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 JORAH ∇ the passenger.

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DISTRICT 13
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MessageSujet: JORAH ∇ the passenger.    Dim 11 Nov - 18:37


Jorah Ernest Renly Baÿs-Galor
❝ GUESS HE'S JUST A COWARD, A TRAITOR, A MAN WITHOUT HONNOR ❞

« Je suis un étranger, l’orage est mon pays. Je n’ai pas de monnaie, la route est mon amie. »


Il y à une guerre qui fait rage au dehors de nos maisons, des gens se font tuer, des coups de feu résonnent dans l'ensemble du district, et cet homme fait parti de ceux qui ont choisi de ne rien voir. Jorah Ernest Renly Baÿs-Galor n'est pas le genre d'homme à donner sa vie dans une guerre, il est même plutôt de ceux qui restent les bras croisés et qui décide de prendre la mer au lieu de l'arme. Jorah est un petit garçon coincé dans le corps d'un adulte de vingt-sept ans, chez nous on le surnomme « le déserteur », à cause de cette histoire de fugue et de fuite qui le suit comme son ombre. À chaque fois que cet homme fait un pas dans le district tout le monde se cache, la queue entre les jambes comme des animaux abattus sur le bas-côté. Jorah, personne ne le connais et aucun d'entre nous n'a envie de plonger son regard dans le sien, c'est un de ces hommes qui vous flanque la peur jusque dans le bas du dos, capable de vous tuer sur place si jamais votre tête ne lui reviens pas. Ici, dans le district quatre, on à vite appris à ne pas se dresser sur son chemin, il habite la toute petite maison tout au dessus de la falaise mais il n'y passe que très peu de temps, cet homme est tout le temps en train de cavaler dans les district, comme si il cherchait des réponses à ses questions. C'est un jeu pour les enfants du quatre, c'est à celui qui arrivera à s'approcher le plus près de la maison du déserteur, il fait peur à tout le monde et pourtant il n'est pas d'ici. Personne ne sait vraiment d'où il viens cet homme, et personne n'ose lui demander après tout.

 Asan Dongpier, vieux pêcheur du district quatre.



Plus personne ici ne veut entendre parler de lui, c'est un monstre, un lâche. Il à fuit toutes les personnes qui comptaient dans sa vie pour aller se réfugier dans l'isolement, dans l'absence de tous contacts humains. Jorah nous à tous abandonné, il à fermé la porte de sa vie et à trahi tout ceux qui avaient placés une confiance aveugle en lui, il était destiné à de grandes choses cet homme, il avait tout pour réussir à contrer le gouvernement du Capitol. Jorah était l'étoile montante de l'armée du district treize, entraîné par les meilleurs, formé pour devenir un ingénieur plus doué encore que ceux du Capitol. Jorah à tout gâché, il à répandu la honte sur sa famille, sur sa mère qui s'était donné de tant de mal pour faire de lui un homme bien sous tous rapports, sur tout les instructeurs qui s'étaient entêtés à faire de lui un homme, sur le vieux Bran qui lui avait tout appris de l'art de confectionner des armes. Ceux qui l'avait jadis entraîné son maintenant à ses trousses, il ne peut plus se cacher nul part et il sait pertinemment que sa tête est mise à prix, tout ça à cause de son père. Les Baÿs-Galor semblent êtres des traîtres de père en fils, à croire que c'est inscrit dans leur veines, dans leur patrimoine génétique. Des ennemis, voilà maintenant comment le district les voit.

Petyr Hillside, commandeur des forces du district treize.



On à longtemps cru qu'il viendrait s'enrôler sous l'uniforme des pacificateur, comme son père. Pendant plusieurs semaines le chef nous avait donné l'ordre de le retrouver, de faire de lui un pacificateur plus doué encore que l'était son géniteur. On l'a vu débarqué un matin dans l'district douze, son sac en bandoulière, ses yeux d'un bleu perçant et son visage marqué par la maturité, il avait la tête d'un type qui veut pas qu'on le fasse chier avec des questions. On à essayé de l'amener de grès et de force dans l'bureau du chef mais son corps était solide, musclé, agile, trop pour les pauvres bleus de l'unité comme moi. Il nous à tous flanqué une belle raclée, il à pris son sac et puis il est parti comme il était venu. Jorah, c'est homme à un certain talent pour l'art du meurtre, du moins c'est ce qui se raconte à son sujet. J'ai entendu dire qu'il était passé sur le corps de plusieurs soldats du treize avant de s'enfuir, un vrai barbare ce petit, et pourtant une légende à lui tout seul. Il à pris la fuite comme ça et maintenant il est traqué comme une bête sauvage par ceux-mêmes qui lui avaient tout appris. Moi j'vous l'dit, il finira décapiter cet homme.

Ryder Allgavar, pacificateur du district douze.

about games and relative.
(merci de répondre aux questions en suivant les indications de lignes. certaines questions sont seulement pour certains personnages, merci de supprimer celle(s) qui ne correspondraient pas au vôtre.)



