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 Petite aide fait grand bien. [Clay]

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MessageSujet: Petite aide fait grand bien. [Clay]   Dim 23 Sep - 10:38


Petite aide fait grand bien.

• • •

Violemment projetée contre le sol, Sydney parvint à prendre appui sur ses mains juste avant que son corps n’entre en contact avec la pierre froide. Pourquoi diable étaient-ils si brusques ? Sans ménagement, ils refermèrent la porte derrière elle la plongeant ainsi dans le noir le plus complet. Il faisait froid, elle avait faim et, accessoirement, elle venait de commettre la pire erreur de toute sa vie. Tout cela s’est passé il y a trois semaines. Comme d’habitude, elle avait été chargée de faire quelques allers retours entre le Capitole afin de fournir un plan assez détaillé de l’endroit. Même si elle avait grandi au Capitole, il était clair qu’elle ne pouvait pas se souvenir de tous les noms des rues par cœur. D’autant que Snow, légèrement parano, se plaisait à en changer la configuration assez souvent. Bref, en plus d’examiner le nom des rues, elle était chargée de voir s’il n’y avait pas des maisons inoccupées qui auraient pu servir de cache pour les rebelles. En soi, c’était une mission assez facile qu’elle avait effectuée de nombreuses fois. Etant donné que l’on était au Capitole, presque aucun pacificateur ne foulait les rues lui laissant plus ou moins le champ libre. Emmitouflée dans une grande cape, il aurait fallu avoir une vue aux rayons X pour la reconnaître. Même si, au départ, elle avait été figée de peur à l’idée qu’on puisse la reconnaître, cela ne lui avait plus traversé l’esprit tant elle était rôdée. Cependant, dans ses plans, elle ne put pas prévoir l’arrivée d’Astoria. Astoria était une ancienne « amie » qui, malheureusement, l’avait vue il y a quelques jours alors qu’elle était revenue dans sa maison natale afin de manger quelque chose. Faisant comme si tout cela était normal et qu’elle était revenue pour de bon, elle avait réussi à taire ses soupçons, pour quelques temps. Toutefois, Astoria avait dû en parler autour d’elle pour, finalement, s’apercevoir que Sydney n’était pas du tout revenue et qu’elle lui avait joué un tour. Tandis qu’elle avait le nez vers le bas afin de ne pas croiser son regard, un coup de vent fit s’envoler sa capuche. En moins de deux secondes, Astoria scandait son nom dans la rue attirant au passage des gardes qui ne tardèrent pas à la considérer comme une malpropre. Leurs plans ? La conduire à Snow mais, en attendant, ils eurent la brillante idée de la jeter en prison. Elle était mal barrée, très mal barrée.

Cependant, contrairement à ce que l’on aurait pu penser, tout n’avait pas été si noir. En effet, elle avait bel et bien été conduite devant Snow mais, aussitôt avait joué la victime en expliquant qu’elle avait été enlevée et qu’elle avait réussi à s’échapper. Elle lui fit même croire qu’elle détestait les rebelles et qu’elle était prête à vendre des informations si cela pouvait aider son « cher pays ». Plutôt dubitatif au début, il finit par la croire étant donné que c’était une chance inestimée pour lui. Peu de personnes de son entourage avaient eu la chance de fouler le D13. Par mesure de précaution, il lui avait donc demandé de rester « à portée de mains ». Par là, il fallait comprendre qu’elle était toujours sa prisonnière mais, en même temps, une invitée. Bref, elle ne vit pas beaucoup de changements dans sa condition mis à part une cellule plus grande, éclairée, et de la nourriture plus abondante. Elle avait obtenu quelques jours de répits. Qu’allait-il faire d’elle une fois qu’elle serait devenue inutile ? C’était une bonne question, cependant, elle avait bon espoir qu’il la relâche si elle continuait à s’apitoyer sur son sort. Et, une fois fait, elle parviendrait à rejoindre le D4 et Elliam. Le moral était essentiel dans cette histoire, autrement dit, elle s’accrocherait à la vie jusqu’à son dernier souffle.

Après un énième entretien avec Snow, elle fut reconduite dans sa cellule, de manière plus douce qu’auparavant, c’était déjà un signe. Et, maintenant qu’elle avait de plus en plus de chances de survivre, elle décida de regarder les visages des prisonniers. Après tout, peut-être qu’elle en reconnaîtrait un et, qu’en désespoir de cause, elle parviendrait à le faire libérer aussi ? Quoiqu’il en soit, mieux valait avoir trop d’informations que pas assez. Un garde à chaque bras, elle tenta d’apercevoir les prisonniers, toutefois, ils passaient trop vite pour qu’elle ait le temps d’en reconnaître un seul d’autant plus qu’elle soupçonnait la présence de portes blindées. Une fois arrivée devant sa cellule, ils s’immobilisèrent afin qu’ils trouvent la clé. Profitant de ce laps de temps, elle regarda la personne qui occupait la cellule à côté de la sienne. Oui, il y avait bien des portes. Mais, comme si le destin avait décidé d’enfin l’aider un peu, deux autres gardes ouvrirent la porte de sa cellule le faisant sortir pour faire Dieu sait quoi. Elle eut tout juste le temps d’apercevoir son visage et de masquer son regard choqué. Julian ? La situation était encore plus désespérée qu’elle ne l’avait pensé. Mais, elle n’eut pas le temps de s’attarder sur cette découverte étant donné qu’une fois de plus elle fut poussée sans ménagement à l’intérieur.

Etant donné que sa cellule était éclairée, elle se mit à chercher un éventuel moyen de communiquer avec lui dès qu’il reviendrait. Elle tenta d’abord sa chance auprès des briques du mur mitoyen mais, malheureusement, elles étaient solidement attachées. Au bout de trente minutes de recherche, son pied heurta une espèce de plaque grillagée sur le sol. Elle n’avait aucune idée de ce que c’était mais, aussitôt, se jeta dessus. Le diamètre était seulement de quelques centimètres mais, au hasard, tenta sa chance. « Est-ce que tu m’entends ? Julian ? » Etant donné qu’elle l’avait entendu revenir, elle espérait vraiment qu’il lui réponde et, qu’au passage, les gardes n’entendent pas ce qu’ils allaient se raconter même s’il y avait peu de chances étant donné qu’elle chuchotait.
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MessageSujet: Re: Petite aide fait grand bien. [Clay]   Dim 23 Sep - 12:34





« EVERYTHING’S GONNA BE FINE. OR MAYBE NOT, HOPE IS AT THE END OF THE ROAD. »


