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 ✝ I'M JUST HAVING AN ALLERGIC REACTION TO THE UNIVERSE.

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MessageSujet: ✝ I'M JUST HAVING AN ALLERGIC REACTION TO THE UNIVERSE.   Sam 13 Oct - 18:24


Hurricane Alistair Cornwells
❝ WHO AM I LIVING FOR? ❞

Dix. Hurricane erre dans les rues du district dix, rues autrefois siennes. Il se faufile à travers les passants. Certains se retournent, reconnaissant l’emblématique maire déchu du district dix. Tombé au sommet de sa gloire. Hurricane erre, perdu comme un gamin dans un magasin. Ses yeux ne quittent pas le sol, ses mains restent bien au chaud dans son pantalon, et son sourire a disparu. Il y a bien longtemps déjà. Il marche, sans but, mais il marche, c’est la seule chose qui l’empêche de tomber. Neuf. Hurricane. Son prénom, qui sonne comme étranger à ses oreilles. Pourtant, c’est bien ce qui est écrit sur ses papiers de naissances. Hurricane Alistair Cornwells, fils de Floyd et Soalia Cornwells. Nom réputé et reconnu dans le district dix. Avant Floyd, il y a eu Soren. Et après Floyd, il y a eu Hurricane. Après Hurricane, il y aurait dû avoir la descendance, si descendance il y avait eu. Une histoire de famille que de tenir la barre du navire qu’est le district dix. Une histoire qui s’est achevée il y a des semaines de cela, dans la douleur. Quand l’équipage s’est retourné contre son propre capitaine. Huit. La douleur dans son dos le ralentit, mais il se force à continuer. C’est drôle de constater qu’après trente ans passés sur ses terres, à être l’enfant chéri des citoyens, il est passé du statut d’idole à traitre. On le regarde, on l’observe, telle une bête de foire. La honte du district. Celui qui s’est retourné contre ses propres idéaux. Celui qui s’est fait trainé dans la boue, celui que personne ne veut sauver de sa descente aux enfers. Sept. Il sent les regards oppressants sur lui, malgré la douleur, il avance. Dans ses souvenirs, les rues du district dix n’étaient pas aussi grandes. Quand il les longeait, il n’avait pas l’impression que son but était à quelques kilomètres. Avance, Alistair, Hurricane, ou qui que tu sois. Tiens la barre. Ils ne savent pas. Ils ne savent pas la vérité, ils n’ont jamais voulu savoir. Tu as été désigné coupable avant même de pouvoir te défendre. C’était bien plus facile d’accuser celui qui est resté. Celui qui n’a pas fui vers l’ennemi. Six. De ses souvenirs, elle n'a jamais fait face à ses actes. Elle est partie comme une voleuse, comme la traitre qu'elle était. C'est les seules informations dont il se souvienne. Avec son visage, bien évidemment. Son visage qui le hante de jour comme de nuit. Elle est toujours présente dans ses pensées, pourtant il n'arrive pas à mettre un prénom sur ces magnifiques yeux. Des souvenirs, Alistair en a. Hurricane n'en a pas. Il les cherche, il les touche du bout des doigts, avant qu'ils s'enfuient à nouveau sans avoir pris la peine de lui donner des réponses à ses questions. Alistair veut connaitre Hurricane, mais ce dernier ne semble pas presser de se dévoiler. Les images qu'il reconnait hantent sa mémoire, il s'appuie contre un mur, longe ce dernier pour ne pas s'arrêter. Pour ne pas sombre. Cinq. Autrefois, Hurricane était un garçon souriant. Petit, il faisait les quatre cents coups, rendant fou ses parents, comme les autres habitants du district. Il faisait des crasses à tout le monde. Elles n'étaient pas bien méchantes, mais avait forgé la réputation du petit Cornwells. Un clown, un enfant espiègle, trop peut-être. Mais un petit qui donnait le sourire à tout le monde. Toujours de bonne humeur, le gamin. Et prêt à donner un coup de main à la vieille dame qui n'arrivait pas à porter ses courses. Ou à la gamine qui s'était encoublée et était tombée par terre la tête la première. Hurricane, c'était la main tendue. Hurricane, c’était la main sur le cœur, le sourire aux lèvres. Un brave gamin, un peu survolté, mais bien éduqué. Adolescent, il aurait pu profiter de son succès auprès des demoiselles du district pour gagner en prétention, mais ce ne fut jamais le cas. Il a eu deux ou trois aventures, mais pour le peu que cela durait, Hurricane était fou d’elles. Il s’accroche aux gens avec une telle violence que c’en est douloureux. Il allait en faire l’amère découverte