadavre d’ici là, écroulés sur le pavé. « Qu’est-ce qui se passe ?! » avait pourtant protesté mon cousin de l’air de celui qui ne comprenait toujours rien. Sans le lâcher d’une semelle et en regardant régulièrement derrière nous si personne ne nous avait pris en chasse, j’avais répondu à toute vitesse « On se casse ! Tu tiens pas à moisir ici ? » sans vraiment attendre de réponse de sa part, et sans vraiment réaliser encore que quelque chose clochait. A chaque pas je voyais l’endroit par lequel j’étais arrivé se rapprocher, comme la porte de sortie à tous les problèmes qui risquaient de nous tomber sur le coin du nez, et lorsqu’enfin nous y étions arrivés j’avais agrippé Clay et l’avais poussé à l’intérieur avant de m’engouffrer à sa suite ; Loop n’était plus là, et en comprenant qu’elle avait suivi mes ordres et ne s’était pas attardée une fois le délai passé j’avais poussé un soupir de soulagement. Mais bien vite mon attention était revenue vers mon cousin, qui perdant l’équilibre était tombé au sol en étouffant un « Aoutch … » plaintif. J’avais trop forcé, à n’en pas douter, et instinctivement j’avais fini par poser ma main sur son épaule tandis qu’il s’adossait au mur tout proche, en profitant moi aussi pour reprendre un instant mon souffle.

    « Ça va aller ? » avais-je hasardé sans le quitter des yeux un instant, scrutant fatigue et trace de douleur sur son visage quelque peu changé. Mais pas seulement. Clay qui était mon cousin, Clay qui m’avait toujours bien mieux accepté que son frère, Clay que je considérais comme un membre à part entière de ma famille malgré nos origines totalement différentes … me regardait comme le dernier des inconnus. Non pire encore, il me regardait comme s’il craignait mes actes, comme si j’étais la menace et non pas celui qui venait de l’arracher à celle qu’il vivait depuis des semaines. « Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous me voulez ? » avait-il finalement demandé, d’une voix qui tremblait légèrement malgré une apparente volonté de sa part d’avoir l’air assuré. J’étais resté silencieux un court instant, ouvrant la bouche sans savoir quoi répondre, secouant légèrement la tête en signe d’incompréhension « Arrête tu … tu m’fais marcher. Tu sais qui je suis … ? » Ce qui avait commencé comme une affirmation s’était finalement terminé comme une question, parce que quand bien même la situation me semblait aberrante je savais aussi que Clay ne s’amuserait pas à ce genre de blague, pas en pareille situation. « Raven. Ton cousin … » J’avais avalé ma salive avec difficulté, redoutant à la fois sa réponse et sa réaction.

Au-dessus de nous les choses commençaient à s’agiter, et s’il n’était pas dit qu’ils penseraient à se lancer à notre poursuite par ici dès le départ rester si près de la sortie restait risqué ; Et nous n’avions pas fait tout ça pour nous faire attraper bêtement maintenant. « Faut pas qu’on reste ici. » avais-je remarqué à voix haute, tout en regardant à gauche et à droite dans l’espoir d’une idée lumineuse qui tardait à venir. Nous étions loin de la sortie, en marchant vite nous pourrions y être en une vingtaine de minutes mais je savais que Clay ne tiendrait jamais un rythme aussi soutenu sur pareille distance, pas dans son état actuel. Soudain je repensais à la façon dont Loop et moi avions laissé passer le danger un peu plus tôt ; Des galeries adjacentes et des alcôves comme celle-ci il y en avait partout, dont la première à peine cinquante mètres devant nous, dans la pénombre. « Viens, on va se planquer là, ça te laissera le temps de souffler un peu. » Disant cela j’avais fait à nouveau un pas vers lui pour l’attraper par les épaules, avec l’intention de l’aider à marcher jusque-là … mais j’avais eu une seconde d’hésitation, réalisant que je n’avais plus aucun moyen de savoir s’il serait en capacité de me faire confiance ou non. La vérité c’était que je ne voulais pas penser à ce qui était en train de se passer, parce qu’alors j’en viendrais à penser à l’injustice que c’était, à ce que le Capitole avait encore fait comme si dans leur cruauté et leurs manigances il n’y avait jamais de fin … j’avais déjà trop de raisons de haïr le Capitole, et trop besoin de garder la tête froide dans la situation actuelle.


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MessageSujet: Re: RAVEN&CLAY ∞ « It's time to go back home »   Mer 13 Fév - 21:19





« I HAVE FAMILY ? WHAT THE HELL IS GOING ON ? »


L’agitation était vite apparue, et pourtant, il s’agissait là de sa toute première sortie en dehors des murs de l’enceinte du bâtiment. Qui aurait cru que simplement se promener provoquerait une sorte de mini guerre générale ? Clay ne semblait pas comprendre qu’il était le centre d’intérêt de deux parties bien distinctes. Celle du Treize et celle du Capitole, même si l’intérêt du Treize à son égard n’était que celui de sa famille. L’un des deux intérêts était le plus louable et s’il avait été en état de s’en souvenir, sans doute aurait-il béni son cousin et l’aurait aidé du mieux qu’il aurait pu, pour l’avoir sorti de cet enfer. Malheureusement, à l’état actuel des choses, le médecin ne se rappelait de rien, même pas de l’enfer, sa torture n’était qu’un brouillard flou sans images. Oh, il y avait bien quelques flashs, mais la majorité restait bloquée et provoquait des migraines plutôt désagréables. Migraines-même, qui provoquaient parfois une certaine irritabilité de la part du jeune homme, il fallait dire que dans son état de convalescence encore effectif, la douleur ajoutée à des problèmes de mémoire n’aidaient en rien à rester calme.

Ce fut impuissant qu’il assista à la scène. Visiblement, un pacificateur un peu bougon avait décidé de semer la zizanie pendant sa promenade de santé. Complètement perdu, Clay observa ses deux gardes du corps se faire réduire à néant, ou tout du moins il n’en aperçut qu’un bout, car il avait fini par se mettre à « courir » dans la direction opposée, en train de paniquer à l’idée de se faire kidnapper par il ne savait qui. Il s’agissait là d’un réflexe du corps plus que de sa raison, car celle-ci ne comprenait plus rien à ce qu’il pouvait bien se passer autour de lui. Le « cours ! » de Raven résonna bel et bien à ses oreilles, tout comme l’insulte adressée à l’encontre du rebelle. En entendant ce mot, le médecin se raidit légèrement, cherchant toujours à fuir, tout le monde, il ne pouvait faire confiance à personne apparemment, du moins, des personnes se cachaient sous les uniformes de Pacificateurs. Quelle idée avait-il eu de vouloir sortir de cette enceinte ! Sur le coup, le jeune homme se maudit intérieurement, claudiquant comme il le pouvait pour fuir, se cacher de tout le monde, irrémédiablement perdu. Malheureusement pour lui (ou heureusement), son cousin le rattrapa bien vite après avoir mis à terre ses deux anciens gardes du corps. Manquant de s’effondrer, celui qu’il considérait comme un assaillant et un potentiel ennemi l’aida à tenir debout, mais ce ne fut que dans le but de fuir, encore et toujours, car les coups de feu attireraient du monde, et ça, pas besoin d’être amnésique pour le savoir, ou même le comprendre. Le tout était de savoir, qui était bon ou mauvais dans l’histoire, et pour l’heure, le Capitole et surtout Hunter lui avait bel et bien mis dans le crâne que les rebelles n’étaient rien de bon pour lui. Sans doute ne s’étaient-ils tout simplement pas attendus à ce que ce soit quelqu’un de sa famille qui vienne le chercher ? Cela pouvait clairement changer la donne… Pour le moment, personne ne savait qui était qui, tout ce que les patrouilles sauraient, c’était que le « prisonnier » jumeau du chef des rebelles venaient d’être récupéré par un inconnu kamikaze et qu’il fallait lui remettre la main dessus. Il y avait de quoi voir le vrai visage du Capitole, sans doute que Clay aurait des doutes en voyant des hommes armés prêts à tuer, ça aurait même pu fonctionner si Clay ne pensait pas faire partie de ces hommes armés à la base. Pourtant, on avait beau lui avoir répété cela une bonne vingtaine de fois, son cœur ne pensait pas en faire partie, il y avait toujours eu cette pointe… Il n’avait jamais vraiment mis de mots là-dessus, c’était étrange. L’on lui avait assuré qu’il s’agissait là d’une sorte d’effet secondaire de l’amnésie, et que cela passerait avec le temps, mais alors qu’il cherchait à fuir il ne savait quoi avec il ne savait qui, il se retrouvait incapable de dire de quel côté il faisait partie, ni même s’il faisait bien parti de l’un de ces côtés d’ailleurs.

Haletant, la douleur de ses jambes et du bas de son crâne tapant à tout rompre, il ne sut dire où il allait, dans quelle rue, et ce ne fut que lorsqu’il sentit le sol se dérober sous ses pieds et qu’il glissa contre la paroi d’un tunnel qu’il grimaça et se permit un « aoutch ». Oh, Clay avait bien essayé de protester et de savoir ce qu’il se passait, mais la réponse de son ravisseur ne lui avait pas donné beaucoup d’informations. Agacé et irritable, le jeune homme ne pouvait faire plus d’un pas pour l’instant. Grimaçant et fronçant légèrement les sourcils, Clay essayait de récupérer et de prendre sa respiration mais la migraine devenait de plus en plus inconfortable, lui donnant presque l’impression d’être sourd. Le corps légèrement tremblant, le jeune homme cachait également une certaine angoisse, essayant de se donner bonne contenance, mais en réalité il était complètement perdu, presque comme un agneau égaré qui aurait perdu sa mère. Malgré tout, il nota bien l’inquiétude dans le regard de son interlocuteur, bien que le casque fût toujours sur sa tête. Il y avait quelque chose de familier dans ce regard, mais pourtant, Clay continuait de le craindre… N’écoutant pas vraiment ses émotions. La raison prit finalement le pas sur le reste et il s’autorisa enfin à demander qui il était, et ce qu’on lui voulait. Dans le fond, valait mieux qu’il ne se rappelle de rien, autrement, le médecin penserait qu’il n’était bon qu’à se faire balloter à droite et à gauche, tout ça à cause de l’image médiatique de son jumeau. A cause d’un nom et d’un physique. Toutefois, après tout ça, l’on ne pourrait plus confondre Julian et Clay, car il avait été marqué comme du bétail au fer rouge, et le symbole du Capitole ornerait la chaire de son dos à jamais.

L’étonnement de Raven fut si perceptible qu’il déstabilisa complètement le jeune médecin, qui eut pour le coup l’impression d’être le premier des débiles. Toutefois, l’on lui avait déjà servi ce genre d’étonnement, même si les autres paraissaient un peu… Flous par moment, les membres du Capitole étaient un peu plus « froids » et cette froideur il l’avait senti chez bien des personnes, sauf peut-être chez Hunter, qui avait su être un manipulateur hors pair. Observant Raven d’un air mi craintif mi impatient, il attendait la réponse, mais celle qu’il lui donna ne le convint encore pas, et il se contenta de pencher la tête sur le côté en pinçant les lèvres. Non, il ne plaisantait pas là… Mais il ne se sentait pas encore de lui révéler qu’il était amnésique, apparemment c’était un détail qui avait échappé à ce camp « adverse ». Demeurant silencieux, Clay n’osait plus rien dire, mais finalement ce fut peut-être la meilleure chose à faire car il disposa enfin du nom et de… Leur lien ? Un cousin ? Papillonnant des yeux et se redressant légèrement contre la paroi, le jeune homme resta pantois quelques instants… Et lorsqu’il voulut ouvrir la bouche, Raven ne lui laissa pas le temps de dire quoi que ce soit, l’agitation était plus que présente au-dessus de leurs têtes à présent. Il ne sut dire pourquoi il n’essaya pas de prendre la fuite, pourquoi, au contraire, il laissa le rebelle regarder à gauche et puis à droite afin de leur trouver une des planques les plus sécurisantes, non… A dire vrai, sur le moment, l’amnésique se répétait plutôt les mots, et le nom, juste au cas où… Juste parce qu’il y avait toujours eu cette pointe de… Ce pressentiment indescriptible lorsqu’il se promenait dans les couloirs blancs du bâtiment « Capitolien ».

Laissant Raven l’aider à marcher jusqu’au renfoncement sombre pour récupérer – il en avait bien besoin après tant d’émotions, Clay ne pipa mot, perdu dans ses propres réflexions personnelles, il ne voulait pas fuir cet homme avant de s’être assuré qu’il ne faisait pas là une bêtise. Tout n’était qu’une question de prudence depuis qu’il avait ouvert les yeux dans cette chambre stérile, branché à différentes machines et à moitié sonné par les drogues. L’hésitation de Raven, il l’avait senti, mais les deux jeunes hommes ne faisaient que se montrer prudents, Clay ne pouvait donc pas lui en vouloir. « Merci. », avait-il finalement murmuré d’ailleurs, une fois adossé, voir même assis, dans la pénombre, tandis qu’au-dessus d’eux les bruits de pas ne trompaient personne. Passant une main sur l’arrière de son crâne, il grimaça à nouveau avant de soupirer doucement, n’osant réellement regarder l’homme qui lui faisait face. Ce ne fut qu’au bout de quelques secondes de silence que le médecin se lança, piqué par la curiosité.

« Mon cousin ? ». Oui, il était resté bloqué là-dessus lui… Pendant plusieurs minutes. « Vous devez me connaître mieux que moi alors… ». Clay avait dit ça sans réellement réfléchir, et de toute façon avec cette migraine il était incapable de vraiment mettre les choses au clair. Pourtant, il s’efforçait de voir de la lumière, d’avoir une image, un flash, quelque chose… Oui, il y avait cette petite particularité dans le regard de Raven qui éveillait quelque chose, plus que tout ce qu’il avait pu voir lors de cette promenade au Capitole mais… Il y avait encore un mais, une incertitude cuisante qui ne lui donnait aucun répit, jamais. Sans même attendre d’avoir une quelconque réponse, le médecin baissa les yeux et soupira, le genre de soupir qui se voulait long et las, il était fatigué. « Je ne veux pas qu’on abuse de moi. Sachez juste… Qui que vous soyez, cousin, oncle, frère, tante ou même beau-père… Qu’on ne m’a pas dit du bien des rebelles… Et comme je m’en doute… Les rebelles ne disent pas du bien du Capitole, alors… J’ignore pourquoi je suis sincère de cette façon avec un inconnu, ou tout du moins quelqu’un que je ne reconnais pas mais… Juste, n’abusez pas de moi s’il vous plait, ne m’utilisez pas. ». C’était maladroit, et surtout confus, mais dans le fond l’on pouvait y voir une pointe du Clay originel, l’on voyait là son côté non-violent, qui en avait déjà vu de belles, et bien qu’il ne se souvienne pas des récentes tortures, il suppliait plus ou moins les personnes l’entourant de le laisser tranquille, de ne pas l’utiliser, comme s’il savait que quelque part c’était ce que l’on cherchait, ou avait cherché, à faire.