Obscurité. Noirceur. Ténèbres. Certains disaient qu’il fallait constamment garder espoir, et dans le fond ils avaient peut-être raison. Malheureusement, l’espoir semblait parfois flétrir, selon les circonstances. Il n’avait pu apercevoir le visage de la blonde au moment où les deux Pacificateurs l’avaient sorti de son « tombeau », et il ne pourrait sans doute pas mettre de nom sur un visage lorsqu’il entendrait la voix de la jeune femme, bien plus tard, après sa visite du jour. Une visite des plus déconcertantes, car il ne s’agirait pas là de Hunter, mais bel et bien d’un autre genre de Pacificateur, beaucoup plus calme, beaucoup plus sûr de lui sans doute. Nul ne savait combien de temps le jeune homme avait bien pu passer avec lui, mais lorsqu’il fut ramené dans sa cellule dite « normale », Clay en éprouva une sorte de soulagement, mais également d’angoisse. Être seul face à lui-même commençait sérieusement à le perturber, et il se sentait si las, comme un poids qui n’arrivait plus à se débrouiller seul. Jeté sans ménagement dans la pièce froide et humide, le médecin s’étonnait de ne pas être encore mort de froid ou même de fatigue. Peut-être était-ce grâce à sa fuite du District Sept, lorsqu’après l’attaque d’Hunter il avait passé au moins deux jours dans la fraîcheur de la forêt. Cette épreuve avait sûrement été bénéfique pour son système immunitaire, même s’il ne pouvait en être certain. Un grognement sourd s’échappait de ses lèvres alors qu’il se glissait lentement vers le coin de la pièce qu’il connaissait de mieux en mieux, au fil des jours, ou bien des semaines. La notion du temps il l’avait perdu, Clay était incapable de dire quel jour ils étaient, et même l’heure que pourrait afficher une montre ou une horloge, tout simplement parce qu’il n’avait aucun repère visuel. Tout n’était que noirceur, si bien que ses prunelles vertes commençaient à perdre de leur couleur vive. Tout était terne à présent, car il s’enfonçait lentement dans les abysses de cette torture, son esprit n’en pouvait plus de toutes ces horreurs et arrivait lentement à saturation, poussé par le sadisme et la manipulation perfide des Pacificateurs. Misérable plan d’Hunter Blackbird-Crowley.

Jambes brisées tout comme le cœur, le jeune médecin s’acharnait pourtant à se trainer, avec le peu de force qu’il lui restait déjà. La détermination faisait tout, et permettait de changer la donne, lui permettant d’avancer un minimum. Si bien qu’une fois qu’il fut casé dans son coin, il n’en bougea plus. La douleur, vivace, ne cessait jamais dans ces moments-là, et cela faisait déjà deux fois qu’on l’obligeait à la ressentir. Ses genoux, gonflés, lui donnaient l’impression que sa peau allait exploser au moindre geste tant ses muscles tiraient. A dire vrai, tous son corps était meurtri par la souffrance. Respirant lentement, il tentait de récupérer un souffle régulier, ne se doutant nullement de la présence d’une jeune femme de l’autre côté du mur. Correctement assis contre le mur, Clay croisa les bras, pour se réchauffer au maximum, l’obscurité était devenue le seul endroit réconfortant de l’histoire, chose étonnante pour lui car la nature et la forêt lui manquaient tellement. Hochant la tête, il se perdit à nouveau dans son imagination et ses illusions, mais les images perdaient en netteté, rongées par la noirceur de l’endroit, ou peut-être à cause de la fatigue mentale et physique que ressentait le jumeau du chef des rebelles. Plus le temps passait, et plus il se disait que personne ne serait assez fou pour lui venir en aide. Jamais ils n’auraient l’accord de venir sauver un pauvre cinglé qui avait fui le District Treize pour retrouver son district par pur esprit de contradiction, ou par panique. Que l’on ne s’y méprenne, Clay était loin d’être lâche, ce n’était pas un trouillard non plus, et il avait déjà rendu bien des services aux rebelles grâce à la volonté de son frère, mais il perdait espoir, lentement. Le venin que le Capitole cherchait à infiltrer dans ses veines le rongeait petit à petit, et bien qu’il résiste, son esprit finirait par céder avant sa raison. Ou bien son corps, tellement endoloris, tellement abîmé déjà…

Les yeux fermés, le jeune homme se concentrait sur sa respiration, quand un bruit attira peu à peu son attention. On aurait dit un son, le son d’une voix. Etait-il déjà mort ? Avait-il péri suite à la dernière visite ? Non… La douleur ressentie qui tambourinait ses jambes lui promettait que non, il était bel et bien vivant. Il discerna finalement un nom. Julian ? C’était une blague ? Un autre piège ? Un autre petit jeu de la part d’Hunter ou du Capitole lui-même ? Intrigué, il s’allongea, tâtonnant le sol à la recherche d’une espèce de trou d’air, car la résonnance du murmure laissait prédire la présence d’un trou quelconque. Une fois la grille trouvée, il sut que ça ne pouvait être une erreur, et piège ou pas… Il pouvait toujours parler, peut-être était-il même en train d’halluciner alors… Se décalant en soufflant pour se trouver au plus proche de la grille, il resta silencieux un instant, avant de soupirer pour finalement dire…

« Je ne suis pas Julian. C’est Clay. Qui est-là ? ». Oui, c’était vrai ça, qui pouvait bien être là ? De l’autre côté du mur ? Pour le jeune médecin, il s’agissait d’un mauvais tour, ces cellules allaient finir par le rendre fou.

Il n’avait pas réellement prit la peine de murmurer, de toute manière sa voix était assez éraillée et faible pour ne pas attirer la moindre attention. Qui se préoccuperait d’un éclopé ? Il ne pouvait aller nulle part à cause de ses jambes, il n’était donc plus une menace réelle pour les Pacificateurs qui gardaient la porte, attendant qu’on ne daigne leur dire d’emmener le prisonnier ailleurs, dans l’autre cellule prévue pour les massacres et la torture. Resserrant ses bras autour de sa taille, il grimaça, même se tenir chaud commençait à être difficile, quant à l’odeur fétide, il ne la calculait même plus, son nez avait fini par s’y habituer. Reverrait-il la lueur du jour ? Peut-être pas… « Qu’est-ce que vous voulez ? ». Le ton n’était pas froid, ni sec, bien qu’un peu agacé, mais c’était uniquement à cause de la douleur constante qui ne lui laissait aucun répit, et aucun sommeil lourd et réparateur. Il n’avait pas réellement dormi depuis des lustres. Alors l’espoir s’en allait à petit feu… Tout comme son âme.