des années plus tard. La menace des Jeux planait sur sa tête blonde, mais il s’y faisait. À quoi bon s’empêcher de vivre pour quelque chose qui n’est pas certain ? Hurricane, c’était l’optimisme à toute épreuve. La joie de vivre, même dans les pires moments. La petite blague au mauvais moment. Mais l’affection sincère aux autres. Cet homme manque parfois à ceux qui l’ont connu. Cet homme manque tout court. Ses connaissances s’interrogent. Où est-il passé ? Quatre. « V'là le fils Cornwells. Ça faisait longtemps qu'on ne l'avait pas vu dans l'coin. On dit qu'il est devenu fou après la flagellation publique. Mais là où il a déconné sévère, c'est quand sa sœur dont il avait la charge est partie aux Jeux. Elle s'est littéralement faite massacrée par un carrière, la gosse. Elle avait treize ans. On a entendu Hurricane hurlé jusqu'à l'autre bout de la ville. Je crois que c'est là qu'il a vraiment déconné. Il a rien pu faire pour la sauver, il s'en est toujours voulu. Il en est mort à l'intérieur. Il a pété un plomb, c'était pas beau à voir. Il a fait un blackout total. Sa mémoire a refusé de reconnaitre les souvenirs qu'il a enregistrés toutes ses années. Amnésie rétrograde. On dit qu'il se souvient même plus de l'existence de sa propre sœur. » Alistair n’écoute pas. N’écoute plus. Il se ferme dès que les paroles l’atteignent, dès qu’il se sent faible face aux attaques des autres. Il n’est pas concerné par les commérages. Il n’a pas de sœur. Hurricane en avait une, mais pas lui. Hurricane est un étranger. On lui parle constamment de cet homme inconnu à ses yeux. Mais cela ne sert à rien de forcer. Il ne le connait pas. Il ne veut pas le reconnaitre. Et il ne le connaitra jamais. Trois. Il continue d’avancer, et le chemin lui semble éternel. Lui ne le sera jamais. Hurricane était quelqu’un de bien, ce qui n’est plus le cas d’Alistair. Alistair a baissé les bras. Il ne s’est pas battu. Il s’est laissé façonner. Il est devenu l’image que l’on voulait de lui. Une petite marionnette qui se laisse manipuler. Par les uns comme les autres. Sa vie a été mouvementé, c’est peut-être pour cela qu’il a abandonné au bout d’un moment. Qu'au lieu de se forger sa propre opinion, il a préféré suivre celle des autres. Celle qui semblait le plus logique. Autrefois fervent Capitolien dû à son statut de maire, il a basculé dans l'indifférence. Et de l'indifférence à la haine envers les rebelles. Deux. Il serre les poings. Il n'aime pas penser à ceux qui tentent de faire tomber le gouvernement auquel il était autrefois tant attaché. Il ne les aime pas. Il ne les aimera jamais. Parce qu'elle fait partie de ce groupe. Parce qu'à cause d'elle, à cause d'eux, il a été puni. De la pire des façons. Ils n'ont pas été capables d'assumer leurs actes. Sa main s'abat contre le premier mur qu'il croise. Il souffre. Il souffre et elle n'a pas été là pour l'aider. Ils n'ont pas été là. Personne n'a été là. Un. Il presse le pas, mais ça ne suffit pas. Il court, jusqu'à en perdre haleine. Il aimerait fuir. Ses mains sont tâchées de sang et pas seulement parce qu'elles ont rencontrés le mur. C'est son gagne-pain que d'avoir le sang des autres sur ses mains. Il se donne au plus offrant. Le manque de compassion d'Alistair n'y est pas pour rien dans cette surprenante reconversion. Il ne ressent plus rien, il est vidé par les épreuves de la vie. Il déteste les rebelles. Il déteste le monde entier. Alors il se vend. Si on lui donne assez d'argent, il abat la cible souhaitée. Net. Rapide. Sans trace. Sans le moindre regret. Spécialisé dans la chasse aux rebelles, c'est le sourire aux lèvres qu'il leur ôte la vie. Aux pacificateurs aussi, aux citoyens, aux membres haut placé. Tant qu'on lui donne la somme qui lui convient. Tueur à gages. Ça sonne comme monstrueux, pourtant il ne l'est pas. Il ne veut pas de mal aux gens qui n'ont rien faits. Il veut du mal à ceux qui en ont trop fait. Ceux qui l'ont poussé à sa chute. Ceux qui l'ont tué, lui et sa sœur. Zéro. Il ouvre la porte de ce qui est son logis, qui une nouvelle fois a été visité durant son absence. Il ne prend pas la peine d'ouvrir les fenêtres pour aérer la pièce. Il se contente de se laisser glisser contre la porte, de mettre ses mains sur ses yeux, pour fuir la vision du monde, et laisse les larmes rouler le long de ses joues.