On dit que la guerre est le plus grands des fléaux, qu'elle arrache plus de vies que la famine ou la maladie, mais ces trois choses se réunissent en un seul lieu, le néant. Tu vois la mort comme une réponse et non pas comme une condamnation, tu sais qu'elle se trouve à quelques pas, peut-être derrière cette falaise qui abrite ta maison, cachée à la vue de tous, dénuée de tout bon sens. Jorah, si seulement tu pouvais te rendre compte que ça n'est pas de la mort dont tu dois avoir peur mais seulement de ceux qui seraient capable de te la donner. Ils sont nombreux, les gens qui veulent ta mort. Ils l'imagine déjà, sanglante, affreuse, cauchemardesque. Peut-être arracheront-ils ta langue en premier, avant de te couper la tête nerfs après nerfs. Toi tu vois la mort comme une étape, un cap que l'on franchira tous un jour ou l'autre lorsque le temps sera venu. Jorah, ne perds pas ton temps à visualiser une chose qui te tendra un piège, tu pourrai simplement profiter de cette vie qui s'offre à toi au lieu de rester constamment sur tes gardes, dans l'attente du moment où elle frappera. De quelques manières que se soit ta mort sera horrible, marqué d'une pierre blanche dans la mémoire de ceux qui te traque. Tu finira comme ces traîtres que l'on pends au-dessus de l'entrée des district, histoire de faire d'une pierre deux coups. .

Seuls les fous sont capables de croire qu'un être est prêt à se sacrifier pour les autres. Tu n'as pas la notion de sacrifice, et pourtant tu sais que cela peut-être nécessaire, dans des cas aussi rares que désespéré. Les hommes sont bien trop crédules, ils pensent que l'on peut donner sa vie en échange d'une place sur le panthéon des héros, ceux que l'on considérera comme des gens biens pour des générations et des générations. Tu craches sur ces personnes qui se sentent prêtes à se donner corps et âmes pour la rébellion ou encore pour le Capitol, tu sais pertinemment qu'ils ne valent pas mieux l'un que l'autre. Ces rebelles se pensent assez courageux pour défier un système archaïque alors que le gouvernement affiche un sourire crispé en pensant qu'ils seront assez menaçant pour tout faire cesser. Ces gens n'ont rien compris à la vie, du moins à la vraie vie. Tout le monde devrait faire comme toi, n'est-ce pas Jorah ? Tout le monde devrait prendre le large sans se retourner, on dit que c'est la mer qui prend l'homme et tu voudrais croire que les gens se rendront compte du massacre qui à lieu sous leurs yeux, tout ça pour le bonheur des quelques idéalistes qui mènent tout le monde à la baguette. Les gens meurent, des femmes, des enfants, tous tués par un seul et unique bourreau, la vie. Mais tu sais, au fond de toi, que si jamais ton chemin croise celui de l'homme qui te l'a enlevé, alors tu serais capable d'y laisser bien plus que ta vie, peut-être serait-tu capable de te damner, de vendre ton âme au diable, n'est-ce pas Jorah ?

Pendant de longues années passés à t’entraîner pour le compte du treize, tu as appris à manier chacune des armes qu'ils ont placés dans tes mains, du couteau au fusil, mais toi ce que tu préfères c'est le combat au corps à corps, lorsque l'on sent le pouls de l'adversaire qui s'agite, que l'on entend son corps qui bât à vive allure. Tu n'aimes pas les armes, ça rend les hommes lourds et maladroit, tu préfères l'art soigné des poings et du corps en lui-même. Tu n'aimes pas le armes et pourtant tu avais pour habitude de les confectionner, de les créer de toutes pièces. Jorah, toi qui passait ton temps le nez plongé dans des livres et dans des plans, qu'ont-ils fait de toi ? De l'arc au fusil en passant par les pièges et les bombardiers, tu avait cet or qui ne coule que dans très peu de main et qui faisait de toi un homme de pouvoir. Depuis que tu as posé tes bagages dans les terres du district quatre tu à appris à manier le filet, non pas que tu te soit reconverti en pêcheur, loin de là, il semble juste que tu ais trouver de la tranquillité à tisser chaque maille les unes après les autres. Tu passes ton temps à fuir ceux qui veulent ta perte, à te cacher derrière des talus de bois pour ne pas qu'ils te retrouvent, mais surtout pour suivre la trace de ton géniteur qui t'a enlevé la seule chose qui comptait à tes yeux. Alors tu es devenu discret, comme une plume qui tombant sur une neige immaculée, tes pas n'émettent aucun sons et tu sais comment dissimuler ton corps pour ne pas attirer l'attention des gens.
Il faut être aveugles et fous pour supporter une vie coupée de tout, coupée du soleil, de l'herbe verdoyante, de la neige encore vierge, de cette impression que le monde tourne en dessous de nos pieds. Tu n'as jamais apprécié à la vie au treize, tout y est bien trop ordonné, bien trop précis. Il faut des horaires pour tout, tout le temps, jamais personne ne doit dépasser du cadre que le gouvernement à fixé pour nous. Alors les gens se tassent sous terre en pensant que cela mettra fin à tous leurs malheurs, ils suivent la vie lentement sans jamais se demander ce qui peut bien se trouver en dehors. Fuir le treize à été la meilleure décision que tu n’as jamais prise, même si cette décision t'as été quelque peu imposée par ce géniteur qui voudrait voir mort à tes pieds. Les sous-terrains ne sont que le reflet des gens qui les occupent, tout est gris, terne et morose, la vie semble avoir pris fin, remplacée par un substitut d'existence qui semble convenir à la population. Alors tu ne regrettes pas, d'avoir pris cette décision, même si cela à placé ton nom en tête de liste des personnes à abattre.