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MessageSujet: Re: Petite aide fait grand bien. [Clay]   Sam 29 Sep - 17:50

Perdue au fin fond d’une cellule dans laquelle elle savait qu’elle ne resterait plus bien longtemps, Sydney cherchait simplement un moyen de passer le temps. Et, quoi de mieux que de faire la conversation ? Surtout avec quelqu’un comme Julian. Même s’il ne l’aimait pas, ils se connaissaient et, du coup, elle savait qu’il jouait un très grand rôle dans la rébellion. La question était alors : que faisait-il ici ? Faisant fi de toute prudence, elle entama la conversation. Le fait de le savoir ici était assez inquiétant pour l’avenir de la rébellion. Rien qu’au son de sa voix, elle put entendre qu’il était affaibli. D’ailleurs, même s’il semblait parler à voix haute, elle ne l’entendait que faiblement. Immédiatement, une mission lui vint alors en tête. Elle devait faire tout ce qui était en son pouvoir pour lui remonter le moral. Il ne pouvait pas se laisser affaiblir par le Capitole car, à la seconde où il baisserait les bras, le Capitole ne fera qu’une bouchée de lui. Loin d’être inculte, elle avait entendu – et vu –ce que le Capitole était capable de faire aux traitres. Et, puisque c’était le numéro un des traitres, il ne serait certainement pas épargné. Loin de là. La seule défense qu’il lui restait était son moral. Parce que, même si elle était à côté de lui, elle ne pouvait absolument rien faire pour l’aider de manière concrète. Elle-même était dans une fâcheuse posture. Le Capitole ne croyait pas vraiment à ce qu’elle disait. Alors, si elle se mettait à sauver un homme, elle ne réussirait qu’à les faire tuer tous les deux. Ce qu’elle devait faire, c’était sortir d’ici pour prévenir le D13 qu’il était retenu prisonnier afin qu’ils se débrouillent pour le libérer. Bien sûr, ils ne lanceraient pas une mission contre le Capitole mais, au moins, ils pourraient utiliser les personnes qui travaillaient pour eux pour le libérer. Elle espérait vraiment que ce soit possible. Perdue dans des futurs plans, elle réalisa alors pour la première fois qu’il venait de dire qu’il s’appelait Clay. Bizarre. Est-ce qu’elle avait eu des hallucinations ? Est-ce que c’était simplement une personne emprisonnée dans le but de la piéger ? Le Capitole était capable de tout. D’autant que, pour le coup, elle n’était pas au courant que Julian avait un frère jumeau. Plus méfiante, elle continua cependant à lui parler. « Je m’appelle Sydney. Vous êtes ici depuis longtemps ? » Alors qu’à la base, elle voulait le rassurer en lui disant qu’elle était une rebelle. Maintenant, elle cherchait simplement à en savoir plus sur lui afin d’être sûre qu’il ne s’agisse pas d’un piège. Franchement, se faire avoir à cause d’un trop plein d’empathie était quelque chose qu’elle n’était pas prête à supporter. Plus attentive que jamais, elle essaya de capter la sincérité de ses paroles. S’il y avait bien quelque chose que les gens du Capitole étaient dans l’impossibilité d’imiter, c’était les sentiments. Beaucoup trop égoïstes, ils ne s’intéressaient qu’à eux. Et, puisqu’ils n’avaient jamais été malades, ils étaient également incapables d’imiter la faiblesse. C’était donc en l’écoutant parler qu’elle saurait si c’était un piège ou non.

Même s’il ne prononçait que quelques mots, son instinct lui soufflait de lui faire confiance. Non, ce n’était pas un piège. Oui, il avait vraiment besoin d’aide. C’est d’une voix faible qu’il lui demanda ce qu’elle voulait. Franchement, elle ne sut quoi répondre. Ce qu’elle voulait, c’était le faire sortir d’ici mais, malheureusement, c’était impossible. Du coup, il était évident qu’elle était d’une inutilité profonde. « Je peux t’apporter de bonnes nouvelles. Des actions se préparent contre le Capitole. Ça bouge beaucoup dans le treize. Ils ne savent pas encore quand ils vont agir mais, d’après ce que j’ai entendu, c’est pour bientôt » Bien sûr, il n’avait aucune raison de la croire mais ce qu’elle disait était vrai. Certes, elle n’avait pas un rôle clé dans la rébellion mais elle était suffisamment utile et digne de confiance pour être au courant de certaines choses. Après tout, puisqu’elle risquait sa vie jour après jour et qu’en ce moment elle était enfermée dans une cellule au Capitole, elle estimait avoir mérité ce droit. « On ne s’est jamais vu mais tu dois avoir compris dans quel camp je suis. Il faut absolument que tu gardes espoir. Ce n’est pas le moment de flancher. Ils vont essayer de te détruire psychologiquement si ce n’est déjà fait mais tu dois résister » lui conseilla-t-elle. Bien sûr, c’était des choses qu’il devait sûrement savoir mais, en tous les cas, cela ne faisait pas de mal de le répéter. Surtout vu l’intensité qu’elle mettait dans sa voix. « De là où je suis, je ne peux pas vraiment t’aider. Je suis enfermée moi aussi mais, j’ai bon espoir de sortir bientôt. Est-ce que tu veux que je passe des messages à tes proches pour toi ? » C’était un moyen comme un autre de tenir le coup. Personnellement, elle ne le connaissait pas et n’avait donc pas été mise au courant de sa disparition mais, à coup sûr, des gens devaient penser à lui. Si elle pouvait les rassurer sur le fait qu’il était en vie c’était toujours ça de pris. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, non ? Maintenant, restait juste à savoir s’il lui faisait suffisamment confiance pour se livrer et lui parler. Après tout, elle n’avait aucune preuve à fournir concernant son idéologie et, puisqu’elle était enfermée au Capitole, elle n’allait pas le crier sur tous les toits. Cependant, elle espérait qu’il ait vu clair en elle tout comme elle avait vu clair en lui. Elle s’était peut-être trompée mais, en tous cas, elle avait suivi ce que son cœur lui avait dicté. Advienne que pourra.
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MessageSujet: Re: Petite aide fait grand bien. [Clay]   Jeu 4 Oct - 13:01





« BURN IT DOWN. »


L’humidité, la froideur des nuits – et sûrement même des jours. L’odeur fétide de moisis. Tout cela il ne le sentait plus vraiment, c’était même étonnant de ne quasiment plus sentir « le froid », pourtant on ne pouvait pas dire que son corps soit réellement chaud. Le seul avantage de ne pas avoir de chauffage ou même de couverture résidait dans le fait que cela endormait la douleur de ses jambes, et de sa brûlure. Les membres engourdis étaient plus faciles à supporter que la souffrance elle-même. Intérieurement, le changement opérait déjà, oscillant entre la perte d’espoir et l’envie de tous leur arracher les yeux. Son esprit le sauvait encore un peu du futur black out, car bientôt, celui-ci ne supporterait plus les tortures physiques et mentales, alors pour se protéger, son esprit se fermerait automatiquement, pour préserver ce qu’il était, ou bien l’oublier… Mais il y avait encore du chemin avant cet ultime black out, cet ultime abandon de soi, même si celui-ci avançait à grands pas, il le sentait. Clay n’était pas l’un de ces hommes violents, attaquant par pur plaisir, il en était même très loin, mais les attaques et les tortures constantes dont il faisait l’objet depuis plusieurs mois commençaient à le mettre constamment sur la défensive. Peut-être que s’il sortait vivant d’ici, il n’hésiterait plus à agir contre un ennemi. Car à l’instant même où il pensait à cela, il savait qui était l’ennemi en question, et supposait également qu’à sa sortie il le saurait toujours. Rester appuyer contre le mur pouvait être un supplice pour son dos, surtout vis-à-vis de la marque qu’on lui avait fait, et qui resterait gravé à jamais dans sa chair, comme un souvenir cuisant et une preuve irréfutable qu’il n’était pas Julian. Jamais plus, il ne pourrait prétendre être son jumeau, chef des rebelles, cela ne fonctionnerait plus. Dans le fond, c’était sûrement une bonne chose, mais comment le protéger alors ? En ripostant ? En embrasant pleinement le côté rebelle qui résidait de plus en plus dans son cœur ? Il n’en savait rien pour le moment, car il naviguait ailleurs dans ses pensées, pensant être seul, mais une voix le tira de sa rêverie. Etait-ce un rêve d’ailleurs ? Devenait-il juste fou ?