about games and relative.

Seul. Incroyablement seul. Alors que d’autres évoqueraient diverses raisons qui les mènerait à la mort, dressant la liste de potentiels meurtriers, imaginant des dizaines de scénarios possibles, Alistair n’a qu’une crainte, et ce n’est pas de finir dévorer par les vers. La mort, il l’accepte, c’est une étape de la vie dont il ne pourra pas y échapper. Il sait qu’elle sera sanglante, en vue du métier qu’il exerce. Ce qu’il craint réellement, c’est de se retrouver seul. Que ce soit allongée sur le sol, baignant dans son sang, ou à genou, tenu par son adversaire qui lui briserait la nuque, ou encore en buvant un verre d’alcool fort qui semble avoir un gout bizarre, il ne veut pas être seul. Il ne peut pas être seul. Cela fait quatre ans qu’il erre, qu’il n’a plus d’attaches, et il espèce que, dans la mort, cette période sera révolue. Qu’il s’agisse de son meurtrier qui lui dresse la liste des actions qui l’ont conduit à y laisser la vie, ou à une jeune femme qu’il croise dans la rue et qui lui raconte son amour perdu, il veut qu’on lui tienne la main. Pour ne pas partir seul, pour ne pas finir comme il a vécu.
Il y a dix ans, il aurait répondu Floyd et Soalia. Il a cinq ans, il aurait répondu Romy. Et maintenant, il ne répondrait rien. Alistair n’a personne à perdre. Personne sur qui compter. Personne qui compte sur lui. Hurricane était différent. Il avait une famille, des amis, un statut. Des gens qui comptaient sur lui, des gens sur qui ils pouvaient compter. Il aurait tout donné pour protéger sa petite sœur. Romy passait avant tout le monde. Elle était son attache. Il avait besoin d’elle, elle avait besoin de lui. Mais, de par leur différence d’âge, il se serait sacrifié pour elle, elle qui avait encore tant à vivre. Mais maintenant il n’a personne. Pas d’amis, pas de famille, même pas de chat. Quant à ses causes, elles sont inexistantes. Il ne croit plus au Capitole, il ne croit pas aux Rebelles. Alors, la question ne se pose pas.
Interrogez les citoyens du district dix, un seul et même critère reviendra à chaque fois. Alistair est doué dans l’art de l’éloquence. Pendant des années, il a observé son père en fonction, avant de prendre la relève en tant que maire. Alors, forcément, il manie mieux que personne l’art de parler, l’art de persuader. Sa voix si particulière séduit bien des foules. Sans compter sur son charisme naturel, qui l’aide dans toutes les situations. Sérieusement, qui pourrait résister à une bouille aussi craquante ? Il attire la sympathie, même lorsqu’il ne veut pas que du bien aux gens. Et, si ce don s’avérait bien pratique quand il fut maire, il ne fut jamais aussi précieux que maintenant. Désormais, s’ajoute à cela une discrétion hors pair. Il faut dire qu’il est passé de leader à loser, alors forcément, on ne faisait plus attention à lui dans les rues du district dix. Le maire est devenu un citoyen comme un autre. Il se faufile entre les gens. Ce qu’ils ne savaient pas, c’est qu’à force de l’ignorer de telle façon, cela allait finir par se retourner contre eux. Qui se doute que derrière cet être invisible qu’on prend soin d’ignorer se cache un tueur perfectionné, dont le choix de carrière fut décidé suite à l’ignorance des autres à son égard ?
« Sa petite sœur a participé à la septante et unième édition des Jeux. Elle avait treize ans, la pauvre gosse. Hurricane venait d’obtenir la garde de la petite, un an plus tôt, lors de la mort de leurs parents. Vous auriez dû le voir, comme il couvait cette gamine. Il avait toujours peur qu’il lui arrive quelque chose. C’était la dernière famille qui lui restait, il s’est accrochée à elle comme à une bouée de sauvetage. C’était un grand-frère un peu oppressant, mais il aurait tout fait pour elle. Romy. C’était un petit rayon de soleil par ici. On l’aimait bien, par ici. Quand elle fut pigée à ses treize ans, nous avons tous été très affecté. Mais Hurricane, lui … il était prêt à payer une autre gamine pour qu’elle parte se faire massacrer à la place de Romy. Il s’est enfermé chez lui. La gosse est morte deux jours plus tard. Hurricane a pété un plomb, une partie de lui est morte avec sa sœur. Cela a causé un tel traumatisme en lui qu’il a développé une sorte d’amnésie rétrograde. On ne l’a plus jamais revu après cela. Et Hurricane a fait place à Alistair. »
HABITANT DU DISTRICT DIX.

Il ne fait rien. Alistair reste en retrait, et sert ses propres intérêts. Que ce soit le Capitole ou le district treize, aucun ne mérite qu’on serve leurs intérêts. Quand l’un sera déclaré vainqueur, l’autre débutera une nouvelle guerre. Et ainsi de suite. C’est une histoire sans fin. Hurricane était pro-capitolien, mais Alistair est sans idéologie. Il va là où est le plus offrant. Aussi étonnant que cela puisse paraitre, il sert les Pacificateurs comme les rebelles. Tant qu’on lui donne le meilleur prix. Alors, cette Rébellion lui passe au-dessus de la tête. Tant qu’il peut sauver sa peau, tout va bien.


JE VIENS D'UN MILIEU FAVORISÉ, AINSI, POUR MOI, LA NOURRITURE ABONDANTE. DU COUP, MON NOM AVAIT SEPT CHANCES/RISQUES D'ÊTRE TIRE AU SORT. J'EXERCE LE MÉTIER DE TUEUR À GAGES ET POUR TOUT VOUS DIRE, J'EN AI RIEN À FOUTRE, JE LE FAIS, POINT BARRE. JE SUIS DANS LE DIXIÈME DISTRICT. AYANT TRENTE ANS JE N'AI JAMAIS PARTICIPÉ ET NE PEUX PLUS PARTICIPER AUX HUNGER GAMES ET JE SUIS INDIFFÉRENT A LA PROCHAINE MOISSON. ENFIN, J'ATTESTE QU'EN CRÉANT CE PERSONNAGE, J'ACCEPTE DE LE LIVRER À LA BARBARIE DES JEUX S'IL EST TIRÉ AU SORT.


reality is here.

re.


FEATURING lee pace © COPYRIGHT britsterzstupidtumblr




Dernière édition par H. Alistair Cornwells le Mer 17 Oct - 21:11, édité 30 fois
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MessageSujet: Re: ✝ I'M JUST HAVING AN ALLERGIC REACTION TO THE UNIVERSE.   Sam 13 Oct - 18:24