TU VIENS D'UN MILIEU que l'on peut considéré comme favorisé, AINSI, POUR TOI, LA NOURRITURE à toujours été répartie de manière égale, chose que tu as du mal à concevoir maintenant que tu vis en dehors des sous-terrains. DU COUP, TON NOM N'A jamais eu aucunes CHANCES D'ÊTRE TIRE AU SORT. TU EXERCES LE MÉTIER DE concepteur d'armes en tout genre ET POUR TOUT VOUS DIRE, TU aimais ça, autrefois. TU ES DANS LE 4ÈME DISTRICT. AYANT vingt-sept ans TU n'a jamais pu PARTICIPER AUX HUNGER GAMES ET tu te fiches pas mal de la prochaine moisson. ENFIN, J'ATTESTE QU'EN CRÉANT CE PERSONNAGE, J'ACCEPTE DE LE LIVRER À LA BARBARIE DES JEUX S'IL EST TIRÉ AU SORT.
reality is here.



FEATURING henry cavill © COPYRIGHT fyeahhenrycavilltumblr




Dernière édition par Jorah E. Baÿs-Galor le Lun 12 Nov - 9:48, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: JORAH ∇ the passenger.    Dim 11 Nov - 18:37

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« La vie, le malheur, l'isolement, l'abandon, la pauvreté, sont des champs de bataille qui ont leurs héros ; héros obscurs plus grands parfois que les héros illustres. »


La vie n'est rien d'autre qu'un immense champ de bataille. Ils se dressent, chevaliers implacables dans leurs armures immaculées, ils cherchent un moyen de se défaire de cette vie qui les enchaînes, ils sont prêt à tout pour défendre l'honneur de leur patrie, de leurs famille. Un rugissement sonore ce fait entendre, comme si l'on avait laissé un lion s'échapper de sa cage, tu avances parmi les hommes sans même te soucier des coups que tu pourrait recevoir, de ces épées qui pourraient te transpercer d'une seconde à l'autre. Ton corps fin et élancé se glisse facilement entre les jambes des soldats qui ne prennent pas le temps de te saluer, bien trop plongé dans la contemplation de leur ego, de ce qui fait d'eux des soldats différents, des hommes à part entière. On pourrait croire que tu glisses sur le sol, comme un serpent qui se faufilerait pour attaquer sa proie au plus près sans qu'elle ne s'en rende compte. Tu n'as jamais eu peur de ces soldats, ils font partis de ta famille, certains t'appelle par ton prénom et d'autres te connaissent depuis ta naissance. D'habitude tu n'aimes pas les étrangers, simplement parce que tu n'aimes les gens que tu n'as jamais vu. Tu as du mal à les comprendre, ces gens qui entrent et sortent de ta vie comme si rien ne comptait à leurs yeux. Quand il y à un nouveau à l’infirmerie ou au réfectoire tu l'observes, juste pour être sur qu'il n'est en rien dangereux pour toi et pour les gens qui te sont chers, puis tu lui fait dessiner le plan de son habitation, même si tu sais pertinemment qu'elles se ressemblent toutes, et puis ça ne te gêne plus d'être dans la même pièce que lui. Ta mère à longtemps cru que cette peur de l'étranger, du nouveau, était un signe de maladie liée au cerveau, une sorte d'isolement que tu te serais infligé pour ne pas souffrir. La vérité est tout autre, en fait tu n'aimes pas les étrangers parce qu'ils ne sont pas vous, vous qui avaient grandit entre les murs poussiéreux du district treize. Ils ont vu la lumière du jour, ils savent ce qu'il se passe au dehors, ils ont foulés l'herbe, bu de l'eau dans des fleuves sauvages, couru dans des champs, ils ont aimer, aimer à en perdre la raison. Ils brûlent, brûlent de ce feu qui tu voudrais tant posséder un jour et qui semble t'échapper à chaque fois que tu t'en approches. Ils brûlent de haine, de colère, d'amour, tous leurs sentiments sont décuplés parce qu'ils viennent de « dehors », des autres district, tu les hais et les admire à la fois.

D'un geste de la main tu attrapes doucement un arc d'entraînement, jetant un rapide coup d’œil autours de toi pour être sur de ne pas être vu. Ton bras ce tends, ce mouvement est si familier, si ordinaire, tu pourrais presque sentir la chaleur du bois prendre possession de ton corps, de ton âme toute entière. Le fil est tendu, droit, chaque expirations que tu produits rebondit sur la laine et se transforme en note de musique, il chante, il chante pour toi et toi seul. La flèche s'enfonce avec vitesse dans le cœur de la cible, la dernière note de cette symphonie magistrale que tu es le seul à entendre. Une main s'abat sur ton épaule et tu sursautes comme si l'on t'avait pris en train de voler. « Jorah, combien de fois t'ai-je demandé de ne pas venir traîner ici pendant les entraînements ? Tu veux à ce point ridiculiser mes soldats ? » Il sourit, presque fier d'avoir un fils aussi brave et fort que les soldats qu'il entraîne depuis des années, c'est sa fierté, le simple fait de porter ton regard dans le sien te fait comprendre que ton père serait prêt à tout pour te sauver. Ton père, ce héros. « Je pourrai les éliminer les yeux fermés et une main dans le dos, comme tu me l'a appris. » Du haut de tes treize ans tu as cette arrogance si semblable à ce père qui t'as élevé, qui t'as appris à ne pas être qu'un simple pion. « Tu as la force de tous les battre, et bientôt tu le fera, mais pour l'instant il faut que tu t'entraînes, encore et toujours. Et que tu passes plus de temps avec ta mère, pourquoi n'irait-tu pas la voir ? » Il passe une main rapide dans tes cheveux et reprend sa voix de lieutenant qui impose le respect chez ses soldats, ses fils, comme il les appelle. « Je n'aime pas ça, aller la voir. Elle pense que tu as une mauvaise influence sur moi et elle me force à faire des choses que je n'apprécie pas. » Ta mère, elle à toujours été un exemple de sérénité et de calme, jamais elle ne prononce ces paroles qui auraient de trop grandes répercutions, jamais elle ne dit du mal de ceux qu'elle côtoie chaque jours. Elle aimerait bien que tu deviennes plus patient, plus attentif et que tu te concentres moins sur ce jeu qu'ils s'appellent la guerre. « Elle n'en reste pas moins ta mère, j'ai entendu dire qu'elle avait besoin d'aide avec une nouvelle patiente, pourquoi n'irait-tu pas l'aider ? » Tu affiches un air affligé, presque déçu de devoir quitté le centre d'entraînement alors que tu n'as pas encore eu l'occasion de mettre au tapis un des petits protégé de ton père. Il te pousse presque dehors, comme si tu n'étais plus qu'une ombre s'échappant loin de cette pièce, alors tu prends le chemin de l'infirmerie le pas lourd, jalousant encore plus ceux qui sont libres, et qui brûlent.