La voix était pourtant bien réelle, on le prenait encore pour ce qu’il n’était pas. Se rapprochant comme il put de la petite grille métallique, il en profita pour tenter une autre position, bien que peu confortable, mais au moins il entendait mieux. Laissant un soupir s’échapper de ses lèvres il répondit qu’il n’était pas Julian, mais Clay, sans rien préciser de plus. Il était tellement las de tout ça. Ce ne fut que lorsqu’il se retrouva face au silence qu’il décida de préciser son statut :

« Je suis le frère jumeau de Julian. ». De toute façon tout le monde finirait par le savoir alors autant ne plus avoir à cacher ce fait là.

Si jusqu’à maintenant ils avaient réussi à cacher cela à beaucoup de monde, aujourd’hui ce n’était plus le cas, et surtout ça ne servait plus à rien. Maintenant qu’il avait été découvert et qu’il était une faille du chef des rebelles, le Capitole n’en faisait qu’à sa tête avec lui, tandis que le jeune médecin ne voulait qu’une seule chose : récupérer son ancienne vie tranquille, perdue dans la maison de Julian, en forêt dans le District sept qui lui manquait tant. Une nouvelle fois, ce fut la voix de la jeune femme qui le sortit de sa soudaine léthargie, nul doute que Julian se rendrait malade s’il le voyait dans cet état de fatigue et de lassitude extrême. Il avait déjà eu l’occasion de le voir « perturbé » au treize, mais aujourd’hui ce n’était même pas comparable. Il soupira à nouveau, changeant de position comme il put, il se trainait comme un handicapé, et ça, c’était sûrement le pire dans l’histoire. Sydney, elle s’appelait Sydney, ça ne lui disait rien il ne la connaissait pas. Depuis combien de temps il était là ? Il n’en savait rien, et pour la première fois depuis son enfermement, il se rendit compte de l’effet des ténèbres sur lui.

« Je… J’en sais rien. Assez longtemps je suppose… ». Oui, même trop longtemps.

C’était donc un peu perdu qu’il lui répondait, déçu de ne pouvoir lui apporter de réelle réponse, et comme il restait méfiant, ce qui était normal quand on se trouvait ici, il lui demanda ce qu’elle voulait, quel était le but de cette « prise de contact ». La réponse qu’il obtint la surpris, il devenait un peu pessimiste, surtout depuis la dernière entrevue qu’il avait eu, et l’obscurité n’aidait clairement pas. Arquant un sourcil, il grimaça, le treize se préparait à attaquer le Capitole vraiment ? Restant silencieux, il attendait la suite, même si ça ne mettait pas forcément de baume au cœur, car cela signifiait violence, et morts. Il fut néanmoins touché que Sydney s’intéresse à son état mental, elle semblait en bien meilleure forme que lui. Hochant la tête, il l’écoutait sans broncher pour l’instant, n’osant la couper car c’était malpoli. Clay restait incroyablement gentil, même dans la pire des situations, du moins avec ceux qui n’étaient pas considérés comme nocifs ou en tant qu’ennemis. Un message à l’un de ses proches ? Il réfléchit, mais préféra d’abord répondre au reste.

« Si le treize décide d’attaquer le Capitole, je doute qu’ils viennent spécialement pour nous, ou qu’ils prennent la peine de nous épargner dans une éventuelle attaque de bombe… ». Pessimiste on avait dit… « J’essaye de ne pas flancher, je me bats encore, mais très honnêtement je commence à me demander à quoi ça sert… Je pensais pouvoir récupérer une vie normale mais c’est chose impossible, et même si l’on venait me chercher, je ne peux pas faire un pas. Je ne serai qu’un poids sur leurs épaules. ». Il disait vrai, il ne fallait pas espérer qu’il fasse un seul pas avec ses jambes brisées, et c’était bien l’un des éléments qui l’aidait à perdre plus rapidement espoir. Se sentir impuissant ébranlait considérablement l’espoir de sortir d’ici un jour, surtout dans un état comme dans lequel il se trouvait. Il soupira en posant sa tête contre le mur. « Si jamais tu arrives à sortir d’ici, dis simplement à Julian de ne pas venir me chercher. Je ne veux pas qu’il risque bêtement sa vie pour un frère qui ne peut plus marcher à l’heure actuelle… ». La lassitude se faisait tellement sentir dans sa voix que c’en était inquiétant pour la suite des évènements, mais discuter faisait un peu de bien… « D’ailleurs… Merci. Depuis quand tu es là ? ».


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MessageSujet: Re: Petite aide fait grand bien. [Clay]   Dim 7 Oct - 12:48

Manifestement, la ressemblance de l’homme avec Julian s’expliquait par le fait qu’il était son frère jumeau. Étant donné qu’elle ne voyait pas l’intérêt qu’il avait à lui mentir, elle décida de le croire. Au fond, que ce soit Julian ou Clay, la conclusion était la même : le camp rebelle était en danger. Pour l’avoir déjà rencontré, elle savait que Julian jouait un grand rôle dans la rébellion et, étant donné que Clay était son frère, elle pensait tout naturellement qu’il en était de même pour lui. Mais, de toute façon, peu importe son investissement, ce qu’elle savait, c’est qu’il était innocent. C’était une qualité partagée par tous les prisonniers retenus par le Capitole. Malgré sa grande lassitude qui aurait presque pu atteindre son propre moral, la jeune femme décida de faire tout ce qui était en son pouvoir pour l’aider. Oh, bien sûr, elle ne parlait pas d’une aide matérielle puisqu’elle était dans la même situation que lui mais plutôt d’une aide morale. Étant donné qu’elle n’était pas ici depuis très longtemps, le Capitole n’avait pas encore réussi à l’atteindre. Et, accessoirement, le souvenir d’Elliam l’aidait à surmonter cette épreuve puisqu’elle désirait plus que tout le revoir. Alors, si elle pouvait partager ce qui lui restait de motivation, elle n’allait pas s’en priver. Elle commença par lui poser quelques questions histoire de le faire parler puis, ensuite, elle lui expliqua tout ce qu’elle savait. Puisqu’il était ici depuis assez longtemps, il ne devait pas être au courant des dernières nouvelles dont notamment l’attaque prévue par les rebelles contre le Capitole. Naïvement, elle aurait cru qu’il allait s’en réjouir mais, au lieu de ça, il resta insensible. Personnellement, si elle avait été enfermée et qu’on lui avait annoncé une bonne nouvelle, elle aurait quand même repris un peu de forces. Cependant, elle ne pouvait jurer de rien. Premièrement, elle n’était pas à sa place. Deuxièmement, elle ne connaissait pas l’état physique dans lequel il était. Mais, vu son statut, le Capitole avait très certainement dû lui faire passer l’envie de garder les secrets des rebelles pour lui. Qui sait, peut-être n’avait-il même plus tous ses membres. Mettant soigneusement cette pensée de côté, elle décida de croire qu’il allait plus ou moins bien. Après tout, s’il pouvait parler, c’est qu’il n’était pas encore mort et, donc, il restait un espoir. Et si Sydney avait bien retenu quelque chose de toutes ces années passées au service des rebelles, c’était que, tant qu’il y avait de la vie, il restait de l’espoir. Elle-même avait été faite prisonnière mais, pourtant, elle ne désespérait pas de pouvoir sortir un jour de cette cellule. D’ailleurs, elle s’était déjà sortie de situations beaucoup plus compliquées que celle-ci et, s’il y avait bien quelque chose qu’elle pouvait faire, c’était lui redonner un peu d’envie de survivre puisqu’il semblait avoir baissé les bras.