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D'avant en arrière. D'arrière en avant. Hurricane se balance dans la chaise à bascule de sa mère. Ce mouvement répété l'aide à se calmer. L'aide à ne pas exploser. Braxton se tient dans l'encadrement de la porte, observe ce gamin qui n'en est plus un. Ouvre la bouche. Hésite. La referme. « Hurricane... » Le corps tout entier du jeune frémit. Quelque chose ne va pas. Braxton ne l'appelle jamais Hurricane. Aucun de ses proches ne l'appelle Hurricane. Quelque chose ne va pas. Hurricane n'a pas besoin d'en savoir plus pour que sa peau commence à le brûler, pour que son pied s'active à balancer la chaise, pour que les gouttes commencent à perler sur son front. Quelque chose ne va pas. Il se lève d'un sursaut, plonge son regard dans celui de l'ami de la famille. « Romy ? » On peut sentir l'inquiétude dans sa voix. Le regard perdu, Hurricane prie. Pas elle. « Elle va bien. » Il se sent immédiatement mieux. Elle va bien. Elle, la prunelle de ses yeux, sa petite soeur tant adorée. Elle va bien. Cependant, la réalité le frappe en plein visage. Si ce n'est pas elle, alors ... « Mes parents. » Il ne pose pas la question. Il sait. « Assieds-toi... Hurricane, assieds-toi. » Mais il ne veut pas s'asseoir. Il ne veut pas. Il ne peut pas. Ses jambes se sont bloquées. Il sent que quelque chose le dépasse. Il sent qu'il va s'effondrer dans quelques instants. « Hurricane... Je suis désolé. » Bien-sûr qu'il l'est. C'est la seule que Braxton peut dire dans un moment pareil. Hurricane serre les poings, tente d'empêcher les larmes de monter à ses yeux. « Ils sont ... » « … morts. » La brutalité lui fait comprendre. Il sent que ses jambes lâchent sous son poids. Il sent qu’il ne va pas bien. Hurricane s’assied. Hurricane se tait. Il lance à son regard à son ami, regard déchiffré en un instant par celui-ci. « Ta mère a fait un malaise alors qu’elle se baignait dans le fleuve. Ton père … il a essayé de la sortir de là… mais … il n’a pas réussi. » Le jeune homme reste bouche-bée. Il n’arrive pas à croire ce qu’il entend. Il ne perd pas seulement ses parents, mais une partie de lui-même avec. Et il sait les responsabilités qui vont suivre. Bordel. Ses parents. Une larme roule le long de sa joue. Puis une deuxième. Et une troisième. Il se sent vide. Toute énergie à quitter son corps. « Je vais l’annoncer au district dans quelques heures. Je … je sais que c’est pas le moment de parler de ça, Cane. Mais … on va devoir surmonter ça. Vite. Le district dix a besoin de son maire. Et, de par l’héritage, cet honneur te revient, j’espère que … » « Romy … Romy… Il … faut que je lui parle. Faut que je lui parle. » Hurricane se lève de sa chaise, perd légèrement l’équilibre. La main de Braxton sur son épaule l’aide à rester ce debout. Mais il est vite repoussé dans sa chaise, et bascule à nouveau. « Hurricane, ressaisis-toi. Tu peux pas, tu peux pas lâcher prise. » Mais le jeune homme n’écoute pas. Il a beau avoir vingt-cinq ans, il est redevenu un gamin l’espace d’un instant. Son regard balaie la pièce, se pose sur les photos de famille. De nouvelles larmes. « Hurricane, regarde-moi, Hurricane ! » Son ami lui saisit le visage, et l’oblige à affronter son regard. « Romy … Elle sait pas, il faut que je la prévienne. » Il tente de se lever une nouvelle fois, mais il est bien vite arrêter. « Hurricane, tu comprends ce que je te dis ? Il faut que tu te prépares, gamin. Dans quelques jours tu seras officiellement le maire du district dix. » Nouveau regard à son ami. Il ne peut pas. Il n'a pas les épaules pour diriger un district. Il n'est pas aussi fort que son père. Il ne peut pas. « Tout va bien se passer. Le district t'adore, tu es le gamin Cornwells, la bouille qu'on a vu grandir. Ils vont t'adorer. Je serais là, je t'aiderais au début. Tout ira bien. » Alors pourquoi ? Pourquoi Braxton, qui fut l'adjoint au maire durant tant d'années, pourquoi ne prend-il pas la relève ? Il serait bien plus compétent que Hurricane. « J'ai de l'expérience, mais je suis trop vieux pour prendre la relève. Ton père était mon meilleur ami. Et la famille Cornwells règne sur le dix depuis des décennies. Ton père ne voudrait pas que tu laisses tomber. » Il joue sur les mots. Il manipule. Mais qu'importe, Hurricane n'est pas là. Hurricane n'est plus là. « Je vais devoir m'occuper de Romy. Faut que je m'occupe d'elle, elle va pas supporter... » « Il faut que tu te ressaisisses, et vite. Si tu te montres faible, si tu dérailles, tu n'obtiendras pas la garde de Romy. Tu comprends Hurricane ? Elle te sera enlevée. Ils vont la placer dans un orphelinat. Il faut que tu m'écoutes si tu ne veux pas être séparée d'elle. Tu m'écoutes, Hurricane ? Tu m'écoutes ? » Le jeune homme passe la main sur ses joues mouillées, ferme les yeux quelques instants, et respire trois fois. Sa main se serre. Il ne veut pas, il ne peut pas être séparé de sa petite soeur. Il ne le supporterait pas. Il a besoin d'elle, elle a besoin de lui. Il lève les yeux vers son ami. « Je t'écoute. »