L'odeur des médecins, elle si particulière, si différente que tout le monde est capable de la reconnaître. C'est comme si tu entrais dans un nouveau monde, un monde qui sent la javel et les antiseptiques. Elle te tournes le dos, droite, les bras tendues devant elle. Cela fait quelques mois que ta mère te propose de venir l'aider avec ses patients, tu refuses à chaque fois, poliment, tout en sachant pertinemment que ton père te foutra une belle raclée si tu n'y va pas. Alors, un jour où ton père entraîne ses fils à l'extérieur, tu te décides d'aller la voir, d'aller l'aider. Elle porte le monde sur son dos et pourtant elle arrive toujours à garder les épaules hautes, le menton levé, comme si les épreuves de la vie lui passaient dessus sans même prendre le temps de s'y arrêter. Elle était belle, autrefois, avant que le travail ne lui prenne son sommeil et son temps. Elle à gardé des traces de cette ancienne beauté, ses yeux sont toujours aussi clairs – comme les tiens – son teint n'a rien perdu de son éclat, se sont les rides qui – en revanche – lui on joué un mauvais tour. Tu marches droit vers elle et pourtant tu sens une force qui t'attires vers l'extérieur de la pièce, tu n'aimes pas ce genre d'endroit. Tu n'aimes les médecins comme tu n'aimes pas les étrangers. Tes pas te mènent tant bien que mal à côté de cette femme aux mains occupés par des instruments que tu ne serai reconnaître, elle t'accorde un regard vif, rapide, imprécis, avant de se saisir d'une feuille qu'elle te tends machinalement. « On à eu une nouvelle arrivée il y à quelques mois, une jeune fille de douze ans, elle à tout perdue. Elle refuse l'aide qu'on lui apporte, elle n'aime pas les visites des médecins, elle à ton âge, vous êtes fait pour vous entendre. » Tu n'arrives pas à comprendre ce qu'elle demande, tu voudrais pouvoir lui demander des explications mais te voilà déjà devant le pas de la porte, prêt à entrer dans cette chambre et à te perdre dans tes idées. « Que dois-je faire ? » Un médecin, la cinquantaine bien tassée, te regarde de haut avant de t'arracher le papier des mains et de soupire lourdement, comme si la chose que tu allais affronter lui avait déjà causée des soucis dont il aurait préféré se passer. « Essaye juste d'être aimable Jorah. » Du haut de tes treize ans tu lui adresse un regard, ce regard qui prouve que tu es bien le fils de ton père et que rien ni personne n'a le droit de te manquer de respect. Le médecin ouvre la porte alors que tu te glisses lentement à l'intérieur, presque curieux de savoir ce qu'il se cache dans cette chambre et qui semble déstabiliser tout le monde. Et puis, tu l'aperçoit. Seule, la respiration saccadée, les jambes repliées sur son corps. Tu t'avances lentement, à tâtons, cherchant un moyen de comprendre pourquoi l'on t'a fait rentrer dans cette pièce, pourquoi cette jeune fille se trouve seule dans un lit. Tout est trop blanc, trop clair, ça te fout la nausée rien que de regarder la couleur des murs, tu voudrais pouvoir sortir d'ici mais il semblerait que tu sois là pour quelque chose. Alors tu continues d'avancer, et puis tu arrives à son niveau et tu comprend. Elle brûle. Elle à ce feu dans les yeux, le feu des personnes qui ont connu et vu bien trop d'horreurs pour s'en sortir indemne. Tu prends place sur la chaise, à ses côtés, et pose délicatement la pomme que tu as volé au réfectoire sur le lit. « C'est bien meilleur que la bouffe qu'on doit te servir ici. » Le feu, tu le vois, tu le sens. Elle brûle.