Par ces mots, l’on pouvait aussi voir une sorte de lueur d’espoir, car dans le fond il ne repoussait pas les dires de Raven, il accordait le bénéfice du doute, malgré tout, poussé par cette sensation de ne pas faire partie de ce monde, celui du Capitole, des couleurs et des fanfreluches. Tout comme il ne pensait pas faire partie d’une « armée » aussi violente que celle des Pacificateurs. Il tenait simplement à prévenir « son cousin » que de l’autre côté on lui avait dit des choses, et qu’il ne pourrait réellement se fier à la haine mutuelle entre les deux partis. Il n’en voulait pas de ce refrain-là, ce n’était pas ce qu’il cherchait à ce moment précis car… « Tout ce que vous pourrez me dire sur le Capitole, on me l’a dit pour vous, pour moi ça ne vaut rien. Et au cas où l’on ne vous aurait pas dit ça… Je suis amnésique, je ne me souviens que de mon prénom, et pour être honnête je ne sais même pas à quoi je ressemble à l’heure actuelle, hormis que je dois être pas mal amoché. On m’a dit que c’était l’œuvre des gens comme vous… ». Oui, ça aussi, sur le coup, il s’était senti obligé de le dire… Mais le ton n’était pas méchant, pire, il s’était permis un petit sourire ironique sur sa propre personne.



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MessageSujet: Re: RAVEN&CLAY ∞ « It's time to go back home »   Ven 15 Fév - 19:11

Je m'étais attendu à toutes les situations, de la plus optimiste à la plus pessimiste, concernant l'état dans lequel je retrouverais – ou non – mon cousin. Du moins c'était ce que je pensais, mais force était de constater qu'une possibilité m'avait échappé ; Celle qu'il ne comprenne pas ce que je faisais là, et même qu'il ne me reconnaisse pas. Je n'étais peut-être pas proche de lui au même titre que les personnes avec qui il avait vécu toute sa vie au district sept, et j'avais conscience de ne pas être de ces personnes qui instantanément lui paraitraient familières, mais pour autant lorsque j'avais compris la situation j'étais resté bloqué un moment. L'amnésie existait, bien entendu, elle avait des causes médicales qui s'expliquaient la plupart du temps, mais pourtant sans aucune rationalité la première pensée qui avait traversé mon esprit lorsque j'avais fixé le regard méfiant de Clay avait été « comment peut-on tout oublier comme ça ? » Comment ? Comment pouvait-on simplement devenir cette coquille vide sans plus aucun souvenirs pour se repérer, se guider … On devait se sentir tellement désemparé, tellement impuissant … Tout à coup j'avais eut la sensation de mieux comprendre l'air hagard de mon cousin. Et j'avais haïs le Capitole, encore un peu plus, si tenté que cela soit possible ; Y'avait-il autre chose dans leurs actions que détruire la vie de gens qui n'avaient rien demandé ? C'était injuste, Clay n'avait jamais rien fait pour en arriver là, il n'était pas comme son frère, il n'était pas comme nous soldats, pas comme tous ceux qui à un moment ou à un autre avaient choisi de prendre les armes pour défendre les libertés dont ils n'avaient jamais bénéficié … Il n'avait jamais rien demandé à personne, et pourtant c'était à lui que le Capitole avait décidé de s'en prendre, prouvant à nouveau que sa cruauté et l'injustice dont il faisait preuve n'avaient aucune limite si ce n'était celle de leur cruauté. L'espace d'un instant je me surpris même à sincèrement espéré avoir tué ce pacificateur sur qui j'avais tiré accidentellement ; Ce n'était pourtant pas mon genre, et mon métier n'avait pas fait de moi quelqu'un pour qui la mort représentait une bonne solution, mais cette fois-ci pourtant je l'avais espéré.
Et je ne savais pas si c'était ce que signifiait tout ce vacarme au-dessus de nous, si pareil raffut était causé uniquement par le fait qu'un prisonnier s'était fait la malle avec un complice armé, ou bien si c'était le fait qu'un de leurs hommes soit à terre qui avait renforcé la vendetta dans laquelle ils devaient sans doute s'être lancés. Ce que je savais en revanche, c'était que tant que nous n'aurions pas quitté le Capitole nous serions en danger, et risquions d'être rattrapés à tout moment … Mais je n'avais pas fait tout ce chemin pour me faire attraper maintenant. Et je n'avais pas le droit que quoi que ce soit m'arrive maintenant, j'avais promis à Miléna de faire attention, et elle ne savait même pas que j'étais au Capitole … pour elle j'étais toujours au district sept, et j'y serais sans doute encore si Loop n'avait pas eut ces informations sur mon cousin. Si Miléna avait su, je savais qu'elle aurait tout fait pour me dissuader de venir, je savais que depuis ce qui lui était arrivé le Capitole était pour elle synonyme d'une mort quasi-certaine et je mentirai si je disais que la chose ne m'avait pas traversé l'esprit à moi aussi, quand j'avais pris la décision de venir. J'y avais pensé mais je n'avais pas hésité longtemps, parce que Clay faisait partie de ma famille et parce que je savais que si je n'y allais pas je ne réussirais plus jamais à me regarder dans une glace, particulièrement s'il n'avait pas survécu. Et tout comme je m'étais promis de retrouver Clay en montant dans l'hovercraft, maintenant que les pacificateurs jouaient à cache-cache au-dessus de nos têtes je m'étais promis de rentrer au treize en un seul morceau ; Pour Miléna bien sûr, mais aussi pour l'enfant qu'elle attendait.

J'avais craint au premier abord que Clay ne me fasse même pas assez confiance pour me suivre, mais sans doute autant son état de fatigue que le fait que je ne m'étais pas montré menaçant à son égard semblaient avoir eut momentanément raison de sa méfiance, et finalement il m'avait suivi sans faire d'histoire. Je ne savais pas combien de temps ce semblant de cachette serait suffisant mais pour l'heure il faudrait s'en contenter, aussi laissant le médecin s'asseoir dans un coin je m'étais adossé au mur en face de lui, le canon de mon fusil pointé vers l'endroit par lequel nous étions arrivés quelques instants plus tôt et les doigts refermés sur la gâchette, à l'affût du moindre bruit qui pouvait se changer en danger potentiel.

    « Mon cousin ? » avait-il finalement questionné après plusieurs minutes de silence. Je devais bien avouer que j'évitais plus ou moins son regard depuis plusieurs minutes, ne sachant pas comment réagir face à lui et ayant donc pris le parti de ne pas réagir tout de suite. Bien que surveillant toujours la galerie du coin de l'oeil j'avais pourtant reporté mon regard sur lui. « Vous devez me connaître mieux que moi alors … » Et pourtant, la chose n'était pas forcément aussi évidente. Mais comment lui expliquer que la première fois que je l'avais rencontré j'avais déjà vingt ou vingt-et-un ans, que j'avais grandi dans un univers opposé au sien, et qu'en définitive je ne connaissais pas tant de choses que cela à son sujet, sans qu'il n'en vienne forcément à se demander si je disais la vérité. « Tu te souviens vraiment de rien ? Rien du tout … ? » avais-je finalement demandé, quel imbécile. Je n'arrivais seulement pas à m'imaginer l'importance des dommages … Se souvenait-il du district sept ? De son métier, de son frère, ou même de son prénom ? Avait-il réellement la tête aussi vide qu'une coquille d'huître ou bien le Capitole s'était-il déjà évertué à lui fabriquer de nouveaux souvenirs, et à polluer sa tête d'idées de leur invention ? A cela il eut finalement un début de réponse lorsque poussant un long soupir, Clay s'était lancé dans une tirade décousue « Je ne veux pas qu'on abuse de moi. Sachez juste … Qui que vous soyez, cousin, oncle, frère, tante ou même beau-père … qu'on ne m'a pas dit du bien des rebelles … et comme je m'en doute … les rebelles ne disent pas du bien du Capitole, alors … J'ignore pourquoi je suis sincère de cette façon avec un inconnu, ou tout du moins quelqu'un que je ne reconnais pas mais … juste, n'abusez pas de moi s'il vous plait, ne m'utilisez pas. » Je n'avais rien dit, rien fait, pas même le moindre mouvement qu'il aurait pu mal interprété comme cela avait été le cas les premiers temps où j'avais du apprivoiser la tribut sauvée qu'on m'avait assignée, tremblant comme une feuille au moindre mouvement que je faisais vers elle comme si elle craignait que je ne lui fasse plus de mal qu'elle n'en avait déjà subi. Pourtant lorsqu'il avait terminé je n'avais pu retenir un léger rire « Pacifique un jour, pacifique toujours. »

S'il y avait bien une chose que j'avais fini par apprendre de Clay c'était que contrairement à son frère il était foncièrement non-violent et n'aspirait à rien de plus que le fait qu'on le laisse tranquille. C'était une bonne chose au fond, qu'au moins un des deux jumeaux possède assez de plomb dans la cervelle pour compenser le côté kamikaze de l'autre ; Parce qu'on n’était pas chef des rebelles si on n'avait pas pour habitude de prendre des risques, au fond. Reste qu'à sa façon de raisonner et de s'exprimer j'avais la sensation que Clay n'était pas si loin qu'il en avait l'air … il raisonnait de la même manière qu'il l'avait toujours fait, sans même en avoir conscience, et c'était plutôt bon signe. C'était peu, mais c'était tout ce qu'on pouvait espérer pour le moment, de ce fait cela semblait être beaucoup plus. Et je ne m'étais donc pas trompé, en supposant que cette amnésie les gens ici avaient su en profiter, peut-être même l'avaient-ils eux-mêmes provoqué … Lui remplir la tête de mensonges à propos des rebelles dans le simple but de pouvoir s'en servir contre nous ensuite. Et il ne fallait pas chercher bien loin pour comprendre quelles étaient leurs intentions en agissant ainsi ; Quel meilleur moyen d'atteindre le chef des rebelles que de transformer sa chair et son sang en pantin à la solde du Capitole. C'était cruel, c'était même vicieux … A l'image de cette dictature en somme.

    « Je suis pas venu aggraver ton cas. Je suis là pour t'aider, rien de plus. » avais-je finalement répondu d'un ton hésitant. Hésitant parce que j'aurais voulu trouver mieux, trouver une façon de lui dire les choses qui paraisse plus sincère, qui lui donne l'impression que je ne pouvais pas être en train de lui dire autre chose que la vérité. Mais le Capitole avait déjà fait son œuvre, en faisant germer dans son esprit le doute et la méfiance … Je voulais sa confiance, mais je n'étais pas certain de pouvoir la gagner. « Tout ce que vous pourrez le dire sur le Capitole, on me l'a dit pour vous, pour moi ça ne vaut rien. Et au cas où l'on ne vous aurait pas dit ça … je suis amnésique, je ne me souviens que de mon prénom, et pour être honnête je ne sais même pas à quoi je ressemble à l'heure actuelle, hormis que je dois être pas mal amoché. On m'a dit que c'était l’œuvre des gens comme vous … » C'était beaucoup d'informations en une seule phrase, tellement que j'avais cru ne pas savoir par quoi commencer avant d'entendre la fin de sa phrase, laquelle m'arracha un début de sourire rempli de cynisme. Jetant à nouveau un coup d'œil rapide vers l'obscurité, sourcils froncés, j'avais reporté son attention sr Clay et répondu d'un ton amer « Chez nous on torture personne. On peut pas en dire de même de tes potes en blanc. » Si j'avais su, si seulement j'avais eut la moindre idée alors de ce dont la Présidente Coin était capable, de ce qu'elle ordonnait en secret … j'aurais peut-être été moins rapide à poser cette conclusion. Mais c'était ce que je croyais, il s'agissait de toute façon de mes convictions … La torture n'était pas quelque chose que je cautionnais, pas même envers ceux qui s'étaient illustrés dans ce domaine. « Et ce que je peux te dire, c'est que t'as sacrément moins bonne mine que la dernière fois qu'on t'a vu. T'as une tête à faire peur, si tu veux tout savoir. »

Sortir encadré par deux gorilles, ne même pas avoir le droit à un miroir pour voir sa tête, être dans un état tel qu'il arrivait à peine à marcher … et il croyait pourtant encore que le Capitole ne voulait que son bien ? En d'autres circonstances ce simple constat m'aurait fait lever les yeux au ciel, mais dans le cas présent je ne pouvais que me désoler de la situation dans laquelle se retrouvait Clay … Comme cela devait être dur, d'avoir la sensation de ne pouvoir faire confiance à qui que ce soit, et de ne plus savoir qui croire. Mais tout cela pourrait être arrangé, du moins j'aimais m'en persuader pour rester optimiste … Tout ce que je devais faire pour l'instant, c'était le convaincre que le mieux à faire pour lui était de me suivre, et que là où je l'emmenais il n'aurait pas plus à craindre qu'ici. Hésitant un instant, j'avais retiré une de mes mains de mon fusil et l'avait portée à ma ceinture pour en sortir un couteau, jusque-là rangé dans son fourreau ; Voyant Clay tiquer à la vue de la lame je lui avais tendu, en prenant bien soin de lui présenter le manche et non la lame, qu'il comprenne dès le départ que je n'avais aucunement l'intention de m'en servir contre lui.

    « Prends-le. Si ça peut suffire à te rassurer de ne pas être totalement désarmé face à moi. » Je savais bien qu'un couteau face à mon fusil n'aurait pas fait le poids de toute façon, à moins de vraiment savoir le manier avec dextérité et rapidité. Je savais aussi que mon cousin n'avait jamais été vraiment très à l'aise avec les armes, quelle qu'elles soient … à vrai dire je cherchais surtout désespérément un moyen de le mettre en confiance. « Écoute … je sais que j'ai aucune garantie à te donner que je te dis la vérité. Et que je t'en demande beaucoup si je te dis de me faire confiance, mais … » Il avait marqué une courte pause, comme s'il cherchait ses mots. En réalité il avait décidé de faire la seule chose qui pouvait faire en l'état actuel des choses : être honnête. En espérant que Clay en prendrait conscience, même s'il ne pouvait pas vérifier ses dires. « On t’a vraiment cherché partout, et je vais pas te cacher que venir jusqu’ici c’était vraiment la dernière carte qu’il nous restait à jouer … T’as un frère qui espère peut-être même plus te revoir vivant, des raisons de me suivre tu en as. Je suis venu ici pour te récupérer, je repartirai pas sans toi. » Même si je devais le trainer de force jusqu’à l’hovercraft, maintenant que je l’avais trouvé il n’était pas question que je quitte cet endroit sans Clay. De gré ou de force il me suivrait, j’espérais simplement ne pas avoir à utiliser la force avec lui.