Cela ne faisait que quelques mois qu’Hurricane avait pris ses fonctions de maire. Le passé de son père et de son grand-père l’avait aidé à se faire respecter par ces citoyens. Ils l’avaient toujours connu, le petit Cornwells. Ils l’avaient vu grandir, ils avaient appris à l’apprécier. Ainsi, le début de cette nouvelle vie débutait sous les meilleurs hospices. Il avait eu de la peine à gérer le fait d’être maire ainsi que la garde nouvellement acquise de sa sœur. D’ado profitant de la vie, qui se fichait pas mal des conventions, il était passé à jeune homme maire du jour au lendemain, une enfant à charger. Braxton avait été à ses côtés durant les premiers mois. Mais il commençait à se faire vieux, et n’arrivait plus à supporter aussi bien qu’auparavant les longues journées, souvent synonyme de stress. « Hurricane, il faut que je te présente quelqu’un. Ton second. » Avait-il dit malicieusement. Mais Hurricane ne l’entendait pas de cette oreille. « J’ai un très bon adjoint en ta personne, Braxton. » Il faisait un bon duo tous les deux. Et Braxton s’était rapidement imposé comme une figure paternelle pour Hurricane. « Tu sais, je ne suis pas éternel. Et je ne suis plus aussi actif qu'auparavant, je peine à suivre. Il est temps de prendre ma retraite. » Il avait souri, mais Hurricane ne souriait pas. Il ne voulait pas que Braxton le quitte également. Il ne voulait pas perdre encore un être cher. « On peut aménager ton temps de travail. Ce n'est pas un problème, tu sais. » Bien-sûr qu'il le savait. Bien-sûr qu'il savait que Cane serait prêt à faire des sacrifices pour le garder auprès de lui. « Je le sais bien, mais je n'en ai pas envie. » Le ton qu'il avait employé avait convaincu le maire de ne pas tenter d'autres tentatives de persuasion. Sa décision était prise. « Quoi qu'il en soit, ton adjoint, ou plutôt ta nouvelle adjointe sait ce qu'elle fait. Je te présente ma fille, Poppy. » Une jeune femme brune entra dans la pièce, coupant le souffle du jeune homme. Elle était ... merveilleuse. Magnifique. Une bouffée d'air frais. Un soleil. C'était stupide de tomber ainsi vite sous le charme de quelqu'un, mais Hurricane ne pouvait décoller ses yeux des siens. « B-bonjour P-poppy. Je suis Hu-Hurricane. » Il avait rougi, baissé la tête. Quel idiot, mais quel idiot. Il n'était pas amoureux, il était juste ... sous le charme. Elle lui avait souri en guise de réponse. Un sourire qui pouvait éclairer une pièce entière. Elle était superbe, et particulièrement intelligente. Elle s'était montrée à la hauteur de son père, épaulant avec brio le jeune homme. Il ne se doutait pas que leur relation prendrait une tournure particulière, et pas celle qu'il aurait désirée.


Elle revint rapidement vers lui, sourire aux lèvres. Elle cachait très bien sa peur. Et peut-être, qu’au fond, c’était parce qu’elle n’avait pas réellement peur. Elle n’avait que treize ans. Romy n’avait jamais inscrit son prénom en échange de rations de nourritures. L’an dernier, elle avait échappé au tirage. Tout s’était bien passé. Et tout se passerait bien cette année. Elle tira sur sa veste. Il se baissa, la serrant longuement dans ses bras. « Je veux des fraises ce soir, s’il te plait. » murmura-t-elle. Il rit légèrement. « Tout ce que tu voudras. » S’il n’y avait que ça pour lui faire plaisir. « On se voit plus tard. » lâcha-t-elle, lui collant un baiser sur la joue avant de filer en direction des enfants de son âge, se mettant en rang tel un petit soldat. Hurricane se dirigea sur l’estrade. Il salua l’hôtesse ainsi que les mentors, puis commença son traditionnel discours, évoquant les jours sombres, la destruction du district treize, l’instauration des Hunger Games. Une fois le discours terminé, il laissa sa place à l’hôtesse affublée d’une tenue des plus ridicules. « Bienvenue à la moisson des septante-troisième Hunger Games. Commençons par les dames. » Elle piocha longuement dans la centaine de petits papiers contenant les prénoms de toutes les demoiselles du district éligibles. Finalement, son choix se porta sur l’un d’eux au bout de quelques instants, et elle annonça, fièrement « Romy Cornwells ! » Les regards se portèrent immédiatement sur lui. La petite, on l’appréciait, mais on voulait surtout lire sur le visage du maire. Qu’allait-il faire ? Hurler ? Supplier quelqu’un de prendre la place de la petite ? Mais rien. Rien. Il voulut se lever, mais le mentor à ses côtés l’en empêcha. Romy regagna l’estrade. Elle souriait. Elle ne pleurait pas, elle souriait. Avait-elle compris ce qui l’attendait ? Il n’en était pas sûr. Pourtant, elle avait compris. Et elle avait choisi de ne pas céder à la fatalité. Il n’écouta pas le nom du malheureux jeune homme. Il s’en fichait. Dès que les chanceux n’ayant pas été tirés au sort cette année-là désertèrent la place, il regagna l’hôtel de ville. Il n’avait que quelques minutes pour dire adieu à sa petite sœur. Pas de traitement de faveur. Aussitôt qu’il fut entré dans la pièce, il serra Romy dans ses bras. Il ne voulait pas, il ne pouvait pas se détacher d’elle. « ça va bien se passer, tu vas revenir, tu vas revenir… » Les larmes roulaient le long de ses joues. Elle allait mourir, elle allait être massacrée dans cette arène. Elle n’avait que treize ans. « Tu pourras m’envoyer des fraises ? ça fera un bon dernier repas. » Elle souriait, taquine. Il avait l’impression qu’elle ne comprenait pas ce qui l’attendait. Elle réagissait avec tant de … détachement. « Tu vas revenir Romy… Tu vas y arriver, j’en suis sûre. T’es une Cornwells. » Elle n’y arrivera pas. Elle est trop faible. « Je t’aime, frangin. » ¨ Lui aussi, il l’aimait de tout son cœur. Et il ne pouvait pas supporter qu’on lui l’arrache avec le départ de Romy. Un Pacificateur entra dans la pièce, saisissant Hurricane par le bras, tirant ce dernier vers la sortie. « Moi aussi Romy, je t’aime, tu vas y arriver ! Tu peux le faire ! » C’était tout ce qu’il avait en tête. Il réalisa qu’il la voyait pour la dernière fois. Et il ne put maitriser ses émotions. « Romy ! Romy ! » hurla-t-il, se débattant pour serrer une dernière fois sa sœur dans ses bras, mais on s’en fichait qu’ils soient séparés. La porte se renferma.