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La poussière, elle semble avoir pris possession de tout le district. Elle s'est incrusté dans chaque murs, dans chaque parois, elle impose le règne du lugubre, de l'étrange. On peut y voir des ombres, quelques fois, lorsque l'obscurité fait rage dans les couloirs. Certains disent qu'on y croise les fantômes de nos espoirs perdus, d'autres affirment que des les esprits des soldats se réunissent en secret pour préparer une guerre plus longue et plus meurtrière que toutes les autres. Toi tu sais que les ombres ne sont que les gardes qui parcourent le district afin d'assurer la tranquillité et la sécurité des habitants, mais ça tu le sais car tu fais parti de ces derniers. Tu rôde, chevalier incompris, dans l'attente d'une chose qui viendra bouleverser ta misérable existence. Si Miléna avait l'occasion de te voir à cet instant elle se foutrait sûrement de toi. Vous êtes si semblable, chaque mot qu'elle prononce te sonne comme tout droit sorti de ton esprit, tu trouves en elle le repos, la soif de combattre mais aussi ce sentiment étrange, celui qui te réchauffe à l'intérieur et qui fait de toi un garçon plus calme, plus patient. Ta mère dit que vous vous ressemblez trop, que ça finira par vous jouez des tours, mais tu te fiches pas mal de ce qu'elle peut bien penser. Quand tu es avec elle c'est tout ton corps qui brûle, qui se consume, elle à la rage des vaincus, ceux qui cherchent un moyen de donner du sens à leur actes. Elle fait de toi un garçon qui brûle, comme ceux que tu jalousait autrefois. Ton père dit que tu es maintenant en âge de prendre part aux entraînements, que tes dix-neuf ans tu as cette rage qui s'illumine au fond des tes yeux, la force de de soulever des montagnes et surtout une incroyable envie de sortie de cette poussière qui te monte dans la gorge et que tu voudrais pouvoir vomir. Un bruit derrière toi te fait réagir, intérieurement, presque comme si une alarme c'était déclenché dans ton cerveau. Le danger se rapproche alors que tu continues à avancer, lentement, presque comme si tu attendais qu'il se jette droit sur toi afin de lui enfoncer ton couteau au travers de la gorge. Tu as cette envie de sang qui tambourine dans tes veines, tu veux le voir couler, le sentir, le goûter. Le sang de tes ennemis, de ceux qui auraient eu l'audace de te combattre. Les bruits se rapprochent jusqu'à se situer juste derrière ton dos, tu dégaine ton couteau tout en virevoltant et le place sous la gorge de l'ennemi. « C'est moi, Arthur ! » Tu resserres ta main sur le cran d'arrêt, prêt à lui trancher la gorge dans un sursaut de folie. « Qu'est-ce que tu fout là ? » Ta voix est telle celle d'un lion sauvage, rapide, puissante, c'est presque un ordre que tu lui as donné. Les yeux du pauvre malheureux commencent à s'agiter de panique, tu déplaces ton couteau de dessous sa gorge avant de la ranger à ta ceinture. « C'est Bran qui m'envoie, il à besoin de toi à l'armurerie. » Bran, ce vieil homme à toutes les caractéristiques du savant fou, et pourtant tu l'apprécie comme si vous étiez de la même famille. Ton visage ce détends tandis que tu prends le chemin qui te mène aux sous-sols du district.

C'est un sentiment étrange que de rentrer dans un lieu que l'on apprécie, cet endroit ne possède pourtant aucuns charmes. Les murs sont gris, ternes, comme presque tout dans le district treize, malgré tout tu te sens ici comme chez toi. Tu connais chaque recoins de cette pièce, chaque vitre qu'elle possède et qui laisse apparaître des armes, toutes plus élaborées et plus rapides. Bran, un homme aux cheveux gris, son corps appuyé sur une longue canne de bois, contemple l'écran d'une machine capable de donner une image virtuelle de l'arme en construction. Tu tousses légèrement pour lui signaler ta présence avant de t'avancer à ses côtés. « Vous vouliez me voir ? » Un sourire s'affiche sur ton visage, tu l'aimes bien ce vieil homme, et puis il faut dire que tu as un talent inné pour ce qui est de la conception. C'est comme si des images défilaient à vive allure dans ta tête, tu vois, tu ressens, chaque pièce du puzzle s'assemblent afin de former une seule et même idée. Tu en as conçu, des choses, mais jamais aucune d'elle n'a été assez appréciée pour sortir des sous-terrains et faire son apparition entre les mains des soldats. Tu as un talent, de l'or inestimable de coule entre les doigts. « Ha Jorah, approche mon garçon, j'ai quelque chose à te montrer. » Il appuie sur les boutons de sa machine et affiche un visuel de l'arme que tu lui à proposé il y à de ça quelques semaine, un poignard de la taille d'une aiguille que l'on dissimulerait à l'intérieur des gants et dont le bout serait empoissonné, assez pour tuer un ennemi d'un geste rapide et précis. « N'est-il pas magnifique ? Je ne comprend toujours pas pourquoi ils refusent de les produire, tu as pourtant beaucoup de talent. » D'un geste de la main tu fais tourner l'image sur elle-même afin d'en visualiser tous les angles. Ta création, encore et toujours bafouée par les membres du gouvernement. « Mon père fait pression sur eux. Il ne veut pas que je sois ingénieur, il veut que je sois soldat, le meilleur des soldats. » Une pression de plus sur l'un des boutons de la machine et voilà l'image qui disparaît au loin. Un sourire timide prend place sur ton visage tandis que tu resserres ta main sur l'épaule de Bran.