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MessageSujet: Re: RAVEN&CLAY ∞ « It's time to go back home »   Mar 19 Fév - 11:23





« THERE IS SOMETHING IN YOUR EYES. »



L’on disait que le regard était le reflet de votre âme. Pour un amnésique, le regard permettait de constater bien des choses, et ça, Clay n’aurait jamais pu le remarquer si on ne l’avait pas martyrisé au point qu’un blackout ne s’impose à son esprit. Bien sûr, il avait fallu d’autres évènements, et Hunter s’y était adonné à cœur joie, manquant par là-même de tuer son prisonnier, sa carte maitresse. La barre de fer pouvait se révéler être une arme incroyable, et l’esprit du médecin ne voulait pas se rappeler de la douleur ressentie sur son crâne à ce moment-là, c’était même étonnant que l’os humain n’en ait pas été déformé tant la violence avait été de mise. Mais elle avait également été de trop. Voilà comment l’on manquait de tuer un être humain, voilà comment on le rendait amnésique, en l’abimant tout simplement, aussi bien physiquement que mentalement.

Le médecin ne saurait dire pourquoi il accordait une certaine confiance à cet individu. La méfiance était toujours présente car les traitres mots du capitole résonnaient encore à ses oreilles, pourtant, il ne pouvait s’empêcher d’apercevoir le regard du jeune homme qui l’avait visiblement tiré des griffes d’un mal incroyable… Du moins, le rebelle semblait y croire dur comme fer. Tout cela avait de quoi vous perturber, et cela pouvait faire de vous quelqu’un de rapidement irritable, Clay n’en échappait pas à la règle, mais pour l’instant, il se contentait de suivre, sûrement encore sous le choc d’une révélation. Son cousin ? Il avait donc de la famille ? De la famille chez les… Rebelles ? Toutes sortes d’informations se mélangeaient dans sa tête, provoquant une migraine qui allait empirer de minutes en minutes, comme s’il s’agissait d’une sonnette d’alarme de son cerveau pour l’empêcher de repenser à tout le mal qu’il avait subi, à sa brisure. On l’avait brisé pendant des jours, et bien qu’il se pense immunisé, Ydris brisa complètement la barrière qu’il lui restait. Ydris, il ne s’en rappelait pas vraiment de ce Pacificateur qui avait fini par se montrer pacifique. Enfin… A sa manière. Il ne restait plus rien dans l’esprit de Clay hormis ce qu’on avait bien pu lui raconter. Incroyable, comme une vie pouvait vous sembler floue et abstraite lorsqu’on vous la contait comme s’il s’agissait là d’une histoire à dormir debout. C’était un peu l’effet que le médecin avait ressenti quand Hunter lui avait conté son « histoire ». Dès le premier jour, le médecin n’y avait réellement cru, cela ne coïncidait visiblement pas avec son caractère, car si sa vie avait été oubliée et rangée dans un coin reclus de son esprit, sa personnalité, elle, était toujours belle et bien là. Pendant des jours, Clay avait essayé de se convaincre de cette réalité dictée par le Capitole, mais rien ne l’avait réellement convaincu, alors il s’était accroché à l’idée de l’extérieur, de la nature, mais là encore… Il fut déçu, car il n’y avait pas de flashs, et lui, il n’avait pas imaginé le monde extérieur de cette manière, comme si ce n’était pas vraiment le sien, qu’il n’avait pas grandi là. Dans le fond c’était véridique, car que savait-il du Capitole avant cela ? Il n’avait jamais arpenté ses rues…

Ce fut finalement en silence, et perdu dans ses propres pensées que Clay suivit Raven dans un coin obscur, le laissant l’aider un tant soit peu, car dans des galeries… Des béquilles n’étaient pas vraiment pratiques, il les avait d’ailleurs laissées dans un coin. Une fois correctement adossé contre la paroi, assis pour détendre ses jambes qu’on avait brisé, le jeune homme se décida à parler, ignorant même pourquoi il en disait autant, et pourquoi il semblait enclin à être honnête avec celui qui lui faisait face. Il ignorait tout de cet homme et pourtant, il se montrait sincère. Qui aurait pu le blâmer pour ça ? Être amnésique était un calvaire, ne pas se rappeler de son environnement, de ses amis ou de ses ennemis, l’on était une proie facile, aisément manipulable, et ça… Clay n’en avait pas envie, comme s’il savait dans son for intérieur qu’on l’avait déjà utilisé et manipulé par le passé. La réaction était plus qu’allergique face à la manipulation, et la violence il avait préféré la fuir. Pouvait-il encore croire faire partie des pacificateurs après ce qu’il s’était passé ? Il n’en savait trop rien, mais il était prêt à accorder le bénéfice du doute à ce « cousin », dont il ne se rappelait même pas le visage, mais dont les yeux semblaient tout aussi sincères. Au fond, le médecin espérait sûrement apprendre des choses sur lui, peut-être une autre histoire ? Qui lui collerait mieux ? Car celle énoncée jusqu’à lors n’était pas des plus glorieuses ou sensée. Elle aurait pu l’être s’il avait eu le caractère de son jumeau. Lorsque Raven lui demanda s’il ne se souvenait vraiment de rien, Clay n’eut d’autre choix que de signer lentement à la négative, il ne se souvenait de rien hormis de son prénom, même son nom de famille était vague, sans parler de son second prénom. Il n’avait pas envie de faire de la peine et bien que la méfiance soit toujours là, créant une légère distance, le jeune homme sentait bien l’inquiétude du rebelle face à lui, aussi bien par le ton de sa voix que par son attitude. Perdu, et ne sachant réellement comment réagir, Clay se lança finalement dans une tirade un peu maladroite, mais qui reflétait tout de même son côté plus ou moins inoffensif, son côté utopiste face au monde. Oui, dans un sens, il avait toujours cru en la bonté des hommes, celle-ci lui avait fait défaut, preuve en était aujourd’hui, car bien qu’il n’ait rien demandé à personne, il avait connu les pires horreurs en à peine trois mois. Il était quasiment devenu aussi traqué que son propre frère, frère dont il avait oublié jusqu’au visage, et jusqu’à leur lien si particulier. La phrase de Raven tomba plus ou moins dans l’oreille d’un sourd, car Clay ne la comprit pas vraiment. En plus d’être déboussolé la migraine ne l’aidait pas à se concentrer sur tout, c’était là l’une des choses à travailler, l’une des choses que la convalescence était censée améliorer. Il y avait aussi cette marque dans son dos, qu’il n’avait pas vu, il sentait la gêne, l’avait senti pendant plusieurs jours mais n’ayant pas de miroir il ne savait à quoi s’attendre. De toute manière il n’avait pas vraiment cherché à voir et à savoir ce qu’il avait. Les marques sur son visage, les nombreuses cicatrices sur ses jambes, sans parler du symbole du capitole dans son dos et des cicatrices sur son crâne, non, il ne voulait rien savoir, comme si c’était encore là un moyen de se protéger.

Le rebelle n’avait pas tort en pensant que tout ceci avait été prémédité par le Capitole. La seule chose à laquelle ils ne s’étaient pas attendus, c’est qu’un rebelle viendrait et se battrait bec et ongles pour récupérer le membre de sa famille. Raven avait arraché Clay des griffes du Capitole à temps, sans qu’aucun dommage ne soit réellement fait. Bien sûr, certaines personnes, comme Julian ou encore Callie souffriraient de la situation tout autant que le médecin, mais il n’y aurait pas d’attaque sournoise, ni aucune infiltration. Le soldat du Treize finit par dire qu’il n’était là que pour l’aider. On lui avait déjà dit ça, dans l’enceinte du bâtiment blanc, alors pour tenter d’y voir plus clair, Clay se contenta d’observer le regard du jeune homme, pour y voir une pointe de sincérité, rien qu’une, c’était tout ce qu’il cherchait sur le moment. Quelque chose sur laquelle se raccrocher, un espoir de découvrir qui il était réellement ? Juste un espoir. Découvrant cette pointe de sincérité, le jeune homme tint à prévenir son « sauveur » de la situation. Malgré tout, malgré les paroles, il se permit un léger rire ironique sur sa propre personne, tandis qu’il avouait ne même pas savoir à quoi il pouvait bien ressembler. La torture avait fait son œuvre, et bien qu’on l’ait bien traité depuis des semaines, il avait perdu du poids et ses traits étaient tirés par la fatigue. Son regard à lui n’offrait qu’une vue sur le vide, mais il offrait également un regard d’homme qui en avait déjà trop vu, déjà trop subi. A peine Clay eut-il révélé qu’on lui avait dit que son état était l’œuvre de rebelles que Raven manqua visiblement de s’étouffer, du moins c’était comme ça que le médecin avait ressenti la chose. Arquant un sourcil et hochant la tête, l’amnésique tiqua à lé dénomination de « potes en blanc », jusqu’à maintenant ils n’avaient rien fait de mal, bien qu’ils soient vraiment bizarres. Il se contenta donc de rester silencieux, de toute manière, le rebelle reprit la parole pour lui dire combien il avait une mine affreuse. Pinçant légèrement les lèvres, le médecin ne put qu’hocher la tête une nouvelle fois. Une tête à faire peur… Il fut ravi d’être dans des galeries sur le coup, et comprit mieux le regard des gens à l’extérieur, ceux qui étaient excentriques et propres sur eux, vraiment rien à avoir avec le type qui se trouvait en face de lui, ça non. « Merci. ». Oui, il savait au moins qu’il avait une mine affreuse maintenant.

Le geste du rebelle ne fut pas aperçu tout de suite par Clay qui observait les environs proches, entendant toujours l’agitation au-dessus de leurs têtes. Ce ne fut que lorsqu’il rabaissa les yeux et vit la lame qu’il sursauta légèrement. Qu’est-ce qu’il foutait ? La lame laissa finalement place au manche du couteau et le médecin ne put qu’observer celui-ci avec un regard étrange, on avait déjà eu ce geste à son égard. Les mots qui suivirent furent tout aussi perturbants que le geste, et la bouche entrouverte, l’amnésique ne savait que dire. Au bout de quelques secondes il se mit à observer le manche puis l’homme, l’homme puis le manche de l’arme. Son cœur se mit à tambouriner dans sa poitrine : l’obscurité, l’arme, l’obscurité… L’arme. L’homme devint finalement un autre, la silhouette avait changé, et Clay n’était d’ailleurs plus au même endroit. Il eut soudainement l’impression que la lumière nasillarde d’un néon lui brûlait les prunelles, et qu’on lui tendait à nouveau un couteau papillon, couteau qu’il avait lancé sur l’homme quelques secondes plus tard, car énervé, et brisé… Le médecin finit par souffler en entendant que la fin des autres paroles. Papillonnant des yeux, Raven reprit sa place, l’autre homme avait disparu. Observant à droite puis à gauche comme si sa vie en dépendait, il finit par reporter son attention sur le soldat du Treize. Clay déglutit et se concentra à nouveau sur les paroles de son dit cousin, sa migraine tambourinait si fort dans son crâne qu’il commençait un peu à paniquer, car l’image qu’il venait de voir n’était autre que celle de la cellule qu’il avait occupé. Il n’avait toujours pas pris le couteau entre ses doigts, car les mots de Raven le perturbèrent un peu plus.

« Un frère ? ». Il ne repartirait pas sans lui, personne ne lui avait jamais dit ça depuis son réveil, personne n’avait eu d’attention et de ton de voix aussi préoccupé… Aussi… Mettant finalement sa main dans l’une de ses poches, son sang ne fit qu’un tour en sentant la petite arme. Ydris la lui avait laissée, et bien qu’il ne se souvienne du nom du Pacificateur, Clay était… perdu. Ca en faisait beaucoup trop pour une journée. Le regard dans le vague, fixé sur la paroi en face de lui, l’amnésique hocha la tête et déclina l’offre de l’arme. « Je n’en ai pas besoin… ». Il reposa ensuite son regard sur Raven, perdu et légèrement apeuré tout de même par ce qu’il venait de se passer. « … J’en ai déjà une. ». Il sortit doucement le couteau papillon de sa poche. Il ne saurait dire pourquoi il semblait y tenir autant.

Il déglutit à nouveau avant de se redresser comme il put.

« Je veux bien te faire « confiance ». ». De toute manière il n’avait pas vraiment le choix, il sentait la fatigue et la migraine empirer, ce serait un miracle s’ils arrivaient à l’hovercraft avant que Clay ne s’effondre.




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MessageSujet: Re: RAVEN&CLAY ∞ « It's time to go back home »   Jeu 21 Fév - 12:20

Ce n’était pas la première fois que j’étais confronté à telle situation, en fin de compte. Pas la première fois, et parce que les deux fois précédentes l’issue avait été bien différente je doutais légitimement de la façon dont les choses se termineraient cette fois-ci. « Je ne repartirai pas sans toi. » Cette phrase que j’avais prononcé aujourd’hui je l’avais déjà dite mot pour mot il y a presque huit ans, face à Duncan, mais sans malheureusement qu’elle n’ait l’effet désiré. Duncan n’était pas rentré avec moi, il avait même ce jour-là tourné définitivement le dos au district treize et c’était parce qu’il s’agissait autant d’une trahison à l’encontre des miens qu’une trahison à mon encontre plus personnellement que j’avais, il fallait bien le dire, rapidement baissé les bras. J’avais tenté les premiers jours de lui accorder le bénéfice du doute, j’avais menti pour le protéger, j’avais dit ne pas savoir où était passé Duncan lorsqu’un autre soldat m’avait trouvé assommé sur le sol neigeux du district neuf, j’avais laissé mes supérieurs croire que Duncan était une victime capturée pour lui ménager un peu de temps, dans l’espoir qu’il finirait se rendre compte de son erreur et reviendrait de son propre chef ... Mais Duncan n’était pas revenu. Je lui avais assuré que je ne repartirais pas sans lui mais il m’avait forcé à le faire, je l’avais pratiquement supplié de ne pas faire une telle bêtise mais il ne m’avait pas écouté ... Ce jour-là j’avais échoué. Je m’étais promis que je ne rejoindrais pas l’hovercraft sans Duncan et j’avais lamentablement échoué. Pourtant j’avais refait cette même promesse des années plus tard, lorsqu’arrivés aux abords du Capitole nous étions descendus de l’hovercraft les armes à la main je m’entendais encore dire à Kathleen qui n’avait pas eu le droit de nous accompagner plus loin « On repartira pas sans elle. » et cette fois-ci j’avais tenu parole, nous n’étions pas rentrés sans elle, sans Miléna. Avec une défaite puis une victoire mon compteur était donc revenu à zéro, et cela devait être la raison pour laquelle j’avais l’impression que la situation dans laquelle je me trouvais actuellement pouvait à tout moment m’échapper et me filer entre les doigts. Je ne repartirais pas sans Clay, c’était une promesse que je m’étais fait à moi-même bien avant de la lui faire à lui, et ma plus grande crainte était que ma volonté seule ne suffise pas … Comment gagner la confiance d’un inconnu – du moins c’était tout comme – quand il avait semble-t-il la tête remplie de mensonges, semés là par l'ennemi telles des graines qu'ils espéraient se changer en une arme qu'ils auraient gardé secrète jusqu'au moment opportun. Une arme qui en atteignant Julian pourrait atteindre le cœur de la rébellion … Au Capitole on était cruel, mais pas totalement stupide, c'était bien là notre principal souci.