« Tu peux le faire. Tu peux le faire, Romy, tu peux le faire. » Il répétait ces mots sans-cesse, assis en tailleur face à l’écran. Il n’avait pas été sur la grande place, il ne voulait pas se montrer vulnérable aux yeux de ces citoyens. Ses mains étaient crispées, ses yeux brulant à force de fixer la télévision d’aussi près. 5. Elle avait fait forte impression lors de la parade des tributs, mais également lors de l’interview avec Caesar. Le naturel de Romy avait séduit plus d’un habitant de la capitale. C’était logique. Normal. Elle était trop adorable. Parfaite. C’était sa petite sœur, et elle allait s’en sortir. 4. Elle lui manquait terriblement, il n’arrêtait pas de penser à elle. Elle avait longuement parlé de lui au Capitole. Il faut dire que ce n’est pas tous les jours que la sœur d’un maire en fonction est pigée. 3. Il la regarde, alors qu’elle tient son destin en main. Il a peur pour elle, mais il est convaincu qu’elle gagnera. Elle doit gagner. Elle va le faire. Il craque ses doigts. Il se retient de pleurer. 2. Il se remémore les adversaires de sa sœur. Les carrières qui ont donné l’image de véritables psychopathes lors de l’interview. Ceux qui semblent inoffensif et qu’elle pourra tuer. Il repense à ce type du quatre, qui n’a pas arrêté de sourire à Romy, et que les médias du Capitole présentent comme son allié. Il n’a pas résisté à la bouille d’ange de la gamine. Hurricane est satisfait, elle a une chance supplémentaire de survivre. Il est confiant. 1. Elle est prête à partir, prête à se lancer dans la gueule du loup. Elle va y arriver. Le compte à rebours touche à sa fin. 0. Elle se lance vers la Corne d’Abondance. Il avait espéré qu’elle parte en direction de la forêt, mais elle semblait vouloir obtenir une petite quelque chose. Ceci dit, elle était agile, rapide et cela ne semblait pas poser problème. Il était stupide. Il avait bien trop d’espoir. Elle allait se faire massacrer. Du moins, c’est ce qu’il croyait en voyant les deux carrières du deux lui arriver dessus. C’était avant que le type du quatre s’interpose, et avec sa musculature impressionnante, massacre les deux tributs en moins de quelques minutes. « Viens là, gamine. » murmura-t-il. Il la prit avec lui et l’emmena dans un coin de la corne d’abondance, à l’abri des gens qui se jetaient les uns sur les autres. Hurricane avait le sourire. Il savait que sa sœur avait trouvé la bonne personne. Elle allait faire un beau parcours. Tous ses muscles se relaxèrent les uns après les autres. Il quitta le salon l’espace d’un instant pour se chercher un verre d’eau. Il entendit soudain un cri, ce cri, celui de sa sœur. Il se précipita au salon, et y découvrit l'effroyable vérité qui lui fit lâcher son verre à terre. Là, face à lui, se tenait sa soeur. Ensanglantée. Une épée lui traversait le corps au niveau du bas ventre, déchirant ses organes internes. Elle hurlait. De sa petite voix d'enfant de treize ans, elle hurlait de toutes ses forces. Et il ne pouvait rien faire. Il ne pouvait pas l'aider. Il était là, à la regarder mourir sans pouvoir lever le petit doigt. Et ça lui déchirait le coeur. Ça le brisait. Ça le tuait. Le tribut n'arrêta pas pour autant. L'épée ressortit du corps de sa soeur pour y entré une nouvelle fois. Une deuxième. Une troisième. Mais il visait mal, et le coup de canon n'avait toujours pas retenti malgré le fait que Romy était déjà inconsciente. Alors ... alors il prit une pierre. Et il l'acheva. « Tu croyais vraiment qu'un type comme moi pouvait réellement s'attacher à une pauvre gamine naïve comme toi ? » murmura-t-il à l'oreille de Romy. C'était une stratégie. Depuis le début. Faire semblant de s'attacher à la gosse pour attirer les faveurs du public. Recevoir des sponsors. Et se retourner lâchement sur elle à la première occasion. Hurricane éteignit la télévision à l'aide d'un coup de pied des plus violents. Il quitta la maison qui lui rappela trop de souvenirs. Il partit en courant, sans but si ce n'est de fuir d'ici. Rapidement. Et quand il fut assez loin de toute civilisation, il hurla, il hurla pendant de longues minutes, frappant le sol, larmes aux yeux, s'ouvrant les mains, s'époumonant.