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Puis, l'heure est venue.
C'est une arène qui se dessine devant tes yeux, se sont des combattants qui prennent place à tes côtés. L'un d'entre eux sera bientôt jeté en pâture aux autres, simplement pour satisfaire leurs envie de sang, de guerre. Il le regard d'un homme prêt à faire un choix, prêt à te descendre en flamme si jamais tu n'es pas à la hauteur de ses espérances. Alors tu fermes les yeux, une, deux, trois secondes, en prenant le temps de respirer et de ne faire qu'un avec cet endroit qui t'as toujours appartenu. Tu n'es rien d'autre que le seigneur invaincu prêt à voir les autres se déchirer corps et âme pour prendre cette place qui te reviens de droit. Une, deux, trois secondes, tu plonges sur le sol comme il te l'a appris avant de prendre appuie sur tes jambes et de faire valser ton poing droit dans son estomac. Il se cambre de douleur avant de tomber sur le sol, les genoux repliés contre son corps. Alors tu penses que c'est fini, que ce soldat à jeté l'éponge en te pensant bien plus fort que lui. Tu adresses un sourire victorieux à ton père avant de ne sentir la douleur qui se répands lentement, partant du haut de ta nuque pour venir s'installer dans chaque veines, dans chaque artères. Le sang qui file à vive allure n'a pas d'autres effets que celui d'augmenter le mal, cette douleur te déchire et tu comprends que tu viens juste de te faire prendre à ton propre jeu. Une vague de colère et de rage s'empare de toi alors que tu te relèves, faisant face à celui qui à osé s'en prendre à toi de cette manière. Tu t'avances vers lui, menaçant, intrépide, prêt à prendre ta revanche alors que le bras de ton père t'empêche de faire un pas de plus. « Et ça fiston, c'est ce que j'appelle un exemple de très mauvais combat. N'est-ce pas Jorah ? Tu à voulu te précipiter dans la fosse aux lions et tu en à oublier l'une des premières règles, ne jamais sous-estimer son ennemi. » Tu lui adresse un regard noir avant de t’extirper de son emprise, outragé d'être ainsi passé pour un débutant aux yeux de tous. Tu prends la direction du couloir lorsque tu aperçois l'unité de Miléna, d'un geste de la main tu l'invites à te rejoindre mais elle semble tout bonnement l'ignorer. Non, ça n'est sans doute pas réel. Pourquoi est-ce que Miléna se mettrait à t'ignorer ? Après tout ce que vous avez partagés. Un joug s'abat sur tes épaules tandis que le visage de la jeune femme te fuit, elle cherche à ne pas planter son regard dans le tiens, comme si tu n'étais pas là, comme si tu n'avais jamais existé. C'est dur, n'est-ce pas Jorah ? Dur de comprendre que tu as déçu tout le monde autours de toi.


Elle à ce regard.
Celui qui en dit long et pourtant se plaît à vous cacher des choses. Elle prends possession de ton esprit, des tes mots, des tes actes. C'est la seule fille du district qui arrive à te faire cet effet. Du haut de tes dix-neuf ans tu sais pertinemment que tu plaît aux filles, que celles-ci se retournent sur ton passage, et pourtant tu n'a jamais porté aucune intérêt à ces stupides qui passent leur temps à se plaindre que la vie est bien trop injuste et qui ne font rien pour la changer. Elle est différente, elle à ce quelque chose dans le regard qui te prouve qu'elle n'est pas comme tout le monde, qu'elle n'a pas peur d'y laisser sa vie. Tu es presque sûr qu'elle brûle, elle aussi. « Tu as plus de talent pour inventer des armes que pour les utiliser apparemment. » Elle dépose un tissu froid sur ta tempe tandis qu'un sourire joueur s'affiche sur ses lèvres. Tu t'es toujours demandé pourquoi elle avait toujours été la seule à te comprendre entièrement, à remettre en cause ton ambition et à défier ouvertement ton père. Sans doute est-ce parce qu'elle à compris, sans doute ne brûle t-elle pas comme vous tous si impatients d'en découvrir plus sur la guerre et de faire partie de cette élite prête à donner sa vie en échange d'une simple minute à l'air libre. « J'ai été distrait, mais la prochaine fois je lui ferai payer cet affront. » Ambition, sans doute trop pour ton faible esprit d'adolescent contrarié par la vie, par les gens. Tu voudrais pouvoir t'enfuir de cette poussière, de ces sous-terrains qui te montent à la tête. Prendre le large, visiter tous ces districts dont tu as longtemps entendu parler, pouvoir profiter de chaque bourrasques de vent, vivre. « Écoute Jorah, je devrais sans doute pas te le dire mais... Mais il y des bruits qui courent sur ton père... Comme quoi il ne serait pas celui qu'il prétend être. »Ses paroles te choquent, elles s'insinuent dans ton esprit et se mettent à danser dans ton cerveau. Elles formes une ronde de mots, de lettres jetées aux quatre vents qui s'imposent à toi et qui forment une boule désagréable au creux de ton ventre. D'un geste rapide, précipité, tu envoie le tissu au loin, refermant ta main autours du poignet de la jeune femme. « Ha oui ? Et qui est-il alors ? Tu oses me dire ça alors que je suis son fils, alors qu'il à entraîné tes frères et qu'il se donne corps et âme pour le treize ? » Cette fureur, cette rage, tu la sens grandir au fond de toi et tu voudrais pouvoir la déverser sur elle en laissant libre court à tes mains de venir briser sa nuque frêle. Mais tu ne le peux pas, pas elle, pas une femme qui à toujours été à tes côtés depuis le début. « Jorah … lâche moi sil te plaît. » Elle plonge son regard dans le tien, cherchant un moyen de faire fuir cette colère qui s'est emparée de tes yeux et qui semble ne pas vouloir te laisser partir. Elle déposa sa main sur une paire de ciseau, prêt à s'en servir contre toi, et tu comprends. N'est-ce pas Jorah que tu comprends ? Tout le monde se joue de toi. Ton père, Miléna, elle. Tu n'est rien d'autre qu'un pion dans leur jeu immense.