    « Un frère ? » avait finalement demandé Clay d'une voix que je n'arrivais pas à interpréter … On aurait dit qu'elle était à la fois surprise – et niveau surprise il n'était visiblement plus à cela près aujourd'hui – mais aussi éteinte. Comme s'il lui avait fallut tellement longtemps pour réagir au sens de ma phrase qu'elle lui était arrivée tel un échos lointain. « Julian. » avais-je répondu d'un ton concerné. « C'est comme ça qu'il s'appelle. » J'aurais bien pu rajouter tout de suite que son frère n'était pas n'importe qui, que s'il y avait une personne dans Panem qui était la figure de la rébellion, à côté de la Présidente Coin, c'était bien Julian. Mais cela aurait peut-être été trop en une seule fois, aussi avais-je décidé de tenir ma langue, provisoirement.

En le voyant ainsi hésiter, lorsque je lui avais tendu mon couteau, j'avais bien cru perdre du terrain et réveiller à nouveau sa méfiance quand pourtant mon but était inverse. Je me maudissais déjà intérieurement sans oser rien dire de plus qui aggraverai la situation, mais l'expression sur son visage donnait l'impression de réveiller par ce simple geste des craintes dont bien sûr je ne comprenais rien … Parce que qui savait ce qu'ils avaient fait, de quoi ils avaient empli sa tête, par quelles méthodes barbares ils étaient arrivés à leurs fins ? Pensez bien ce que vous voulez, que je manquais de conviction, de volonté, ou de courage, mais je n'avais aucune imagination pour ce qui était de la torture, et j'avais peine à m'imaginer ce que vivaient exactement ceux qui l'avaient vécu. Les stigmates pour certains encore présents sur le corps de Miléna des mois après m'en avaient donné un aperçu mais je n'étais pas certain de vouloir en savoir plus, pas certain de vouloir imaginer de façon précise la souffrance de personnes qui m'étaient chères. Je n'avais de toute façon pas besoin de savoir pour que mon désir d'écraser le Capitole et le Président Snow, mais peut-être encore plus ses pacificateurs, n'augmente un peu plus à chacune de leurs actions.

Parce que cette révolte ne pourrait plus finir autrement que par l'anéantissement d'un des deux camps, maintenant qu'elle était engagée, parce que le Capitole se défendrait bec et ongles pour conserver ce qu'il avait sous sa coupe depuis des décennies, mais que notre soif de liberté était au moins aussi forte, tout comme notre volonté de renverser enfin la tendance qui avait poussé le treize à vivre caché dans ses ruines en guise d'une punition qui n'avait pas lieu d'être. Je savais que pour être venu ici et pour avoir tué un pacificateur – parce que je l'avais tué, plus les minutes passaient plus j'en étais persuadé - je ne m'en sortirais pas sans y laisser quelques plumes, mais je savais aussi que ramener Clay c'était mettre en échec une stratégies visiblement mise en place par le Président ou par certains pacificateurs pour porter un coup à notre cause, et que les faire échouer c'était leur faire perdre des points. Et puis, concernant Clay ils en avaient déjà fait assez, j'avais beau me retrouver face à mon cousin j'avais la sensation de n'avoir devant moi qu'une coquille vide de tout ce qui le rendait habituellement lui-même, et je n'étais pas en mesure d'imaginer les dégâts à long terme que les traitements infligés par le Capitole laisseraient chez lui. Et s'il ne se souvenait jamais de rien ? C'était une pensée bien pessimiste qui m'avait traversé l'esprit tandis que je le regardais fixer mon couteau d'un œil vide, comme si son esprit lui était déjà reparti ailleurs. « Clay ? » avais-je même fini par répéter comme pour tenter de capter à nouveau son attention. Instinctivement j'avais même fini par resserrer ma main sur la lame du couteau, craignant que le silence prolongé du médecin ne soit que le calme avant la tempête. Pourtant au bout de ce qui me parut être une éternité il s'anima de nouveau, me regardant toujours comme s'il ne me voyait pourtant pas mais secouant doucement la tête à la négative avant de répondre dans ce qui était presque un murmure.

    « Je n'en ai pas besoin … » Je ne savais pas sais c'était le son de sa propre voix ou bien un autre facteur que je n'avais pas saisi qui en était à l'origine mais enfin il sembla sortir de sa contemplation et posa à nouveau ses yeux sur moi, sans pour autant me sembler moins perdu que précédemment. J'avais retourné à nouveau mon couteau pour en saisir le manche et fait un geste pour le remettre à ma ceinture, déduisant simplement qu'il n'en voulait donc pas, avant de le voir porter une main jusqu'à sa poche et en sortir un autre couteau, plus petit, mais une arme tout de même. « … J'en ai déjà une. » Je le voyais bien, et malgré moi je devais bien avouer être surpris, de voir que les pacificateurs qui l'encadraient à mon arrivée le laissaient se balader avec une arme, même moindre. Il n'y avait pas besoin d'un imposant poignard pour trancher une jugulaire. « Prie simplement pour ne pas avoir à t'en servir, dans ce cas. » avais-je répondu en secouant la tête à mon tour. Dans l'état actuel des choses la seule occasion qu'il pourrait avoir de s'en servir serait pour défendre sa vie, et la meilleure chose qu'il pouvait nous arriver serait de regagner l'hovercraft sans plus rencontre d'opposition … Même si maintenance que nous étions repérés, quitter le Capitole sans encombre serait bien plus ardu qu'il ne l'avait été d'y entrer. « Je veux bien te faire 'confiance' » avait finalement balbutié Clay, m'enlevant peut-être même sans en avoir conscience un poids important des épaules.

S'était-il rendu compte qu'en l'espace de quelques minutes il était repassé du vouvoiement au tutoiement avec moi, comme si tout à coup une des barrières posées par le Capitole était tombée ? Ce n'était peut-être rien, au fond, peut-être me raccrochais-je seulement à n'importe quelle bêtise si tentée qu'elle me redonne un peu d'optimisme, mais néanmoins je décidais de considérer cela comme une victoire, aussi minime soit-elle. Si seulement j'avais eu un moyen de savoir ce qu'on lui avait dit depuis qu'il était ici, la façon dont on l'avait traité après avoir fait en sorte qu'il ne se rappelle plus de rien, j'aurais peut-être pu trouver phrases plus éloquentes, mais je restais on ne peut plus désemparé face à l'apparente noyade psychologique de mon interlocuteur. La seule chose que je semblais avoir compris était que pour l'heure Clay avait eu assez de révélations concernant sa personne et qu'il était nécessaire que je mesure chacune de mes paroles ; Il n'avait déjà pas l'air en bonne forme, nul besoin d'en rajouter une couche supplémentaire. Et à dire vrai si nous étions encore planté là, dans ce coin de quasi-obscurité c'était parce que je n'avais pas encore pris de décision, sachant à la fois que l'hovercraft ne nous attendrait pas éternellement et que courir comme des dératés dans l'état où était mon cousin n'était pas une option envisageable. Depuis combien de temps Loop était-elle partie ? Avait-elle entend le grabuge qui devait avoir précédé notre arrivée dans la galerie ou bien avait-elle rejoint les autres avant de pouvoir savoir ce qu'il était advenu de moi une fois là-haut ? Il fallait qu'on bouge, c'était une évidence, mais Clay paraissait déjà tellement pâle que j'avais presque peur qu'il ne me claque entre les doigts si je le forçais une nouvelle fois à courir à mon rythme sur toute la durée du trajet ; Peut-être y'avait-il des raccourcis en empruntant les galeries latérales, mais je n'avais pas assez étudié les plans de l'endroit pour en être parfaitement certain, et je ne pouvais pas prendre le risque de nous perdre dans ces méandres humides.

    « Je sais que je t'en demande beaucoup mais on peut pas rester ici, c'est trop dangereux. » Dangereux pour lui, dangereux pour moi dangereux pour le reste de l'équipe qui m'attendrait, maintenant que je venais d'activer ma balise de détresse signalant que je ne m'étais pas encore fait attraper, mais que j'étais pourtant en mauvaise posture. Ils attendraient, jusqu'à la fin du temps réglementaire d'une heure, et à supposer qu'ils ne subissaient pas d'attaque de pacificateurs les obligeant à battre en retraite. « Il nous reste une heure pour remonter la galerie en sens inverse et rejoindre les autres, sinon on est foutus. » ou du moins je l'étais, lui n'en reviendrait sans doute qu'au point de départ. Mais est-ce qu'être utilisé par le Capitole de cette façon valait mieux que la mort qui me pendait au nez, ça je n'en étais pas certain. « Tu passeras devant, je te couvrirai. » avais-je finalement ajouté en désignant mon arme. J'avais déjà tué un pacificateur juste au-dessus, je n'étais plus à cela près s'ils nous courraient après.

J'allais finalement me remettre debout lorsque des voix et des bruits de pas me réduire automatiquement au silence. Quelqu'un courrait, plusieurs personnes en réalité, et dans notre direction. Me collant contre la paroi du mur comme par réflexe j'osais à peine respirer, m'imaginant déjà canarder au hasard en désespoir de cause si nous étions découvert, tandis que les bruits précipités de pas arrivaient vers nous « Coupez à gauche vers les cellules, on continue par-là, ils ne peuvent pas être loin ! » Ils étaient sept, sept pacificateurs courant à la même allure et s'était séparés en deux groupes peu avant l'endroit où Clay et moi étions cachés ; Par où étaient-ils tous arrivés ? Je n'en avais aucune idée, mais je savais en tout cas que rien ne servait d'aller dans cette direction, au risque de tomber sr d'autres de leurs collègues. « Ne tuez que le soldat ! Ne touchez pas à l'autre ! » avait finalement ajouté la même voix en continuant tout droit, par là où j'avais prévu de nous faire passer. J'avais vu juste, ils avaient mis trop d'effort dans leur saloperie de plan concernant Clay pour tout abandonner maintenant, s'ils l'attrapaient à nouveau ils se débrouilleraient pour le persuader que nous étions l'ennemi, et plus jamais nous n'aurions d'autre occasion de le récupérer … Quant à moi, si je ne quittais pas cet endroit avec l'hovercraft le Capitole serait la dernière chose que j'aurais vu avant ma mort. Ne pipant mot tant que le bruit sourd de pas qui s'éloignaient se faisait encore entendre, j'avais finalement poussé un léger soupir de soulagement lorsque le silence était revenu, et posé à nouveau mes yeux sur Clay, cherchant sans doute malgré moi à vérifier que les dires du pacificateur n'allait pas le faire changer d'avis ; Puisqu'ils n'avaient rien prévu de lui faire, il aurait été en droit de douter.

    « Tu as vraiment du leur donner du fil à retordre, pour qu'ils se donnent autant de mal. » avais-je finalement lancé, en cachant finalement mal ma nervosité. Cela dit je ne plaisantais pas, malgré ma tentative désastreuse pour en donner l'impression ; S'ils avaient vraiment la volonté de récupérer Clay, plutôt que de tirer à vue comme si nous étions du gibier, ce n'était assurément pas pour rien. « On va prendre par-là. » avais-je finalement ajouté en désignant du menton la galerie par laquelle une moitié du groupe de pacificateurs s'était échappé, ceux qui avaient pris la direction des cellules. S'ils avaient pris par-là plutôt que continuer face à eux comme nous l'avions fait avec Loop en sens inverse cela ne pouvait vouloir dire qu'une chose, leur chemin à eux était plus court. Et puis s'ils étaient devant nous sans doute étions-nous provisoirement tranquilles, ils n'enverraient sans doute pas deux groupes au même endroit. « Les cellules, c'est par là qu'on est arrivés tout à l'heure, c'est là qu'on t'a cherché en premier. » Et c'était sans doute là que nous nous serions arrêtés si le fait qu'il s'agisse de Clay ne m'avait pas rendu si entêté à chercher plus loin. M'avançant vers Clay, j'avais tendu la main vers lui pour l'aider à se remettre debout.


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MessageSujet: Re: RAVEN&CLAY ∞ « It's time to go back home »   Mer 20 Mar - 20:55





« THEY’RE GOING TO FIND US. »


Il était facile de se perdre. Facile de ne plus retrouver son chemin dans le dédale de tunnels qui prenaient forme sous ses yeux fatigués. Il était encore plus facile de se perdre lorsque l’on n’avait aucun réel souvenir dans sa tête. La situation était des plus stressantes pour un amnésique comme Clay pouvait l’être. Alors l’on a tendance à se raccrocher à la toute petite lueur d’espoir qui croise notre route, et pour le médecin il s’agissait là de Raven, celui qui disait être son cousin, et qui pour le coup s’était montré beaucoup plus concerné que toutes les personnes qu’il avait pu rencontrer dans cette chambre immense au Capitole. Malheureusement, dans le cas d’une amnésie causée par des dégâts corporels, il arrivait vite d’avoir de sacré migraines pouvant assommer un cheval. Surtout que dans le cas présent, énormément d’informations lui étaient balancées à la figure, et l’adrénaline circulant dans ses veines n’aidait pas son rythme cardiaque à s’apaiser. Le tout agrémenté d’une douleur vivace au sein de ses jambes qui menaçaient de céder à n’importe quel moment sous son poids. Et pourtant… Le médecin semblait de plus en plus enclin à prendre les dires du rebelle en considération. Pourquoi ? Il l’ignorait, mais quelque part au fond de lui, son cœur lui hurlait d’accorder le bénéfice du doute. La raison du jeune homme, elle, était tout autre et n’était pas vraiment de cet avis, combien de fois avait-il accordé le bénéfice du doute, en vain ? Un certain nombre et bien qu’il ne s’en souvienne pas à l’heure actuelle des choses, le Clay que tout le monde avait toujours connu n’était pas loin, le traumatisme empêchait simplement les informations dérangeantes de revenir à la surface. Certains souvenirs étaient encore trop durs à assimiler pour l’esprit du médecin.