Il avait froid. Son torse nu n’était pas immunisé contre les flocons de neige qui tombaient du ciel. Son corps tout entier était gelé. Des gouttes perlaient encore sur son torse. Ses cheveux mouillés ruisselaient sur son visage. Il respirait faiblement, encore épuisé par la course qu’il avait mené, pacificateurs à ses trousses. Il n’avait pas eu le temps de souffler, qu’on tentait déjà de le noyer dans le fleuve, en l’ayant préalablement rué de coups. À ce moment-là, Hurricane était en proie avec de multiples pensées. Il se demandait ce qui l’avait mené là. Il se posait de multiples questions, mais la principale était pourquoi ? Pourquoi ? Il ne comprenait pas. Il n’avait rien fait. Il n’avait pas le souvenir d’avoir fait quelque chose. Alors quand on s’était présenté à lui, frappant à sa porte en hurlant diverses insultes mêlée du mot traitre, il n’avait pas cherché plus loin. Durant des années, il avait été aux premières loges lors des arrestations. Il savait que cela ne servait rien de négocier avec les Pacificateurs. Il avait beau être le maire, il savait pertinemment que si on venait frapper à sa porte au milieu de la nuit, c'est que les ordres venaient de plus haut et ne pouvaient être discutés. Il avait donc fuit. Il savait qu'il le regretterait, mais c'était la seule chose censée qui lui était venue en tête. On aurait défoncé sa porte, on l'aurait traîné sur la place publique pour qu'il subisse la punition qui lui était due. Voilà pourquoi il avait fui si rapidement, pour s'offrir une chance de ne pas finir exposé ainsi au public. Pour ne pas voir la dernière chose qui lui restait, sa dignité, disparaitre ainsi aux yeux de tous. Il avait couru comme jamais précédemment. Quatre hommes étaient à sa poursuite, et il réalisa bien vite que c'était la pire idée qu'il n'eut jamais eue. Mais il ne s'arrêta pas pour autant. Hurricane continua sa course, avant que son thorax percute de plein fouet le sol et qu'il sente un poids imposant sur ses épaules. À mesure que sa tête ressortait de l'eau pour lui permettre de respirer quelques instants, et qu'elle replongeait pour tenter de remplir d'eau ses poumons, il repensait aux événements qui l'avaient conduit ici. Ou plutôt, à l'événement. Cette fuite, cette course pour la vie. Mais il n'était pas dupe, et le jeune homme comprit rapidement, à mesure que le sang sortait de ses poumons, que ses poumons se remplissaient d'eau et que ses gestes pour se défendre restaient vains, qu'il n'avait plus rien à perdre. Romy était morte. Ses parents étaient morts. Poppy avait laissé un mot sur son bureau ce matin-là. Désolée, avait-elle écrit. Et il comprit. La vérité le frappa soudainement au visage de toute sa force, tandis qu'on décidait de l'exposer telle une bête de foire plutôt que de le noyer. Et c'était ainsi qu'il se retrouvait, mort de froid, torse nu, mouillé, enchaîné sur la place publique, dos à ces citoyens qu'il avait longtemps dirigé. Ses citoyens. « Hurricane Alistair Cornwells ici présent se voit condamné de vingt coups de fouets pour trahison au gouvernement, ayant notamment couverts la venue de rebelles sur notre territoire, ainsi que divers vols de ces derniers sans compter le recrutement de certains de nos jeunes citoyens qui se sont laissés berner par ces hommes, sous l'autorisation du maire Cornwells. » Il n'écoutait que d'une oreille, plus concentré sur le fait de ne pas mourir d'hypothermie. Quoi que, ce serait une mort bien plus douce comparé à celle qui l'attendait. Il avait envie d'hurler de toutes ses forces. De dire que ce n'était pas lui. Qu'il n'avait rien fait. Mais ces maigres supplications lorsqu'on l'avait amené devant l'hôtel de ville, son hôtel de ville, étaient restées muettes aux oreilles des Pacificateurs qui l'entouraient. Personne ne le croyait. Parce qu'il n'y avait personne d'autres à accuser. Poppy était partie. Rapidement. Désolée ... il aurait voulu ne jamais comprendre. Comprendre qu'elle était derrière tout cela. Que c'était elle, la rebelle dans l'histoire. Même après la mort de sa soeur, Hurricane n'avait pas douté de la bonté du Capitole. Il n'avait connu que l'admiration pour ces derniers, et il lui semblait insensé de mettre la faute sur le gouvernement. Et maintenant, ce gouvernement le trahissait. Tout cela à cause d’une belle jeune femme prête à tout pour arriver à ses fins. Prête à le séduire, prête à tromper son propre père qui l’avait amenée là où elle en était. Juste pour défendre une foutue cause rebelle. C’était sa faute, c’était leurs fautes. Il serra les poings, prêt à endurer les coups qui ne tardèrent pas. Un claquement bruyant se fit entendre, puis un deuxième. Cinq. Une courte pause. Cinq coups reçus en quelques secondes. Hurricane sentait les larmes lui monter aux yeux, mais il était plus fort que cela. Il apparaissait comme faible pour l’ensemble du district, il ne voulait pas l’être encore plus. Il sentait la peau de son dos brûler intensément. Il sentait les lambeaux de chairs se décoller de son corps. Il sentait le sang ruisseler sur son dos, sur son pantalon et finalement, sur le sol. Il entendait les encouragements de la foule. Les sifflets, les cris. Ça recommence. Six, sept, finalement dix. Nouvelle pause. Il serra les dents, faisant saigner sa langue au passage. Ses ongles s’enfonçaient dans ses paumes. Il ne craquerait pas. Il ne se laisserait pas mourir comme il l’avait prédit. Il supporterait. Il vaincrait. Il survivrait, ne serait-ce que pour se venger de Poppy. De se venger de ces foutus rebelles qui lui ont tout pris. Il avait mal, atrocement mal. Mais il voulait résister, il devait résister. Entre le froid qui le paralysait, son corps tout entier qui le brûlait, son sang qui ruisselait, cela lui semblait impossible. Onze. Douze. Ses comptes n’allèrent pas plus loin. Il s'évanoui.