Mais, vraisemblablement, ce ne serait pas une tâche facile. Abattu, il lui expliqua que, même si les rebelles attaquaient le Capitole, ils ne prendraient pas la peine d’épargner la prison. Pour le coup, elle n’était pas du tout du même avis. « Au contraire, je pense que le Treize sait très bien qu’il y a beaucoup de rebelles dans les prisons. Ils vont essayer d’épargner le bâtiment » dit-elle plus optimiste que jamais. Pour réussir à la démotiver, il en fallait beaucoup plus. Même le fait qu’il demande qu’elle dise à son frère qu’il ne voulait pas être sauvé ne la démoralisa pas. A cela, elle se contenta de lever les yeux au ciel. « Je ne lui transmettrai pas ce message. Si tu ne sais plus marcher, d’autres t’aideront à le faire. Arrête de croire que tu es mort, tu ne l’es pas encore à ce que je sache. Ton frère ne voudrait pas que tu baisses les bras maintenant. Les choses sont sur le point de changer. Tu dois assister à ce changement » Pour le coup, ça lui faisait bizarre de parler ce que Julian pouvait ressentir puisqu’il la détestait cordialement et ne lui faisait pas confiance. D’ailleurs, si elle lui disait qu’elle avait rencontré Clay, il l’accuserait sûrement de l’avoir laissé là alors qu’elle aurait pu le sauver. Ce qui était faux bien sûr. Mais, pour lui, toutes les personnes ayant côtoyé le Capitole étaient foncièrement mauvaises. Malgré toutes les réussites de ses missions, elle n’avait toujours pas réussi à gagner sa confiance. Sortant de ses pensées, elle répondit à la question que le prisonnier lui posait. « Je suis ici depuis une petite semaine, j’ai été prise en flagrant délit. Mais, je pense m’en sortir. Je viens d’être transférée dans une cellule plus spacieuse, c’est bon signe. Je te ferai bien sortir d’ici mais j’en suis incapable. Ils savent qui tu es, je suis désolée » Elle tenait à lui annoncer la couleur directement. Elle voulait qu’il recommence à croire qu’il allait être libéré mais, toutefois, elle ne voulait pas lui mentir en lui disant qu’elle était capable d’exaucer ton souhait. « Allez bats-toi pour les gens que tu aimes. Est-ce que tu as une petite amie ? Pense à des souvenirs joyeux que tu as vécu. T’es encore trop jeune pour mourir. Puis, franchement, tu préfères que le Capitole pense qu’il a réussi à te briser ou tu préfères les faire enrager parce que tu ne baisses pas les bras ? » lui demanda-t-elle sournoisement. Plutôt que de s’adresser à l’homme blessé, elle préférait s’adresser à la part rebelle de sa personnalité. Elle espérait ainsi le faire réagir parce que son manque de réaction commençait sérieusement à la faire flipper. Elle avait l’impression qu’il était devenu une sorte de fantôme qui attendait désespérément l’heure de sa mort. Pour quelqu’un d’aussi jeune, c’était vraiment triste. En entendant ce spectacle et en imaginant les images, elle se mit à détester encore plus le Capitole. Comment pouvait-il faire subir ça à des êtres humains ? Et dire qu’elle avait fait partie de ce club lors de sa jeunesse…
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MessageSujet: Re: Petite aide fait grand bien. [Clay]   Jeu 11 Oct - 20:50





« I’M SO DAMAGED. »


La respiration lente, le médecin semblait de plus en plus enclin à se laisser happer par l’obscurité environnante. Le temps, la date, tout cela était devenu flou depuis bien longtemps. Il avait l’impression d’être ici depuis une éternité, c’était peut-être même déjà le cas… Peut-être que cela faisait quoi ? Un mois ? Qui s’inquiétait de son sort dehors ? Est-ce que quelqu’un le cherchait ? Est-ce que Julian s’en fichait ? Il n’arrivait plus à ressentir quoi que ce soit, tant il n’était qu’une boule de douleur, constamment figée sur elle-même, ne pouvant penser à autre chose qu’à sa misère. Ou alors… Il était perdu dans ses pensées, son imagination, mais celle-ci s’estompait, et ses espoirs avaient été plus qu’ébranlés suite à la visite d’Ydris. Se battre ne faisait que causer plus de douleur, encore et encore. Pourtant… En son sein régnait un changement qu’il savait venir. Au plus profond de lui-même, Clay savait qu’il ne se laisserait plus jamais faire, du moins pas par ces gens-là. Son corps meurtri en avait déjà trop vu, il était encore jeune, certes moins que ces pauvres tributs qui se battaient dans l’arène, mais il avait tellement subi en… Ce laps de temps si long, qu’il en était épuisé, lessivé, même exténué. Le médecin s’était malgré tout habitué à la solitude, tout comme ses tympans, qui grésillaient chaque fois qu’un bruit était jugé trop fort, qu’il venait perturber le silence. Les hurlements quant à eux, il s’y faisait aussi, mais grinçait toujours des dents à chaque fois, comme un réflexe, comme si c’était à lui qu’on faisait quelque chose. Passer ses journées et ses nuits dans le noir vous faisait développer quelques réflexes défensifs que vous n’auriez pas eus autrement, Clay ne cessait de comparer cette situation à l’arène, bien qu’il n’ait pas à tuer, ou à se battre. Le jeune homme savait qu’Ydris avait raison, il était déjà brisé, mais se voilait complètement la face. Etait-ce finalement ça le secret ? De s’adonner aux faits, de se laisser faire ? D’ouvrir simplement les yeux et surtout d’accepter. Accepter d’avoir été brisé, et vivre avec. C’était peut-être là la seule chose à comprendre. Il serait brisé à jamais, et devrait… Vivre avec, s’il sortait d’ici. Ce genre d’expérience pouvait changer un homme, mais au fond de lui-même, il en connaissait le dénouement, tout comme il était conscient que sa gentillesse serait toujours là avec ceux qui la mérite. Mais plus avec les autres. Non. Car le réflexe défensif serait toujours là, parce qu’il s’ancrait lentement dans son ADN, pour ne faire plus qu’un avec ce qu’il était, et serait désormais : un homme brisé.