Une nouvelle annonce venait pourtant d’atterrir dans ses oreilles, il avait un frère. Sentant la migraine s’accentuer, Clay lutta pour articuler à peine quelques mots. Un frère ? Lorsque le nom de Julian fut prononcé, l’amnésique espéra avoir un flash, rien qu’un seul, mais… Rien. Plutôt dépité qu’autre chose, il aurait pu renchérir sur le sujet mais il n’en eut pas le temps, car Raven lui tendait déjà un couteau, geste qui fut comme une décharge électrique pour le médecin, qui se perdit dans des images plutôt angoissantes. Du moins, en apparence, cette angoisse il la ressentit à nouveau, alors que son regard se perdait dans le vide, ne fixant plus aucunement le membre de la résistance se trouvant en face de lui. Son esprit était ailleurs, dans le souvenir d’une pièce aussi sombre que ce tunnel, toute aussi humide où l’atmosphère y était pesante. L’homme qui se tenait devant lui n’était plus Raven, mais un Pacificateur, celui qui fut le seul à l’aider dans sa misère. S’il se souvenait du visage, il ne se souvenait pas du titre de l’homme en revanche. Cela pouvait être n’importe quoi, un pacificateur ou même un rebelle un peu trop « gentil ». Oh, ce jour-là, Clay n’avait pas été des plus aimables et lui avait même envoyé ce fameux couteau papillon en pleine figure, ou plutôt dans l’épaule. La voix du soldat du treize se perdit dans les méandres de ses tympans, et ne le sortit nullement de sa torpeur, jusqu’à ce que finalement, le médecin ne bouge à nouveau, passant sa main contre la poche contenant l’arme. Ce n’était pas un rêve, ce couteau papillon il l’avait bel et bien sur lui. Encore perdu et surtout tétanisé par ces images, il reposa finalement les yeux sur Raven, lui expliquant le plus doucement du monde qu’il n’avait pas besoin de la sienne, il en avait déjà une, de lame. Pour le prouver, il sortit doucement le couteau papillon de sa poche et l’ouvrit. Aux mots qui suivirent, Clay hocha la tête tout en rangeant soigneusement l’arme, et comme un signe un peu plus évident qu’Il était toujours là, au fin fond de son amnésie, il marmonna pour lui un…

« De toute façon, les armes blanches sont pire que les autres. ». Le tout accompagné d’un petit froncement de nez bien caractéristique d’une grimace.

Mais ça, ce fut avant de se masser doucement l’arrière du crâne qui commençait sérieusement à le tirailler. Conscient qu’ils ne pouvaient rester là, et avec tous les mots que Raven lui avait donné, le médecin ne pouvait que lui accorder ce fameux bénéfice du doute. Bien que toujours un peu méfiant, Clay souhaitait entendre les deux versions, il avait prévenu qu’il ne voulait pas être utilisé, et en plus, quelque chose le poussait à suivre le soldat. Ce n’était rien d’autre que sa sincérité, celle qui se lisait dans ses yeux quelques minutes plus tôt, quand il paraissait « inquiet ». Passer du vouvoiement au tutoiement se fit instantanément, sans même qu’il ne s’en rende réellement compte, car la fatigue grandissait au fur et à mesure des minutes. Normalement, il aurait déjà dû être rentré dans sa « chambre », afin de s’allonger et d’apaiser ces douleurs qui continuaient d’être là après les maintes opérations. L’on ne « raccommodait » pas des jambes brisées aussi facilement, et ce, même avec des moyens plus élevés.

Reposant des yeux fiévreux sur le jeune homme qui lui faisait face depuis plusieurs secondes, Clay parut on ne-pouvait-plus concentré sur les dires de celui-ci. Du moins, il faisait à son maximum car sa tête ne cessait plus de le lancer à présent. Bien que l’idée de courir ne fût pas dans son envie la plus urgente, le médecin hocha la tête et acquiesça à toutes les paroles. Il écoutait « les ordres », comme toujours, enfin presque… Il espérait juste réussir à suivre la cadence, de toute manière il n’aurait pas le choix, il ne se sentait pas de laisser ce Raven dans la panade, avec un presque-infirme inanimé sur les bras. Clay allait suivre son cousin quand les voix retentirent et l’obligèrent à se rasseoir aussi rapidement qu’il avait eu l’envie de se redresser. Il ne sut comment l’expliquer, mais en entendant ces bruits de pas dans les tunnels, son sang ne fit qu’un tour, comme s’il craignait à nouveau pour sa vie, alors que quelques minutes plus tôt, il se pensait en danger avec le soldat du treize. Il y avait vraiment de quoi perdre la boule ! Et les paroles d’un des Pacificateurs n’aidèrent pas à y voir plus clair. Tuer ce fameux Raven et ne pas toucher à « l’autre » ? L’autre avait tout de même un prénom ! Qui plus est, s’il était vraiment l’un des leurs, ils auraient tout de même pu faire preuve d’un peu plus de… Il ne savait pas vraiment comment expliquer. Peut-être un peu plus de « sympathie » ? En croisant le regard de Raven, quand les bruits de pas se furent totalement dissipés, Clay mourut d’envie de faire une remarque vis-à-vis de cette dénomination. L’autre. Mais il se tût, ils n’avaient de toute façon pas de temps à perdre, et au fond de lui il ne voulait pas que cet homme qui semblait si inquiet de son sort, ne se fasse tuer. Qui irait risquer sa vie pour un « prisonnier », seul chez son supposé ennemi ? Ecoutant à nouveau les ordres sans broncher, le médecin acquiesça à nouveau et attrapa volontiers la main tendue par son « cousin ». De nouveau en appui sur ses jambes il grimaça et retint un grognement de douleur. Comme convenu il ouvrit le bal en passant devant. Mais pourquoi avait-il l’impression qu’aller vers les cellules était une mauvaise idée ? Il murmura.

« Tu es vraiment sûr ? ». Non parce que les cellules ça ne lui disait vraiment rien, et son cœur le lui faisait bien comprendre. Encore une sorte de réflexe dû au traumatisme, il ne fallait pas être médecin ou même devin pour comprendre qu’il avait subi les pires horreurs là-bas. Finalement, il s’engouffra dans la galerie en prenant son courage à deux mains, après tout, il y avait une chance sur deux pour qu’il soit passé dans ces fameuses cellules alors…

Malheureusement pour eux, chaque bruit suspect fut comme une lame de rasoir venant se planter dans ses veines, tant l’angoisse et la douleur le tiraillaient sans arrêt. L’anxiété était à son comble, et si aucun pacificateur ne leur était encore tombé dessus, Clay ne pouvait s’empêcher d’avoir un mauvais pressentiment et accélérait donc le pas, aussi silencieusement qu’il pouvait le faire avec ses jambes boiteuses. Les parois étaient devenues ses béquilles, et sans même que Raven n’ait besoin de le presser, il forçait ses appuis et allait finalement beaucoup plus vite qu’espérer. Cela se répercuterait sûrement à un moment ou à un autre, mais pour l’heure, il ne pouvait décemment pas rester là, l’obscurité accompagné de la petite taille des galeries ne faisait qu’accentuer son malaise, et lui donnait même l’impression qu’il ne pouvait plus respirer.

Ce ne fut qu’au bout de la galerie que Clay stoppa net en entendant des bruits de pas. Amnésique ou non, il avait gardé ses réflexes de survie, et pour le coup, on pouvait bien essayer de le rassurer, l’amnésie combiné à l’adrénaline le rendait plus que nerveux. Ce qui pouvait être plutôt dangereux en soi. Complètement pétrifié et en nage, le médecin se figea avant de murmurer, essoufflé, la tête sur le point d’exploser.

« Ils vont nous tomber dessus… ». Qui plus est, il n’avait aucune idée de l’heure qu’il était et du temps qu’il leur restait. Aussi pâle qu’un mort, il sentait ses jambes trembler, ils ne pouvaient plus s’arrêter maintenant. « Si on s’arrête trop longtemps je ne pourrai jamais redémarrer… ». Il en était pleinement conscient, un réflexe de médecin, ou tout simplement du bon sens… A en juger par les petites étoiles qui passaient devant ses yeux et lui brouillaient parfois la vue. « Là ou pas, faut y aller. ». Après s’être assuré de la direction auprès de Raven, Clay fonça dans la bonne galerie, de toute façon il avait dit qu’il le couvrirait non ? N’étant pas en état de se battre contre qui que-ce soit, il prenait son cousin au mot, et de toute manière, il luttait déjà contre son propre corps.


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MessageSujet: Re: RAVEN&CLAY ∞ « It's time to go back home »   Ven 5 Avr - 17:58

Je n'étais pas du genre pessimiste, mais enfin je n'étais pas non plus assez naïf pour m'imaginer que nous allions nous sortir de cette situation sans encombre simplement parce que nous le voulions, et simplement parce que le fait de ne pas rentrer au treize n'était pas envisageable. Nous étions encore loin d'être sains et saufs, et pour ne rien arranger nous n'étions que deux, quand les pacificateurs à notre recherche ne patrouillaient qu'en escouades de quatre ou cinq ; Un peu trop de précautions inutiles si vous voulez mon avis, mais enfin. Reste que je n'étais pas tranquille, et que l'état de fatigue et de faiblesse de Clay, même si je ne pouvais bien entendu par lui en tenir rigueur, nous ralentissait grandement. Je maudissais la configuration de ces souterrains qui empêchaient toute véritable communication à distance et nous empêchait même de nous reposer sur l'idée certaine que l'hovercraft nous attendrait ; Je voulais y croire, égoïstement, mais je savais aussi que les soldats du treize étaient formés pour ne pas désobéir au protocole, quoi qu'il en coûte, et je ne pourrais pas reprocher à mes hommes d'avoir agi en conséquences … Je le leur avait tellement répété. Mais cette fois-ci j'espérais presque une désobéissance de leur part, dans l'optique où le seul délai d'attente officiel ne suffirait pas. Parce que rien d'autre ne comptait plus que le fait que je ne pouvais pas me permettre de faillir à ce que j'avais promis, revenir auprès de Miléna, et ramener son frère en un seul morceau à un Julian qui sans doute ruminait déjà d'avoir du s'en remettre à quelqu'un d'autre à ce sujet. Mais Coin avait raison et cette fois-ci au moins avait-il eut l'intelligence de le lui accorder ; Il ne pouvait pas prendre le risque d'aller chercher Clay lui-même, il était le chef des rebelles, il était un symbole, il devait rester vivant. Je ne comprendrais peut-être jamais pourquoi certains rebelles de Panem se méfiaient tellement de nous, parfois presque autant qu'ils se méfiaient des pacificateurs, quand pourtant leur but et le nôtre n'avaient rien de différents et semblaient fait pour coexister, mais j'avais le sentiment que la mort de leur chef provoquerait bien plus de dégâts à leur niveau que la morte de n'importe lequel de nos soldats … et la fragilité de la rébellion n'avait pas besoin de ça. Tout comme je n'avais pas besoin de perdre un membre supplémentaire de mon entourage, aussi antipathique étais-je à ses yeux … sans doute espérais-je encore que lorsque tout cela serait terminé, les relations entre Julian et moi pourraient s'arranger, ou tout du moins se délester de cette méfiance qui n'avait pas lieu d'être.

Nous n'en étions de toute façon pas encore là. C'était peut-être initialement une façon de tenter de le mettre en confiance, mais si j'avais tendu cette lame à Clay c'était aussi parce que même dans l'état dans lequel il se trouvait je me sentais plus tranquille de le savoir en possession d'une arme, même minime, pour tenter de se défendre. Pas que je ne me sente pas capable de le couvrir mais je n'étais pas un surhomme, et de toute façon qui savait ce qui pouvait arriver … On n'était jamais trop prudent. Et si j'avais été surpris de découvrir qu'il en possédait déjà une je n'en étais que plus rassuré, sur le fait que s'il la gardait sur lui c'était qu'il s'était résolu à l'idée de devoir éventuellement s'en servir. Bien malgré lui cela dit, comme en témoignait l'expression de dégoût s'étant affiché sur son visage lorsqu'il m'avait répondu « De toute façon, les armes blanches sont pires que les autres. » Certes, sans aucun doute, mais quand on se battait pour sa vie on ne se souciait pas de ce genre de détails, du moins pas sur le coup. Mais je comprenais aisément où il voulait en venir, ce n'était d'ailleurs pas non plus mon arme de prédilection. Rien ne valait de toute :manière à mes yeux la propreté et la précision d'une arme à feu, pourvu que l'on sache s'en servir comme il faut ; Et sans me vanter j'étais ce qu'on pouvait appeler très bon dans ce domaine. Je savais même très bien que si un jour j'en venais pour une raison ou pour une autre à devoir m'éloigner des missions de terrain ma reconversion était déjà toute trouvée, j'aimais déjà la fonction de formateur, et il n'y avait rien devant lequel je suis plus doué qu'une cible, avec un pistolet ou un fusil dans les mains. Aux autres habitants de Panem la chose pouvait sembler barbare, d'ailleurs les armes n'étaient réservées qu'aux pacificateurs et avaient donc presque aussi mauvaise réputation que ceux qui les portaient, mais chez nous il s'agissait seulement d'apprendre à se défendre contre un oppresseur qui par le passé avait déjà essayé de nous écraser et de nous rayer de la carte à coups de bombes. Pour en revenir aux armes blanches en tout cas, elles étaient bien plus barbares que n'importe laquelle des armes à feu, causant des blessures de boucher et surtout bien plus de souffrances que n'importe qui le méritait ; Une arme qui devait plaire à bon nombre de pacificateurs adeptes de la torture de par son côté primaire et sanglant. Et si je n'avais jamais hésité à appuyer sur la gâchette face à un ennemi je n'étais pas de ceux qui aimaient faire souffrir leurs victimes … Et dieu merci, au treize on ne cautionnait pas la torture, du moins était-ce ma certitude. Que Clay lui-même se dégoûte de cette méthode aurait du suffire à lui prouver intérieurement qu'il n'avait rien à faire avec ces pacificateurs ayant tenté de lui retourner la cervelle pour s'en faire une marionnette.