-----------------


Une dernière ronde.
Les couloirs s'assombrissent, des formes dansent au-dessus des murs, sur les plafonds, sur les sols. On pourrait entre le froissement d'aile d'un papillon, le bruit d'un insecte qui serait venu s'écraser contre les parois, et pourtant tout ce que tu entends c'est le silence, ce silence horriblement pesant qui te joue des tours, qui te pousse à bout. Tu voudrais pouvoir fermer les yeux un instant, oublier les entraînements, oublier Bran et ces armes que tu conçois chaque jours sans avoir l'opportunité de les tenir, oublier Miléna et le fait qu'elle n'ose plus te regarder, oublier son sourire, son regard et surtout ton père. Ce père qui ne t'adresse plus la parole depuis que tu à échoué au centre d'entraînements. Il passe ses journées avec ses nouveaux fils, ceux qui ont réussi là où toi tu as toujours échoué, ils les entraînes, les formes et toi tu restes là, à faire tes petites rondes nocturnes dans l'espoir de pouvoir mettre la main sur un intrus. Le sang, tu as cette envie, ce besoin de sentir le sang s'écoulant le long de tes mains, de le voir se répandre tout autours du corps de ta victime. Des envies de meurtres, de crier aux quatre vents à quel point tu peux être dangereux, agressif et violent. Un bruit se fait entendre, il résonne avec intensité dans le couloir et tu sais, à cet instant, que ton destin se joue sur ce bruit. C'est ta chance Jorah, ta chance de faire comprendre à ton père, à tout le monde, que tu es bine le meilleur soldat qu'ils n'aient jamais vu. Tu jettes à corps perdu dans le couloir, comme si ta vie dépendait de ce bruit qui ne pourrait être qu'une bourrasque de vent ayant fait tomber un objet, mais à cet instant tu te fiches bien de savoir ce que cela peut bien être. Il s'agit de ta rédemption, de ton pardon. C'est l'offrande que les puissant te font, un cadeau inattendu de la part de ceux qui ont toujours cru en toi. Tu fonces tête la première sans même attendre les ordres de tes supérieurs, tu te faufiles et glisse comme tu l'as toujours fait, un serpent, l'âme suprême de toute une armée. Tes pas de te mènent jusqu'au détours d'un couloir et tu guettes le moindre bruit, la moindre preuve qu'il s'agirait d'un ennemi. Une silhouette ce dessine à l'encre de chine sur les murs, tu l'aperçoit, elle n'est pas seule et tiens une arme dans se main, arme qu'elle pointe sur le coup de quelqu'un, un otage, une âme égarée s'étant trouvée au mauvais endroit au mauvais moment. D'un geste rapide te te saisi de ton pistolet et contours le mur pour faire face à l'attaquant, celui à le regard noir des désolations, toute son âme semble s'être évaporée. Il se tient devant toi, le couteau toujours appuyée contre la gorge de celle pour qui ton cœur avait tendance à battre trop vite. Vous avez le même regard. « Jorah, écoutes moi sil te plaît. » Tu dresses ton arme à hauteur de son visage alors que le sang accourt jusque dans ton cerveau. « Viens avec moi mon fils, délaisse le treize et vient avec moi. Le Captiol sera bon avec toi si tu t'engages, il nous faut des hommes comme toi chez les pacificateurs. » Les mots qui sortent de sa bouche s'enchaînent dans ton esprit. Un instant, une seconde d'hésitation, ton arme vacille sous le poids de tes idées qui s'embrouillent. Pacificateur, alors elle avait raison depuis tout ce temps. Il presse son couteau sur sa gorge et tu restes là, chevalier impassible devant tant d'absurde. Une, deux, trois secondes d'hésitation et le voilà déjà loin, hors de ta portée. Tu l'as laissé s'enfuir et c'est une partie de toi qui s'est effondrée.