Les mots rassurant de la jeune femme dans la cellule à côté de la sienne étaient censés le soulager, mais rien n’y faisait. Tête posée contre le mur, à la recherche d’une position éventuellement plus confortable, Clay l’écoutait, essayant vainement de trouver du réconfort dans ses paroles, mais il était tellement las de réfléchir. De savoir qui croire ou non. Son esprit fatigué, et probablement malade commençait à atteindre son niveau de saturation, il avait mal à la tête, dormait à peine, à dire vrai il était au bout du rouleau mais s’accrochait pourtant toujours. Lui-même ne comprenait pas d’où il pouvait puiser cette force, cette volonté de se battre alors qu’à voix haute il prêchait le contraire. Sans doute était-ce son cerveau qui parlait à voix haute, mais son cœur dirigeait le reste… Il n’en savait rien, et ne voulait même plus chercher à comprendre, ou même à savoir. Le treize ne pouvait se risquer à une mission suicide, il le savait, ils n’allaient pas risquer la vie d’autres hommes contre une poignée. Toutefois, la jeune femme semblait y croire dur comme fer, et il devait bien admettre qu’elle semblait en meilleure forme que lui. Mais qu’en était-il de lui ? Il ne connaissait pas assez bien le Treize pour savoir ce qu’ils feraient ou non, et les seules choses qu’ils lui avaient montrés était la façon dont ils revenaient chercher des blessés dans les couloirs, de façon très peu douce. Voilà la seule image qu’il avait eu du Treize, quelque chose de froid, d’aussi froid qu’ici.

« Je n’en sais rien. Je ne connais pas assez les pratiques du Treize pour en être persuadé… Désolé… ».

Clay avait murmuré ses mots d’un ton toujours aussi las, et lorsqu’elle lui demanda s’il avait un message à faire passer, elle refusa catégoriquement celui qu’il lui avait donné. A sa réplique qui ressemblait fort à une réprimande, il arqua un sourcil. Il soupira.

« Ce n’est pas que je ne sais pas. C’est que je ne peux pas. Plus. Et je ne voudrais pas être un poids mort sur le dos de quelqu’un. J’y ai réfléchis longtemps tu sais… Des heures, probablement des jours, à une quelconque solution. Mais à partir du moment où mes jambes ont été brisées, je n’ai plus vu vraiment de lumière au bout du tunnel. Celle-ci est beaucoup trop loin. Et tu veux savoir le « meilleur » dans tout ça ? C’est que je ne sais même pas ce que mon frère voudrait que je fasse en ce moment. J’ai remué toutes les solutions possibles dans ma tête, mais je n’en ai aucune qui tienne la route. Que ferais-tu toi ? ». Il avait agrémenté ses paroles d’un léger ton plus « enjoué », presque ironique parfois, mais en les prononçant des larmes avaient commencé à monter jusqu’à ses prunelles vertes, car il n’arrivait plus à réfléchir et que la douleur était si grande… Clay laissa finalement un silence s’installer, il attendit de reprendre une légère contenance avant de lui demander depuis combien de temps elle était là, et lorsqu’elle répondit, oui, elle était sûrement plus chanceuse que lui. « Il ne faut pas t’excuser. De toute manière je ne voudrais pas que tu prennes ce risque si tu peux t’en sortir indemne. Je n’ai pas pour habitude que les gens se mettent en danger pour moi. Je pense toujours à eux en premier. ». S’il y avait une chose qu’il devait bien admettre de Sydney, c’était qu’elle ne manquait pas de tempérament. Arquant de nouveau un sourcil, il changea une énième fois de position, bien que ses jambes furent toujours figées dans la même. Il se battait toujours, et ne baissait pas les bras, c’était ce qui le surprenait le plus, mais il n’avait pas sa forme, et n’était probablement pas là que depuis une semaine. « Est-ce que tu sais quel jour on est ? Les jeux ont-ils fini ou sont-ils toujours d’actualité ? ». Oui, même ça il ne savait plus. Il avait besoin de repères, pour faire le point, et voir avec le jour de sa capture, calculer. Le nombre d’heures. De jours. De semaines. Il ne répondit pas à la question de la petite amie, ne voulant pas mettre Callie en danger, non pas qu’il n’ait pas confiance en Sydney, mais il se méfiait des autres, du Capitole, et de leurs manigances. Peut-être les entendaient-ils même parler à l’heure actuelle. « Je ne baisse pas les bras, j’ai juste besoin de repères. ».



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MessageSujet: Re: Petite aide fait grand bien. [Clay]   Mer 24 Oct - 20:33

Sydney ne savait plus quoi dire pour lui remonter le moral. Plus elle essayait, plus elle entendait son ton blasé. Non seulement il n’avait plus goût à la vie mais, en plus, elle sentait que les larmes lui montaient aux yeux. Parfois elle avait vraiment l’impression de faire pire que mieux en aidant les gens. Elle aurait tant aimé pouvoir entrer dans sa cellule et le prendre dans ses bras. Même si elle ne le connaissait pas du tout, c’était des gestes réconfortants qui lui auraient sans doute redonné un peu de baume au cœur. Mais, malheureusement, elle ne pouvait pas. Un mur de pierre les séparait. Elle avait beau vouloir de toutes ses forces qu’il s’écroule, cela ne se produirait jamais. Sauf si, bien sûr, les bombardements du Treize avaient lieu aujourd’hui mais, ça, ce serait un miracle sur lequel il ne fallait pas trop compter. La blonde se mordit la lèvre. Certes, elle avait un mental très fort mais, si elle avait dû rester ici pendant des semaines, elle aurait sans doute craqué. Elle aurait envoyé bouler le pauvre mec qui aurait essayé de lui remonter le moral alors que, lui, prenait patience et lui faisait la conversation. Il faut dire qu’il ne devait pas avoir beaucoup d’occasions de parler dans cette prison. Si elle pouvait le changer un peu de ses habitudes, c’était tout bénéfice. Toutefois, en un clin d’œil, elle put le juger comme étant une personne qui s’occupait beaucoup plus des autres que de lui-même. Il devait être profondément gentil et doué d’empathie. Pourquoi fallait-il toujours que ce soit les plus gentils qui paient ? Elle hocha négativement la tête. Le monde était profondément injuste. Des gens aussi détestables que Snow vivaient dans le luxe pendant qu’eux étaient enfermés dans une cellule miteuse. Il fallait absolument qu’il s’en sorte vivant. Maintenant qu’elle lui avait parlé, il était inconcevable pour elle qu’il puisse mourir. Mais, avant d’envisager de le sortir de là, il fallait surtout qu’il ressente de nouveau l’envie de se battre, l’envie de vivre. Et, puisqu’il était tellement attentif aux autres, c’était de ça qu’elle allait se servir pour le convaincre. « Tes proches rêvent de te revoir. Tu dois te battre. Pour eux. Ils ont confiance en toi, tu ne peux pas les décevoir » dit-elle. Elle avait l’impression de le trahir en se servant de son point faible mais tout était bon pour qu’il se relève. Cette caractéristique, elle l’avait sans doute héritée de toutes ces années passées au Capitole. Elle s’était toujours servie du point faible des autres sauf que, cette fois, c’était pour la bonne cause. En entrant dans le district 4, elle avait arrêté d’être égoïste et de ne penser qu’à elle. Et, en l’occurrence, elle pensait surtout à sa petite amie parce que, pour elle, il était clair qu’un mec aussi gentil devait forcément être en couple ou sur le point de l’être.