Et en parlant de pacificateurs, si nous nous étions remis en route ne serait-ce que quatre ou cinq secondes plus tôt ici aurait pu s'arrêter notre fuite, tant les pas d'une escouade s'étaient rapprochés de nous précipitamment. S'ils avaient l'avantage certain du nombre je ne pu cependant réprimer un léger sourire cynique en les voyant se déplacer ainsi tel un troupeau de vaches et sans aucune discrétion, sous prétexte que ces souterrains étaient les leurs ; S'ils avaient été discrets ils nous auraient peut-être attrapés à cet instant, mais ils n'étaient de toute évidence pas assez futés pour cela. « Quelle bande de bras cassés … » la constatation m'avait échappé malgré moi, bien trop murmurée cependant pour que personne ne puisse l'entendre, peut-être même Clay … De toute façon c'était bien plus une pensée à voix haute qu'une véritable envie d'alimenter la conversation. Fini de plaisanter cependant, dès que les pas se furent éloigner, et les conversations prouvant bien à quel point ils traitaient Clay comme un sac de pommes de terre ou un animal perdu tout au plus, je m'étais redressé bien décidé à ce que nous nous remettions en route. D'autant plus que la moiteur de ces souterrains commençait à me peser sur les épaules, je venais pourtant d'un district entièrement construit sous la surface de la terre mais les deux endroits n'avaient absolument rien en commun. Si au treize nous possédions des galeries assez larges et de la lumière à foison pour compenser l'absence totale d'extérieurs les souterrains du Capitole étaient humides et moites, sans compter qu'on y mourrait de chaud … A vrai dire cela ressemblait bien plus à des égouts qu'autre chose. Plus vite nous aurions déguerpi mieux je me porterais donc, c'était une certitude, et pour cela le chemin le plus court serait le mieux, en l’occurrence les cellules, qui semblaient bénéficier d'un raccourci que ces lourdauds de pacificateurs nous avaient indiqué sans le savoir. L'idée pourtant ne sembla pas ravir mon cousin, qui se redressant avec difficulté m'avait regardé d'un drôle d'air et émis une sorte de grimace indéfinissable lorsque j'avais énoncé la direction à emprunter.

    « Tu es vraiment sûr ? » A mon tour j'avais grimacé, sachant que la réponse la plus sincère ne serait pas la plus rassurante pour lui. Mais enfin qui pouvais-je tromper, je n'étais pas d'ici, et mon expérience du terrain ne rendait pas ce dernier moins hostile envers moi, particulièrement quand je n'avais pas eut le temps et la possibilité de l'étudier au préalable. « Sincèrement ? Non. Mais en passant ailleurs on risque de se perdre, je connais pas assez le coin. Et j'ai encore de quoi nous donner une dernière dose d'avance. » Disant cela j'avais entrouvert mon blouson, découvrant à la fois mon gilet pare-balles mais aussi et surtout les deux lacrymogènes et la grenade attachées à la doublure intérieure. Utiliser la grenade nous ferait instantanément repérer et était une sorte de cadeau empoisonné, mais si c'était tout ce qu'il nous restait c'était toujours mieux que rien. Cependant j'avais encore assez de munitions pour nous couvrir moi et Clay, pourvu que nous ne tombions pas sur plus nombreux que nous. « Elles sont vides, de toute façon, s'ils ont toujours des prisonniers c'est clairement plus ici qu'ils les gardent. » Je ne savais pas vraiment si ma phrase aurait un quelconque intérêt, ne sachant pas avec certitude ce qui le mettait mal à l'aise avec ce trajet, mais enfin.

Bien que titubant Clay avançait bien plus vite que je ne l'aurais pensé, et même si une petite partie de moi au fond craignait les dommages physiques que pourraient avoir sur lui le fait de trop tirer sur la corde je ne me laissais pas distraire ; Au fond peu importait l'état dans lequel il arrivait à l'hovercraft, nos médecins seraient certainement en mesure de le remettre d'aplomb. L'essentiel était que nous ne nous fassions pas tuer avant. Plusieurs fois des bruits pourtant inoffensifs nous avaient arraché à l'un et à l'autre un sursaut, et la quasi-totalité de ma concentration me servait maintenant à ne pas appuyer sur la gâchette de mon fusil pour une raison inutile. Nous venions tout juste d'attendre le couloir des cellules lorsqu'un bruit de métal qui claque nous avait cloué sur place l'un et l'autre, persuadés d'être faits comme des rats … et au final en lieu et place se trouvait un rat, un vrai, traversant le couloir sous nos yeux pour retourner dans l'obscurité et nous semer. Poussant malgré moi un soupir de soulagement, nous avions repris notre route juste après, mais nous étions arrêtés à nouveau presque parvenus au bout de la galerie, de véritables bruits de pas semblant nous parvenir au loin … Cette fois-ci ce n'était pas notre imagination.

    « Ils vont nous tomber dessus … » avait murmuré mon cousin, tandis qu' à toute vitesse je tentais d'évaluer la situation, de savoir s'il valait mieux pour nous nous cacher en attendant que ceux là passent également, ou bien s'il valait mieux continuer. Avant que je n'ai pu parvenir à une décision Clay avait finalement tranché pour moi « Si on s'arrête trop longtemps je pourrais plus jamais redémarrer … » Il avait raison. Acquiesçant d'un signe de tête j'avais regardé les deux directions qui s'offraient à nous, hésitant devant la configuration différente de celle par laquelle j'étais arrivé avec mes hommes un peu avant. Mais nous n'avions plus rien à perdre, et finalement nous avions pris à droite, Clay ouvrant la marche pâle comme la mort mais trouvant encore la foi d'ajouter « Là ou pas, il faut y aller. » Je n'avais rien répondu, mais avait fait glisser les doigts le long de la crosse de mon arme comme pour m'assurer que j'avais toujours le contrôle de ce que je faisais, et nous avions repris notre marche. Moins fort que je ne l'aurais fait auparavant, de peur de nous faire repérer, je lui avais indiqué « Si c'est la bonne, en continuait dix minutes tout droit on devrait arriver à un escalier. Il mène directement à l'extérieur sur une ancienne piste d'atterrissage du Capitole. » Trop spartiate et trop facile d'accès pour l'ennemi elle avait été abandonnée voilà une bonne vingtaine d'années et la végétation y avait repris ses droits. Mais c'était bien suffisant pour les quelques missions que nous avions à faire ici, et auquel Snow n'avait sans doute pas pensé. « Pas sûr qu'elle reste accessible longtemps après ça cela dit … » avais-je finalement murmuré. Cette mission risquait décidément de me créer des ennuis une fois rentré, mais peu importait pour l'instant. Mieux valait me faire taper sur les doigts en rentrant que ne pas rentrer.

Clay était tellement à bout de force que le temps que nous parvenions enfin à ce fameux escaliers j'avais déjà du l'aider à se remettre debout à deux reprises, et le soulagement d'arriver enfin au bout ne pouvait pas mieux tomber. Sans doute pensions nous même déjà la partie dans la poche, lorsque des coups de feu tirés dans notre dos nous ramenèrent à la réalité tandis qu'une voix lançait dans notre direction « Ils sont là ! » Nouvelle détonation, et Clay et moi nous étions baissés instinctivement tandis qu'une nouvelle balle passait à quelques centimètres de nous, et que mon sang froid s'effilochant je lâchais un juron bien senti à l'adresse de nos assaillants. Pour quelqu'un qui avait l'ordre de ramener Clay vivant il avait la gâchette un peu facile, et ne visait pourtant visiblement pas assez bien pour pouvoir se le permettre. Arrivés au même niveau en haut des escaliers nous nous étions pratiquement jetés à l'unisson contre la porte nous séparant du dehors, partagés entre le soulagement de voir l'hovercraft toujours à terre et le fait que nous nous faisions toujours tirer comme deux lapins. Les cent mètres nous restant à parcourir semblèrent tout à coup paraître des kilomètres, tandis que pourtant Wakefield et NOM quittaient le bas de la rampe d'accès où ils attendaient armes à la main pour venir à notre rencontre. Ou plutôt à notre secours. Entendant une nouvelle balle siffler je n'eu pas tout de suite le temps d'en connaître sa direction, mais je savais une chose en tout cas : cette mission de sauvetage ne s'était absolument pas passée comme prévu.


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MessageSujet: Re: RAVEN&CLAY ∞ « It's time to go back home »   Dim 5 Mai - 14:32





« WE’RE SAFE. ALMOST. »


Son rythme cardiaque battait jusqu’à ses tempes. La douleur à la tête se faisait de plus en plus intense, au fur et à mesure qu’ils déambulaient dans ces couloirs à toute vitesse. Clay n’était pas dans sa plus grande forme, et pourtant, l’adrénaline semblait lui donner des ailes, comme si sa vie en dépendait. Il n’avait pas tort de penser ainsi mais intérieurement, le jeune homme ne cessait de croire que les pacificateurs ne lui tireraient pas dessus s’ils le croisaient. Il apprendrait quelques minutes plus tard son erreur. Pour l’heure, il fallait fuir, et bien que le médecin ne fût pas rassuré à l’idée de se rendre vers les cellules du Capitole, il ne broncha pas et prit le soldat du treize au mot. Il comptait le couvrir ? Bien, c’était chouette, alors… Il se lança dans les tunnels, tunnels qu’il avait déjà fréquentés par le passé. Chaque bruit le faisait aussi bien sursauté lui, que Raven, qui paraissait tout aussi nerveux. Bien qu’amnésique, Clay était enclin à croire le rebelle, il ne savait pourquoi mais celui-ci avait réussi à le convaincre, ce qui expliquait leur course folle à travers les sous-sols du Capitole, ville dont il s’était senti si étranger après y avoir mis un pied dehors. Tout son monde s’était écroulé au moment même où Raven était apparu dans son champ de vision. Le médecin ne le reconnaissait pas encore, et il s’en voudrait sans doute plus tard, mais un esprit perdu était difficile à ramener sur le chemin de la réalité. Le mensonge était le leitmotiv de bien des personnes, voilà pourquoi le jeune homme se fiait aux regards. L’on disait que les yeux étaient le miroir de notre âme, afin de savoir si quelqu’un était sincère ou non, il suffisait de le regarder droit dans les yeux. C’était là l’une des raisons principales qui poussèrent Clay à accorder le bénéfice du doute à cet homme qui l’avait, selon lui, tiré des griffes infâmes des Pacificateurs. Au fond, le médecin s’était toujours senti différent d’eux depuis son réveil, la violence ne s’accordant pas très bien avec sa personnalité – qui était toujours là, enfouie.

Chaque pas effectué dans ces tunnels ne faisait qu’accentuer la douleur déjà omniprésente. Ses jambes commençaient seulement à se remettre, il n’était pas conseillé ni même judicieux de se lancer dans une course à pieds, mais avait-il eu vraiment le choix ? Il aurait pu envoyer cet inconnu sur les roses, mais il y avait tellement de trous noirs dans son esprit et Raven semblait connaître tellement de choses à son sujet que le médecin se raccrochait à l’espoir d’avoir fait le bon choix, en lui donnant une chance. Être utilisé n’était pas dans ses envies, c’était même la dernière chose qu’il souhaitait, alors tout dépendait du soldat. L’adrénaline et l’angoisse parcourant ses veines, Clay finit par s’arrêter à un carrefour, soudainement inquiet. Ils allaient leur tomber dessus c’était évident. Pris par le doute, la vue brouillée par la douleur, il ne devait pas s’asseoir, ni même s’arrêter trop longtemps. Partageant discrètement son point de vue avec son « coéquipier », il ne lui laissa cependant pas le temps et décida d’avancer, espérant qu’aucun pacificateur armé ne viendrait se mettre en travers de leur chemin. Parcourant le tunnel sombre, la respiration saccadée mais presque inaudible tant l’angoisse était grande, Clay nota les informations que lui donnait le soldat. Hochant la tête mais ne répondant rien de plus, il se remit en marche, mais les dix minutes restantes parurent une éternité. Et s’il n’y avait que ça… Presque à bout de force, sa tête le tapant trop fort, l’amnésique trébucha deux fois de suite avant qu’ils n’atteignent finalement (et par chance) les fameux escaliers censés les mener jusqu’à la surface. Enfin, il allait pouvoir respirer ! Mais c’était sans compter la balle qui venait de siffler à quelques centimètres de son oreille. N’avaient-ils pas dit qu’il leur fallait le médecin vivant ? Clay ne savait plus quoi penser et n’avait de toute manière, pas le temps de s’y atteler davantage. Le juron lancé aux pacificateurs fut parfaitement audible pour le jeune homme qui ne rétorqua rien, se contentant de gravir les marches aussi vite que possible et sans tomber. Ils leur tiraient dessus ! Le tirait lui, comme s’il était un ennemi ou un gibier.

La respiration lui manquant et l’urgence de la situation ne quittant pas son corps, Clay poussa la porte en même temps que le soldat du treize. Ce fut ensemble qu’ils ouvrirent la porte sur la lumière du jour aveuglante. Malheureusement, ils n’étaient pas encore au bout de leur peine, car il restait encore quelques mètres jusqu’à l’hovercraft. Surpris par la taille de l’engin, le médecin manqua de basculer sur le côté, épuisé. Il puisa tout de même dans ses dernières forces, entendit une dernière balle siffler juste à côté de lui, puis se jeta à l’intérieur de l’hovercraft, suivit de près par Raven et les deux venus à leur rescousse.

Allongé sur le sol, le jeune homme avait laissé échapper un grognement de douleur au moment de l’impact. Il n’était pas blessé, aucune balle ne l’avait touché, il n’y avait que ses blessures censées cicatriser. Les jambes endoloris et les muscles crispés, Clay essayait de mettre des noms sur les visages l’observant, du moins c’est ce qu’il croyait voir, car la vue brouillée ne l’aidait pas à discerner les choses correctement. La migraine, elle, avait atteint son point culminant, le faisant souffrir le martyr. Les informations et les évènements défilaient dans sa tête et devant ses yeux. Il était comme perdu, ailleurs et cherchait un point de repère qu’il ne trouvait pas.

« Raven ? ». Oui, c’était le seul qu’il « connaissait » ici. Il n’avait même pas prêté attention au décollage de l’hovercraft ou non. Il n’était pas dans son assiette, aussi livide qu’un mort.