La colère à un nouveau visage.
Ils ont tous ça dans le regard. La peur, la crainte, la colère mais aussi le dégoût de te voir toujours debout. Ils voudraient pouvoir se tenir dans le même pièce que toi et pourtant aucun d'entre eux n'y arrive. Alors ils restent là, à colporter des rumeurs, à te fixer longuement sans pour autant prendre le temps de venir te parler. Tu tiens fermement ton plateau entre tes mains, comme si tu t’empêchais de l'enfoncer soudainement dans la tête d'une de ces personnes qui n'ose même plus prononcer ton nom à voix haute, de peur que cela ne soit une sorte de malédiction. Elle aussi refuse de te parler, ta propre mère, convaincu que son mari n'a rien fait de mal et qu'il reviendra la queue entre les jambes. Elle ne te parle plus parce qu'elle n'a rien à te dire, parce qu'elle t'en veux encore de ne pas l'avoir retenu quand tu en avais l'occasion. Les nuits se remplissent de cauchemars terribles, si saisissant que tu te réveilles chaque nuit en brandissant ton couteau, comme si tu chassais les démons de tes rêves. Des cernes sont apparues sous tes yeux clairs et tu ne fait rien pour le faire disparaître, alors tu attends, comme un lion enfermé dans une cage trop étroite. Tu attends une occasion de te rattraper, de poursuivre celui qui t'as fait tant de mal et d'arracher son cœur pour qu'il souffre autant que tu as souffert. Tu le revois toutes les nuits, lui et son regard qui te fixe dans l'obscurité. Il fait parti des ombres de ton passé, de ces choses dont tu ne parles à personne. Alors tu as fait un choix, sans doute le plus dur de toute ta vie. Il est tard lorsque tu t'extirpes de ta chambre, les ombres ont pris possession des murs et tu te fais aussi discret que la plume. Il faut que tu le retrouves, que tu lui fasses payer cet affront et que tout le monde comprennes que tu n'es pas comme lui, que tu es loin d'être le même. Tu entends le bruit d'une personne qui s'avance lentement, comme si elle avait du mal à se déplacer, et tu comprends que certains ici sont encore assez fous pour te faire confiance. « Ils vont te traiter comme un déserteur Jorah, tu sais ce que tu encours si jamais tu pars à sa recherche. » C'est un sage parmi les hommes, le vieux Bran qui n'a plus que quelques années devant lui prends tous les risques du monde uniquement pour te prodiguer quelques conseils de dernière minute. « Je me fiche bien des surnoms qu'ils me donneront, je me fiche d'être pourchassé à travers les districts comme un animal. Je suis un animal, et je brûle à l'intérieur. Quand je lui mettrais la main dessus il va payer pour ses crimes. » Un bruit sourd se fait entendre derrière toi, ils se sont lancés à ta poursuite, sans doute alerter par l'un des gardes. Il faut que tu partes Jorah, et vite. Le vieux Bran se tient encore devant toi, brandissant deux armes que tu pourrait reconnaître entre toutes car elles ont été faites de tes mains. « Fuit Jorah. » L'homme prend une porte à sa gauche et disparaît du couloir, te laissant seul avec les démons qui te courent après. Un mouvement rapide et discret entraîne ton corps contre celui d'un garde qui tombe à terre, tu retient sa chute de ton bras avant de s'engouffrer dans l'escalier. Tu ne sais pas où, tu sais encore moins ce que tu fais. Mais tu sais que tu brûles, brûles de sang et de vengeance.




Dernière édition par Jorah E. Baÿs-Galor le Ven 16 Nov - 17:16, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: JORAH ∇ the passenger.    Dim 11 Nov - 18:39

crac crac crac crac crac crac



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MessageSujet: Re: JORAH ∇ the passenger.    Dim 11 Nov - 18:47

Moi aussi je te crac crac
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MessageSujet: Re: JORAH ∇ the passenger.    Dim 11 Nov - 19:08

crac crac chou

CAVILLLLL Je le savais même pas quand j'ai accepté le lien, j'ai bien fait
Ce personnage va être méga super cool chou



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MessageSujet: Re: JORAH ∇ the passenger.    Dim 11 Nov - 20:42

Tu en as pas marre d'avoir des persos aux avatars orgasmiques, aux pseudos qui déchirent, et à la présentation qui donne envie d'en savoir plus ? What a Face
Rebienvenue parmi nous, j'aime ton début de fiche
je file te réserver Henry pour la semaine



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MessageSujet: Re: JORAH ∇ the passenger.    Dim 11 Nov - 20:50

Miléna ∇ on déchire tout n'empêche. J'ai déjà plein d'idée en tête, c'est fou ça.

Alex ∇ tu sais bien que si je fais ça c'est uniquement pour t'attirer dans mon lit
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MessageSujet: Re: JORAH ∇ the passenger.    Dim 11 Nov - 21:31

OMG Henry o-o Pis s'te fiche de dingue déjà o-o
Je veux un lien dès que t'es validoche *out*
(re?)-bienvenueuh et fighting pour ta fiche
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MessageSujet: Re: JORAH ∇ the passenger.    Lun 12 Nov - 0:23

CAVILL UN DIEU chou crac crac
et vu le début de ta fiche, je te réserve de suite un lien avec mon dc, c'est non négociable.
reBienvenue
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MessageSujet: Re: JORAH ∇ the passenger.    Lun 12 Nov - 8:31

Un tréma sur le "y" (ne pas faire attention )
Rebienvenue chou


Gemma ❖ You can't forget but you can move on
 


To know more about my life...*

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: JORAH ∇ the passenger.    Lun 12 Nov - 10:23

Merci à vous pour cet accueil, vous êtes grave kûl.
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MessageSujet: Re: JORAH ∇ the passenger.    Lun 12 Nov - 10:29

Je plussoie Gemmouille, que les trémas c'est la classe Cool
re-bienvenue... Tu vas me tuer
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MessageSujet: Re: JORAH ∇ the passenger.    Lun 12 Nov - 22:29

Je ne te connais pas mais je t'aime déjà.

Bienvenue ^^ !
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MessageSujet: Re: JORAH ∇ the passenger.    Mer 14 Nov - 7:26

Bienvenue parmi nous What a Face
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MessageSujet: Re: JORAH ∇ the passenger.    Mer 14 Nov - 13:35


    Et voilà, je suis obligée de t'épouser.
    Déjà avec ta frimousse c'était couru d'avance mais en plus avec une fiche aussi géniale...

    chou
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MessageSujet: Re: JORAH ∇ the passenger.    

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JORAH ∇ the passenger.

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