Les pratiques du Treize ? Elle non plus ne les connaissait pas. Elle y avait été quelques fois mais elle n’y était jamais vraiment restée. Oh, bien sûr, elle avait passé quelques mois là-bas après avoir été enlevée mais, puisqu’elle était considérée comme une prisonnière, personne ne l’avait informée de la manière de procéder du Treize. Toutefois, elle trouvait son affirmation plutôt logique. Il y avait des dizaines de bâtiments sur lesquels tirer. Pourquoi est-ce qu’ils viseraient justement la prison ? D’autant que Julian devait être aux commandes et savoir que son frère était retenu prisonnier. Cela aurait été stupide de sa part de bombarder la prison. Lorsqu’il lui demanda ce qu’elle ferait à sa place, elle prit son temps pour réfléchir. Elle ne parviendrait sans doute jamais complètement à se mettre dans sa peau mais, au moins, elle essayait. « Je pense que je me battrai. Je me rappellerais des moments passés avec la personne que j’aime le plus et je m’imaginerais les futurs moments que nous pourrions vivre ensemble. Je crois beaucoup en l’amour » ajouta-t-elle sur un ton d’excuse. De toute manière, cela s’entendait à sa manière de parler que c’était une guimauve tant elle désirait savoir s’il avait une petite amie. Il faut dire qu’elle était raide dingue d’un homme et qu’elle savait que l’amour pouvait aider dans ce genre de circonstances puisqu’elle pensait continuellement à lui depuis qu’elle était ici. « Mais ne penses pas à ce que les autres feraient, qu’as-tu envie de faire, toi ? » le questionna-t-elle. Certes, Julian était considéré comme un pilier chez les rebelles mais, en ce moment, ce n’était pas lui qui était dans une cellule mais son frère. « Comme je te l’ai dit, même si tu as une jambe cassée, des hommes t’aideront à sortir. Si j’ai la chance de pouvoir jouer un rôle dans cette attaque, je te promets que je viendrai te libérer. Aie confiance en moi » le rassura-t-elle. Elle aussi espérait que leur conversation n’était pas écoutée sinon elle se ferait sans doute tuer plus vite que lui. Cependant, elle ne le pensait pas. Après tout, Snow se considérait comme quelqu’un de bien trop important que pour prêter attention aux conversations que les prisonniers avaient entre eux. Pour lui, ils devaient sans doute être assimilé à des sous-humains alors… Tandis qu’elle réfléchissait à la manière dont elle pourrait potentiellement revenir le libérer si le Treize attaquait le Capitole, il la surprit avec sa question. Les jeux. Au temps où elle était au Capitole, elle en était friande mais, maintenant, elle avait presque oublié leur existence. Disons simplement qu’elle avait été envoyée dans tellement de districts pour effectuer des missions qu’elle avait été déconnectée de la réalité elle aussi. « Je … Oui, ils sont terminés. Mais je suis incapable de te dire qui a gagné » Elle n’était décidément pas d’une grande utilité. « Excuse moi de te demander ça mais … comment as-tu atterri ici ? Est-ce que tu t’es fait trahir par une taupe ? Si c’est le cas, sache que je pourrais toujours lui régler son compte une fois sortie d’ici. Si ça peut t’aider … » Elle était pleine de bonnes intentions mais, malheureusement, elle pouvait parfois en devenir maladroite. Elle espérait seulement ne pas lui avoir créé les mauvaises pensées qu’elle souhaitait faire disparaître.
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MessageSujet: Re: Petite aide fait grand bien. [Clay]   Mer 5 Déc - 15:42





« DON’T WANT ANYONE TO BE HURT ‘CAUSE OF ME. »


L’obscurité savait vous faire perdre pieds. Tout comme les mots d’un homme sachant pertinemment où il voulait vous emmener. C’était le cas d’Ydris, qui avait su l’obliger à faire face à la réalité avec brio, de la même manière que Clay aurait pu le faire s’il avait été à sa place, et aussi vil que lui. Pourtant, contre toute attente, son bourreau avait finalement été celui qui l’avait aidé, un tant soit peu. Fabriquer des attèles avec les morceaux en bois de la chaise avait été une brillante idée, même s’il avait morflé, aujourd’hui ce geste l’aidait à garder ses genoux correctement droits, et ainsi, tout dégât supplémentaire était évité. Toutefois Clay n’était pas dupe, il était parfaitement conscient que ses attèles ne resteraient pas en place bien longtemps, il suffirait de la venue d’Hunter pour tout détruire, et réduire à néant la lente guérison vers laquelle le médecin souhaitait aller. Tenir debout était primordial en ce bas monde, et à l’heure actuelle il ne le pouvait plus. Il y avait pourtant cette once d’espoir que laissait apercevoir Sydney, mais le jeune homme était beaucoup trop mal en point pour se montrer optimiste. Il était content qu’elle sorte et évite le genre de torture qu’il avait subi, elle était sûrement moins importante. Du moins… La nécessité de la torturer n’était pas une des options prévue et c’était tant mieux. Les paroles de la jeune femme étaient « mignonnes », et se voulaient réconfortantes, le médecin se surprit à sourire, bien que le désespoir soit clairement au rendez-vous. Il ne pourrait revoir sa famille, toujours à cause du même problème : son physique, ses ressemblances avec son frère, chef des rebelles. A bien y réfléchir, hormis Julian, il n’avait plus vraiment aucun proche, il ne voulait pas mettre Callie en danger. Néanmoins elle avait tout de même raison d’insister là-dessus, il ne pouvait se permettre de révéler des choses au Capitole, de toute manière, même brisé il ne dirait rien et il le prouverait tous les jours depuis qu’il était coincé ici dans cette cellule.

« L’amour est une bonne chose. C’est bien de s’y accrocher. ». C’était le mal doué en amour qui disait ça ? Il sourit à nouveau, décidant finalement de profiter un peu de l’instant et de la conversation.

Ce qu’il avait envie de faire ? Retrouver son district et y continuer sa vie tranquillement, chose qui n’arriverait plus jamais même avec toutes les envies du monde. Sydney avait visiblement une force de caractère incroyable, car elle insistait concernant l’évasion.