Il chercha tout de même à se relever, peut-être même avait-il été aidé entre temps sans même le noter ou le remarquer. Regardant à droite et à gauche, comme drogué, l’amnésique n’arrivait plus à joindre les deux bouts. « Je me sens pas bien… ». Dernière chose qu’il eut l’occasion de dire avant de sombrer dans l’inconscience. Il avait trop forcé. Sans doute allait-il être rattrapé, ou peut-être tomberait-il comme une marionnette inanimée sur le sol de l’engin volant, il n’en savait rien et ne le saurait pas vraiment. Son inconscience l’emmènerait dans quelques souvenirs, mais ils ne comprendraient pas ceux de son jumeau. Il fallait déjà résoudre le mystère sur ce « cousin », il était censé être de la famille et il fallait à tout prix qu’il s’en souvienne, qu’il vérifie si tout ceci était vrai, ou bien que chacun des camps avaient raconté n’importe quoi. Une fois au Treize, il serait pris en charge dans l’aile médicale de la ville souterraine, mais conservé dans une pièce à l’écart, d’où les médecins et autres personnes pourraient surveiller chacune de ses réactions. Il n’était peut-être qu’une bombe à retardement, parfaitement programmée par le Capitole, même s’il avait été « sauvé à temps ». Le sceau du Capitole gravé dans sa chair serait sûrement découvert, peut-être l’on jugera-t-il intéressant d’en tenir le cousin informé, seul proche parent présent au moment de son rapatriement au district, Julian étant introuvable…




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MessageSujet: Re: RAVEN&CLAY ∞ « It's time to go back home »   Mer 15 Mai - 20:38

J’étais soulagé. Cette mission ne s’était peut-être pas déroulée de la meilleure des manières, j’allais assurément récolter un paquet d’ennuis pour cette mission que Coin qualifierait de bombe à retardement, et durant laquelle j’avais abattu un pacificateur pour lequel Snow serait sans doute personnellement informé ... Mais malgré tout cela j’étais soulagé, parce que j’avais tenu mes deux promesses. Celle de ne pas repartir du Capitole sans mon cousin, et celle de rentrer sain et sauf au district treize pour retrouver Miléna. Ces soldats qui m’avaient accompagnés aujourd’hui l’avaient fait de leur plein gré, en connaissant l’aspect non-officiel de la mission que je leur offrais et ayant malgré tout décidé de m’accompagner ; C’était pour cette raison que j’avais pleine confiance en eux, pour cette raison que je considérais cette équipe avec fierté. Ce qui concernait l’un de nos membres concernait l’équipe toute entière, et j’espérais garder cette cohésion aussi longtemps que l’occasion m’en serait donnée ... Peu importait la sanction qui devait m’attendre à mon retour au bercail je savais que cette équipe resterait telle que je la connaissais, et si je n’avais aucunement l’intention de laisser quelqu’un d’autre que moi prendre la responsabilité de cette opération et de ce qui avait pu y survenir, je ne craignais pas de ce qui pourrait se passer si l’on devait m’en éloigner, plus ou moins momentanément. En attendant j’avais retrouvé toute confiance en la suite lorsque nous avions – enfin – atteint le bas de l’hovercraft, et couvert par les tirs de deux de mes hommes tandis que j’aidais Clay à monter à bord je m’étais enfin senti en sécurité une fois la porte refermée derrière notre groupe. « On s’arrache ! » avait lancé mon second en commandement au pilote, et quelques secondes plus tard nous quittions le sol accidenté de la piste d’atterrissage. Aussitôt j’avais senti la totalité de mes muscles se relâcher, comme assimilant enfin que le danger était passé. Nous avions eu chaud, véritablement, et nous avions de la chance de nous en être sortis aussi bien. Enfin, Clay était déjà assez mal en point, et alors que je m’apprêtais à lui demander s’il tenait le coup ce fut lui qui l’interpela « Raven ? » Secouant la tête pour reprendre mes esprits j’avais automatiquement tourné la tête vers lui ; A la lumière j’en avais encore plus conscience, il avait vraiment mauvaise mine. Posant une main concernée sur son épaule j’avais demandé « Ça va tu tiens le coup ? » mais j’avais la sensation de déjà en connaître la réponse. Aidé par Wayland nous avions tenté de remettre Clay debout, mais à peine y étions nous parvenus que ce dernier sembla devenir plus pâle qu’il ne l’était déjà, et tandis qu’il bafouillait « Je me sens pas bien ... » j’eus à peine le temps de le rattraper par le col de sa veste avant que sa tête n’aille heurter le sol métallique.

◮ ◮ ◮ ◮ ◮


« Devant vos états de service j’étais prêt à faire preuve de clémence, cependant la Présidente désapprouve particulièrement les conséquences de cette mission, de nature à compromettre une ouverture prochaine vers le Capitole. Aussi je me vois dans l’obligation de vous sanctionner malgré tout. » J’avais gardé le silence, l’air faussement impassible, me tenant au garde à vous et fixant un point sur le mur tandis que mon supérieur s’adressait à moi. Tout cela je m’y attendais, je m’y étais même préparé, mais l’entendre prononcé pour de bon ne faisait jamais plaisir. Sans broncher j’attendais que me soit énoncée la dite sanction, sans savoir réellement à quoi m’attendre. « En conséquence, votre accréditation pour les missions de terrain vous est provisoirement retirée. Le choix d’un autre soldat pour prendre la tête de votre équipe jusqu’à nouvel ordre reste à votre discrétion, quant à vous, vous dirigerez l’entraînement et la gestion des nouvelles recrues et des aspirants soldats. Des questions ? » Des questions ? Oui, une. Comment étais-je supposé supporter de rester enfermer si longtemps sans aller sur le terrain ? Jusqu’à nouvel ordre, cela voulait dire jusqu’à quand ? Tant de questions que je ne me savais pas en droit de poser, aussi me contentais-je d’un « Non, mon Général. » prononcé avec détermination. J’avais côtoyé le Général Hedges assez longtemps pour comprendre qu’il aurait sincèrement souhaité éviter cette situation lui aussi, mais même s’il n’en avait pas été ainsi mon opinion n’aurait pas été différente. Je ne regrettais pas un seul instant ce que j’avais fait et le referait sans la moindre hésitation s’il le fallait, mais cette sanction je la méritais entièrement. Marquant une pause, le Général s’était arrêté face à moi et m’avait fixé quelques instants avant de reprendre sur un ton un peu moins formel « Vous allez avoir plus de temps à consacrer à ce district et à ce que vous y faites ... tâchez d’en faire bon usage, compris ? » Toujours aussi stoïque, j’aurais juré avoir vu l’ombre d’un sourire sur le visage de mon supérieur, et pensait désormais avoir saisi le sous-entendu qui se cachait dans sa phrase. « J’y veillerais, mon Général. » J’eus l’impression qu’il s’apprêtait à ajouter autre chose lorsqu’on frappa à la porte du bureau, laquelle s’ouvrit presque instantanément sur un autre haut-gradé de notre armée. Attendant visiblement cette visite je n’avais pas mis longtemps à comprendre que j’allais devoir débarrasser le plancher, et sitôt m’avait-on dit « Vous pouvez disposer Abernathy. » que j’avais quitté mon garde à vous, et après un salut militaire à l’intention des deux hommes j’avais quitté la pièce en refermant derrière moi. Ce n’était pas parfait, mais je ne m’en sortais pas trop mal, sans doute.

◮ ◮ ◮ ◮ ◮


« Je passe juste me changer, je dois descendre à l'infirmerie. » Me débarrassant de ces fringues dans lesquelles j'avais transpiré toute la journée, je m'étais rapidement débarbouillé la figure avant d'attraper un tee-shirt gris et un de ces pantalons noirs que nous soldats avions en cinq ou six exemplaires dans notre penderie. « Tout va bien ? » La fatigue de Miléna ne faisait aucun doute, et si le fait d'être cantonnés aux souterrains du treize ne m'enchantait pas totalement j'avais au moins la possibilité d'être là en cas de souci ; C'était sans doute ce dont parlait le Général la veille. Au fond il était même préférable que je reste ici pour l'instant, je savais que si quoi que ce soit arrivait à Miléna où à l'enfant qu'elle portait durant mon absence, jamais je n'aurais pu me le pardonner. « Oui, oui. C'est juste ... ils m'ont demandé de descendre. Hier ils m'ont pratiquement mis à la porte, et aujourd'hui ils veulent que je descende, je comprends pas leur cinéma. » J'avais pourtant relativement confiance dans le corps médical du district, tout comme je savais qu'en cas de besoin je pouvais toujours aller tirer des informations de Vanya sans trop avoir à insister, mais je n'avais pas apprécié que l'on m'interdise de voir Clay la veille et je n'avais du coup aucune envie de faire plaisir à ces messiers en blouse blanche ... Mais qui sait s'ils n'avaient pas changé d'avis ? C'est pourquoi une fois changé et après un baiser sur les lèvres de Miléna j'étais ressortis, non sans lui assurer « Je repasse te prendre pour manger tout à l'heure. »

Dire que j'aurais pu aller jusqu'à l'aile médicale les yeux fermés n'était pas qu'une expression, j'avais eu et depuis assez jeune suffisamment de raisons de m'y rendre pour connaître l'endroit ainsi que l'itinéraire comme ma poche. Aussi avais-je rejoint ma destination en un temps record et avais-je été accueilli dès mon arrivée par un de ces psychiatres que je n'avais personnellement jamais côtoyé mais que j'avais eu tendance à prendre en grippe au contact de Miléna et des "différents" qu'elle avait pu avoir avec eux. « Vous vouliez me voir ? » Tout en me faisant signe de le suivre l'homme m'avait fait passer par divers couloirs en m'expliquant la situation d'un ton monotone et j'aurais même eu tendance à dire presque désintéressé ; Je m'en serais inquiété s'il ne s'était pas avéré que l'homme n'avait jamais réellement eu de contacts avec mon cousin et remplaçait un autre médecin actuellement occupé avec un patient. Il m'avait finalement laissé devant la porte d'une chambre dont sortit au même moment une infirmière qui m'adressa un sourire, que je lui rendit avec sincérité. « Nous vous attardez pas trop, il a encore besoin de repos. » m'avait-il finalement lancé tandis que je tournais la poignée de la porte et pénétrait dans la pièce. Malgré la lumière artificielle, la seule qui subsistait chez nous de toute façon, mon cousin me semblait avoir meilleure mine que deux jours plus tôt lorsque je l'avais retrouvé. Par chance le Capitole et le district treize étaient relativement proches et il avait rapidement pu être pris en charge à notre arrivée. Rien ne semblait distinguer les chambres de cette partie de l'aile des autres chambres ... rien, si ce n'était le fait qu'elles ne fermaient que de l'extérieur, et que la présence de meubles était réduite à néant, à l'exception d'un lit et d'une chaise pour un éventuel visiteur. J'avais le sentiment que les réactions parfois incontrôlables de certains patients, particulièrement ces adolescents que nous avions sauvés de l'arène, les médecins avaient pris les mesures nécessaires pour éviter d'autres ... incidents. « Tu sais que t'as meilleure mine ? » Adressant un sourire à Clay, je me contentais pourtant pour l'instant de me tenir en retrait, attendant de voir quelle réaction j'aurais de la part de celui qui, au fond, n'avait toujours pas la certitude que je lui disais bien la vérité. Et avec Julian qui s'était volatilisé, prouver mes dires n'en serait que plus compliqué, je le craignais ...


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MessageSujet: Re: RAVEN&CLAY ∞ « It's time to go back home »   Sam 25 Mai - 11:53





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Perdu dans les méandres de son esprit malade, le jeune home n’avait eu le temps de répondre à la question de son cousin, et bien que la sensation du décollage de l’hovercraft ne fut pas des plus agréables, il ne comprit qu’à retardement ce qu’il venait de se produire. Pendant quasiment, une journée et demi, Clay demeura inconscient, son corps réclamant un repos plus que nécessaire après tout cet acharnement et cette adrénaline qui l’avait épuisé. Les membres du treize pouvaient donc faire ce qu’ils voulaient de lui. Dans le fond, c’est un peu ce qu’ils firent, mais uniquement dans le but de le garder en vie, ne sachant réellement quel diagnostic en faire sur le coup. Nul doute que le médecin revenait de loin, certaines infirmières l’avait même reconnu malgré son visage encore tuméfié par les coups des différents Pacificateurs qui étaient venu lui rendre visite dans sa cellule froide du Capitole. C’est qu’à sa toute première arrivée au District Treize, Clay n’avait pas plus meilleure mine. L’infirmerie semblait être l’une des seules parties de ce district qu’il connaisse. Ou tout du moins… Connaissait. Pendant deux bonnes heures, il fut inspecté sous toutes les coutures, et le symbole du Capitole gravé dans la chaire de son dos ne manqua pas. Malheureusement, il n’était pas possible pour eux de le faire disparaitre, ce qui attisa un peu plus les soupçons. L’on ne pouvait prédire ce que ferait Clay en se réveillant, ou même si le Capitole avait eu le temps de le noyer dans les mensonges. Pour l’heure, des images défilaient dans la tête du jeune homme, les souvenirs coincés dans une partie de son esprit essayaient tant bien que mal de refaire surface. Toutes les images possibles de Raven étaient balayées. Il cherchait à déceler une once de vérité là-dedans, si bien que son réveil ne fut pas des plus calmes. Complètement perdu, et toujours amnésique de surcroit, il était extrêmement difficile d’ouvrir les yeux dans une pièce quasiment vide, aussi déserte qu’une des cellules du Capitole, la porte close et les murs irrémédiablement lisses et sans fenêtres. Oh, il y avait bien un miroir qui s’étendait sur le mur du fond, mais de loin il ne pouvait véritablement déceler l’allure de son visage. Instinctivement, il l’avait appelé, ce fameux cousin, car il n’y avait que lui de sûr ici, d’ailleurs, il ne savait même plus où il était. Si une infirmière et le médecin n’étaient pas entrés en entendant le hurlement, jamais il n’aurait su être au Treize. Ce district restait d’ailleurs encore flou dans sa tête, et les paroles d’Hunter résonnaient encore en boucle. Mentalement perturbé. Pour le coup, le bracelet s’y prêtait bien, mais Clay ne l’avait pas encore remarqué à ce moment-là.