Hurricane n'est plus. Hurricane s'est effacé pour laisser la place à Alistair. Il n'est pas schizophrène. Il est perdu. Juste perdu. La mort de sa soeur et la flagellation publique se sont déroulées pratiquement à la suite. Il a déjà été terriblement fragilisé par la mort de sa soeur. Il n'a plus jamais été le même. Traumatisé. Détruit. Il s'est refermé sur lui-même, et même l'aide de Poppy n'a pas aidé à sa situation. Quelque chose en lui s'est brisé, et jamais personne n'a pu réparer cela. Mais la flagellation, c'était la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase. Lâché par tous, perdu, détruit, il avait eu de la peine à encaisser le coup. Et c'était devenu un véritable traumatisme. Blackout. Il n'a pas résisté à la pression. Il s'est tué à petit feu. Amnésie rétrograde. Tous les souvenirs acquis au cours des années envolés. Fini, Hurricane. Un beau matin, après une soirée d'alcool et de somnifères en tout genre, de cris et de larmes, il s'était réveillé sans savoir où il était, sans savoir qui il était. Alistair était né. Hurricane n'est qu'un vague souvenir créer par les paroles des gens qu'il a connu sous cette identité. Aucune compassion. Aucune sensibilité. C'était fini, cela. Un nouvel homme était né. Un homme, qui, perdu, avait accepté le seul travail qui s'était présenté à lui et qui semblait être suffisamment payé pour lui permettre de reprendre le mode de vie auquel il était habitué. Tueurs à Gages. Etonnant venant de l'agneau inoffensif qu'était Cornwells. « S’il vous plait, j’ai une famille, une femme, un gosse. » À genoux, l’homme le suppliait en pleurant. Ridicule. Il ne broncha pas, regardant sa cible sans le moindre regret. « Je vous en prie… » Il soupira. Ricana. Ne bougea pas. « Vous ne pouvez pas faire cela, vous n’avez pas le droit ! » Ridicule. Il n’avait pas le droit. Bien-sûr qu’il avait le droit. Avaient-ils demandés l’autorisation, eux, en menant cette rébellion en emportant tous les districts avec eux ? En tuant des innocents simplement pour leurs envies ? Non. Ils étaient égoïstes, tout comme l’était Alistair désormais. « Laissez-moi, laissez-moi… » murmura-t-il. Mais rien. Néant. Tous les rebelles étaient les pires êtres possibles à Panem. Il les dégoutait. Tout cela à cause d’elle, de cette fille dont il ignorait désormais l’identité, et de la cause qu’elle avait épousée, faisant de lui un traître. Il avait une telle haine envers eux. « C’est comme ça qu’on va en finir, Hurricane ? » C’était sa voix. Glaciale. Mais il ne voyait pas son visage. Tout était flou. Elle est brune aux yeux bleus, c’était une certitude, et il pourrait la reconnaitre s’il la voyait, mais dans sa mémoire, son visage était flou. Trop flou. « S’il vous plait… » Répéta la voix masculine. Et Alistair lui tira une balle entre les deux yeux pour abréger ses plaintes.


Dernière édition par H. Alistair Cornwells le Ven 26 Oct - 20:29, édité 14 fois
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MessageSujet: Re: ✝ I'M JUST HAVING AN ALLERGIC REACTION TO THE UNIVERSE.   Sam 13 Oct - 19:04

OMG SETH COHEN, LA CITATION SETH

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Mais qui ?
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MessageSujet: Re: ✝ I'M JUST HAVING AN ALLERGIC REACTION TO THE UNIVERSE.   Sam 13 Oct - 20:26

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MessageSujet: Re: ✝ I'M JUST HAVING AN ALLERGIC REACTION TO THE UNIVERSE.   Dim 14 Oct - 3:22

Re-bienvenue sur MJ



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MessageSujet: Re: ✝ I'M JUST HAVING AN ALLERGIC REACTION TO THE UNIVERSE.   Dim 14 Oct - 10:07

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MessageSujet: Re: ✝ I'M JUST HAVING AN ALLERGIC REACTION TO THE UNIVERSE.   Dim 14 Oct - 11:45

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MessageSujet: Re: ✝ I'M JUST HAVING AN ALLERGIC REACTION TO THE UNIVERSE.   Dim 14 Oct - 12:46

ALEEEEEEEEEEEEEX T'ES SESKYYYYYYYYYYYYY crac crac
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MessageSujet: Re: ✝ I'M JUST HAVING AN ALLERGIC REACTION TO THE UNIVERSE.   Dim 14 Oct - 13:02

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MessageSujet: Re: ✝ I'M JUST HAVING AN ALLERGIC REACTION TO THE UNIVERSE.   Dim 14 Oct - 13:02

CHRIS crac crac crac crac crac crac crac crac crac crac crac crac



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MessageSujet: Re: ✝ I'M JUST HAVING AN ALLERGIC REACTION TO THE UNIVERSE.   Dim 14 Oct - 13:40

Merci à tous I love you chou
J'hésite entre les districts cinq, sept, dix et douze, des suggestions ? fake angel fake angel
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MessageSujet: Re: ✝ I'M JUST HAVING AN ALLERGIC REACTION TO THE UNIVERSE.   Dim 14 Oct - 13:49

DIIIIIIIIIIIIIIIIIIIX crac crac
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MessageSujet: Re: ✝ I'M JUST HAVING AN ALLERGIC REACTION TO THE UNIVERSE.   Dim 14 Oct - 14:05

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MessageSujet: Re: ✝ I'M JUST HAVING AN ALLERGIC REACTION TO THE UNIVERSE.   Lun 15 Oct - 22:15

Lee Pace <3 rebievenue ^^
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MessageSujet: Re: ✝ I'M JUST HAVING AN ALLERGIC REACTION TO THE UNIVERSE.   Jeu 18 Oct - 0:01

Merci chou
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MessageSujet: Re: ✝ I'M JUST HAVING AN ALLERGIC REACTION TO THE UNIVERSE.   

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✝ I'M JUST HAVING AN ALLERGIC REACTION TO THE UNIVERSE.

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