« Je ne voudrais pas que des gens meurent pour me sauver la vie. Et je n’ai pas qu’une jambe cassée c’est bien là le souci… Ceci dit je te remercie, d’essayer de me remonter le moral, la discussion me permet de penser à autre chose. ». Il esquissa un nouveau petit sourire avant de soupirer, la douleur revenait, par à-coups. Malgré la souffrance, Clay chercha à savoir quel jour ils étaient, et surtout, si les jeux étaient terminés. Lorsqu’il eut la réponse, le médecin ferma les yeux. Les jeux étaient terminé, il avait tout raté, et n’avait pas été là pour les tributs de son district. Ces deux gamins étaient sûrement morts à l’heure qu’il était. Les larmes lui montèrent aux yeux, il était horrible pour lui de se dire qu’il n’avait pu être présent pour eux, alors que toutes les années précédentes il avait fait de son mieux pour apporter quelque chose aux tributs, aussi bien en terme de conseils de survie en cas de plaies, que vis-à-vis des plantes. « D’accord… ». Oui, déçu de ne pas avoir pu y assister, non pas qu’il aime voir les jeux de la faim, mais… Pour le coup Clay avait l’impression d’avoir loupé quelque chose, comme s’il était mort le temps de quelques mois. La question posée ne le dérangea pas, c’était simplement compliqué, et peut-être un peu dangereux pour elle de trop en savoir, ils n’étaient pas sûrs que leur conversation n’était pas écoutée.

« Il n’y a aucune taupe, j’ai simplement atterri ici parce que je suis le frère jumeau du chef des rebelles. Je pense qu’ils espèrent obtenir des informations qu’ils n’auront jamais. Je suis ici pour Hunter principalement. Et toi ? ». Il se reprit quasiment instinctivement. « Désolé, ça ne me regarde peut-être pas… ».

La fatigue se faisait sentir, il commençait à se reprendre et à dire des bêtises, peut-être même qu’il répétait les mêmes choses, qu’il avait déjà plus ou moins répondu à ce genre de questions quelques minutes auparavant, mais difficile dans une cellule et blessé comme il était de toujours se souvenir de ce qu’on pouvait bien raconter, la seule chose dont il était sûr et certains, c’est qu’il n’avait rien vendu au Capitole en termes d’informations. A l’heure actuelle il voulait s’échapper d’ici, ou mourir en essayant, l’obscurité devenait son fardeau, et l’impatience se faisait lentement sentir en son sein.

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MessageSujet: Re: Petite aide fait grand bien. [Clay]   Dim 13 Jan - 13:36

Sydney avait l’impression qu’elle était entrain de propager la bonne parole tant ce qu’elle disait était digne d’une fille de cinq ans mais elle était comme ça. En n’importe quelle occasion, elle gardait espoir et, surtout, elle avait une très grande force de caractère. Penser à ses proches l’aidait au plus haut point. Même si la situation était désespérée, elle s’imaginait constamment son retour au district. Au moins, si elle mourrait dans une cellule, elle serait morte avec des bonnes pensées en tête, pas avec des idées noires. C’était le message qu’elle voulait véhiculer à son voisin de cellule mais cela s’avérait difficile. Il faut dire qu’on ne pouvait pas sortir quelqu’un de la dépression en l’espace de dix minutes. Surtout que, contrairement à elle, il n’avait pas de porte de sortie. Et, avec la meilleure volonté du monde, elle ne pouvait pas lui promettre qu’il rentrerait vivant. Elle se tut l’espace d’un instant. Elle ne savait plus vraiment quoi lui dire. Elle ne voulait pas non plus lui mentir en lui disant qu’il sortirait sûrement bientôt. A vrai dire, il y avait peu de chances que cela arrive. Si elle pouvait l’aider à sortir d’ici elle le ferait mais, soyons clair, elle n’avait aucun plan. Seule, elle n’y arriverait pas mais, ce qu’elle pouvait faire pour l’aider, c’est foncer au Treize pour leur expliquer qu’il était toujours vivant. Ils étaient organisés donc s’ils voulaient tenter quelque chose, ils pourraient le faire comme bon leur semblait. A partir de là, elle n’aurait rien à se reprocher. Elle aurait fait tout ce qu’elle avait pu pour lui. C’était peu mais sûrement plus que ce qu’on lui demandait. Arrivée au Treize, elle chercherait également ses proches pour les rassurer. Par contre, elle éviterait soigneusement de leur dire qu’il était au bord du gouffre niveau psychologique. Cela inquiéterait tout le monde inutilement. Par contre, elle les mettrait au courant de son état physique. Le fait qu’il ne puisse pas marcher serait sans doute très handicapant, c’était le cas de le dire. D’autant plus qu’il n’était pas le seul prisonnier présent dans ces cellules. Avec la révolution qui approchait, il faudrait qu’ils s’occupent de libérer les otages avec un bombardement bien ciblé. Il y avait un an, Clay serait sans doute mort dans sa cellule mais, dans le contexte actuel, ses chances de rentrer vivant étaient démultipliées quoiqu’il en pense.

Elle fut sortie de ses pensées par Clay qui lui demanda la raison pour laquelle elle se trouvait dans cette cellule. Elle lui avait déjà répondu, mais pas en détails, il est vrai. « J’ai été vue dans un endroit où je n’aurais pas dû être » se contenta-t-elle de dire. Certes, elle était persuadée que le Capitole n’était pas entrain de les écouter mais elle ne voulait pas avouer ses origines à Clay. S’il avait su qu’elle était une Capitolienne, il ne lui aurait peut-être même plus adressé la parole. Elle avait reçu cette réaction plusieurs fois en pleine face. Même si elle s’y était habituée, cela n’était jamais agréable. Elle avait beau avoir totalement renié ses origines, elle était consciente que c’était uniquement grâce à elles qu’elle était toujours vivante. Si n’importe qui d’autre avait été aperçu entrain de fouiner dans le Capitole sans autorisation, elle aurait été tuée voire torturée. Mais, à elle, Snow lui avait accordé le bénéfice du doute. Notamment grâce à la popularité de son père. La demoiselle avait alors saisi cette chance pour s’expliquer de manière logique en enchaînant mensonges sur mensonges. Et, miraculeusement, Snow l’avait placée dans une cellule plus luxueuse. Signe qu’il la croyait. Ne serait-ce qu’un peu. Au moment où elle fit cette brillante conclusion, deux gardes entrèrent dans la pièce. Sydney s’éloigna de la bouche d’aération dans laquelle elle parlait à Clay et attendit de voir ce qu’ils allaient faire. Ils se dirigèrent vers eux. Est-ce qu’ils avaient été écoutés ? L’espace d’un instant, elle douta. Avec le Capitole, l’on était jamais sûr de rien. S’il s’amusait à torturer des gens, il était également capable de les espionner. La porte de la cellule de la demoiselle s’ouvrit. Les gardes l’empoignèrent, chacun par un bras. Sans toutefois y mettre trop de force. Est-ce qu’elle avait gagné son duel contre Snow ? Les gardes la firent sortir et la laissèrent marcher sans être brutaux. Apparemment, oui. En passant devant la cellule de Clay, elle lui adressa un sourire d’encouragement. Elle était sortie d’affaires toutefois elle ne laissa pas exploser sa joie. Après tout, il y avait encore beaucoup d’autres prisonniers qui n’avaient pas la même chance qu’elle. Au lieu de sourire bêtement comme une niaise, elle prit un air sûr d’elle. Si elle était vraiment innocente, elle n’avait pas à être étonnée de ce jugement. Au contraire, elle aurait dû en être convaincue. Sa prochaine mission : prévenir le Treize que Clay était toujours en vie.

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