Paniqué, il espérait qu’on le laisserait voir ce fameux soldat qui l’avait normalement « tiré d’affaire », mais ils n’en firent rien, et le sédatif fut de la partie pour calmer ce pauvre homme qui perdait royalement la boule, n’ayant aucun repère valable en ce bas monde. Il lui fallut bien ça, au jeune médecin, pour réussir à se détendre et analyser correctement l’endroit dans lequel il était. Les dires de ces hommes et femmes en blouses blanches ne l’aidant pas… Qui croire dans le fond ? Et s’il était tiré d’affaires, pourquoi le garder enfermé comme un vulgaire prisonnier ? A l’image du Capitole… Si tant est que là-bas il avait carrément une suite pour lui. Clay n’aurait pu se douter que derrière ce miroir on observait chacune de ses réactions, afin d’établir un diagnostic, et de savoir s’il cherchait à les tromper ou non pour le solde du président Snow. Ignorant de tout ce cinéma, lui ne cherchait qu’une seule chose, continuellement, et ce malgré la fatigue qui le guettait à chaque instant. Cloué au lit et incapable de se mettre assis sans avoir la tête qui tourne, il finit par lâcher prise et s’endormit pour de longues heures supplémentaires. Ce ne fut que le lendemain, qu’il commença à observer correctement les détails de cette pièce, de son corps et de sa tenue. Sa tête le lançait encore de temps à autre, mais tout ceci s’expliquait par les cicatrices qui se refermaient encore. C’est qu’Hunter l’avait presque tué de rage ce jour-là… On lui expliqua entre deux plateaux repas son état général, mais il savait déjà tout ça, sauf peut-être pour le symbole dans son dos. D’ailleurs peu de gens le savait autour de lui, sûrement que l’on ne voulait pas que de quelconque rumeurs se répandent.

Quand l’infirmière ressortit avec le plateau vide, Clay s’était à nouveau enfoncé sous les draps, hésitant, ce miroir l’intriguait, tout comme ce bracelet qui était presque comme une insulte à ses yeux. Il ne nota la présence de Raven que lorsque celui-ci ouvrit la bouche. Tressaillant de surprise, l’amnésique leva les yeux vers le soldat, et finit par esquisser un sourire en soupirant. Meilleure mine il n’en savait trop rien, mais ça allait. Soulagé, Clay se dégagea du lit comme il put, en grimaçant, ses jambes le faisait toujours souffrir, mais il était nécessaire qu’il le fasse, même vital au fond… Cela n’arriverait pas souvent, autant dire que ça n’arriverait peut-être jamais une seconde fois, mais le jeune homme s’empressa de serrer son cousin dans ses bras sans dire un seul mot. Il le serrait comme jamais il n’avait serré quelqu’un. Dans le fond il avait peut-être besoin de se rassurer, de s’accrocher à quelque chose de réelle, qu’il pouvait toucher, et Raven était bel et bien là, ce n’était pas un mauvais tour.

« Merci. Cousin ». Après quelques secondes d’étreinte, il finit par reculer légèrement. « Je me rappelle qui tu es, et je me souviens de Miléna aussi… ». Il esquissa un nouveau sourire et retourna sur le lit, c’était encore là qu’il se sentait le plus en sécurité, bien que la présence de Raven fut des plus rassurantes. « C’est tout ce dont je me souviens… Et même si je sais que je peux te faire confiance, je ne peux m’empêcher de me demander ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas… L’accueil ici est dans le fond… Quasiment le même qu’à mon réveil là-bas, c’est… Perturbant. ».

Quant à savoir quelle période de l’année, et à quelle date ils étaient, ça c’était une autre histoire. Cela faisait bien longtemps qu’il avait perdu le fil. « Quel jour on est ? ». Les souterrains, et les lumières artificielles n’étaient pas terribles pour deviner l’heure exacte, s’il faisait nuit ou jour. Tournant la tête vers le miroir, il fronça légèrement les sourcils, il y avait quelque chose avec ce truc… Qui n’allait pas. Reposant finalement son regard sur le soldat, il hocha la tête. « Tu peux t’asseoir, si tu veux, il n’y a que ça à faire ici. ». Avait-il encore des affaires personnelles quelque part ? Clay n’en avait absolument aucune idée, tout était si… Bordélique dans sa tête et autour de lui, et les pièces du puzzle si difficile à imbriquer les unes aux autres qu’il aurait sûrement besoin d’un psy. Quant à Julian, il ignorait tout simplement qui il était, disons que… Même si Raven lui en avait parlé, il n’arrivait pas à concevoir qu’un frère puisse se balader quelque part, et il savait encore moins qu’il s’agissait de son jumeau identique !

Remontant les draps jusqu’à sa taille, il redressa un peu le lit pour ne pas être totalement allongé. Là où son amnésie lui posait problème, c’est qu’il ne savait jamais trop quoi dire ou raconter, tant tout était… Comme nouveau pour lui. Devoir sûrement réapprendre certaines choses l’épuisait d’avance. « Désolé si je ne suis pas trop bavard… Je ne sais juste pas de quoi je pourrai bien… Parler. ».




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MessageSujet: Re: RAVEN&CLAY ∞ « It's time to go back home »   Ven 14 Juin - 15:36

Bien que tentant de me raisonner en me répétant que si on m'autorisait enfin à le voir, c'était qu'il ne devait pas si porter trop mal, je ne pouvais m'empêcher durant mon trajet jusqu'à sa chambre de me demander dans quel état j'allais retrouver mon cousin, et s'il y avait ne serait-ce qu'une chance que toute trace de son séjour au Capitole ne soit un jour plus qu'un souvenir. J'avais peur de découvrir que son état était bien plus grave que je l'imaginais, tout comme j'avais peur d'avoir empiré les choses en le poussant à courir ainsi à travers les souterrains du Capitole. Je ne pouvais m'empêcher de penser à la dernière fois que j'avais passé autant de temps dans l'aile médicale du treize, à la dernière fois que j'avais ramené quelqu'un du Capitole ; Pendant plus d'une semaine les médecins du treize eux-mêmes n'avaient pas été capables de dire s'ils seraient capable de sauver Miléna, et tout en sachant pertinemment que nous avions fait le maximum je n'avais cessé de me torturer l'esprit en me demandant si les choses auraient été différentes si Cray et moi étions arrivés ne serait-ce que quelques minutes plus tôt. Tout en suivant le médecin aujourd'hui j'appréhendais donc particulièrement l'état dans lequel j'allais retrouver mon cousin, malgré mes tentatives silencieuses pour me raisonner. Miléna m’avait semblé si petite, si fragile inconsciente dans ce lit d’hôpital, elle qui était pourtant l’opposé de ces deux adjectifs … Tout cela avait beau être derrière moi, derrière nous, j’en avais encore parfois des frissons rien qu’en y repensant, et particulièrement aujourd’hui, tandis que je m’enfonçais dans les méandres de l’aile médicale sans savoir véritablement à quoi m’attendre. Voilà pourquoi j’avais senti un poids immense quitter mes épaules lorsque sous l’œil du médecin j’avais pénétré à l’intérieur de la pièce, les mains tremblant légèrement, pour trouver un Clay non seulement éveillé mais en apparente bien meilleure forme que ce à quoi je m’étais attendu. Je savais pourtant que nos médecins n’étaient pas de ceux qui ménageaient inutilement, et si celui qui m’avait amené jusqu’ici m’avait imposé de ne pas trop m’attarder c'était sans doute pour une bonne raison, mais voir mon cousin esquisser un sourire en me voyant me suffisait pour le moment amplement.

Sans doute avais-je eu du mal pourtant à cacher l'inquiétude sur mon visage lorsque je l'avais vu se lever, et en un instant j'avais parcouru la distance qui me séparait de son lit pour l'empêcher de se fatiguer inutilement. « Hey, doucement vieux. » Malgré tout j'avais accueilli et lui avait rendu son accolade avec sincérité, et même avec soulagement ; Comme s'il s'était agi de la seule façon pour moi de réaliser qu'il était bien là, en un seul morceau, et que tous ces risques n'avaient pas été en vain. Bien que moins démonstratif à ce sujet que Julian qui ne m'avait littéralement fait aucun cadeau, j'avais mis du temps à apprivoiser ce pan de ma famille qui, au demeurant, était sortit d'un peu nul part bien que ma mère nous ait maintes fois racontés à Melwyn et à moi lorsque nous étions jeune à quel point sa famille du sept lui manquait parfois, bien qu'elle dise ne pas regretter son choix de suivre notre père dans les souterrains du treize. Le temps et les derniers événements ayant secoué Panem aidant, je n'avais pourtant plus aucune hésitation sur le fait que je considérais Clay comme un membre de ma famille à part entière. Et ceux qui me connaissaient un minimum savaient à quel point la famille était quelque chose d'important, voir de primordial à mes yeux.

    « Merci. Cousin. » Nous lâchant finalement nous nous étions fixés un instant, et l'entendant parler une autre de mes craintes s'était définitivement envolée. Il avait tellement semblé avancer en pilotage automatique lorsque je l'avais récupéré que j'avais craint qu'à son réveil il ne se souvienne à nouveau de rien, même pas de mes maigres tentatives pour tenter de le mettre en confiance. Il n'en était heureusement rien, et si j'en avais encore douté la suite de sa phrase termina de me convaincre « Je me rappelles qui tu es, et je me souviens de Miléna aussi … » A l'évocation son prénom j'avais esquissé un nouveau sourire, et posé une main bienveillante sur l'épaule de Clay tandis qu'il reprenait sa place ; Et grand bien lui en avait pris, puisque de gré ou de force je ne l'aurais pas laissé rester debout et se fatiguer plus qu'il ne l'était déjà. « C'est tout ce dont je me souviens … Et même si je sais que je peux te faire confiance, je ne peux m'empêcher de me demander ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas … L'accueil est ici dans le fond … Quasiment le même qu'à mon réveil là-bas, c'est … Perturbant. » Lâchant son épaule je m'étais décalé sur le côté du lit, regardant à nouveau machinalement autour de moi sans que la pièce ne me paraisse moins vide qu'au moment où j'y avais mis les pieds « Le reste finira par te revenir, il faut simplement être patient … Les médecins t'ont dit quelque chose ? » A moi ils ne m'avaient pas dit grand chose en tout cas, pas concernant son amnésie en tout cas. Je ne m'autorisais pourtant pas autre chose que de l'optimisme et de la confiance, parce que je ne voulais pas croire qu'il pourrait en être autrement, et parce que je me sentais le devoir d'être optimiste pour deux si Clay devait en venir à douter. « J'essayerai de voir pour qu'on te change de chambre, celles-ci sont … tu seras mieux dans une chambre normale. »

Et non pas dans ces cages à lapins pour patients instables. Rationnellement je savais que ces chambres étaient là par précaution, pour le personnel autant que les patients eux-mêmes, mais je ne pouvais m'empêcher de trouver ces pièces plus angoissantes qu'autre chose, et à coup sûr ceux qui y restaient enfermés des jours ne pouvaient pas voir leur état psychologique s'améliorer. Je savais que Clay serait placé ici à son arrivée mais j'espérais bien qu'il serait rapidement déplacé ailleurs, et je comptais bien en toucher deux mots à Vanya une fois sorti de cette chambre ; Ces imbéciles étaient censés le remettre d'aplomb, pas lui faire peur. J'avais déjà la sensation que la situation ne tenait qu'à un fil, que la confiance que j'avais réussi à restaurer chez lui ne tenait qu'à un fil. Qu'il se questionne sur la réelle différence entre l'endroit dont je l'avais arraché et l'endroit où je l'avais amené en était la preuve, qu'il me fasse assez confiance pour m'en faire la remarque n'était qu'une consolation passagère. J'aurais voulu l'aider un peu plus, j'aurais voulu le connaître un peu plus sans doute … J'étais persuadé que Julian aurait été bien plus à même que moi de répondre aux questions qu'il se posait sans doute, et il fallait qu'il décide justement maintenant de disparaître dans la nature, au moment où on avait besoin de lui ici, au moment où je n'étais même plus autorisé à quitter le treize pour aller moi-même le chercher. J'avais pensé demander à Aiden s'il savait où pourrait être passé Julian, j'avais le sentiment que la jeune recrue pourrait me renseigner à ce sujet … Mais cela ne m'avançait à rien, j'étais coincé ici.

    « Quel jour on est ? » avait-il fini par me demander, comme pour tenter de remettre un peu d'ordre dans le vrac de ses idées. Sa question me fit réaliser à quel point j'avais perdu le fil ces dernières semaines, ou au moins ces derniers jours, entre la prise du sept et cette mission au Capitole, et j'hésitais quelques secondes avant de répondre « Mardi. On est mardi. » et jetant un coup d'oeil à l'emploi du temps journalier tatoué sur mon bras j'avais vérifié la date inscrite à l'encre violette « Le 26 septembre. » Fin septembre. Le temps passait à une vitesse folle, si folle que j'avais encore du mal à réaliser que dans moins de quatre mois je serais père ; Je n'étais pas le plus inquiet des deux, mais pourtant à cette seconde précise je sentis un sentiment de panique me traverser. Clignant deux ou trois fois des yeux pour chasser cela de mon esprit j'avais entendu mon cousin ajouter « Tu peux t'asseoir, si tu veux, il n'y a que ça à faire ici. » et suivant son conseil j'avais reculé jusqu'à attraper la chaise laissée dans un coin et la tirer vers moi, pour revenir m'asseoir près du lit. « Désolé si je ne suis pas trop bavard … Je ne sais juste pas de quoi je pourrais bien … Parler. » Esquissant un sourire j'avais posé une main sur son avant-bras et secoué légèrement la tête comme pour lui dire qu'il n'avait pas de quoi être désolé. C'était surtout moi à vrai dire, qui était désolé, de ne pas pouvoir l'aider un peu plus. « On essaye de rapatrier ton frère ici dès que possible, j'enverrai ma team sur place pour le récupérer. » Je ne pouvais pas faire grand chose d'ici, mais je pouvais au moins faire ça ; Je n'avais pas eu besoin de réfléchir lorsque le Général Hedges m'avait demandé de choisir quelqu'un pour me remplacer temporairement à la tête de l'équipe, il n'y avait qu'en Reed que j'avais assez confiance, et dont je connaissais assez les capacités. « Mais je peux faire de mon mieux pour t'aider en attendant, t'aider à démêler ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas … » pour reprendre les termes qu'il avait employé. Je n'avais pas la prétention de savoir ce qu'il ressentait, je n'en avais pas la moindre idée, mais je pouvais aisément comprendre qu'il soit perturbé. « … ou répondre à tes questions, si tu en as. Je ferais mon possible. »

C'était le mieux que je pouvais lui proposer, de faire mon possible, car j'avais conscience qu'il y avait tout un tas de questions auxquelles je n'aurais pas de répondre, toute une période de sa vie dont je ne connaissais rien pour ne l'avoir rencontré que sur le tard, et pour cette raison j'étais persuadé que plus vite Julian pourrait rentrer et plus simples les choses seraient. Pour l'heure j'attendais, sans vouloir le presser ou le bousculer, j'attendais de voir ce qui pouvait bien se jouer en ce moment même dans sa tête.


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